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 Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]

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Message Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Dim 26 Juin - 13:15
Je viens de Philae

[Hrp : ce post suit directement la présentation d'Anamaya juste après la prise de Philae et sa transformation en Eglise. En cas de souci, mp moi]

Immense était la cité aux yeux de simples mortels mais pour qui avait contemplé l'immensité du désert et la magnificence des cités égyptiennes où flottaient encore les ultimes vestiges de l'ancienne foi, ce n'était qu'une silhouette sombre se détachant sur l'horizon nocturne. Au-dessus de sa tête, seule la lune vigilante brillait en un ciel peuplé de nuages sombres. Un ciel bien étonnant pour une nuit d'été. Nuit bien douce en regard de ce qu'elle avait toute sa jeune vie connu sous le ciel d'Egypte. Pas de froid piquant la peau ni de sable à perte de vue quant au sol sous ses pieds, il était bien solide. A l'image de ses tours et murs sans âme qui se dressaient devant elle. Froids et nus, ils étaient. Nul dessin, nul hiéroglyphes pour les sacraliser. Pas la moindre émotion ni la plus petite vibration pour les faire s'échauffer sous ses doigts.

~ Ce que cette cité semble triste et austère, renfermée sur elle-même. ~

Son regard se porta sur l'ensemble de la structure. Lisse, elle paraissait mais ce n'était rien pour elle qui connaissait si bien les roches en tout genre. Trouver les aspérités nécessaires à une ascension tout en discrétion s'avérerait bien simple au final.

~ Et les gardes ? ~

C'était la cité de la déesse Athéna qu'elle avait pour mission de protéger mais les éveillés n'étaient pas le seul fléau que les hommes pouvaient affronter. Leurs semblables étaient tout aussi redoutables à un autre niveau. Il suffisait de se rappeler le drame de Philae.

A cette idée, les larmes menaçaient de poindre aux coins de ses yeux. Le combat contre son propre frère, pris dans une folie furieuse digne de plus grandes colères de Seth, était encore si vivace en sa mémoire. Plus encore que sa chair, c'était son cœur qui avait été atteint par cette lutte fratricide où tous deux étaient innocents. Akthar n'avait jamais demandé à devenir ce que la jeune sainte avait été obligée d'affronter. Se muer en une guerrière dont la puissance avait du s'élever à hauteur d'une Sekmeth l'avait autant sublimée que meurtrie. Frappe Akthar l'avait plongée dans le pire des cauchemars éveillés mais elle n'avait pas eu le choix tout comme lui.

~ Akthar... ~

La perte de leurs proches de Philae était le centre de ce drame. Un affrontement qu'elle ne se sentait pas prête à conter au représentant. La seule idée que son frère puisse devenir un éventuel ennemi à abattre la révoltait au plus haut point. Trop de personnes étaient responsables de tout cela pour que lui seul en porte la croix. Il était hors de question qu'il devienne le bouc émissaire d'une destruction qui avait été ordonnée par Justinien lui-même au nom de son dieu unique.

Restait le cas des émissaires du Grand Pope qu'avaient reçus en son domaine son maître Aurélius. Eux qui avaient rassurés l'aveugle et lui avaient enjoint d'éprouver son apprentie, les éloignant de Philae dans la foulée. Loin si loin qu'ils n'avaient pu s'interposer. Étaient-ils innocents, eux aussi, ou avaient-ils agi à dessein, en toute connaissance de cause ? Cette question devrait elle aussi être réglée. Jamais Anamaya ne laisserait des menteurs s'en tirer si simplement. Oser manipuler un fidèle de la déesse Athéna n'était-il pas un crime envers Athéna ?

D'un geste furieux, elle balaya le masque qui lui couvrait les traits sans atteindre les quelques larmes qui avaient coulé le longs de ses joues, dessinant des traces que nul ne pourrait contempler. Ce masque lui pesait. Si fort si fort, il lui pesait tout en dissimulant aux yeux de tous la rage croissant soudain en elle. Ce masque, c'était la marque de l'effacement des femmes de la pire des façons mais en elle brûlait une détermination digne de la lionne Sekmeth. Cette cage symbolique ne la retiendrait jamais. Nul ne le pouvait. En son âme, Néféret était toujours présente et avec elle le savoir de l'Egypte antique.

Un sourire féroce se dessina soudain sous la chair de métal dénuée de toute vie. Anamaya Néféret se sentait d'humeur à tester ces hommes qui représentaient la déesse Athéna en ces lieux. Entrer en Constantinople sans le moindre bruit tout en passant à sa façon devant les gardes devenait un défi qui montrerait aux yeux de tous que la violence déclenchée à Philae n'aurait jamais eu lieu si on avait confier cette mission à de vrais chevaliers et non des fanatiques adorateurs du dieu unique...

~ Philae...

Oui... C'était évitable, si évitable...~


Et s'approchant sans le moindre bruit, geste brusque ou tout autre acte pouvant trahir, sa présence, elle se pencha sur l'étude de la première barrière se dressant face à elle. De roches et de gardes, elle ne serait qu'une étape, une première étape.
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Lun 27 Juin - 17:10
La nuit est fraîche ce soir dans la Cité des Dômes, des nuages noirs filent lentement dans le ciel nocturne et dissimulent régulièrement la douce lueur blafarde de l’astre lunaire.
Hormis la brise marine qui s’engouffre froidement dans le long manteau à capuche qui me dissimule jusqu’aux pieds, ce genre de nuit n’est pas franchement pour me déranger.
J’ai appris à me fondre dans les ombres pour ne pas me faire remarquer, autant dire que ces ténèbres qui s’abattent sur Constantinople vont me permettre de mener à bien ma mission de surveillance de la cité avec plus de facilité.
Pour l’heure, je me tiens dissimulée au faîte d’un des toits plats du Palais du Boucoléon, allongée confortablement comme pour contempler le ciel qui domine continuellement la ville.
Mais je n’en suis pas pour autant en train de me reposer : à l’aide de mon don, je suis en train d’observer chaque pan de la cité depuis l’endroit où je me tiens.
La nuit est le moment propice pour une intrusion et je ne compte pas laisser qui que ce soit d’hostile pénétrer dans la capitale impériale.

