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 [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]

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Message [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Lun 29 Aoû - 13:46
L'aube aurait pu reprendre son cours, poursuivre le cycle naturel et paisible de la vie humaine. Ce ne fut pourtant pas le cas ; le glas venait d'être sonnée à l'instant même où le premier soldat était tombé sur le sol, raide. Sans vie, provoquant la panique chez certains et la colère parmi d'autres ; ainsi la guerre avait été déclarée. Des Marinas éveillés étaient prêts à se battre malgré leur faiblesse et à défendre l'intérêt de leurs convictions communes. Ils déambulaient tantôt en ligne de combat dans les rues, tantôt solitairement dans les allées dallées les plus dangereuses. Alors, en cette froide nuit, ce qui accueillit la ville d'Alexandrie n'était ni plus, ni moins qu'un manteau de sang ensoleillé, parfois assombris par de rares nuées d'oiseaux ainsi que quelques nuages...blancs.

Ce fut dans un coin en partie détruit de la ville que la générale des Lyumnades avait trouvé sa place, discrètement, elle faisait du repérage. Bien qu'habituellement parée de cette aura jeune et enjouée, l'ambiance morbide qui régnait dans la ville toujours en guerre depuis une ou deux journées semblait changer la donne ; la demoiselle portait son Ecaille, oui. Et si la jeune fille ne souhaitait pas attaquer en groupe, la brune aux yeux turquoises préférait faire preuve d'une certaine ruse. Un moyen d'aider comme un autre ; il était plus sûr de réfléchir à ses actes plutôt que de foncer tête baissée. Sa sœur la Sirène et le Légat Hassan lui en avaient fait plus d'une fois la morale.

Et aujourd'hui, l'atlante était là, appréhendant la suite mais risquant sa vie avec conscience.

Non loin de là, quelques cris attirèrent son attention. Ariane déglutit, puis se faufila patiemment contre un mur. Bientôt, elle atteignit de petites habitations. Certaines étaient en ruine, d'autres tenaient encore bon malgré l'oppression. Toutefois, le son apeuré des habitants et les voix graves des Saints eurent tôt fait de confirmer ses soupçons; il s'agissait d'une agression à laquelle ils cherchaient tous à se défendre. Deux hommes et une femme. Et un Saint.

Elle devait agir.

"Réfléchis Ariane."

Ses yeux dardaient l'homme muni d'une Armure, fouillant intensément ses souvenirs. Un sourire étira ses lèvres roses, alors qu'elle continuait à demeurer dans l'ombre. Une apparence l'inspirait; elle en prit l'apparence. A sa place, un Chevalier était alors apparu, absorbant en de maigres et discrètes flammes bleues la jeune femme aux cheveux noirs dans un premier temps, pour finalement se dissiper en une brume légère dans le vent marin. La jeune fille était nouvelle dans le domaine, mais elle comprenait bien son enjeu: prendre une apparence. Prendre une façon de pensée. En homme blond aux cheveux longs, elle entra dans la lumière, et manifesta faussement sa présence par un cosmos étranger. Un ennemi...

"Oh, t'es là!"

Elle acquiesça silencieusement de la tête et accorda un signe de la main en guise de salut, contemplant un instant les prisonniers en face d'eux pour finalement prononcer ses paroles. Elle était proche, si proche de son but sans lever le petit doigt violemment...

"Je m'en occupe, il n'y a plus beaucoup de choses à régler par ici. On t'attend à l'Ouest de la ville sur ordre de Narsès. Je te pensais ailleurs. Comment es-tu venu ici?"


Un fin sourire étira les lèvres de son homologue. Savant homme, il s'était muni d'un cheval qui avait galopé jusqu'à la ville, et qu'il remontait habilement; il lui tardait de se montrer plus efficace qu'à massacrer une population. Bombant le torse, il s'expliqua:

« Les cigognes se dirigeaient vers les champs de bataille...Elles nous accompagneront jusqu'à ce soir, oui, jusqu'aux Marinas qui ont comploté! Ce n'est plus qu'une question de temps. On se retrouve là-bas!»


Il était parti. Et elle n'avait plus bougé, laissant les prisonniers s'en aller d'un mouvement de tête silencieux mais significatif. Amusée par elle-même, quelque part. Ariane venait de mener le Saint dans un endroit dangereux pour lui. Elle avait envie de rire de cette petite farce toute simple, mais encore une fois, la ville était trop sombre pour s'amuser. Et puis, cet homme aurait pu être elle. Ou quelqu'un d'autre. Certaines personnes n'avaient pas eu la chance de fuir et de rester en vie, ou d'avoir la force nécessaire pour survivre. On ne leur accordait que le courage. Alors, au bout de quelques minutes, la jeune femme laissa tomber son masque, et reprit sa forme désirée, sans véritablement faire attention à ce qui l'entourait en dehors de tous les cosmos éveillés. Une Lyumnade.

