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 Une famille comme on les aime [Pv: César]

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Message Une famille comme on les aime [Pv: César]   Jeu 28 Juil - 11:41


Et voilà. Les magistrales portes du Dédale se dressaient devant elle ; ces fameuses portes qu’elle ne tarderait plus à garder « fidèlement » comme le voulait sa fonction au sein du bastion. La Hyène soupirait, bien conscience qu’une telle tâche ne lui suffisait plus. Elle préféra cependant ne pas y songer, plutôt désireuse de regagner ses appartements afin de récupérer de son voyage. La suite ne dépendait de toute manière plus d’elle, il lui faudrait comme toujours creuser du côté de Zvezdan ou attendre une déclaration du Pontifex afin d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent, du moins, tant qu’elle ne privilégiait pas encore les initiatives personnelles. Ce qui devenait de plus en plus tentant, quand bien même cela pouvait être risqué.

Laissant exploser son cosmos sans plus de démonstration afin de signaler sa présence et passer le portail sans encombre, Ludmila entra. Sa moue renfrognée trahissait clairement son manque de plaisir à retrouver ce maudit foyer… Oui, elle ne le supportait plus. Pour chaque jour en ce lieu elle se demandait combien d’autre l’attendait, à prendre son mal en patience… et jouer la soldate neutre et réservée auprès des siens ne lui semblait plus d’aucun intérêt. Elle se savait forte, elle souhaitait aller de l’avant, et l’idée de planter sa hache dans une cuirasse alliée ne la rebutait plus autant que par le passé maintenant qu’elle y voyait une méthode évidente de s’attirer la satisfaction de son Dieu. Celui-ci se moquait bien du chaos au cœur de ses troupes, elle en était persuadée depuis Kiev, seul le triomphe lui plaisait. Il n’y avait donc aucune raison d’être sage alors qu’une telle voie ne lui apporterait rien de plus que de la frustration mal placée.
Enfin, à ce ci près qu’elle avait accordé une promesse à l’oracle d’Ostie. Tempérer son comportement au Dédale… Certes, pourquoi pas. La faune locale ne goutait pas trop de ce type de tendresse mais après tout, quelques efforts n’étaient pas bien difficiles à fournir en ce sens. Toutefois elle était trop fatiguée pour l’instant et décida donc d’appliquer cette promesse un peu plus tard.

Désormais dans l’enceinte de la forteresse, elle chercha du regard le premier quidam insignifiant qui saurait lui rendre un maigre et naturel service avant de claquer des doigts de manière à attirer son attention.

    Hé Toi ! Amène ça dans mes appartements.

Se contenta-t-elle d’ordonner en laissant choir au sol un énorme sac de cuir, une sacoche et son lourd manteau qui ne lui était plus d’utilité. Elle pointa ensuite son doigt vers une enclave accolée aux portes des crânes, là où elle s’était installée pour mieux occuper son rôle de gardienne de l‘entrée. C’est qu’elle était lasse de trimballer une telle charge sur ses épaules depuis que son cheval avait foutu le camp comme un traître, et l’idée naturelle de se signaler auprès du cardinal de la guerre avant de rejoindre sa chambre la poussait donc à utiliser brièvement un sous-fifre. Fainéantise, amusement ou simple envie de dispenser gratuitement un peu de sa mauvaise humeur aux faibles du domaine d’Arès ? Probablement la troisième option.

    J’ai à faire. Que ce ne soit pas le bordel quand je reviens, et trouve-moi du vin. Ajoutait-elle sèchement, déjà prête à s‘enfoncer plus encore dans les méandres du Dédale afin de partir à la recherche de son supérieur.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Jeu 28 Juil - 17:33
    Le dédale était quelque chose d’assez sympa au final, quand on connaît mieux ce sac à merde. Y'a plein de gens sympas qui vendent plein de trucs chelou. J’ai pu essayer quelques petits mélanges de plantes que j’avais jamais vus avant, donc un truc à base de cactus, de venin de serpent et de chenille bah j’ai cru que j’allais me retrouver séparer de mon corps. Bon, c’est surtout à l’entrée qu’on trouve ce genre de truc. En effet, même si on sert le dieu de la guerre, une armée ça doit bien vivre et j’crois pas qu’on a de champ de blé dans ce bordel alors, faut faire un peu de commerce et on commence parfois des trucs pas nets. Surtout depuis que j'suis arrivé ici mais ce détail ça. C'pour ça que j’me suis retrouvé près des portes, je devais venir toucher un truc que j’avais commandé mais c’était pas encore arrivé alors je tué gentiment le temps en glandant bien comme il faut. À cuver mon vin d’hier soir ou d’hier matin, mais à un certain point, ça devient la même chose.

    Visiblement, une bonne femme qui habitait ici, bon, une bonne femme, c’est juste que j’ai de l’imagination, on dirait un peu un mec, qui agite sa grosse hache, venait de faire son entrée dans le dédale en faisant exploser son cosmos pour faire la maligne et pousser les portes à lui obéir. Intéressant. J’étais donc là, tranquillement, à rien faire, évitant un peu les entraînements avec Jaspar le psychotique et Zve-truc le psychopathe. Vu que bon, je veux bien apprendre à utiliser mes pouvoirs, mais faut pas trop déconner hein ! La tornade transsexuelle qui est rentrée m’a pointé du doigt et m’a demandé de faire des trucs. J’ai pas tout compris, j’étais trop occupé à rigoler à la première invective.

    je ne sais pas pour qui elle se prend mais tout ce qu’elle va gagner, c’est les restes de ma soirée sur son oreiller. Car, en plus de ça, elle semble connaître assez bien les lieux, voire même vire ici. Et qu’est ce que c’est moisi comme coin putain ! Même la chaumière à moitié moisie qu’on m'a refilé à plus de gueules que ça, je comprends qu’elle soit chiante comme ça si elle vit là-dedans putain. M’enfin, je me suis levé et j’ai commencé à fouiller dans ses affaires plutôt que de les ranger, peut-être que je trouverais quelque chose d’utile, puis elle semblait s’en battre les noix alors, autant que ça serve à quelqu’un non . Et ce quelqu’un, c’est moi !

    « - Tu veux pas que je le boive le vin non plus ? »

    Franchement, je sais pas à quoi elle s’attend ou si ça marche toujours comme ça ici mais… cette grognasse de combat est tombé sur le mauvais bonhomme. J’ai autre chose à foutre que faire ses quatre volontés ! Je dois attendre que ça passe, regarder l'herbe poussée et attendre le putain de connard avec mon opium ! Bon, je trouverais bien un moyen de la payer plus tard ou au pire, je pourrais toujours le tuer, ça devrait pas être trop problématique de s’en débarrasser, paf, un accident et je dirais au chef qu’il a glissé et on en parle plus. Mais j’ai comme l’impression qu’avant de retourner à mes occupations, je devrais m’occuper de la casse couille qui vit dans son cagibi !
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Jeu 28 Juil - 19:00


Mais il se produisit une chose à laquelle elle ne s’attendait pas. Cet homme venait-il de lui répondre ? Quel fatigant trou à rat que ce Dédale - Si même la piétaille se révoltait il n’y avait définitivement aucune raison qu’elle n’en fasse pas autant. Comme quoi ses appréhensions de départ semblaient justifiées... Haussant un sourcil et se tournant vivement vers l’insolent de manière à l’accabler du regard, elle se rapprocha de lui puis rétorqua.

    Depuis quand les serviteurs ne font-ils plus leur travail en silence ?

Le jaugeant plus encore de ses yeux méprisants, elle esquissa rapidement un sourire avant d’adopter une posture plus détendue. Le timbre de sa voix donnait désormais l’impression qu’elle éprouvait une mince sympathie, à ceci près que son sourire persistait telle une note figée.

    Je vois, encore une nouvelle recrue qui ignore quelle est sa place. Ne t’en fais pas, je ne vais pas te manger ; à part peut-être si tu n’apprends pas très vite.

    Il semblerait bien que tu ne sois qu’un serviteur ici. Accomplis ta tâche et ne sois ambitieux que lorsque tu es sûr de ne pas y perdre tes ailes.
    Sans s‘arrêter, elle déposa calmement ses doigts sur le manche de son arme. Ce serait un bon début, ainsi auras-tu peut être un jour le luxe de commander à ton tour des serviteurs. C’est un loi simple ici, de modestes privilèges accordés aux soldats d’Arès si tu préfères.

    Mais est-ce que je dois vraiment perdre mon temps à t‘expliquer ce qui se passe quand un serviteur se rebiffe ?

La vandale s’esclaffa, abandonnant la prise de son arme pour plutôt désigner de plus belle les bagages qui ne se porteraient pas tout seul. Fait assez rare que cette dernière ne se laisse aller à quelques lubies dominatrices à l’égard d’un servant méconnu d’Arès, pourtant son discours avait été tenu comme si elle y était habituée. Depuis toutes ses années elle avait naturellement pu voir son lot de recrues tumultueuses ou revanchardes mais combien étaient encore en vie ? Trop peu. Elle, si. Et son rang intermédiaire dans la hiérarchie lui conférait quelques atouts dont elle comptait bien profiter au vu du reste de ses possessions somme toute déplorables.
D’autant qu’en réalité, il était plus aisé de vivre avec ce bastion plutôt que contre lui. Elle eut toutefois une nouvelle petite pensée envers Celestia, et se décida donc à faire preuve d’un zeste d’amabilité pour faire passer le message. Le tout avec si peu d’ironie.

    Allez garçon, rend-moi ce service, je t‘en serai reconnaissante.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Ven 29 Juil - 15:53
    « - Peut-être parce que j’suis pas un servant, connasse ! »

    Non mais sans déconner, on l’a bercé trop près du mur celle-là pour qu’elle agisse de la sorte ou bien ça fait un moment qu’elle a pas vu le loup et du coup, elle est frustrée . D’un côté, vu sa tronche, je suis sûr que c’est pour finir par mettre un coup de dent dedans et même moi j’ai mes limites de ce côté alors. Oh je connais ce putain de regard, qui passe sur tout ton corps, de haut en bas et bas haut. Qui en dit long sur ce que la personne qui fait ça pense de toi. Bien plus long que jamais elle n’osera dire, même pour une vielle chiante hystérique ! Mais j’en ai rien à foutre, complètement. J’ai toujours vécu avec les gens qui me regardaient comme ça. S’en soucier, c’est le début de la fin, de la fin de la liberté.

