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 [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]

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Message [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Jeu 7 Juil - 12:31
En compagnie de Râhi, Ariane avait voyagé longtemps, durement. L'ancienne Vierge l'avait fortement paralysé lors de sa dernière attaque, si bien que prostrée sur elle-même, la brune n'avait plus véritablement conscience d'où elle était. Ni de comment elle était arrivée ici...

Le réveil s'était fait progressivement, lentement, et la générale avait tenté de revenir à elle. Définitivement. Consciemment, sans l'aide du jeune homme. Un œil, puis deux. La main sur la tête, son corps s'était mollement redressé dans cette petite chambre bien commode, que l'atlante devinait être l'abri du jeune blond en inspectant de plus près les lieux.

Il n'y avait pas de livres, simplement un lit et une petite table en bois sur laquelle elle était rapidement venue s'adosser. Sa main avait pourtant rencontré le contact froid, et peut-être même gluant d'une peau étrange ; déviant son regard instinctivement vers la gauche, la jeune femme perçue sous sa poigne les couleurs lumineuses -ou blafardes à certains endroits- d'une salamandre tachetée...

La salamandre de Râhi. Celle qu'elle lui avait donné. Un fin sourire s'était esquissé sur ses fines lèvres alors que l'amphibien détenait toute son attention, de ses petits yeux noires à son corps trapu et redondant. De sa plus naturelle et inoffensive forme, au cosmos chaleureux et connaissant qu'il véhiculait librement, tel un messager de la jeune femme. Les doigts des Lyumnades jouaient doucement avec des pattes qu'on eut dit fait de caoutchouc, quand la petite bête lui échappa finalement des doigts, fuyante et peu au courant des dangers de la distance. D'une chute qui fut heureusement pour elle sans conséquence.

Et alors tout lui était revenue. Comment la mission à Alexandrie s'était déroulée, comment elle était censée mourir au combat, seule. Sans Thalès, sans Marinas. Complètement seule. Exactement comme cinq années auparavant.

Mais Ariane n'était pas morte et n'avait guère cédé aux menaces des deux Spectres venus l'agresser pour sa curiosité...Pour protéger Alexandrie, elle avait simplement échoué, mais elle devait peut-être, quelque part, la vie à un jeune homme qui l'avait sauvé au détriment de son rang. Un sans Armure était venu l'aider, purement et simplement. Mais ce Sans Armure n'était plus là ; du moins ne ressentait-elle plus la moindre aura de la Vierge devenu plus qu'une connaissance parmi les Saints. Quasiment muette et sourde, ses sens lui revenaient petit à petit mais ne l'empêchait pas moins d'être déséquilibrée, comme un bateau qui taguait malgré lui sur les vagues houleuses d'une mer agitée.

Oui, Ariane était énervée vis-à-vis de l'initiative pris par la métisse, mais elle voulait le voir, probablement pour discuter, pour parler de ce qu'ils avaient vu, de l'origine qu'elle avait fait découvrir au Chevalier amnésique de ses premières années. A quoi ses yeux turquoises serviraient-ils si, à demi-noyée par incompréhension, ils étaient capable de lire jusque dans le plus profond souvenir enfoui avec beaucoup d'attention, mais incapable de défendre le peu de personnes en qui elle plaçait peut-être trop maladroitement son respect et sa confiance ? Son cœur s'était serré, tristement et tentait de s'apaiser sur l'animal qu'elle portait désormais sur son bras.

« Ariane, si tu vois ta vie comme une pièce de théâtre, ne t'attache jamais à ton rôle. Ne t'attache jamais véritablement à qui que ce soit, car c'est là la principale essence que tu prendras à autrui. »
Et elle avait désobéi, preuve en était ce refuge qui l'avait abrité.

Parce qu'elle se souvenait de cet endroit. Sa prison dorée, dans laquelle elle avait bien failli devenir folle. Parce qu'elle avait le sentiment pourtant qu'elle ne reverrait plus le jeune homme à la chevelure d'or, aussi grande gueule et tenace soit-il...Tant et si bien qu'elle l'estimait presque attachant de l'avoir mis dans une si belle situation. Alors, s'il n'était pas là...

« Râhi...T'es où ? »


Elle était sortie de son refuge, pour découvrir en face d'elle un village qu'elle ne reconnu que trop bien. Rodorio...

Rodorio.

Un habitant lui-même avait tourné la tête en sa direction. Son visage s'était éclairé des lumières de la connaissance quand il aperçut ce qu'il avait toujours vu en cinq ans. Une petite brune un peu perdue.

« Ahh...Mais vous êtes... »

Ariane n'attendit pas bien longtemps pour le pousser au sol, avant de s'enfuir en détalant à travers les rues, dans lesquelles plusieurs cris avaient retentis, tantôt bousculés par une femme de peu d'équilibre, tantôt impressionnés par les deux grosses salamandres à ses côtés qui l'avaient suivi, d'une certaine laideur, menaçantes mais pas agressives. Et ce, pour leur jeune maîtresse.

La panique parlait d'elle-même.

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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Jeu 7 Juil - 22:24
    Le mois de juillet était brutal est violent. Beaucoup de choses s’étaient passé en très peu de temps, comme toujours… Les soldats vivent peu mais vivent avec beaucoup d’intensité que n’importe qui d’autre, tant il flirte avec la mort. Et c’était le cas pour Childéric. Que ça soit avec Nimue et avec son supérieur ou les autres chevaliers d’or, beaucoup de choses changeaient en permanence et au final, il avait parfois un peu de mal à suivre sa propre vie. Mais malgré tout ça, il fallait la vie continue et faire avec. Le lion d’or avait décidé ce jour-là de quitter son temple pour se rendre dans le village de Rodorio, à l’orée du Sanctuaire. Il ne s’était pas paré de son armure d’or. Il préférait, s’il pouvait s’en passer, ne pas la porte pour se rendre dans le village pour ses propres affaires comme c’était le cas. De toute façon, vu sa taille et sa carrure, tout le monde savait qui il était et il lui était pratiquement impossible de passer inaperçu alors…

    Vêtu donc d’une simple tunique de lin comme à son habitude, le lion dévala les temples du zodiaque jusqu’à arriver en bas, saluant les gardiens qu’il croisa sur sa route. Une fois arrivé en bas, le lion d’or flâna le long des étals du marché de Rodorio. Car tout bêtement, il était venu chercher de quoi réapprovisionner son garde-manger. Contrairement à d’autre chevaliers d’or, jamais le lion n’avait pris de servant et on lui avait appris à vivre seul et à s’occuper de lui seul. Mais son petit séjour tranquille tourna rapidement court, quand une série de cris attirèrent son attention. Inquiété par les évènements du mois dernier, le lion lâcha alors une partie de ses achats et se mit en route au pas de course vers l’origine des cris. Il trouva alors une jeune femme sous le choc, qui lui expliqua qu’elle venait de voir l’ancienne tribut de Poséidon.

    Ariane… Le lion avait fait la rencontre de la jeune femme en de fâcheuses circonstances et la voir là, dans les terres du Sanctuaire augurait de quelque chose de plus grave… Mais la jeune femme avait de l’avance et lui mettre la main dessus serait difficile. Le lion en quelques bons réussit à monter sur les toits de la bâtisse la plus proche et appela alors son armure. Cette dernière ne mit que quelques fractions de secondes à venir le couvrir. Laps de temps durant lequel le lion d’or avait repéra Ariane où quelque chose s’en approchant car de nombreux cris semblait provenir d’une certaines direction. Il s’élança alors avec toute sa force et sa vitesse et n’eut pas de mal à rejoindre une ligne parallèle à celle que semblait emprunter la jeune femme, du moins, l’espérait-il. Du coin de l’œil, il aperçut alors une créature étrange qu’il crut reconnaître. La petite bête sifflante qui était perchée sur l’épaule de la guerrière des mers l’autre fois…

    Oui, c’était bien elle. Et le lion avait un léger avantage, celui de la hauteur. Il continua donc de suivre la piste de la jeune femme quelques secondes, jusqu’au moment qu’il trouva opportun. Elle devait l’avoir repéré depuis un moment, il n’avait de toutes façons, rien fait pour se cacher. Mais il était le gardien de ces lieux et c’était maintenant à son tour, de dicter le jeu. Le lion choisit donc son moment et bondit pour couper la route de la jeune femme. Le lion qui d’abord semblait craindre une attaque, marqua une pose offensive, mais rapidement, il tenta de paraître plus calme quand il vit la panique sur le visage d'Ariane. Clairement, elle n'était pas venu pour une attaque.

    « - Oh, doucement petit lézard ! Tu n’as pas crié aussi fort que ça la dernière fois ! Calme toi avant de rameuter tout le Sanctuaire contre toi veux-tu ? »

    Le lion avait essayé de détendre l’atmosphère par ce petit trait d’humour. La dernière fois, il était passé à ça de planter ses griffes dans la gorge blanche de la jeune femme, si seulement la raison d’État lui avait laissé cette possibilité, il l’aurait fait sans hésité. Mais la réciproque était vraie également… Peut-être que cette fois si encore, il n’en viendrait pas aux mains, mais ça, seul l’avenir pourra le dire.


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Ven 8 Juil - 23:22
Des cris...Ariane n'avait même pas remarqué qu'il s'agit là d'un simple mélange entre les siens et ceux des habitants bousculés, voire menacés par les salamandres à ses côtés. Il fallait dire que rencontrer un ancien Tribut – ou plutôt une Marina- en ces lieux n'avait rien de bien rassurant. Fatiguée, sa course aurait pu connaître un meilleur rythme, une meilleure cadence. Et alors qu'elle détalait droit devant, l'atlante avait remarqué un cosmos pas plus loin derrière elle. On la suivait...

Ô, le poursuivant aurait à faire des efforts avec la poursuivie. Difficile d'attraper une proie aussi fuyante, surtout qu'Ariane avait vécu ici pendant pas moins de cinq années. Cinq années à moisir dans ce village...Pourtant, les connaissances de ce qu'elle supposait être un des gardiens de ces lieux devaient certainement être aussi élargies que les siennes, si ce n'est plus; l'oubli des détails de chaque recoin, chaque cachette et raccourci commençait déjà à émerger dans ses souvenirs. Et cet oubli, probablement que le jeune homme n'en subissait pas les effets.

De qui il était, Ariane n'en avait aucune idée, si ce n'est que son aura lui semblait familier. Furtivement, elle jetait un œil par dessus son épaule, tandis que les événements d'Atlantis refaisaient surface. Son Ecaille vrombissait légèrement à cette idée contre sa peau. Entre les Spectres et probablement un Saint, le danger semblait l'apprécier pour la retenir ainsi. Il lui fallait redoubler de courage, d'astuce et pour cela, la jeune femme n'avait pas hésité à traverser une petite poutre qui séparait deux allées. Un simple moyen de prendre un raccourci vers une supposée sortie.

Ce fut une bien mauvaise idée, car déjà quelqu'un lui avait barré la route. Quelqu'un de grand décidemment...Ses yeux, pourvus de l'un des seuls sens encore intacts, s'étaient plissés sous la lumière. Et quelle connaissance... Il n'y avait là rien d'autre qu'un homme qu'elle avait menacé en Alexandrie. Childéric. Les sourcils froncés puis haussés par l'appellation qu'il venait de lui donner, la brune s'était mise en garde. Que lui voulait-il?

Et surtout que disait-il véritablement?

« - Oh .... petit lézard ! Tu n’as pas crié.... la dernière fois ! Calme toi... rameuter tout le Sanctuaire contre toi veux-tu ? »

Acculée, tout comme ces dernières journées, Ariane commençait à sentir la colère lui monter à la tête. Pas suffisamment, mais essoufflée, légèrement affaiblie et clairement maladroite par la surdité qui la frappait. Et puis, son Ecaille, encore entachée de quelques légères fissures réparties ça et là, attestait d'un combat survenu auparavant.

"Mais oui bien sûr...Ca ne va pas me changer tiens. Qu'est-ce que vous me voulez tous?"
Oui, ce n'était pas comme si un certain Chevalier d'Or avait fait avec elle une promesse de mise à mort à leur prochaine rencontre. "Ce n'est pas ce que tu penses, je ne suis pas atterrie ici de plein gré..." Elle entendait, mais moyennement bien. Tout comme Ariane articulait pour parler. Hésitante un instant, elle continua à murmurer. "Pas de plein gré... "

Décontenancée ou déconnectée de la réalité, il n'y avait là rien de plus qu'une femme sous le choc. Sa santé n'était pas en grande faillite mais le visage de la jeune femme avait l'air groggy et pourtant, deux hommes l'avaient accompagné pour l'aider lors de cette..."mission". A force de jouer avec la mort et le feu, simplement pour honorer quelques bonnes paroles, Ariane avait conscience des crimes qu'elle avait commis; ces deux compagnons avaient risqué leur vie en allant là-bas.

Oui, cette mission avait été un désastre par sa simple initiative. Les mains sur chaque côté de sa tête, on eut rarement vu la gardienne de l'Antarctique plus dépourvue, plus perdue qu'en cet instant.

Non...

L'identité des deux personnes lui revenait à l'esprit. Elle décolla soudainement sa tête de ses deux mains.

"Ah! Thalès! Râhi!"


Par ses simples paroles non dépourvues de panique, l'une des deux salamandres jumelles tapies dans l'ombre s'était glissée derrière Childéric, et commençait à maladroitement mâchouiller son mollet, sans doute dans la volonté de protéger la gardienne de l'Antarctique. Pauvre bête, celle-ci n'avait pourtant aucune dent et la force de ses mâchoires, aussi forte soit-elle, n'aurait aucune incidence sur un Chevalier paré d'une armure. L'animal n'était que peu de chose face aux plus impulsives Naïades. Oui, de leur laideur et de leur douceur, les deux amphibiens n'étaient simplement qu'une défense de la générale. Une défense qu'elle préférait garder en vie cela dit. La brune leur signifia d'arrêter. La salamandre s'exécuta timidement.

Et la brune déglutit.

Râhi n'était pas mort dans ses souvenirs, c'était lui qui l'avait amené ici de force. Quant à Thalès, il avait très bien pu s'en sortir...Il y avait là trop d'incertitude. Plus posément, elle avait terminé sur la question la plus logique à son simple avis.

"...Où est Râhi?"


"C'est important, s'il te plait..."

C'était là un Saint à la présence plus "réconfortante", moins menaçante, qu'elle botterait probablement facilement si elle venait à le voir de nouveau. Ariane savait pertinemment qu'elle n'était pas encore en état pour se battre. Et puis, elle y avait une drôle d'aura...

La générale des Lyumnades préférait pourtant voir des Saints plutôt que des Oracles, ou encore des Spectres. La posture prise n'en demeurait pas moins défensive; on ne savait jamais ce qu'il lui traversait l'esprit, et il n'y avait pas besoin de lui rappeler qu'elle n'était pas reine sur ce territoire. A dire vrai, Athéna pouvait bien garder cette place. Il n'y avait aucun endroit sûr pour la générale à l'heure actuelle. Même le port d'Alexandrie était devenue une source de problème...




Dernière édition par Ariane le Mar 26 Juil - 2:55, édité 1 fois
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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Jeu 14 Juil - 4:42
    La première chose qui choqua le lion, ce fut l'état de la protection d'Ariane. Oui, elle avait essuyé un combat et un combat particulièrement difficile et violent qui avait mis à mal la solidité de sa protection sacrée. Par quoi avait-elle bien pu passer pour se retrouver dans un état pareil et surtout, pour ne pas être retourné auprès des siens et être revenu dans cet endroit où elle avait été retenu prisonnière pendant bien des années ? Elle semblait particulièrement perdue en plus de tout ça. Le lion était dans une situation difficile. Il aurait pu simplement se débarrasser du problème mais non. Elle était venu ici pour quelque chose d'autres. On ne se rend pas à moitié mort chez ses ennemis, même si on espère la mort.

    De même la façon de parler de la jeune femme était étrange, elle parlait fort et articulait plus que de raisons sur les mots qu'elle voulait prononcer. Que pouvait-il bien s'être passé. Oh, elle n'était pas là de son plein gré, ça, le lion d'or s'en serait bien douté et il avait rapidement écarté cette piste. Toujours désireux de calmer le jeu, le lion voulut paraître le moins agressif possible. Ses deux mains devant lui, bien visible. Il ne voulait pas de mal à la jeune femme. Pas plus qu'elle n'en avait déjà subi. Il s'était croisé dans des circonstances particulières et elle avait été l'agent de volonté qui avait poussé le lion à la limite de sa patience et de son calme. Et tout ça pour quoi ? Pour rien... Mais c'était une autre histoire, une histoire passé. Il y avait suffisamment de combat à livrer pour se concentrer sur ce genre de rancœur inutile, rancœur pour laquelle de toute façon, le lion aurait son paiement.

    Mais le visage de la jeune femme, en plus de son armure abîmée, arrêta le lion plus il contemplait celle qui se tenait devant lui. Elle semblait ailleurs, dans un autre monde, une expression étrange. Le lion était curieux de savoir ce qui avait poussé la jeune femme à tout venir ici... Et bientôt, il eut un embryon de réponse. Le nom de Rahi intriqua le lion d'or, ainsi, son ancien voisin lui était impliqué dans cette histoire. Voilà qui rajoutait un degré d'étrangeté supplémentaire à cette affaire. Quelque chose fit alors sortir le lion de ses pensées et il reporta son intérêt sur la petite créature qui essayait de mordiller les mollets du chevalier d'or. Courage ou folie, Childéric ne savait pas vraiment, en tout cas, il devait louer la loyauté de la bête qui semblait vouloir protéger bec et ongles, littéralement, sa maîtresse. Le franc choisit donc d’ignorer la bête qui voulait lui ronger les os.

    Puis la créature cessa de mordiller l'armure d'or comme elle avait commencé. Le lion pris ça comme un bon signe. De même la jeune femme sembla demander après Rahi, et du chevalier d'or de la vierge, le lion n'avait absolument aucune nouvelle. Depuis qu'il avait été relevé de ses fonctions il n'était plus soumis au devoir des chevaliers d'or. De fait, il n'était plus obligé de garder le temple où il avait vécu pendant un moment et surtout, de rester consigner au sanctuaire sauf ordre contraire du Pope. Il pouvait être dans la pièce d'à côté comme à l'autre bout du monde et de ça le lion n'avait aucune idée. Mais il lui fallait répondre à la jeune femme.

