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 [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)

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Message [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Mar 28 Juin - 2:04
Tapant dans le lit de mon ami, je le voyais encore en train de dormir après près de deux longues semaines de voyage. Nos chevaux étaient crevés et nos mules n'étaient pas mieux. Depuis le début de ce voyage vers les mines du sud, je savais que ce serait un moyen de reprendre aussi contact avec ceux que j'avais combattu quand les Ases voulaient les mines pour leur propre compte. Evidemment, personne ne se rappelait de ces rixes qui n'avaient de guerre que le nom. Voyant qu'Haldor ronchonnait en prenant son coussin entre ses bras, je pris le broc d'eau froide et lui balançais son contenu dans la gueule.

- Réveille toi ! Ca fait douze heures que tu ronfles comme un sagouin ! Bon, t'as pas dormi depuis trois jours mais quand même...

En effet, depuis près de trois jours, on avait pas des masses dormi. Et même depuis notre départ, trop heureux de pouvoir nous venger des Saints, on en restait quand même sur nos gardes. Quelque chose nous échappait et on en avait parfaitement conscience, les Saints étaient pas du genre à nous offrir une telle fleur. Le pourquoi, le lien de causalité, était inconnu et je n'avais pas voulu aller plus loin dans les questions qui auraient en leur temps leurs réponses de toute façon.

Le voyage les avait amené dans une contrée montagneuse et forestière, le côté sauvage des lieux n'avait rien perdu de sa réputation. Personnellement, je me sentais à l'aise ici comparé à d'autres régions du monde. Il faisait bon vivre ici et les gens vivaient simplement après tout. Toutefois, l'influence du Dieu grec de la Guerre n'était certainement pas pour calmer les esprits quand cela s'échauffait. L'intelligence n'était pas le moteur. Un sourire aux lèvres, je regardais par la fenêtre quand le vieux loup se décidait à sortir de son lit. Je le laissais se préparer en fermant la porte de la chambre. J'en profitais pour descendre dans la grande salle de l'auberge et je commandais deux plats, un pour moi et mon ami (comment je pouvais penser qu'on était trois...). Je prenais quelques piécettes et les posais sur le comptoir pour avoir un peu de viande avec les légumes, les prix étaient chers dans la contrée à priori. Dans un sens, ce qui m'alertait, c'était les bruits des marteaux sur le métal dans les forges aux alentours... Cette douce mélopée de bruits stridents et de fumerolles avec l'eau me donnait un plaisir qui fit ricaner les demoiselles aux alentours. Bah dur de se garder une contenance en entendant cela après tout...

Citation :
RP assez ouverts. Haldor postera quand il le souhaitera en sortant de sa chambre. Vigdis de même. On limite pour des raisons RP à deux Berserkers pour venir dans le RP. Bon RP à toutes et à tous !


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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Sam 9 Juil - 12:08
L'eau eut plus d'effet que le coup de botte. Bondissant sur ses pieds, non s'en beugler quelques injures bien senties à l'adresse de Toryald, il envoya bouler ce dont il s'était servi pour dormir. Trois jours. Trois jours sans dormir et enfin il avait pu prendre un peu de repos. Et voilà que cette grande gueule le sortait de son sommeil... Il y avait de quoi ronchonner. Il n'eut toutefois pas le loisir de le prendre à parti. Le vieil ours était un malin et le connaissait bien : il venait de refermer la porte derrière lui pour aller on-ne-sait-où. Il lui fallut quelques instants pour calmer sa colère. Cette escapade, s'il ne la regrettait pas, avait quand même un arrière-goût de merde. Ils allaient droit vers les emmerdes, de cela au moins il était sûr. Trois jours à traverser la région pour se poser dans cette auberge.

Sa colère passa. Prenant conscience qu'il était trempé, il entreprit de virer ses affaires pour enfiler quelque chose de plus sec. Cela ne lui prit que quelques instants. Puis, jugeant que le forgeron pourrait attendre encore un peu, il s'étira les membres. Le sommeil avait été réparateur. Ses os craquèrent, lui procurant un bien-être surprenant. Oui, il avait bien dormi. Et il sentait que la passivité allait cesser. Il était un homme d'action. Et la vengeance était un moteur puissant. Du regard, il balaya la pièce, avant de sourire en percevant sa lame massive. Fatigué comme il l'avait été, il avait balancé son arme dans la pièce avant de s'écrouler. Il la souleva comme de rien et entreprit de la placer à sa place habituelle, dans son dos.

Il serait encore une fois la cible de tout les regards Ce pourquoi il attrapa sa veste longue pour essayer de cacher un peu l'imposante arme qui siégeait désormais derrière lui. Il poussa finalement un long soupir. Avant qu'un terrible grognement le tire de ses songes. Il avait faim. Une sacrée dalle même. Un sourire féroce apparut sur son visage. Bouffer et dormir, voilà de quoi le mettre de bonne humeur. Si en plus il y avait une bonne bagarre d'ici peu, la journée serait parfaite. Pourtant, une ombre dans son esprit lui signifiait qu'il oubliait quelque chose. Mais quoi ? Bah... Cela lui reviendrait bien à un moment. Il ouvrit la porte et descendit lui aussi.