Le précédent Pope a péri sur les marches mêmes du Sanctuaire et rien ne dit que ceux qui ont été assez fous pour attaquer le lieu où réside la toute-puissante Athéna – d’après ce que se sont tuées à m’apprendre les sœurs du couvent qui m’ont élévée – ne vont pas tenter désormais de venir nous frapper à notre tour.
Je ne sais si les ennemis de la Déesse de la Sagesse savent que les Chevaliers d’Argent sont chargés de garder Constantinople mais s’ils l’apprennent, je ne serais pas surprise qu’ils tentent de nous attaquer à notre tour et ici nous ne pourrons pas compter sur les Chevaliers d’Or – les plus puissants d’entre nous et plus proches gardiens d’Athéna pour ce que j’en sais - pour changer la donne.
Quoiqu’il en soit, j’ai opté pour la prudence pour cette garde nocturne et je revêts mon armure de l’Ophiuchus sous le manteau qui m’enveloppe, pas question d’être prise au dépourvu si nous sommes attaqués au plus profond de la nuit.
Et soudainement je perçois un mouvement qui ne me plaît guère, une ombre qui est en train de se hisser apparemment sans aucune peine au-delà de la muraille, par-delà la Porte du Lion, pas très loin du palais qui me sert de point d’observation ce soir.
Les gardes ne la répèrent pas, trop occupés à discuter entre eux et à se réchauffer à la flamme des braseros en cette nuit sombre.

Cette ombre est agile, discrète, comme une panthère qui bondirait de pierre en pierre pour parvenir à se glisser au cœur de la cité sans un bruit.
Je brise aussitôt ma concentration pour me relever vivement : nul humain lambda ne pourraît franchir la muraille avec autant de facilité et de silence.
Je dois aller m’assurer de ce qui se passe sur place, nous sommes non loin du Palais Impérial, peut-être est-ce un espion d’une contrée ennemie ou bien un assassin chargé de venir supprimer l’Empereur qui s’infiltre ainsi en catimini dans la ville ?...
Ou pire encore, ce que je craignais, une offensive contre Athéna dans nos murs et dans ce cas, c’est à moi que ce nouveau venu aura affaire !...
Je m’élance et bondis sans peine de toit en toit en profitant des ombres de cette nuit ténébreuse, en évitant les patrouilles de gardes dont je connais pertinemment les mouvements désormais.
Finalement je n’ai guère de peine à repérer cet intrus qui semble chercher son chemin dans cette ville que je connais comme ma poche pour ma part.
Alors qu’il pénètre dans l’une des ruelles qui mènent aux artères conduisant à l’hippodrome, je ne laisse pas faire un pas de plus.
Je bondis du toit sur lequel je me tenais l’instant d’avant et j’atterris souplement à quelques pas de cet intrus pour lui barrer le passage.

- Qui va là ?!

La fameuse sentence propre aux armées romaines pour identifier les nouveaux venus dans un endroit sous leur contrôle.
Certes je n’appartiens pas aux rangs des gardes impériaux mais je n’ai pas l’intention de laisser vagabonder librement dans la ville un individu potentiellement hostile.
Je me mets en garde, prête à user de mes griffes acérées au moindre geste menaçant, et c’est à cet instant que la lune semble se décider à jaillir des nuages noirs pour venir éclairer brièvement la ruelle où nous nous tenons face à face.
Voilà qui va me permettre de découvrir qui vient de s’infiltrer dans la ville de cette manière peu orthodoxe !...


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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Mar 5 Juil - 20:57
[HRP : désolée pour le retard, j'ai encore un peu les yeux irrités mais cela va déjà beaucoup mieux ^^]

A la faveur de la nuit, de sa sombre ambiance et des innombrables échos de la ville, la sainte n'avait eu aucun mal à se hisser jusqu'au sommet de la muraille. Tantôt vive tantôt lente lors de son ascension, Anamaya tenait autant de la virtuose, capable d'user de la plus petite anfractuosité que lui offrait la muraille en plus de tant d'autres prises possibles, que l'acrobate aussi souple que gracieuse. Infimes étaient les prises dont elle usait aux yeux des soldats mais si importantes pour elle. D'une panthère, elle avait toute la force et l'endurance et cela elle le devait à l'enseignement de maître Aurélius.

Un soupir s'étouffa dans sa gorge au moment où elle abordait le passage le plus délicat : se hisser sur le chemin de ronde donnant juste derrière l'un des créneaux. Elle s'était jurée de ne pas user un seul instant du cosmos. Seuls ses sens affûtés et ses dons d'observation de tout ce qui l'entourait ferait la différence. Si aiguisés ses sens étaient devenus au fil de ses longues années d'entraînement au sein du temple de Philae ou au cœur des contrées que lui faisaient parcourir son mentor. L'aveugle lui avait tant appris. Savoir sentir tout ce que la vie et le monde lui portaient était primordiale pour la lionne du désert.