    « - Je ne sais pas où est Rahi... Ça fait un moment que je ne l'ai pas vu d'ailleurs. Mais il vaudrait mieux qu'on s'occupe de toi d'abord. Tu as l'air d'être un sale état et d'avoir fait de sale rencontre... Je peux faire quelque chose pour toi . Tu n'as pas l'air... aussi en forme que lors de notre dernière rencontre... »

    En effet, la jeune femme qu'il avait en face de lui semblait victime d'épreuves terribles et s'il l'avait pas déjà croisé dans des circonstances qui avaient été plus favorables à la servante de Poséidon, le lion aurait du mal à se faire une idée de ce qu'il avait fallu pour briser une telle personnalité. Ce qui semblait, ici, être le cas... Le problème est aussi que le lion devrait rapidement reporter ça aux Pope. Même s'il avait donné un os à ronger aux Marinas, les hommes des mers n'en restaient pas moins des ennemis...


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Jeu 14 Juil - 20:07
Comme égarée, la brune avait pourtant repris ses esprits. Par chance, ses yeux avaient presque timidement -en supposant que la timidité fut réellement dans son caractère- fureté ça et là pour se rendre compte qu'il n'y avait pas grand danger face à elle. Ainsi, l'inquiétude de la salamandre avait été infondée. Bien au contraire, Rodorio montrait tantôt l'aura pacifique, mais trop confinée qu'Ariane lui avait toujours connu, tantôt une mélancolie certaine à la vue d'un édifice rendu presque à l'état de pierre.

Oui, les fondations de l'habitat étaient ébranlées, mais elles n'en restaient pas moins sur le point de reprendre son apparence d'antan. Un peu comme elle. Que s'était-il passé ici ? La générale était persuadée qu'un triste événement avait touché la ville. Pourtant ses yeux turquoises, plus dérangeants que beaux, s'étaient posés quelques secondes sur le portrait que lui offrait la ville avant de retourner son attention sur Childéric.

On aimait moyennement les yeux turquoises. Trop bleus. Ou trop verts. Et ceux-là observaient silencieusement sans oser poser de questions. D'une, parce que ce n'était pas ses affaires, de deux parce qu'il s'agissait là d'un détail qui viendrait certainement à se confirmer dans l'avenir, si cette venue le lui permettait. Et finalement, parce que la disparition de Thalès et l'absence de Râhi lui pesaient davantage sur le cœur qu'un homme juste sous ses yeux qui peinait à reconstruire un mur. Surtout avec trois sens défaillants.

Chacun ses intérêts.

Et les mimiques du Lion n'avaient pas fait mouche. Le Chevalier n'avait pas réagit, ni à la morsure de la petite bête, ni à son propre manque de réaction. Tout en plaçant une main sur sa tête, Ariane endurait les souvenirs. L'attaque de Râhi ne lui avait pas fait que du bien, en plus de cette symphonie plus perturbante qu'autre chose...Ô, elle pouvait se débrouiller toute seule, mais quelle idée avait-elle eu à courir à peine rétablie et comme une forcenée dans les rues de Rodorio ? La réponse était simple, et lui fit l'effet d'un saut d'eau glacée renversée sur elle.

L'atlante était seule. Sans autre motif que sa parole. Voilà sa situation. Mais au moins, elle savait déjà qu'on ne lui voudrait pas -trop- de mal.

« Pas vu hein ? Ca ne m'aide pas...Mais alors pas du tout.»

Un premier rire insonore sortit de ses lèvres, certainement pas assez puissant, ni même réaliste. Face à un Gold Saint en pleine santé, Ariane ne se sentait pas l'humeur de l'affronter ni même de le contester. Déjà qu'en temps réel, sa force physique jouerait en sa défaveur face à n'importe qui, il paraissait clair que si métamorphose ou lecture il y avait, ce ne serait pas au Sanctuaire. Les Lyumnades connaissaient l'intrépidité mais pas non plus le suicide gratuit. Au loin, Ariane reconnut une femme qu'elle avait bousculé au cours de leur course poursuite. Une fine mimique était apparue sur ses lèvres. Le soupçon d'un amusement bien malgré ses frissons.

« Viens, marchons un peu. »

Sans en demander davantage, la jeune femme avait pris le bras du chevalier du Lion, puis agita légèrement la main en direction de leur spectatrice. Petit à petit, le masque malicieux et fantasque revenait, à l'image d'une pièce de théâtre, d'un tour de passe-passe. A se demander si sa panique n'avait pas été un simple jeu, ou encore un rôle complètement assumé.

Au cours des premières minutes, pendant laquelle elle veilla pourtant à ses mouvements, le ton avait été ironique, mais sérieux. Et puis...Dans le fond, ça lui permettait d'économiser un peu de ses forces. Elle n'avait pas combattu à pleine puissance non plus, mais ses deux adversaires et son précédent sommeil parvenaient à asseoir les effets de la fatigue. Un haussement de sourcils avait toutefois accueilli les "inquiétudes" du Lion.

« Eh bien, on s'inquiète pour moi maintenant? Ce n'est rien, je m'en remettrais. Mais tu l'as deviné, j'ai passé un "bon moment" là-bas, à Alexandrie. Un très bon moment, sinon...Eh bien, je ne serai probablement pas là. Je ne sais même pas si ce que j'ai tenté d'entreprendre a été une réussite ou une pure connerie...Je ne sais pas ce qu'est devenu mon partenaire non plus... » Elle devait se rassurer, et ne pas penser tout de suite que la mort était revenue balayée entièrement son monde. Certes, elle n'en restait pas moins énervée de l'initiative prise par l'ancienne Vierge. Toutefois, l'atlante avait reconnu l'essence de ce geste. Et c'était déjà lui attirer une certaine gratitude. « Je dois ma vie à Râhi...En quelque sorte. Sans lui, j'aurai combattu des adversaires qui m'auraient dépassé de bien loin. J'ignorai que les morts pouvaient réellement se relever...»

Cette phrase fit légèrement sourire l'illusionniste. Ce n'étais pas un rictus, pas plus qu'un sourire esquissé jovialement. Pourquoi ? Ariane n'avait jamais été des plus explicites dans ses propos. Surtout que la situation ne prêtait pas à sourire. A dire vrai, elle était si compliquée que la gardienne de l'Antarctique ne savait même pas comment y procéder sans trop en dire...

Avalon...Le nom en lui-même devait leur être abstrait. Alors, sa petite forme s'était soustraite légèrement de la marche.

« Le franc, j'aime beaucoup ton bras et je t'en remercie. Si j'avais eu la force nécessaire, j'aurais certainement pris une apparence plus adéquate en guise de remerciement, mais je pense qu'une discussion avec Bélisaire est nécessaire. Entre nous, c'est le mieux que je puisse faire pour l'heure. Une chance dans ma malchance. Je ne suis pas une émissaire officielle des Marinas, mais...J'en porte suffisamment d'attention pour affirmer que le sujet pourrait vous intéresser. Et puis...j'ai œuvré pour jusque-là, et donné ma parole pour cela.» Non pas qu'elle avait voulu paraître indécente en désirant voir directement le chef des armées du domaine d'Athéna. D'ailleurs, mieux valait se montrer plus respectueuse à leur égard. Même si actuellement, l'ancienne Tribut agissait davantage pour les Ligures d'Avalon. « ...Mais plus tard. Tu n'as pas tord, je me vois mal me présenter face à lui avec une Ecaille à demi-endommagée et une tête d'enterrement. Et avec des idées si confuses...»

Et puis, elle avait soif. Et elle avait faim. Depuis combien de jours Râhi l'avait laissé tel quel à Rodorio? Tout en s'étirant, Ariane bascula en avant, sûrement par faiblesse, bien qu'elle était désormais trop fière pour l'affirmer.



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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Ven 22 Juil - 13:54
    Le lion d’or était grandement intrigué par ce qui avait pu pousser Rahi et Ariane à agir de la sorte et surtout, pourquoi la jeune atlante voulait revoir l’ancien chevalier d’or avec autant d’ardeurs. Surtout qu’elle ne voulait visiblement rien de mal au Sanctuaire et aux gens de Rodorio. Ni non plus à Childéric lui-même puisqu'elle avait rappelé ses créatures. Le lion fut encore plus surpris par la suite des événements quand la jeune femme voulue l’attirer plus loin. C’était en effet une bonne idée à laquelle le lion avait pensé. Le village dans lequel les deux guerriers sacrés se trouvaient était une dépendance du Sanctuaire et son armure y était donc connue, voir ainsi un chevalier d’or assurer l’ordre public n’était pas le meilleur moyen de garder la venue de la servant de Poséidon discrète… Surtout après les récentes attaques subies par le Sanctuaire où tous les nerfs étaient à vif.

    Le chevalier d’or se laissa donc faire, un sourire amusé sur les lèvres. La dernière fois qu’il avait croisé la jeune femme, tous les deux s’étaient livrés à un petit jeu malsain. Et les choses semblaient cette fois, prendre une tournure différente et la demoiselle qu’il avait pendue à son bras semblait décidé, du moins pour le moment, à garder son apparence d’origine. Une bonne chose aux yeux du lion d’or qui préférait ce genre de chose, même dans la situation actuelle légèrement tendue à un jeu d’esprit sournois et sordide. Le lion sentit le poids de la jeune femme appuyé contre son bras. Elle ne faisait simplement pas ça pour faire joli. Il était difficile pour le lion d’estimer les blessures de la donzelle mais elle en avait, ça, c’était certain, sinon, d’après ce qu’il avait compris d’elle, elle n’aurait pas fait ça de cette façon.

    Le lion accueillit les propos de la jeune femme avec tout d’abord un petit sourire. Il était inquiet pour elle, légèrement oui. Non pas qu’il s’inquiète pour elle en tant que personne, il ne la connaissait pas assez pour ça et surtout, elle restait la servante d’un dieu ennemi, même si Ariane avait passé un temps certains au Sanctuaire parmi les Saints. Mais pour la même raison qu’il s’était retenu de foncer tête baissée dans le conflit à Alexandrie, il existait des traités entre Athéna et Poséidon… Elle commença alors un peu à raconter ce qui se passait.

    « - Tu as survécu… c’est toujours ça. »

    Le lion donc profita du silence pour glisser quelques mots, il ne savait pas vraiment quoi répondre d’autre ni quoi dire… Mais il avait l’impression qu’il fallait qu’il dise quelque chose. Puis il écouta la suite de ce que la jeune femme avait à dire. Ainsi, Rahi était intervenu pour la sauver et visiblement, il se trouvait à Alexandrie… Sûrement sur la route du retour de Jamir, là où le lion d’or et l’équipe venu récupérer Silas l’avait laissé. Childéric fit une grimace quand elle lui parla des morts qui pouvaient se relever. C’était l’une des seules choses qui vraiment le mettait mal à l’aise, l’idée qu’Hadès puisse relever les morts pour leur faire combattre les vivants. Il était maintenant face à cette information que lui avait transmise le Pope et qu’il avait jusqu’ici, plus ou moins gardé pour lui. La jeune femme avait donc sûrement dû combattre des spectres ou d’anciens guerriers sacrés renégats maintenant au service d’Arès. Le cinquième gardien comprenait mieux pourquoi la jeune femme était dans cet état....

    La jeune femme se décrocha alors du bras du lion et les deux compagnons de marche se mirent légèrement sur le côté pour poursuivre leur discussion. Il écouta alors la jeune femme, souris quand elle parla de son bras et rit quand elle parla de changer de forme. Puis, les choses devinrent plus sérieuses. Oui, elle voulait parler au Pope, à Bélisaire. Mais ça, ça risquait d’être difficile, il ne pouvait plus parler à grand monde maintenant. Mais d’après ce que lui avait dit Nimue, les saints n’étaient pas les seuls à avoir des problèmes des directions en ce moment. Mais ça, il le garderait bien pour lui. Et le lion bondit alors, heureusement qu’il avait des réflexes aiguisés, pour retenir la jeune femme qui venait de tomber en avant. Doucement, le lion fit irradier son cosmos pour soutenir encore plus la femme blessée qu’il avait dans les bras. Ce n’était pas grand-chose, son énergie n’était pas celle d’un guérisseur, mais peut-être pourrait-il y puiser un peu de force.

    « - Doucement petit lézard, doucement ! Je te préfère largement comme ça tu sais… Par contre, tu n’as pas fait tout ça me claquer ici entre les doigts non . Tu as besoin de quelque chose . J’ai par contre une mauvaise nouvelle… il va être impossible de parler à Bélisaire, il est mort… Il faudra te contenter de son successeur. »

    Le lion laissa alors planer le silence quelques secondes. Il ne savait pas trop quel rapport avait eu la jeune femme avec le Pope. Et surtout, ne voulait pas encore une fois être la cible des projets produits par l’esprit tordu de la salamandre.

    « - Qui diable t’as mis dans un état pareil ? »

    La question était méritée, la jeune femme semblait tellement amoindrie et diminuée, pas seulement physiquement, pas seulement à cause de l’épuisement ou de blessures, il y avait quelque chose d’autre là-dedans. Il y avait quelque chose d’autre, quelque chose sur lequel le lion n’arrivait pas à mettre la main… Mais il avait des questions à poser mais il ne pouvait laisser la jeune femme dans cet état. Où pourrait-il bien l’emmener… Son temple était bien trop loin. Il fallait qu’il trouve quelque chose à Rodorio… Les tavernes n’étaient pas le lieu le plus adapté… Bah il improviserait.

    « - Viens, nous allons rentrer chez Rahi, tu peux marcher ou, comme tu les apprécies, tu veux faire un tour dans mes bras ? »

    Et le lion rit alors légèrement.


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Sam 23 Juil - 1:36
Survivre. Ce mot...Tête baissée, Ariane était...Gênée. Gênée d'avoir laissé Alexandrie seule. Quel général un peu responsable laisserait deux chefs, Légat et Pontifex ressuscités, faire ce que bon lui semblaient là-bas? Elles avaient honte les Lyumnades, mais surtout, elles appréhendaient.

"Je ne veux pas "survivre" uniquement...Pas cette fois..."


Le regard que leur jetait les habitants n'étaient guère plus rassurants. L'évidence lui vint directement, en croisant les innocentes prunelles trop curieuses. Oui, elle avait failli à sa mission, comme elle venait de déraper en cet instant. Mais cela, le Lion pouvait-il le comprendre alors qu'il la tenait fermement, et ce afin d'éviter qu'elle ne chute? Un regard en biais en sa direction...Et Ariane comprit qu'il ne disposait pas assez d'informations pour cela. Pour l'heure, il se contentait de lui offrir son étrange cosmos, très clairement bestial et refoulé pourtant. Ca tombait bien, la générale aussi était de cette nature. Et sans raison aucune, elle s'était mise à rire de cette situation, de cet éclat de rire pas franchement innocent pour une fois. Voir un grand colosse, deux mètres dix et une tonne de muscles, se charger de s'occuper d'elle, petite chose fragile, avait quelque chose d'intriguant. Un geste la coupa; il tentait de lui donner son soutien. Et comme toute bonne générale de l'Antarctique, la jeune femme aimait se nourrir de l'énergie vitale d'autrui pour se sentir mieux. Ô, les Lyumnades devaient être si pitoyables une fois mis au tapis. Toutefois, le pari de Childéric était dangereux, plus dangereux qu'il n'aurait pu le penser. Le Lion d'Or eut pourtant totalement le mérite d'avoir l'effet escompté, alors que l'atlante se concentrait à y puiser ses forces. Et toute seule, instinctivement.

Les blessures physiques étaient une chose, mais les mentales étaient d'une autre affaire. Et autre claque monumentale...Bélisaire était mort. Ses yeux s'écarquillèrent bien subitement, alors que la jeune femme étouffait un hoquet de surprise en plaçant sa main devant sa bouche. Sa réaction était assurément excessive et simulée, mais d'une façon, elle avait connu légèrement l'ancien Grand Pope et fut réellement surprise, peut-être même un peu nostalgique. La tache ne risquait pas d'être plus simple, car si elle avait appris à tester les limites de l'homme aux yeux hétérochromes afin de se préparer à une meilleure entrevue, le "nouveau" était un terrain inconnu.

"Mes condoléances pour votre Grand Pope. Un homme avec beaucoup d'humour quoiqu'un peu susceptible, si je puis ainsi dire."
Oui, son humour et son laxisme risquent de manquer au Sanctuaire...Quoiqu'il savait se faire respecter, ne put-elle s'empêcher de penser. Plaçant de nouveau une mèche rebelle et ondulée derrière son oreille, elle reprit. "Plus sérieusement, je partage votre tristesse, il a dû vous défendre avec ferveur jusqu'au bout le connaissant. Mais dois-je en comprendre que l'état de Rodorio et sa mort sont de paires? Enfin...je ferai avec le caractère du nouveau Pope...Il est comment?"

Ariane était passé d'une humeur taquine à un ton de fantôme. Un long soupir ennuyé et découragé s'échappa de ses lèvres. Ces disparitions risquaient bien de ne pas la remettre aussi enjouée qu'auparavant.

"Bon sang, je dois me reprendre!" Presque sous un sursaut immédiat, une vaine taquinerie traversa la bouille de la générale.

"Je...Hmph! Allons bon, le jour où tu me tiendras dans tes bras sera le plus beau jour de ta vie! Profites-en, je suis sûre que tu as connu plus douloureux comme proposition de combat, à l'avenir."


Et elle reprenait de nouveau de l'aplomb et de l'assurance! De toute évidence, cueillir un sourire sur les lèvres de son adversaire était une tradition pour la générale. Et avec une telle philosophie, Ariane ne s'attachait que très peu aux gens en contrepartie. C'était son devoir. D'un geste plus affirmé, la jeune femme se redressa et entreprit de faire un pas bien mesuré. Puis deux. Enfin, son état s'améliorait un peu plus. Suffisamment, pour repenser à tout cela. Les affaires gênantes. Sa main alla chercher dans sa poche. Une chose ronde caressait étrangement son doigt. Qu'était-ce? Elle n'avait pas souvenir de...Ou bien?