Il ne manquait plus qu'à continuer son chemin...Mais quelqu'un était là, quelque part, à l'observer à son tour. Amusée malgré le danger, elle se retourna alors.

« Timide, ou ennemi ?  »


Plus Ariane se concentrait sur le cosmos, et plus elle avait l'impression qu'il n'était pas "stable". Eveillée, oui. Soupirant légèrement, il n'y aurait certainement pas besoin de faire couler le sang...Du moins l'espérait-elle. Son Pilier serait peut-être déjà bien assez un théâtre sanglant pour cela...




Dernière édition par Ariane le Dim 25 Sep - 15:47, édité 2 fois
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Message Re: [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Mar 30 Aoû - 14:05
Personne ne s’y attendait réellement. Nereus se souvenait parfaitement de cette journée normale, routinière et ennuyeuse. Plusieurs fois, le futur Kraken aurait donné tout ce qu’il possédait pour changer cette monotonie qui, jour après jour, le rongeait. Simple apprenti d’un marchand d’étoffe, Nere voyait les gens descendre du port poussant des hurlements de terreur signe qu’une chose terrible était en train de se dérouler. Puis les premières attaques, des nuées de flèches, des projections de cosmos aussi ! Sans hésiter une seconde, le jeune homme avait rejoint le combat, pas spécialement dans l’optique de se battre mais dans celui de protéger le peuple d’Alexandrie.

Evitant soigneusement les troupes ennemies, Nereus tentait tant bien que mal d’évacuer les civils aussi discrètement que possible. L’expédition punitive des Saints ressemblait plus à une attaque éclair qu’à une attaque traditionnelle, les chevaliers avaient joué leurs atouts via l’effet de surprise, ce qui fonctionnait à merveille ! L’apprenti savait très bien que les gardes se dirigeant vers le Port n’avaient que très peu de chances de survie mais c’était LA chance du peuple. Grâce à leurs sacrifices, les civils allaient gagner un peu de temps pour évacuer les rues de la cité et tenter de se mettre à l’abri.

Plus il avançait et plus le spectacle sous ses yeux se faisait sinistre. Pour lui, s’en prendre à de simples civils était signe de lâcheté, il ne pouvait en être autrement. La vue et l’odeur du sang aurait très bien pu le rebuter, le rendre nauséeux, mais malheureusement, il n’avait que trop l’habitude de cet état de fait, lui qui avait été de nombreuses années esclave des pirates. Ils n’avaient pas pour réputation d’être pacifiques, plutôt fanatiques de la torture et du sanglant. Nereus détestait déceler tant de souffrance autour de lui et de plus, il se sentait impuissant face à un tel évènement. Pourtant, le jeune homme ne pouvait rester là sans rien faire, ce n’était guère dans son tempérament. Il ne pouvait les regarder mourir de la main des Saints sans réagir.

********** (Une ou deux journées plus tard)

Progressant au milieu de l’hécatombe, il perçut quelques voix non loin. Furtivement, il se faufila derrière une bâtisse en ruine afin d’espionner les inconnus. Jouant avec les ombres et les rayons de la lune, Nere pouvait se dissimuler facilement. Gardant un maximum son calme malgré la pression qui s’accumulait, Nereus aperçut un chevalier, sans doute un de ceux qui avait pour passion la torture et l’extermination de personnes innocentes. Il y avait trois autres formes que le natif de Constantinople avait du mal à voir mais il avait deviné qu’il s’agissait sans doute de civils. Depuis le début de l’invasion, Nere avait déjà combattu mais jusqu’ici ce n’était que de vulgaires soldats, jamais un autre éveillé. En plus il ne savait pas vraiment comment « ce » cosmos pouvait bien servir, jusqu’ici il ne savait même pas que ça s’appelait comme ça ! Et pour la première fois depuis plusieurs années, Nereus ressentit de nouveau de la peur, cette même peur que lorsqu’il a vu les tentacules du Kraken sortir de l’eau pour emporter le bateau où il était prisonnier. Tremblant légèrement, Nere hésitait…

Ce n’était pas vraiment de la lâcheté enfin peut-être un peu… Nere secoua nerveusement la tête, il avait décidé qu’il ne pouvait pas rester en retrait et même s’il devait perdre la vie à cet instant, l’apprenti n’aurait rien sur la conscience.

S’apprêtant à sortir de l’ombre pour faire face au pseudo-chevalier, il fut devancé par une femme portant une armure orangée. Un général !!! Ayant eu l’occasion de converser avec quelques gardes de temps à autre, Nereus avait eu le droit à la description de certains d’entre eux, enfin sur leur armure aussi appelée « scale ». Sauf erreur de sa part, cette mystérieuse femme portait l’écaille des Lymnades. Nere était impressionné qu’une femme aussi jeune soit déjà au rang de Général de Poseidon mais il le fut encore plus par la suite quand elle manipula aisément le Saint afin qu’il parte assez rapidement. Le jeune homme ne savait pas vraiment par quel prodige elle s’était débrouillée afin de ne pas combattre mais la Lymnade avait été très efficace, pas une goutte de sang, pas de corps jonchant le sol…. Il s’apprêtait à repartir quand la Marina l’interpella à l’aide de quelques mots. Grillé, Nere avait tout intérêt à se révéler au général sous peine de se faire passer involontairement pour un ennemi.

