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 [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)

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Message [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Sam 3 Sep - 1:15
Cela faisait plusieurs jours que l'Atlas guettait les allées et venues près de la porte d'Orichalque menant d'Atlantis à Alexandrie. Elle espérait y voir son nouvel ami, comme ils se l'étaient promis, mais visiblement, Nereus semblait avoir oublié sa promesse. Etait-ce vraiment cela? Cela ne se pouvait. Calista n'était pas du genre à se tromper sur les gens. Elle disposait de cette aptitude à parvenir à lire dans le cœur des gens, et ce qu'elle avait lu dans celui du Marina n'avait rien de trompeur. Non. Elle espérait simplement qu'il ne lui soit rien arrivé de grave.

Pourtant, elle ne parvenait pas à cesser de cogiter. Il y avait quelque chose qui la dérangeait, mais elle ne parvenait pas à trouver quoi. Ce fut lors de l'un de ses entraînements que son grand-père remarqua l'air troublé de sa petite-fille. Soucieux du bien être de cette dernière, Evaimon l'interrompit avant de lui faire signe d'approcher. Docile, la Nymphe s'exécuta et vint se placer face à au vieil homme:

"- Quelque chose ne va pas grand-père?"

"- Je ne sais pas, c'est à toi de me le dire petite."

Elle eut une petite moue. Il était impossible de cacher quoique ce soit à son aïeul. Alors, elle lui raconta l'histoire de sa rencontre avec le jeune homme à la chevelure émeraude, sans omettre le moindre détail. Si quelqu'un pouvait bien l'aider, c'était bien lui! A la fin du récit de la Demoiselle, le Sage comprit qu'il n'obtiendrait rien de mieux de sa petite fille le temps qu'elle n'aurait pas retrouvé son ami. Il joua de ses doigts dans sa barbiche immaculée tout en réfléchissant à l'affaire:

"- Ecoute, tu vas venir avec moi à Alexandrie, et je vais essayer de faire jouer mes relations pour en apprendre plus sur l'endroit où se trouve ce jeune homme. Si ça se trouve il a été affecté à une mission et tu t'inquiètes pour rien."

Calista espérait sincèrement que ce soit cela, mais une petite voix en elle lui soufflait que non. La Demoiselle était tellement pressée qu'elle ne prit guère le temps de se changer. Nulle robe aujourd'hui, mais une tenue de combat masculine, noire, qui lui donnait une liberté de mouvement qui plaisait à la demoiselle, tandis que sa chevelure était nouée en une queue de cheval sur la base de sa nuque.

Ainsi, grand-père et petite-fille prirent la route d'Alexandrie sans plus attendre. Le chemin qu'elle jugeait rapide en temps normal, lui paraissait étrangement long. Une fois parvenus sur place, la future Scylla suivit donc son aïeul sans demander son reste, laissant ses sens chercher à percevoir l'aura de Nereus. Après être parvenus la caserne de la quelle dépendait le jeune homme, ils finirent par apprendre que ce dernier avait été jeté en prison pour vol. En effet, il avait été vu avec un collier d'Orichalque orné du symbole de la famille Atlas. Immédiatement, la Douce abandonna son grand-père sur place avant de foncer en direction de ce bâtiment d'infamie, tout en ne cessant de se molester:

* C'est ma faute. C'est moi qui lui ai donné ce collier. Je voulais qu'il le protège, et c'est tout le contraire qui est arrivé...*

Et au fur et à mesure qu'elle approchait, elle le ressentait, ce cosmos si particulier, ce cosmos auquel elle était liée. Et il lui semblait étrangement perturbé. Rien à voir avec ce qu'elle avait connu quelques jours plus tôt. Voulant rentrer dans le bâtiment, la Belle vit sa route barrée par deux soldats. Son regard se porta sur elle, alors qu'elle lançait:

"- Laissez-moi passer."

"- Et en quel honneur?"

"- Mon nom suffira à vous faire vous écarter de là, car croyez-moi, si vous ne le faites pas, soyez certains que je me ferai un plaisir de vous plomber votre carrière."

"- C'est quel a du caractère la d'moiselle!"

"- Je suis Calista, Fille du Général Amphérès de Scylla, et héritière de la famille Atlas. Maintenant passez devant et conduisez moi à la cellule du marina répondant au nom de Nereus. Vous savez, le jeune homme borgne aux cheveux émeraudes."

Comme il fallait s'en douter, le seul fait d'user de son nom suffit à rabattre le caquet des deux tocards qui ne cessaient de présenter leurs excuses et de s'incliner face à elle, mais elle perdait du temps par leur faute, ce qui eut le don de la mettre sur les nerfs:

"- Bordel, vous allez me conduire auprès de mon ami oui ou merde?!"

Son langage fleuri pouvait choquer, mais elle n'en avait strictement rien à faire. Devant son air excédé et menaçant, ils finirent par la conduire dans une cellule. Le détenu se trouvait au centre de la pièce, torse nu, les bras tendus au dessus de sa tête, ses poings liés et suspendus. Le regard améthyste erra sur le buste aux muscles délicatement dessinés et couturé de cicatrices. Cette vision de Nereus serra le cœur de la Demoiselle d'autant plus que l'éclat de son œil unique semblait éteint.

"- Détachez le tout de suite ou je ne réponds plus de rien bande d'idiots!"

Les deux hommes s'avancèrent et libérèrent le jeune homme qui retomba à terre. Déjà, la Belle accourait pour lui porter secours. Quelle serait la réaction de celui-ci face à ses tortionnaires?



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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Sam 3 Sep - 10:49

"Dis Nere ce sont des amis à toi ?"