Qu'avait-elle fait d'Alexandrie jusqu'à Rodorio avec Râhi? "Plus tard!", lui hurlait son esprit.

La jeune femme lui devait des explications...Mais par où commencer? Sur le chemin du repère de Râhi, les faits commençaient à être prononcés.

"Eh bien...Je suppose que ça n'a pas commencé par Alexandrie. Vois-tu, depuis ma libération, je ne passe pas beaucoup de temps à Atlantis. En tant qu'ancienne générale, j'ai beaucoup trop de missions à gérer et d'informations à ingurgiter! Alors hum...J'ai été envoyé là-bas avec Lytès, le général du Kraken...Un doux combattant au-delà d'une légère froideur."
Un "très bon ami". "L'un des seuls", si elle avait réellement voulu s'étaler sur le lien qu'elle entretenait avec l'Océan opposé. La glace et le feu bleu illusoire. Elle espérait qu'il allait bien malgré sa mission diplomatique. De toute évidence, Ariane s'était trahie par le ton qu'elle avait employé en parlant de ce général. On sentait qu'elle l'estimait énormément. "Et...ça fait que je n'ai pas passé ton message non plus. Je n'ai pas vu Nimuë depuis la dernière fois. Désolée"

La révélation était maigre, et surtout bien moins importante. Mais elle touchait Childéric d'une façon ou d'une autre. La jeune femme poursuivit pourtant son discours.

"Avalon, donc. Terre sacrée, sous la juridiction d'une sainte Trinité précise. Ce ne serait pas juste de laisser cela sous silence, tu ne penses pas? Déjà que seuls les Marinas peuvent y accéder librement...Ô que faire?"
Mine amusée, son index se posa sur ses lèvres et son regard fut porté théâtralement vers le haut. Oui, garce théâtrale. De nouveau, elle commençait à taquiner le jeune homme. Plus amicalement cela dit. Elle savait qu'elle allait lui répondre tôt ou tard, et les secondes n'eurent pas à être comptées pour qu'elle reprenne ses révélations. "En bref, Dame Nynaeve, la protectrice de ces lieux, a un accord tacite avec Athéna, Poséidon et enfin...Apollon."

Elle pesa ses mots, quoique le dernier nom cité ne lui plaisait guère. On ne faisait pas plus hypocrites, hautains, précieux et plus horripilants que les soldats de ce dernier dieu! De caractère ou de philosophie...Partisan des Spectres à n'en pas douter! Mais cela était une toute autre discussion.

"...Bref, dieux qui accordent actuellement leur protection à ce grand village. Et pourtant, malgré cette triple promesse, cette triple protection, des gens y sont tués, pendus et n'ont pour seule refuge que ce que les Spectres n'envahissent pas. Ou ce que les Masques Rouges ne veulent pas assouvir. Je pense simplement qu'il est temps pour vous de prendre conscience de ces points-ci, de cette double menace. Nous avons un engagement là-dessus, quelque chose de durable, et je ne le dis pas seulement en tant que Marinas. J'estime qu'aucune faction ne devrait connaître une telle inquiétude vis-à-vis de son propre futur pour les seules caprices d'un dieu, profitant que ses autres compères soient dans le blanc le plus total afin d'avoir le dessus. Je veux faire bouger cela. Mon allégeance est quelque peu déroutante, je le reconnais. Pendant ces cinq années, j'ai œuvré pour...Eh bien, trouver de la distraction en me sentant condamnée à vivre éternellement ici. A faire de tout et de rien à la fois, à repenser à ma chère Neustrie puis à m'enfuir à la première faille trouvée. Oui, tout ça, parce que j'ai peut-être pu retrouver le goût à faire des choix, à marcher dans un monde que je n'ai pas connu jusque-là, et que je continue à découvrir d'un regard un peu jeune pour mon âge. Et pourtant, malgré le temps passé à vivre et à grandir à Rodorio, je ne saurai placer un visage sur ce que l'on m'en a dit, mais je connais son nom. Artorius. Cela ne te dit rien?"


Quinze ans n'était pas vingt ans, et connaître un nom ne menait pas forcément à une entière vérité. Pourtant, quelque chose la poussait à croire que ce "Artorius" acclamé dans cette ville deux mois auparavant n'était pas du fait de la coïncidence. Le masque fut levé pendant quelques secondes, un masque préoccupé, plus sage et moins enfantin. Pauvre moment de compassion peut-être trop rare pour la jeune femme. Les rues défilaient, autant que la vérité qui faisait son apparition.

"C'est cet Artorius qui est demandé, pour retourner auprès des siens et mener son armée incapable de sortir d'une certaine zone. Il en est le roi perdu. Et je compte bien aller jusqu'au bout de mon enquête, surtout avec ce qui s'est passé à Alexandrie!"


Ils arrivaient presque à destination. Ariane ne savait pas trop ce qu'il se passait, perdue entre son état de faiblesse, un léger trac et une triste intuition la prenait, mais une boule se formait.

"Parce qu'à Alexandrie..."

Repenser à son échec en plus devenait difficile, et si elle laissait un pauvre suspens à son actuel "médecin" improvisé, il n'y avait là rien de plus qu'une peur qui l'entravait d'en parler un peu plus.

Son état? Un ensemble. Echec, déception, peut-être même avec le soupçon d'un malheureux espoir. La générale se détestait rien que pour cela.



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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Mar 26 Juil - 13:10
    Il sentit la jeune femme s’accrocher à lui et à son cosmos comme une sangsue à une artère. Mais c’était un risque qu’avait pris le lion, en voulant sauver celle qui, jusqu’à preuve du contraire, était son ennemi et dont il se méfiait. Oui, il n’allait pas la laisser mourir pour rien. Rahi l’avait amené ici, et pour ça, l’ancien chevalier d’or de la vierge devait avoir une bonne raison. De même, Childéric ne voulait pas être responsable de la fin du pacte avec les marinas, il avait en tête encore les mots du Pope. Le Sanctuaire était seul, désespérément seul. Le lion sourit quand la jeune femme se mit à rire. Mais intérieurement, quand il pouvait sentir la bête de son cœur lutter et se battre. C’était là pour elle l’occasion parfaite de se nourrir, sur quelqu’un d’autre que le lion. Ainsi, Childéric érigea de puissantes murailles autour d’elle, mais il pouvait clairement sentir un léger filet du cosmos de la jeune femme être dévoré… Mais il pouvait surtout la sentir gratter pour attraper quelque chose de sombre, quelque chose de mauvais qui la faisait baver d'appétit... Se qui fit frisonner le lion. Dans quelle horreur s'était-il mêlé en portant secours à la jeune femme ?

    Le cinquième gardien accusa le coup stoïquement. Mais il pouvait sentir une émotion certaines dans l’infime part d’énergie d’Ariane qui était absorbé. La jeune femme le noterait-elle, tellement elle semblait se gaver du cosmos du lion et que ce que la bête prenait était infime. Mais le lion lui, savait. Il pouvait ressentir, la peur et la privation. Le vide. Un sombre écho de ce vide revient dans l’esprit du lion, quand il avait été fait prisonnier de son propre corps. Un masque sinistre passa quelques secondes sur son visage, mais il se reprit après une grimace. Si la jeune femme avait vécu ce genre d’expérience, ça expliquait pourquoi elle semblait perdue et différente de la dernière fois. Sans l’aide de la bête et de la rage qu’elle lui avait offertes, le lion lui, aurait eu aussi du mal à s’en remettre pleinement… Cette malédiction avait parfois du bon. Tout ce qu’il restait vraiment de ce combat, c’était le souvenir de vouloir sentir de ses mains, les os de son adversaire se rompre, un par un.

    Mais le lion se reconcentra bien vite quand la bête se calmait, cavé des sombres souvenirs de la jeune femme. Et il contempla la mine contrite que prit la jeune femme. Ce fut à son tour d’exploser de rire, déjà que lui, n’avait pas pleuré la mort de Bélisaire, qui n’était pas très populaire chez ses propres soldats, alors voir un « ennemi » agir de la sorte avait quelque chose de grotesque et amusant. Oui, les condoléances de la jeune femme amusèrent beaucoup le lion d’or. Puis, vinrent les quelques inévitables questions sur la nouvelle situation du Sanctuaire et sur l’attaque que la terre sacrée d’Athéna avait essuyée.

    « - Tu sais, il n’y a pas grand-chose à partager de ce côté-là. Oui, il est mort en affrontant nos adversaires, c’est quelque chose que de respectable ça. Il est mort en affrontant les guerriers d’Arès et ceux d’Apollon, qui semble marcher main dans la main. Pour Arkites, le nom du nouveau Pope, disons que je ne voudrais pas te gâcher la surprise mais il n’a rien à voir avec Bélisaire. »

    Il vit que la jeune femme voulait changer de sujet, mais il ne lui fit pas l’affront de le relever. Il allait répondre à l’humour par l’humour.

    « - Oh tu sais, ça sera plutôt quand tu seras dans mes draps que ça sera le plus beau jour de ma vie ! »

    Et à ses propres mots, le lion se mit à rugir de rire comme il ne l’avait pas fait depuis longtemps. Il fallait reconnaître qu’elle était forte pour faire diversion. Et sans même avoir à changer de tête, pour une fois. Il laissa la jeune femme marcher, restant près d’elle au cas où elle aurait besoin d’être à nouveau soutenu. Mais il semblerait que pour le moment, ses pieds soient mieux enfoncés dans le sol. Ce qui, visiblement, semblait être le cas. Et en plus, elle commençait à répondre aux questions du chevalier d’or du lion. Il l’écouta donc toujours prêt à la soutenir si elle avait besoin. Il l’écouta parler des autres généraux et de ce qu’elle avait fait. Alexandrie, le nom de la ville évoqua de sombre souvenir au lion… C’était ainsi pour ça qu’elle avait été là sur place. Elle parla ensuite du message qu’il lui avait demandé de transmettre…

    « - Oui, je sais, ce n’est pas grave… »

    Voilà les seuls mots qui sortirent de sa bouche, froidement prononcé. Finalement, il avait vu Nimue avant ses propres alliés. Décidément, le départ de Liao avait fait beaucoup de mal aux Marinas, ce fourbe félon devait diriger un peu mieux ses troupes que ce nouveau chef pensa le lion d’or. Une information qui lui serait utile sûrement plus tard. Puis, la jeune femme passa du coq à l’âne en attaquant sur Avalon. Dont le lion d’or n’avait que très vaguement voire presque pas entendu parler. Il sourit quand il vit la jeune femme se mettre ainsi en scène avant de lui donner les informations qu’elle avait. Childéric sentait que ce qu’elle avait à dire était d’une importance capitale. Mais la jeune femme aimait jouer la comédie il choisit donc de la laisser faire.

    Il haussa le sourcil de surprise quand elle lui parla de la trinité divine qui protège Avalon. Mais visiblement et à la grande surprise du lion, stupeur qui pouvait se lire sur son visage, ce n’était pas assez et cette terre mystérieuse semblait être en proie à un chaos certain. Les spectres… Sinistre nouvel et sombre présage que le lion avait déjà entendu et transmis. La suite par contre, des masques rouges, il n’avait jamais entendu parler et il ne savait même pas de qui ou de quoi il s’agissait. Mais il laissa la jeune femme parler avant de poser ses propres questions, les réponses se trouveraient peut-être dans ce qu’elle semblait disposée à dire. Mais de quel Dieu parlait-elle ? Poséidon ou Apollon ? Athéna étant bien entendue exclus d’office. Et guerrier de la déesse de la sagesse pensa plus sur le dieu que servait la jeune femme…

    Étrange de parler de son propre maître ainsi, mais le lion ne dirait rien à ce propos. Le lion par contre, s’arrêta net quand elle prononça le nom du chevalier d’or du capricorne. Des éléments du puzzle s’imbriquèrent alors dans l’esprit du lion. Ce jeune prodige était sous la garde d’Athéna pour une raison. Pour une raison aussi, qu’il avait reçu cette armure à la couleur particulière qu’est celle du capricorne. Il ne dit rien et se fut de nouveau les mots de la jeune femme qui le sortirent de ses pensées. Elle avait sûrement remarqué qu’il y avait quelque chose. Si elle avait fait attention, le lion allait lui dire de toute façon, il n’avait pas d’intérêt à garder ça pour lui s’il voulait d'autres pièces du puzzle. Étrange de parler de son propre maître ainsi, mais le lion ne dirait rien à ce propos. Le lion par contre, s’arrêta net quand elle prononça le nom du chevalier d’or du capricorne. Des éléments du puzzle s’imbriquèrent alors dans l’esprit du lion. Ce jeune prodige était sous la garde d’Athéna pour une raison. Pour une raison aussi, qu’il avait reçu cette armure à la couleur particulière qu’est celle du capricorne. Il ne dit rien et se fut de nouveau les mots de la jeune femme qui le sortirent de ses pensées. Elle avait sûrement remarqué qu’il y avait quelque chose. Si elle avait fait attention, le lion allait lui dire de toute façon, il n’avait pas d’intérêt à garder ça pour lui s’il voulait d'autres pièces du puzzle.

    Les deux guerriers arrivèrent chez Rahi. Et visiblement, la jeune femme avait du mal avec ce qui s’était passé à Alexandrie et surtout, cette maison. Le lion poussa un profond soupir et prit les devants, il ouvrit la porte et invita la jeune femme à rentrer. La maison était assez simple mais au moins, ils pourraient parler tranquillement. Il lui dit de s’installer comme elle voulait pendant qu’il prenait le temps de fouiller un peu pour trouver de quoi manger ou boire. Le lion finit, après quelques minutes, par trouver une petite amphore de vin, quelques fruits et un peu de viande séché, frugale, mais qui aiderait la jeune femme. Il servit deux verres de vin et posa le reste de la nourriture devant elle. Il but quelques gorgées et prit la parole :

    « - Ce roi perdu qu’il cherche, je sais où il est. Il se trouve dans le temple du Capricorne, qu’il garde pour Athéna, dont il porte l’armure d’or. Il est parmi nous depuis quelques mois seulement. Mais cet homme est un mystère et je n’ai pas eu l’occasion d’en apprendre plus sur lui désoler… Pour le reste, si tu n’es pas prête à parler d’Alexandrie prend ton temps mais… sache que j’ai vécu quelques choses de similaires quand j’ai affronté le cardinal de la peste. Je me suis retrouvé enfermé dans mon propre corps, sans autre sens que mon cosmos… Crois-moi, je sais… »

    Le lion avait d'autres questions, sur d'autres sujet à poser à la jeune femme. Mais ça attendrait qu’elle soit disposée à parler, et surtout, il préférait en apprendre plus sur les mystères du monde, que de mener son enquête propre, à laquelle il aurait les réponses bien assez tôt…


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Mer 27 Juil - 11:14
« Oh, voyons ! Je ne t'estimais pas comme étant plus qu'un voleur de baisers, le chaton! »

Enfilant les pas à un rythme plus régulier, poursuivant tous les deux leur chemin sur le domaine de Râhi, il était clair que la jeune femme avait regagné suffisamment de force pour continuer toute seule. En particulier en compagnie du Lion. Ce dernier avait renchéri sur ses taquineries aisément, tout comme à Alexandrie. Et jouant sa propre comédie, Ariane poussa légèrement le bras de Childéric, faussement outrée. L'atlante n'essayait pas de se débarrasser du mensonge peu feinté qui ornait ses traits plus légers et son teint de porcelaine. Non, rien de tout cela. Un doux rire étouffé avait terminé par s'échapper de ses lèvres, scellant finalement le destin de cette pauvre allure pleine d'outrage : la générale fut finalement plus amusée que choquée. Son regard et ses oreilles ne s'attardaient pas sur ce genre de détails, après tout les hommes qu'elle commandait étaient le plus souvent des hommes de peu de remords. Des hommes intéressés, des parias cachés; des hommes en quête de rédemption, une seule : la reconnaissance d'un travail qu'ils « aimaient » sous une nouvelle vie. Un travail peu recommandable pourtant. Sacrés petits gars. Alors non, tout cela avait été pris presque amicalement.

Et puis, faits plus croustillants...Le Lion cachait quelque chose. De bestial, de violent. Si elle avait comme dévorer le cosmos goulûment et intuitivement, des crocs étrangers étaient parvenus à l'atteindre, ou plutôt à effleurer le sien. Et même si cela attisait partiellement sa curiosité, la manifestation avait été personnelle. Du moins pour le Lion. Autant ne pas l'approcher de trop près, son but n'était pas de le mettre mal à l'aise...Même si cela était peut-être déjà fait ? Et puis...Ariane l'avait toujours dit; c'est la curiosité qui la tuerait probablement un jour ou l'autre.

Non, le trajet apportait son lot de réponses, même les plus imprévisibles. Comme celle concernant son propre camp. Une ironie à peine voilé, envolé une fois la destination atteinte. Chevalier comme Marina arrivaient en face d'un point de départ, là où la générale des Illusions venaient de sortir de son demi sommeil. Elle pressentait que les derniers jours n'avaient été qu'un oubli ; un oubli dont les bribes de mémoire s'éveillaient petit à petit au gré du temps. L'odeur de la mer vint quelques secondes, avant d'apercevoir « quelque chose », puis...Voilà que cela s'était encore estompé.

Pourtant, il y avait en ces éclairs de lucidité la clef de sa douleur. Cette petite chose qui l'embarrassait, la mettait hors d'elle intérieurement. Lui balayait un pseudo espoir. Levant les yeux, elle s'était aperçue que le Lion mastiquait un morceau de viande sèche, et alternait avec un verre de vin. Depuis quand était-elle entrée ? La vision de la maison l'avait enfoui dans une pensée plus récente qu'Alexandrie, Ariane le savait.

...Alexandrie...Elle avait besoin de trouver les mots. De boire un verre aussi. Ah. Ses yeux turquoises reposaient sur une coupe, tandis que l'objet trônait déjà dans sa main. Elle se demandait si son aveu quant au message non passé avait réellement été utile. Ainsi, le « Lion savait ». Il n'y avait pas dix personnes qui étaient au courant à ce sujet. Le seul lien existant fut la rouquine, le chaton et elle-même. Et les Lyumnades n'étaient pas dupes, explorant tantôt l'éclat du verre, détaillant tantôt du regard son vis-à-vis furtivement.

