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 [546] Le passé est un prologue (PV Calista)

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Message [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Sam 27 Aoû - 0:10
"La guerre.... Une affirmation de la force !" Ciceron


Presque une année s'était écoulée depuis l'expédition punitive de Constantinople et du Sanctuaire. Presque une année durant laquelle Nereus ressassait sans cesse la même scène dans son esprit. Ce moment où, trop sûr de sa force, il s'était présenté face à un des chevaliers d'Athéna, ce moment où il perdit l'usage de son oeil ainsi que sa dignitié, ce moment qui resterait à jamais gravé en lui comme cette maudite marque sur son avant bras droit ! Machinalement, alors qu'il progressait dans les rues de la Cité, Nereus serrait son gantelet de cuir qui montait le long de son bras jusqu'au coude cachant parfaitement la marque des esclaves. Qu'il était loin le temps où, voulant défendre la veuve et l'orphelin, il aurait tout fait pour rejoindre les rangs de la chevalerie. Une expression de dégout apparut alors sur les traits juvéniles de son visage ballafré.

Le nouveau soldat de l'armée de Poséidon circulait dans les rues d'Alexandrie ayant pour principal objectif d'assurer la sécurité des citoyens. Cette grande ville portant le nom de son fondateur, Alexandre le Grand, véritable plaque tournante du commerce. C'éaitt d'ailleurs grâce aux activités commerçantes que "Nere" avait réussi à s'intégrer, la cité reprenant parfaitement les principes idéalistes du conquérant qu'était Alexandre, c'est à dire la population cosmopolite venant de tous les horizons, l'organisation de la ville jusqu'aux hautes sphères de la société. C'était un fait, Alexandrie était SA ville désormais et le soldat ferait tout pour la protéger, même au péril de sa vie.

Arborant du mieux qu'il pouvait sa nouvelle tenue, signe de son appartenance à l'armée de l'Empereur des septs mers, l'ancien esclave se dirigeait vers le port. C'était une sorte de rituel chez Nereus qui avait néanmoins les traits tirés, le dur entrainement qu'il s'infligeait avec pour seul et unique objectif de devenir plus fort mettait son physique à rudes épreuves. Depuis cette nuit où le légendaire Kraken l'avait délivré de ces affreux pirates, le jeune homme aux cheveux verts se prenaient régulièrement à observer la mer de bon matin, il s'agissait d'une véritable bouffée d'oxygène pour le marina. Certaines personnes voyaient la mer comme un terrain hostile abritant même des créatures mythologiques venant tout droit de la bouche des enfers ! Mais pour Nereus c'était tout le contraire, son immensité, sa capacité à fusionner avec le ciel rendant une harmonie parfaite entre ciel et terre... c'était juste indescriptible pour cet amoureux de la mer, encore une fois la nostalgie et les regrets envahirent son coeur. Si seulement il n'était pas tombé sur ces pirates, être innomables capables des pires infamies pour quelques malheureuses pièces d'or ! Il aurait pu partir sur les mers de l'Empire, en qualité d'explorateur au même de marchand, rencontrer d'autres peuples, être le lien entre différentes nations mais la vie en avait décidé autrement. Avec du recul, il n'était pas vraiment perdant puisque ces mésaventures lui avaient permis de découvrir cette cité splendide mais une partie de lui ne pouvait s'empecher de regarder en arrière, de tout faire pour l'empecher à avancer.

Comment oublier un passé si tumultueux, faire abstraction de cette marque sur l'avant bras pourtant cachée aux yeux de tous ? Cachée de tous, cachée des autres, mais pourtant tellement encore présente pour lui. Il n'avait qu'à clore son unique oeil pour se remémorer cette scène, si traumatisante pour le gamin qu'il était enn ce jour. En y repensant, s'il avait eu quelques années de plus, il aurait pu agir autrement, se défendre. Si seulement, il avait été éveillé à ce moment là ? Malheureusement, avec des "si", il serait si simple de refaire le monde, le refaire à sa façon. Dorénavant, il fallait avancer, rien de plus, accomplir son devoir, rien de plus.

Un peu dans la lune, le marina ne fit pas attention à la foule qui l'entourait et immanquablement, bouscula quelqu'un. Le choc n'avait pas été bien violent, mais pourtant, il s'en sentait gêné. Levant l'oeil vers la victime de sa bousculade, il lança un bref "Pardon" avec un sourire mélancolique avant de s'appréter à reprendre sa route.


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Sam 27 Aoû - 8:54
Alexandrie. Belle et radieuse cité, qui se remettait tout doucement des affres de la Guerre qui l'avait ravagé l'année précédente. Les pertes avaient été lourdes chez les civils, étant donné que les Saints n'avaient pas fait preuve de la moindre pitié envers eux. Lâches. Couards. Et ça se prétendait protecteurs de la Terre. L'héritière Atlas avait d'autant plus une dent contre eux, car non contents d'avoir souillé la ville du Grand Alexandre, les chevaliers lui avaient également pris son père.

Elle revoyait encore cette scène: Amphérès lui avait intimé l'ordre de rester à Atlantis, alors qu'elle brûlait d'envie de rejoindre Alexandrie et d'aider à la défense de la ville. Après tout, n'avait-elle pas là bas ses amis? Elle avait passé des heures et des heures adossée au pilier du Pacifique Sud, rongeant son frein. Guettant. Jusqu'à ce qu'elle ressente cette disparition du cosmos de son Père. Pour elle c'était là une chose impossible. Qu'un homme tel que le général de Scylla ait pu mourir était impensable. Son père, son maître, venait de passer de vie à trépas. Combien de temps était-elle restée prostrée sur elle-même jusqu'à ce que le vieil Evaimon ne vienne la chercher. Le faciès buriné l'avait observé avec une profonde tristesse. Elle était à présent l'héritière en titre de la famille Atlas. Pauvre enfant que le destin n'avait pas épargné en la privant de ses deux Aînés et de sa mère, voilà qu'à présent, elle venait de perdre son père.

C'était il y a de cela un an. Voilà ce à quoi elle pensait alors qu'elle se promenait dans Alexandrie, prête à se rendre dans un orphelinat bâti et entretenu grâce aux dons de la famille Atlas. Car oui, pour Calista c'était là une noble cause, qu'elle soutenait plus que de raison. Ses visites étaient régulières, au moins une fois semaine, et elle en profitait également pour veiller au grain des affaires familiales.

Et voilà qu'elle fut bousculée, action qui la fit sortir de ses songes alors qu'elle relevait son faciès en direction du passant qui en était la cause, et le darder de ses iris améthystes. Elle retint sa stupeur à la vue de son faciès défiguré. Oh, elle n'était point dégoûtée, les blessés de guerre, elle en croisait souvent. C'était juste qu'elle ne s'était pas attendue à cela. La Douce, eut alors un sourire rassurant.

"- Ce n'est rien, j'étais également dans la lune. Qui sait, peut-être est-ce moi qui vous ai bousculé au final?"

Rien, dans la tenue vestimentaire de la demoiselle ne permettait de dire qu'elle était de noble ascendance. Son seul signe de richesse, était simplement cette épingle qui parait sa chevelure lilas et ne la quittait jamais. L'Atlas avait noté la mélancolie sur les traits de l'inconnu. Alors qu'il reprenait sa route, une lubie lui passa. En temps normal, elle n'aurait pas agi ainsi, aurait simplement poursuivi son chemin mais là, il y avait quelque chose qui l'intriguait. L'attirait. Aussi, Calista eut dans l'idée de suivre l'étranger. Demeurant silencieuse, bras croisés dans son dos, elle se mit donc tout simplement à marcher dans ses pas, se tenant en retrait de quelques mètres, tout en gardant comme point de repère cette tignasse émeraude. C'est alors qu'elle entendit:

"- Au voleur! Arrêtez ce petit garnement!"

A ses côtés passa un enfant à la sombre tignasse hirsute, aux vêtements sales et rapiécés. Relevant doucement le bas de sa robe sur ses fines chevilles, la demoiselle se mit donc à la poursuite du garçon qui se faufilait parmi la foule. Si les gardes lui mettaient la main dessus, il perdrait au pire l'une des siennes, au mieux, il serait fouetté. Aucun des deux sorts n'était enviable, ni même envisageable pour la jeune femme. Un jour il faudrait qu'elle fasse en sorte d'abolir cette pratique barbare. Un cri enfantin, plein de terreur s'éleva:

"- Lâchez-moi!"

La foule commençait à s’agglutiner, au point que la jeune femme de dix huit ans eut du mal traverser ce mur humain. Des uniformes: les gardes. Ils étaient parvenus à attraper le gamin. Le faciès de la Marina se durcit, alors que les hommes à la mine patibulaire semblaient bien décidés à s'en prendre au petit. Vivement elle vint se placer entre lui et ses détracteurs:

"- Messieurs voyons, ce n'est qu'un petit larcin de trois fois rien."

"- Il m'a volé!"

Fouillant dans la petite besace qui ornait son flanc, la Demoiselle en sortit trois pièces d'or qu'elle jeta en direction du marchand:

" Je pense que cela suffira amplement pour dédommager d'un miche de pain et du désagrément occasionné."

Déjà, elle attrapait la main de l'enfant dans la sienne, et se détournait pour l'entraîner avec elle. Tournant dans une ruelle, elle finit par s'arrêter, s'accroupissant devant celui qu'elle venait de protéger:

"- Tu as eu beaucoup de chance tu sais. Tu sais ce qu'ils allaient te faire n'est ce pas?"