Trouver le vieux forgeron n'était pas difficile. Si sa silhouette était moins massive que la sienne, il avait tout de même tout du véritable nordiste. Les regards des uns et des autres laissaient apparaître une crainte respectueuse. Et le colosse les comprenait. Lui aussi il respectait ce vieux con. Ce qui ne l'empêchait pas de râler quand c'était nécessaire.
    - J'te l'dirais pas deux fois : la prochaine fois que tu m'réveilles comme ça, j'te fais bouffer la table. T'as déconné, sérieux. J'allais m'lever en plus.

Le connaissant, il avait déjà commandé la bouffe. Et tant mieux car les odeurs achevaient de lui ouvrir l'appétit. Sous ses airs revêches, l'Argenté restait professionnel en toute circonstance. Ils avaient étudiés rapidement la salle hier en arrivant, juste au cas où. Les sorties étaient dans les têtes des deux (Trois ??) hommes. Si besoin, ils savaient par où s'éclipser. Le regard du colosse balayait déjà la salle, identifiant ainsi ceux qui seraient susceptibles de poser problèmes. En les jaugeant ainsi, il choisissait déjà mentalement ceux qui mourraient en premier en cas d'échauffourées. Juste au cas où. Il attrapa un verre et se servit de cette liqueur qu'ils servaient dans l'coin. Puis, presque dans un murmure, il s'adressa à Toryald.
    - Y'en a au moins un, peut-être deux.

Il comprendrait. Il saurait. Ils évaluaient les forces susceptibles de poser soucis.
    - C'quoi l'programme ?
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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Mer 3 Aoû - 15:27
Depuis maintenant quelques jours, la petite Tarentule sortait régulièrement de sa maisonnée pour s'exposer dans les ruelles organiques du Dédale. D'ordinaire, cette imprudence ne la définissait pas, habituée à se servir de ses projections astrales comme interface avec ses différents interlocuteurs. Revenait-ce à enfin considérer les autres berserkers comme des alliés ? Rien n'est moins vrai. En effet, non sans paradoxe, Esther craignait davantage les siens que les autres, ennemis compris. Vivre dans la Citadelle, c'est vivre au milieu de chiens enragés, si bien que sa tête pouvait rouler sur le sol au détour d'un bête caprice. C'était là son monde, et plus rien ne l'en protégeait depuis la mort d'Aubrée et le silence d'Arachné.

Le visage placide, l'attention de l'enfant se trouvait captée par la conversation de quelques gardes. Des chevaliers étrangers avaient été repérés dans la périphérie de la Citadelle. La nouvelle devait animer une vague étincelle dans son regard mélancolique. Selon toute vraisemblance, elle en tirait un intérêt mystérieux, l'amenant à intercepter les bruits de couloir sur le sujet afin d'affiner les informations connues sur ce petit groupe. Aucun n'avait idée de leurs intentions, cela justifiant l'état d'ébullition de cette fourmilière géante. Une agitation propice à la sortie capricieuse d'Esther hors des murs de chair, en direction du dernier village où ces personnes avaient été repérées.

Arrivée au seuil du village, son attitude se faisait nonchalante. Ses perceptions corroboraient les renseignements perçus. Trois cosmos s'affichaient distinctement dans une auberge. Le visage renfermé, Esther partait les rejoindre ; le pas lent. Manifestement, elle arrivait juste avant que les voyageurs ne se sustentent. Leur comportement des plus légers, on n'y décelait aucune inquiétude, comme s'ils n'avaient rien à craindre à demeurer là. De l'ignorance, ou bien une confiance absolue en leurs capacités ? Sans doute la réponse se trouvait-elle dans un subtile entre-deux, à en juger leur apparence.

Balayant du regard la pièce animée de l'auberge, Esther s'avançait vers les cuisines, emportant avec elle une assiette généreusement servie ainsi qu'un verre d'eau. Nul ne réagirait à sa présence tant qu'elle ne l'avait pas décidé. Quand bien même, elle n'ignorait pas les limites de ce pouvoir. Aussi, une fois à proximité des deux voyageurs, la petite Tarentule attendait que le propriétaire de l'établissement vienne les servir. Sitôt, Esther profitait que le vieil homme capte leur attention pour simplement s'asseoir à leur table. L'artifice était léger, mais suffisant pour n'instiller à aucun moment une surprise capable de déchirer son voile invisible. De fait, elle était posée dans une situation commune, comme un élément naturel du décor.

Les yeux rivés sur son plat, elle prenait ses premières bouchées de légumes. Un instant, elle se figeait sur la viande, prise du souvenir d'un visage qui commençait déjà à se faire flou ; celui de sa mère décédée. L'expression sombre, elle finit par détailler du regard les deux hommes ; le plus silencieusement du monde. Le premier, les cheveux argentés et la peau mate, dissimulait à grande peine une épée comme elle n'en avait vu. Autant de spécificités étranges qui justifiaient que l'enfant concentre davantage son attention sur lui, aux dépens de l'autre, plus commun. De toute évidence, elle était en compagnie de guerriers dangereux. Il y a quelques semaines de cela, elle ne se serait jamais retrouvée à s'exposer ainsi à de tels dangers. Mais n'était-ce pas là son désir inconscient que de flirter avec le danger, voire la mort ?