« Alors, tu le sais? Tu l'as vu, n'est-ce pas ? »


Elle. Nimuë. Difficile de penser que la jeune femme avait encore un lien avec le Sanctuaire, qu'il soit quelconque ou autre. Plus encore que de réfléchir comment la Sirène actuelle avait réussi à alterner son rôle de générale et le temps pris afin de rejoindre un ancien chevalier sur un autre île. Oui, elle oubliait. Nimuë n'était plus les Poissons. A dire vrai, elle ne savait même pas à quoi cette dernière ressemblait. Mais le temps ne devait pas lui avoir manqué de toute évidence ; la rousse était encore en repos depuis son arrivée. Et qu'elle en avait de la chance ! Elle au moins ne s'était pas faite menacer de mort, puis de kidnapping, puis de nouveau de mort.

Et finalement, de constater que celle-ci était dans le même Sanctuaire Sous-Marin depuis presque autant de temps qu'Ariane. Loin des yeux, loin du cœur? Pas véritablement. Ariane se souvenait, mais le dernier souvenir remontait à l'époque d'une irlandaise devenue Chevalier...Les choses changeaient, bougeaient autour d'elle.

Mais Ariane était là, chez le Saint qui l'avait sauvé, même si cela n'avait en rien le luxe connu à Atlantis. De toute évidence la Vierge déchue devait faire avec ce qu'elle avait depuis son retrait. Et Ariane l'avait vu, de ses yeux. De ses souvenirs, de ses peines. Sur son accord cette fois-ci, une proposition bien étrange s'était faite entre eux deux, scellant un lien plus approfondi entre les deux personnes ; habituellement on aimait rarement faire surgir les secrets les mieux enfouis, les plus dangereux. Mais Râhi avait lutté contre cette peur et contre ses propres faiblesses. Une valeur que la jeune femme appréciait, elle qui n'aurait su tolérer en cet instant la moindre démonstration d'une plainte.

« Ô, Râhi...Où es-tu ? Même Artorius me paraît plus simple à localiser... »

Et pourtant, la quête avait été longue, mais surtout, elle s'était soldée par une perte de sens. Au moins n'avait-elle pas perdu la vue ; reconnaître un Chevalier d'Or en y allant à tâtons aurait été regrettable. Les verres se cumulaient rapidement pour quelqu'un qui ne tenait que moyennement -si ce n'est pas du tout- l'alcool.

« Artorius est donc bel et bien ici...Il est là, et...Et quoi ? C'est un Chevalier d'Or ? Eh bah...je me déçois moi-même, si j'avais su...Mais...Je suppose que c'est mieux que rien. Ton information m'est précieuse! En revanche, qui nous dit qu'on parle de la même personne ? Je reste sceptique, tout comme je n'écarte pas cette possibilité. »

« Mieux que rien ». L'expression lui donnait un étrange rictus. Qu'elle continue à picorer et à boire, rien ne changerait à ce qui la tourmentait. Rien n'avait changé. Ce n'était qu'un retour à la case départ. Et comme cette pensée s'avérerait véridique d'ici peu...Bien loin était la compassion ardente qu'il venait de lui démontrer.

« Hum, je peux continuer à raconter cela...Je devrais pouvoir le faire..." Elle serrait les dents en repensant au musicien qui l'avait privé de ses sens, en repensant à la technique de Râhi qui l'avait paralysé, rendue groggy jusque-là. Pour la sauver certes...Mais que savait-il d'autres "Non tu ne sais pas...Sauf pour les sens? Peu importe ce qui se passe, je reviens toujours sur mes premiers pas. Sauf que...Je n'ai pas l'impression d'explorer davantage un monde que j'ai raté en restant ici. Cette perte de goût, d'odorat et la surdité n'en est qu'un exemple de ce que je n'ai que trop connu..." Elle marqua une pause, remarquant ses paroles dures. La jeune femme finit pourtant par se déteindre, prête à écouter le Lion. "Quel guerrier? Quelle technique? Toujours ici, je suppose?"

Ca l'effrayait peut-être un peu. Beaucoup même. Elle inspira, tenta de se mettre de nouveau à l'aise. Mais rien à faire, le Sanctuaire la tétanisait autant qu'il lui était familier. Un lien étrange

"J'ai failli Childéric. A Alexandrie. J'ai failli, dans ma propre bêtise. Je voulais atteindre un homme qui recherchait Artorius. Quelqu'un au service d'Avalon. J'avais reçu une information indiquant sa présence dans la ville, et j'ai eu un volontaire en chemin. Une nouvelle recrue du Sanctuaire Sous-Marin. » Ariane n'avait pas manqué le sac placé non loin de là. Tirant sur la lanière, l'objet désiré n'avait pas résisté bien longtemps pour venir offrir son contenu. Et quel contenu ! Râhi savait, après tout. Habilement, presque avec une précision exagérée, Ariane avait tartiné ça et là, sur un morceau de pain, quelques olives vertes. Son met préféré. Un sourire satisfait s'était manifesté sur ses lèvres alors qu'elle croquait à pleines dents son repas. Elle reprit finalement sous un ton plus heureux. « Le genre un peu foufou, pas mauvais du tout. Plein d'espoir et de vie. C'est rare. Mais bon ça n'empêche pas qu'il m'a laissé en plan, moi, jeune femme fragile et inoffensive, contre deux Spectres. Un ancien Légat, et un ancien...Hum, un autre chef de camp je suppose ? Un Cardinal en tout les cas. Tous les morts sont bons à prendre visiblement, mais il désirait...Mon sang. Celui d'un Marinas au moins. A quelle fin ? Je n'en sais rien. Je dois ma vie à Râhi, le seul à avoir répondu à mon signal, sans quoi je serai probablement morte à l'heure qu'il est. Et comme je ne suis plus du genre à me mettre ventre à terre, j'ai riposté. Et j'aurai probablement riposté tout du long. Mais...Je crains l'état d'Alexandrie...J'espère que la ville n'a pas été attaquée en contrepartie. »

Un long soupir s'était envolé en une buée incolore. La gardienne de l'Antarctique était surtout déçue. Déçue d'avoir fait l'équivalent d'une fuite face à un « Légat-Sirène », si cela était possible...Une seule, mystérieuse et misérable information qu'elle avait dérobé au cours de leur combat. Le Cyclope n'occupait-il pas cette place normalement, en théorie ? Peu importe. Râhi l'avait assommé, toutefois le geste n'envolait pas son traumatisme. Le sien, celui de la guerre. La mort avait rasé Ariane de près, et elle l'avait senti.

« Un homme Sans Armure ayant plus de considération pour ma vie que les autres Marinas...Parfois, les circonstances m'égarent et me dépassent. Vraiment. »
Ô, l'atlante avait choisi son chemin, mais l'expérience avait été étrange. Pas au point de la faire pleurer, elle ne créait qu'un drôle de sentiment. La Marina resserra son étreinte sur son verre, puis aperçut Teigne menacer silencieusement au coin d'une table, à demi-cachée, l'homme qui partageait un repas avec elle. Si les regards pouvaient tuer, la bête aurait vaincu. La pensée était amusante.

Elle reposa son verre, apercevant qu'elle l'avait bu trop vite. Oui, il lui fallait voir le nouveau Pope. Celui qui avait remplacé depuis peu Bélisaire, l'homme aux yeux hétérochromes. Akritès.

« Seulement, je sais que mon frère d'armes a rencontré ce druide, l'homme que l'on recherchait, pendant que je le combattais. C'est pour cela que je demanderai, peut-être, éventuellement, une audience, même si le druide en question devrait passé d'ici peu. C'est...Mon but. L'un de mes buts. Akritès donc ? Tu n'as pas l'air de mal accueillir la nouvelle en tout cas, malgré tout ce qui s'y est passé. L'attaque provenait donc d'une double alliance... »

Cela n'avait rien d'étonnant ; lorsque la Guerre brutale s'opposait au stratégique, l'on demandait un coup de génie, de la nouveauté, pour tenter de doubler la somme d'un pari. Mais tout cela était relatif, car au fond d'elle-même, l'atlante aux cheveux d'ébène avait su que cette attaque allait avoir lieu. La venue de la petite blonde dans leurs geôles n'avait fait aucun doute.

« Les guerriers d'Arès n'ont jamais reculé pour faire couler le sang ; une qualité comme un défaut qui leur vaut bien de se montrer efficace en première ligne. Cela...Me rappelle la guerre il y a cinq ans. En quelque sorte. Quant aux Oracles... »
Le dégoût avait été à peine dissimulé. Prestement, l'atlante avala une olive, et croqua pour délivrer l'étrange et mystérieuse saveur des fruits de l'arbre d'Athéna. Mieux comme goût. Elle posa le reste sur le côté, laissant libre accès aux dernières olives, tout en parlant des guerriers ailés. « En toute honnêteté, je ne les cerne pas actuellement, et mise à part prouver que leur dieu est bon et magnifique, meilleur que la Sagesse, la Guerre et l'Océan, il n'y a pas grand chose à penser d'eux, mise à part que ce sont des êtres peu conscients et plutôt fanatiques.  »

Ils étaient surtout pénibles et condescendants, dans leur naïveté ou leur faux air innocent. D'où venait cette haine croissante ? A croire que les Spectres étaient remplacés par les Oracles en cet instant.

« Oh, et désolée pour le cosmos. J'espère que je ne t'ai pas fait mal. Mais ne t'en fais pas, je suis plus résistante que l'on peut penser, ça passera. Je pense que c'est déjà un peu mieux mais...J'ai l'impression d'oublier quelque chose d'important.  »


Les révélations touchaient à sa fin. Mais il y avait ce "truc" plus récent. Moins conscient.


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Jeu 28 Juil - 19:51
    Le lion était amusé par la comédie de la jeune femme. Ces deux-là se livraient à un jeu basé sur un genre de blague particulier mais il semblerait que c’était au moins un point commun que le lion et la salamandre avaient en commun. Il la laissa donc faire, ponctuant ses mimiques outrées par son rire-rugissement. Mais ça, ce n’était qu’un bref moment de détente dans une situation qui ne laisser pas place au relâchement. Ainsi, arrivé chez Rahi, le lion vit que la jeune femme était encore plus perdue qu’il ne l’aurait pensé. Et c’était quelque chose qu’il pouvait comprendre, c’était de là que tout avait commencé et c’est sûrement ici que tout se terminerait. Du moins, une partie de l’histoire. Car des histoires, il y en avait plusieurs, dont une, qui concerne une jolie rousse importante aux yeux du lion qui n’était pas ici.

    « - Oui, disons que le destin nous a permis de nous croiser, j’ai pu lui délivrer moi-même le message. Je devrais te remercier d’avoir essayé, je suppose. »

    Le lion remettrait cette histoire sur le sujet plus tard. Après, la jeune femme avait d’abord des choses à dire et un sac à vider. Les informations, c’était avant tout ça que la jeune générale voulait partager avec le Sanctuaire et le lion ferait donc passer sa quête personnelle après son devoir. Encore. Il l’écouta disserter sur le roi perdu d’Avallon, chevalier d’or du capricorne. Oui, c’était possible que ça ne soit pas lui mais… à moins de l’avoir vu, ça prenait son sens. Il était jeune, plus jeune que les autres chevaliers et il se dégageait de lui, d’après le souvenir de Childéric, un étrange aura de majesté, quelque chose qui fait qu’il inspire instinctivement le respect de ses pairs. Du moins, c’est ce dont le lion d’or se rappelait.

    « - Nous verrons ce que dira le Pope mais, je pense que si tu le voyais, tu comprendrais tout de suite que c’est ton homme. Tes informations éclair beaucoup de choses sur ce que tu peux… disons ressentir en sa présence. Même s’il est jeune, très jeune. Mais encore une fois, je l’ai pas connu autant que je l’aurais voulu. »

    Mais tout ça ne faisait que combler les quelques blancs qu’il y avait dans l’histoire. Pourquoi la déesse avait-elle donné à ce jeune chevalier l’armure d’or à l’étrange couleur. Si Athéna avait un lien avec Avalon, et qu’elle était membre du triumvirat chargé de la protection de cette terre étrange, il n’y avait pas de doute possible là-dessus, qu’elle ait choisi de recueillir et d’élever son futur roi. Il adressa un sourire compatissant à la jeune femme quand il la vit prendre sur elle pour continuer de raconter son histoire. Ce n’était pas facile pour elle et ça, le lion le comprenait bien. Très bien.

    « - J’ai affronté le cardinal de la pestilence, une ignominie impie, qui finira par mourir seul je pense, même si mes poings auront un peu aidé. Il m’a privé des cinq. C’est une sensation horrible, prisonnier de mon propre corps, dans le noir complet et le vide absolu. Il n’existe plus de haut, plus de bas. Plus de douleur, plus d’odeur. C’est quand tu perds tout, que tu te rends compte à quel point tu te reposes sur tes sens. Heureusement que ceux de notre espèce n’en ont pas seulement cinq… »

    Le lion haussa un sourcil quand elle lui parla d’un homme qui cherchait le chevalier d’or du capricorne. Visiblement, Avalon semblait avoir plus d’importance que n’importe quoi d’autre. Trois dieux, antagonistes, dépassant leurs problèmes pour protéger cette terre, qui suscite l’avide intérêt des spectres, ce qui n’est jamais une bonne chose. Et une faction inconnue répondant à l’étrange nom de masque rouge. Peut-être même que les chevaliers de l’ombre avaient un rôle à jouer dans tout ça. Avec ça, et la boucle serait boucler. Peut-être qu’au fond, le lion avait là une conclusion intéressante mais tout ça n’était que du vent, et il ne pouvait se permettre de propager du vent. Mais l’idée pourrait sûrement être utile…

    Il l’écouta modérément parler du nouveau général de Poséidon. L’information ne l’intéressait qu’à moitié, mais il était toujours bon de savoir ce dont était capable un futur ennemi. Il ne put s’empêcher de retenir un rire amusé quand elle se décrivit comme une jeune femme, frêle et fragile. Une jeune femme oui, ça elle l’était, fragile, absolument pas. Il tiqua par contre, quand elle parla des spectres. Elle dut voir la surprise sur son visage et presque de l’effroi passé sur les traits du lion avant qu’il ne se reprenne. L’une de ses seules peurs était sur le point d’arriver… Il allait devoir se retrouver face à d'anciens chevaliers, des gloires passées ou des êtres chers ou même son maître… Mais savoir que tout ça, touchait aussi les autres factions, dresser de la mort un tableau encore plus sombre. Servir dans la vie ne suffisait plus…

    Par contre, le reste le laissa bouche bée. Du sang… Mais que pouvait-il bien faire avec le sang d’un marina… peut-être… Peut-être que c’était pour eux une clef pour forcer le passage d’Avallon. D’après la jeune femme elle-même, l’accès à cette terre sacrée et étrange semblait réservé au servant du dieu des océans et si justement, le sang offrait la possibilité de briser cette chasse gardée ! Par contre, il ne fut pas surpris de voir que Rahi s’était porté au secours de la jeune femme. C’était bien son genre à celui-ci, bien qu’il soit taciturne et particulier, le lion avait une certaine forme d’estime pour son ancien voisin et il regrettait que ce dernier se soit éloigné de son armure.

    « - Pourtant, l’ancien légat semblait avoir de l’estime pour toi. Les choses ont maintenant changé au sanctuaire sous-marin ? »

    Le lion était toujours attentif à la suite des explications de la jeune femme. Cette histoire de druide l’intriguait. Surtout s’il allait venir vers le Sanctuaire et surtout vers son roi. Mais tout ça, était se une bonne ou une mauvaise chose… Seul l’avenir le dirait et le lion avait déjà du mal à emboiter toutes les pièces d’un puzzle qui le dépassait encore complètement.

    « - Une audience auprès du Pope ou du druide, pour le Pope, je pense parler sans trop m’avancer qu’il sera très heureux de te voir, surtout si tu lui racontes tout ça et encore plus. Pour le reste, disons que j’ai eu quelques… désaccords avec la politique de Bélisaire et puis, il ne sert à rien de s’attarder sur la mort d’un soldat, il a fait ses propres choix c’est tout. Il a choisi de mourir au combat, d’une certaine façon, il a regagné un peu de mon respect comme ça. Mais c’est compliqué à expliquer… »

    Le lion esquissa un petit rictus amusé quand elle parla des guerriers d’Arès. Oh oui, ces derniers savent aller jusqu’au bout des choses et des gens aussi. L’ancien Pope en avait fait les frais, de cette détermination à voir la mort s’abattre sur leur ennemi. Une détermination à laquelle le successeur de Bélisaire avait répondu par la paix… Si la décision était revenu au lion d’or, il aurait coupé la tête de tous les responsables de l’attaque qu’il leur aurait été possible de capturer. Et les oracles… les oracles jouaient un jeu trouble, très trouble ! Le lion s’était retrouvé poussé par le cosmos d’Arès à tuer Aedan au lieu de s’occuper d'autres menaces et ces derniers ont pris part à l’attaque du Sanctuaire… Puis ils avaient aussi un rôle à jouer dans cette histoire d’Avallon.

    « - Les guerriers d’Arès n’étaient pas les seuls à attaquer, ils ont reçu l’aide des hommes d’Apollon justement. Alors je ne peux que partager ton avis. Je ne sais pas ce qu’ils veulent ni où ils vont, surtout maintenant que tu mets cette histoire d’Avallon sur le tapis… »

    Puis il y avait aussi les autres factions… tout ça représentait un jeu d’échecs à plusieurs joueurs, où le lion d’or n’était même pas sûr de tenir le rang de pion, tant il était dépassé par tout ce que venait de lui annoncer la jeune femme.

    « - Oh je sais bien que tu es plus forte que tu en as l’air ! C’est simplement pour éviter d’avoir à te porter dans tout le village que j’ai fait ça voyons. Pas parce que tu étais complètement exsangue et vidé de ton énergie bien sûr ! Concentres-toi donc, je te redonnerais bien un peu de cosmos, mais j’ai peur que tu y prennes gout… Si tu dis que tu as plus important que ça à raconter… J’aurais aussi quelques questions à te poser après, mais ça peut attendre. »

    Attendre oui, mais pas trop longtemps, il voulait en apprendre plus sur ce maudit rubis…


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Ven 29 Juil - 15:51
Terminant sa dernière bouchée, Ariane contemplait le jeune homme avec autant d'attention qu'elle ne portait d'intérêt à ses paroles. Celle engageant son camp. L'ancien Légat? Pourquoi en parlait-il au passé? D'où avait-il eu cette information aussi cruciale qu'embarrassante? Heureusement pour elle, ses yeux avaient appris, parfois, à ne pas dire la vérité. Elle avala son met et répondit avec une douceur étonnante.