"- Oui M'dame."

Délicatement, elle se défit de sa bourse qu'elle vint placer dans les mains du petit.

"- Voilà pour toi. Cela t'aidera un temps, alors écoute moi bien: si tu as besoin de nourriture, de refuge ou de protection, n'hésite pas à te rendre à l'orphelinat et dis leur que tu viens de la part de Calista. D'accord?"

"- D'accord. Merci beaucoup pour votre aide M'dame."

Un sourire orna le faciès de la Douce qui, avec affection, vint ébouriffer les cheveux de l'enfant, avant que celui-ci ne s'en aille. Lorsqu'elle fut seule, elle se releva lentement, se tournant vers les ombres pour lancer:

"- Vous pouvez vous montrer vous savez."

Oui, elle avait perçu la présence de l'homme qui l'avait bousculé depuis un bon moment déjà.
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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Sam 27 Aoû - 15:31
Il est vrai que Nereus ne respirait pas la joie de vivre, trop enclin à rester englué dans les songes du passé. Pourtant, le Marina pouvait évoluer, se projetant parfois vers l'avenir mais inexorabement, ses démons du passé reprenaient le dessus. Encore une fois, une énième fois, il était perdu dans ses mémoires lorsqu'il bouscula malencontreusement une jeune femme. Sans la regarder plus que de raison, surtout pour lui épargner de poser son regard sur ce visage hideux qu'il arborait non sans honte, Nere préfèra s'excuser simplement. N'étant pas du genre à faire des courbettes inutiles, espérant néanmoins que l'inconnue n'en soit pas offensée. Il fut rapidement soulagée, la femme à la chevelure d'amethyste ne semblait pas lui en tenir rigueur et le soldat reprit donc sa marche en avant. Mais pour aller où ? Techniquement, ce n'était pas à lui de patrouiller aujourd'hui, ayant en quelque sorte une journée à "lui" il était libre d'agir comme bon lui semble mais il éprouvait ce besoin de "contact" avec la foule d'Alexandrie, son peuple, sa famille.

Les Saints avaient été impitoyables et même si une année était passée, la cité portait encore de nombreux stigmates de cette bataille. Non en fait c'était plus une boucherie qu'une bataille, des guerriers de ce nom ne devraient pas s'en prendre aux civils seulement aux combattants adverses mais eux, ces êtres croyant agir pour la justice se permettaient beaucoup de choses, trop de choses. Nereus se l'était promis, un jour il changerait tout ça, un jour il metterait fin à la suprématie de ces pseudo-héros ! Son air mélancolique changea alors pour laisser apparaitre une expression des plus déterminées qui ne laissait plus de place aux doutes et aux interrogations. Progressant à travers la foule qui commençait à se faire plus nombreuses au fil des minutes, le Marina se sentait observé. Etait-ce à cause de sa cicatrice ? Non le jeune homme avait appris ces derniers mois à faire abstraction du regard des gens sur sa blessure. C'était autre chose, comme s'il avait éveillé l'interet de quelqu'un... En tout cas la personne qui le suivait était tout sauf bête car elle devait être à bonne distance ou alors elle avait su exploiter l'angle mort que lui offrait cet oeil en moins.

Un cri lui fit arreter son enquête interne et, à peine fut-il retourné, qu'un gamin, pas très riche au vu de ses vêtements, traversait la foule suivi d'une jeune femme, la même qu'il avait bousculé un peu plus tôt. Il n'en fallut pas plus à Nere pour comprendre que c'était la fille à la chevelure violette qui le suivait. Mais le temps était compté, le gamin était sa priorité, pas pour le punir comme le ferait sans doute ses homologues marinas mais pour lui éviter une cruelle punition justement. Lui, mieux que quiconque, savait qu'il était difficile pour un enfant de subvenir à ses besoins et il allait mettre un point d'honneur à lui venir en aide. Nereus entreprit donc de se frayer un chemin à travers la foule, le problème était qu'il avait réagi trop tard, sans doute encore tracassé par la mystérieuse femme qui le suivait. Réussissant à arriver à la hauteur du petit voleur et de la jeune femme, le soldat était forcé de constater qu'il arrivait trop tard lorsque le cri du gamin percuta ses tympans. Une montée d'adrénaline commençait à l'envahir, il fallait agir et vite, ouvrant la bouche prêt à parler avec autorité alors qu'il n'était en rien le supérieur hierarchique des soldats, Nereus fut étonné de voir que la fille plaidait en faveur du garçon allant même jusqu'à intervenir.

Ne pouvant s'empêcher de faire le parallèle avec sa propre expérience personnelle, Nere esquissa un sourire lorsque les gardes et les marchands quittèrent les lieux. Même s'il avait fait énormément de mauvaise rencontre, il restait encore de bonnes personnes sur cette terre et cette femme en était le parfait exemple. Plus Nereus l'observait et plus elle l'intriguait, elle ne semblait pas comme les autres, il y avait quelque chose, le Marina en était certain. Aussi, lorsqu'elle prit la main de l'enfant pour l'emmener à l'écart, le soldat décida de les suivre pour en apprendre plus. Après tout, elle-même l'avait suivi quelques minutes plus tôt, pourquoi ne pourrait-il en faire de même ?

En effet, Nere avait pris la bonne décision car il était évident que cette femme n'était pas n'importe qui ! Premièrement, elle pouvait se permettre de se défaire de sa bourse ce que peu de personnes ne pouvaient faire, surtout après cette terrible guerre. Deuxièmement, elle devait jouir d'une certaine influence pour pouvoir faire admettre un enfant de plus dans l'orphelinat de la cité. Encore une fois, à cause de cette guerre, les orphelinats n'avaient jamais eu autant de pensionnaires, c'en était désolant !

L'enfant partit, remerciant encore une fois cette dénommée Calista de son aide que l'on pourrait qualifier de providencielle. Une fois , elle s'adressa au jeune soldat qui sursauta, ne s'attendant pas du tout à se faire surprendre de la sorte. Il avait pourtant pris soin de rester dans l'ombre à l'entrée de la ruelle, à plusieurs mètres.... Fermant les yeux de dépit, il soupira avant de se montrer partiellement, profitant du jeu de lumière et de l'ombre pour ne faire apparaitre qu'une partie de son visage. Les bras croisés, il en observa Calista plus en détails, tout en essayant de ne pas paraitre trop insistant aux yeux de la demoiselle.

"Je ne faisais que vous rendre la pareille, après tout c'est vous qui avez commencé à me pister non ?"

Pas insolent pour un sous, Nereus restait courtois alors qu'il bouillonnait de poser toutes sortes de questions à la bienfaitrice. Qui était-elle ? Pourquoi aider un voleur alors que la plupart des passants étaient prêts à le fouetter sur la place publique ? Devenait-il trop paranoiaque ou était-il trop touché par ce geste si désintéressé ? Son rythme cardiaque commençait à s'emballer de nouveau devant la pression qu'il s'auto-infligeait. Puis alors qu'un silence pesant s'était installé, il le brisa aussi sec.

"Pourquoi m'avoir suivi ? Mais surtout pourquoi l'avoir sauvé alors que d'autres n'en auraient rien fait ? Vous semblez ... Différente ..."

Il n'attendit pas la réponse de la belle améthyste, fouillant sa poche pour en sortir sa bourse. Il lui tendit l'objet, lui adressant un léger sourire. Il ne risquerait guère de lui dévoiler l'intégralité de son visage.

"Prenez-là s'il vous plait ... Il est de mon devoir de veiller sur le peuple ... Vous avez tout de même pris de grands risques en vous opposant à la garde."


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Sam 27 Aoû - 17:17
Etait-il prêt à la rudoyer parce qu'elle avait privé la foule d'un spectacle? Etrangement elle n'y croyait pas un seul instant. Elle se demandait simplement la raison qui l'avait poussé à la suivre. C'était-il lui aussi fait du soucis pour l'enfant? Probablement. Pour quelle raison? Mais après tout, y avait-il réellement besoin d'une raison? Pour Calista c'était simplement une question de bon sens. Les enfants ne méritaient pas de subir des châtiments de la sorte. Elle eut un sourire à sa remarque, passant doucement une main dans sa chevelure lilas d'un air gêné:

"- Ah... j'ai été démasqué. Mais je ne vous voulez aucun mal. J'étais simplement curieuse. C'est comme si, il y avait quelque chose qui m'attirait. Je ne sais pas comment l'expliquer."

Elle avait bien noté le soin qu'il prenait à dissimuler la partie défigurée de son faciès. Alors lentement, comme elle l'aurait fait face à un animal sauvage, elle se mit à avancer vers lui, tout en lui parlant d'une voix calme:

"- Pourquoi l'ai-je sauvé? Parce que j'estime que les enfants n'ont pas à subir de tels châtiments. Car nombreux sont ceux qui se retrouvent orphelins à cause de la guerre qui a ravagé Alexandrie il y a de cela un an. Nous avons tous perdu des êtres chers, alors je pense que nous devrions tous nous entraider au lieu de chercher à nous punir les uns les autres."

L'héritière Atlas se tenait à présent face à l'inconnu et le scrutait de ses iris sans la moindre once de dégoût ou de peur dans le regard. Lorsqu'elle vit la bourse qui lui était offerte, elle secoua la tête. Sa main viendra délicatement recouvrir celle du Marina, jusqu'à lui faire refermer son poing dessus.