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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Sam 3 Sep - 13:11
- Le programme est simple, on achète des armes déjà. Les Germains de la région sont bons dans ce domaine mais on doit faire gaffe, ils sont du genre nerveux de l'épée dans le coin.

Dans un rire tonitruant, je m'asseyais et prenais mes aises. Cela faisait bien des années que les deux hommes n'avaient pas pris plaisir à discuter sans penser à la protection de leur terre nordique. Evidemment, j'avais laissé Haldor partir pour Byzance alors que moi je sombrais dans la pire des vanités... Tout cela était derrière nous. Mais il était indispensable de retrouver des forces dans ces montagnes perdues au milieu de vastes forêts. Une aura se dégageait de la terre, comme si le sang irriguait cette contrée par ses guerres incessantes et ce n'était pas pour rien que le Dieu grec de la Guerre s'était installé ici même !

- Nous sommes sur la terre d'Arès. Je ne connais rien de lui pour ainsi dire mais on dit que ses guerriers valent les nôtres, rien que leur nom de Berserkers n'est pas du roupie de sansonnet.

Puis, alors que je levais ma choppe, une main se posait sur la table. Un homme de la table voisine, éméché très clairement, nous toisait du regard. Il avait dû entendre quelques mots et nous interpellait dans un langage que je ne comprenais pas du tout. Il montrait son épée sur le côté et son doigt accusateur ne cessait d'aller à moi et Haldor. Son regard de défi n'était pas là par hasard, ce con voulait en découdre et j'avais même pas fini mon repas. Un frisson parcourut mon dos quand je ressentis un autre regard, plus animal, plus froid, plus meurtrier mais je ne savais pas d'où cela venait pour ainsi dire. Puis, le sentiment passa rapidement quand le tocard de service sortit sa lame de son fourreau.

- Je crois qu'il est pour toi celui-là.

J'avais aucune envie de me battre, et quand je le faisais, c'était pour tuer. Haldor n'était pas forcément de la même veine et il usait mieux ses poings que moi. Je le laissais s'amuser un peu et cela aurait l'avantage d'attirer à nous les marchands du coin peut-être. Levant mon assiette et ma choppe, je vis la table exploser en deux. Ce connard avait voulu m'ôter le pain de la bouche...


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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Sam 3 Sep - 19:35
La réputation des soldats d'Arès n'était effectivement plus à faire et même Haldor n'était pas assez sot pour l'ignorer. S'il est vrai que l'habit ne fait pas le moine, ces deux lascars en imposaient suffisamment pour s'éviter de problèmes. Du moins était-ce la pensée du géant. Une fois n'est pas coutume, il s'était encore planté. A en croire la grande gueule de celui qui les invectivait, ils étaient déjà dans le collimateur de certains. Mais plutôt que d'être exaspéré par ces menaces - car même sans comprendre il était évident que le lascar était là pour en découdre - Haldor était plutôt ravi de pouvoir se dégourdir les jambes. Avoir l'autorisation de Toryald lui suffisait. Puis cela n'aurait pas été très courtois de refuser ce qui ressemblait à une invitation après tout. Se levant de table, il adressa un franc sourire à son compagnon.
    - J'crois aussi. Bah tu vois, moi c'pays, j'l'aime bien. Accueillant et tout. J'adore ! Bon, tu fais gaffe à la bouffe ? Moi j'vais voir c'qu'il nous veut l'ami.

L'autre montrait son épée. Mais pour une fois, le colosse était d'humeur joueuse. Les poings suffiraient. Seulement la grande gueule était du genre impatient. Le coup partit subitement. Haldor esquiva l'attaque d'un pas sur le côté, contre-attaquant immédiatement après à l'aide d'un terrible direct en plein estomac, envoyant par la même occasion bouler le bonhomme. Se redressant, le colosse remarqua que le premier coup avait percuté la table sur laquelle les deux nordiques déjeunaient. Ah ! Cela ne plairait pas à Toryald, c'était sûr. Lui-même pestait. D'la bonne bouffe, sérieux, c'mec il chiait dans la colle là. Il reporta de suite son attention vers lui. Plus solide qu'il en avait l'air, il se relevait déjà, arme au poing. Au moins il n'avait pas lâché sa lame, preuve qu'il maîtrisait quand même son sujet. Puis il semblait à peine ébranlé. Chouette à voir. Seulement voilà. Tomber sur l'Argenté comme préambule, y'avait quand même plus reposant comme combat.
    - Si j'peux m'permettre, tu devrais pas jouer avec ton cure-dent. Sérieux, tu vas t'blesser. Hey ? Tu comprends ?

L'autre venait de se ruer vers lui, poussant un beuglement terrible. Il était endurant. Mais manquait de techniques et de logiques dans ses assauts. Pas de préparation. Juste de l'instinct. Et lui, il en possédait pas suffisamment. Haldor haussa les épaules.
    - Apparemment non.