La petite fille au regard mordoré pointait le portail de l'orphelinat de son doigt tandis que Nereus faisait volte face. Le balafré était venu de bon matin rendre visite aux enfants comme il leur avait promis lors de sa première visite avec Calista. Le soldat était heureux de constater que les gamins avaient bien eu la cargaison de vieux jouets et s'était même permis de s'amuser quelques minutes avec les enfants. Fixant de son unique prunelle azur les Marinas qui étaient en train d'investir la cour intérieur de l'établissement Nereus sentait le coup fourré. Certes, le borgne connaissait la plupart des soldats présents dans l'enceinte mais quelque chose lui disait qu'ils n'étaient pas là pour rendre visite aux enfants. Prenant bien soin de placer ses nouveaux amis derrière lui, Nereus faisait face aux soldats attendant que l'un d'eux, le plus gradé de la garnison prenne la parole.

"Soldat Nereus, nous avons ordre de vous conduire aux geôles d'Alexandrie. Toute résistance sera passible d'une peine encore plus importante. Venez sans faire de vague et tout ira bien."

Nere haussa un sourcil, pour quelle raison venait-on l'arrêter ? Sans aucun motif ? Non ce n'était pas le genre de la cité, les gardes avaient dû recevoir l'ordre d'après un motif bien précis... mais lequel ? De plus, la balafré jouissait d'une certaine réputation dans les rangs des soldats, celui de simple civil ayant combattu durant la purge mais surtout celui d'utilisateur du cosmos ! Son pouvoir avait été utile pour certaines missions basiques et tout naturellement le bruit s'était propagé dans les rangs. C'est sans doute ça aussi qui expliquait le surnombre, les soldats ne voulaient prendre aucun risque avec un éveillé car même faible un utilisateur du cosmos pourrait mettre en déroute pas mal de soldats.

"Puis-je connaître en les raisons ?"

"Les raisons ? Tu n'es qu'un criminel, un voleur et en plus tu oses tenter de corrompre les enfants, les enfants d'Alexandrie ! L'avenir de notre peuple !" Le garde avait explosé, sans doute la peur d'un affrontement prochain avec le borgne. Nereus grinça des dents suite à ces propos et alors que les gardes continuaient à avancer, l'ancien esclave tendit le bras en avant d'un geste vif pour faire apparaître un petit muret de glace suffisant pour l'instant pour passer l'envie aux gardes de continuer leur progression. Le jeune homme à la chevelure verte se retourna ensuite vers le groupe d'enfants dont certains étaient en pleurs. Avec un sourire sincère, il leur dit :

"Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. Dame Calista va bientôt vous rendre visite." Ebouriffant affectueusement les cheveux gris du gamin à sa droite, Nereus se releva pour rejoindre les gardes, la barrière de glace explosant en une multitude de petits flocons, ce qui fit sursauter les soldats. Une fois à la hauteur du plus gradé qui tenait sa lance tout en tremblant, Nere tendit ses poignets pour montrer qu'il se rendait sans rechigner. En tant normal, jamais il n'aurait accepté mais le balafré ne pouvait pas se battre devant les enfants, tout d'abord car il ne prendrait jamais les risques de les exposer à un combat et ensuite pour ne pas qu'ils aient une mauvaise image de lui. Un sourire de vainqueur sur le coin des lèvres, le garde passant les fers à Nereus qui, dès qu'ils furent scellés, ne ressentait plus une once de cosmos en lui, comme si son cosmos était annihilé.

"Allez chien, en route pour ta nouvelle maison !" Ponctuant sa phrase par un coup de poing dans l'estomac du borgne qui s'affaissa un genou au sol, le garde jubilait devant une telle situation. Nereus se releva difficilement pour prendre la direction de la prison au plus vite, ne voulant pas offrir plus de crédits à ce spectacle indigeste pour de jeunes enfants.

Trois jours passèrent, trois jours durant lesquels Nereus était ligoté comme un simple morceau de viande. Les bras tendus au dessus lui, croisés par d'immondes chaines, le soldat croyait revivre l'un des pires moments de sa vie. La pointe des pieds touchant à peine le sol, Nere attendait là, le regard perdu dans le vide ne sachant même pas de quoi il était accusé. De plus les brimades de ses anciens compagnons lui faisaient affreusement mal, lui qui croyait avoir trouvé une nouvelle famille au sein des soldats d'Alexandrie venait de tomber bien bas. Les Hommes de tout horizon étaient donc tous pareils, se délectant du malheur des autres ? Fort heureusement, ici ce n'était qu'une garnison parmi tant d'autres et Nereus gardait au fond de lui la conviction que tous les soldats n'étaient pas comme ceux qui le maintenaient prisonnier... mais à quoi bon penser à ça ? De toute façon, Nereus avait le sentiment qu'il ne sortirait jamais d'ici.

On lui avait retiré son uniforme de garde ne lui laissant qu'un pantalon de toile et son brassard de cuir qui cachait la marque des esclaves... une chance dans son malheur car si les gardes avaient repéré cette marque, Nere aurait été quitte pour les galères ou même revendu au plus offrant. Même le collier de Calista lui avait été retiré sans ménagement, son seul bien qui, même si il en avait fait l'acquisition récemment, était le plus important. Ce matin, à l'aube du troisième jour, le Marina avait même eu le droit à une centaine de coups de fouet, les lanières de cuir ouvrant même ses anciennes cicatrices, au propre comme au figuré.

Sans plus aucune once d'espoir et sans doute encore trop marqué par son passé, Nereus ne réagit même pas quand la voix familière de Calista s'éleva à l'entrée de sa cellule. Non pas qu'il lui en voulait ou quoique ce soit, la belle n'y pouvait rien, bien au contraire, elle avait été si adorable avec lui qu'il ne pouvait avoir de rancœur envers elle. Simplement, il se sentait comme éteint ... Les plaies intérieures teintées de mauvais souvenirs étaient bel et bien réouvertes. Le borgne ne leva pas les yeux lorsque la douce voix de la jeune femme se fit plus dures à l'encontre de ses geôliers. Il entendit des bruits de pas. Rien qu'à les sentir s'approcher de lui le fit bouillonner de rage, mais il ne bougea pas ... Pas encore ... Lorsque les chaines se furent plus lâches, Nereus tomba à genoux, les laissant se saisir de ses poignets pour le libérer des fers.