"- Gardez votre argent. Je n'en veux pas. Car il est également de mon devoir de protéger le peuple. Par contre, je doute que les gardes auraient tenté quoique ce soit contre moi. Il suffirait que je prononce mon nom de famille pour faire trembler chacun d'eux et les voir tomber à mes genoux. Mais si vous tenez vraiment à aider, je connais un excellent moyen de vous rendre utile."

Oh oui, Calista avait dans l'idée de le faire venir avec elle à l'orphelinat. Déjà un petit sourire dont elle seule avait le secret étira ses lèvres:

"- En fait, je me demandais...qu'avez-vous de prévu aujourd'hui? Si vous voulez, vous pouvez toujours venir avec moi. J'allais rendre visite aux enfants de l'orphelinat que ma famille parraine. Je suis certaine qu'ils seraient ravis de rencontrer un nouveau compagnon de jeu."

Sans le quitter des yeux, elle se mit à reculer, mains derrière le dos, passant du côté où se trouvait la blessure qui ornait son visage, comme pour lui démontrer que celle-ci ne la rebutait pas.

"- Je me rends compte que vous connaissez à présent mon prénom, peut-être pourriez-vous me donner le vôtre?"

Amusée, espiègle, l'Atlas était une véritable bouffée d'air frais, un petit farfadet. D'ailleurs, la voilà qui se met à quitter la ruelle en souriant, courant alors à travers les rues d'Alexandrie, certaine que le jeune homme était à sa poursuite. Après tout, elle avait sûrement dû piquer la curiosité de ce dernier.
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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Dim 28 Aoû - 12:51
En fait, Nereus ne l'avait pas vraiment démasquée. Sans le petit voleur, le Marina n'aurait jamais pu apercevoir la personne qui le suivait. Une nouvelle fois, il ne suffisait que d'un geste, d'une parole pour déclencher les rouages de quelque chose de beaucoup plus grand, cette fois c'était un simple voleur mais la prochaine fois ? C'était dans la nature de Nere de ressasser le passé, de réfléchir à comment il aurait dû agir et caetera.... On ne se refait pas, c'était l'éternel problème du jeune homme ... Le passé et encore le passé ! Sa vie n'avait été qu'une succession de mauvais choix alors pourquoi penser qu'il avait fait le bon en suivant Calista ? D'un côté, Nere avait pu constater que la bonté existait encore bel et bien et l'attitude de la jeune femme qui avait tout d'une nymphe physiquement ne le contredisait nullement. En plus d'être gentille, Calista était honnete car elle ne cherchait pas à éluder la question admettant volontiers qu'elle avait suivi le soldat et qu'en plus, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait agi de la sorte. Nereus devait admettre volontiers que pour lui, la situation était identique, en rendant la pareille à la jeune femme il avait ressenti une étrange sensation.

"Je dois admettre que c'est un peu la même chose pour moi. En plus de m'avoir intrigué lors de votre intervention avec l'enfant, c'était comme si je devais vous suivre... je ne saurais l'expliquer."

Sa respiration se faisait plus rapide, ayant l'impression que son coeur s'emballait au fur et à mesure des pas de la belle en sa direction. Par politesse, il ne pouvait pas se débiner ce n'était pas dans sa nature. Tant bien que mal, Nere faisait son possible pour l'écouter en faisant abstraction que leur proximité diminuait. La guerre et son coût... bien sûr il y avait l'aspect économique mais la plupart des guerriers oubliaient que les principales victimes étaient avant tout les civils qui eux n'avaient rien demandé ! Cet état de fait avait tendance à faire monter Nereus en pression et le seul fait de l'évoquer n'arrangeait rien.

"Oui je comprends parfaitement et rejoins votre point de vue. Cette expédition punitive dirigée contre notre Empereur... justifiée ou non, les Saints n'avaient pas à s'en prendre à la population. Des accidents de guerre peuvent bien évidemment arriver mais je les ai vus, ce n'était pas des accidents, simplement des barbares tuant pour leur bon plaisir !"

Nereus tressaillit lorsque la main de Calista vint recouvrir la sienne refermant ses mains sur sa bourse. La jeune femme avait vraiment tout pour elle, généreuse, gentille et douce. Apprenant qu'apparemment, elle venait d'une famille importante, le Marina se recula lentement pour s'incliner. Bien qu'il ne connaissait pas sa complète identité, Nere n'était pas dupe et même si Cali n'était pas imbue de sa personne, il devait le respect aux grandes familles habitant en Alexandrie et peut-être même au Sanctuaire Sous-Marin. Le ballafré haussa un sourcil lorsqu'elle affirma connaitre un moyen pour lui de se rende utile. Jusqu'ici, il avait toujours fait de son mieux pour aider la population, autant avec ses maigres ressources qu'avec ses bras pour réparer les degats matériels.

"Je vous escorterais volontiers Madame" Il marqua une pause cherchant ses mots. "Mais je ne pense pas être un bon compagnon... Je veux dire ... Tous ces enfants sont pour la plupart orphelins à cause de la guerre et... indirectement à cause de ma faiblesse." Nere tourna le dos accusant légèrement le coup. "J'aurais tellement voulu en faire plus durant cette bataille, chaque jour je me dis que si j'avais été plus puissant j'aurais pu faire quelque chose, réduire le nombre de victime ou je ne sais ..."

Nereus se retourna de nouveau plongeant son regard dans les yeux d'améthystes de Calista.

"Désolé, juste les remords d'un simple soldat."

Se forçant à sourire, Nere prit la direction de l'orphelinat avec la jeune femme. Il avait bien conscience que la jeune femme pouvait maintenant le voir sous son vrai jour, voir son oeil mort et honnêtement il détestait. Aussi, le trajet se fit en silence et lorsqu'ils se présentèrent devant le bâtiment, le jeune homme se stoppa, laissant la belle y entrer seule. Il ne voulait faire peur à tous ces orphelins, ils avaient certainement déjà eu leur lot d'horreurs pour toute leur vie ...


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Dim 28 Aoû - 14:23
Le protocole. Elle n'était pas très amie avec ce principe qui mettait une barrière entre les gens. Elle s'y pliait lorsque les situations s'y prêtaient, mais là en l'occurrence, elle se serait bien passée de voir le jeune homme, qui devait être légèrement plus âgé qu'elle, s'incliner face à elle. Peut-être était-ce là pour lui un moyen de masquer ce visage qui semblait tant le dégoûter. Pourtant, à en juger par le côté intact, l'inconnu disposait d'une beauté certaine. Mais, ne parvenant pas à faire abstraction de sa cruelle blessure, il ne semblait voir plus que celle-ci.

"- Non je ne veux pas de cela. Redressez-vous... s'il vous plaît. Et pas de "Madame" non plus. Calista, ou Cali me convient très bien."

Elle lui avait adressé un sourire chaleureux par dessus son épaule alors qu'il la suivait. La Nymphe nota au passage les tourments qui étaient les siens et qui faisaient briller son unique œil de façon plus intense. Culpabilité. Remord. Mais pour quelles raisons? Celles-ci n'étaient guère difficiles à comprendre, d'autant que le soldat semblait bien plus disposé à discuter avec elle. Alors elle comprit. Tout comme les enfants qu'elle protégeait, tout comme elle, le jeune homme avait été une victime de la guerre qui avait marquée Alexandrie l'an passé.

Oh les sentiments qui étaient les siens, Calista les avait partagé. Elle aussi avait été rongé par la culpabilité de n'avoir pu aider, maudissant sa faiblesse qui l'avait privé d'une Ecaille. Elle n'avait rien pu faire, obéissant aux ordres d'Amphérès: demeurer en Atlantis. Elle se rappelait sa première sortie après ce combat. La vision de la ville avait été chaotique. La Demoiselle se souvenait encore des pleurs de ceux qui avaient perdu leurs proches, des cris des blessés. Alors elle s'était aperçue qu'elle pouvait aider autrement. Elle ne pouvait racheter ce qui leur avait été volé, mais elle pouvait leur permettre de retrouver goût à la vie. C'est à ce moment qu'elle avait aidé dans les hospices à soigner les blessés, à ce moment qu'elle avait décidé de financer la reconstruction de la ville, et notamment les orphelinats. Une manière pour elle de se racheter, mais aussi de partager des moments de complicité. Particulièrement avec les enfants, qui ont cette capacité de savoir remettre du baume au cœur.

En invitant l'inconnu qui taisait toujours son identité, elle espérait bien que ses petits protégés ne manqueraient pas de chasser ces remords qui emprisonnaient son cœur. Oh elle, se doutait que dans la tête émeraude, l'homme craignait de les effrayer, mais il n'y avait rien de plus frais et d'innocent qu'un enfant. Même après toutes leurs épreuves, ils n'avaient cessé de la surprendre. Parvenue devant l'orphelinat, la Douce s'arrêta, et se tourna vers son compagnon de route:

"- Vous avez fait beaucoup. Sans votre intervention, il y aurait eut sûrement plus de victimes. Vous ne pouviez pas sauver toute la ville à vous tout seul."

Lentement, elle se rapprocha, et doucement, tendit la main jusqu'à ce que le bout de ses doigts ne viennent effleurer avec délicatesse et légèreté l'horrible cicatrice qui lui mangeait le côté gauche du visage. Elle avait bien conscience d'être téméraire et que son attitude pouvait choquer, mais elle voulait lui redonner confiance. Doucement son aura bleutée vint les envelopper l'un comme l'autre, alors que ce mêlaient en celle-ci force et douceur:

"- Vous n'avez pas à vous cacher. Vous n'avez pas à craindre le regard des autres, pas plus que vous n'avez à rougir de votre blessure, car vous avez agi. Vous avez aidé. Vous avez protégé. Voilà ce que moi je vois en vous regardant. Alors oubliez vos démons et allez de l'avant. Devenez plus fort, pour que tout ce que vous avez vécu ne se reproduise plus. Sortez des ombres et entrez dans la lumière."