Se déchaînant avec sa lame, son adversaire saccageait les objets qui se dressaient sur sa route tandis que le colosse esquivait. Les coups étaient trop évidents, les trajectoires faciles à lire. Il n'était pas un danger pour un soldat habitué des combats. Peut-être qu'ici il était une terreur, mais face à un chevalier d'Asgard, il ne représentait rien. Las, Haldor repoussa une des tables fracassée contre un mur, percutant en même temps de l'épaule l'inconnu. D'un bond, il se propulsa en arrière, jetant au sol le manteau qui recouvrait son dos. Sa propre lame apparut alors. Les yeux de l'homme passaient de la lame à Haldor. Comme s'il attendait que ce dernier s'arme. Il l'invectiva de nouveau. Zeta sourit.
    - J'capte rien ma grande. Et t'inquiète pas pour ça, j'en ai pas besoin pour t'défoncer la rondelle. Allez, on arrête de jouer maintenant. On s'fait ça en une manche !

Autour de lui, l'air semblait se rafraîchir. Un effet secondaire de sa concentration. Dans son esprit, un rire emplit de vice résonnait. Avant même que l'autre n'esquisse le moindre geste, la silhouette d'Haldor réapparut face à lui. Son bras faucha l'air, percutant l'homme en plein plexus. Un craquement sinistre s'éleva dans les airs tandis que le corps du malheureux s'effondrait, inerte. L'onde renversa quelques âmes présentes, sans leur faire de mal. Lançant un défi muet à l'ensemble des hommes et femmes présents dans la salle, Haldor balaya les visages du regard. Cela suffisait ? Il l'espérait.
    - 'Tain, c'est l'bordel à cause de cette petite merde. Regarde moi ça ! Qu'on vienne pas dire que c'est ma faute hein. M'enfin, pas grave. Il a eu c'qu'il méritait. Tu m'en files ?

Il venait d'attraper une chaise pour y poser son cul, tandis que Toryald avait continué de becter. Lui, rien ne le surprenait. Il était plus ou moins responsable de la mission. Et le colosse le suivait sans remettre aucunement en doute son autorité. Mastiquant un peu bruyamment son morceau de pain, le colosse se demandait maintenant comment ils se sortiraient de ça. Des bagarres, y'en avait souvent dans ce genre d'endroits. Mais la différence ici, c'est qu'ils étaient des étrangers. Et qu'ils portaient sur leur tronche qu'ils n'étaient pas les premiers venus.
    - On devrait bouger... J'sais pas. Y'a un truc qui m'dérange depuis tout à l'heure. J'aime pas ça. D'façon, on trouvera pas d'armes ici.

Les discussions avaient reprises. A l'autre bout de la pièce, les portes s'ouvrirent à la volée. Des ennuis en perspectives ? Par réflexe, la main d'Haldor se posa sur sa nuque. A deux doigts d'une des poignées de sa lame. Juste au cas où.
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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Dim 4 Sep - 19:31
Désinvolte à savourer son met, elle les écoutait simplement parler. Selon toute vraisemblance, leurs desseins étaient commerciaux, encore qu'ils trahissaient une fin belliqueuse. Leur origine aiderait certainement à se faire une idée plus juste de l'ennemi contre lequel ils se préparaient. En l'occurrence, la Tarentule n'avait d'indice sur leur identité que leur attribut de voyageurs et de guerriers. Bons vivants, les deux hommes inspiraient à la petite une impression ambivalente. D'un côté, ils semblaient abordables et leur présence était divertissante ; de l'autre, une appréhension curieuse la travaillait, comme un danger sous-jacent. Et ce dernier allait se manifester après l'invective de quelques rustres depuis une table avoisinante. Ils les provoquaient, et ces étrangers ne manqueraient pas d'arguments.

Dans un premier temps, l'homme les cheveux d'argent répondait aux lames par les poings. Esther devait tenir l'assiette dans ses mains avant que l'un des vandales ne s'écrase sur la table, renversant sur elle son gobelet d'eau. Circonspecte, elle ne faisait pas montre de plus de réaction, continuant de se sustenter non sans nonchalance. Non experte des arts martiaux – une arme ne s'étant jamais trouvée entre ses mains –, elle ne pouvait guère apprécier les mouvements du guerrier à leur juste valeur. Son détachement vis-à-vis de ce déferlement de violence ne pouvait se comprendre sans la similitude de son expérience au sein du Dédale de chair. La passion guerrière était la règle, et il pouvait arriver que certains nourrissent le sol de leur sang pour des vétilles qui feraient pâlir les mieux nés. Esther s'était faite la spectatrice de ces pratiques sanguinaires – des plus communes –, et elle ne serait pas plus choquée de trouver devant ses yeux enfantins le cadavre que venait d'allonger cet homme à l'épée démesurée.

Toutefois, le souffle glacial ayant investi les lieux au moment d'exécuter le querelleur inspirait à son regard de la curiosité, lui donnant un possible indice sur leur provenance. De toute évidence, personne de plus ne défierait les deux guerriers, qui en revenaient à leur légéreté. Une légéreté relative, eu égard au pressentiment de celui ayant fait montre de ses capacités martiales. En effet, la Tarentule inspirait souvent aux esprits les plus instinctifs de l'inquiétude quand elle usait de son pouvoir, ou au moins l'impression désagréable d'être observés. Le silence tendu ayant suivi cette esbrouffe devait le rendre plus sensible à ce détail, plus dilué dans un environnement animé. Celui-ci le conduisait à recommander à son apparent chef de s'en aller.