« J'espérais éviter ce genre de questions. Je peux t'apporter des réponses relatives à mon intérêt, et Avalon l'est, mais en ce qui concerne Atlantis...Excuses-moi de ne savoir que te répondre doux Lion. Mais...Quelqu'un aurait pu être envoyé oui, ou Poséidon aurait pu nous protéger, ce qui n'a pas été mon cas. Un honneur comme..."
Une déception. La sensation d'être abandonnée de son dieu face à un traître s'insinuait en son esprit, la frappait comme deux crochets plantés dans sa peau. La gardienne de l'Antarctique savait qu'elle avait peu de valeurs, mais le libre arbitre laissé en cet instant était aussi touchant que cruel. Le dieu des Océans l'avait laissé maîtresse de ses choix comme à chaque fois, chose que la générale reprochait étonnamment au bord de la mort. L'on voulait des miracles quand cela arrange, pourvu que la bénédiction de Poséidon aie visée ses autres collègues partis en mission. Le temps et la lassitude parlaient. Après tout, cela faisait depuis neuf ans que son service avait commencé, cinq longues années dans la solitude et le sacrifice. L'estime dont parlait le Lion était une chose bien différente, ne concernant qu'un homme qu'elle avait connu avant la guerre; ce lien les avait rapproché et lui, avait deviné la peine endurée et les illusions rêvées par la jeune femme, loin d'Atlantis. Quel dommage de l'avoir aperçu si peu souvent...

Enfin, il avait sû également que l'adaptation de la générale à son environnement aurait été particulière. Mais envolé le Légat, l'ancien général de l'Hippocampe aux talents diplomatiques exquis. Celui qui avait, avec fierté, amené triplement une victoire oratoire. Une urne, un compromis, une générale. Liao était perdu aujourd'hui, ou alors peut-être était-il revenu? Peu probable. Tout comme Thalès était grand absent. Et la réalité parlait; Ariane se demandait si le rêve n'aurait pas été préférable. Mais à quoi pensait-elle réellement? La générale avait toujours exécuté les devoirs les plus durs. Son rôle était de trahir dans l'intérêt des atlantes. La jolie brune n'était qu'une apparence. Et aujourd'hui son apparence se voulait simplement d'aider Avalon à retrouver le roi perdu. Il y avait néanmoins une attention derrière ce service: Les Ligures étant de nobles personnes, il n'y avait que très peu de doutes qu'une aide reviendrait à asseoir une meilleure dette à leur égard, fusse-t-elle inconsciente. La générale des Lyumnades n'était pas complètement une personne de charité. Avec un peu plus d'expérience, un peu plus de volonté, peut-être apprendrait-elle l'art diplomatique? Elle savait parfaitement ce que les Oracles désiraient, mais préférait laisser cela sous silence. Une influence des paroles atlantes.

"Toutefois...Cela me rassure de savoir que le Capricorne serait bien ce roi... Ca doit être quelque chose; pour que le Grand Pope lui-même le considère ainsi. Et toi aussi. Quant à savoir si votre chef sera heureux de retrouver un Tribut perdu pour quelques jours...Le temps d'un entretien...Ce n'est pas pour vous rappeler de mauvais souvenir, mais j'ai filé entre les doigts de Bélisaire la dernière fois. J'ignorai toutefois qu'il avait une réputation différente.»

Ariane s'était alors levée, non sans lui adresser un adorable sourire. C'était sa façon de rire et de se moquer de ce physique si doux, pour un pouvoir si ingrat. Mais également de feinter ses propres faiblesses, et même avec une bonne concentration, sa mémoire lui faisait défaut, et les bribes de lucidité étaient plus que flous pour en décrire quelque chose de précis. Sur l'épaule de Râhi...Une salamandre morte. Prémices d'un objet délivré. D'un geste de la tête, la jeune femme indiqua le jardin situé à l'arrière de la maisonnée. Qui sait, l'air frais leur permettrait peut-être d'avoir une meilleure conversation? Une meilleure intuition? Le blond semblait compatissant à son sujet, et l'affrontement qu'il avait eu face à cette "Pestilence" était étonnamment ressemblante à ce qu'Ariane avait connu. La sensation d'une prison sans parole, sans sens, dépourvus du moindre impact sur le monde l'avait ramené dans le passé. On disait qu'un homme ne revenait jamais réellement intact de la guerre; et la jeune femme croyait sur parole cet adage. Il n'y eut pas de mots à la suite, Childéric avait touché juste. Ils étaient prisonniers, mais la douleur...Seul un homme ayant été réellement au combat pouvait le comprendre.

"Non. J'ai ressenti la douleur, même privée d'une partie de mes sens." D'une main, elle avait indiqué son cœur, et puis sa tête. Une solitude dans un vide des plus complets, et le tribut n'avait que pour seules compagnies ce que les souvenirs voulaient bien montrés, signifiés à son détenteur."C'est une chose qu'on évite pourtant en se concentrant sur la douleur physique...Ca rend les choses plus simples, moins subtiles. Différente du passé." Prisonnier...Elle l'avait été par deux fois, dont une captivité qui l'avait privé de sa jeunesse. On disait que c'était de famille, mais il semblerait que tout ce qui s'y associait l'impactait davantage. La curiosité demeurait néanmoins envers lui. Envers un chevalier qu'elle connaissait à peine. "La Pestilence? C'est donc l'odeur qui a tari tous tes sens? Enfin...Ils ont dû vous attaquer à plusieurs pour ainsi mobiliser autant de personnes. Comment t'en es-tu débarrassé, de ce sentiment? Avec tes autres sens?"

Le regard qu'elle portait sur la grande silhouette de son vis-à-vis aurait pu certainement s'attarder sur chacun des détails afin d'y déceler, peut-être, une cicatrice par-ci, un éclat morne par-là. Un peu comme elle, bien malgré sa fâcheuse habitude à se repaitre de l'énergie de ses ennemis. A quelques pas de l'escalier, le jardin révélait déjà une certaine sobriété ainsi que quelques fleurs; roses, orchidées et iris, certainement entretenus par les habitants de Rodorio.

Pourtant, ce qu'elle y découvrit ne fut pas plus enjôleur; l'hôte de ses lieux reposait tristement dans le jardin. Un hoquet de surprise résonnait presque en écho, amplifiait cette triste surprise. Ariane mit du temps à reconnaître ce bruit; ce fut le sien. Ariane s'était raidie. Tétanisée pendant plusieurs secondes, elle finit pourtant par s'y approcher vivement. Le liquide qui coulait dans ses veines étaient certainement plus amer qu'une olive, plus profond que l'étrange saveur que le petit fruit vert offrait....Pourtant, il n'y en avait plus dans son récipient depuis un bon moment. Soudainement, sa main le serra violemment. Trop violemment.

Clac.

Alors, Ariane repensa à ses remerciements. Sa « tentative », comme il le lui avait si bien expliqué.

« Ne me remercie pas Childéric. Et je suis désolée, tellement désolée pour...Lui. Pour vous. Je n'aurais pas dû l'aider, je n'aurais pas dû lui offrir un foyer provisoire. Il ne serait pas venu aider à Alexandrie pour une...Dette. Qu'il me devait, soit disant...Oh, Râhi...»

L'homme, ou ami que la générale tenait dans ses bras était encore chaud, et ses muscles encore agiles. Les secondes s'entassaient et le jeune homme devenait tiède, puis se refroidissait lentement contre la jeune femme tendue, perdue à la fois dans un mélange d'émotions méconnaissables, ainsi que dans ses souvenirs d'enfance. La guerre. Ce n'était rien de plus qu'un sentiment de culpabilité, et peut-être même d'une peine perceptible sur son visage. Mais dissimulée. La Marina était tel un volcan ; il n'était pas entré en irruption. Mais il aurait pu.

Sa main passa lentement sur son visage, afin de le graver dans sa mémoire. Ou peut-être pour tenter de s'accrocher à un semblant de vie malgré la pudeur qui entourait la jeune femme dans l'expression de ses émotions. Les hommes sur qui elle utilisait son pouvoir n'avaient pas été aidés. Pourtant en son cœur, faisait rage un sentiment qu'elle avait pressenti durant la guerre, qui lui avait longtemps infligé autant de tristesse que de joie. La mort était comme une épée pointée vers une tête et la vie était une chose mince qui se risquait à chaque fois. C'était ainsi qu'on la ressentait, quand les cœurs battaient à l'unisson cette délicieuse symphonie. Et alors tout devenait confus. C'était la loi des enfants soldats. A peine une larme ne débordait, juste un sourire esquissé, déformé par l'expérience et la retenue. Après tout, il ne fallait pas perdre ce visage poupin qui trompait de temps à autre. On le lui avait toujours appris. Mais le sourire n'avait rien de bien véridique, et bientôt il s'estompa.

Elle devait laisser Childéric présenter ses hommages. Aussi s'écarta-t-elle un instant au coin d'un jardin, priant silencieusement pour l'ancien Saint. Comme durant son enfance.

Alors pourquoi ses mains tremblaient d'injustice cette fois-ci? Pourquoi ses yeux furent humides à la vue du corps de ce pauvre Râhi? Elle abaissa sa main, hésita, ne prit pas garde au verre littéralement broyée et aux nombreux morceaux qui avaient bien fini pas couper toute sa peau. Sous l'adrénaline, elle n'avait rien ressenti, et Ariane se contentait de relâcher les fragments d'un objet qui allèrent s'éclater sur le sol en un bruit sourd.



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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Dim 31 Juil - 11:49
    Le lion avait promis de rien dire de ce qu’il s’était dit avec Nimue, mais il avait besoin de savoir certaines choses et avait fait une légère entorse à cette petite règle pour tester Ariane. Ce qu’il avait eu l’impression, c’était que la jeune femme était l'âme damnée de l’ancien légat. Celle qui fait son sale boulot dans l’ombre, mais visiblement, les choses étaient légèrement différentes de ce qu’il avait pensé et surtout dans ce changement de hiérarchie dans le camp des serviteurs de Poséidon. Il était démuni dans cette conversation car il n’avait que peu d’informations en comparaison avec la jeune femme et il voulait surtout, plus tard, posé des questions à la jeune femme.

    « - Je ne sais pas comment marche votre dieu, mais j’ai reçu l’aide d’Athéna quand j’en avais besoin. Quand je n’avais plus rien que mon cosmos, j’ai senti son regard sur moi… Ce n’est pas vraiment descriptible mais, je sais l’aide que ça m’a apporté dans ce monde vide dans lequel j’étais enfermé. »

    Puis, la conversation reprit rapidement sur ce qui intéressait les deux guerriers sacrés. Avalon et son roi perdu. Le lion esquissa un petit rire amusé quand la jeune femme reparla de son évasion. Cette histoire était trouble et le lion n’avait pas forcément tous les détails de cette mission mais les faits étaient là. La jeune femme avait quitté son rôle de tribut sans que le prisonnier ne soit rendu. Et aucune sanction n’avait été prise contre les marinas, grâce aux magouilles de l’ancien légat, le lion d’or pouvait le sentir. Ce qu’il avait fait en venant ici et en négociant cet accord de non-agression, c’était de simplement se jouer de Bélisaire. L’ancien Pope était tombé sur plus fourbe que lui et il avait perdu sur toute la ligne, le lion pouvait en être sûr. Les chevaliers avaient perdu plus qu’il ne le savait ! Le jour des vérités fera mal !

    « - Quand tu les perds tous, tu ne sens plus rien. Il n’existe plus rien d’autre que ton esprit et ta propre voix que tu entends dans ta tête, dans un océan de noir et d’obscurité. Le vide et le néant, au fond, plus que tout le reste, c’est ça, le plus effrayant. Non, c’était une sorte de créature informe, qui répondait au nom du Masque Blême et qui imposait par son cosmos une sorte de malédiction. Rien à voir avec l’ancien porteur de cette cuirasse, que j’ai aussi affronté. Thivan, d’après Béliasire, mais il n’a jamais dit son nom durant notre combat donc je ne saurais être sûr. Lui par contre, il puait à mort ! Et il était bien plus vicieux aussi… Pour le reste, disons qu’ils ont eu de la chance et qu’ils se sont montré au bon moment. Une attaque couplée des oracles et des guerriers d’Arès. »

    Le lion releva le tissu qu’il avait sous son armure pour montrer sur ses flancs, exposé par la protection d’or, dans quel état le cardinal l’avait mis avec ses miasmes. On aurait dit que quelqu’un c’était amusé à tourner et retourner un bout de fer chauffé à blanc sur les côtés du lion mais ce n’était que le cosmos malade de son adversaire et le souvenir qu’il lui avait laissé après qu’il eut mordu la poussière. Mais ce n’était qu’une cicatrice de plus et le lion en avait des bien plus douloureuses. Puis, la jeune femme s'était levée pour se diriger vers le jardin. Childéric l’avait donc suivi du regard pour voir où elle allait, dehors. Peut-être que l’air de l’extérieur lui faisait du bien et que c’était ce qu’elle cherchait mais...

    Le lion bondit quand il la vit se raidir et en une fraction de seconde il était déjà à côté d’elle voir ce qu’il en retournait. Même si un semblant de confiance s'était installé, le lion se méfiait toujours de la jeune femme d'une et de deux, il la savait fortement affaibli et ne voulait prendre aucun risque avec elle, tant ce qu’elle était venu offrir était précieux, sans oublier le statut qui était celui d’Ariane. Laissé mourir un général de Poséidon dans le Sanctuaire ne serait pas du coup du Dieu des mers. Mais il fut tout aussi surpris de la jeune en découvrant ce qu’il l’avait fait réagir de cette façon. Le corps de Rahi, l’ancien chevalier d’or de la vierge... Le lion déglutit et porta sa main sur l’épaule de la jeune femme pour lui fournir un semblant de soutien.

    « - Il est mort en faisant ses propres choix. Il n’était plus chevalier d’or mais t’a offert son aide sans hésité, au péril de sa propre vie. Au moins, il est mort dans un endroit qu’il aimait je pense… »

    Puis, il recula alors laissant la jeune femme seule avec le corps de Rahi. Il avait fait beaucoup pour elle et visiblement, les deux guerriers étaient proches, le lion ne savait pas à quel point, mais il respectait ça au moins. Le temps passa et la jeune femme se retira pour laisser son tour au lion d’or… Bientôt, peut-être devrait-il affronter Rahi ressuscité par Hadès, ou bien ça serait le devoir d’Ariane… De toute façon, il faudrait d’abord penser à enterrer le corps de son ancien voisin. Et si c’était possible, avec les honneurs du rang qu’il avait occupé de son vivant, il le méritait bien après ce qu’il avait fait. Il porterait après tout ça, le corps de l’ancien chevalier d’or de la vierge dans le temple d’Arkites, pour qu’il soit enterré dans les terres sacrées du Sanctuaire… Encore les dégâts de la politique de l’ancien Pope…

    Le lion fit sorti de ses réflexions par un bruit sourd qui venait de derrière lui. Il vit le verre brisé au sol et le sang coulé de la main d’Ariane. Le lion fit tomber le haut de son armure pour enlever l’étoffe qu’il portait sur le dos et qu’il déposa sur le haut du corps de Rahi, pour au moins couvrir le visage du jeune homme après avoir pris soin de vérifier si ses yeux étaient bien fermés. Puis, il remit son armure. Pendant ce laps de temps, le petit lézard aurait pu contempler le corps du lion d’or lézardé par un nombre invraisemblable de cicatrices, causé par différentes sortes d’armes et d’ustensiles. Puis, il se retourna vers la jeune femme et l’entraina à l’intérieur. Il chercha un peu d’eau qu’il finit par trouver et une étoffe. Il entreprit alors d’arracher les morceaux de verre.

    « - Je suis désolé pour Rahi… »

    Le lion d’or ne savait pas quoi dire d’autre, il n’avait rien à dire d’autre de toute façon. Rahi était mort pour la sauver. Elle vivait et plus lui. Mais je pense que c’était au fond, ce qu’il avait voulu. C’était quelqu’un de bien. Qui n’avait pas hésité à braver les interdits pour aider Silas dans sa folle quête à Jamir. Oui, au fond, c’était une perte et aux yeux de Childéric, il était plus digne de porter l’or qu’Orion ne le serait jamais…


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Lun 1 Aoû - 0:58
Un regard de Poséidon. Sur elle? Ironiquement possible. La générale pensait avoir oublié son attention et sa douce étreinte. Ces temps troubles ne l'aidaient pas à réfléchir correctement pour l'heure. Les ordres étaient des ordres, mais étaient-ils réellement influents? A voir les réactions de la jeune femme qui levaient, baissaient puis relevaient un regard timoré, ses émotions parlaient davantage, bien que non dénuées de logique. Le Lion en revanche avait presque raconté ses exploits de guerre le long du chemin, opposé à la maladie, aux armes et aux poings. Alors Ariane se tenait là, à tenter de comprendre les événements, les dires, les faits. Tout, dans un jardin où venait de mourir Râhi.

"Tu l'as connu?"


Si la brune avait pu se mâchouiller les lèvres, ses dents l'auraient fait. La question était stupide, évidemment que le Lion d'Or connaissait son propre voisin, aussi insolent avait pu être ce drôle d'homme. L'atlante n'avait eu qu'à contempler le visage du cadavre qu'elle avait considéré comme un ami pour cela. Pourtant, la vue offrait tout ce qu'elle détestait, à voir la tête du métisse être recouverte d'un léger drap blanc en signe de deuil. La cape du Lion. Mollement, elle porta son regard turquoise sur le chevalier, sur ce corps lacéré qui, en temps normal, l'aurait sûrement mené à poser quelques questions indiscrètes. Son cœur hurlait d'enjamber le peu de distance qu'il y avait entre eux deux, de déchirer prestement le tissu, probablement pour ne pas croire à ce qui venait de se passer pour Râhi. Peu de personnes comprendrait ce geste, mais l'ancien Saint de la Vierge signifiait beaucoup pour la jeune femme. Les nombreux regards désapprobateurs et sévères, blessés voire même perdus du jeune homme aujourd'hui décédé lui revenaient à l'esprit, comme une de ces habituelles illusions à son pilier. Une chimère, un fantôme, qui ne reviendraient pourtant jamais à la vie, mais murmureraient pour la générale une étrange musique du passé. Tel était la Mort, de ce qu'elle les avait vécu.