Une odeur de sueur et de cuir chauffé par le soleil ne tarda pas à la renseigner sur la présence d'un garde dont la respiration forte perçait la quiétude crépusculaire. Quelques bruits de pas la confirmèrent dans cette idée. La présence d'un seul homme pour l'instant. Se saisissant avec lenteur de la pierre qu'elle avait tenue de côté jusque là, elle prépara un lancer dont elle avait le secret. Sans un bruit de trop, le projectile partit avant de décrire un gigantesque arc de cercle et tomber avec fracas bien en dessous du l'homme. Un bruit qui ne manqua pas d'avoir l'effet escompté, faisant détaler l'homme désireux de savoir ce qui avait pu provoquer cela. Aubaine que saisit aussitôt la jeune guerrière pour se faufiler aussi vite que ses muscles le lui permettaient pour se fondre dans les ombres. Le reste se passa sans accroc. Un autre garde était apparu prenant la relève de celui parti explorer les environs mais cela n'avait plus trop d'importance pour Anamaya qui avait déjà suffisamment mis de distance entre lui et elle pour disparaître sans laisser la moindre trace de son passage. Après tout, elle venait d'emprunter un chemin qui nul autre qu'elle serait capable de suivre en pleine nuit sans autre atout que sa force physique.

Les instants suivants se passèrent en une exploration des lieux dont la partie la plus délicate fut la traversée d'un terrain découvert qui en plein jour aurait parfaitement pu l'exposer à bien des regards mais c'était la nuit et la jeune égyptienne s'était coulée à la manière d'une féline accoutumée au grand désert offrant parfois si peu de cachette. Saisir tout avantage que lui offrait la providence, cela aussi faisait partie de son art. Ainsi avait-elle glissé de lieu en lieu, traversant des rues parfois désertes parfois jonchées de dormeurs, épuisés ou avinés.

C'était si simple si simple de se promener dans ce qui semblait être la ville basse. Seulement, elle n'était pas seule, un cosmos se faisait sentir. Si fort qu'elle n'avait pu le louper se préparant à la rencontre qui pouvait se produire d'un instant à l'autre.

Un instant la lune passa ne révélant que l'accoutrement parsemé de sable et de roche qui la rendait totalement méconnaissable voire invisible quand elle se tenait près des murs ou autres dépôts.

Aussi ne prit-elle que le temps de s'abaisser en un salut léger avant de frapper avec force un tas de gravas tout proche, histoire de tester les réactions de celle qui lui faisait visiblement face avant de voir qu'aucun corps ne se cachait dans cette masse de cosmos.

~ Hum... Une autre éveillée au cosmos et capable de projeter son cosmos au loin, intéressant. ~

Ne souhaitant nullement discuter avec une personne se terrant loin d'elle, Anamaya prit la fuite, laissant là l'ombre de celle qu'elle espérait bien retrouver une fois qu'elle se serait dégoté un autre coin plus propice pour parler. Un lieu plus fréquenté que cette ruelle, genre une taverne ou une auberge serait parfait. Aussi, prenant juste le temps de préparer sa nouvelle apparence, elle se faufila dans l'ensemble de ruelle qu'elle venait de parcourir avant de pousser la porte d'un établissement peuplé mais relativement calme. Conservant son manteau et sa capuche baissée sur des traits que nul ne pouvait encore voir, elle prit place à une table isolée et commença à attendre. Elle se doutait bien que l'autre se mettrait en quête de la retrouver mais au milieu de tous les témoins présents, elle aurait moins de facilité à user de son cosmos sans provoquer la panique voire pire...

Quelques instants plus tard, une servante lasse mais souriante se présenta à elle et baissant sa capuche, laissant paraître un visage que seule la robuste brune aurait la chance de contempler, elle commanda à manger pour deux tout en réservant une chambre. Après tout, elle avait aussi fait une assez longue route pour avoir le droit de se reposer un peu. Le tout était de voir combien de temps mettrait son interlocutrice avant de refaire surface, temps qui serait de toute façon largement suffisant pour qu'elle se rende de nouveau totalement méconnaissable...
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Mer 6 Juil - 14:49
Je fronce les sourcils derrière mon masque en voyant l’inconnu m’adresser une courbette au lieu de répondre à mon injonction de s’identifier, croit-il m’amadouer en courbant l’échine devant moi ?...
Mais à peine ai-je le temps de poser cette question qu’il fond droit vers un tas de gravats – certainement issu d’un chantier en cours dans la demeure contre laquelle il est appuyé – et il le pulvérise littéralement d’un coup de poing.
Je bondis pour éviter d’être aveuglée par la projection de sable et de poussière, j’atterris souplement sur le toit que j’avais quitté pour venir à sa rencontre.


- Peste !...

Je marmonne cette imprécation derrière mon masque et m’empresse de le frotter d’un revers de main pour en défaire la poussière qui a obscurci ma vision.
Je n’ai que le temps de retrouver l’usage de la vue que le nuage de poussière et de débris retombe déjà mais celui qui l’a provoqué s’élance dans les rues plongées dans l’obscurité de la Cité des Dômes.


* Tu ne m’échapperas pas !... *

Mue par cette unique pensée, je m’élance à sa poursuite, bondissant de toit en toit pour ne pas le perdre de vue.
Aucun humain ne pourrait briser un tas de gravats de la sorte d’un simple coup de poing, seuls les chevaliers tel que moi parviennent à de tels prodiges grâce au Cosmos, nous qui pouvons fendre le ciel et la terre.
Mais pourquoi un Chevalier viendrait-il en catimini à Constantinople et s’enfuirait-il comme un voleur, sans même chercher à s’annoncer auprès de sa caste ?...
Je ne vois pas de réponse viable à cette question, je ne compte donc pas lâcher d’un pas cet individu qui file comme un fauve en chasse parmi les rues.
Mais s’il est aussi rapide et vif qu’une panthère, drapé dans son manteau couleur sable, je ne suis pas en reste !

Je profite des ténèbres de la nuit pour pouvoir bondir à mon aise de toit en toit sans attirer l’attention des gardes impériaux, en prenant garde à ne pas entrer dans leur point de vue depuis leurs tours de garde quand la Lune vient à se découvrir.
Les choses se corsent quand je vois l’inconnu pénétrer en hâte dans une taverne, je ne peux pas pénétrer dans un tel endroit masquée comme je suis et en armure de pied en cap.
Mais je ne vais pas m’en laisser conter de la sorte et pas question que je laisse échapper cet individu toujours potentiellement hostile à mes yeux ne serait-ce qu’une poignée de secondes.