L'irruption de nouveaux problèmes les interrompait sur leur lancée. Esther reconnaissait en eux les gardes de la Citadelle – au nombre de cinq – d'où elle tirait l'information de l'intrusion d'étrangers sur leur territoire. Si leur chef semblait rodé à ce type de situation, ceux le suivant faisaient montre de nervosité. De base, un rien les aménerait à tirer la lame au clair contre de vraisemblables menaces. Non porteurs d'armures, ils n'en demeuraient pas moins du niveau d'aspirants, capables de percevoir l'éveil des chevaliers. La vision du cadavre dans l'auberge confirmait leurs présomptions, aussi s'avançaient-ils vers leur table avec des intentions hostiles, prêts à faire couler le sang au moindre signe de résistance.

Esther choisissait ce moment pour lever le voile et se découvrir aux yeux des serviteurs d'Arès, s'arrêtant net. Visiblement, ils la connaissaient. La surprise succédait au scepticisme, mais leur détermination venait d'être désamorcée ; troublés. Elle les regardait le plus naturellement du monde, sans vraiment donner l'impression de recourir à la moindre arrière-pensée. La Tarentule allait finir par leur adresser la parole.

-Vous voulez faire quoi ? Ils sont forts vous savez. Bien plus que vous... Puis tout ce qu'ils font... c'est parler.

Les voyant froncer les sourcils, non très convaincus par son propos, elle mimait leur expression, interloquée. Les regards se concentraient tous en leur direction. De toute évidence, ils s'attendaient à coup de sang. Les remarquant, Esther finit par tourner son attention vers le corps étendu au sol. À sa vue, son expression s'illuminait, identifiant tout juste ce qui se trouvait en amont de leur comportement suicidaire. Elle désignait de l'index ledit cadavre.

-Ça ? J'étais là. Ils n'ont fait que se défendre. Ils n'allaient pas se laisser faire... Vous auriez fait quoi à leur place ?

Son regard était dur à leur adresse, empreint de jugement, voire défiant auprès des siens. Un jugement moins personnel que ce qu'elle laissait apparaître. Une ambivalence se percevait entre son attitude enfantine, et son insensibilité devant la mort. Un soupçon de dégoût se lisait sur ses traits, mais il était difficile d'en identifier l'objet. La suite allait dépendre du sens diplomatique des deux guerriers. Esther de son côté ramassait son verre et le tenait entre ses mains pour en regarder le fond, introspective.





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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Sam 10 Sep - 21:21
Levant la main pour prendre ma choppe avant qu'elle ne vole dans les airs, ou encore pire, qu'elle ne soit gelée pour quelques heures, je la chauffais de mon cosmos pour la protéger. Y'avait pas à dire, ce genre de choses était sérieuse. Mes yeux regardaient les pauvres mecs qui pensaient se la jouer avec mon ami, c'était à pleurer comment le manque minimal de "sens du danger" pouvait manquer à certains hommes. Les meubles volèrent dans tous les sens et quand des hommes en arme décidèrent d'intervenir, je levais ma cape lentement sur mon épaule pour avoir le bras droit de libre.

Brusquement, sortant de nulle part, il vit une jeune femme s'interposer entre lui et les types. Qui était-elle ? Mon sens de l'intuition était perturbé, rien de dangereux ne semblait émaner d'elle et pourtant les mecs se tenaient cois. Ils avaient même les boules pour être franc. D'un signe de la tête, j'invitais Haldor à rester sur ses gardes car il était clair qu'on ne savait pas qui était face à eux deux. Brune, yeux émeraude et d'une tenue aussi sombre que l'ombre de la glace, elle me stressait un peu sans que je puisse en deviner la nature.

- Cette dame a raison.

Laconique, je ne souhaitais pas donner plus d'informations en attendant qu'elle se dévoile un peu plus. La vision de cet enfant, en train de regarder le fond du verre, n'était pas pour donner une ambiance joviale à la situation. Toujours assis, j'observais les hommes qui se tenaient derrière et qui n'avaient plus envie d'agir de toute façon. Mais ils dégageaient une petite aura cosmique qui ne pouvait se cacher, sous le coup de la tension qui avait été palpable pendant la "fête" d'Haldor. Des gardes ? On racontait que le siège du pouvoir du Dieu grec de la Guerre était dans la région.

- En un sens, on est pas ici pour créer le moindre souci Madame. Nous sommes ici pour acheter du matériel pour notre pays et on raconte que vous disposez des meilleures forges de Germanie. Mais tout le monde n'a pas votre "délicatesse", voulez vous un peu de vin ?

Fis je en faisant signe au tavernier de donner du vin à la jeune femme. D'un geste ample et pacifique de la main gauche, je l'invitais à nous rejoindre à notre table. Si elle était de la région, elle était le meilleur moyen de prendre contact avec les agents d'Arès et plus si affinités. Un sourire aux lèvres, je gardais tout de même une certaine appréhension car elle laissait sentir une froideur animale qui je n'avais jamais connu depuis mes premières heures de Guerrier Divin d'Alpha.