"Oui les morts convoitent la vie, mais les vivants désirent également ces morts."

Un enseignement que trop connu pour elle...Comme il y a cinq ans. Une panique, étrange, colérique, commençait à s'insinuer dans son esprit. Elle était familière, trop familière. Ariane s'était assise par automatisme; abasourdie. Une partie de son souffle restait coincée dans sa gorge. Elle faisait pourtant avec.

"Râhi...Etait l'une de mes seules, de chance, pour comprendre. La seule personne..."
Qui n'avait pas pris peur de lui dévoiler son passé. Râhi n'avait pas cillé, pas douter. Mieux, le blond lui avait fait confiance, jusqu'à lui proposer une étrange requête. Une demande qui avait réchauffé le cœur de la "chasseresse". Faussement amnésique de ses premières années, la Vierge avait redécouvert sa famille et ses origines grâce à elle. Grâce à eux deux, une fierté, un accord, le début d'une forte amitié. Mais il n'était plus là, et cette découverte n'avait été rien d'autre qu'une malédiction. En même temps qu'elle ressentait la tristesse l'envahir, Ariane témoignait de cette même-déception; une tentative ratée pour un alchimiste, soldée par un meurtre. D'une voix ferme quoiqu'étranglée, Ariane avait poursuivi bien malgré elle. "Tu ne comprends pas...Il est mort à cause de moi. Parce que je n'ai pas su tenir mon rôle, parce qu'il me "devait" son passé qu'il avait tant demandé. Mais je ne suis pas censée revisiter les souvenirs pour les dévoiler volontairement...Je tue avec. Ironiquement, quelque part, c'est ce qui s'est passé. C'est une vérité, tout comme tes cicatrices sont visiblement des fiertés, des preuves de tes affrontements...Les preuves de ton combat face à eux. Face à Thivan, face au Masque Blême. Face aux Oracles. Pourquoi désirer aller à l'encontre d'une telle règle? "

C'était un premier aveu. Childéric, qu'elle avait vu lacéré par la maladie de la Pestilence et de ses Berzerkers, n'était peut-être pas un homme qui comprendrait qu'on pouvait tuer autrement que par le sang et pourtant, n'y éprouver pas plus de fierté que de dégoût. Sauf cas rare. Et Râhi en était un, malheureusement pour elle. En vérité, la jeune femme haïssait ressentir ce genre d'émotions, lorsqu'elle préférait esquisser un sourire malin et matois afin de bluffer son indifférence. En tout les cas, le jeune homme était au moins un guerrier d'expérience, et il devait savoir certaines choses. Il en savait peut-être même plus que la générale des Lyumnades, sur les pertes des sens, la douleur physique, sans pour autant être l'homme qui perdait son sang-froid, sa façade. Ariane haïssait cette faiblesse apparente qu'elle prenait pour l'heure.

Mais qu'attendait-elle véritablement, que le Lion la condamne? Peut-être bien. Il était plus aisé de ne pas rester en vie pendant que les personnes qu'elle apprenait à chérir avec difficulté mourraient aussi facilement que de fragiles fleurs fanées. Mais...Il restait quelqu'un au Sanctuaire Sous-Marin. Ou chez les Ases. C'était tout du moins ce qu'elle pensait. Lytès avait promis son retour, tout comme elle lui avait rendu la promesse.

Sur l'une des dalles, une salamandre était apparue, trottant vers la générale des Lyumnades jusqu'à atteindre son corps, puis vers sa poche dans lequel elle s'engouffra à moitié timidement, pressentant les états d'âme de sa dompteuse. Sa tête ressortit avec un objet auquel les yeux de la jeune femme ne manquèrent pas de se plisser, puis de se durcir, surprise, et presque brisée par la vue. Il n'y avait qu'une seule signification, pour cet anneau maudit, d'une aura de feu et de ténèbres étrangement éteinte.

Liao, Râhi, Thalès et puis Lytès. Un semblant de flammes bleues se matérialisaient au côté d'Ariane, pouvoir illusoire de la jeune femme.

Il n'y avait pas que les salamandres, douces créatures vivant à la fois dans l'eau et sur la terre. Les Lyumnades émergeaient parfois, lorsque la générale avait sa propre intention. Les belles Naïades, dont les visages étaient à demi-couverts par des masques, étaient désormais là en une silhouette. Dans son fort intérieur, Ariane savait que ses illusions, belles mais dangereuses, n'attaqueraient pas. Ce n'était rien de plus qu'une intimidation, menée par une générale blessée. Le femme se releva, déclara son envie de solitude. Elle était forte et pourtant contradictoire.

"Laisse-moi seule s'il te plait. Et recule..."

La guerre. Les morts. La survie. Autant de concepts que la jeune femme revivait actuellement. Tout mourrait, rendait son dernier soupir, tandis qu'elle reprenait presque la peau de cette jeune adolescente de quinze ans, perdue dans son champ de morts. Un sourire avait autrefois été esquissé, synonyme de sa rédemption. Pourtant aujourd'hui, la jeune femme voulait pleurer pour son compagnon sans l'avouer cette fois-ci. Tout s'écroulait bien trop rapidement autour d'elle, alors qu'encore une fois, la jeune femme vivait. Survivait, comme Childéric l'avait si bien expliqué.

Que s'est-il passé, Lytès? Comment?


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Mar 2 Aoû - 19:28
    La question d’Ariane saisit le lion d’or, mais il était légitime qu’elle la posât. Elle connaissait bien mieux l’ancien chevalier d’or que lui, alors qu’il avait vécu à si peu de distance l’un de l’autre. Oh, le caractère de l’homme dont le cadavre se tenait devant y était pour beaucoup, c’est un fait. Mais le lion avait désapprouvé la décision de Bélisaire qui vit l’armure du jeune homme lui être enlevé alors que de l’autre côté, il ouvrait la porte à un parjure. Rahi était comme ça, toujours là quand on avait besoin de lui, digne de l’or, bien plus que certains qui l’ont porté plus longtemps que lui ou la porte toujours.

    « - Oui, un peu. Je te l’ai dit, c’était un homme bien, du moins je le pense. Un homme qui n’hésitait pas à aider quand on avait besoin de lui. Qu’importent les risques qu’il encourait… »

    Le lion fit une grimace à l’évocation des morts. Oui, c’était quelque chose qu’il fallait éviter, de voir les morts se relever. Arkites saurait quoi faire, le lion y veillera. Mais ce qui surprit plus le lion se fut la réaction de la jeune femme. Le lien qui existait entre la servant de Poséidon et le chevalier d’or déchu était fort, très fort. Rahi avait le compagnon d’armes de Childéric, bien sûr qu’il était peiné de sa mort, bien plus que de celle de Bélisaire. Mais la mort faisait partie de la vie des soldats et vivre l’épée à la main, c’était accepter de vivre avec la mort dans le dos.

    « - Il n’a pas hésité, malgré le manque de protection sacré, à défendre le Sanctuaire lors d’une précédente attaque ou de suivre Silas des Gémeaux dans une folle entreprise au bout du monde alors que ce dernier avait besoin d’aide. Voilà qui il était en tant que chevalier, même sans l’or et la bénédiction de la déesse il a continué d’aider les gens qu’ils côtoyaient. »

    Le lion écouta donc la jeune fille s’épancher, elle avait besoin de vider ce qu’elle avait sur le cœur. Et le prince déchu la laissera donc faire. Il l’écouta parler de ses souvenirs et du passé de Rahi. De ça, le lion d’or n’en savait trop rien. Par contre, il avait fait les frais des pouvoirs de la belle salamandre et il comprenait un peu mieux ce qu’elle avait et pourquoi son petit stratagème mental avait lamentablement échoué. Il grimaça par contre quand elle parler de ses cicatrices. Non, elle n’était pas une fierté. Chacune était l’aveu d’un échec, d’une faiblesse, une leçon. Son corps entier était devenu l’abécédaire du bon guerrier. Écrit dans la langue du sang et de la douleur. Abécédaire auquel, bien après la mort de son maître, il venait ajouter ses propres pages.

    « - Toutes ces cicatrices que tu as vues, ce sont autant de plaie qui ne se sont jamais fermée. Les cicatrices, ne guérissent vraiment jamais… Certaines étant plus douloureuses que d’autres. Mais c’est ce que je suis, un soldat. Ce que nous sommes tous. Des pions, sur l’échiquier des dieux voué à mourir. Tu peux tuer les gens en fouillant leur souvenir . Et alors ? Je peux lacérer le corps d’un homme avec mes poings nus, commander à la foudre ou réduire son corps en cendres de l’intérieur. Un soldat a besoin d’arme c’est tout. »

    A vrai dire, le lion trouvait la capacité de la jeune femme plutôt malsaine, mais c’était comme il l’avait dit, une arme. Qui bien utilisé pouvait facilement briser quelqu’un et offrir une victoire facile. Serait-il capable de frapper avec toute sa lucidité si elle arborait l’apparence de son maître ou de lever le poing si elle prenait la forme de Nimue ? Rien n’était moins sûr et c’était aussi le rôle du soldat, d’être prêt à faire face à ce genre d’arme. On ne tue pas seulement en brisant les corps mais aussi les esprits. Ce qu’il n’avait pas dit par contre, c’était qu’il voyait son poing capable de non seulement lacéré corps et cosmos, mais aussi sentiment... D’une certaine façon, peut-être qu’il se trouverait bientôt à la place de ce petit chat blessé qu’était Ariane.

    La suite échappa totalement au contrôlé et la compréhension du géant franc. Les salamandres avaient un lien très intime avec le pouvoir de la générale de Poséidon. Il regarda la petite bête ramener quelque chose d’étrange à sa maîtresse. Le lion pouvait voir le malaise dans les yeux de l’invité de Rahi et surtout, l’aura néfaste qui se dégageait de cet objet. Que pouvait bien être ce petit anneau que la jeune femme avait entre les mains ? Et surtout, que s’apprêtait-elle à faire ? Il fit briller son cosmos en réaction des flammes bleues qui venaient de naître. Le lion recula mais il ne pouvait la laisser seule…

    Le lion s’inquiétait à cause de l’aura sombre de l’objet, qui n’augurait rien de bon ! Mais aussi de voir la jeune femme dans cet état de faiblesse si avancé, manipulé ce genre de pouvoir. C’était risqué pour elle, très risqué. Il contempla alors les lamentations d’Ariane et l’utilisation de son étrange pouvoir. Il venait d’être témoin de quelque chose d’aussi dangereux qu’intriguant mais de tout autant fascinant ! Il resta de marbre, dans un coin de la pièce, son cosmos contenu mais prêt à exploser au besoin…


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Mar 2 Aoû - 23:33
Le Chevalier d'Or était caché dans un coin, refusait de sortir du jardin ni même de s'approcher davantage d'elle, alors que la jeune femme avait commencé ses intimidations. Ariane n'aimait pas le regard qu'il avait en la regardant ainsi, tout comme pour l'heure, parler de Râhi était devenu une souffrance. L'ancien chevalier de la Vierge était le héros actuel, il était ce qu'elle n'était pas. Ce qu'elle n'avait pas reçu en neuf ans. Non pas la gloire, l'honneur ou un autre principe bien fictif, mais simplement le repos des soldats. Lytès était parti avant elle, l'insigne des druides noirs venait de balayer les espérances qu'elle avait eu à son sujet. Son Ecaille la quitta pour se dresser à ses côtés; un silence de deuil s'instaura alors que la jeune femme joignait ses deux mains pour en faire une dernière prière, étrange habitude du passé. Ouvrant de nouveau ses yeux, toujours sur ses gardes, en colère, elle reprit.

"Cet anneau de malheur...est comme tes cicatrices, franc. C'est une blessure. Une mort. Pourtant, je n'aurai rien à te montrer en retour d'aussi inscrit...Je ne sais ce que tu éprouves avec elles. Est-ce comme une brûlure? Je l'ai reçu d'un voyageur qui ne s'est pas ménagé, et peut-être est-il même venu jusqu'ici, il voulait retrouver sa bien-aimée. Une belle histoire, même s'il a un peu triché en y allant pas de main morte pour un entraînement. Sa manche fut relevée et dévoila une légère tache pourtant presque effacée à présent. Les Lyumnades avaient dévorer pour résorber la relique informe. Son regard croisa celui du Lion, pourvu d'une assurance impressionnante pour un si petit corps. Elle connaissait moyennement la douleur. Cela semblait l'amuser en réalité, lorsqu'elle en parlait comme une histoire insignifiante, gaie. Joyeuse. Mais il s'agissait là de son ressenti, et pas celui du Lion. Oui, je pourrais deviner, m'insinuer dans ton esprit pour cela, mais ce n'est pas mon but. Ces techniques te dégoutent, n'est-ce pas? Les souvenirs ne tuent pourtant pas. Ils ont au moins la décence de faire oublier votre peine et votre tristesse avant la fin. C'est un cadeau plus délicat que tu ne le penses."

Une erreur habituelle était de croire que la fourberie illusoire des Lyumnades était leur principale arme, mais ce n'était rien de plus qu'une cape. Les méthodes utilisés pour adresser le coup de grâce, ce qui était devenu cette bonne vieille catharsis, variait bien plus qu'il ne pouvait le croire. Les yeux de la générale étaient autant animés d'une certaine générosité que un dégoût perceptible, pourvu d'un soupçon de tristesse. Un triste imbroglio. Elle reprit pied, là où ses trois Lyumnades disparurent finalement. Etait-ce une barrière abaissée? Toujours est-il que "la belle magie" de la générale n'était plus aussi dangereuse, alors qu'elle continuait à se remémorer des cicatrices qui perlaient le corps du Lion. On eut dit des constellations. Un sourire s'esquissait sur les lèvres roses de la jeune femme.

"Commander la foudre, lacérer le corps...La place d'un soldat. Ce discours compte pour toi n'est-ce pas? Excuse-moi d'avoir réduit une histoire à un sentiment. Mais tu ne sais rien de ce que je suis, ni même de mes capacités. Tu ne sais rien de mon entraînement. Je ne suis pas un soldat, pas véritablement. A t'entendre parler je ne serais qu'une voyante, une personne qui lirait dans ton âme et qui prendrait simplement l'apparence la plus logique sans aller plus loin. Mais ce n'est pas moi. Laisse-moi te conter mon discours, ainsi que celui des autres atlantes. Je ne suis sûrement rien d'autre qu'une assassin, une "effrayante" meurtrière qui ne connaît pas les particularités physiques et qui jouent avec les souvenirs, mais qui a appris à faire avec. Et puis il est venu un temps où tout à changer. J'ai apprécié ce que je faisais et j'ai cessé d'envier les guerriers et l'honneur."

D'une oreille distante, Ariane s'écoutait elle-même et exécrait ses aveux. Peu avait déjà écouté son histoire, et évidemment que le jeune homme s'en fichait. A cet instant, l'atlante ne se contrôlait pas. C'était son enfer, et la petite salamandre continuait à voir sa gorge se tendre puis se détendre, pour finalement refléter dans ses orbes le propre reflet de la générale des Lyumnades. Qui était-elle? Une survivante parmi des hommes tombés au combat. Parmi des héros.

"Nos limites sont moindres mais les contrecoups forts. Je peux devenir n'importe qui, en prenant leurs compétences jusque dans leurs plus petits défauts, jusque dans leurs rêves les plus fous. C'est mon art, celui que j'ai appris et que je m'efforçais de rendre plus beau à chaque rôle. Une femme, un homme, un enfant ou un vieillard, un frère, une sœur...peu m'importe! Ce ne sont que des apparences, des précisions, un quotidien pour le même résultat qu'un soldat. Voire même mieux, en supposant que je pouvais tuer sans suer en obtenant le sourire de mon adversaire. Si je n'échouais pas toutefois. Le détachement était nécessaire, voire imposé si besoin. Mais encore une fois, l'échec m'a touché deux fois. J'ai tué Râhi. Un homme indéniablement bon malgré ses fantômes du passé. Et enfin j'ai tué le Kraken, le seul homme, le seul ami à avoir peut-être jamais tenté de me comprendre, d'endurer ce que je suis. Tenter de me rendre heureuse en m'acceptant. J'ai tué tout ce que j'aurai pu apprécier une seconde fois, comme une seconde chance et ce, d'un libre arbitre dont je n'étais même pas consciente. Cet anneau en est la preuve. Il n'aurait jamais dû être ici. Je n'aurai jamais dû le revoir de sitôt et il reste encore aujourd'hui un secret pour mon propre dieu...Il vient de marquer la mort de l'un des hommes les plus droits que j'ai connu. Un vrai guerrier, d'une gentillesse remarquable. Pourquoi eux? Ce ne sont pourtant pas tous les dieux qui dictent notre mort. Eux aussi, peuvent parfois pleurer leur perte...Ou au moins tenter de les protéger. Les pions ne sont pas des souvenirs, ils n'ont pas de liberté, pas de sentiments...Je viens de m'en rendre compte. J'aurai dû être aussi parfaite, mais je ne le suis pas. Je ne suis pas un vrai pion...Ou alors un mauvais pion."

Ses épaules tressautaient, tandis que ses yeux, brouillés par des larmes qui ne coulaient pas, observaient l'anneau avec une colère non feintée. Il n'était pas aussi éclatant qu'à son habitude. L'aura du bijou était bridée par les terres sacrées du Sanctuaire, toutefois la jeune femme percevait toujours son danger, ses nuances subtiles et obscures. Ici, il était simplement inefficace, si ce n'est moralement blessant. Tout cela... Ce fut surtout l'un de ses plus gros mensonges. Elle revoyait la petite fille qui avait versé toutes ses pièces d'une journée dans un lac pour prier, dans l'espoir, peut-être, de se découvrir un but. Une erreur? Elle n'oserait le dire, son avis était partagé. Car après tout, l'honneur était un concept complexe.