Colère, rage, douleur ... Mais le plus important : cosmos. Le soldat accueillit les doux gestes de son amie, si différents de ce qu'il avait pu endurer ses derniers jours. Et sans un mot mais sans aucune violence envers la fille d'améthyste, il se détacha doucement d'elle. Se relevant tant bien que mal, l'énergie commençait à affluer en lui. Son cosmos le démangeait, le brûlait presque. Pour la première fois, le balafré releva son regard, le portant sur ses deux tortionnaires, regard empli de haine. Ils avaient réveillé ce traumatisme d'enfant qu'il tentait d'oublier depuis des années et il le paierait. Il murmura quelques mots : "Lâches, vous allez me le payer ...", avant de s'élancer sur l'un d'eux, concentrant son aura dans son poing qu'il écrasa avec force sur le fasciés de son adversaire, des éclats de givre volant au passage, mélangés au sang de sa victime qui s'écroula au sol.

Nereus sentit son acolyte arrivait dans son dos et avec agilité, il se retourna pour attraper cette lance de fer tendue vers lui, celle-ci lui entaillant un peu plus la chair de sa hanche. D'un coup sec, il poussa l'arme, donnant un coup dans l'abdomen du garde qui se plia en deux, le souffle coupé. Faisant exploser son aura autour de lui, la pupille de glace assassine, il s'approcha rapidement de lui avant qu'il ne se relève. Le futur Kraken vint enserrer ses doigts autour du cou de l'homme, le soulevant de terre avant de la plaquer au mur. Sa vie était entre ses doigts gelés et ensanglantés, un simple geste et elle s'échapperait du corps de son bourreau. Il en était le décisionnaire.


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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Sam 3 Sep - 13:43

La jeune femme s'était élancée en direction du corps inerte qui s'effondrait à terre. Elle vint placer ses bras autour de lui, alors que la tête à la chevelure émeraude se posait contre son épaule. Cali pouvait sentir la faiblesse et l'épuisement qui s'emparaient du corps de son compagnon. Comment pouvait-il en être autrement, après des journées entières suspendu de la sorte. Vivement, elle tourna la tête vers les deux gardes en demandant d'une voix sourde:

"- Depuis combien de jours est-il ainsi?"

"- Trois madame."

Un grognement sourd s'échappa des lèvres de la Demoiselle. Comment pouvait-on laisser un homme ainsi pendant trois jours? Levant les yeux vers le plafond, elle aperçut les fers qui l'avaient maintenu emprisonné. Immédiatement, elle reconnu la nature de ceux-ci. Ils l'avaient privé de son cosmos. Son regard améthyste chargé de colère fut porté sur les soldats. Elle sentit Nereus bouger, et lui reporta toute son attention. Elle lui adressa un fin sourire, voulut lui dire que c'était fini, qu'elle était là. Mais elle n'en eut guère le temps.

Quelques mots murmurés, mais chargés d'une colère sourde, tandis que la rage faisait étinceler son œil unique. Il s'était relevé, et la jeune femme put déceler quelque chose de différent chez lui. Son cosmos lui revenait. Elle tendit alors la main vers lui pour le retenir et c'est alors qu'elle vit la teinte vermeille qui recouvrait celle-ci. Du sang? Bien sûr! Pourquoi n'y avait-elle pas prêté attention plus tôt. Déjà, le regard lilas se portait sur Nereus qui lui présentait son dos. Alors elle comprit. Comprit que son ami avait subi milles tourments enfermés ici. Il suffisait de voir son dos balafré et ensanglanté pour comprendre ce qui s'était passé. Il avait été mis à la question, fouetté pour lui faire avouer un crime qui n'avait pas existé.

Les iris de la Nymphe revenaient se porter sur ses paumes qu'elle gardait ouvertes. L'éclat de son regard semblait s'éteindre. Hagarde. C'était sa faute. Tout était entièrement sa faute. Elle avait voulu le protéger en lui donnant ce collier, et c'était tout le contraire qui s'était produit. Elle l'avait blessé. Indirectement. Et pourtant. Ses yeux se remplirent de larmes, alors qu'elle se rendait compte que Nereus avait été traîné plus bas que terre. Et puis cette tristesse se mua en colère. Une rage qui ne demandait qu'à sortir. Un nouveau grondement. Et l'aura de la demoiselle se mit à l'envelopper. Des hurlements bestiaux se firent alors entendre, alors que les ombres de la cellule semblaient s'accroître, pour venir entourer la Belle, comme si elles s'apprêtaient à la dévorer.

Elle ne sut ce qui la ramena à la raison: le bruit du de la chute du garde après qu'il se soit prit le poing du Marina en pleine figure ou bien la sensation de froid qui venait de la saisir. Il ne fallut que quelques secondes à Calista pour comprendre ce qui se passait. Nereus réclamait vengeance. Oh elle pouvait comprendre ce désir. Mais s'il commettait ce crime, il connaîtrait pire que ce qu'il venait de vivre. Si cela était possible. Elle devait agir.

Alors l'Atlas se remit debout avant d'aller vers son ami. A nouveau elle laissa son cosmos l'envelopper, celui-ci ayant retrouvé sa douceur. Délicatement, comme pour ne pas l'apeurer, elle vint poser sa main sur le poignet du jeune homme, avant de prendre la parole:

"- Nere...Ecoute-moi. Je t'en prie. Ne commets pas ce geste. Je ne peux qu'imaginer ce que tu as enduré, mais tu vaux bien mieux que ces gens là tu m'entends? Jamais ils ne t'arriveront à la cheville. Tu n'es pas un voleur, ni un moins que rien. Tu es une personne courageuse, honnête et droite. Relâche le s'il te plaît."