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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Mer 28 Sep - 13:45
L'intervention avait été opportune et venait de calmer les choses. Ils n'étaient pas ici pour cogner la moitié des lascars qu'ils allaient croiser, même si cela pouvait être amusant. Toryald adressa une mise en garde muette à Haldor qui prit en compte cela pour se faire sa propre opinion. Il se dégageait quelque chose de bien surprenant. Et s'il est vrai que le colosse aimait juger les gens sur leur apparence, il savait aussi faire preuve de bon sens lorsqu'une telle scène se déroulait devant ses yeux. Cette fille n'était pas la première venue. Et le sentiment de malaise qui avait assaillit le colosse précédemment se renforçait à mesure qu'il l'observait. Elle était apparue d'un coup d'un seul. Rien que ça, ça lui foutait les foies. Il n'aimait pas la magie. Ni rien qui s'en rapprochait.

Laissant son compère prendre les devants de la discussion - c'était de sa responsabilité après tout - Haldor redressa un siège et se posa dessus. S'ils avaient espérés partir rapidement, ce n'était plus le cas apparemment. Même si elle avait calmé les choses, il ne fallait pas se montrer trop confiant pour autant. Ils étaient en terre ennemie. Du moins était-ce là les pensées du géant. L'Argenté n'était pas homme à apprécier qu'on lui marche dessus. Se laisser faire était contraire aux principes qui coulaient dans son sang d'Asgard. Ainsi jetait-il à la ronde un regard qui se voulait clair : le premier qui cherche les noises aurait à faire à lui.

Attrapant la cruche, il poussa un juron. Toryald avait veillé à ce que son propre verre ne gèle pas suite à l'effet de son Cosmos mais il semble qu'il n'avait pas agi de même avec le carafon. Tant pis. Il attrapa seulement une miche de pain qu'il rompit en deux. Après en avoir enfoncer un bon morceau dans sa bouche, il reprit tranquillement son observation. Maintenant restait à attendre la réponse de l'étrangère.
    - Elle, j'sais pas trop mais moi j'en veux bien. Il est imbuvable celui-là.

Il poussa le carafon pour en montrer le fond, visiblement dépité. Un peu agacé aussi...
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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Jeu 29 Sep - 18:09
Déjà installée à leur table au moment de l'altercation avec les gardes du Dédale, ses nouveaux interlocuteurs faisaient preuve de circonspection à son adresse ; chose compréhensible. Écoutant l'homme resté jusque là assis, parti demander plus de vinasse à l'aubergiste, Esther affichait une légère surprise à la mention de la forge.

-Oh... J'ignorais que l'on était capable de produire quoi que ce soit de bon. Enfin... je veux bien croire que les gens ici soient les meilleurs pour vendre ces... outils.

D'un regard glacial en direction des gardes, la Tarentule leur inspirait un vif tressaillement. Une sensation qui dépasse l'intimidation naturelle – cela aurait été difficile eu égard son apparence –, comme si quelque chose en eux les intimait de déguerpir au plus vite ; un ordre mental. Ainsi quittaient-ils les lieux, laissant les trois éveillés à leur conversation. Reportant son attention sur ces étrangers, ses yeux se posaient sur l'homme les cheveux argentés et ses mots s'adressaient à son compagnon ; de la curiosité empreinte sur son faciès.

-Des armes, vous disiez. Je ne sais pas quelles gorges elles vont menacer, mais entre vos mains, je ne voudrais pas être à leur place.

Les dévisageant un moment, Esther s'attardait cette fois sur leur accoutrement. Elle et ses parents s'étaient trouvés à voyager en de nombreux endroits ; quand bien même, s'ils ne portaient rien d'extravagant, certaines spécificités dans leur habit ne lui évoquait rien. Le regard introspectif durant quelques secondes, elle songeait au bref combat passé devant ses yeux d'émeraude. Notamment, ce grand froid momentané.

-Je ne pense pas que vous êtes des Saints. Vous n'avez pas l'air de fous. Hum... vous ne ressemblez pas plus aux Oracles et j'imaginais les Marinas... autrement. Les spectres, ils n'ont pas l'air d'aimer négocier comme vous cherchez à le faire... Par contre, j'ai déjà entendu parler de guerriers venus du grand Nord, et vous y ressemblez. Après... j'ai encore beaucoup à apprendre sur les différents « semblables » qui vivent dans ce monde. Peut-être que je me trompe ?

À aucun moment son expression ne s'était faite hostile, comme si aucune des factions mentionnées ne la révulsaient. Esther donnait l'air d'une enfant se contentant de réciter les leçons que l'on lui avait inculquée. Elle n'en avait pas encore assez vu pour attacher des émotions quelles qu'elles soient vis-à-vis de ses ennemis et alliés affichés. Quand bien même, une étincelle de vitalité prenait un peu plus d'ampleur dans son regard à mesure que l'araignée spéculait sur l'identité de ses interlocuteurs ainsi que leurs intentions, à l'instar d'une élève curieuse de ce qu'elle ignorait. Cela contrastait avec l'extrême froideur arborée à l'instant de son apparition.

-Ah ! Maintenant que j'y pense ! Je ne me suis pas présentée ! Je m'appelle Esther, centurion de la Tarentule !


Le sourire s'étant soudainement dessiné sur son visage à l'heure des présentations. Levant les yeux au-dessus de l'épaule de l'un des guerriers, elle remarquait l'aubergiste amener la seconde tournée de boissons.