« Ni l’un, ni l’autre… » Assura Nere tandis qu’il sortait de sa zone d’ombre pour se montrer au clair de Lune. Le garçon à la chevelure émeraude ne savait quelle attitude adopter vis-à-vis de la guerrière, ce qu’il était sûr c’est qu’il ne pouvait pas la saluer juste d’un signe de la main. S’inclinant lentement et respectueusement Nereus espérait adopter la bonne attitude.

« Merci de votre intervention, sans vous il y aurait sans doute eu de nouvelles victimes… » Depuis son arrivée en Alexandrie il n’avait eu de cesse d’entendre les mérites des guerriers d’élite de l’empereur et avait toujours souhaité en rencontrer un, la seule ombre au tableau est qu’il fallut attendre des jours sombres.

« Ah oui excusez-moi, Nereus, l’apprenti du marchand d’étoffe de la place centrale… » Dit-il remarquant qu’il avait oublié de se présenter.


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Message Re: [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Mar 30 Aoû - 23:11
"Aucun des deux? Je t'ai pris pour un Marina...Ou un Chevalier. Enfin, tant mieux!"

Lentement, la petite forme de la générale s'était détendue, observant avec un peu plus d'attention le jeune homme se présenter face à elle, lui qui était muni de ses fameuses bonnes manières dont certains avaient coutume d'accorder aux gens "supérieurs". Ses yeux turquoises s'écarquillèrent un instant; il régnait visiblement dans les airs une ambiance qui donnait à la jeune fille un aspect froid, peut-être nonchalant, du fait de son ancien "rôle". Pourtant, l'apprenti était certainement un peu plus âgé qu'elle ne l'était, d'une assez bonne taille qui plus est, vêtu modestement mais bien battis. Elle répondit alors d'une voix claire, tandis que ses mains mimaient la négation.

"Oh non, ne réagis pas comme cela avec moi, même si j'apprécie volontiers l'intention..."


Un rire candide s'échappa de la bouche de la jeune générale. Il fut cependant doux, maitrisé, comme si la jeune femme ne désirait nullement attirer l'attention. Dans une ville en proie à la guerre, se contrôler devenait une habitude et surtout, une nécessité. Ariane signifia au jeune homme de faire attention, lui aussi, d'un signe de la main. Le silence était d'or ici-même, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas pris la peine de se présenter. Lentement elle s'approcha également du marchand d'étoffes en devenir, et tenta d'observer les blessures qui pouvaient bien le recouvrir.

"Oui, ce qui se passe ici-même est terrible, j'espère que nous serons en mesure de stopper cela... Pourtant, nous avons déjà laissé ce carnage filer un peu trop longtemps. Tu n'as rien?"
Question désintéressée, mais certainement préoccupée. Ariane savait que quelqu'un avait manqué à son devoir d'une façon ou d'une autre; ainsi les Saints avaient été mis au courant pour les Berserkers, et attaquaient en contrepartie, profitant de leur initiative pour plier la "Menace atlante" en une attaque éclair. D'un côté ou d'un autre, la violence faisait rage et le sang coulait, et coulerait pour leurs fautes. Sur ces quelques secondes de réflexion, la jeune atlante releva la tête, croisant les yeux du futur Marina. "Oh euh...Excuses moi. Ton cosmos m'a..." Elle plissa les yeux, retournant peu à peu dans cette aura rêveuse qui l'accueillait dans ses bras invisibles et fictifs. "...interpellé..."

La gardienne de l'Antarctique pressentait son aura, l'étrange cosmos de "l'apprenti du marchand d'étoffe". Il y avait quelque chose de familier, proche des Marinas, et à la fois de très étranger. Incomplet, instable. Un nouvel éveillé, peut-être? Et puis il y avait autre chose derrière ce cosmos. Une histoire, Ariane le pressentait, tout comme son Ecaille semblait répondre favorablement à cette déduction. Cette nouvelle envie qui lui prenait parfois subitement la tiraillait depuis quelques temps, poussée par les murmures des Naïades des Lacs, les sombres Nymphes des Eaux.

Elle voulait "savoir". Briser un interdit du quotidien. Mais c'était mal, qu'on lui avait dit.

Heureusement, la Marina maîtrisait plutôt bien ses envies, et continuait à observer l'homme aux cheveux verts d'un regard doux et chaleureux.

"Je vois...Tu es éveillé, toi aussi? C'est pour cela que tu..."