Au fur et à mesure de ses paroles, elle sentit que les doigts du guerrier desserraient leur étreinte fatale, et le garde chuta à terre en toussant comme un beau diable, frottant sa gorge meurtrie. Mais Calista n'en avait cure. Les deux geôliers s'en remettraient, elle devait demeurer concentrée sur son ami. Déjà, elle revenait glisser sa petite main dans la sienne pour l’entraîner hors de la cellule, tout en continuant à lui parler.

"- Je vais t'emmener chez moi, en Atlantis. Il est hors de question que tu continues à rester ici. C'est le moins que je puisse faire, car tout ceci est ma faute. Je vais prendre soin de toi, tu as ma parole."

Le garde qui s'était prit le poing dans le nez l'interrompit:

"- Vous ne pouvez pas. Il doit rejoindre sa garnison."

La Belle s'arrêta, lâcha la main du prisonnier et retourna vers l'homme, un regard flamboyant de colère illuminant ses iris. Là, elle s'accroupit devant lui qui se trouvait à terre:

"- Oh que si je le peux! Je suis une Atlas! Et tant que telle, je déclare que le soldat Nereus est employé à partir de ce jour à la protection de ma famille et plus particulièrement de ma personne. Je l'emploie en tant que garde du corps et vous n'avez rien à redire à cela. Et notez bien ceci: je vais enquêter pour savoir qui a organisé et qui a participé à son supplice. Lorsque ce sera fait, vous pourrez tous dire adieu à votre carrière militaire. Poséidon n'a pas besoin de gens de votre acabit pour protéger les cités qui sont sous sa protection."

Elle se releva, petit feu-follet, le minois furieux et plein de colère, alors qu'elle revenait prendre la main de son compagnon pour l’entraîner loin de ce lieu infernal et lui faire redécouvrir l'air frais et la caresse du soleil. Mais elle réfléchissait. En effet, avec les blessures qui étaient les siennes, Nereus ne pouvait aller trop loin. Alors elle prit tout simplement, en silence, mais le pas rapide, le chemin de la demeure des Atlas à Alexandrie. Elle se demandait d'ailleurs comment son compagnon allait prendre la nouvelle. Après tout, depuis leur rencontre, elle avait caché son identité, car elle ne voulait pas qu'il mette entre eux une distance qui ne manquerait pas de venir s'il découvrait ses origines.
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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Sam 3 Sep - 19:02
Trop déterminé, aveuglé par sa colère et son besoin de vengeance, Nereus s'était détourné de son amie, Calista. Le jeune soldat venait de passer trois horribles jours à coups d'interrogatoires, de tortures et de brimades et cela même par des personnes qu'il considérait comme des compagnons, des frères d'armes. Nere se sentait trahi en plus d'être humilié. Cali l'avait vu dans une position inconfortable et sans oublier les enfants ... une de ses seules bouffées d'oxygène entre le redoutable entrainement que le soldat s'imposait et ses obligations de garde. L'ancien esclave n'avait même pas remarqué les ombres qui commençaient à envahir la cellule, trop occupé qu'il était à donner une bonne leçon aux soldats qui l'avaient martyrisé.

Si quelques plaies avaient pu quelque peu cicatriser durant les dernières heures, elles étaient désormais de nouveau ouvertes, le liquide carmin et chaud coulant sur la peau abîmée de son torse et de son dos. Alors qu'il ne se formalisait des cris de bêtes s'élevant dans la prison, il mit l'un des gardes à terre avant de s'occuper du second qui se trouva rapidement en mauvaise posture sous la forte pression de la main de Nereus. A cet instant, celui-ci voyait rouge, la rage l'ayant emportée sur son bon sens. Etait-il donc capable de prendre une vie par vengeance ? Il ne le saurait jamais car, le silence revenu, il ressentit cette aura s'apaisement qui lui était familière. Calista ... Nere lui avait montré une facette de lui dont il n'avait lui-même pas connaissance. Il allait lui devoir des explications.

Sa main tremblait, serrant toujours la trachée de son adversaire, tandis qu'il serrait les dents pour ne pas tout simplement s'effondrer. La voix douce de son amie eut raison de la haine qu'il portait et doucement ses doigts de dessérèrent, laissant tomber négligemment sa victime presque asphyxiée au sol. Si elle savait à quel point ses mots lui faisaient du bien ... Si elle savait que sans elle, il serait peut-être devenu tout ce qu'il ne voulait guère être, tout ce qu'il détestait. Nereus ne parvint pas à lui répondre, ayant honte de ce qu'il avait dévoilé à la belle. Les bras ballants, haletant tout en tentant de se calmer, il sentit cette main frêle se glisser dans la siennes. Pourquoi continuait-elle à le soutenir après ce qu'il venait de faire à ces hommes ? Il n'eut pas la force de serrer sa main, se laissant entrainer en dehors de sa cellule, les jambes flagellant quelque peu.

Puis Nere se souvint... le collier... le cadeau de son amie ! Le soldat fit volte face brusquement lachant la main de la nymphe et fit quelques pas vers la prison. Déjà son aura blanchatre commençait à apparaitre autour de poing avec la différence cette fois-ci que quelques nuances sombres l'accompagnait ! "Le collier..." Grogna-t-il comme pour prévenir Calista de ce qui le retenait. Le borgne n'était pas un grand adepte des biens matériels mais ce cadeau représentait beaucoup de choses pour lui et il ne partirait jamais sans, même si il devait affronter une garnison toute entière pour le récupérer il ne s'en priverait pas ! De toute façon, pour maintenant la belle à la chevelure d'améthyste, avait pu voir ce que le monstre borgne était capable alors pourquoi s'arreter là ? Même si c'était la dernière chose que le Marina ferait, il récupérerait ce bijou. Faisant de nouveau quelques pas, Nereus fut stoppé par la douce voix de Calista qui, rassurante comme à son habitude, lui affirma qu'elle avait déjà récupéré le bien.