"C'est étrange...Deux générations mortes sous mes yeux, alors que chacun des généraux se tenait prêt à la toute fin, moi plus encore. Pourtant, je ne sais pourquoi, je suis toujours vivante, toujours générale alors qu'ils disparaissent. Tous. Il y a des fous, comme moi, qui ne sont pas voués à mourir. Pas pour l'instant. Je me demande...Comment mon service prendra fin? Toi peut-être?" Un triste rire s'était échappé de ses lèvres. Ce serait préférable. Mon âge n'est pas élevé, moins que les autres généraux mais aujourd'hui...Je crois bien que je suis fatiguée."

Ariane avait l'impression de devenir folle. La jeune femme était comme une enfant qui aurait tout donné pour échanger cette place mortelle. Voilà son problème; elle avait aimé. Les mains dans ses cheveux, la brune, meurtrie, tentait de réfléchir, de revenir à cette impassibilité joueuse qui ne lui donnait pas cet état misérable. Elle-même haïssait voir la faiblesse. Alors que ses flammes bleues s'embrasaient légèrement sous la forme d'un mur peu haut, celles-ci s'interrompirent sur le coup. Un regard turquoise se posa sur le Lion d'Or. Il était froid, analytique jusqu'au plus profond de son éclat plus clair. Bleu océan, comme l'Antarctique.

"Mais toi aussi, tu caches quelque chose, au-delà de cette façade de soldat. Et ça m'intrigue, plus que je ne le montre."
Si la gardienne de l'Océan Austral paraissait soudainement calmé, elle avait cette démarche qui n'avait pas grand chose de rassurant. Contempler les peines des autres personnes l'aidait le plus souvent à ignorer les siennes, tant et si bien qu'elle prenait parfois son rôle à cœur, comme un funambule marchant dangereusement sur un fil suspendu au-dessus du vide, ou comme l'un de ces artistes qui tentaient de manipuler ses propres flammes. Et bien qu'étrange, Ariane n'en demeurait pas moins pleine de charme, à un pas de Childéric. "Mais tu te brides, et tu finiras bridé à vivre éternellement dans la crainte et dans l'oubli de ce que tu es réellement, au-delà de tes cicatrices. Mais...raconte-moi. Je suis curieuse pour l'heure et je ne franchirai pas les étapes plus rapidement. Ces blessures sont-elles liées à ce que tu caches, Lion d'Or? Ou est-ce simplement la preuve de tes débuts et de tes récents services?"



Dangereusement proche, Ariane jouait de nouveau à un jeu dangereux. Ou interdit. Son seul regret avait été de ne jamais poser une vraie question à Lytès, ni même d'avoir cherché à connaître son passé. Un autre ferait l'affaire.


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Mer 3 Aoû - 4:46
    La tension dans l'air attisé le cosmos du lion, ou du moins cet étrange part bestial qu'il avait tant de mal à contrôler et qui semblait avoir le dessus sur celui qui aurait dû être son maître. Il n'y a pas de bête plus féroce que celle qu'on accule dans un coin. Le lion regarda donc la jeune femme se défaire de sa protection sacrée, lui, toujours bien couvert de la sienne. Et il était prêt pour la première salve... Le premier assaut. Encore une fois, le lion se retrouvait en première ligne d'un combat qu'il n'aimait pas mener. Oui, il pouvait avoir la langue acide, oui, il avait la verve et les capacités rhétoriques nécessaires pour ce genre de combat mais il était bien plus à l'aise à exprimer pleinement ce qu'il voulait dire avec ses crocs qu'avec ses mots. On ne peut dissimuler de secret quand on frappe si on veut que le coup soit efficace....

    Le lion eut un petit rire jaune devant la première vague. Son adversaire semblait mesurer ses forces mais c'est surtout la mention d'Orion qui le fit sourire. Ainsi, ce traîne-savate temporel avait fait profiter le monde entier de ses talents... Et il avait le culot de dire que les guerriers d'Arès qu'il avait quitté ne savaient pas qu'il se trouve au Sanctuaire. S'il se balade en rependant ce genre d'information à tout le monde... Il ne faut pas être un génie pour faire un plus un. Le prince franc soutient le regard de la jeune femme sans broncher ni baisser la tête. Le pire restait à venir, il le savait. Et il était près. Il regarda donc la brûlure que lui avait laissée Orion. Qui en réalité, n'avait rien de comparable avec les cicatrices du lion d'or. Mais avant qu'il ne put dire quoique se soit, la deuxième vague d'assaut était prête. Trait de flèche visant le cœur.

    « - Il n'y a pas de délicatesse dans la mort, seulement la mort. Qu'importe l'arme, le résultat est toujours le même. »

    Mais son argumentation semblait faire pâle figure devant la froide détermination de la jeune femme et avec les duretés des mots, la violence de son cosmos augmenta. Violence contenue. Bête prédatrice qu'un enfant mal avisé viendrait embêter durant son repas. Alimenté par la colère de Childéric, mais aussi des émotions qui émanaient de la jeune femme qui, aux yeux de la bête, apparaissait comme un festin bienvenu et glorieux. Il était prêt pour la nouvelle vague... Et cette fois, c'est non pas un rire jaune, mais un petit ricanement qui sortit de sa bouche. L'honneur... il n'avait pas de place ici. Un soldat, au combat, doit savoir faire ce qu'il faut pour tuer son adversaire, seul compte la victoire. Vaincre ou mourir, les deux seuls choix. Libre arbitre sinistre. La jeune femme était un soldat, mais un soldat d'une autre sorte que le lion d'or, mais soldat tout de même.

    « - Achille a sali son honneur en traînant sous son char le corps d'Hector. Mais ce n'est pas ça dont on se souvient. C'est qu'il a survécu contre le prince de Troie, et qu'il est mort peu de temps après. Tout comme on se souvient d'Hector pour la mort de Patrocle et pour avoir perdu contre Achille. C'est ça être un soldat, et oui, on finit par mourir, oui, notre vie ne vos riens. Mais c'est un choix que nous avons fait. De vivre avec la mort. »

    Nouvel assaut. Nouvelle vague qui vient se jeter contre les murailles du cosmos du lion qui doucement commence à s’effriter. Dangereusement. Il ne fallait que la volonté de fer de Childéric pour tenir ce monstre tapis dans l'ombre où était sa place. Mais déjà, il pouvait sentir les effets de son propre cosmos sur son corps. Il savait que ses yeux avaient changé de forme et n'était plus ceux d'un humain mais ceux d'un animal qui fixait Ariane devant lui comme une proie. Mais il devait tenir bon et résister. Le petit lézard dans son assaut avait exposé bien plus d'elle-même qu'il ne l'aurait cru. Mais il écouta la confession du soldat qu'il avait en face de lui. Le remords... Comment réagirait-il si, à cause de lui, Silas devait mourir, si c'était lui qu'il avait retrouvé dans ce jardin et non pas Rahi... S'il devait apprendre la mort d'Ainia, maintenant les dieux seuls savent où. Ou pire encore, celle pour qui son cœur battait... Les remords, la peur, l'espoir, c'était tout ça, la vie et la malédiction du soldat !

    « - Mais les pions sont là pour être sacrifié, pour protéger les pièces les plus importantes. C'est ça que nous sommes, des sacrifices, sans valeur ! Peut-être que c'est toi justement, la pièce plus importante qu'ils ont tous voulut protéger ! »

    Sa voix se faisait plus énervée et son cosmos tremblait en écho à ses propres mots. Le lion se demandait néanmoins quels étaient les réels pouvoir de ce petit objet que la jeune femme avait et qui visiblement, représentait beaucoup pour elle. Survivre, c'était parfois bien plus difficile que de mourir oui. Mourir, c'est ne plus avoir à gérer toutes les blessures, tous les maux que le soldat acquiert tout le long de sa vie. Quelque chose percuta alors le lion de plein fouet, comme un crochet dans l'estomac. Il était de la même espèce que la salamandre. Soldat et rien d'autre, soldat dont le monde n'était pas bien grand et la vie destinée à être trop brève. Sauf que lui, peut-être que quelque part, avait une petite lueur d'espoir, infime, mais qui existait. Là où Ariane avait tout perdu. Oui, c'était presque sa propre vie que la jeune femme décrivait... Et le service ne prend jamais vraiment fin....

    Et c'était ensuite, qu'Ariane sonna l’hallali. Le cosmos du lion répondit aux flammes de la jeune femme en s'embrasant à son tour. Le coup de grâce à la volonté du lion et à son cosmos. Ainsi, elle voulait savoir ce qui habitait le lion d'or et ce qui se cachait à l'intérieur de son cosmos. La démarche de la jeune femme lui rappela alors celle qu'il avait croisée à Alexandrie et pourquoi il n'aimait pas vraiment ses pouvoirs et ses souvenirs furent le coup de grâce de Childéric et il se laissa donc aller à la bête. Cette énergie bestiale alors contenue fut relâchée et l'effet fut visible sur tout le corps du franc qui se détendit alors d'un bloc. L'occasion était trop belle pour qu'elle soit laissée passer au fond. Et le bras du lion fendit alors l'air avec toute la vitesse et la force dont il était capable pour se refermer sur le cou de l'atlante.

    Et le lion la souleva alors comme si elle ne pesait rien. Et la jeune femme pouvait sentir que la main du lion d'or ne s'était pas seulement refermé sur sa gorge mais sur bien d'autre chose. Il avait mis ses mains directement sur le cosmos de la jeune femme l'enserrant de ses crocs. De même que sa volonté et peut-être d'autres choses encore... Non, c'était différent ce n'était pas comme à ce moment-là. Ce n'était pas l'osmose de la dernière fois. Il avait laissé la bête et avec elle, la brutalité de ses émotions et de ses sentiments. Colère, frustration mais aussi vérité. Si bien que tout ce qu'il voulait s'était de serrer son immense main autour du petit cou blanc d'Ariane et craque, tout serait terminé...


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Mer 3 Aoû - 15:01

"Il y a toujours un temps pour accompagner les morts. Le faire de la meilleure façon, d'un chant, d'une danse, avec joie, est moins douloureux. C'est mieux pour eux. Ils ne souffrent pas. Quand je le décide tout du moins. Nous avons le choix dans la mort d'une personne, sans forcément se soucier du bien, du mal, de la moralité. Notre trait de caractère varie en fonction de la personne à qui nous faisons face. Et pendant un bref instant, les adversaires font partis de nos vies; c'est à nous d'octroyer la meilleure conclusion. Et alors seulement, notre existence semble avoir plus de sens en rencontrant leurs regards, en écoutant les nuances d'une vie."

Drôle de conception. La mort était la mort mais ce qui précédait était une page à écrire, d'une totale liberté. Comme une scène de théâtre. Celle-ci était forcément tragique mais on pouvait parfois lui doter un rire plus profond, un élan burlesque avec un peu d'inspiration, une croyance pour la générale. La colère du Lion, pourrait-on rappeler? Elle était perceptible mais Ariane n'en avait que faire; sa place même dans ce jardin n'avait plus aucun sens. C'était son nihilisme, alors qu'elle s'était approchée de lui, avait écouté ces mots qu'il avait appris par cœur comme le petit soldat qu'il était. Théoriquement, tout le monde l'était. Même l'inhospitalière Antarctique d'une certaine façon, mais la gardienne percevait ce qui les différenciait; l'atlante avait lu les cœurs et écouté leurs peines pendant un long moment, et si elle ne ressentait pas les choses avec autant d'intensité, la jeune femme savait placer un mot sur les états d'âme.

Une grosse main alla se caler contre sa gorge et resserrer son emprise autoritaire. La surprise n'éclata pas. Il n'y eut pas plus de formalité, pas plus de gestes esquissés pour éviter cet acte violent. Au contraire, la patte du Lion semblait la bienvenue. Le voleur de baisers avait déjà attaqué de cette même manière une première fois à Alexandrie après tout, alors les connaissances avaient déjà été faites. Achille...Etait-ce une nécessaire référence pour le Lion? Son histoire même comportait des nuances, et puis, intérieurement la jeune femme avait toujours préféré Hector, un homme au mérite. Elle se garda bien de le dire toutefois.

"Achille, le soldat de la gloire n'est-ce pas? Laisse moi te conter une autre histoire. Plus tragique, plus triste d'une façon car moins connu. Cycnos. Pas le fils d'Apollon transformé en cygne mais le fils d'Arès, ça te parle? Je suppose que non, on parle peu de ce demi-dieu. Il était longtemps accompagné de son père, le dieu de la Guerre, et si on peut considérer que le dieu n'est pas la délicatesse incarnée, son enfant avait de la chance de s'être accordée une telle importance pour lui. L'attachement d'un dieu au fort caractère malgré ses erreurs...Il a fallu Athéna et Zeus pour calmer la vengeance qu'a voulu appliquer Arès lorsque Héraclès a tué son enfant. Seulement...La Guerre a frôlé elle-même l'échec. Donc, la vie serait un échiquier? Peut-être bien, mais les sensations, les sentiments, toutes ces petites attentions sont d'une autre dimension, plus personnels et pourtant, ils parviennent à influer les déplacements de ces pions avec une efficacité mortelle. Il viendra peut-être un jour où tu ne seras plus un pion, mais parfois le maître de ses pions, sans même te considérer ainsi, sans même prendre en compte ces émotions. Sans même t'en apercevoir. Oui, et un autre jour, tu pleureras tes morts, tu te remémorera tristement leur image dans ton esprit, tu apprécieras et haïras la liberté de tes actions, jalonneras les bons moments pendant que ton monde s'écroule sous ton regard las."

Une main avait été tendu en direction de sa joue. Et cette main tremblait; on ne savait pas si elle lui était adressé pour une égratignure ou une caresse. Peut-être un peu des deux? Il y avait pourtant une étrange aura douceâtre qui régnait en ce geste. Ariane appréciait l'initiative du Lion, son éveil terrifiant, et peut-être même le sentiment qu'on voulait attenter à sa vie. Cela attisait une lumière, un respect qu'elle n'accordait pas à tout le monde. Parce qu'à ce moment-ci, ils étaient égaux et la chasseresse devenait la proie chassée. L'adrénaline coulait dans ses veines, et lui donnait l'impression pendant un bref instant que le corps de Râhi n'était pas là. Qu'il n'était pas mort en la sauvant. Ô oui, elle s'était attachée au jeune homme, plus que ce que ses invectives et ses instants passés en sa présence ne l'avaient laissé présager. Quelques flammes bleutées, ni brûlantes ni réelles, enveloppèrent son corps afin d'en changer sa plus tendre apparence. L'épaule délicate, les yeux transcendants mais affligés et le bras frêle et délicat s'étaient substitués en un franc battis tout en hauteur. Le reste n'existait pas. Childéric tenait sa propre image face à lui, mais son miroir était maîtrisé par la beauté malsaine des Lyumnades. Une femme en colère et triste. Blasée.

"Mais qu'est-ce que tu attends? Je te l'ai dit, je ne suis pas un soldat. Je ne suis pas complètement un pion, mais rien qu'un lien qui reliait un ancien filet. Je ne suis pas un poing, et si je n'ai pas de lumière ni même de but, alors je n'existe pas. Tu hésites encore? Te voilà pourtant plus beau. Plus naturel. Oui, serre ce joli petit cou qui est le mien et le tien avant qu'elles ne te dévorent."


Derrière le jeune homme, des femmes étaient réapparues. Les Lyumnades de cosmos. Elles gloussaient et riaient comme des courtisanes, sapées dans leurs habits aussi festifs que le goût théâtral de leur porteuse. Penchées sur l'épaule du jeune homme, tout proche de lui dans leurs mouvements féminins et licencieux, les Naïades avaient pourtant faim. Oui, la gourmandise attisait le moindre de leur sens, le moindre bruit qui sortait de leur bouche non masqué. Le spectacle devait être particulier.

" Ne sens-tu pas la puissance qui t'envahit? Tu es fort et je suis faible, dépourvue de mes brumes et de mon invisibilité. Tu as le choix, Lion. Abréger ma vie ou la laisser défiler. Montre-moi ta passion pour le sang, libère-moi de ces cycles de survie..."


Ou maîtrise toi. Un message. Ariane n'avait pas pris son apparence pour rien. On avait généralement du mal à assumer son propre reflet et celui-ci demandait à ce qu'il soit tué. Mais était-ce réellement une solution? C'était pourtant ainsi qu'Ariane avait appris à brièvement contrôler l'emprise qu'avait les Lyumnades sur elle fut une époque. En se reflétant et en observant.

Les fées des lacs avaient profité de son état de faiblesse pour l'influencer, en prenant l'apparence de sa sœur dans ses remords. Peut-être que si le jeune homme faisait attention à ses prunelles, il verrait le flash qui avait grondé dans ses orbes turquoises. Un air familial, ou tout simplement un traître qui fut maître. C'était le seul élément qui trahissait l'étrange métamorphose d'Ariane. La violence était son seul remède dans ce chaos informe, dans lequel Ariane se retrouvait orpheline.

Pressentant sa détresse non prononcée, la petite bête sur le bras d'Ariane du nom de Teigne recommençait à mâchouiller le bras de l'homme, absorbant à petit feu le cosmos de l'ancien prince déchu. Contrairement aux salamandres de Rodorio, celle-ci avait de fins crochets qui ne demandaient qu'à entailler à plusieurs reprises la chair, afin d'y déverser son venin non mortel, mais parfois hallucinogène pour un éveillé au cosmos. La jeune femme siffla sur elle, l'intimant alors de son erreur. Childéric ne devait pas être aidé. L'amphibien partit en courant aussi rapidement qu'il n'était venu défendre sa dompteuse.

Après tout, c'était la Teigne...La petite bête vicieuse n'obstruait pas les mouvements de la vie mais savait faire entendre sa présence dans les souvenirs.