Des cris de joie l'interrompirent.

"- Caliiii!!!"

Un sourire en direction du jeune homme:

"- Pardonnez-moi, on m'appelle."

Aussitôt, elle se tourna en direction de la cour et se mit à courir en direction des enfants qui vinrent rapidement l'encercler. Déjà certains tiraient sur sa robe, forçant la demoiselle à s'accroupir alors que tous voulaient attirer son attention.

"- Pourquoi t'es pas venue plus tôt?"

"- J'ai été retardé, mais je resterai plus longtemps. Promis."

Des exclamations de joie, alors que certains quémandaient des bisous de la Nymphe, et y répondaient en retour. Une bouffée d'air frais, voilà ce qu'ils étaient à ses yeux.

"- Dis Cali...C'est qui le monsieur qui reste devant le portail. Il veut pas venir avec nous?"

Elle porta un regard malicieux en direction de son invité, alors que ses lèvres s'étiraient en un sourire espiègle. Lentement, elle se pencha en direction des enfants, comme si elle s'apprêtait à leur confier un secret de la plus haute importance:

"- C'est un ami. Il m'a aidé dans la tâche que j'ai accompli mais il n'a pas voulu me donner son prénom. Peut-être que si vous allez le lui demander, il vous le dira."

Aussitôt la foule des enfants se mit en route, courant comme un seul et même homme en direction de l'inconnu sous le regard amusé de la Demoiselle qui ne put s'empêcher de partir dans un éclat de rire, en voyant ceux-ci tirer sur ses vêtements pour attirer son attention.

"- Cali dit que t'es un ami. C'est vrai?"

"- C'est quoi ton prénom??? Et pourquoi t'as pas voulu lui dire? C'est un secret?"

"- Dis tu voudras bien jouer avec nous?"

Tous le regardaient sans la moindre trace de crainte. Nul doute que le marina ne manquerait pas de remarquer les cicatrices de blessures plus ou moins graves que certains d'entre eux portaient. Doucement, la demoiselle s'était approchée, venant au secours de son ami qui était assailli de questions.

"- Doucement, vous allez le faire fuir."

"- Pardoooon."

"- Tu nous raconteras quand même une histoire dis? "

"- Bien entendu. Allez venez."

Elle souleva dans ses bras le plus petit d'entre eux avant de s'éloigner avec la petite troupe. Pourtant une gamine était restée aux côtés du soldat, venant glisser sa petite main dans la sienne.

"- Tu viens avec nous n'est-ce pas?"

Un sourire aux lèvres, la future Scylla tourna la tête en direction de son nouvel ami, guettant la réponse de celui-ci.
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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Dim 28 Aoû - 21:07
Calista ou Cali n'était pas une femme ordinaire, descendante d'une famille très importante au sein de la communauté Marina la jeune fille ne s'embarrassait pas de "courbettes" protocolaires. Une telle proximité n'était pas pour déplaire au jeune soldat qu'était Nereus, estimant d'un point de vue personnel que faire le pont entre les gens aisées et ceux qui le sont moins était essentiel pour la cohésion du peuple. Dans la douleur et les moments difficiles il est toujours important de pouvoir compter sur quelqu'un, même si ce quelqu'un est un parfait inconnu tant qu'il se regroupe sous les mêmes valeurs, pour un même idéal comme la plupart des Alexandrins et Marinas semblaient le faire. A cet instant, devant l'attitude de la nymphe, Nereus était encore plus fier de faire parti de ce peuple surtout lorsque l'on connaissait ses origines constantines ! Il n'y avait rien de mieux que la mentalité d'Atlantis et de ses territoires selon le jeune homme.

Une fois devant l'orphelinat, Calista répondit aux tourments du ballafré. Tourments que Nere avait exposé sans se cacher, pour la première fois depuis longtemps. Une sorte de délivrance même si aucune solution n'ait été apportée mais des paroles qui faisaient énormément de bien. Des paroles qui avaient besoin de sortir de son fort intérieur, des paroles ayant un gout de bienfait thérapeutique pour Nereus. Parfois, il faut peu de choses pour casser une carapace et involontairement le jeune homme s'était livré à une parfaite inconnue, lui si timorré habituellement. Peut-être sa spontanéité ? Ou même la vision de la scène avec le voleur, lui rappelant étrangement une scène de son passé ? Quoi qu'il en soit, Nere s'était livré et se trouvait désormais en face de cet établissement créé pour des enfants sans parent, ayant besoin d'un toit, de nourriture et même d'affection.

Autre scène surréaliste pour Nereus, le fait de laisser quelqu'un toucher sa cicatrice au visage. Exactement comme pour la filature, un étrange sentiment l'habitait. Ne bougeant pas, il ferma son unique oeil redoutant la douleur à venir mais ne fit rien, se laissant faire, enveloppé progressivement par l'aura de Calista qui lui parlait dans le même temps. Il y avait bien longtemps que le natif de Constantinople n'avait pas ressenti pareille challeur, si bienveillante... Nere écoutait la jeune femme mais ne disait rien, ne voulant pas l'interrompre mais ayant très peu de confiance quant à son salut futur. Les ombres... Nereus avait toujours su qu'un jour il risquait d'y sombrer ne serait-ce que par sa recherche de pouvoir. Même si ses intentions étaient nobles la finalité pourrait peut-être n'amener que la destruction.

"Vous... vous êtes éveillée également Calista. Je comprends mieux pourquoi je vous ai suivie... cette sensation... nos cosmos...."

Des cris l'interrompirent, en fait non, Calista s'était justement interrompue suite aux cris de joie des enfants mais Nereus n'y avait pas fait attention, trop perturbé par cette sensation si douce émanant de la nymphe et il avait à peine terminé de parler que Cali avait déjà pris congés ne sachant si elle avait remarqué que lui aussi possédait ce pouvoir si propre aux guerriers de légende. Le futur général ne put s'empecher de sourire tout en regardant cette femme se précipiter vers les charmantes petites têtes blondes de l'orphelinat. Toute cette structure pour aider les plus démunis était vraiment une bénédiction pour Alexandrie et ses enfants, la population devait beaucoup à la famille de la nymphe. Bien que regardant le groupe qui s'était constitué, le marina n'osait pas vraiment tendre l'oreille pour écouter les conversations, jugeant cela impoli. Nere de son diminutif eut un mouvement de recul lorsque le petit groupe s'élança comme une foule en furie vers lui. Néanmoins il se reposa vite, comme si rien n'avait eu lieu, après tout ce ne sont que des enfants, qui ont aussi subi de plein fouet les tourments de la guerre. On peut même dire que ce sont eux qui ont subi les pires traumatismes car si pour un adulte il est un peu plus facile de touner la page, il ne l'est pas forcément pour des enfants.

Turbulant mais très content de trouver un potentiel compagnon de jeu, les enfants tiraient sur les vetements du soldat, criant, riant, certains d'eux demandant plusieurs fois son prénom. Riant modérément mais de bon coeur, oubliant son handicap, Nereus s'agenouilla pour être à la hauteur et répondit :

"Si dame Calista dit que je suis son ami c'est que je dois l'être. Quant à mon prénom, je me nomme Nereus, qui veut dire "d'eau" d'où je viens mais vous pouvez m'appeler Nere. Nous sommes amis après tout." Ponctuant d'un petit clin d'oeil, Nere se redressa fixant Cali avant de lui adresser un sourire. Bien qu'encore un peu tendu, il devait admettre que de voir des enfants si joyeux et pas du tout effrayés par sa cicatrice lui mettait du baume coeur. Les enfants voulaient même jouer avec lui, jamais le jeune homme aurait pensé qu'une telle chose serait possible. Il ne dut son salut qu'à l'intervention de Calista qui visiblement amusée par la situation est venue lui preter main forte.

Une petite fille ne suivit pas le groupe restant aux cotés du ballafré, allant même jusqu'à glisser sa main dans la sienne tout en lui demandant si il comptait venir avec eux. Nere avait prévu initialement de passer la journée à exercer son cosmos mais comment refuser une telle invitation ? Lentement, il vint pointer le bout de nez de la fillette avec son index :

"Bien évidemment, il est malvenu de refuser l'invitation d'une dame, aussi petite soit-elle"

C'est ainsi que le Marina se laissa guider par la gamine rejoignant le groupe et finit par s'assoir sur le sol sablonneux, en tailleur et d'un geste incita les enfants à faire de même. Se raclant la gorge, il dit tout haut :

"Alors les enfants, vous voulez que Dame Calista vous raconte une histoire ?" Un sourire malicieux aux lèvres, chose très très rare pour être soulignée, Nereus adressa un nouveau clin d'oeil à Cali attendant que cette dernière prenne la parole. Il espérait aussi qu'après ça, ils pourraient avoir une conversation, surtout au sujet du cosmos de la belle et de sa famille qui avait l'air de jouir d'une belle réputation.


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Dim 28 Aoû - 23:01
Calista avait bel et bien employé le mot ami. Nullement une parole en l'air, non, mais bel et bien un sentiment profond et sincère. Elle ne décelait pas la moindre once de méchanceté derrière cette carapace que le jeune homme semblait s'être construite. Pourtant, elle était parvenue par ses mots, par ses gestes, à lui faire baisser quelques barrières. Et déjà rien que cela, était en soit une victoire pour la Demoiselle. Mais pour obtenir pareil résultat, elle avait fait appel à ses charmantes têtes blondes. Un appui supplémentaire qui avait été le bienvenu.