"Ta... ta faute ? C'est toi qui viens de me sauver pourtant..." Nere ne comprenait pas les paroles de la jeune femme et de toute façon le marina n'avait pas la tête à réfléchir pour le moment. Abbatu et épuisé, il s'appuyait fortement sur Calista qu'il avait rejointe, ignorant même les paroles du soldat qui s'était pris son poing en pleine face. Il songea un instant qu'il n'avait pas dû frapper assez fort s'il avait reprit si rapidement connaissance ...

Calista le relâcha pour s'approcher du garde en s'opposant à lui, répondant de son nom pour ... Quoi ? Le nommer garde du corps de la famille Atlas ? Ainsi, la jeune femme était dans une des familles de nobles les plus importantes de l'Atlantide ? Nere en resta bouche bée tandis que la jeune femme continuait son sermon. Il se demandait bien pourquoi elle le défendait lui. Comparé à elle, il n'était qu'un vaurien, rien de plus. Il restait pantois alors que la belle reprenait sa main pour l'emmener dans ses appartements d'après ce qu'il avait pu comprendre. Reprenant au mieux ses esprits, grimaçant un peu de douleurs, il s'adressa enfin à elle.

"Tu es une Atlas ... Je ... Pourquoi tu es venue me sauver ? Tu risques d'avoir des problèmes à cause de moi ... Et ton garde du corps ! Je ne sais même pas si je suis capable d'assurer ta protection ! Cali ... Tu es sûre de bien le vouloir ? Tu ne me dois rien tu sais ?"

Les deux jeunes gens avaient fière allure ainsi dans les rues de la grande Alexandrie. L'un était à moitié nu, ensanglanté et borgne alors que la seconde, les habits maculés du sang du premier, tentait de le soutenir. Ce trajet avait tout d'une marche de la honte pour le Marina qui avait l'impression que tous les regards étaient dirigés en sa direction. Malgré le regain d'énergie que la colère avait provoqué chez Nere, il aurait été incapable de se mouvoir aussi loin. Devenant de plus en plus faible au fur et à mesure de leur progression, Nereus n'arrivait même plus à ressentir la douleur. Ce fut seulement après de longues minutes que les deux jeunes gens arrivèrent devant la résidence Atlas....


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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Dim 4 Sep - 1:10


La frêle jeune femme soutenait tant bien que mal le corps du soldat. Heureusement pour elle, ce dernier n'était pas du genre lourdaud. Elle avait glissé un de ses bras autour de sa taille, prenant soin de toucher le moins possible ses plaies sanguinolentes, passant un de ceux de Nereus par dessus son épaule afin qu'il se tienne à elle. Brave et forte Atlas. Elle ne le laisserait pas choir, et supportait le poids de son corps, s'arrêtait lorsqu'il le fallait afin de lui permettre de reprendre son souffle. Le regard améthyste, en cet instant était farouche et déterminé. Elle aurait pu demander de l'aide, mais en cet instant, il lui était tout simplement impossible de confier son ami à d'autres mains. Pas après l'Enfer qu'il venait de vivre au cours de ses trois derniers jours. Oh bien sûr, le regard des passants se fit particulièrement choqué à la vue du duo, mais elle n'en avait que faire.

"- Ne t'en fais pas."..."Ca va aller."..."On est bientôt arrivés, tiens le coup."

La Nymphe n'avait de cesse de l'encourager, et entre deux, elle lui racontait quelques anecdotes, sur les boutiques devant lesquelles ils passaient ou encore les gens qu'ils croisaient. Oui, tout avait pour but de maintenir éveillé au maximum son compagnon. Enfin au détour d'une rue, l'Hôtel particulier des Atlas se dressa. Derrière les murs, une bâtisse imposante encadrée d'un jardin luxuriant et verdoyant. Lorsqu'elle pénétra dans la demeure familiale, ses gens se rassemblèrent. A présent, elle pouvait confier le jeune homme, ayant toute confiance à ses serviteurs.

"- Montez le dans la chambre seigneuriale et faites attention à son dos je vous en prie. Je vous rejoins, le temps nécessaire d'aller chercher ce qu'il faut pour nettoyer et panser ses plaies."

Passant devant Nereus, elle viendra poser une main sur sa joue, le forçant à la regarder en un geste plein de douceur:

"- Tu es chez moi. En sécurité. Mes gens vont te conduire dans ma chambre. Je reviens vite, tu as ma parole."

Vive, la Demoiselle partit préparer ce qui lui était nécessaire: de l'eau chaude à laquelle, elle ajouta de l'alcool, du fil et une aiguille pour la plaie qui ornait son flanc, un pot de miel, excellent cicatrisant capable de faire des miracles, et des linges propres qu'elle déchira en bandes afin de panser le blessé. Satisfaite, la Belle monta la volée de marche la conduisant à l'étage supérieur, prenant le couloir menant à ses quartiers. Parvenue dans la chambre, elle chassa l'ensemble de son personnel, non sans les avoir remercié au préalable, avant de s'approcher du lit sur lequel le Marina se trouvait assis. Une douce brise soulevait les voiles qui ornaient les fenêtres, qui donnaient sur un balcon et offraient une vue sur le jardin. Elle vint poser son plateau sur la table basse qui lui servait de chevet avant de tirer un coussin au tissu chatoyant pour qu'elle puisse se placer face au jeune homme.