    Et comme je dis, elle essaie de donner le change de ce qu’elle pense. Mais t’inquiète pas ma poule, je la connais ma place, mieux que quiconque. Je sais que je suis au fond du trou, que je suis rien et c’est tout à ce à quoi j’aspire. Mais toi, est-ce que tu la connais ta place ? Hein ! Tu sais qu’au fond, on est pareil. Juste, tu fais ça depuis un peu plus longtemps, mais nous sommes de la merde, qui va mourir, vite et bien. Au service d’un dieu qu’on ne verra jamais, sans forcément y croire vraiment. Je suis venue ici, parce que j’avais rien de mieux à foutre et qu’au fond, cet endroit est plutôt amusant quand on sait y faire avec les portes en trou du cul et les habitants pas si différents de leur porte. C’est peut-être pour ça que les gens sont tous des connards ici.

    L’ambition, c’est un truc dont il faut se débarrasser, et surtout dans un lieu comme celui-là ! Vouloir survivre, c’est déjà trop, beaucoup trop. Vouloir survivre c’est déjà trop. Il ne veut rien attendre et rien vouloir, pour pouvoir comprendre, mais c’est beaucoup trop demandé. Alors j’ai simplement fait ce qui était le plus simple à ce moment-là, j’ai explosé de rire quand elle m’a fait son petit laïus du bon petit soldat et de la montée de la hiérarchie. Mais je m’en tape de tout ça moi. Je suis venue ici pour être libre. Oh va y, encore des menaces, tu crois vraiment que tu peux me faire peur ? Ou même me faire mal ? T’as une jolie hache et je suis sûr que tu sais t’en servir. Et j'sens qu’on va bien se marrer. Oh et la voilà qui change de ton et qui essaie de la jouer sympa.

    « - Et bah va y, fais-toi plaisir ! Tu crois que tu seras la première à essayer ? Oh que non ! J'suis pas ici pour lécher tes pompes et faire ta lessive. Trouve un grouillot pour ça, j’ai autre chose à foutre moi ! J'suis sûr que Zve' te trouvera quelqu’un pour te lécher les pompes va, il est doué pour trouver des trucs ! Il m’a bien trouvé un coin pour vivre alors, il aime pas trop que je dorme sur sa porte ! »

    C’est vrai ça, pourquoi venir me faire chier MOI alors que je suis sûr qu’on a des sacs à merde encore pire que moi pour faire le sale boulot de madame froide du slip qui arrête pas de gueuler ! Enfin, si après tout ça, elle me fou pas des coups de hache dans la tronche, c’est qu’elle est encore plus frigide que ce que je pensais et qu’elle est vraiment, mais alors vraiment pas drôle ! Faudra que je trouve la suceuse de sang tiens, voir si sa petite troupe est déjà morte ou pas…


Dernière édition par César le Mer 3 Aoû - 20:04, édité 1 fois
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Ven 29 Juil - 17:13

La surprise la frappa au même moment que l’insulte. En voilà un qui n’y allait pas de mains mortes, et pourtant. La Hyène s’estimait en droit de le tuer autant que les autres servants sans nom qui s’imaginaient être des électrons libres, en revanche elle avait mésestimé l’option du suicide de la part de ces derniers. Comment pouvait-il être encore en vie dans un tel lieu ? Seconde question, était-ce à elle de prendre le soin de l’expédier aux enfers ? Si Borya était encore là pour manger les insolents plutôt que les murs du Dédale, elle ne se serait certainement pas posée la question. Les défis n’étaient pas bien rares dans les environs, toutefois, ils étaient d’ordinaire lancés par des guerriers confiants en leur victoire et non des servants.
Les sourcils toujours arqués par l’étonnement, elle répliqua d’un air faussement blasé, abaissant son arme jusqu‘à finalement la ranger à son ceinturon.

    Waaaw. Mais oui, maintenant que tu le dis tu n’es pas un servant. Laisse moi me souvenir… un berserker ? Tu n’en as pas la carrure, je fais confiance à mon flair là-dessus, Hin! Quoi d’autre… Le fils caché du Pontifex peut-être ? Ça expliquerait ton assurance devant l'imminence d'une exécution publique. Hmoui en fait c’est plutôt ça, un cadavre en sursis, voilà ce que tu es.

Sur ces mots, elle franchit d’une traite la mince distance qui la séparait encore de ce vulgaire interlocuteur puis plongea son poing dans son diaphragme, s’assurant une prise via son autre main afin que sa cible reste sur place. S’en suivit une vive balayette visant à coucher celui-ci au sol.

    Vu d’en haut, tu ressembles tout de même à un lécheur de pompes finalement. Fais excuse, « serviteur » était définitivement inapproprié. Elle s‘esclaffa, tourna les talons puis reprit d‘une voix plus grave sans prendre la peine de se retourner. Ne sois pas stupide. Il me suffit de te couper la tête ici maintenant pour mettre un terme à ton beau discours…

A quoi s’attendait-il ? Tiendrait-il les mêmes propos devant un Cardinal, ou même Arès lui-même ? Non pas que la vandale se donnait autant d’importance, seulement il fallait être sacrément optimiste pour s’imaginer survivre tout en crachant allègrement sur des guerriers d’Arès - Eux à qui on enseignait une éducation si particulière.

    Mais ce serait facile et j’en tirerai pas grand-chose… Dis-moi, comptes-tu sur ton insignifiance pour retarder ta mort à chaque fois ? Je suis curieuse de savoir comment quelqu’un comme toi peut se tenir ici devant moi. Surtout que tu as l’air d’avoir rencontré le Cardinal de la Guerre.
    Allez, donne moi une raison de te laisser en vie.

Elle patienta, sans même un coup d’œil en arrière. Elle ferma les yeux, sa dextre empoignant fermement sa hache.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Ven 29 Juil - 23:03
    Oh putain, sa tronche qui en revient pas que la merde sur laquelle elle marche se rebelle ça valait le coup. Et bah ouais pétasse, même sur de la merde on peut glisser et se rompre le cou. Par contre, j’étais triste quand je l’ai vu ranger son arme, décidément, c’est vraiment une frustrée de la vie qui a pas dû tirer son coup depuis longtemps et qui a oublié comment on fait pour s’amuser ! Mais va-y putain ! Enfonce-moi ta hache dans le crâne. Pose toi la question si tu me fends le crâne en deux, quel œil se fermera le premier ! Je sais pas, fais quelque chose putain, au lieu de jouer avec tes sourcils et de jouer le calme plat ! Je ne suis ni servant ni soldat, je suis libre ! Et c’est ça la différence, et c’est ça que personne ne comprend ! Bande d’esclaves sans chaîne ! Je n’ai rien, je peux donc faire tout ce que je veux !

    Je lui ai décroché un sourire empli de compassion quand elle a fait l’énoncé de ce que j’étais. La différence entre toi et moi, poulette, c’est que je suis lucide sur ma situation, que je l’ai accepté depuis longtemps. Que j’ai accepté, le fait de ne pas être unique, de n’avoir rien de spécial et qu’à part avoir mal, je ne vais rien faire d’utile de ma vie, qui va, de toute façon, bientôt se terminer. Si j’avais du courage, je l’aurais déjà terminé depuis longtemps, mais du courage, je n’en ai pas. Je préfère faire venir la mort que de me la donner et qui sait, peut-être que le bon jour, ça sera aujourd’hui. Dans tous les cas, j’aurais gagné mon pari avec Zve', ça doit bien faire quinze jours que je suis ici non ?

    Par contre, je l’ai pas vu se jeter sur moi, littéralement. La salope. J’ai senti le poids de son poing dans mon ventre qui m’a coupé le souffle et qui m’a littéralement coupé en deux. Du coup, j’ai rien pu faire contre son fauchage et mon corps à heurter le sol mou et spongieux du dédale dans bruit de succion immonde. Puis elle s’est placé au-dessus de moi, pour montrer qu’elle avait bien la mainmise sur la situation ! Mais putain, montre l'avec ta hache bordel de merde ! Un peu groggy j’ai pas tout capté de son discours de mégère frustré, mais j’ai compris l’essentiel et j’ai réussi malgré tout, mais avec une voix roque quand même et le souffle trop court à lui glisser une petite blague.

    « - Vu d’ici, c’est pas les pompes que tu veux te faire lécher ! »

    J’aurais bien rigolé aussi après ça, mais c’est parti en sale quinte de toux alors. Puis elle a parlé de moi et de Zve' alors oui il se trouve que monsieur guerre et moi on se croise de temps en temps, pour le cosmos. Même si bon, des fois, il fait preuve de patience, des fois non. Mais grosso modo, on avance, un peu. Je sais faire deux ou trois trucs maintenant. Approximativement, mais ça paie, heureusement, sinon je pense que c’est un de mes deux maîtres qui m’aurait mis dans le mur. Encore. Oh et puis merde, il faut prendre les choses en mains ici ! Je donne alors un coup de rein, pas assez fort pour la déloger, je doute que je puisse de toute façon. Elle est forte la pute ! Mais je compte plus sur l’effet de surprise ! Et avec cet effet de surprise pour foutre mon poignet sur la tête de sa hache et d’un petit mouvement du bras, entailler tout ce que je peux faire mordre par la lame !


    Oh oui je crois que j’ai réussi mon coup, je sens le sang couler le long de mon bras et la chaleur intense de la douleur. Qu’est que tu vas faire maintenant hein ! Vas-y, on va rigoler. Je fais alors irradier mon cosmos, comme on m’a appris, à contrôler le fluide et l’énergie. Et le sang de ma main doucement, se met à se lever pour commencer à prendre doucement la forme d’une sorte de liane, qui doucement vient lui caresser le dos de la salope acariâtre !
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 30 Juil - 14:27


Pervers et suicidaire. Si Ludmila s’apprêtait à entendre de nouvelles sottises débouchant sur un coup de grâce immédiat de sa hache, elle ne s’attendait pas à ce que l’énergumène joigne les actes à la parole et défende ainsi son bout de gras. Il s’était à peine redressé pour faire partager son obscénité, glissant probablement avant de subir maintes écorchures au contact de son arme, stable dans la main de sa propriétaire. Le premier sang était versé et mérité, et la suite promettait l’abondance. La Hyène fit volte face, saisissant au col son pseudo-interlocuteur avec une idée bien précise en tête. Pourtant une dernière carte s’abattait contre elle ; le long de ses courbes dorsales s’agglutinait le cosmos de ce dernier. Un frisson. Des yeux révulsés, puis en un éclair elle le plaqua à plat ventre contre le sol du dédale. La seconde d’après, sa hache fendait l’air pour parcourir un sillon dans la chair de l’impertinent ; le même sentier que la liane cosmique subie plus tôt, la douleur et le sang en plus. Œil pour œil, la vandale comptait bien signer d’une prometteuse cicatrice le corps bientôt sans tête du concerné.
La mine fermée voire grave - certainement dû au dégout qu’elle éprouvait pour ce genre d’hommes -, elle s’exclama une dernière fois.