D'une façon, la générale ne voulait pas effrayer le jeune homme. Il fallait dire que son Ecaille avait mauvaise réputation, et elle aimait montrer qu'elle n'était pas là que pour faire du mal. Qu'elle n'était pas la terreur qu'on aimerait que ce général soit. Si l'atlante aux cheveux d'ébène était parvenue jusqu'ici, s'échappant de peu afin d'observer les conditions de la ville et d'intervenir à sa façon -en toute discrétion-, c'était bien pour tenter de se donner une idée de ce qui les frapperait d'ici peu. Difficile de "tenir en laisse" la gallo-romaine, quand celle-ci usait de tout et de rien pour échapper à la garde des autres. Par ailleurs, sa fine silhouette et son visage un peu poupin semblait directement casser de ce que l'on faisait d'un général. Mais l'ancienne Capitaine était ainsi: éternellement curieuse. Et surtout intrépide.

Ô, elle avait encore à apprendre.

Son sourire n'avait pas faibli, bien qu'un peu morose en ces temps de guerre. Sa sœur devait être folle à l'idée qu'elle soit "ici" et non pas à son Pilier, mais elle ne pouvait pas rester les bras ballants. Son cœur battait fort en marchant dans les rues, mais voir une personne vivante réussissait à apaiser ce malaise omniprésent. Elle daigna enfin se présenter.


"Enchantée, Nereus. Je m'appelle Ariane. Ariane des Lyumnades, récemment promue depuis...Bah! Quelques jours. C'est un plaisir de te rencontrer. Mais...Ta présence en ces lieux m'intrigue, pour être honnête. Pourquoi ne pas être parti? Tu cherches quelqu'un?"


L'idée était fort plausible. Des mères, des frères, des sœurs, et des enfants avaient perdus leurs proches ces derniers jours; eux tentaient seulement d'éviter que ce genre de drames ne se répètent. C'était un fait qui ne faisait pourtant pas l'unanimité.

Des bruits de pas avaient fait écho au loin. De nouveau, d'un geste de la tête, la jeune fille signifia que les deux jeunes gens devaient trouver un abri; on n'était jamais trop prudent, et au fond de son cœur, maintenant qu'elle avait en face d'elle un habitant d'Alexandrie, Ariane se sentait responsable de la vie du jeune homme.

Il y avait des rues plus ou moins étroites, des habitations en pierres légèrement sculptées, mais pas un chat à première vue. Ce coin de la ville était désert, presque ravagé depuis quelques heures. Tout dépendait de ce que Nereus voulait bien faire; peut-être désirait-il quitté cet endroit directement? Peut-être n'avait-il pas besoin d'aide?

En tout les cas, il avait...un cosmos.


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Message Re: [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Jeu 1 Sep - 12:51
Un chevalier ? Vraiment ? Rien que le fait d’évoquer ce nom inspirait désormais du dégout à Nereus. Pourtant, il fut un temps où l’apprenti aurait donné jusqu’ à son âme pour intégrer ce corps d’armée si célèbre dans les rues de Constantinople. Cruelles désillusions que celles que le futur Kraken venait de vivre en voyant les chevaliers de la déesse de la guerre s’acharner sur des civils innocents. Pas un seul instant l’ancien esclave n’aurait cru vivre une scène pareille, lui qui pensait que tout était derrière lui depuis cette fameuse nuit où le Kraken l’avait libéré du joug des esclavagistes. Nereus ne dit rien, de toute façon les deux jeunes gens n’avaient pas le temps de débattre sur l’attitude des chevaliers d’Athéna et des affres du destin !

Nere voulant montrer le plus de respect possible envers une des protectrices de la ville avait pris le plus grand soin dans sa présentation, s’inclinant respectueusement. Mais la générale ne semblait pas être une très grande adepte des courbettes ce qui n’était pas pour déplaire à l’apprenti. Encore une chose que la plupart des chevaliers devraient apprendre de leurs homologues Marinas ! Alors qu’elle se mit à rire sur un ton assez bas, Ariane des Lymnades indiqua d’un geste qu’il valait mieux ne pas faire trop de bruit. Ce que Nereus approuva d’un signe de tête, toujours silencieux. Il haussa les épaules lorsqu’Arianne lui demanda s’il présentait de quelconques blessures.

« Non, juste quelques égratignures rien de plus, ne vous inquiétez pas pour moi … Je suis juste un peu … choqué … De la manière de procéder des Saints. S’en prendre aux civils, c’est tout simplement abject. »

Ce fut alors qu’elle évoqua son cosmos. Ainsi, il était assez présent pour qu’elle puisse le ressentir ? Nereus aurait tant voulu lui poser plus de questions, avoir des explications à ce sujet, mais la situation de s’y prêtait guère. Le regard de la jeune femme ne changeait guère, mais le futur Marina ne savait pas à quoi elle pouvait bien pensé. Il attendit, patient, qu’elle reprenne le fil de sa conversation. De nouveau, elle évoqua son « éveil », sans aller au bout de sa pensée. L’apprenti était tiraillé par l’envie de lui demander ce qui l’intriguait tant chez lui, mais il restait muet, ne voulant importuner de la sorte l’un des Généraux du Dieu des Mers et Océans. Il ne pouvait nier que la brune avait quelque chose d’étrange, dans son attitude, elle ne semblait pas totalement « normale » si l’on pouvait dire. Elle semblait assez souvent vaquer à ses pensées, affichant un air rêveur assez flagrant.