"- Nere écoute moi. Je suis une Atlas oui. Des soucis, je doute d'en avoir. On n'ose pas s'en prendre à l'héritière de la famille du fondateur d'Atlantis. Quant au fait que tu puisses assurer ma protection, moi je n'en doute pas. Et même si je ne te dois rien, je ne peux t'abandonner à ce triste sort tu m'entends. Ne te tracasses pas. Penses à toi, et laisse moi m'occuper du reste pour le moment."

Un sourire tendre, et voilà le feu-follet qui s'en retourne près d'un broc dans lequel elle versa de l'eau. La seconde suivante, elle remontait ses manches sur ses avants-bras avant de venir y plonger les mains afin de savonner et retirer le sang. Satisfaite, Calista revient près de Nereux, trempa un tissu dans l'eau chaude et alcoolisée, avant de venir se placer derrière lui, posant une main tendre sur son épaule.

"- Ca va te faire mal, je te préviens. Mais il faut soigner le Mal, sans quoi tes plaies risquent de s'infecter et tu attraperas la fièvre. Je te demande par avance de m'excuser."

Alors, elle se mit à la tâche, nettoyant les blessures avec douceur et fermeté, se désolant de voir l'état de ce dos qui lui semblait être en lambeau. Et au fur et à mesure, les larmes de colère et de désolation lui montèrent aux yeux. Jamais elle ne pardonnerait aux hommes de se traiter d'une telle façon. D'user d'une telle barbarie. D'autant plus que Nereus n'avait été qu'une victime de l'envie d'autrui. De cela, elle était certaine. Après la douleur, vint l'apaisement, dût à la douceur du miel. Puis vint le moment de recoudre les chairs meurtries par une lance. Même si douloureuse, l'opération fut rapide, et le travail bien fait. Il y aurait une cicatrice certes, mais fine. Alors, enfin, la Belle finit par venir panser le torse de son compagnon, avant de l'aider à s'étendre sur le côté, faisant en sorte que ni son dos ni son flanc meurtri n'entre en contact avec le matelas de sa couche. Elle avait fait ce qu'elle pouvait, c'était maintenant au temps d'agir. Lorsqu'il voulut prendre la parole, elle porta un doigt à ses lèvres, en secouant la tête, un sourire tendre:

"- Ne dis rien, et reposes toi. Tu n'as plus rien à craindre."

Calista s'assit alors sur le coussin, et vint prendre la main de son ami dans la sienne, serrant doucement celle-ci. Elle cherchait un moyen de l'apaiser lorsqu'une idée lui vint. Elle se releva alors, allant dans un coin de la pièce chercher ce qu'elle voulait, tout en sentant le regard intrigué de Nereus sur elle. Lorsqu'elle lui refit face, elle tenait dans ses mains sa lyre et revenait prendre place près du blessé. Là ses doigts se mirent à courir sur les cordes, créant une air mélodieux, tandis que sa voix douce, aux intonations envoûtantes, s'élevèrent en un chant. A son goût, il n'y avait pas de meilleurs remèdes pour soigner les maux que la musique. Alors la Belle chanta, dans l'espoir de voir son compagnon s'apaiser.

Une fois certaine qu'il s'était endormi, elle sortit de la pièce allant retrouver son grand-père dans le bureau. Evaimon semblait l'attendre, bras croisés dans le dos:

"- Est-ce qu'il va bien?"

"- Oui, mais il gardera des cicatrices toute sa vie."

Le vieil homme approcha, venant glisser le pendentif dans le creux de la main de sa petite-fille:

"- Je pense que tu devrais le lui remettre. Après tout, c'est ton garde du corps à présent, même si je doute que tu aies besoin d'être protégée mon enfant."

"- C'était le seul moyen grand-père...Tu sais que je n'aime pas user de notre nom, mais là, je n'ai pas pu faire autrement."

"- Je le sais, ne t'en fais pas. Aller retourne à son chevet, s'il se réveille il risque d'être perdu."

"- Merci pour ton aide."

Un baiser sur la joue fripée du vieil homme avant qu'elle ne disparaisse pour revenir dans ses appartements. L'ancien soldat dormait toujours. Doucement, Cali défit le fermoir pour venir passer la chaîne autour du cou de son protégé. Puis elle avisa le bracelet de cuir qui protégeait son avant bras dans son entièreté. Mieux valait le lui ôter. Elle défit donc délicatement celui-ci avant de le retirer. C'est alors qu'elle la vit, cette marque d'infamie, celle qui transformait les hommes en simple bétail. Elle retint un cri de rage. Tristesse et colère se partageaient le cœur de la Belle. Quelle vie avait donc été celle de son charmant ami? Les hommes n'étaient-ils que des bêtes cruelles et sans cœur? Et encore, même les animaux n'agissaient pas de la sorte.

Tant de questions se bousculaient dans son esprit, alors qu'elle n'en admirait que plus le jeune homme pour ne pas avoir sombré dans la folie, après tout ce qu'il avait vécu. Elle avait posé la protection de cuir sur la table basse, avant de veiller le blessé, guettant le moindre signe de fièvre, ne laissant personne prendre le relais. Au bout de plusieurs heures, Calista finit tout simplement, sans s'en rendre compte, par s'endormir, le visage reposant sur le matelas, entre ses bras croisés, l'une de ses mains tenant toujours celle de Nereus. Comme si, par ce simple geste, la Demoiselle cherchait toujours à le protéger et à veiller sur lui.