    Je ne te demanderai pas si ça valait le coup.
    Tu aurais certainement pu avoir une longue vie sous la coupe des autres dieux, généralement plus tendres avec les chiens de ton espèce. Mais ici, le meurtre est admis, alors…

Elle observa son arme, Purpurine, absorber de sa surface le sang étranger. Elle se renforçait à chaque combat, à chaque victime… elle n’était pas difficile - moins que Ludmila ne pouvait l’être - et même le sang de cet inconnu devait avoir bon goût. Très bon goût même, puisque son cosmos impie la poussa à trembler entre les mains de sa propriétaire, lui interdisant de s’interrompre une fois lancée, comme sous les effets de la rage.

L’arme s’élevait donc. Il ne restait plus qu’un maigre laps de temps avant qu’elle ne s’abatte pour une simple et seule raison : La mort.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 30 Juil - 18:47
Je l'ai suivie avec attention.

Pas loin avant l'entrée du Dédale, j'ai vu sa silhouette se dessiner à l'horizon. A ma taille, un sac de toile avec un peu de gibier, aux épaules et sur tout le long du corps, une longue tunique bonne à se confondre dans les bois, surmontée d'une capuche relevée. Un arc, un carquois, quelques courtes lames, puis ce regard qui la suit de loin. De retour, donc. Un sourire contenté qui se dessine sur mon visage. Les visages familiers commençaient à manquer en ces murs.

Je la suis d'une certaine distance, Cosmos masqué, l'air banal. Pour peu, ressembler à l'un de ces apprentis qui parcourent le Dédale. Revigoré par une après-midi de chasse, loin de ma Cuirasse comme de ces murs de chair, c'est avec une certaine bonne humeur que je la précède doucement aux portes.

Une bonne humeur qui ne va faire que s’amenuiser au fil des minutes.

Est-ce là la Hyène pleine de bonne volonté qui nous a quittée il y a de cela un mois ? Elle n'y ressemble guère plus. Un froncement de sourcils à entendre ces ordres, ce ton sec, voir ces mouvements. Que s'est-il passé en à peine trente jours ? Mais... Mais le froncement de sourcils se tait au profit d'un nouveau sourire, plus espiègle et retors que contenté, cette fois-ci. Le sourire lorsque je vois qui se retrouve cible des invectives de la Vandale. César. Quinzième jour. Quinzième, et il va pour perdre sur le bout de la ligne d'arrivée. Ce serait triste.

Calé à un mur, j'observe la situation. Ça enfle, ça s'envenime doucement. D'abord, l'ordre clamé. Le titre, méprisant s'il en est. « Serviteur ». Et la réplique du camé. Sa réplique comme ses mimiques. Je suis un peu plus loin à me fondre dans la masse de spectateurs, et je ris. Il a quelque chose de divertissant cet abruti, oui. Un rire parfois partagé dans la foule environnante, parfois troqué au profit d'un air interdit. « Il va mourir ». Voilà ce qui se lit sur les regards.

Puisque tel est le sort que tous s'imaginent s'ils venaient à oser répondre face à un Cuirassé. Les élus, les soldats, les vrais, ceux qu'Arès a jugé digne de porter le métal béni. Eux, puis les autres. La plèbe, la masse. « Les serviteurs ». Une image qui ne se retrouve que renforcée par le comportement vindicatif d'une Hyène ma foi... Fort impulsive. Le sourire s'il se teinte d'une moue intriguée quelques secondes ne disparaît pas. Une idée germe. Eh bien, peut-être allais-je pouvoir faire d'une pierre deux coups avec ceux-là.

L'un a besoin d'un exemple illustré de mon avertissement quant à ce qui l'attend s'il maintient ses manières face à certaines personnalités au sein du Dédale, l'autre d'un rappel sur ce que c'est que d'être soi-même à la place du serviteur. Alors le sang coulera. En quantité s'il le faut. Tseh. Pour le plus grand plaisir de César s'il le faut. Mais il coulera, qu'il comprenne.

C'est là que la soudaine animosité de Ludmila sert mes intérêts. Je n'aurais pas à endosser la casquette de l'impitoyable Cardinal tortionnaire pour lui faire comprendre ce qu'est la Citadelle, la Citadelle s'impose bien vite d'elle même à lui. A son diaphragme présentement, pour être très précis. Résultante d'une réplique qui aura frappé au moins aussi fort que ce coup à en juger le visage de la Berserker. Là où il m'a arraché un franc rire retenu tant bien que mal. Le discours de la Hyène lui par contre... Heh, ce n'est pas comme ça que tu vas le brosser dans le sens du poil, ma pauvre. Lui faire miroiter des espoirs de montée dans la hiérarchie, de larbins à commander... Pas besoin de plus de deux minutes de conversation avec le loustic pour sa douter que ça n'aura que peu d'effet. Divertissant. Et instructif. Je connaissais de la Vandale son intérêt pour les louanges de notre Maître, mais de là à ce que ça prenne cette dimension-ci... Instructif, oui, clairement.

Elle est acerbe, la bougresse. De sa lame comme de son verbe. Mais lui n'en démord pas. Malgré le coup, malgré la mise au sol. Malgré la menace qui plane clairement au-dessus de sa tête. Et la réplique fuse. Ouuuuuh, tu vas pas t'en tirer à si bon compte sur celle-ci. Et effectivement. Mais c'est lui qui se jette sur la lame plus que l'inverse. A voir ça, les yeux qui s'écarquillent d'abord, les miens autant que ceux d'autres autour. Espèce de taré... Et il joue de ce sang qui coule, ce désaxé. Il joue, peut-être trop pour son propre bien. Une liane sanguine qui se forme, pour venir caresser dans le dos de la femme en face. Réaction immédiate et violente, sanglante. La tête du pauvre hère qui vient rencontrer la surface spongieuse de ce sol organique, la tête de la hache qui vient rencontrer sa peau maintenant lacérée en une grande marque rouge. A ce spectacle, une main qui se glisse sous mon haut pour titiller les cicatrices qu'ont laissées cette même lame, une sorte de chaleur qui s'en dégage. Les yeux se plissent.

Plus encore lorsque la suite s'annonce. Cette expression grave, ce ton, et le geste qui va avec... Puis les mots. Le temps semble s'arrêter sur cette hache levée haut au-dessus de la tête. Silence. Arrêt. Un soupir qui part. Un unique pas en direction de la scène. Un seul pas pour engouffrer toute la distance qui m'en sépare, un large courant d'air pour précéder la course rendue invisible à l'oeil nu, la capuche sur mes traits qui se relâche en arrière pour quitter le haut de mon crâne. Je suis dans son dos, la mine sombre, la poigne assurée sur le poignet garant de la chute du métal sur ce cou, l'autre main qui se pose sur l'épaule de ce bras tendu.

- Ça suffit.

Une voix grave et impérieuse, bien plus qu'elle n'a l'habitude de l'être en temps normal. Au visage, plus de ce sourire léger. La toiser du regard, autoritaire, ferme, autant que l'exige selon moi la situation. Ils sont nombreux, les règlements de compte du genre, oui. Plus d'une fois j'ai fermé les yeux. Pas ici. Ici, une chape de plomb. Mon Cosmos qui s'abat sur elle, qu'elle enregistre qui se tient dans son dos avant de faire je ne sais quelle bêtise sur un mouvement réflexe. Plus bas, je porte le regard vers le drogué de service.

- Quinzième jour. Disons que j'ai fait office de Joker pour t'épargner la défaite, bon joueur que je suis.

Un vague sourire qui vient un instant, puis s'envole.

- Première et dernière fois. La prochaine fois que tu te jettes sur une lame tendue en avant, ce sera pour t'y empaler et crever dessus. Ca n'a été là qu'un simple aperçu des pathétiques fins qui peuvent t'attendre en ces murs.

Et tant mieux si ça t'enchante, de crever comme une merde. Je n'ai plus la patience pour offrir plus qu'une seconde chance. C'est déjà beaucoup. J'y pense, à ça. Aux chances que je donne. Aux éponges que je passe sur de pourtant bien sales ardoises. J'y pense, et mon regard se pose sur elle, de nouveau.

- Plus ça va, et plus je commence à douter en la capacité de cette hache à frapper dans quoique ce soit de plus que d'autres Berserkers.

Le ton est donné. Le meurtre est admis, oui, il l'est. Gratuitement, même. Mais pas avec moi pour y apporter mon grain de sel. Cet abruti, aussi... Eh bien, aussi abruti soit-il, ne manque pas d'un certain potentiel. Alors le voir mourir pour un sac de provisions n'est pas pour me plaire des masses.

- Lève toi. Oh et, César, il semblerait qu'une commande soit arrivée pour toi aux portes.

Quelles affaires il trame dans son coin, ça ne regarde que lui... Ca n'est de toute façon pas le souci qui m'importe le plus. D'abord, elle.
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 30 Juil - 22:06

La Hyène venait d’être stoppée dans son élan. Le responsable ? Un cosmos cruellement familier qui raisonnait en elle, à la manière d’un coup de semonce plus que d’un léger avertissement. Il s’agissait de Zvezdan, autrement dit celui qu’elle ne souhaitait pas défier une fois de trop, son supérieur, peut-être même son ami. Mais si ces informations subites retentissaient dans sa psyché, cette dernière s’était dores et déjà échauffée, dictée par les consignes de la lame assoiffée, et l’envie d’abattre son bras la démangeait encore. Tiquant du regard, ses pupilles s’affolant quelques secondes, elle tâcha de réprimander cette pensée régissant encore sa poigne puis recula vivement, instinctivement, afin de rompre cette proximité avec le Cardinal. Bien qu’elle s’était rangée du côté de la raison, la nervosité dans ses mouvements donnaient largement de quoi en douter ; en revanche, elle ne tarda pas à dévoiler sa réponse en envoyant d’un geste colérique sa hache se figer dans le sol deux mètres vers l’arrière.