Enfin, elle finit par se présenter au jeune homme, lui dévoilant ainsi son identité. Il n’aurait pu deviner que celle-ci portait depuis peu son écaille, à part peut-être en estimant son âge, mais c’était pourtant bien le cas d’après ses mots. Une fois de plus, Ariane le questionna quant à sa présence en ces lieux. Evidemment, il devait être rare qu’un simple apprenti marchand se balade en pleine zone de guerre. Peut-être la Générale trouverait son initiative idiote et qu’elle lui dirait de rester à sa place au lieu de se prendre pour un héros ? Il fut quelque peu mal à l’aise en y pensant, mais finit par lui répondre en toute franchise.

« Pour être honnête, je ne cherche personne … Je voulais aider … Je n’aime guère voir tout ce monde se faire massacrer, je ne peux pas rester là sans rien faire. Je me dis que peut-être … ce « cosmos » que vous ressentez en moi pourrait vous être utile ? » Il finit par baisser les yeux, un peu honteux, bien qu’il ne savait pas vraiment pourquoi. « Je ne sais pas ce que tout ceci veut dire, je n’ai aucune idée de comment se maitrise cette énergie, mais je ne peux nier que je la ressens en moi. »

Une petite idée commençait à germer dans l’esprit de Nere, et s’il pouvait seconder la générale ? Ainsi les deux jeunes gens seraient beaucoup plus efficaces. Se raclant la gorge, Nereus déglutit :

« On pourrait peut-être faire équipe ? Enfin je veux dire… je pourrais te seconder ? Je suis certain que l’on pourrait sauver d’autres vies non ? »

Nereus ne voulait pas battre en retraite, il y avait encore tant de vie à sauver !


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Message Re: [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Dim 4 Sep - 19:06
A l'intérieure d'une maison dans laquelle les deux jeunes gens venaient de s'abriter, Ariane haussa des sourcils, curieuse. Le jeune homme venait d'Alexandrie mais connaissait-il réellement Atlantis? Peu de personnes pouvait y prétendre, car telle était la sélection de Poséidon: les Ecailles choisissaient leurs élus, et délaissaient parfois certains Eveillés. Les atlantes restaient des atlantes, et les délégations qui s'occupaient de leur venue n'étaient pas des plus corruptibles. C'était cet équilibre que la jeune femme avait apprécié en ce nouveau foyer, régie par les ordres du Légat Hassan.

Ainsi, le manichéisme qui régnait dans l'esprit de son vis-à-vis n'était donc ni plus ni moins normale et légitime, que la générale observait avec compréhension. A dire vrai, il lui semblait voir son propre Légat, peu amoureux de la foi qui animait Athéna. Ô que oui, ces ravages lui serraient le cœur, lui intimaient qu'elle était impuissante, même en étant devenue générale. Ses phalanges palissaient à mesure que le temps filait entre leurs doigts. La générale des Lyumnades n'était pas censé être ici, pourtant sa place aux côtés des victimes, à les protéger de ses nouvelles forces acquises, ne faisait pas l'ombre d'un doute.

Ariane posa son regard sur les blessures apparentes de son vis-à-vis, puis soupira de soulagement en constatant que son aîné n'avait rien. De son petit sac, elle sortit une pomme qu'elle tendit au futur général du Kraken sans piper mots. La suite exigerait des forces que les deux personnes se devaient de cumuler. Entre deux bouchées, elle répondit finalement tout naturellement:

"Oh...Moi-même j'aimerai être plus utile, tu sais. Et me sentir moins fautive que ces personnes qui tuent par devoir, bien que je ne suis pas encore totalement entrée dans la danse. Entre lire et vivre les choses...C'est si différent. La population est victime d'un conflit qui ne devrait avoir lieu qu'entre nous deux. Saints et Atlantes...Pourtant, nous sommes pour l'heure reléguer à nos Piliers et je devrai bientôt le rejoindre de nouveau, qui sait?"

Ils étaient en guerre. Les Saints, les atlantes et même les habitants d'Alexandrie, même si...C'était également de leurs fautes. La haine était des deux côtés...Et de ces deux côtés, persistaient l'existence de personnalités différentes. De celles qui désiraient tuer et des autres qui juraient de protéger. L'atlante aux cheveux d'ébène leva son regard en direction du jeune homme, et lui sourit. Ainsi, il avait exprimé l'existence de cette essence dont il était bien conscient, cela était quelque part une joie pour elle, comme pour lui.

C'était un premier pas avant de rencontrer une personne plus expérimentée, à même de lui inculquer les détails de sa véritable nature. L'ancienne Capitaine n'avait jamais eu l'occasion pour l'heure de rencontrer une personne éveillée mais sans but; c'était donc avec une certaine curiosité mais aussi avec plaisir qu'elle continua sur sa lancé.