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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Dim 4 Sep - 11:01

Le chemin de croix menant jusqu'à l'hotel particulier de la famille Atlas avait été long et fastidieux, le jeune soldat se reposant énormément sur Calista qui était d'une très grande aide. Nere ne réagissait plus vraiment, étant comme "éteint" alors que la nymphe faisait tout son possible pour qu'il reste éveillé. A quoi bon se battre alors que la cruauté des hommes étaient capables d'atteindre des sommets inégalables ? Pourquoi au fur et à mesure que l'Homme évolue ce dernier fait toujours autannt preuve de cruauté ? Pourquoi cette perversion ? L'espèce humaine n'a t-elle donc aucune conscience ? Elle ne vaut pas mieux que les animaux ! En fait c'est plutôt le contraire, se sont les animaux les êtres supérieurs dans l'histoire, car oui les animaux ne sont pas du genre à réduire en esclavage leur semblable, l'Homme a la chance d'être doué de conscience et il n'est bon qu'à la torture, la persécution, la perversion... toutes ces inhumanités humaines.... Nereus fut pris de nausées rien qu'en pensant à tout ceci. Le ballafré venait de perdre foi en l'humanité, pourquoi se battre pour des personnes qui de toute façon trouveraient satisfaction dans un monde de désolation ? Mais pourtant une petite étincelle subsistait dans le coeur du futur général... Calista ! Son amie, qui malgré son statut social n'avait pas hésité à venir lui porter secours et les enfants... peut-être qu'ils ne deviendront pas des monstres assoiffés si ils sont bien guidés ils ne dégageront pas de mépris envers les autres, ne seront pas emprunts à dominer et asservir leurs semblables.... Le borgne baissa de nouveau la tête, de toute façon ce n'était plus son combat, il estimait avoir assez donné à la folie humaine.

Perdu dans ses pensées, toujours dans cette lutte interne sur le bien fondé des Hommes, Nere n'avait même pas remarqué qu'ils étaient arrivés à destination. Son regard toujours vide d'expression, le Marina sentit Calista se dégager... ainsi elle l'abandonnait aussi.... Ce sentiment était encore plus dur à supporter que toutes les tortures que le jeune homme avait dû endurer, c'en était trop pour lui quand soudainement une main des plus délicates vînt relever lentement sa tête... la nymphe d'améthyste était toujours là près de lui, elle ne l'avait pas abandonné. L'esprit embrumé le soldat ne comprenait qu'à moitié les paroles de son amie mais il avait parfaitement intégré le fait qu'elle allait revenir. Alors que d'autres personnes soutenaient le futur garde du corps, la belle tournait les talons. Nereus aurait voulu la retenir, la rattraper mais aucun son ne sortit de sa bouche à demi-ouverte, il avait juste eu le temps de déployer son bras pour l'attraper mais sans succès ne parvenant même pas à l'effleurer. C'est justement ce bras tendu qu'un des serviteurs de la famille Atlas attrapa lentement pour venir le faire passer au dessus de son cou et ainsi mieux soutenir le blessé. Sans aucun autre choix que de suivre la marche, Nereus fut emmené dans les appartements de l'héritière d'Atlas, lui l'ancien esclave et simple soldat avait le droit à un immense privilège en se trouvant dans cette batisse.

Les serviteurs des Atlas positionnèrent Nereus de sorte qu'il soit assis au bord du lit. Un homme "normal" se serait sans doute effondré devant la douleur lancinante mais elle était secondaire pour l'Atlante, une autre douleur beaucoup plus importante le torturait, une douleur d'esprit.... Il avait été arrété devant les enfants de l'Orphelinat, ces mêmes enfants qui maintenant le prendraient pour un sale voleur. Le bruit allait se propager au sein des garnisons en plus d'être le soldat borgne, le marina se verrait probablement affublé de nouveaux surnoms relatant la violence dont il avait fait preuve ou encore cette maudite accusation de vol.... Machinalement, sans vraiment y faire attention, Nere s'affaissa, ses avants bras posés sur ses genoux, le dos légèrement courbé, il grimaça puis ELLE entra. Les serviteurs qui avaient pris soin d'aider le blessé quittèrent la pièce sur son ordre les laissant seuls, tous les deux. Nere ne prêta aucun regard à Calista, trop honteux et gêné par la situation. Comment pourrait-il la regarder en face alors qu'il lui avait dévoilé une de ses facettes les plus sombres ? Effleurant son brassard de cuir, celui qui allait s'avérer être le prochain gardien de l'Arctique, se demandait s'il ne valait pas mieux lui révéler cette marque, ainsi la nymphe comprendrait tout et malgré ses doutes, Nere avait confiance en elle, après tout elle était revenue !

Quand la nymphe se plaça en face de lui, Nere aurait voulu reculer mettre un peu de distance estimant qu'il ne méritait pas autant d'attention qu'elle lui prétait actuellement mais le marina n'en avait pas la force, trop epprouvé. Calista lui demanda alors de l'écouter, ce que le jeune homme fit sans pour autant lui répondre toujours obsédé par ces sentiments de honte et de dégout de soi qu'il éprouvait chaque seconde depuis que les deux jeunes gens avaient quitté la prison. La belle confirma donc qu'ils n'auraient aucun souci car elle était la descendante de la famille Atlas, famille fondatrice de l'Atlantis. Nereus ne chercha pas non plus à répondre aux propos de son amie, elle lui avait demandé de ne pas se tracasser et de la laisser faire, ce qu'il faisait donc et de toute façon à l'instant même il n'en avait plus la force.