Si elle ne protesta pas oralement, ses traits comme son attitude affirmaient le contraire. L’effort pour ne pas s’indigner ou piquer une colère restait notable, même si une fois encore le sentiment d’aller de surprise en surprise la tiraillait clairement. Que se passait-il ? Pourquoi son retour devait-il être aussi catastrophique, simplement à cause d’un pauvre bougre qui n’a pas su trouver sa place. Si elle tenait le même discours que ce dénommé César, qu’en dirait son supérieur ? Assurément rien de bon. Alors pourquoi sauver la peau de ce miséreux ? Dans ses questionnements, elle se demanda même si quelques rancunes n’étaient pas encore présentes… A dire vrai, sa méfiance s’était accrue de manière inquiétante depuis qu’elle se sentait délaissée par son Dieu et le Dédale. Pourquoi maintenir des principes alors que son dieu avait déjà souillé ses mains et pouvait le refaire à tout moment ? De toute manière emprisonnée, il n’y avait qu’une option pour s’en sortir, il s’agissait de plonger dans le bain sans état d’âme. Alors, bordel. Pourquoi l’humilier ainsi alors qu’abattre ce cancrelat consistait en son droit le plus strict !
Ludmila se tourna vers César, le fusillant du regard sans prendre la peine de masquer son dégoût. Il devait adorer ça… Pourriture. Quelle qu’en soit la raison - et elle l’attendait impatiemment - son confrère vandale venait de le déclarer intouchable, et elle ne pouvait que s’en mordre les doigts…

Mais le pire attendit qu’elle reprenne un brin son calme avant de toquer à sa porte. Une réplique légèrement vicieuse qui ne manqua pas d’atteindre la berserker ; ses pommettes viraient au rose, ses sourcils se froncèrent et elle retint de peu une réponse au tac au tac qui n’aurait rien présagé de bon.

Inutile de s’énerver. Rendre à César ce qui appartient à César et recouvrer une partie de son sang froid semblait plus approprié avant de prononcer le moindre mot. Après un court silence, elle passa une main sur son front puis dans ses cheveux. Elle ricana au ralenti, y cachant son rire jaune, avant de rétorquer d’une voix basse.

    Teh!... Peut-être est-ce là l’unique rôle que « Son Altesse Arès » me réserve, puisque je ne semble pas être dans le reste de ses plans...

Un sarcasme. Habituel dans les discours tenus par la combattante. Depuis Kiev, un fond de négativité habitait même ses paroles et à sa manière, elle s’auto-persuadait à travers une foi de plus en plus noire et fataliste. Elle n’avait de toute manière rien d’autre à déclarer à Zvezdan, le propos n’étant évidemment pas de le provoquer. Ni d’engager la conversation sur un terrain déplaisant… car dans la tête de la Hyène, l’idée de faucher d’autres que des berzerkers n’était pas nouveau et semblait même devenir le cœur de ses préoccupations.

Non, il n'y avait en réalité rien à dire. Simplement entendre et accepter le discours de son supérieur.

Citation :
César: Je post aussitôt la réaction de Lud en espérant que ça ne pose pas de soucis ! Je me dis que ça rendra ta réponse plus fluide si l'action est finie et que tu sais que maintenant Lud conserve ses distances. Mais si y'a un problème je le retire Wink


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Mer 3 Aoû - 20:09
    Je l'ai laissé me saisit par le col dans un grand éclat de rire. C'était enfin le bon moment celui où elle va enfin utiliser sa hache comme il se doit ! Le grand moment ! Mais non, j'ai vu dans ses yeux, le dégoût pour mon pouvoir et la sensation qu'il procure. Oh et attend que je sache m'en servir correctement et tu verras tout ce que je peux faire avec! Mais avant que j'ai pu faire quoi que ce soit et vraiment commencé à jouer avec ce sang, j'ai senti l'air se vider de mes poumons en réponse au choc violent qui s'est fait dans me dos. Elle venait de me remettre violemment au sol. Et puis là, c'est la jouissance, la souffrance. Je sens sa hache mordre dans mon dos et glisser le long de ma peau. Je sens alors cette dernière se fendre en deux dans un délicat mélange de souffrances. Et je retiens cette fois, mais difficilement, un petit gémissement de plaisir. Et dans un rire final j'attends la hache qui va enfin s'abattre !

    Mais non, encore une fois il semblerait que la mort ne veuille pas moi ! J'entends la voix d'un mec que je connais bien, ce bon vieux Zve' toujours là quand on a pas besoin de celui-là. Un profond soupire, ça par contre, je eux pas le retenir. Finalement non, c'est pas pour tout se suit. J'savais bien que j'lui aie tapé dans l'oeil et qu'il était pas du même bord que moi celui-là ! Sinon, pourquoi il aurait empêché ça et surtout, de cette façon, en signifiant à la reine des glaces à coup de cosmos qui était le patron et qu'au fond, c'était pas elle ! Je prends alors appuis sur mes mains que j'ai mis des deux côtés de mon crâne et je me relève d'un rapide mouvement des jambes. Ouais, j'aurais pas été capable de faire ya peu, mais faut croire que l'entraînement porte ses fruits !

    Puis après, il a fait son petit sermon, dont j'ai pas eu grand-chose à foutre. J'ai fait oui oui de la tête pour qu'il soit content et qu'il me casse pas trop les couilles. Il aime bien qu'on lui dise oui, qu'on lui montre qu'il est important et qu'on fait attention à ce qu'il dit. S'il savait dans quoi je me suis déjà fourré de toute façon, ce petit échange de civilité avec l'autre conne c'est rien du tout ! Oh et le plus beau dans l'histoire, c'était l'air de vieux charognard à qui le lion aurait piqué la carcasse. Et bien entendu, j'ai répondu à tout ça par un petit clin d'oeil lourd de sous-entendu. Mais mon attention s'était déjà concentré sur le colis qu'on m'avait annoncé ! Je vais pouvoir me préparer toutes sortes de trucs amusant avec tout ça mais... faut le payer, ça tombe bien qu'il soit là lui !

    « - Oh bah, t'aurais peut-être pas dû faire le joker justement ! Si j'ai gagné ça veut dire que c'est à toi de payer le colis de la porte d'ailleurs ! Si bien entendu, monseigneur de la guerre est un homme de parole ! Oh d'ailleurs, je voulais te montrer un truc ! »

    J'ai alors fermé les yeux et concentré mon cosmos, précisément cette fois. Avec plus de maîtrises que jamais mais je pouvais sentir que c'était encore grossier, je tâtonne beaucoup, c'est un truc que j'ai trouvé tout seul ça. Et j'suis sûr qu'il devrait y avoir moyen de faire ça plus simplement et en utilisant moins de pouvoir mais c'est toujours ça. Donc, je lui ai pratiquement mis mon poignet ensanglanté sous le nez et j'ai doucement passé ma main dessus. Une fois que la main fut passée, pouf, plus rien ! Guéris ! Pas la moindre petite cicatrice ! Faudra que j'm'occupe de la même chose dans mon dos !

    « - Pas mal hein ? Oh et puis, pouffiasse, tu sais, Arès a même des plans pour moi, alors je suis sûr qu'il te trouvera bien de quoi t'occuper. On peut pas toujours mettre des coups de hache dans la tête des gens ! »

    C'est vrai ça, la voix d'Arès m'avait offert tout ça, et c'est à son appel sacré que j'avais répondu ! Car au fond, nous sommes sa propriété. Sa merde qu'il enverra mourir selon son bon vouloir. Ultime forme de liberté. Tout perdre, c'est ça être libre ! Peut-être le comprendra-t-elle un jour... Oui... Je lui apprendrais !
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Jeu 4 Aoû - 17:41
Un regard qui doute. Qui scrute. Détailler ses traits un instant, jauger cette nervosité furieuse qui déborde d'elle. Colère. Une grande et incontrôlable colère qui gronde. Pour la quantifier, ce coup de hache dans la chair du Dédale.Je la fixe, plonge mes yeux dans les siens, encore sous le coup de la rage. Un mélange d'empathie et de fermeté dans le regard. Pas une once d'attention vers César. Cette attitude... Quelque chose ne va pas. Qui me dérange. L'amure solide, la hache assurée, mais le mental comme... Hm. Je vais devoir creuser un peu.

Puis la réaction à ma réplique, suivie de la sienne. Les dents qui grincent. Un agacement qui monte.

- Arrête un peu de chialer, tu seras gentille. Je t'ai dit par le passé que tu sortirais tôt ou tard de l'ombre, je n'ai jamais dit que ce serait rapide, ni facile. Une approche pour le lui glisser dans l'oreille, qu'elle seule entende. Alors prend ton mal en patience et redescends sur terre, ma grande. Des missions de reconnaissance sans saveur, j'y ai moi-même droit.

Et ça ne m'est pas bien plus agréable, pas pour autant que ma lame vient se ficher dans la chair du premier ahuri dont la tête ne me revient pas. Pas en ces murs du moins. Pas pour l'instant. Du reste, on aura à développer tout ça en amont. Lui faire saisir quelques réalités, et qui sait, qu'elle même m'explique son ressenti, plutôt que me laisser le deviner vaguement.

Une voix. Je me retourne vers César, mi-amusé, mi-dépité. Cet abruti n'a pas l'air d'avoir appris plus que ça de l'expérience, bien au contraire. Il aime ça. Eh bien soit. Reste à voir comment ça se passera la prochaine fois, sans personne pour se mettre entre sa grande gueule et les coups de hache d'un quelconque Berserker courroucé.

- Je tiens mes promesses, oui, pas celles que l'on m'attribue sans même me demander mon avis. Va plutôt taxer Squelette, il sera heureux de casquer pour toi, j'en suis certain.

Puisque cette histoire de me faire taxer pour ses saloperies, ça n'a été décrété que par lui et lui seul. Ca aurait presque pu me faire sourire plus franchement, au point que je me plie au jeu, mais pas maintenant. Mon attention est trop portée sur le cas de la Vandale pour ça. Mon esprit est trop embrumé par d'autres données qui viennent parasiter ma façon habituelle de gérer ces choses. Mon cœur se gonfle de trop de colère qui s'accumule, latente, cachée, insidieuse. Plutôt que d'éclater un grand coup, ça en filtre doucement, en un filet de courroux infime, une aigreur qui d’entretien et monte au fil des jours. Jusqu'à ce qu'un jour, ce soit trop. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je vais écouter et regarder. Quoi donc, ce truc ?

Je l'observe faire, perplexe. Une moue songeuse lorsqu'il s'exécute. Hm... Intéressant. Sorte de régénération accélérée, donc. Pas mal en peu de temps. Sers-toi en bien en prévision de la prochaine fois où ce que tes mots et actes ont de trop viennent à t'offrir la promesse de lames sous la gorge.

Et ça semble arriver bien vite. Déjà il recommence. Sourire jaune. Mais la Hyène réagira comme bon lui semblerait. Je l'ai dit, une fois, pas deux. Les prochains coups qu'il s'attirera iront effectivement lui déchirer les chairs, sans personne pour l'en sauver.