* Tu ne perds rien pour attendre !... *

Sans peine, je bondis dans la ruelle où se trouve la porte de service de la taverne et je me tapis dans l’embrasure de cette dernière, fendue d’une maigre lucarne.
Aucune chance qu’on puisse m’apercevoir là et je suis suffisamment vive pour ne pas qu’on me remarque si l’un ou l’autre des employés décide de quitter la salle commune pour effectuer quelque tâche dans la ruelle.
Mais par cette maigre ouverture, je distingue sans peine ma proie apparemment en pleine conversation avec l’une des serveuses mais impossible de distinguer ses traits, il prend un malin plaisir à dissimuler son visage dirait-on.
Mon regard s’acère derrière mon masque pour observer ce qu’il fait : s’il compte se cacher dans cette auberge, il ne va pas m’échapper longtemps.
Un simple coup de mes griffes sur n’importe lequel des loquets de cette auberge et je viendrais lui rendre une petite visite !..
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Ven 8 Juil - 22:25
Le feu ronflait dans l'âtre, répandant une douce chaleur en cette nuit déjà plus qu'avancée. Toujours installée à sa table, Anamaya attendait les deux repas qu'elle avait commandés à la jeune femme. Sur son côté pendaient de concert l'outre et la besace qu'elle avait emmenées pour tout bagage au cours de son périple vers Constantinople. Aux yeux de bien des gens, l'égyptienne déguisée à en être méconnaissable, rendant même son genre indéfinissable, avait tout du vagabond malingre, trimbalant sa bosse et sa misère d'une ville à l'autre, vivant de la générosité des passants et de l'Eglise.

Une couverture somme toute trouble et fausse au vu de la vivacité dont elle faisait montre mais bien plus que sa vigueur surprenante, c'était la saleté toute travaillée dont elle s'était comme d'un diadème parée qui retenait l'attention ou plutôt la détourner. Le dédain, le mépris poussant les gens bien à s'écarter d'eux-mêmes de sa route était un atout majeur et une vision qui ne faisait que renforcer le ressentiment qu'elle avait bien du mal à contenir en elle. De telles personnes valaient-elles vraiment mieux que celles de Philae. L'adoration de ce dieu unique avait fait naître tant de fanatiques incapables de voir la bonté et la force des autres. Cette ville et ses environs lui avaient paru bien froids et renfermés. A moins que les blessures en son cœur ne lui fassent voir que le côté sombre des choses.

Puis, enfin, le repas arriva. Chaud et délectable malgré l'heure tardive, il valait bien les quelques pièces d'or que la sainte posa sur la table, soupirant de ne pas voir son assaillant approcher.

~ Hum... Agir en présence de non-éveillés doit réellement gêner cet importun. ~

Un sourire se dessina sous le masque dont elle s'était de nouveau séparée avant de héler en toute discrétion la ronde servante qui passait près de la table voisine.

" Ce repas était délicieux. Je regrette que mon ami n'ait pas pu me rejoindre et y faire honneur. "

Et guettant le regard oblique de la brunette sur les pièces qu'elle avait disposées avec ostentation sur la table, elle poursuivit.

" J'aimerais pouvoir passer quelques nuits dans votre auberge. Avez-vous une salle où l'on puisse prendre un bain sans risquer d'être déranger par des voisins disons trop curieux. Le voyage a été bien long et j'ai besoin de me détendre en plus de me débarrasser de ce manteau de boue et de poussière qui me font quasi une seconde peau. "

Sur ces mots, elle glissa une nouvelle pièce de la même facture, éveillant la curiosité de la fille. Richement pourvue de monnaie sonnante et trébuchante, elle était. Aurélius y avait veillé avant de la lancer sur les routes mais plus que cela encore, elle possédait de multiples parures dont certaines plus que leurs qualités monnayable avaient une valeur sentimentales immenses. Les talismans et bracelets que lui avaient offerts ses proches de Philae en plus de l'amulette protectrice que sa mère lui avait laissé pour tout héritage. Un bijou qui n'existait qu'en deux exemplaires, l'autre appartenant à Akthar, son cadet.

Aussi, elle n'avait de pauvresse que l'apparence, possédant plus d'or que la fille devait en gagner en un an de travail si elle était payée...

Un instant se passa encore avant que la réponse ne tombe, positive. C'était même avec empressement que la fille guida Néféret Anamaya vers l'étage et chambre qu'elle pourrait occuper le temps que son bain soit prêt.

Un moment de solitude absolu dont elle usa pour préparer une surprise à tout être malveillant désireux de s'introduire dans sa chambre à son insu. D'un geste, elle libéra sa chevelure. L'immense chevelure de la reine Bérénice n'était pas qu'une simple crinière immense et soyeuse. Parcourue de cosmos, elle s'étalait sur toute la surface tout en étant capable de se rétracter en moins d'une seconde, demeurant invisible aux yeux de la serveuse lorsque reviendrait.

Ainsi Anamaya se sentit-elle quelque peu apaisée, se rappelant le désert qu'elle explorait de cette façon avant de le faire sien, devenant une reine, une lionne capable de veiller sur son territoire.
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Sam 9 Juil - 14:08
Je ne lâche pas des yeux l’intrus tandis qu’il se sustente tranquillement et encore moins quand il rappelle la servante à l’issue de son repas pour lui demander quelque chose.
Rien que par les gestes qu’elle fait, je comprends que la tenancière lui demande de la suivre pour le guider à une chambre de l’auberge.
C’est une bonne chose pour moi : cela signifie qu’il ne va pas chercher à quitter cet endroit de sitôt !
Mais alors que la femme l’entraîne à l’étage, je m’empresse de me hisser à hauteur de l’étage du dessus afin de ne pas perdre sa trace, pas question pour moi d’aller explorer toutes les chambres jusqu’à tomber sur lui !...
Heureusement je trouve une fenêtre qui donne sur le couloir de l’étage de la taverne dont les murs de par et d’autre donnent sur les chambres à disposition des clients.
En dépit de la maigre lueur que génère la lampe à huile que la tenancière porte dans la main pour guider celui que je traque dans la chambre qu’elle lui destine, je n’ai aucun mal à distinguer quelle porte elle lui fait franchir.