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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Ven 27 Jan - 19:16
Centurion de la Tarentule. Une Berserker. Je n'aurai jamais pu imaginer que cette petite crevette soit une des guerrières d'Arès, étonnant ! Regardant le regard d'Haldor au moment de cette révélation, ma tête avait tourné pour observer la demoiselle. L'aura qui se dégageait d'elle était assez effrayante pour calmer toute velleité de rebéllion des troupes lambdas. Il était vrai que l'on ne devait pas sous estimer ce qu'était un guerrier à son apparence mais là quand même, enfin bon... Au moins elle avait pris la peine de se présenter et il était temps que je fasse de même.

- Toryald, Guerrier Divin de Fafnir. Mon ami se présentera lui même je pense...

Ceci étant dit, elle n'avait pas dit que des armes n'étaient pas achetables ici. Bonne nouvelle en soit et c'était pas un... une guerrière d'Arès qui allait empêcher le sang de se répandre. Je m'asseyais alors à la table en l'invitant à s'approcher de moi et de mon ami.

- Je dois vous avouer que je suis surpris de la jeunesse de votre rang. Manifestement, je penserais à l'avenir à ne pas mésestimer un enfant, qu'il soit femme ou homme. Oui, nous venons ici pour acheter quelques armes avant que ces gueux viennent nous chier dans les bottes... Enfin c'était divertissant faut admettre !


Riant de la situation passée quelques instants auparavant, j'étais à l'aise avec la petite. Je ne sentais pas de danger, plus de la curiosité de la part de l'Araignée. Nous voyait elle comme des proies ? Je devais bien m'avouer tout aussi curieux des arts qu'elle pouvait avoir. J'avais combattu autrefois un chevalier d'argent de la Tarentule, un rigolo qui essayait d'envoyer des filins de bave plus que de soie. La petite avait une aura différente. Plus effrayante, plus lourde, plus insidieuse. Mon regard se tourna alors vers l'aubergiste et d'un signe de la main, je lui intimais de remettre trois brocs de cervoise et un peu de pain et de lards. Je ne comptais pas deviser sans manger.

- Et si vous êtes là, c'est que votre domaine n'est pas loin n'est ce pas ?

Je savais clairement où était la Citadelle. Mes anciennes batailles dans le sud m'avait permis d'avoir une idée claire de son emplacement mais autant avoir des faits plus que des hypothèses. Machouillant le pain en buvant, je laissais mon ami se présenter enfin...



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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Sam 28 Jan - 17:23
C'est qu'elle en avait dans le crâne, la gamine. Ses capacités de déduction étaient plutôt pas mal et l'Argenté était quelque peu épaté de voir autant d'assurance alors qu'il paraissait évident qu'en cas de bagarre, elle ne pourrait clairement pas compter sur les tocards qui se trouvaient ici. Le nombre ne faisait pas tout, après tout. Pas face à deux géants comme Toryald et lui. La suite fut autrement plus intéressante. Son frère d'arme dévoilait déjà sa propre identité, profitant au passage pour confirmer leur nature réelle. Puis voilà qu'ils s'engageaient dans un véritable échange qui ennuyait terriblement le géant. Pour le moment, il lorgnait un peu trop sur les mets qu'on leur présentait. Puis, sentant que l'attention revenait sur lui - il n'était pas difficile de comprendre les regards appuyés que lui lançaient Toryald - il prit lui aussi la parole.
    - Moi, c'est Haldor. Guerrier Divin de Zeta !

Il grognait à moitié alors qu'il se présentait, comprenant désormais qu'il avait face à lui une guerrière à la solde d'Arès. Il n'appréciait pas ces gars là. Pas par peur du combat - il aurait été ridicule que ce soit le cas - mais plutôt parce qu'il existait un passif entre sa famille et eux. En tout cas, le nom et le titre de cette femme eurent un effet immédiat sur Haldor. Il s'était redressé, plus vif qu'il ne l'avait été précédemment. Cette fois, ce n'était plus ces hommes qui étaient observés mais belle et bien celle qui se dressait là. Frêle mais confiante. Toryald conduirait la discussion, évidemment. Il était le plus loquasse des deux.

Savoir où se trouvait la Citadelle l'intéressait également. Toryald devait se douter de sa position mais à en croire sa question, il préférait avoir confirmation. De toute façon, ils ne représentaient aucun danger pour la Cité des Berserkers. Pas à deux. Et ils n'étaient pas ici pour faire du grabuge. S'il n'espérait pas avoir la confiance de la Tarentule, Haldor était toutefois persuadé qu'elle croirait volontiers qu'ils n'étaient pas ici pour autre chose que du commerce. On pouvait dire ce que l'on voulait des Ases, ils étaient pour l'essentiel franc et direct. Surtout ces deux-là.
    - Perso, j'suis pas si surpris qu'ça. T'étais pas forcément un enfant d'cœur à son âge, Toryald. La guerre forme les talents. Et on peut pas dire qu'Arès soit l'dernier dans l'domaine. Puis t'as vu comment elle a mouché ces tarlouzes, là ? Nan, moi j'adore. Esther, c'est ça ? Et bah ma p'tite araignée, j't'aime bien. Pour l'instant.