- Pas mal, oui. Bonne chose que tu possèdes ce genre de dons, vu ta nature d'aimant à coups. Tu sais, un jour, tu vas en retirer plus que quelques gémissements de plaisir. Tout va s'arrêter. Tu vas plus rien sentir. Et tu n'auras jamais pu découvrir ce qu'il te reste à gagner de tes dons.

C'est dit d'un air détaché, sans gravité dans la voix. Simple état de fait. Sûrement qu'il le sait très bien. Peut-être même qu'il s'en fiche. Je me retourne doucement vers Ludmila, le pas léger.

- On t'a sûrement déjà fait ce genre de morale. Mais si tu sembles connaître la douleur et t'en accommoder, je doute que tu connaisses la mort. La plupart du temps, on ne la connaît qu'une fois. Cesse donc de précipiter le rendez-vous, veux-tu ?

Et pour ponctuer le discours, mes mains qui se portent aux affaires de la Vandale pour les porter, le lourd manteau rabattu sur mon épaule droite. Lourdement chargé, avec le sac de gibier de déjà encombrant, j'avance un peu tanguant jusque vers la petite porte prés de l'entrée du Dédale.

- Mais qu'est-ce qu'elle fout dans son sac pour que ça pèse comme ça... Hé ! Ramène-toi, faut qu'on cause.

Un coup de menton en direction de ses quartiers, quelques plaintes maugréés sur le chemin que je commence dès maintenant vers la bâtisse. Du travail de serviteur après tout, hm ? Tseh. D'humeur plus massacrante encore, je l'aurait plutôt invitée elle à porter toute sa charge suivie d'en plus mon sac à gibier. Mais si la colère est présente, j'essaie très justement de l'occulter, et ce n'est pas à la cultiver de ce genre de mesquineries que j'y arriverai.

- Magne, ça pèse ton barda ! Et va m'ouvrir la porte, j'ai que deux mains.
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Jeu 4 Aoû - 19:07

Heurtée par les propos condescendants de son Cardinal, la Hyène eut un mouvement de recul lorsque celui-ci s’approcha de manière à se confier un ton plus bas. Venait-il de la gronder ? Elle serra poings et mâchoire, se refusant de répondre quoique ce soit pour ne pas envenimer instantanément les choses. Après tout, peu importe la forme il s’agissait bien d’un ordre. Elle se renfrogna donc sans un mot, adoptant une posture défensive soutenue par de grands airs têtus et observant avec attention ce que son supérieur pouvait avoir de mieux à faire ou à dire face à un tel individu.
…Pas grand-chose apparemment. Mis à part ce côté instructif qui révélait l’existence d’un genre de jeu entre Zvezdan et le masochiste. Un jeu sans queue ni tête ; le même genre de jeu qu’elle se sentait évidemment prête à proposer à César s’il la cherchait de trop. Ce qui bien évidemment arriva. Voilà qu’il la narguait au mépris de toute proximité, avec cette tête d’ahuri et sa main de lâche. Non ça allait, elle ne rentrera pas plus dans son jeu. Pas tant qu’on lui proposera un jeu truqué comme celui d’aujourd’hui. Elle marqua une pause, le temps de croiser le regard de son cardinal qui en avait terminé avec de nouvelles paroles, puis se tourna de plus belle vers César alors qu’un mince sourire s’appropriera son minois. Enfin, à son tour, elle leva tout en agitant sa main gantelée, cracha dans sa paume et expédia une gifle mémorable au grotesque provocateur.

    Alors jouis donc sale porc ! Une fois ceci fait, elle se frotta les mains et le jaugea encore une fois. Si tu es au moins assez servile pour avoir une quelconque importance aux yeux de notre dieu, je suppose que je peux fermer les miens cette fois-ci. Mais ne crois pas que je craigne la moindre punition pour ta mort prématurée…

    Après tout, si Xanthe s‘était occupé d‘Arbhaal au lieu de croiser les bras face à l‘insolence, l’un comme l’autre aurait déjà eu une destinée bien différente. Il serait stupide de reproduire une telle erreur sur un malentendu pas vrai ?

    Une mort nette et rapide. Oui… Si c'est ce que tu souhaites, je te traînerai même à l'autel des sacrifices pour te la donner.

Dans ses yeux revenaient progressivement la fougue et l’envie de passer aux actes. Qui était réellement irremplaçable ? La vie de cette vermine ne pesait assurément pas plus dans la balance que la Cuirassée qu’elle était. Et si c’était vraiment le cas, alors elle aurait certainement raison de réagir en conséquence…
Enfin. Inutile de tergiverser plus encore, elle demeurerait campée sur ses positions et persévérer avec un tel interlocuteur sans avoir pris de recul risquait fort de mal finir. Aussi, avec un peu de retard, elle rejoignit Zvezdan sans un mot, puis ouvrit sa porte. Son visage s’assombrit. Maintenant elle allait probablement devoir encaisser de nouvelles leçons de moral.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Dim 7 Aoû - 22:52
    Je pousse un profond soupir sonore à la première réplique de Zve'. Alors c'est donc ça que cette barbare frigide veut... De la gloire, du pouvoir, monter en grade. Petit soldat de bois. Mais tout n'est que du vent, commande un jour et meurs demain. Idiote ! Tu n'as rien compris. Tu agiteras les doigts et les gens viendront ramasser ta merde et après . Qu'est-ce que ça t’apportera, si ce n'est de perdre encore plus de toi-même, dans ta gloire et ta stupidité ? Idiote ! Esclave sans chaîne ! Décidément, il est bien gratifiant d'être au bas de l'échelle, de n'être rien, pour être libre. Que de monter et donner toi-même tes mains pour qu'on y passe les fers. Mais un jour, je leur apprendrais à tous, le poids de la liberté et ce qu'il faut pour être libre. Tout perdre, c'est ça être libre et moi, je n'ai rien d'autre à perdre que ma propre vie ! Et voilà la guerre qui se tourne vers moi et qui d'abord, me fait pousser un petit rire amusé.

    « - C'est bien ce que je me disais. La guerre n'aime pas que le destin dicte ses pas. Tout ça te jouera tes tours un jour mon ami, mais l'alternative est honnête alors, je m'en contenterai. Je dirais que l'ordre vient directement de toi ! »

    Et après ça, je rigole encore un peu. Je sens qu'on va bien rire. Comme quoi, être le disciple de deux cardinaux ça aide un peu et ça permet de s'amuser. Et surtout de ne pas avoir à s’embarrasser des questions matérielles. Pendant qu'il me parle, j'adopte une pose grotesque pour concentrer mon cosmos dans mon dos et soigner tant bien que mal la plaie ouverte qui me brûle et qui me fait agréablement mal. Histoire d'éviter de foutre du sang partout, on sait jamais ce que le sang peut attirer ici, c'est une précieuse ressource, que je gaspille utilement. J'écoute au passage, les commentaires de monseigneur la guerre. Bien sûr qu'un jour je vais en crever, c'est pas comme si je faisais tout pour non ? C'est pas comme si ma propre vie ne m'importait peu ? Quand on a vie comme le mienne, voilée par la douleur, la mort, mon ami, n'est qu'une petite étape douce à passer.

    Mais il est vrai qu'il marque quelques points dans ce qu'il dit. Pour une fois, je ne fais pas que faire oui de la tête en m'en battant les couilles complètement. Oui, si je meurs maintenant, je ne saurais pas quoi faire de mes pouvoirs... Et surtout, de faire partager aux autres la souffrance et avec elle... la liberté ! La suite par contre, je peux pas me retenir de rire.

    « - Mais monseigneur la guerre, la mort, n'est que l'ultime expérience ! La plus belle des drogues car on ne la prend qu'une fois et on la cultive toute sa vie ! Ou je passe peut-être simplement trop de temps avec Jaspar ! Mais je te rassure, c'est toi mon préféré. »

    Enfin, un peu après ça, j'ai senti la douleur le long de ma joue et le sang dans ma bouche. Oh, je l'ai vu venir. Elle s'est pas cachée et elle peut aller plus vite. Mais j'ai rien pour l'éviter, c'est tellement plus amusant comme ça. Oh, une idée d'un petit truc à faire la prochaine fois, il faudra que je voie si c'est possible de travailler ça tient ! Et je la fixe, je tiens ce regard qui me jette des couteaux et qui veut me mettre à mort. Comme c'est agréable de se sentir autant désiré par une femme. Oh que c'est grisant ! Je sens qu'une bonne petite dose s'impose après toutes ses émotions. Ou bien j'irais voir Rhia... C'est possible aussi, la rouquine saura m'amuser un peu. Ou bien la blonde... Ou bien les deux, j'y arriverais un jour ! Bon, si le début me concerne la suite... Xanthe et Arbh-truc, j'en ai rien à péter, je sais pas qui c'est.

    « - Mon joker est épuisé ! La prochaine fois, peut-être ma belle que nous pourrions poursuivre nos ébats. Mais j'ai cru comprendre que tu devais faire ton rapport à Zve', en tête à tête dans ta chambre. Amusez-vous bien ! »

    Et sur ce petit rire gras, volontairement appuyé pour une fois de plus énervé la femme à la hache, dont je n'ai toujours pas entendu le prénom, j'ai fais quelques petites révérences à la foule devant moi et j'me suis dirigé vers la porte, je devais trouver qui arnaqué pour qu'il paie à ma place le colis destiné à Zvez...
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 13 Aoû - 9:17
Pas une réponse au discours de César. Un soupir, tout au plus. Je n'ai pas l'intention de plus me mouiller que ça pour quelqu'un qui manifestement est déjà prêt à accueillir la mort dès qu'elle aura décidé de passer le faucher. Il y en a, comme ça. Soit, César. Fais donc comme bon te semble. J'attends avec impatience la prochaine échauffourée avec une tête du Dédale.

En attendant, arrivée dans les quartiers de la Hyène. A peine entré que je m'empresse de poser son lourd équipement puis souffle un coup. A partir de là, une chaise de réquisitionnée pour s'y asseoir négligemment. Les bras se lèvent au plafond en un étirement bruyant, bâillement à l'appui. Ca de fait, mon regard se reporte sur la Vandale.

- J'ai l'impression que ça a pas mal travaillé là-dedans en l'espace de trente petits jours.

Index pointé vers le front de Ludmila, l'air songeur. La remarque aurait pu s'accompagner d'un mince sourire en temps normal, mais... Mais pas maintenant. Pas après cet épisode aux portes.

- Explique-moi. Je suis curieux d'entendre ce qui justifie ce soudain tempérament sanguin.