Elle avait observé la scène, le regard lilas parfaitement attendri, écoutant les paroles échangées, notant au passage le prénom qu'il venait de donner aux garnements tout en la fixant. Elle avait alors effectué une petite courbette théâtrale en guise de révérence et de salutations, un petit sourire ravi ourlant ses lèvres. La Nymphe attendit qu'il soit à sa hauteur:

"- Je pensais avoir dit que je ne voulais pas entendre parler de Madame ou de Dame ou de n'importe quel autre titre...Nereus?" Un petit clin d’œil amusé avant qu'elle ne poursuive:"- Un bien joli prénom que vous avez là."

"- Dis Cali, Nere semble dire qu'on peut choisir l'histoire que l'on veut. C'est vrai?"

"- Oh hé, bien si Nere a dit, alors c'est que ça doit être vrai."

"- Tu voudras bien nous raconter l'histoire de la Sirène que tes amies les Nymphes t'ont raconté, dis?"

"- Encore? Mais je vous l'ai déjà raconté la semaine dernière."

"- Oui mais c'est notre préférée. S'il te plaît."

"- Bon, bon d'accord."

Déjà on l'entraînait en direction du parterre d'herbe, au milieu duquel se trouvait un arbre imposant, offrant de l'ombre conséquente pour tout ce petit monde. Calista viendra alors prendre place, s'adossant contre le tronc, ramenant ses jambes sous elle. Le petit qu'elle portait jusque là, vint alors se mettre assis dans son giron, et la belle commença son histoire, l'histoire d'une sirène amoureuse d'un homme et qui abandonna son royaume pour lui. Durant tout ce temps, les enfants l'observèrent avec la plus grande attention, buvant les paroles de la Demoiselle, qui avait le don de captiver l'assemblée. Lorsqu'elle eut fini, elle fut applaudie par son auditoire, auquel elle adressa une révérence. Le reste de la journée se passa ainsi, ponctué de jeux, de rires, et Nereus fut plus que largement mit à contribution. Lorsque vint le moment des séparations, les enfants s'étaient d'ailleurs tournés vers lui:

"- Tu reviendras jouer avec nous Nere? C'était vraiment bien tu sais."

"- Ouiii s'il te plaît."

Lorsqu'ils furent rassurés de la future venue de leur nouvel ami, les orphelins s'en allèrent, non sans avoir au préalable embrasser et remercier les deux adultes. Un silence s'était installé entre les deux, alors que leurs pas semblaient les mener en direction du Port. La demoiselle finit par le rompre, en venant se placer face au jeune homme, bras croisés dans le dos, alors qu'elle inclinait son charmant minois:

"- Les enfants semblent vraiment beaucoup t'apprécier Nereus. Tu vois, tu n'avais vraiment rien à craindre d'eux. Tu es libre d'aller les voir quand bon te semblera. Je suis heureuse que tu m'aies accompagné, mais également de t'avoir rencontré."

Virevoltant sur elle même, la Douce finit par avancer de quelques pas avant de s'arrêter. elle sentait que le marina brûlait d'envie de lui poser tout un tas de questions:

"- Je sens bien que tu éprouves la nécessité de m'interroger. Je suis prête à te répondre, alors vas-y, je t'écoute."

Elle avait oublié le vouvoiement. Mais après tout, entre amis, la familiarité était de mise.

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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Lun 29 Aoû - 17:26
Souriant, espérant toujours ne pas effrayer les enfants, Nereus venait de comprendre qu’il venait de tomber dans un guet-apens lorsque la petite fille lui avait saisi la main. Se défiler était impossible, bien que simple soldat, il portait l’uniforme des marinas et par conséquent les représentait auprès de la population. Arrivant à la hauteur de la nymphe au regard d’améthyste, Nere sourit devant sa taquinerie. Calista avait raison, elle lui avait demandé mais on ne se refait pas si vite. Depuis son arrivée ici, le jeune homme avait toujours pris soin de respecter la population et les femmes en particulier, ayant trop souffert de la condition de sa mère dans le passé.

« Vous avez raison, je tacherais de faire attention. Merci le vôtre est très joli aussi. Je serais même curieux d’en connaitre la signification un jour… » Il n’eut pas le temps de poursuivre sa phrase que la fillette qui lui tenait la main se faisait insistante pour rejoindre ses camarades au plus vite, ce que le soldat fit sans rechigner.

Mais jamais au grand jamais, Nere aurait pensé se trouver dans une situation pareille. Lui qui avait prévu d’aider les habitants d’Alexandrie à la reconstruction de certaines habitations toujours en ruine, était assis là au milieu d’une cour d’un orphelinat en train de jouer avec les enfants. Si on lui posait la question, le Marina ne répondrait qu’à demi-mots n’avouant pas réellement le bien que cette compagnie fortuite lui avait fait. Le groupe était là, au pied d’un arbre imposant, l’air frais venant balayer les cheveux émeraudes du soldat qui semblait s’épanouir petit à petit auprès de ces petites personnes qui n’avaient pas été épargnées, eux aussi, par cette guerre destructrice. Nereus était là, au milieu des enfants comme si il en était un lui-même écoutant cette fameuse histoire au sujet de la Sirène. La petite fille ayant toujours sa main dans la sienne, il ne bougeait pas captivé, par l’histoire et la voix de Calista. Le futur Kraken se permit même d’accompagner les enfants dans les applaudissements, sifflant même pour encourager la nymphe à la chevelure violette. Par la suite, le jeune homme fut pas mal sollicité, jouant avec la ribambelle d’enfants qui ne manquaient pas d’imagination pour faire tourner les deux jeunes gens en bourrique. La journée passa rapidement, beaucoup plus vite que Nere l’aurait pensé en fait et lorsque les enfants lui demandèrent si il comptait revenir, le marina ne put cacher sa surprise.

« Bien évidemment, si vous voulez bien je reviendrais vous voir, promis ! » Plaçant sa main droite sur l’emplacement de son cœur, Nere fit mine de prêter serment envers la petite troupe qui s’était de nouveau amassée autour de lui. Il devait l’avouer, Calista avait eu une superbe idée en le trainant jusqu’ici, le contact avec les enfants était une vraie bouffée d’oxygène. Il lui en serait éternellement reconnaissant.

Après de dernières embrassades ponctuées pour certains de larmes, Nereus se dirigeait vers la sortie en compagnie de Calista. Bien qu’un silence se fût installé durant le trajet les amenant au port, Nere se sentait bien et il n’oublierait jamais cette journée. Le soldat se stoppa quand la nymphe se plaça devant lui pour lui parler. Les paroles de Cali étaient criantes de vérité mas les entendre faisait un bien insoupçonné au Marina, souriant à son « amie » en première intention, il finit par rompre le nouveau silence qui commençait à s’installer pour dire :

« J’en suis également heureux Calista, cette rencontre est à mettre au crédit des puissances divines. Une fort belle rencontre par ailleurs, tu m’as permis de voir autre chose que les malheurs de la guerre et pour ça je t’en serais éternellement reconnaissant…. » Nere posa son regard sur les bateaux entrant dans le port d’Alexandrie, trop gêné pour regarder la nymphe. La mer était un peu agitée en ce début de soirée, les vagues percutant les embarcations dans un claquement bien distinctif tandis que la belle avançait de quelques pas. Elle avait parfaitement compris que Nereus avait quelques interrogations à son égard et semblait si soumettre sans rechigner, une autre preuve de sa sociabilité et de sa gentillesse.

« Maintenant que tu en parles… tu es éveillée aussi ? L’aura qui nous a enveloppé était la tienne n’est-ce pas ? J’ai l’impression que c’est à cause d’elle que j’ai eu le besoin de te suivre. » Une autre question lui brulait les lèvres, celle concernant les origines de Calista, sa famille. Mais le soldat avait-il le droit d’être aussi indiscret ? Non, Nere allait attendre un peu, les deux jeunes gens étaient encore des inconnus l’un pour l’autre. Depuis près d’un an, l’Atlante n’avait presque parlé à personne, même si cela était intentionnel une partie de lui le regrettait de temps à autre. Il ajouta :

« Les chevaliers… c’est ici qu’ils ont débarqué. A peu près à ce moment de la journée, le soleil commençait doucement à disparaitre puis ils sont arrivés… » Inconsciemment, Nereus se crispait rien qu’à l’évocation de cette guerre, son poing serré il continuait de scruter l’horizon. Fait marquant c’est au moment de l’invasion concordant parfaitement avec l’arrivée de l’obscurité que la lumière avait cessé de jouer, d’exister, cette surface rougissante comme une fleur de nymphéa au cœur écarlate palissant avant de s’éteindre complètement.


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Lun 29 Aoû - 23:13
Immobile, la demoiselle se tenait face à la mer. L'air marin s'amusait à faire voleter quelques mèches de sa chevelure lilas, alors qu'elle inspirait profondément, se nourrissant de cette vue et du son doux et mélodieux des vagues venant s'échouer contre les navires. Elle se sentait particulièrement bien. Sereine pour être plus exacte. Cette après-midi avec les enfants, la rencontre avec Nereus lui avait fait le plus grand bien. Elle avait la sensation de s'être fait un ami. Chose particulièrement rare, elle qui se montrait le plus souvent sauvage. Oh bien sûr, certains avaient cherché son amitié par intérêt. Se rapprocher de cette prestigieuse famille était après tout quelque chose. Mais la jeune femme n'était pas du genre à se laisser duper. Pourtant, elle ne ressentait rien de tout cela chez le soldat. Il ne connaissait que son nom, et nullement ses origines. C'était un lien tout autre qui les avait amené à se suivre mutuellement: leur nature d'Eveillé tout simplement.