Oui, pour l'instant. Parce que clairement, avec lui, ça pouvait changer du tout au tout. Lui aussi souriait désormais. De ces sourires qui signifiaient qu'il était enfin tombé sur du lourd. Finalement, y'avait sans doute de quoi s'amuser dans l'coin.
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Message Re: [Fin juillet 550] En quête d'acier (Vigdis et Haldor - Libre aux Berserkers)   Dim 29 Jan - 20:49
Un air de scepticisme se ressentait dans la pièce tandis qu'Esther révélait son identité. Une réaction somme toute normale quand une enfant se présentait comme un officier de l'armée d'Arès. En effet, celle-ci traînait la réputation de compter parmi les plus violentes et cruelles de ce monde. La faiblesse n'y avait pas sa place et la Tarentule faisait office d'anomalie dans ce sombre paysage. Elle ne s'estimait d'ailleurs pas autrement, loin de se voir comme une combattante. Son allégeance même était des plus obscures, se soustrayant des Cardinaux de la Citadelle pour demeurer un électron libre. Impuissante à rivaliser devant un soldat aguerri, au moins était-elle douée pour ouvrir aux siens des opportunités. Les informations soustraites jusque là hors des murs de la cité justifiaient que nul Berserker ne soit encore venu questionner sa légitimité dans cette armée.

Son regard devait s'illuminer à la mention de « guerrier divin ». Une appellation qui lui était familière d'une conversation entre quelques Saints qui revenaient justement des terres du Nord. Cette confirmation lui inspirerait un sourire satisfait, ne se sentant pas le moins du monde vexée par la franchise du dénommé Toryald. Cependant, elle ne semblait guère réceptive au trait d'humour de ce guerrier de Fafnir, se riant de ceux-là mêmes qui jonchaient à présent le sol de l'auberge. La violence était une chose naturelle, mais cela ne justifiait pas d'en tirer du plaisir. La Tarentule resterait indifférente à leur sort. Aussi ne réagirait-elle pas outre mesure à ce « divertissement », s'efforçant simplement de rendre un amusement de politesse aux rires de ce guerrier divin.

Sa prochaine question serait moins innocente que ce que son vis-à-vis laissait apparaître. Enfin... cette information n'était sensible que pour les agents de la Destruction. Les Berserkers en étaient l'incarnation, et tant que la haine prévaudrait dans ce monde, ils renaîtraient de leurs cendres en un autre lieu. D'une certaine manière, l'Araignée voyait avec curiosité la possibilité que sa cage soit détruite par une tierce force, encore que ses présents interlocuteurs ne semblaient pas porter de telle volonté. Restée silencieuse un moment, laissant au second dire ce qu'il avait à dire, la petite fille pesait la situation. Ces interlocuteurs semblaient voir de l'audace dans son attitude et pourtant, son intervention n'était le fruit qu'une vague pulsion suicidaire. Au moindre faux pas, le centurion n'aurait rien à répondre devant deux combattants affirmés. Une réalité qui n'était pas pour l'émouvoir, comme se jouant de la mort. Le frisson du danger lui faisait oublier la perte récente d'Aubrée. Car c'était bien là la raison de sa présence parmi ceux-là : oublier, sinon s'oublier.

Haldor pouvait s'étonner de voir Esther répondre d'un sourire triste à ses mots. Son jugement serait la volonté de la Toile. Il n'y avait que de la résignation à retirer de ce constat. L'index effleurant ses lèvres, le regard vers un coin de la pièce, l'Araignée semblait réfléchir. Finalement, elle désignait du doigt une vague direction.

-Cela dépend d'à quelle vitesse vous avancez, mais c'est par là-bas ! Je peux vous y conduire ! C'est comme vous voulez !

Une possibilité comme une autre, mais alors, il lui faudrait les avertir du danger latent. Un danger qu'ils avaient déjà embrassé dans une moindre mesure en semant du grabuge ici même. Leur laissant un temps de réflexion, Esther s'attardait à présent sur ce qui venait de lui être servi. Curieuse, elle tenait entre ses mains la coupe de cervoise. En humant l'odeur, son air serait dubitatif. En prenant une gorgée, son expression trahirait l'ombre d'un dégoût.

-C'est... spécial.

Pendant un instant, elle observait comment mangeaient ses compagnons de table, intéressée par d'éventuelles us et coutumes. D'évidence qu'il ne fallait pas grand chose pour se gagner sa curiosité ; sans doute, le trait de caractère le plus fidèle à son apparence. Curieuse, et nonchalante, comme le témoignait la légéreté avec laquelle elle posait la question suivante.

-Et votre prêtresse ? Elle se porte bien ? Aux dernières nouvelles, c'est pas la forme... ou le contraire ? Ha... ces chevaliers d'Athéna !

La pierre était lancée, faisant clairement référence à une rencontre passée entre les Saints et les Ases dans le Grand Nord, il y avait peu de temps de cela. La franchise de ses nouveaux camarades n'avait jusque là pas fait défaut. La Tarentule elle-même ne s'était pas embêtée à se cacher le moins du monde. Il ne restait plus qu'à voir qu'elles étaient les limites de cette confiance de part et d'autre.




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