Curieux du sien, inquiété du mien. Je l'ai pas écoutée, cette voix. Pourtant, lorsque la Berserker n'a fait que répondre sans même contester, je l'ai entendu, ce murmure : Brise-la.
Et sans que je n'ai à le montrer, il m'a fallu un effort trop intense à mon goût pour surmonter l'envie induite par cette suggestion. J'en ai eu envie, oui. Ca a été rapide, fugitif. Mais ce moment, celui où ma main est venue enserrer la sienne, celle avec la hache. Une part de moi, au fond, inavouée, aurait bien été lui rendre le présent des quelques cicatrices désormais présente sur mon torse.

- Je sais bien comme tu ambitionnes les faits d'arme, Ludmila. C'est ton signal d'alarme, ça ? Ta façon de faire comprendre, de faire passer le message ? « Filez-moi de quoi briller » ? Tu peux bien inspirer la crainte dans le cœur de tes semblables si ça te fait sentir plus forte, mais ce n'est pas ça qui va rapprocher ta lame des gorges ennemies.

Et ça arrive, tu sais. Plus vite que tu ne le pense. D'ici quelques jours, tu pourras bien répandre tant de sang que tu veux.


Bientôt, oui. Jamir n'attend que nous, et déjà des préparatifs se font en coulisse. Ne reste qu'à attendre, et quand il sera temps, la masse grouillante ira envahir la grande tour. A cette idée, un sourire qui passe sur mon visage. C'est ça, enchaînons, que ces chiens n'aient pas droit au repos. Leur Sanctuaire, puis dès après, ça. Voyez comme ça fait. Voyez, et attendez voir que pire ne vienne encore.
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 13 Aoû - 15:04

Les allusions du suicidaire n’affectaient plus Ludmila, celle-ci étant à la fois décidée à se défaire de cette vaine conversation mais également désireuse de ne pas contrarier son Cardinal qui avait déjà retenu son bras une fois. Elle nota néanmoins dans un coin de sa tête le nom de l’énergumène qui venait de passer à deux doigts de la mort, car il n’y avait pas le moindre doute sur le fait qu’ils se recroiseraient tôt ou tard. Puis vint l’isolement en compagnie de Zvezdan. Elle savait que celui-ci ne passerait pas sur cet événement, et quand bien même elle s’en indignait d’avance il lui fallait trouver des réponses satisfaisantes pour ne pas contrarier ce dernier. Car il demeurait un supérieur hiérarchique avant toute chose…
Mais entre ce qu’il fallait faire et ce qui risquait de sortir de sa bouche, il y avait un gouffre qu’elle s’avérait probablement incapable de franchir en l’état. Elle balaya donc plutôt l’air d’un geste agacé puis s’exclama, non sans détourner le regard au préalable.

    Je vous en prie… cet homme est un crétin. Mon seul tord est d’ignorer qu’il avait une quelconque importance aux yeux de notre maître… Teh! Parmi tous les serviteurs du Dédale il a fallu que je tombe sur une exception, voilà tout !
    Même nos ennemis ne m’ont jamais insulté de la sorte, alors quoi, j’aurai dû m’incliner ?!

La Hyène serra le poing, accablée par l’idée que le vandale exigeait d’elle une telle autocritique alors qu’elle ne se sentait pas le moins du monde coupable pour cette « dérive ». Elle préférait tenter sa chance à travers des justifications que de courber l’échine, assurément.

    Non, hors de question. Ici, je ne tire pas plus de satisfaction à abattre ma lame que de la garder à ma ceinture… Mais pourquoi me tempérer, au juste ? Pour ne pas profiter des quelques rares avantages à ma portée ? Pour laisser le bastion entre les mains d’imbéciles heureux qui se moquent de l‘autorité ? Pitié… ce n’est pas à moi de subir la moindre morale… Je fais ce qu’on me demande, cette misérable expédition à Alexandrie en est d‘ailleurs une preuve assez conséquente.

Elle expira brutalement, comme pour insister sur l’ironie de la chose. La parfaite petite soldate qu’elle se contentait actuellement d’être ne semblait définitivement pas prête à se laisser remonter les bretelles pour « excès de hargne » après pareille mission pour le moins affligeante. Son interlocuteur pouvait-il seulement lui donner tord ? Certes il lui suffisait de claquer des doigts afin d’obtenir le fin mot de l’histoire, mais il ne l’obtiendrait pas de plein gré, et les remontrances de la guerrière en témoignaient clairement.

    J'obéis, je patiente. Que dire d'autre tss... « Je vais bien ».

Termina-t-elle plus calmement, la mine fermée. Enfin, elle se permit un coup d’œil en direction de Zvezdan histoire d’y lire un avant goût de ce qui l’attendait pour ces réponses quelque peu endiablées…


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 13 Aoû - 17:31
- C'est effectivement un abruti, oui. A vrai dire, je ne te reproche pas réellement ce qu'il s'est passé plus tôt. Je comptais sur ça pour lui mettre du plomb dans la tête, ça n'a révélé qu'une épaisseur plus grande encore au volume de connerie dans sa cervelle.

Chose que j'avais assez justement redouté avant de décider de laisser couler l'assaut. Mais c'était un risque à prendre. La chance même infime qu'il finisse par se raviser face à l'annonce d'une mort évidente était présente, en ça, c'était une manœuvre intéressante. En tout cas à mon sens,.

- Ceci dit, je pense qu'entre une révérence à son égard et faire rouler sa tête sur le sol du Dédale, il y a réponse plus mesurée. Nous sommes des soldats d'Arès, je ne peux donc pas vraiment te faire le reproche de ce comportement... Je ne le fais pas, en fait.

Oui, il s'agissait plus de savoir pourquoi que de demander des justifications. Si César veut tant que ça mourir, qu'il meurt, ça arrivera bien assez tôt, et pour dire les choses comme elles sont : César pèse bien moins dans la balance que la Vandale, ne serait-ce que sur le plan Militaire.

Les cinq doigts de la main qui tapotent à répétition sur le bois de la table, dans un rythme qui va crescendo au fil de l'entretien. Un claquement de langue, l'air agacé qui s'affiche sur mon visage. Finalement, un soupir.

- Arrête donc de prendre cette conversation pour une leçon de morale. Si je devais m'amuser à reprendre les rampants du Dédale qui s'abaissent à bien pire que ça à chacun de leurs méfaits, j'aurais vite eu fait de perdre les pédales. J'attends pas un « pardon monsieur » pas plus qu'un « mais il ». Je te l'ai dit : Explique-moi.

Des réponses, rien de plus, rien de moins. Savoir où est passée la réserve d'auparavant quant à ce genre d'attitude. Amuse-toi donc à tuer au premier regard de travers si c'est là ton envie, mais savoir le pourquoi du comment de ce regain de rage m'intéresse. La mission ? Vu comme elle en parle, ça n'a été comme je le craignais pas un franc succès. A quoi s'attendre de plus...

- A t'entendre, je présume que ta petite expédition ne s'est avérée que très peu fructueuse ? Tseh, te plains pas trop non plus, quand on m'a envoyé, c'était pour pas plus de résultat, mais surtout, c'était pour le grand Nord.

Je m'en rappelle encore. La rencontre du Saint d'Or du Lion pour seul fait méritant réellement mention, j'étais rentré bredouille, congelé et de mauvais poil. Le souvenir ne va pas pour calmer la pointe d'irritation qui monte. Qui est là, depuis maintenant trop longtemps, qui refuse de se déloger. Moins évidente que celle clairement affichée par la Hyène, non. La mienne se veut plus discrète. Puis elle monte, monte, monte. Jusqu'à ce que ce soit trop. Sans que je n'y fasse vraiment attention, mon index vient se poser sur l'une des marques laissées par la hache de la Hyène pour suivre le sillon, ce en un mouvement répétitif.

- On sait tous les deux que ce genre de mission ne sont pas celles qui mettent le plus à profit tes compétences, ni les plus agréables à mener. Le fait est qu'elles sont là, qu'il faut les faire. Tu patientes, oui, mais c'est le cas de tous. Ne te fais pas plus délaissée que tu ne l'es, il n'y a tout simplement pas matière à te donner mieux, à toi ou à quiconque d'autre pour le moment. A vrai dire, les esprits sont plutôt tournés vers les préparatifs pour Jamir.
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 13 Aoû - 19:04

Comme à l’accoutumée les propos du Cardinal l’incitaient à se taire de part la supériorité hiérarchique qui les accompagnait. Sans doute s’était-elle trompée sur le but de ses interrogations, pourtant elle ne voyait pas pour autant où ce dernier voulait en venir ; la réaction à l’encontre de César dénotait certes une certaine démesure mais ce n’était pas faute de l’avoir mis en garde avant de passer à l’acte. Si la mauvaise humeur avait exacerbé son sens de la répartie elle peinait malgré tout à en envisager une autre optique plus satisfaisante aux yeux de son interlocuteur. Peut-être car elle réagissait toujours à chaud.

Quoiqu’il en soit cette analyse à son sujet commençait dores et déjà à la mettre mal à l’aise. Si elle avait pu balayer le sujet plutôt qu’avoir à s’expliquer sagement, elle l’aurait assurément fait, mais il était inutile d’y penser maintenant que le vandale avait mis le doigt dessus. Comment donc lui répondre sans donner l’impression de dresser une apologie ? Faire le lien entre sa non-implication dans l’attaque du sanctuaire et cet acte vindicatif était peut-être un peu fort, même si effectivement elle se sentait délaissée. Il s’agissait pour elle de deux problèmes distincts. Finalement, et plus simplement, peut-être que ses dix années au service de la citadelle étaient venues à bout de sa patience. Ou Farkas, qui n’était plus là pour exercer de monopole sur sa rancœur qu’elle dispensait désormais un peu partout. Parler de ce dernier à Zvezdan n’était néanmoins pas ou plus une bonne idée.
Décidément, elle ne savait quoi lui répondre. « Les choses étaient ainsi » ?… Elle se renfrogna avant de rétorquer, marquant sa prise de parole de quelques courtes pauses, hésitante.

    Il n’y a rien à expliquer… J’ai fait ce que me dictait mon amour propre, hin… est-ce si étonnant ? J’ai été bien plus surprise que lui pour être honnête, et ce n’est pas faute d’avoir joué de patience ici aussi. Mais pourquoi laisser une seconde chance à un chien qui la refuse et continue de mordre ou d‘aboyer ? A se montrer trop tendre la lie du Dédale ne changera jamais…

    D’ailleurs… qui est-il au juste ? Car si c’était à refaire, je préférerais au moins que ce soit fait en pleine connaissance de cause.