"Donc...Tu es au courant toi aussi, n'est-ce pas? De cette énergie qui te traverse... Oui, c'est le cosmos."
Et le sien était bien familier. Un soupçon marin s'y dégageait avec clarté, qu'il avait sûrement dû ressentir auparavant. Ariane reprit alors ses explications de plus belle. "Une énergie qui nous traverse et que tu as éveillé, avec laquelle tu peux dépasser l'entendement des limites humaines. J'ignore comment tu as réussi à l'éveiller, mais tu as dû probablement le sentir, pas vrai? Je comprends pourquoi j'ai crû avoir en face de moi un guerrier. Fermes les yeux et concentre-toi sur elle...Tu la ressentiras peut-être mieux." Un fin sourire ornait son visage, un peu plus savant à chaque seconde, mais plus enjoué que ces dernières minutes. L'apprentissage et les révélations étaient des choses passionnantes qui auraient peut-être de quoi faire battre en son cœur, un but nouveau. Chacun avait sa dose de rêves et d'illusions, et c'était à ces possesseurs de savoir ce qu'ils désiraient en faire par la suite. Elle, consacrait sa vie à ce qui vivait à Atlantis. "Bien sûr, tu n'en restes pas moins toujours humain."

La jeune femme clôtura le sujet de discussion en joignant ses deux mains ensemble, terminant son explication par un conseil involontaire. Une évidence même que beaucoup trop de guerriers oubliaient en cours de route, usant de leurs rangs pour mieux soumettre autrui ou briser les espérances des plus faibles. Dans la petite maison abandonnée où ils étaient tout deux venus s'abriter des regards et du danger de façon temporaire. Elle écoutait calmement les mots du jeune homme, remplis de cette colère légitime qu'il portait à l'égard de leurs assaillants.

Elle-même sentait sa rancune bouillir dans ses veines, malgré le sang-froid que l'atlante aux cheveux d'ébène tentait de garder, tandis qu'elle terminait de manger bien rapidement l'une des deux pommes qu'elle avait sorti quelques secondes plus tôt.

"Je ne jugerai pas mes ennemis aussi vites, quand bien même ils paraissent être les plus fautifs dans cette histoire. Il y a toujours un deuxième point de vue, même s'il est difficile à aborder. En chemin, j'ai rencontré des soldats atlantes et des Saints plus effrayés encore que je ne le suis...Je pense que nous sommes tous concernés par ce qui se passe, plus encore lorsque les généraux entreront complètement en scène."
Oui, évidemment. Tout était parti des intentions atlantes à prêter main forte à..."eux". Les soldats de la Guerre. Les Berzerkers. Des guerriers que ni même la jeune femme ni même le jeune apprenti ne pouvaient connaître en cet instant inquiétant. Les Lyumnades étaient les maîtres des murmures de l'âme et du cœur, mais leur porteuse apprenait encore. "Il fallait protéger Atlantis." "C'est la nature humaine et bestiale qui les pousse à tuer pour asseoir leur pouvoir...D'autant plus que certains Marinas et gardes protégeant la ville sont parfois poussés par la même soif. Nous ne devons pas entrer dans leur cercle vicieux. Pas pour l'instant..."

Les Lyumnades étudiaient les cœurs, après tout. Cette constatation lui fendait le cœur, mais il fallait bien y voir un regret, aussi perceptible qu'il soit. Nereus lui-même était gêné de lui proposer ses services, mais qui était-elle pour juger? Cette guerre n'impliquait pas seulement les atlantes. Quelque part, il y avait là une innocence qu'elle appréciait, une détermination qui allait bien au-delà de la distinction.

Partir de rien pour aller jusqu'à un tout. Alors la générale acquiesça.

"Mon temps ici-même est limité mais pourquoi pas? Tant que je garde un œil sur toi...Poursuis ce que tu veux, une ville détruite concerne tout le monde après tout, même si je doute que le fait d'affronter sans aucune protection un Saint soit une bonne idée dans ton cas. Toutefois, nous pouvons être autrement utile. Je te protégerai s'il le faut. Alexandrie a encore très certainement des beaux jours devant elle si on parvient tous à stopper ce massacre inutile, que ce soit les Saints ou les Marinas. Tu sais manipuler ton cosmos ou tu viens seulement de le découvrir?

Cette question-ci serait cruciale, en quelques sorte. Elle lui aurait bien donné quelques conseils mais le temps pressait, ainsi si enseignements il y avait, il se ferait en cours de route. Au loin, le chant des cigognes sifflait leur triste litanie, vaste écho de la mort qui sévissait, fauchait les vies à son passage.