La Nymphe s'était amusée de constater le changement qui s'était également opéré chez Nere. Tout comme elle, il venait d'abandonner le vouvoiement. Voilà, plus de protocole. Et déjà, la Demoiselle se sentait plus à l'aise, car par ce biais, il n'y avait plus cette barrière due à leur rang respectifs. Elle était simplement Calista, et lui Nereus.

"- Je suis contente si cela t'a plu. Non seulement cela t'aura fait du bien, mais les enfants auront fait la connaissance d'une autre personne. Je suis une des rares personnes à leur rendre visite de façon régulière, si ce n'est la seule. Certains viennent pour se donner bonne conscience le temps de quelques heures, mais pour moi ce sont des moments de convivialité et de complicité. J'aime chacun d'entre eux. Ils sont un peu de ma famille, et je ne leur souhaite que le meilleur." Quelques secondes de silence avant qu'elle ne poursuive en se tournant vers le jeune homme, affichant un sourire comme elle seule en avait le secret. " Je crois d'ailleurs que le cercle familial s'est agrandi aujourd'hui."

Elle ne savait quel effet auraient ces mots sur son compagnon d'aventure. Mais une chose était sûre, elle se tenait prête à répondre à ses interrogations. Alors lorsque celles-ci vinrent, elle se décida à y répondre le plus honnêtement possible, acquiesçant son charmant minois:

"- Il est vrai que je suis une Eveillée. Contrairement à ce que les apparences laissent penser, je suis entraînée depuis l'âge de six ans. J'ai fais ma première expérience avec le Cosmos il y a quelques années maintenant. Malheureusement, je n'ai pas encore eu la chance d'être élue. Mais puisque tu me demandes si je suis également une éveillée, je présume que tu dois l'être également, non?"

Mais déjà, le jeune homme replongeait dans ses démons du passé. Elle l'écouta, lui qui avait vécu cette guerre à laquelle elle n'avait pu participer. Il n'était pas bon de se laisser aller à de sombres pensées. Surtout qu'à présent, il avait quelqu'un à qui se confier:

"- Moi, contrairement à toi, je n'ai pas pu aider cette nuit là. Père m'avait ordonné de rester en Atlantis, il savait que je serais venue combattre sinon. C'est la dernière fois que je l'ai vu, il n'en est pas revenu. C'est lui qui m'a tout enseigné. Je m'en suis longtemps voulue. Je me disais que si j'avais été là, si j'avais pu aider ou combattre, ils seraient, lui et quelques habitants, encore de ce monde. J'ai vécu avec du regret moi aussi, mais j'ai appris à vivre avec et à me tourner vers l'avenir. Un avenir qui se construit maintenant. C'est pour cette raison que je vais voir régulièrement ceux qui aideront à le bâtir."

Elle se tut se contentant d'observer simplement le guerrier à la chevelure émeraude.


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Mer 31 Aoû - 10:19
Désormais face à la mer en compagnie de la nymphe Calista que le jeune soldat avait rencontrée en début de journée, Nereus continuait d'observer machinalement l'étendue d'eau ainsi que ses alentours tout en conversant avec à la jeune femme. Nere venait de passer une journée particulière, jamais le jeune homme ne s'était jamais senti aussi bien. Et ce sentiment de satisfaction, le marina ne le devait qu'à l'intervention de Cali. Cette femme aussi gentille que jolie prenait son rôle très à coeur, issue d'une grande famille d'Atlantis, la nymphe apparaissait comme le symbole des valeurs Atlantes. Le borgne avait toujours cru que la seule façon de vraiment aider la population se résumait à donner de l'argent ou d'aider à la reconstruction des biens matériels mais il venait de comprendre qu'une véritable aide ne se résumait pas seulement à ça. Les habitants d'Alexandrie étaient avant tout des êtres humains et de simples gestes amicaux, ou encore prendre le temps d'échanger quelques banalités, suffisaient amplement pour certain. Les rassurer, leur faire comprendre qu'ils ne seraient jamais seuls, que les soldats de l'Empereur étaient là pour eux, voilà ce que les habitants de la cité avaient besoin de savoir et c'est grâce à des personnes comme Calista que les citoyens et les soldats feraient front tous ensemble, comme un seul bloc !

"Aujourd'hui, j'ai pris conscience que certaines choses n'avaient pas de prix ou que les biens matériels pouvaient s'avérer secondaires en comparaison de certains sentiments comme la tristesse ou la solitude. Ces images, ces enfants avec des étoiles dans les yeux... tout cela restera gravé dans mon coeur jusqu'à ce que la mort m'emporte." S'approchant un peu plus de la jeune femme, il poursuivit : "Je te dois beaucoup Calista, tu as su me faire voir des choses importantes, très importantes."

Occultant volontairement la notion de famille car il ne s'estimait pas prêt pour aborder un sujet aussi sensible, il décida de bifurquer sur cette question qui planait dans son esprit depuis son entrée à l’orphelinat. Nereus n’avait pas de réels doutes quant à l’éveil de la belle, mais il voulait simplement en avoir la confirmation de sa bouche. Elle ne démentit pas, lui expliquant qu’elle s’entrainait depuis très jeune déjà. Le soldat observa ce visage de porcelaine, elle semblait si frêle et innocente, il ne l’imaginait guère au milieu d’un champ de bataille. Pourtant, paradoxalement, il devinait en elle une extrême puissance et une force de caractère hors pair. Ne jamais juger un livre à sa couverture, il ne le savait que trop bien, lui-même était parfois considéré comme ce qu’il n’était pas. Tout comme lui, elle était éveillée, mais pas élue, en tout cas pour le moment, personne ne savait de quoi l’avenir était fait. Elle lui retourna la question et le jeune homme lui adressa un sourire.

« Oui, je suis un éveillé également. C’est sans aucun doute pour cela que nous avions été intrigués l’un par l’autre … »

Le garçon n’avait que trop de chose en tête, observer le vaste océan lui rappelait à quel point cette ville avait pu souffrir, c’est ainsi que sans réellement s’en rendre compte, il évoqua cette guerre, en particulier cette sombre journée dont il se souviendrait éternellement, celle où il avait dû lui-même se battre dans l’espoir de faire la différence. Ce fut alors à la jeune améthyste de se confier sur sa propre expérience et Nereus ne l’interrompit pas, buvant chacune de ses paroles. Elle aussi avait subi de grandes pertes, en particulier son père. Le soldat, baissa la tête à cet instant, regrettant d’avoir aborder ce sujet qui étreignait certainement le cœur de Calista. Il ne savait pas, mais il avait été idiot de penser qu’elle n’avait point souffert dans cette guerre. Tout comme lui, elle avait des regrets, mais à son contraire, Cali avait réussi à avancer, à « passer à autre chose ». Il posa son regard sur elle, se plongeant dans ses pupilles d’améthyste.

« Je suis désolé, je n’aurais pas dû aborder ce sujet. Tu sembles réellement être quelqu’un d’exceptionnel tu sais ? Il faut faire preuve d’une extrême force et d’un extrême courage pour réussir à surmonter de telles épreuves. » Nereus serra son poing, se triturant nerveusement les doigts tout en se reportant sur un point invisible au milieu de la mer. « Il semblerait que ce ne soit pas mon cas, je n’ai pas encore réussi à avancer, je vis encore dans le passé en quelque sorte. Pourtant, j’ai l’impression d’avoir perdu beaucoup que toi dans cette guerre. » Il finit par lui sourire tristement. « Je suis sûr que ton père serait fier de toi en te voyant maintenant … Je vais tenter d’adopter la même philosophie et aider à reconstruire moi aussi. Je te promets de retourner régulièrement à l’orphelinat.»


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Mer 31 Aoû - 19:15
Aujourd'hui encore, de par ses actions, la Demoiselle à la chevelure lilas avait permis à une âme de s'apaiser. Cette paix intérieure, tout un chacun la méritait, et il semblait à l'Atlas, que ce sentiment de sérénité, fuyait depuis bien longtemps le jeune homme. Elle ne savait ce qu'il avait vécu avant Alexandrie, mais il semblait particulièrement meurtri. Calista aurait aimé en connaître davantage sur lui, mais elle ne voulait pas paraître trop curieuse. Elle estimait que si les gens voulaient parler, se confier, il était préférable que cela vienne d'eux-mêmes. Ainsi, le voir se rapprocher d'elle, était déjà en soi une grande victoire à ses yeux, en sachant qu'il aurait plutôt fui, il y avait quelques heures de cela.

"- Tu n'as pas à remercier. Je suis contente si tu as passé une bonne journée parmi nous. Je m'en serai voulu, de t'avoir fait gaspiller ta journée de permission sinon."

Elle était heureuse de l'écouter parler et force était de constater que son ami ne craignait plus de prendre la parole. a ce simple constat, un fin sourire vint étirer la commissure des lèvres de la Nymphe, alors que l’œil unique du soldat la scrutait avec une certaine attention. A quoi pensait-il à cet instant en le jaugeant de la sorte? Oh, elle ne se sentait nullement offensée, car ce regard n'avait rien de malveillant. Il avait raison, c'était leur nature d'Eveillé qui les avait fait se retourner vers l'autre. Un constat des plus simple, auquel la Belle acquiesça.