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Ven 5 Aoû - 18:57
    Pendant un instant, les adversaires vont partis de nos vies... Plus que tous les restes, ce furent ces mots-là qui touchèrent le lion d'or, malgré la colère et la rage qui étaient maintenant omniprésentes dans son esprit. Oui, le combat c'était ça, partager une sorte d'intimité morbide avec son adversaire. Qu'on apprend à connaître, souvent à haïr aussi et surtout, à vouloir tuer. Pendant un instant, il n'existe que soit et l'autre, et entre deux, la mort. Et c'était exactement ce qui se passait entre lui et la jeune femme... Oh oui, il pourrait serrer et la tuer. C'est ce qu'il partageait là, une intimité particulière, celle de la guerre et du combat. Sans pour autant qu'ils ne se battent vraiment pas. Mais c'était dans ce jeu malsain que les deux guerriers semblaient complaire à jouer. Surtout la jeune femme à vrai dire, qui semblait s'amuser aux dépens du lion.

    Il desserra légèrement sa poigne sur le cou de la petite salamandre pour lui laisser suffisamment de quoi parler. Oh, il aurait pu la faire taire simplement, trop simplement. Mais il voulait entendre ce qu'elle avait à dire, cette histoire l'intriguait. Il avait vaguement entendu parler de cette histoire quand on lui avait fait étudier le travail d'Hercule. Il trouvait l'histoire légèrement différente de celle d'Achille ou des autres héros qui avaient toujours fasciné Childéric. Même si depuis toujours, c'est l'histoire du puissant Achille qui avait eu cette sorte de résonance dans son cœur. Le choix de la mort et de la gloire... pour lutter contre l'oubli. Mais il ne voyait pas vraiment où voulait en venir la jeune femme. Il n'était pas possible de comparer le fils d'un dieu et les servants remplaçables que sont les guerriers sacrés. Mais elle semblait avoir une idée derrière la tête.

    Il viendra un jour où tu ne seras peut-être plus un pion... Une question que ne s'était jamais posé le lion. Oh, il n'est destiné à autre chose qu'à la mort, peut-être oui, qu'une fois, il aurait de la valeur. Peut-être qu'une fois, sa vie faudrait la peine de servir à quelque chose, mais ce n'était pas pour tout de suite et ça ne serait probablement jamais le cas. Pourtant... pourtant il y avait bien quelqu'un pour qui il n'était pas un pion. Quelqu'un à qui il avait promis de ne pas mourir. Oh oui, bientôt il pleurait des morts de gens qui lui sont proches. Mais pour l'instant, il avait appris à vivre avec la mort depuis toujours. Il était né dans les bras de la mort plutôt que de celle d'une mère et il avait vécu avec l'empreinte de la mort autant sur lui que chez son maître pendant un trop long moment. Il avait vu, les gens revenir des différentes guerres et il avait à ce moment-là, pleurer ses morts oui. Et bientôt, c'est lui qu'on pleurait mais combien le pleurait. Deux, trois personnes....

    Mais c'était le lot du soldat, de ne pas être pleuré et de mourir. Lot qu'il avait accepté depuis longtemps et qu'il avait siens. Et le lot de chaque guerrier sacré. D’Ariane aussi, même si elle semblait avoir du mal avec cette vérité, à accepter tout ça. Un sourire de prédateur naquit alors sur ses lèvres quand la jeune femme prit l'apparence de Childéric, sa propre image. Oh, c'était un combat qu'il avait longtemps rêvé, celui de pouvoir se battre contre lui-même, de sentir le mordant de ses propres griffes. Il n'avait pas de mal avec sa propre image, il aurait eu plus de mal à lever le poing contre l'ancienne guerrière des poissons ou bien son ami Silas ou encore peut-être même son maître. Mais en réalité, il rêvait de pouvoir se battre contre lui-même. Il avait le dessus sur cette image, il n'y avait pas de combat, pas de chasse, pas de mort et pas de gloire. Mais il l'avait entre ses crocs ainsi, il commença doucement à serrer. Très doucement, il prenait son temps !

    Il ne faisait pas attention aux fées des lacs, aux flammes bleus et à tout le reste. Il n'y avait que lui et elle. Sa main autour de son cou et son cosmos bestial enfin pleinement relâché. Il serra alors de toute sa force son propre cou, large et puissant. Et il dut s'avouer que cette sensation était tout aussi repoussante qu'enivrante. Il continua de serrer de plus en plus en fort. Il pouvait entendre sa propre voix raque manquer de souffle. Voir ses propres yeux se révulser. Après quelques longues secondes qui lui semblaient une éternité, il relâcha son étreinte et enchaîna alors dans la foulée deux coups rapides dans le diaphragme de sa propre image. Si la jeune femme avait pu faire quelque chose contre la strangulation, elle ne pourrait rien faire contre les poings du lion, il ne pouvait être évité. Et pire, le lion savait parfaitement là où frappé pour faire mal. Il allait pouvoir contempler la jeune femme lutter pour trouver de l'air, lutter pour sa survie.

    « - Et bien, le choix te reviens, respire et vie, laisse toi aller et meurs. »

    En plus de sa gorge serrée, la jeune femme pourrait aussi sentir l'étreinte de la main du lion sur son propre cosmos. Quoi qu'elle tente pour l'aider à respirer, le lion avait pris soin de faire en sorte que ça soit difficile pour elle. Très difficile. Mais qu'elle puisse, si elle le voulait, survivre. Tout ce que le lion voulait voir, c'était sa souffrance, sa colère et sa rage. Écho de ses propres sentiments. Sensations et ressentis qui sont autant de nourriture pour le cosmos bestial et la bête du lion d'or qui se gorgeait littéralement à n'en plus pouvoir de ce petit débordement... Il se passa alors une main sur le bras, et il vit que de deux petits morsures perlaient un peu de sang. Sûrement encore les salamandres de la fourbe générale, il ne l'avait pas senti, trop obsédé par ce cou à tordre !


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Sam 6 Aoû - 1:01
Il n'y eut qu'un seul instinct qui dictait encore ses mouvements de rébellion; ceux qui tentaient de défaire l'emprise étouffante et trop chaude du franc, sans grande conviction. A regarder la main de l'atlante qui tapait mollement le bras de son assaillant, l'évidence frappait : l'esprit ne suivait pas. Du moins physiquement. Comme un dernier souffle, les quelques forces que les Lyumnades avaient récupéré étaient dépensées somme toute inutilement par l'impulsivité du corps. C'était un beau et lourd mélange, un étrange et triste sentiment, que celui de vouloir survivre. Ariane adorait les mises en scène; il était dommage que son spectacle ne soit pas visible des yeux de la Bête. Les flammes illusoires, les jolies demoiselles des lacs, et ce visage qui leur donnait l'impression d'être des jumeaux, tout prêtait à croire qu'Ariane avait pris soin de leur environnement. Elle l'avait dit, la dernière fois, qu'elle avait l'impression de jouer à Caïn et Abel.

Sous les multiples impacts, la jeune femme sentit quelques unes de ses blessures s'ouvrir de nouveau, le sang se répandre sur le tissu qui lui servait de vêtements. Et pourtant, comme une expression masquée, son visage emprunté ne se déformait pas pour cela. Mais elle le sentait ; Childéric mourrait d'envie de voir son miroir se déformer par asphyxie. Pour la gloire de triompher, comme Achille? Soit.

Aucune riposte. Après tout, la générale n'était pas arrivée ici, à demi-morte, pour se battre. C'était une chose claire depuis l'affirmation qu'on ne lui ferait pas de mal, chose qu'elle savait facilement outre passable. Certes, la provocation la guidait jusque dans ces paroles blessantes, voire choquantes, et le regard des Lyumnades derrière le franc en attestait : elles aussi en avaient envie, tellement envie... Mais Ariane ne le ferait pas.

Si elle avait vraiment voulu être efficace, un visage de valeur sûr aurait été extirpé de ses souvenirs. Nimuë, comme la première fois. Ô, Bélisaire ne comptait pas, c'était sa petite taquinerie de l'époque, son petit plaisir personnel évidemment ! De nouveau, elle observait le guerrier aller à ses pulsions, la tuer à petit feu, comme il déchaînait toute sa colère sur elle. Il fallait dire qu'elle avait tout fait pour, et en même temps rien fait pour.

Bien sûr, ses flammes étaient indolores, juste bonnes pour changer d'apparence, bien sûr, la petite salamandre avait mordu et de son doux venin qui murmurait quelques secrets les plus intimes, Ariane n'en doutait pas. Mais il n'y avait aucune offensive, tout juste le visage de ces Lyumnades silencieuses qui hurlaient de le dévorer pendant que la protectrice de l'un des Piliers se laissait faire. Seulement, Ariane avait appris à se contrôler de nouveau, et contrôler leurs murmures. Au coin du jardin, la Scale discutait sa mélancolie de son doux éclat et regrettait la scène. L'Ecaille connaissait la réaction de sa porteuse, les raisons qui l'avaient poussé à se montrer aussi cruelle et joueuse envers les autres et elle-même. La peur, dissimulée sous beaucoup de colère solitaire. Mais aussi beaucoup de curiosité.

De nouveau, Childéric resserrait son emprise et l'atlante, elle, avait terminé par chercher sa respiration à chaque grande inspiration, à chaque bonne expiration. Depuis quelques minutes, moins qu'auparavant cela dit, Ariane s'était concentrée sur les yeux du jeune homme pris dans ses élans de violence. Le turquoise fut pris dans ces orbes fauves qui n'avaient plus de voile, trop attirées par l'odeur alléchante de la violence. Alors, la jeune femme se concentra une dernière fois, afin de découvrir en même temps que Childéric des bribes d'événements peut-être évocateurs. On n'était jamais plus précis que dans la peau de son rôle.

Plusieurs souvenirs défilaient, mais difficile d'en faire le tri. Toujours est-il qu'il y avait de beaux instants d'amitié dans la taverne: Des rires, des mauvais chants tonitruants. Touchant. Des moments pénibles aussi, avec Bélisaire visiblement. Et enfin, il y avait...Des moments plus intimes. Elle passa rapidement, mais c'était on ne peut plus explicite. Pauvre Liao, disparu et voilà qu'elle aurait -si jamais elle le retrouvait un jour- à lui remonter le moral pour une déception amoureuse. Là encore, Ariane rêvait et n'explorait pas tout. Et elle le vit, son fardeau. Cette « chose » obscure. La « chose » intéressante. Alors elle tenta pourtant de ramener un souvenir agréable. Celui que Childéric mettrait en avant inconsciemment, au plus profond de son âme, tel un phare exécutant ses appels de feux.

Essoufflée, elle décida d'adresser une dernière phrase dans l'esprit du chevalier tandis que son masque, lui, fondait lentement au gré des derniers crépitements que son pouvoir illusoire voulait bien accorder.

« Chaton, je ne suis pas ton ange gardien, ni ton amie, mais essaie de réfléchir à deux fois à cette situation où tu es amené, au plus profond de toi, à prendre également une décision...Si ton Lion apparaissait devant toi, tu le laisserais ainsi t'amocher comme je le suis, ou tu te contrôlerais ? »


C'était son dernier conseil. Ariane aidait parfois, mais elle aidait mal dans sa façon de faire. Trop abrupte, elle faisait office d'ennemi et de miroir; une intention mitigée et contradictoire. Son regard se porta pourtant avec délicatesse sur le Lion, mais aussi avec beaucoup de colère. Pour cet ancien Tribut, ils vivaient parfois dans un monde incompréhensible, inquiétant, où elle n'avait été témoin que d'hommes comme lui, comme elle oui, que d'hommes torturés travaillant pour le compte d'un ou plusieurs dieux au nom d'une fatalité qui obstruait leurs moindres mouvements et rendaient méprisable ce qui pouvaient l'être. Au nom d'une chose tellement abstraite...

La générale manquait d'air. Etait-ce une sensation inévitable? Les bras ballants, il n'y avait plus que ses yeux pour la porter ailleurs. Là. Dans le ciel.

Qu'elle était bien loin du doux et réfléchi Lytès, qui lui, avait inspiré dès le départ une sympathie et une étrange amitié. Ariane repensait à lui, tout le temps. Une personne importante. Le feu et la glace, proche en ce qu'ils résistaient tout deux à la froideur ; mais différemment. Oui, qu'elle avait été cruelle, de le tester dans leur dernière entrevue, à leur retour, en prenant tantôt la forme de Liao, tantôt tout simplement la sienne. Un jeu d'apparence. Comme ici, comme maintenant face au Lion d'Or. Perdue dans ses pensées, une image était revenue d'Alexandrie; le cadeau. Cette statuette avait été achetée pour se faire pardonner; mais l'objet n'était plus qu'à mettre dans le feu. Elle-même savait, malgré sa vision brouillée, qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même suite à Alexandrie. Ou alors, Lytès serait...Elle n'osait prononcer le mot mais l'anneau le lui rappelait. Mort. Une glace fondue pour un combattant du froid décédé. La jeune femme était brisée, confuse entre ce qu'elle désirait réellement, percevait, aidait ou détruisait. Pouvaient-ils distinguer une identité, une armure, un visage et être sûr de choisir le bon allié ou le bon ennemi ? Quelqu'un de confiance ? Ou pouvaient-il se faire confiance en eux-mêmes ? Lytès s'était montré délicat avec elle, savait que chacune des intrusions dans un esprit avait son prix à payer, mais il n'aurait pas dû. Il aurait été en vie si elle l'avait laissé douter, car peut-être il y avait un temps aux doutes ?

Elle lui aurait bien craché son dégoût sur elle, sur eux, sur leurs faiblesses, si elle n'était pas tombée dans les bras de Morphée. La gravité semblait jouer ses méfaits, mais les paupières fermées par la lourdeur, l'atlante avait l'impression de flotter. Inconsciente, la salamandre se sentait presque dans un Océan glacial dans lequel on l'amenait lentement vers un sol recouvert de sa fine poussière, ou ses sombres abysses. Un moment de paix et de calme. C'était peut-être mieux ainsi. Pas ou peu de larmes serait versé pour la générale, et à dire vrai elle n'en avait que faire, tant que ce froid qui lui donnait la chair de poule, lui, étouffait les siennes.


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Message Re: [Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]   Dim 7 Aoû - 20:37
    Le lion regarda la jeune femme dont il avait la vie au bout des doigts se débattre. Taper, vainement pour sa vie. Et il se gorgeait de cette souffrance. Il sentait la peur qu'elle avait pour sa propre vie et sa volonté de survivre. Autant de chose qui motivait la bête à continuer son œuvre. À serrer ce petit cou pâle et soyeux qu'il pourrait tordre d'un simple mouvement du poignet, tant il était plus fort que la jeune femme. Oui, il avait dans des doigts, le pouvoir de la casser littéralement en deux. Oh qu'il était grisé par cette sensation de pouvoir. Juge, juré et bourreau ! Il pouvait aussi doucement sentir son cosmos se serrer avec son cou sous l'étreinte meurtrière de son poing. Il en fallait de peu pour qu'il la tue....

    Mais la mort n'était pas là pour la salamandre aujourd'hui. Elle se défendait et avait trouvé le moyen pour que le lion reprenne le dessus sur la bête qui était devenue plus lui-même qu'il ne l'avait jamais été. Oui, il y avait de l'espoir, il avait trouvé quelque chose qui le poussait à lutter et à ne pas s'abandonner complètement à cette chose qu'il ne comprenant pas, qu'il ne connaissait pas. Cette ombre qui n'était que la brute personnification de son cosmos. Au bout des crocs, on trouve souvent une bête ! Mais c'est surtout les mots de la jeune femme qui brisèrent l'étrange transe de violence dans laquelle s'était plongé l'esprit du lion d'or à la demande de la pauvre femme qu'il avait entre ses mains. Bien sûr que si le lion se présentait devant lui, il le briserait pas sa propre volonté. Oui... Son maître s'était fait battre par cette malédiction. Et le destin du lion semblait tracé pour qu'il y succombe lui aussi mais....

    Mais il n'était pas son maître. Les maux qui les rongeaient tous les deux n'étaient pas les mêmes et lui, saurait s'en défaire. Oui ! Il réussirait ! Mais avant... avant il devait réparer le mal qu'il avait encore causé. Il se souvint alors de ce qu'il avait fait dans le temple des poissons, de la violence dont il avait fait preuve en vers le feu chevalier d'Andromède et là... Il avait à ses pieds le corps presque désarticulé et aux plaies à nouveau ouvertes de la générale de Poséidon. De celle qu'il était venu intercepter et qu'il n'avait pas voulu blesser... du moins pas autant. La cicatrice qui courait le long de son cou à sa poitrine le brûla étrangement. Lui aussi avait été de l'autre côté de la bête, il en avait subi la morsure....

    Il posa alors deux doigts sur le cou de la jeune femme, violacé. Il avait un peu de mal à regarder le mal qu'il avait causé et fut grandement soulagé quand il sentit le pouls, faible, mais toujours battant, d'Ariane. Il déglutit alors difficilement. Mais il allait réparer le mal qu'il avait causé oui. Et il ne se laisserait plus faire par cette bête, il lutterait contre la fatalité. Il était le lion aux crocs capables de tout mordre. Lui-même y compris... Il saisit alors délicatement le corps de la jeune femme. Et quitta la maison de Rahi. Il reviendrait pour le corps plus tard. Il se mit donc dans la direction de sa propre demeure, où il offrirait un repos bien mérité à Ariane, loin des mauvais souvenirs. Et il ferait en sorte qu'elle se rétablisse correctement.

    Le lion d'or manda alors un page à qui il confia une missive qu'il avait rédigée pour le grand Pope, où il lui indiquait qu'Ariane des Lyumnades, ancienne tribut était actuellement blessée et qu'en vertu de l'accord passé entre Poséidon et Athéna, le lion d'or lui offrait asile dans son temple le temps qu'elle se remette des blessures que ses ennemis lui avaient causées ainsi de certaines qu'il avait dû lui-même rajouter. La conversation avec la jeune femme ayant légèrement dérapé, à cause de lui. Et que les informations qu'elle avait en sa possession étaient absolument capital et qu'il devait les entendre au plus vite. Ainsi, Childéric expliqua au Pope qu'il lui présenterait la jeune femme dès qu'elle sera en état de le voir. Puis, il termina sa note en précisant qu'il ramènerait dans la foulée le corps de Rahi dans les plus brefs délais dans le temple d'Arkites pour qu'il soit dignement mis en terre... Si possible, avec les honneurs de son rang passés.


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[Fin juillet]Lion de garde [PV Childéric]
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