Avec la vivacité d’un serpent, je bondis sur le maigre rebord de pierre qui sépare l’étage du rez-de-chaussée et il ne me faut guère de temps pour être à hauteur de la fenêtre qui donne sur la chambre dans laquelle tenancière et client viennent de pénétrer.
J’entends sans peine la servante annoncer qu’elle revient avec de quoi préparer le bain demandé, je fronce les sourcils presque aussitôt derrière mon masque.
Comme s’il n’avait pas été le moins du monde inquiété par mon apparition, voilà l’intrus qui se paye le luxe de se faire monter un bain dans sa propre chambre !
Peut-être ne se doute-t-il pas le moins du monde que je suis en train de le traquer en cet instant ?
Je ne peux toutefois pas me montrer tant que la tenancière n’aura pas fini son office et je ressens de l’énergie émaner de la chambre à mesure que le temps s’écoule.
Mon regard s’acère sous mon masque : non, l’intrus se tient toujours sur ses gardes, peut-être m’attend-t-il même de pied ferme.

Heureusement la porte de la chambre s’ouvre de nouveau et j’entends la tenancière annoncer gaiement qu’elle ramène ce que son client a demandé, à savoir une baignoire faite dans un métal relativement léger pour être transporté – c’est une solution de remplacement quand les voyageurs veulent procéder à des ablutions quand les thermes sont fermées, comme c’est le cas à cette heure de la nuit – et des seaux d’eau chaude, aidée en cela par plusieurs de ses employés.
Quelque chose me dit que l’intrus qui se tient dans la pénombre de la chambre seulement éclairée par la lueur de la lampe à huile a dû payer grassement la jeune femme vu qu’elle se montre vraiment empressée à son égard.
Heureusement elle finit par quitter la pièce et refermer la porte de la chambre derrière elle.
Plus question pour moi d’attendre un instant de plus : mes ongles acérés se glissent dans le maigre interstice qui sépare le panneau de la fenêtre du mur et sans un bruit, je fais sauter le loquet qui la tenait fermée.
Je pousse le panneau et bondis à l’intérieur de la pièce avec toute la souplesse dont je peux faire preuve, un sourire satisfait se dessine derrière mon masque alors que je prends pied dans la chambre :


- Comme on se retrouve !...

Toutefois mes yeux couleur émeraude s’écarquillent derrière mon masque quand je constate qu’une impressionnante chevelure cascade dans le dos de cette personne que je traque, une femme ?...
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Sam 9 Juil - 18:08
Dans la pénombre apaisante de la petite pièce, tout semblait être fait pour se passer pour le mieux. Peu meublée, la chambre était plutôt confortable avec un grand lit à l'épais matelas de plumes et aux draps de lin. Quelques coffrets s'étalaient le long du mur, offrant de quoi entreposer ses affaires en plus d'une table et d'une chaise où reposait une lampe, quelques bougies et de quoi se désaltérer et manger si l'envie lui en prenait. Quand à la décoration, un grand tableau représentait un quartier de la ville qu'elle n'avait nulle envie de visiter. C'était bien pauvre en regard de scènes dessinées sur son ancienne demeure dont ne restait sans doute plus que des murs privés de tout ce qui en faisait la beauté. Marteler les scènes et surtout les immenses suites de hiéroglyphes avait été l'un des premiers gestes des "purificateurs" en plus de marquer tout ce qui leur tombait sous la main de la croix copte. C'était ainsi, les murs et le temple de son passé avait été défiguré de la plus vulgaire des façons pour en faire par la force un nouveau lieu de culte en l'honneur d'un dieu dont elle avait toujours penser qu'il était d'amour et de bonté. Une image idéalisé qui se heurtait si cruellement avec la réalité qu'elle avait vécue.

Savoir que c'était de cette ville que l'ordre avait du partir était sans doute le pire. Pourtant, elle devait se contrôler. Elle était une sainte et si son destin était de servir la déesse Athéna, elle espérait pouvoir grimper assez haut dans la hiérarchie du Sanctuaire pour faire pencher la balance du côté de la justice plutôt que celui de la violence et du fanatisme.

Un soupir lui échappa soudain quand elle entreprit de se débarrasser de ses vêtements souillés. La route avait été bien longue et ses habits mériteraient aussi un bon bain une fois qu'elle se serait décrassée sans pour autant relâcher sa vigilance. Fait dont elle pouvait s'enorgueillir au moment où le toujours même pisteur faisait son apparition juste derrière la fenêtre, effleurant l'un des fins cheveux cosmiques dont elle s'était servie comme tapisserie.

Aussi ce fut dissimulée en partie sous un long tissu qu'elle se retourna vers la fenêtre d'où avait jailli l'importun ou plus exactement importune.

" Hum, il aurait été plus courtois pour vous de venir me rejoindre à l'auberge. Je suis certaine que le repas aurait été à votre goût... Consœur... " Finit-elle par ajouter en jouant sur les tons de sa voix, la rendant aussi troublante que vibrante. Puis, d'un geste, elle fit se rassembler sur son corps les tissus qui la dissimulerait autant que la véritable apparence de sa chevelure cachée sous l'immense masse de fils cosmiques dont l'éclat se partageait entre l'or et la magie des perles et autres diamants.

Une autre suite de mouvements très lents et elle tira la chaise à elle avant de désigner sa couche à la sainte qui lui faisait face.