"- Je pense que c'est notre statut particulier nous a fait nous détourner sur le passage de l'autre. Enfin, après, si tu ne m'avais pas bousculé, tout ceci ne se serait peut-être pas produit."

Elle avait prononcé les derniers mots sur le ton de plaisanterie, adressant un clin d’œil taquin et complice au Marina, avant de passer à ses côtés et d'avancer en direction du bord de l'eau. Là, elle s'immobilisa tout en songeant aux mots prononcés par son compagnon. Pourquoi s'excusait-il? Il ne s'était pas montré curieux. Après tout, c'était elle-même qui avait pris la parole, pour lui parler un peu de sa propre histoire. Il s'était un peu ouvert à elle, alors pour quelle raison n'aurait-elle pas fait de même? Scrutant l'horizon, elle glissa une mèche de cheveux derrière son oreille avant de s'exprimer à nouveau:

"- Nere..." Le surnom lui était venu tout seul. "Tu n'as pas à t'excuser. Tu n'as rien dis de mal. J'ai évoqué tout cela, car je voulais simplement partager mes souvenirs avec toi. Je me suis remise de la mort de mon père. Ce ne fut guère simple et évident, mais j'ai fini par me dire, une fois ma peine apaisée, qu'il était parti comme l'a toujours voulu: en combattant. La Guerre nous affecte à différents niveaux. Ca ne veut pas forcément dire qu'en comparaison, ce que tu as vécu était plus facile."

Calista revenait vers lui pour lui faire face. A nouveau, sa main se tendit lentement vers le côté meurtri de son visage, sur lequel, elle vint se poser avec douceur, lui communiquant un peu de sa chaleur:

"- Tu as vu et vécu des choses que je n'ai pas vu et que je ne pourrais peut-être jamais imaginer. Peut-être que si nos rôles avaient été inversés , j'aurais perçu les choses telles que tu les vois. Néanmoins, suis mon conseil: vas de l'avant Nere. Vivre dans le passé n'a jamais rien rapporté de bon. Tu n'es en rien responsable de ce qui s'est passé, alors ne t'en tiens pas trop rigueur, et ne sois pas trop dur avec toi-même."

Et avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, la Nymphe se hissa sur la pointe des pieds pour venir déposer un baiser, aussi léger qu'une caresse, sur la joue blessée de ce dernier, en murmurant:

"- En remerciement pour m'avoir accompagné tout au long de cette journée, et pour ta promesse de retourner voir les enfants. Tu as toute ma reconnaissance et ma profonde gratitude."

Doucement, elle finit par reculer de quelques pas, avant de reprendre:

"- Pour en revenir à un autre sujet: toi non plus tu n'as pas été encore Elu, n'est ce pas? Et tu es toujours basé à Alexandrie, où t'arrive-t-il de te rendre à Atlantis?"

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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Jeu 1 Sep - 0:07
Notre destinée était-elle écrite ? A cette question Nere n'avait pas de réponse. Jusqu'au jour d'aujourd'hui, le soldat était toujours persuadé que les Dieux aimaient se délecter de toutes ces embuches tendues sur sa route. Les épreuves avaient été si nombreuses, débutant avec sa condition de servant à sa naissance puis par l'état de santé de sa mère sans oublier la mort de celle-ci, tout en passant également par la case esclave et en terminant sur cette guerre et la perte d'une partie de sa vision ! Mais aujourd'hui, en ce jour que Nereus pourrait qualifier de "saint", les dieux avaient décidé d'être manianime avec lui, mettant sur sa route la douce nymphe Calista. Pour une fois, pour la première fois, Nere ressentait une réelle satisfaction de sa journée. Et promis, le soldat retournerait dès que son emploi du temps le lui permettrait à l'orphelinat pour tenir compagnie aux enfants. Et qui sait ? Un bonheur n'arrivant jamais seul Nereus pourrait peut-être tomber sur Cali ? Attention, son principal objectif en allant à l'orphelinat serait d'apporter du reconfort aux charmantes petites têtes blondes qui représentaient l'avenir d'Alexandrie, et la présence éventuelle de la nymphe à la chevelure lilas serait évidemment un bonus non négligeable.

"Avec le recul, rien n'aurait pu gacher cette journée tant que tu es dans les environs.... J'avoue ne pas cotoyer énormément de monde, m'imposant un rythme de vie que mes homologues gardes qualifieraient de particulier. Mais tu as su changer ma vision des choses." Nere jouait vraiment le jeu, se dévoilant, un peu trop même, c'était comme si le futur Kraken avait besoin d'agir ainsi, entrant dans une sorte de thérapie involontairement, même si dès le lendemain cette journée ne serait plus qu'un délicieux souvenir. Suite à cette guerre, Nereus s'était promis de devenir plus fort et ainsi jour après jour il s'entrainait, faisant fit de cette douleur inssaissante se situant au niveau de son oeil perdu.

L'ancien esclave ne pouvait que confirmer avec un léger sourire les paroles de Calista, en effet les deux jeunes gens ne devaient leur rencontre qu'à leur statut d'éveillé, d'utilisateur de cette puissance divine qu'étaiy le cosmos. Bien qu'ayant que très peu d'informations à ce sujet, Nereus se rappellait très bien la première fois qu'il avait vu l'expression cosmique d'une cosmo-énergie. C'était la jeune générale des Lymnades, qui, usant de la ruse et de son pouvoir, avait permis à trois malheureuses personnes de s'en sortir sans dégat ! Répondant encore par un sourire au clin d'oeil de la nymphe, Nere prit soin de la suivre pour venir également au bord de l'eau. Le marina allait prendre la parole, croyant avoir été trop loin avec ses questions quand Cali le devança. La belle n'avait absolument pas mal pris le sujet de leur conversation, allant même jusqu'à se confier davantage et surtout ponctuant même ses paroles par un divin baiser qu'elle déposa sur la joue du jeune soldat.

Son teint pourtant d'habitude assez pâle se para d'une lueur rosatre, le Marina était même à la limite de s'empourprer. Malgré son âge, Nere n'avait jamais été aussi proche de quelqu'un et ne savait absolument pas comment réagir. Begayant, il répondit aux remerciements de la nymphe : "J-je t'en prie, ccette journée fut également importante Calista." Mais lui n'avait rien pour la remercier, et de plus elle, n'avait guère besoin de le remercier, un Marina exemplaire se devait de montrer l'exemple et d'apporter sécurité et réconfort au sein du peuple.

Après ce moment fort plaisant pour Nereus malgré le fait qu'il ne savait toujours pas où se mettre, Cali aborda un autre sujet, sa place dans le royaume sous marin ! Cette fameuse place, son rôle au sein de la communauté Marina n'apportait rien de particulier mais Nere s'en affichait royalement. Alors oui, il y a encore un an, le jeune homme avait des ambitions plein la tête mais, depuis, les évènements avaient fait que les objectifs du Marina avaient complètement changé ! Se raclant la gorge, visiblement un peu gené, Nere lui répondit :

"Pour être sincère, je ne cherche pas à être élu, je veux juste que cette force qui sommeille en moi atteigne son plein potentiel pour me permettre de défendre cette ville et notre cité sous marine." Amenant sa main droite sur sa poitrine, pile au niveau de son coeur, Nere ajouta sollennellement : "Ma condition m'importe peu, je veux juste être utile !" C'était d'ailleurs grâce à certains témoignages et son activité lors de la précédente guerre que le jeune homme à la tignasse verte avait gagné ses galons de nouveau soldat au sein de l'armée de l'empereur Poséidon, tout un symbole pour un batard et ancien esclave comme lui.

"J'ai eu de la chance d'être affecté certaines journées au niveau de la Porte d'Orichalque reliant Alexandrie à Atlantis, de là-bas j'ai même eu l'occasion de voir un des fameux piliers, d'après ce que l'on raconte, ils sont gardés par les généraux de notre Empereur. D'après ce que j'en déduis de ta phrase, tu n'es pas porteuse d'une écaille non plus ?"

Attendant confirmation, une idée lumineuse traversa son esprit. Voulant à tout prix rendre la pareille à sa nouvelle amie pour la remercier de cette journée, Nere venait de trouver le cadeau idéal !

"Calista, demain j'aimerais que tu te rendes sur la place centrale de notre chère cité, là-bas, cherches un marchand du nom de Glavenus. C'était un ami de mon défunt maître marchand et il me doit un service. Dis lui de te remettre, la caisse de la saisie de la semaine dernière. Cette caisse était la propriété d'un autre marchand, un slave ne s'étant pas acquitté de la taxe en vigueur. Elle contient des jouets, de vieilles toupies... que tu pourrais offrir aux enfants de l'orphelinat par exemple ? Bien sûr n'oublies pas de mentionner que tu viens de ma part à Glavenus" Terminant sa phrase par un clin d'oeil, un peu comme l'avait fait la nymphe plus tôt Nereus était vraiment content de son idée. La jeune femme n'était pas du genre vénale et ce cadeau pour les enfants serait le meilleur moyen pour la remercier !


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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Ven 2 Sep - 19:28
La Facétieuse esquissa un fin sourire à la vue de la rougeur qui vint teinter les joues du jeune homme, tout comme son léger bégaiement qui trahissait sa gêne. Elle avait reculé de quelques pas, remettant une distance respectable entre eux, comme se le devait une demoiselle de bonne famille. Même si, elle devait l'admettre, elle détestait tout ce protocole. Elle se tint donc là, immobile écoutant les aveux de son comparse. Elle arqua alors un sourcil en l'entend dire qu'il ne désirait pas porter d'écaille, mais simplement renforcer sa maîtrise du cosmos. C'était le première fois que Calista entendait cela. A sa connaissance, tous les hommes de la garde, avait ce désir profond bien ancré en eux. Mais depuis, toutes ces années d'entrainement, elle désespérait de recevoir un jour l'honneur d'en porter une.