Elle croisa les bras, toujours contrariée par le fait de ne pas recevoir plus de soutien de la part de son Cardinal sur le sujet. Lui qui en revanche ne manquait ni de tact ni de patience. Mais ça, elle ne pouvait l’exiger ni en demander plus qu’elle n’en avait déjà reçu jusqu’à présent. Elle espéra donc plutôt qu’il comprendrait les choses présentées telles quelles sans chercher à creuser plus encore, car si c’était le cas elle ne saurait concrètement quoi ajouter de plus sur cette altercation…

La Hyène saisissait donc plutôt l’occasion de s’exprimer sur ce fameux rapport et ce projet qui les mèneraient en théorie tous à Jamir d’ici peu.

    Je ne me plains pas… Pas plus que ça… Se confessa-t-elle de mauvaise foi,Je ne suis pas la moins bien lotie je suppose… même si ma présence n’était visiblement pas « nécessaire » au Sanctuaire. Si les esprits sont tournés vers Jamir alors le mien aussi, vous n’avez pas à en douter Cardinal. Alexandrie a été pour moi une perte de temps, s’il y avait « quelque chose » à en tirer alors je suis désolée car je n’ai pu sortir aucune épingle du jeu, évidemment.
    Je ne demande qu’à servir - Or là bas je n’ai servi à rien. Tant pis ?

Mais il ne s'agissait que d'une réplique désintéressée qu'elle ne digérait ouvertement que parce que Zvezdan la poussait en ce sens. En vérité elle ne demandait plus de traitements de faveurs. L'idée de se les offrir par ses propres moyens se faisant de plus en plus tentantes... Une raison pour laquelle elle se garda bien d'informer son interlocuteur sur sa rencontre avec Célestia et ce semblant de pacte qu'elles avaient passé ensemble. D'ailleurs, la promesse faite à cette dernière semblait bien plus difficile à tenir qu'elle ne l'aurait imaginé... Heureusement, celle-ci était loin et n'en saurait rien.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 13 Aoû - 20:16
Rien, hein ? Tseh... Le jeu des doigts qui claquent sur le bois de la table s'accélère encore un peu. Cette main de prise à marteler le meuble, l'autre occupée à soutenir ma joue, l'index sur la tempe qui tire vers le haut pour accentuer encore l'expression fatiguée qui s'inscrit sur mes traits. J'ai décidément bien du mal à cacher cette émotion latente qui gagne en force. Ca ne prend pour l'instant que la forme d'une sorte de légère perte de patience gentillette, là où le fond invisible ressemble plus à une envie de défouler la rage qui couve.
Calme.... Souffle un coup. Là, calme-toi.
Les yeux se ferment en un froncement de sourcil prononcé, l'index déjà présent sur la tempe y glisse pour la masser d'un mouvement circulaire. Bien.

- Un abruti, je te l'ai déjà dit. Un abruti qui ne met que peu de valeur en sa propre survie, toxico et impertinent, mais un abruti pas dénué d'un certain potentiel. Un apprenti, en l'état. Jaspar et moi-même essayons d'en faire quelque chose d'utile pour le Dédale, tant bien que mal malgré son caractère de merde. Je le supporte assez bien d'mon côté, mais...

Mon regard se verrouille dans le sien, un petit sourire amusé s'affiche pour chasser les mauvaises pensées.

- Mais tout le monde n'a pas cette patience à son égard.

Ni elle, ni sûrement les bons trois quart du Dédale s'il venait à leur réserver le même comportement encore longtemps. Sauf s'il trouve entre temps la force de se permettre l'insupportable, ce qui n'est encore pas le cas, vraiment pas. Le sourire présent sur mes lèvres grandit un peu plus à l'interrogation sur son sauvetage.

- Tu devrais être bien placée pour le savoir, non ? Parfois, laisser une seconde chance là où tout indiquerait plutôt une punition peut s'avérer une bonne initiative.

Ne me fais donc pas regretter cette décision. Heh, même si je dois avouer que c'était peut-être moins clairvoyant comme chose à faire dans le cas de César. Mais hé, c'est fait, et ce n'est qu'une question de temps pour que la situation se présente de nouveau. Le message n'est manifestement pas passé, et je doute que quiconque d'autre aille s'amuser à voler à sa rescousse la prochaine fois. T'auras été amusant quelques semaines, le camé. C'est toujours ça de pris.

Un rire étouffé quand elle poursuit. Pas plus que ça, oui, bien sûr. C'en serait presque attendrissant, cette espèce de mauvaise foi enfantine. Et ça enchaîne. Ben oui, dire ne pas trop se plaindre pour enchaîner sur une énième doléance, ça c'est bien pour appuyer son propos. Soupir, mais un soupir léger, le rictus espiègle sur mon visage qui s'affiche toujours. En rire, oui, ça plutôt que de répondre à ce qui se terre plus profondément.

- L'attaque du Sanctuaire s'est vue menée exclusivement par des Cardinaux. Elle tenait plus lieu de raid express que de réel assaut, donc ouais, tu n'y a pas été invitée. Est-ce tout ?

Le jeu des doigts sur le bois s'arrête. Mes mains se joignent sur ma face pour la frotter un peu puis finalement passer dans mes cheveux gratter un coup. Les coudes se posent sur la table, une paume pour soutenir la joue.

- Donc rien. Vraiment rien, pour Alexandrie. Heeeh... Décidément, ils vont finir par doucement m'inquiéter les poissons, à être si secrets. Faudra bien en apprendre tôt ou tard plus sur eux... Hm...
L'air perdu dans mes pensées, je retourne le problème Marinas dans tous les sens quelques secondes. Quelques secondes, puis je relève le regard vers elle.

- Si tu tiens tant que ça à te rendre utile, contente-toi d'être prête et parée pour lorsque nous marcherons sur Jamir. Je te réquisitionnerai certainement pour quelques entraînements, d'ailleurs. La balle est après tout dans mon camp à ce niveau. A moins qu'il soit préférable de t'envoyer en mission de reconnaissance à Jamir ? Hm...

Tout sourire, un faux air de réflexion collé au visage. Je me demande si elle sait monter un cheval, après tout ça...
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Sam 13 Aoû - 21:18

Elle sentait bien cette nervosité dans le ton et la gestuelle du Cardinal. Et si la Hyène escomptait l’ignorer en espérant qu’elle se dissipe au fur et à mesure de cet échange, les paroles adverses lui indiquaient hélas clairement le contraire ; mot après l’autre il la chargeait de lourds sous entendus et en venait même à remuer le couteau dans la plaie en rappelant des dettes sensées être effacées. A cela elle ne pu que se fermer plus encore, partageant l’agacement et le réprimant tout autant.
Pourtant tracer une parallèle entre César et elle ne manquait pas de produire son petit effet chez la vandale qui s’était jusque là contentée de jouer la carte de l’innocence. Les relations au Dédale étaient décidément bien compliquées, raison pour laquelle elle n‘en avait pratiquement aucune. A l’exception de celle-ci et de Li. Mais… dans le cas présent ce n’était pas si simple. Sa colère aveugle s’était déjà déchainée sur son interlocuteur, et celui-ci demeurait son chef avant toute chose - Si elle se le rappelait régulièrement, il venait de lui confirmer la chose sans aucun détours en expliquant la manœuvre effectuée au Sanctuaire. Elle ne se laissa pas non plus prendre à ses mimiques légères, elle en était également coutumière même s’il était vain en l’instant présent de les apercevoir chez elle. Au contraire, ses traits se durcissaient et relevaient la frustration qui commençait à la gagner. Une seconde conversation, muette quant à elle, s’engageait donc entre les deux protagonistes. Mais ce n’était pas à elle de crever l’abcès, au contraire, l’éviter convenait mieux à la berserker : Prendre sur elle et attendre que cela passe s’avérait largement moins couteux.
La mâchoire serrée, elle n’écouta qu’à moitié la fin du discours, se moquant actuellement de l’activité des marinas tant cette tension lui prenait dorénavant la tête, consumant peu à peu ses pensées. Oui, l’envie de frapper littéralement du poing sur la table et de tout foutre en l’air lui tiraillait gravement l’esprit… Elle se sentait peu à peu humiliée par ses petites provocations permanentes. Tout comme cette remarque sur le Sanctuaire qui ne confirmait finalement qu’une chose, seule l’ascension pouvait répondre convenablement à ses attentes…

Si Ludmila avait échangé quelques regards avec lui lors de ces quelques paroles, elle se sentait maintenant incapable de renouer le moindre contact visuel, inquiète quant à l’idée d’agir une fois encore à l’inverse de qu’il était judicieux de faire. Ou plutôt de ne pas faire. Elle marmonna brièvement, le timbre noué, fixant ces foutus doigts qui ne cessaient de tambouriner contre le mobilier.

    Je suis prête.
    Et mes affaires sont juste là.

Ses yeux vascillaient en direction de l’imposant sac. Elle attendait une nouvelle réplique, celle qui lui accorderait enfin son repos ou la pousserait à terminer de régler tous ces « malentendus » qui définissaient définitivement cette désagréable journée.

    Est-ce tout ? Cardinal.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Dim 14 Aoû - 12:29
- Bieeeeen, on va arrêter ce petit jeu deux minutes, tu veux ?

C'est dit d'un ton qui ne cache plus une seconde ce qui maintenant est de toute façon évident, d'un côté comme de l'autre. J'en ai marre de tourner autour du pot, réellement. Donc ! On va essayer de jouer ça autrement. Le jeu des doigts sur le bois reprend, plus vite encore que tout à l'heure. D'un coup, les cinq s'enfoncent dans le meuble, ça sous l'impulsion d'un coup guidé par l'exaspération grandissante. Mes yeux se plantent dans les siens,vifs d'impatience.

- T'as quelque chose à me dire ? Quelque chose que ce « Cardinal » que tu répètes sans cesse t'empêche d'exprimer comme tu le voudrais ? Oublie le Cardinal alors. Dis ce que t'as à me dire sans y mettre les formes, sors-le comme tu le penses.

Elle est aux antipodes de César, sur ce terrain-ci. Lui, son mépris des règles de bienséance le rend difficilement supportable, puisque sa franchise ne s'encombre d'aucune once de tact, ça même face à ceux qui pourraient l'écraser par la seule force de leur volonté. Elle, sa manie de tout garder pour elle sous je ne sais quel prétexte de respect de la hiérarchie ou autre réserve sortie de je ne sais où force à multiplier les tours autour du pot, et je ne suis pas, mais alors vraiment pas d'humeur à tourner autour du pot. C'aurait pu être un amusant petit jeu en d'autres circonstances, mais je n'ai ni le temps ni l'envie de jouer, là maintenant.

- J'apprécie ton zèle, Ludmila, mais s'il t'empêche de me parler comme tu l'entends, songe à le mettre de côté. Je préfère ta franchise et ton réel ressenti à tes courbettes et preuves de respect, surtout si elles s'accompagnent de non-dits.