" Je suis Anamaya de la Chevelure de Bérénice et si je me fie à ton armure, tu es la sainte de l'Ophiuchus. "

Sur ces mots, elle fit danser l'ensemble de sa chevelure emplie d'énergie pure avant de la replier tout autour d'elle.

" Voilà qui est mieux et si tu me disais maintenant pourquoi tu m'as prise en chasse alors que je n'ai fait de mal à personne, euh...

Quel est ton nom en fait ? "
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Sam 9 Juil - 23:44
C’est bel et bien une femme qui me fait face, drapée dans un tissu qui laisse considérablement déviner sa silhouette féline.
Mais ce qui est plus surprenant encore, c’est cette immense chevelure qui tapisse le sol tout autour d’elle jusqu’à moi, une chevelure que je sens parcourue par un Cosmos au moins aussi puissant que le mien.
Et alors même qu’elle se tient face à moi tout juste vêtue d’un drap – ses seuls ornements semblent un diadème doré au sommet de son crâne et un médaillon niché contre la naissance de sa poitrine – la voilà qui me fait une leçon sur la courtoisie mais je fronce faiblement les sourcils derrière mon masque quand elle m’appelle consoeur de sa voix aux intonations profondes.
Mes yeux vont scruter la pièce seulement éclairés par les quelques flammes de la lampe à huile et quelques bougies de suif, je distingue une forme que je connais trop bien disposé soigneusement sur la pile de vêtements dont elle s’est débarrassée : un masque de femme-chevalier.

Sans attendre ma réponse, elle se saisit de l’unique chaise de la pièce avant de m’indiquer sa couche pour que je m’y assoie, comme si nous étions de vieilles amies venues discuter tranquillement dans son atrium.
Je croise les bras sur ma poitrine alors même qu’elle se présente comme Anamaya, Chevalier de la Chevelure de Bérénice, mon regard s’acère derrière mon masque quand elle semble reconnaître mon armure en dépit du manteau qui me couvre bien plus que le sien.
Mais j’écarquille faiblement les yeux en voyant son incroyable chevelure se rétracter d’un simple geste de ma part et alors qu’elle pousse un soupir d’aise, elle se rend compte qu’elle ignore mon identité tout en me demandant pourquoi je l’ai poursuivie.
Prudemment je referme la fenêtre que j’ai ouverte derrière moi, elle va finir par attraper froid dans cette tenue dans la brise nocturne.

- Je me nomme Sinistra, Chevalier d’Argent de l’Ophiuchus comme tu sembles déjà le savoir. Et au cas où tu l’ignorais, c’est notre caste qui est chargée d’assurer la paix au sens de la Cité Impériale.

Je retiens un soupir derrière mon masque impassible avant de poursuivre en levant ma main aux ongles acérés pour appuyer mes propos :

- Je t’ai prise en chasse parce que tu as franchi la muraille de la ville et t’es infiltré dans la ville comme une voleuse. Si tu veux éviter d’être poursuivie, prends la peine de passer par la porte comme tout le monde la prochaine fois !...

A vrai dire, elle s’en est bien sortie : si elle avait fait le moindre geste menaçant à mon égard au lieu de prendre la fuite après m’avoir momentanément aveuglée, je n’aurais pas eu la moindre pitié à me servir de la force pour l’arrêter net !...
Je recroise les bras sur ma poitrine, un peu agaçée par ce temps qu’elle m’a fait perdre dans ma surveillance nocturne, et plonge mes yeux dans les siens par-delà mon masque.


- Maintenant que les choses sont claires, peux-tu me dire ce qui t’amène à Constantinople en pleine nuit Anamaya de la Chevelure ?...

Pour autant que je sache, son armure de la Chevelure de Bérénice fait d’elle un Corona Saint, la fine fleur des Chevaliers d’Argent même si je ne vois pas vraiment ce qu’ils peuvent avoir de plus que moi et je ne troquerais pas ma place de gardienne de la ville pour celle de garde du corps de l’Empereur pour tout l’or du monde.
J’espère simplement que cette arrivée n’est pas annonciatrice de mauvaises nouvelles après ce qui s’est passé au Sanctuaire.
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Dim 10 Juil - 13:04
~ Hum, l'aurai-je vexée ? ~

Fut la première question à se faire jour dans la tête d'Anamaya en considérant la réaction de son interlocutrice. En effet, la pause et le ton que la sainte de l'Ophiuchus avait adoptés trahissaient plus que clairement l'agacement qui était le sien. Une attitude qui en montrait bien plus que l'égyptienne aurait espéré en voir.

" Hum, je vois, Sinistra silver sainte de l'Ophiuchus, enchantée de te faire ta connaissance même si les circonstances ne sont pas les petites habitudes auxquelles tu sembles t'attendre de la part de tous ses semblables. Seulement, tu ne sembles pas avoir compris le véritable sens de ma question. Il suffit de sentir la pointe de supériorité se dégager de tes mots, de tes paroles pour estimer la grandeur de la contrariété qu'une pseudo situation de crise a déclenché en toi. Même si je n'ai tué ou menacé personne, pense bien qu'un ennemi aurait largement eu le temps de massacrer tous les habitants de cet établissement. Ton hésitation devrait te faire un peu réfléchir. Qu'est-ce qui importe le plus, respecter au pied de la lettre l'interdiction de montrer ses dons ou sauver des innocents comme cette brave commerçante aussi fausse que cupide ? "

Un instant se passa avant qu'elle ne reprenne, jouant toujours autant sur le timbre de sa voix.