"- C'est étrange d'entendre cela. Je ne parviens pas à comprendre ce raisonnement. L'Ecaille n'est pas qu'une simple protection. Elle est bien plus que cela. Une source de pouvoir. Elles ont une âme, tout comme nous. Avec elle, tu deviens plus fort que ce que tu ne saurais imaginer. Mais il faut savoir la maîtriser, et être en symbiose avec elle, sans quoi, l'un finira par dévorer l'autre. Mon rêve est d'en posséder une, mais quoi de plus normal me diras-tu pour la fille d'un Général et d'une Lieutenant."

Son visage se voila légèrement à l'énonciation de ce souhait:

"- Mais je ne compte pas abandonner pour autant. Je me suis jurée que j'y parviendrai. Et puis, je le lui ai juré à lui aussi."

Un sentiment de tristesse passa dans le regard améthyste, habituellement si enjoué. Mus par un réflexe qui était le sien depuis des années, ses doigts se levèrent pour venir effleurer le bijou qui la parait. Oui, elle avait promis à Cinead qu'elle serait là pour le protéger lorsqu'il serait de retour. Ni l'un ni l'autre ne se connaissait, et pourtant la volonté de l'un comme de l'autre était de se protéger. Oh bien souvent, elle s'adressait à lui, le soir. Certains pouvaient juger cela stupide, mais il semblait à la demoiselle que depuis sa plus tendre enfance, il lui répondait. Mais cela ne pouvait être que le fruit de son imagination, n'est-ce pas? De retour à la réalité, elle secoua doucement son charmant minois, chassant ce voile d'assombrissement:

"- Je te prie de m'excuser."

Un sourire revint étirer ses lèvres, et la jeune fille retrouva complètement sa bonne humeur et sa joie en entendant le Marina lui faire don d'une caisse pleine de jouets pour les enfants de l'orphelinat.

"- Oh merci pour eux Nere! C'est très gentil de ta part. Je suis certaine que ça leur fera plus que plaisir. Je vois déjà d'ici leur petite mine réjouie." Une petite pause, avant qu'elle ne réfléchisse au sujet et qu'une idée ne vienne illuminer son esprit. " Que dirais-tu si nous leur apportions ces jouets ensemble? Après tout, il ne serait pas juste que je sois la seule à profiter du spectacle de ces bouilles émerveillées."

Elle lui fit un clin d’œil, visiblement satisfaite d'elle-même. Puis elle viendra glisser son bras sous le sien, sa main venant se poser sur le bracelet de cuir qui recouvrait tout l'avant-bras de son ami, reprenant leur marche en direction du portail d'Orichalque.

"- Ca ne t'embête pas de me raccompagner jusque là-bas? Il n'est guère très prudent pour une demoiselle d'aller seule par les rues le soir après tout."

Oh, elle était parfaitement en mesure de se défendre toute seule, mais elle voulait encore profiter un peu de la présence du jeune soldat.

"- Je me disais, est-ce que cela te plairait si l'on s’entraînait un peu ensemble? Je pense que nous aurions beaucoup à apprendre des connaissances de l'autre. Qu'en dis-tu?"

Ils étaient parvenus devant le portail. Bientôt elle disparaîtrait à l'intérieur de celui-ci pour retourner chez elle, et retrouver un peu de sa solitude. Pourtant aujourd'hui, elle partirait le cœur plus léger qu'à l'accoutumé. La demoiselle passa ses mains derrière son cou, et glissa celles-ci sous une chaîne d'orichalque assez longue pour qu'elle la passe par dessus sa tête. Doucement, elle viendra le placer autour du cou de son compagnon, tandis que le pendentif qui l'ornait se balançait au bout. Celui-ci était constituait d'une multitude de cercles proches, et en son centre, un "A":


"- C'est un laisser passer pour que tu puisses te rendre à Atlantis afin de me rejoindre. C'est le symbole de ma famille. Si jamais on tente de t'empêcher de passer, montre le. Il pourra même te servir de sauve conduit."

Elle eut un sourire tendre à l'attention du soldat:

"- Merci beaucoup pour cette journée, elle a été particulièrement agréable. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusée. Au risque de me répéter je suis vraiment heureuse que nos chemins se soient croisés. A très vite mon ami."

Mue et guidée par son instinct, la Nymphe viendra envelopper le gaillard de ses bras pour l'étreindre une dernière fois avant de s'en détourner et de courir en direction du Portail à l'intérieur duquel elle disparut.
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Message Re: [546] Le passé est un prologue (PV Calista)   Ven 2 Sep - 22:55
Oui faire partie des élus, de ces êtres choisis par Poséidon lui même n'était guère dans les ambitions de Nereus. Pourquoi ? Parce que le Marina ne s'en estimait pas digne tout simplement, lui le natif de Constantinople et ancien esclave. Nere avait passé une partie de son enfance dans la patrie rivale, le grand empire de Justinien et des Saints ! Bien que la population n'était pas vraiment au courant de l'existence de ces êtres divins capables de fendre le sol en deux ou de détruire des étoiles, les éveillés à ce pouvoir s'avaient pertinemment qu'à travers les guerres de territoires et les intrigues politiques c'était les dieux qui se livraient bataille ! Le ballafré pouvait parfaitement comprendre la réaction de Calista qui n'était pas exagérée selon lui. Pas mal de personnes s'entrainaient sans relâche pendant toute une vie pour avoir l'extreme honneur de revetir une écaille ! Et lui comme l'imbécile qu'il était venait indirectement de critiquer cette voie !

Nereus avait bien sûr écouté la nymphe mais un mot attira son attention en particulier : Pouvoir, une écaille s'avérait être une source de pouvoir supplémentaire pour son porteur ! Avec elle peut-être que le soldat pourrait mettre les Saints en déroute lors d'une nouvelle attaque. Tout cela mériterait une véritable réflexion, il ne fallait pas prendre tout ceci à la légère, magré sa quête perpétuelle de nouvelles forces Nere n'en restait pas moins attaché à ses convictions. Si écaille il devrait porter un jour ce serait pour aider les Alexandrins et les Atlantes, pas pour une quelconque vendetta personnelle envers le Sanctuaire. Nereus apprit donc par la même occasion que Calista était la fille d'un général et d'une lieutenant, rien que ça ! La belle devait être fière, en comparaison lui n'était rien d'autre que le fils illégitime d'un de ces riches politiciens et d'une servante. Mais attention, jamais le natif de Constantinople n'afficherait la moindre critique envers sa mère, cette femme avait fait tout son possible pour faire vivre son fils jusqu'à en donner sa vie !

Arborant un air grave, Nere s'excusa sans attendre envers la belle aux cheveux lilas : "Je comprends et te présente toutes mes excuses. J'ai tendance à oublier que je peux avoir un avis très tranché sur certaines choses... mais jamais je ne renierais une écaille de l'Empereur si je venais à être choisi, je te le promets !"

Le coeur du guerrier se serra quand il comprit que ses paroles avaient réveillé pas mal de choses chez Calista. Décidement Nere faisait tout de travers, comment gacher une aussi belle journée en quelques mots ! Fort heureusement, le garçon à la chevelure émeraude avait réussi à lui rendre son sourire si particulier en voulant faire plaisir aux orphelins tout simplement. Par la suite Nere faillit dégager son bras lorsque Calista vint poser sa main sur son brassard en cuir, cachant sa marque maudite mais s'abstint, ne voulant pas faire du mal une nouvelle fois à son amie. Faisant fit de cette situation il lui répondit :

"Oh avec plaisir ! Mais je suis certain que la demoiselle sait beaucoup mieux utiliser sa cosmo-énergie que l'humble soldat que je suis !" Ponctuant sa phrase d'un clin d'oeil, Nere prit donc soin d'accompagner Cali en direction du portail d'Orichalque.

Durant le trajet, Calista demanda une chose pour le moins étonnante à Nereus : elle voulait s'entrainer en sa compagnie. Mais comment un soldat à peine éveillé pourrait-il aider une fille de général ? Elle devait avoir baigné toute sa vie dans le cosmos et devait avoir un niveau exceptionnel, au moins cent fois supérieur au borgne.

"Si tu es certaine que je peux t'aider pourquoi pas, mais je doute qu'un simple soldat puisse venir en aide à une potentielle élue."

Il fut surpris de voir la jeune femme s'approcher de lui, ôtant sa chaine pour la passer autour du cou du jeune homme. Il ne bougea pas, un peu gêné, attendant qu'elle se recule pour saisir le pendentif entre ses doigts, l'observan tant bien que mal en baissant la tête. Ainsi, il s'agissait d'un laisser-passer pour qu'il puisse rendre visite à son amie sans avoir peur d'être rejeté.

"Cali ... Je ne peux pas ... Enfin ... Merci ..."

Il lui adressa un signe de tête tandis que la belle mettait fin à cette journée passée ensemble. Il lui sourit à son tour, la laissant l'étreindre. L'ombre d'un instant, il hésita, puis finalement, se permit de passer ses bras autour d'elle pendant un court laps de temps, la laissant partir ensuite. Taquin, il effectua une révérence, la saluant.

"A très bientôt ma chère."


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