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Message Re: [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Jeu 8 Sep - 17:01
Ariane avait sans doute la même vision des choses que Nereus, ce dernier étant particulièrement affecté que des civils se retrouvent en plein milieu d’une guerre qui ne les concernait pas. Il est vrai que ce sont des choses qui arrivent mais certains guerriers en profitaient pleinement et ça ce n’était pas normal. Sans doute était-ce l’esprit de Nereus le problème, trop chevaleresque ou trop naïf allez savoir. C’était aussi cet esprit trop innocent qui parut particulièrement étonné par Ariane, la jeune fille avait pour totem les Lymnades, des nymphes des eaux ayant la particularité de lire dans les âmes pour attirer les Hommes et les dévorer par la suite et pourtant elle ne semblait pas méchante pour un sous ! Le jeune homme était silencieux, ne préférant pas couper la parole mais ne put s’empêcher de déglutir lorsqu’il entendit les propos d’Ariane. Les généraux de l’Empereur sont relégués à la protection de leurs piliers ? L’apprenti concevait volontiers que la protection d’Atlantis primait sur celle d’Alexandrie mais avait vraiment du mal à l’accepter. Avec ce qu’il avait vu, la situation serait peut-être différente avec les généraux sur le champ de bataille, la jeune Ariane avait pu manipuler un chevalier facilement, peut-être pourrait-elle le faire avec l’armée entière ? Nere se gratta la tête, tout cela était trop simple, si un gamin comme lui avait eu l’idée il était évident que les hautes instances d’Atlantis l’aurait eu aussi.

« Si les généraux sont affectés à la protection d’Atlantis, que fais-tu ici ? » Le jeune homme à la tignasse verte ne comprenait pas ou alors peut-être cherchait-il trop à comprendre justement ? Dans tous les cas, l’ancien esclave et les civils devaient la vie à la jeune femme et Nere espérait secrètement qu’elle ne reparte pas à son pilier tout de suite, le peuple avait trop besoin d’êtres comme elle pour les aider et les soutenir.

Le général aborda ensuite le sujet de cette étrange force qui parcourait tout son être. Nereus savait qu’il y avait quelque chose qui clochait surtout lors de certains combats où le jeune homme arrivait à voir, très légèrement avant, les gestes de son adversaire ce qui lui donnait un avantage non négligeable. « Dépasser les limites humaines ? Un peu comme lorsque je devine les mouvements de certains adversaires ? » Nere ne put s’empêcher d’intervenir, la Marina ayant éveillé son intérêt plus que de raison, peut-être que grâce à ce cosmos il pourrait mettre l’armée ennemie en déroute ? Sans se faire prier, le futur général du Kraken s’exécuta fermant les yeux, tachant de faire le vide. Mais comment pouvait-il y arriver ? Les deux jeunes gens s’étaient réfugiés dans une maisonnette presque détruite, les soldats ennemis pouvaient débarquer d’un moment à l’autre alors comment pouvait-il faire appel à « ce » cosmos aussi facilement ? Après quelques secondes, peut-être même un peu moins car Nereus ne cherchait pas vraiment à comprendre au vu de la situation actuelle, il ouvrit de nouveau les yeux en soupirant : « Ça ne marche pas… »

Soupirant, il écouta ensuite les mots de la jeune femme, elle qui ne semblait guère ressentir de haine envers les assaillants d’Alexandrie. Nereus réfléchissait, mais il ne pouvait guère leur accorder le bénéfice du doute, campant sur ses positions. Certes chacun son peuple, mais comment pourrait-on chercher à comprendre ces intrus massacrant à tour de bras ? La nature humaine, encore cette excuse et d’une voix basse il rétorqua sans trop réfléchir.

« La nature humaine ? » Nereus lâcha un rire nerveux. « Oh oui je la connais, très bien même … Mais je ne suis pas sûre qu’elle soit une bonne excuse à de tels actes, c’est beaucoup trop facile tu ne penses pas ? » L’apprenti scruta le regard de son interlocutrice un instant. « Je suppose que tu ne fais pas partie de ces gens-là ? Tu ne détiens pas une soif de pouvoir te poussant à la faute ? »

Ainsi, le jeune homme aux cheveux émeraude lui proposa de la seconder, peut-être pourrait-il se rendre utile, qui sait ?

« Je partage ton opinion, Alexandrie ne peut guère s’éteindre de la sorte … Comme tu as pu le voir, je ne maitrise pas du tout ce cosmos, je le ressens à peine. Je ne suis pas sûr que je puisse le contrôler en quelques minutes … »

En effet, il avait bien l’impression qu’il ne serait pas d’une grande aide.

« Mais je sais me battre … Ca je peux le faire … »

Un air déterminé s’afficha sur son visage alors qu’il commençait seulement à manger la pomme donnée un peu plus tôt par la générale. « Je veux t’aider, tu as bien du avoir une mission non ? Je ne veux pas croire que les généraux se cachent derrière le pilier en Atlantis, ils vont agir pour Alexandrie, c’est sûr. »


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Message Re: [545 - Guerre]Le chant des cigognes [ft. Nereus]   Ven 23 Sep - 21:05
"J'étudie les mouvements et le niveau des adversaires que je croise. Ensuite, j'en informe théoriquement le Légat... Ni plus ni moins, mieux vaut être renseignée sur son adversaire avant d'attaquer tête baissée avec toutes les forces que l'on a."