" Une question qui me brûle souvent et que je pense poser à notre chef. Qu'est-ce qui importe le plus à ses yeux ? Après tous, des miracles sont aussi reconnus par l'Eglise comme ceux des serviteurs du Christ. Un cas de force majeure ne peut-il justifier une intervention immédiate ? "

Et se levant sans le moindre signe de colère, elle s'avança vers Sinistra soutenant son regard. Pour elle qui avait vu une folie furieuse digne des plus grandes tempête de Seth briller dans les yeux de son frère lors du drame de Philae, il en fallait un peu plus que le regard mort d'un masque pour l'impressionner. Ce masque était sensé donner un petit avantage psychologique mais cela ne marchait évidemment pas entre femmes chevaliers.

Et montrant qu'elle aussi était parfaitement capable de faire passer son ressentit au travers des mots, elle décida de mettre une bonne fois les choses au clair.

" Ce qui en revient à l'une de tes remarques car visiblement, pour toi, si je me fie bien à tes propres mots, je ne suis sans doute qu'une provinciale ignorante entraînée loin de ta précieuse Constantinople. Seulement, l'empire ne se limite pas à cette seule ville. Athéna en soit louée d'ailleurs sinon je douterais de ses capacités de survie avec une telle population et si peu de terres nourricières. N'y vois pas d'agressivité mais seulement le fait que je n'apprécie pas d'être prise pour la dernière des ignorantes. Nous sommes toutes deux dans la même galère et la Sagesse d'Athéna a fait que mon apprentissage se soit passé en des terres éloignées pour enrichir au maximum les savoirs de ses armées. Que je suis fraîchement passée sainte au cours de la bataille qui a suivi un terrible drame ne signifie pas que je ne possédais pas le potentiel requis depuis déjà pas mal de temps. Seule Constantinople a elle-même décidé de la date exacte de mon épreuve finale. Telles sont les décisions de notre maître à tous et je les respecte. C'est d'ailleurs pour lui faire mon rapport ainsi que prêter serment que je suis là. J'ai fait un long très long voyage pour parvenir jusqu'ici et certains événements que j'ai vécus font que j'ai préféré passer par la muraille et constater qu'un tel drame ne peut se reproduire en ses lieux qui sont bien protégés. Au moins, grâce à toi, je puis être rassurée sur la protection de toutes ces âmes. Mes craintes sur ce point sont au moins apaisées. "

Puis, faisant glisser sa main dans l'eau, elle termina.

" Que les choses soient claires, nous sommes sans doute partie sur de mauvaises bases mais cela ne change en rien le fait que nous sommes toutes deux des femmes chevaliers et que de par ce fait, nous devrions unir nos forces plutôt qu'échanger des termes sur ce ton peu plaisant. Aussi, je me représente, Anamaya de la Chevelure de Bérénice... "
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Dim 10 Juil - 18:16
Bien qu’elle se dise enchantée de faire ma connaissance, Anamaya semble percevoir l’agacement qui est le mien d’avoir au final poursuivi une autre femme-chevalier qui n’a simplement pas pris la peine d’annoncer sa venue.
Mais lorsqu’elle met le doigt sur l’hésitation qui fut la mienne lorsqu’elle s’est réfugiée dans cette auberge, je me contente de froncer les sourcils sous mon masque.
La Règle de la Mascarade impose que nous ne nous montrions pas au commun des mortels mais si vraiment je l’avais vue esquisser le moindre geste menaçant à l’égard d’un des occupants, je n’aurais pas hésité à franchir cette porte de service, faire s’étouffer les flammes qui éclairaient l’endroit en fendant l’air avant de l’attraper par le collet pour aller régler nos comptes au dehors sans risquer de dommages collatéraux.
Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres par-delà ce masque qui dissimule mes traits, compte-t-elle vraiment demander au représentant d’Athéna sur terre quelles sont les règles que nous devons respecter en cas d’urgence ?
En tout cas, elle ne semble guère s’inquiéter de montrer son visage à autrui, peut-être compte-elle tuer tous les hommes qui pourraient la reconnaître ?

Finalement la voilà qui s’avance vers moi, apparemment elle a été blessée dans son orgueil lorsque je lui ai fait remarquer que la moindre des choses, ç’aurait été qu’elle s’annonce auprès de ses frères et sœurs d’armes pour couper court à tout malentendu.
Je lève les yeux au ciel quand elle évoque la Sagesse d’Athéna pour ce qui a été de son apprentissage, elle s’entendrait bien avec la Mère Supérieure qui m’a élevée depuis mon enfance !...
Mais elle finit néanmoins par éclairer ma lanterne en m’annonçant qu’elle est venue à Constantinople pour prêter serment comme il se doit et apparemment apporter des informations de l’endroit d’où elle vient.
Et elle m’annonce même qu’elle a décidé de pénétrer ainsi dans la Cité des Dômes pour éprouver ses défenses, mon intervention l’a rassurée sur la sécurité établie dans cette ville au moins.
Anamaya a parfaitement compris que lui donner la chasse pour rien m’avait irritée et elle décide de faire les présentations en bonne et due forme.
Je retiens un soupir résigné et je porte la main à mon masque avant de le retirer, nous sommes entre femmes après tout.
Et vu qu’elle n’hésite pas à se présenter à moi à peine enroulé dans un drap, c’est la moindre des choses que je lui montre mon visage.
Un sourire éclaire mes lèvres rosées avant que je ne lui adresse un salut poli de la tête.


- Sinistra. Enchantée de faire ta connaissance Anamaya.

Nul besoin de continuellement nous interpeller par les constellations qui sont les nôtres, comme elle l’a fait remarquer, nous allons être amenées à travailler ensemble, mieux vaut que nous nous entretenions une relation cordiale pour commencer.
Une étincelle de malice brille dans mes yeux couleur émeraude avant de lui indiquer d’un signe de tête le bain encore fumant qu’elle semblait réclamer à grands cris.

- Ton bain va refroidir, tu ferais mieux d’en profiter avant qu’il ne soit trop tard !... Puisque tu viens de loin, mieux vaut que tu te reposes.