Alors vas-y, dis ce que t'as à dire quitte à ce que ce soit peu plaisant. Car aussi irritant que ce pourrait être, ça ne le sera jamais autant que ce silence à mes yeux. Elle devrait le savoir, pourtant. Se douter qu'à se murer comme elle le fait actuellement, ça ne ferait qu'attiser plus encore la flamme. Elle devrait le savoir, que derrière cette façade accessible et patiente se cache un cœur prompt à bouillir bien plus vite et bien plus chaud qu'il n'y paraît de prime abord. Tu le sais, et pourtant tu t'enfonces. Heh... Si tu savais comme mes efforts auraient cessés depuis longtemps face à un autre. Mes doigts se déportent du bois entamé pour se porter au pendentif sur mon cou et le plaquer d'un coup sur la table. A sa surface, l’emblème familial, celui que portait les guerriers de ma lignée. Parcouru de sigles et inscriptions Vandales, l'objet n'est ni plus ni moins qu'une relique de notre peuple désormais quasi éteint. Je fixe la pièce un instant, puis remonte les yeux vers elle.

- Rend-nous service à tous les deux, parle-moi comme à un frère d'arme, pas comme à un supérieur.
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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Dim 14 Aoû - 18:10

Finalement, Ludmila n’y couperait pas - A son plus grand dam voilà que le Cardinal de la Guerre se décidait à forcer les choses.
En aucune façon elle ne souhaitait se confier ou encore palabrer sur ses problèmes personnels, car même s’il lui était déjà arrivé de se livrer à ce dernier, elle n’en ressentait actuellement ni le besoin ni l’envie, la solitude la rattrapant de plus en plus. Cela ne signifiait en aucun cas la moindre rancune à son égard mais plutôt la lassitude ; quoiqu’elle puisse lui dire, les réponses tomberaient sur le même ton que celles d’un patriarche conseillant une fillette indécise. Ce qu’elle n’était pas, ou plus. Quand bien même il dressait tout à coup un contexte d’égalité entre eux, cela demeurait et demeurerait une brève comédie. Elle pouvait lui obéir, le soutenir, et en d’autres temps se divertir en sa compagnie… Mais feindre l’équivalence au risque de le contrarier de par son impatience, son insolence ou ses songes parfois proches de la dissidence ? Cela n’amènerait rien de bon. Pourtant elle se retrouvait dos au mur, car Zvezdan ne lui demandait pas. Il exigeait. Et rien qu’en cela cette tentative de se mettre sur un pied d’égalité perdait gravement de son sens…

Mais soit, s’il s’agissait d’un jeu alors elle n’en était qu’un pion. Elle se décida donc à avancer d’une case, vider son sac - peut-être plus chargé encore que le véritable étalé au sol - et se laisser aller à une réaction adverse, quelle qu’elle soit. Dardant son interlocuteur du regard afin d’acquiescer sobrement, elle ne se détourna que pour cracher sur le sol de son propre terrier comme si de rien n‘était, adoptant par la même occasion une moue emplie de lassitude et de dédain.

    Voilà tout ce que m’inspire le Dédale : Une porcherie.
    C’est tout ce qu’il en reste si on enlève la hiérarchie, ce César en est la preuve, comme tant d’autres d‘ailleurs… J’ai aussi pu le constater quand tu m’as confié la tâche de maintenir l’ordre parmi tes troupes. Cet endroit me donne la nausée, et ce n‘est pas une nouvelle balade de santé inutile hors de ces murs qui me remettra d‘aplomb.

    Mon zèle est sincère, mais ce n‘est pas ça que je cherche à accomplir. Des missions de reconnaissance… Teh! Je suis lasse de faire semblant de servir à quelque chose. Si les marinas sont si importants alors il ne fallait pas me choisir pour ce genre d‘affaire. Peut-être même qu‘ils m‘ont repéré et délibérément esquivé. Je n‘en sais rien ! Ce que je sais en revanche, c‘est que m’offrir une place lors d’un raid express aurait été bien plus pertinent.

    Si c‘est mon rang qui pose problème, après dix ans de service, je me demande bien pourquoi je continue à porter cette cuirasse de faible !...

Sur ces mots, elle abaissa ses bras et déploya un brutal flot de cosmos. En un éclair, des volutes de fumée s’échappaient dans tous les sens, accompagnés de nuée de cendres et de quelques crépitements. L’instant d’après, sa lourde cuirasse disparaissait, dévoilant une silhouette plus féminine tout de même recouverte d‘un habillage largement froissé. Elle reprit aussi sec, la hargne impactant sa voix qui montait de plus en plus en tonalité.

    Attendre. Patienter. De tels conseils m‘insupportent, voilà la vérité. Je les applique depuis déjà bien longtemps et de mon propre chef ! Je commence à croire qu‘il n‘y a qu‘une seule manière d‘obtenir ce que l‘on souhaite… c‘est de le saisir soi-même, simplement. Au moins y trouverai-je de la satisfaction, du moins si celle-ci n‘est pas seulement réservée aux abrutis et aux déserteurs ?!

    Mais qu‘est-ce que ça peut bien te faire au juste ? Ne te fais pas passer pour une marionnette alors que tu tiens l‘une des rênes du Dédale dans ta main droite. Mes problèmes ne sont pas tes problèmes, et dans tous les cas j‘aurai attendu que l‘on me balade par le bout du nez pour servir « Son Altesse Arès », que tu me dises ou non de le faire. Car je n’ai pas l’intention de gaspiller ces dix années sans avoir préparé quoique ce soit au préalable ! Kss…

    Je ne t’ai rien demandé. Laisse moi corriger ceux qui se permettent des écarts au lieu de me forcer à en faire moi-même… Ce petit jeu comme tu dis n’est pas le mien !
    Laisse moi maintenant !
    Concluait-elle d‘un cri, l‘air révulsé.

Tremblante sous l’effet de la colère, elle n’hésitait dorénavant plus à chasser le Cardinal de son regard pourpre et insistant. De toute évidence il avait gagné, alors aucune pensée ne risquait de permettre un retour en arrière de la part de la vandale.


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Message Re: Une famille comme on les aime [Pv: César]   Dim 21 Aoû - 14:35
Un court silence. Le contact visuel qui se maintient, puis ce changement dans le regard. Ca y est, on y arrive. Ca commence par un glaviot craché au sol, et se poursuit sur un long plaidoyer. Intérieurement, un sourire. Enfin. Enfin on y arrive. Il faut au moins ça pour que les choses soient clair d'un côté comme de l'autre, quel que soit son avis sur la question. Alors je la fixe, l'écoute patiemment sans laisser filtrer quelconque émotion ou réaction à aucun mot, qu'elle puisse continuer son discours sans se préoccuper de l'adapter à mes mimiques. Stoïque, poings fermés sous le menton, j'entends ce qu'elle a à me dire.

J'entends, je comprends. Je rejoins. Oui, cet endroit n'est pas énormément plus qu'une porcherie, et même si l'on s'y habitue avec le temps, il reste ce malaise en ces murs. Il y a les porcs qui s'y sentent à leur place, donc la masse, le plus grand nombre. Et il y a les autres, qui subissent l'endroit plus qu'ils n'y vivent, sans pour autant ne pas y être à leur place. Un entre-deux difficile à bien des niveaux, que je ne connais que trop bien. Oui je commande l'armée des flammes, oui. Pour une bonne partie d'entre eux, ceux sous mes ordres sont ceux parmi les pires que j'aurais pu croiser sur un champ de bataille pendant mes jeunes années, les chiens de guerre, les pires saloperie de l'espèce humaine. Est-ce pour autant différer de cette masse que de porter le titre de Cardinal ? N'ai-je pas tout autant de sang sur les mains, si ce n'est bien plus ? La pensée aurait pu me faire sourire, d'un sourire mélancolique.

Vient la suite. Ces fameuses mission qu'elle aime tant. Heeeh... Elle en a vraiment marre, hein ? Longtemps maintenant qu'elle réside en ces murs. Qu'elle obéit, qu'elle laisse couler. Qu'elle garde pour elle. Je connais. Et je sais le mal que ça peut apporter. Dix ans, peu de changement. Hm. Dix années, et la plupart de ce temps au service d'un Pontifex à la morale discutable quant à la place des femmes sur un champ de bataille. Ca a joué, sans aucun doute. Elle pourrait sinon prétendre à plus de prestige qu'elle n'en a aujourd'hui, ou au moins plus de crédit. Je commence à toucher du doigt le problème, oui. C'est... Heeeeh. Ca me fatigue d'avance.

Je la regarde enrager, vider son sac.Avec cette Cuirasse qui disparaît, comme un poids sur les épaules qui l'accompagne. Et après ça, ça monte encore en rage. Alors donc, ta patience est arrivée à ses limites ? Aaaah, on y revient. Les abrutis et les Déserteurs. Sûrement qu'il est question de ce... Comment s'appelle-t-il déjà... Hm, j'ai déjà oublié. Donc oui, tout le monde en prend pour son grade dans cette longue doléance. Ca irait presque me faire sourire.

La suite elle, aurait plus pour effet de faire se froncer mes sourcils, très légèrement. Tu es aveugle, ma grande. Aveuglé par ta rage et tes ambitions, si bien que tu n'en vois pas ce qu'accompagne le rôle de Cardinal. Il ne s'agit que d'être une marionnette de plus haute volée, voilà tout. En d'autres circonstances, j'aurais pu la reprendre là-dessus. Quelques minutes plus tôt, je l'aurais fait. Là, je laisse. J'ai décidé de jouer cette carte pour ce petit entretien. Vas-y, dis ce que tu as à dire.

Alors elle s'arrête sur ce pic de colère. Un silence, je reste immobile de longues secondes, sans un mot. Je me lève doucement, Avance d'une marche nonchalante jusqu'à la porte, ça pour la croiser sur le chemin. Arrivé à son niveau, je ne m'arrête pas.

- Demain, aux portes du Dédale, tôt le matin. Sois prête.

Et quitter la pièce, sans demander son reste. Demain. Demain, entre deux sillons de sang creusées par une lame aguisée, cette discussion se poursuivra, peut-être. Ici, ça ne rimerait à rien. Elle est en état pour dire ce qu'elle à dire, pas pour écourter ce que moi je veux lui faire comprendre. Alors autant faire ça autrement. Autant appuyer les mots de quelques illustrations.

Une pensée pour Jamir. Heh, qui sait. Si tu y brilles, ta patience sera peut-être récompensée, Hyène
.
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Une famille comme on les aime [Pv: César]
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