Ariane mentait un peu, mais rien de bien méchant. La jeune femme s'avança ainsi en sortant de la maison, lui fit un hochement de tête vers une direction qu'il suivrait certainement. Ainsi, le jeune homme ne maîtrisait rien de son cosmos...Voilà qui n'était pas pour lui faciliter la tâche. Déjà, quelques craintes faisaient écho dans sa tête: et si en l'acceptant à ces côtés, il lui arrivait quelque chose? Ariane n'avait pas la prétention de pouvoir le protéger dans un état de guerre. Cela supposait sous-estimer ses ennemis, et ce fut en prenant quelques pas, à écouter le jeune homme parler de ses suppositions, qu'elle s'avança finalement sur ses diverses théories.

La nature humaine? Oh, elle l'avait vu faire ses ravages. En chacune des personnes qu'elle côtoyait. Personne n'était parfait. Personne...Et pourtant, Ariane gardait encore un peu d'espoir face aux autres personnes qui l'entouraient, en supposant également le meilleur. Du moins, à l'époque.

"C'est peut-être facile pour toi de dire cela, mais moins pour d'autres. Disons qu'il y a toujours un cap à dépasser pour prendre une mauvaise décision, et que certains n'ont besoin que d'un pas pour franchir cette limite. Si je ne suis pas à même de me mettre dans la peau d'une autre personne, alors je ne serai pas ici. Je retire les souvenirs les plus merveilleux comme la plus sombre et infime trace d'obscurité dans le coeur de chacun, pour la convertir en réaction. En erreur. C'est une sorte de jugement."
Qu'elle n'appréciait guère réellement, soit. Mais Ariane ne tarderait pas sur ces nouvelles capacités qui lui inspiraient autant une nouvelle puissance étendue que subtile. Faisait-elle partie de ces gens-là, à tuer pour le plaisir ou pour la victoire? Elle n'en savait rien. La vie était l'un de ces mystères qui pouvait transformer n'importe qui. Pour le moment, elle n'était pas ainsi. "Moi? Probablement pas. Mais je sais que n'importe qui peut y sombrer en atteignant un souvenir fragile. Ebranlable...Rien n'est véritablement dépourvu de faiblesses. Car la vie en elle-même est force et faiblesse à la fois."

Et pourtant, elle était Lyumnades. La stratégie et les espoirs un peu enfantins de son vis-à-vis la fit sourire. Ce n'était pas une mauvaise façon de penser mais la tactique lors d'un combat était...Une tactique. Portant son regard au loin à travers les rues aux multiples débris, un silence avait manifesté son nouveau règne l'espace d'un instant. Oh, Ariane y réfléchissait encore. Pourquoi le Légat attendait encore avant de les envoyer? Avant d'adopter une tactique bien connue? Sous forme d'un murmure, elle expliqua la procédure.

"Peut être bien que le Légat attend le dernier moment pour cela. Ou, peut-être bien qu'il ordonnera qu'on intervienne d'ici peu. Il utilise ses cartes maîtresses différemment, à un intervalle tout aussi...Différent."


Ainsi sacrifiait-il les plus faibles au profit des plus forts, en envoyant toutefois sans nul doute quelques capitaines. Peut-être même un général pour l'heure. Une stratégie militaire évidente, en quelque sorte, et tant qu'il restait encore un espoir parmi les Capitaines et les Lieutenants, les Généraux veilleraient à la sécurité d'Atlantis. Ou du Légat. La générale avait désiré vouer sa vie à cela tout en suivant ce qu'il restait de sa famille, et à peu d'autres choses. Pour le reste, elle resta silencieuse.

Déjà, au loin se profilait une petite foule de personnes, probablement des survivants ou des blessés. L'adolescente avait sûrement fait exprès de l'éloigner dans un coin plus stable, mais qui nécessitait toutefois un peu d'aide. Les survivants avaient besoin de soin ainsi qu'un peu de protection, d'ici là que certaines personnes puissent être aptes à quitter la ville temporairement et que d'autres Marinas interviennent sur "le front". Triste réalité. Un soupir s'échappa des lèvres roses de la jeune femme. Enfin, la générale s'exprima.

"Je suis désolée, mais je ne peux pas te laisser aller au combat directement alors que tu n'as aucune maîtrise de ton cosmos. Oh, je ne doute pas de ton utilité, mais il en va de ta vie et je pense qu'elle vaut mieux que d'être utilisée, voire sacrifiée à la guerre. Excuse-moi de te laisser ici."

Oh, Nereus trouverait certainement de quoi s'occuper et se rendre utile. Pas de la manière dont il l'aurait espéré, mais un éveillé était une précieuse personne, ce dont la ville a et aurait peut-être besoin dans le futur, en un peu plus formé. Tout en l'observant une dernière fois, sourire contrit, Ariane tourna les talons, prête à partir.

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