D’un geste qui trahit l’habitude, je remets mon masque sur mon visage et le fixe solidement, retrouvant ainsi cette protection froide et ses traits inexpressifs que j’arbore depuis ma plus tendre enfance.
Puis je me dirige vers la fenêtre avant de l’ouvrir de nouveau :


- Permets-moi de me retirer. J’ai à faire et je suis sûre que nous recroiserons très bientôt !...

Comme elle l’a fait remarquer, j’ai toute la Cité Impériale à surveiller et la nuit est loin d’être finie !...
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Message Re: Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]   Dim 10 Juil - 20:55
Face au dialogue de sourds qui s'était soudain instauré, l'initiée de Philae avait du prendre sur elle pour ne pas éclater de rire avant le départ de sa sœur d'armes. Il fallait reconnaître que la conversation avait tourné court, les reproches de la sainte de la Chevelure de Bérénice ne trouvant nul écho dans l'esprit obtus d'une garde particulièrement rigide. Ce qui au final convenait bien à cette ville et aux lourdes règles régissant la chevalerie. De quoi rendre les choses plus qu'intéressantes au final.

~ Ainsi, tu me gratifies de la grâce de tes traits. J'avoue que tu me surprends quoique, je suis certaine que tu t'es assurée que nul homme ne puisse prendre le risque de nous surprendre. ~

Un geste que la lionne d'Egypte pouvait apprécier tout en se demandant s'il reproduirait. Quant au sourire de Sinistra, il avait au moins le mérite d'être présent quoique relativement indéchiffrable. Contrairement au regard vert qu'elle lui lançait. La lueur ne trompait point et aurait pu de nouveau agacer la sainte de la Chevelure de Bérénice si les enseignements qu'elle avait reçus ne l'avaient pas aidée à ne se concentrer que sur l'essentiel : le drame qu'elle comptait bien faire payer aux responsables dès que la justice serait prête à l'entendre.

D'un geste gracieux de la tête, elle accepta donc ce salut accompagnant leur seconde présentation tout en ne réagissant pas à des recommandations aussi futiles que la chaleur d'un bain auquel elle n'était pas accoutumée. Depuis toujours, les adeptes de son île préféraient de loin les douches aux bains et, cette fois, elle ne dérogeait pas à la règle. Et puis, que lui importait au fond que cela refroidisse. Anamaya n'avait rien de commun avec les poupées fragiles qu'on offrait aux enfants. Toute sa jeunesse, elle l'avait passée à Philae ou dans le désert d'Egypte. Une vie autrement plus rude que celle que cette petite cité offrait. Entre la fournaise du jour et l'ambiance parfois glacée de la nuit, Anamaya avait largement eu le temps de se forger un corps d'acier.

Ce fut donc avec un visage impassible sous le voile dont elle s'était parée juste avant l'apparition de Sinistra qu'elle reçut l'annonce de son départ par la fenêtre. Elle qui lui reprochait d'être entrée autrement que par la porte prenait aussi une voie détournée. De quoi apporter davantage encore au comique d'une situation qui n'avait rien de drôle. Anamaya aurait tout aussi pu l'accueillir à coup d'attaque portée au moyen du septième sens. Le chasseur chassé s'était présenté en vainqueur moralisateur sans même savoir à qui elle avait réellement affaire.

Enfin, l'Ophiuchus avait sans doute raison, il y avait plus important que tout ce qu'elle avait bien pu lui dire sans amener la plus petite réaction. Autant en finir et la libérer de cette conversation qui, visiblement lui pesait.

" La nuit n'est en effet pas finie, puisse Athéna faire qu'elle se termine autrement qu'ont pu le faire d'autres. A bientôt, Sinistra. "

Le reste se perdit dans la noirceur de la nuit. Anamaya quant à elle restait sur un désagréable impression de rigidité. Elle qui avait un esprit libre devrait compter avec ce genre de personnalité.

~ Hum crois-toi supérieure aux autres si tu veux mais bien des choses auraient pu se passer entre l'escalade de la muraille et cette petite conversation. Non, Constantinople n'est pas aussi sûre que j'ai bien voulu te le dire. Elle ne m'a pas laissé cette impression. ~

Et sans plus attendre, Anamaya s'immergea dans son bain, laissant sa seule lampe en plus des étoiles éclairer la petite chambre. Quelques instants s'écoulèrent ensuite, dans une quiétude délicieuse avant que, comme pour lui donner raison, un homme ne fasse irruption dans sa chambre en dépit du loquet qu'elle avait pourtant tiré. Sans montrer qu'elle l'avait senti, elle le laissa approcher dans son dos avant de se redresser et de lui envoyer directement en pleine tête un coup d'une violence telle qu'il valdingua au travers de la chambre avant de s'écraser, assommé contre le mur.

S'extirpant de l'eau, elle avança nue vers son agresseur, se saisissant d'un nouveau drap avant de ligoter celui qui avait eu l'audace de la prendre pour une proie facile.

~ Et contre ça, tu n'étais pas présente, Sinistra ? ~

Un accès de rage la prit soudain lorsqu'elle reconnut l'homme. Un des serviteurs de la patronne qui l'avait servie avec tant d'empressement.

~ Sale peste, tu as mal choisi ta proie. Compte sur moi pour les gardes cuisinent cet homme et te fasse suivre le chemin que tu mérites. ~

Si cette nuit était représentative de la vie à Constantinople, la vie n'y serait pas certainement pas de tout repos. Face à cela, Anamaya se fit alors une promesse, elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour changer cela. En effet, si elle devait mettre sa vie en jeu, il fallait que Constantinople le mérite autant que Philae qui s'en était toujours montré digne.


[HRP : Anamaya n'a pas utilisé son cosmos pour assommer son agresseur. Un puissant coup a suffi.]

=> La suite ici
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Sous la lune, glisse une lionne au cœur brisé [Sinistra]
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