C'est quand Calista posa une main sur son épaule que Nere se raidit, il n'avait pas fait attention et maintenant la nymphe pouvait faire l'étendue des blessures. Mais ce n'est pas les blessures récentes à proprement parler qui genaient le Marina, c'était les anciennes, celles faites durant sa vie d'esclave, celles qui s'évertuait toujours et encore à cacher comme la marque gravée au fer rouge sur sa peau. Nereus posa de nouveau sa main dessus, se demandant une nouvelle fois s'il devait lui dire puis la douleur se fit ressentir mais le soldat n'en montrait aucun signe, malheureusement trop habitué à souffrir. La douleur s'estompa rapidement sans doute grâce au remède qui était appliqué dans son dos, à l'odeur, Nere aurait dit quelque chose de sucré et doux à la fois mais il n'en avait pas la certitude. Les soins se passèrent sous un silence de mort, seul le bruit que pouvait faire la nymphe avec l'eau ou les instruments pour recoudre le marina se faisait entendre. Pendant toute la durée des soins, Nere avait fait attention à ne pas croiser le regard de l'Atlas ne sachant pas vraiment quelle attitude adopter. A défaut, il choisit d'apprécier la douceur des gestes de la belle car jamais on ne l'avait touché avec autant de délicatesse, même si une aiguille de fer lui trouait la peau à cet instant. Il lui devait beaucoup, la vie même ... Il formulait un souhait intérieur, il voulait prendre sa main dans la sienne, appréciant ce contact rassurant, mais la nymphe avait besoin de ses deux membres pour s'occuper des nombreuses plaies sanglantes. Le futur Kraken n'aimait pas lui faire subir cela, que les mains de son amie soient tâchés de son propre sang.

Lorsqu'elle eut terminé les soins, Nereus aurait voulu bouger, partir aussi loin qu'il pouvait d'Alexandrie abandonnant une nouvelle fois ses rêves mais à vrai dire il en était incapable. Tout d'abord parce que ses muscles ne répondaient plus mais surtout car le soldat ne pouvait pas trahir la seule personne ayant jamais pris soin de lui, cela n'aurait pas été correct. Il voulut protester ne serait-ce qu'en paroles mais la nymphe lui interdisa, Nereus comprit alors qu'il valait mieux rester silencieux pour le moment.

Le contact de sa main sur la sienne lorsque Calista vint lui tenir compagnie provoqua chez Nere un sentiment de paix, d'apaisement qui fut rapidement rompu lorsque la belle le lacha pour jouer d'un instrument. Heureusement, la musique adoucit les moeurs et Nereus arriva à se décrisper relacha toute cette tension qu'il avait accumulé et sombra dans les bras de Morphée....

Quand il ouvrit de nouveau les yeux, Nereus ne savait pas combien de temps il était resté assoupi, ni même quel moment de la journée il était. La tête encore légèrement embrumé, le soldat ne put s'empecher de sourire à la vue de son amie, sourire qui s'effaça rapidement dès que ses tourments habituels apparurent de nouveau. Cali s'était endormie là, dans une position inconfortable simplement pour le veiller ? Combien de temps ? Sans doute trop longtemps au gout du borgne qui éprouvait bien des remords. Pourtant, il se permit de la contempler quelques minutes. Ne bougeant pas, afin de ne pas réveiller la nymphe, Nere scruta la pièce du regard et vit sur la table de chevet un brassard identique au sien, son brassard ! L'ancien esclave retira alors son bras, réveillant sans doute au passage la belle d'Amethyste ne lui adressant aucun regard, fixant juste cette marque gravée au fer rouge. Il était désormais devant le fait accompli, pourtant ça ne le genait pas, apès tout il avait lui même pensé à lui montrer lorsqu'elle s'est occupée de lui.

"Donc tu sais ..." Un soupir sortit de sa bouche comme pour ponctuer ces quelques mots et Nere ajouta : "Pardon, de ma faute tu n'as pas dû être très tranquille ces derniers jours. Je... je..." Le marina ne trouvait plus ses mots, cherchant quelque chose à dire pour briser la glace, lui expliquer. "Je voulais te le dire ... que j'étais un esclave ... Mais je n'ai pas réussi ..."

C'était difficile, plus qu'il ne l'aurait pensé, pourtant, ces explications, il le lui devait. Et par respect pour elle, il décida de la regarder dans les yeux tout en s'adressant à elle. "J'étais l'esclave d'un équipage pirate. Cette situation dans laquelle j'ai été ces trois derniers jours, c'était ... mon quotidien. Je me battais pour ma vie dans des combats clandestins et puisque je ne voulais pas achever mes adversaires, après m'avoir passé à tabac, ils ... me mettaient en cage ... comme un animal ..." Cette fois, il baissa la tête. "Ils m'ont traité comme un animal et même pire..."Puis il aperçut le collier accroché autour de son cou, levant son bras pour le caresser délicatement. "Cali ... Tu devrais le reprendre ... C'est à toi. Je ne suis pas sûr d'en être digne."


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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Dim 4 Sep - 13:43


Combien de temps la Demoiselle avait-elle passé là, au chevet du blessé? Combien de fois avait-elle scruté son visage, se mettant aussitôt à ses soins à la moindre grimace qui le déformait, à y passer un linge humide dessus, ou la douceur d'une caresse accompagnée de mots chuchotés pour l'apaiser? Pourtant, elle gardait bien à l'esprit ce qu'elle avait découvert. Par moment, elle laissait ses doigts fins effleurer cette marque d'infamie. La douceur de ce geste contrastait avec la douleur qui avait dû être celle de Nereus lorsqu'on la lui avait apposé. Quelle était l'histoire de son ami? Comment en était-il arrivé à devenir...esclave. Etait-il en fuite? Etait-ce pour cette raison qu'il gardait cette cicatrice masquée à la vue de tous? Mais, quand bien-même c'était le cas, l'Atlas se fit la promesse de toujours tout faire pour le protéger de ce triste sort. Finalement, toutes ses interrogations furent balayées lorsque Morphée l'emporta.

Un sommeil sans rêve. Sans la vision de celui qu'elle attendait comme le Messie. Elle fut tirée de ce dernier en sentant son compagnon bouger. La Belle battit des paupières, cherchant en ce court laps de temps à recouvrer ses esprits. Tout lui revint en mémoire, et vivement, elle redressa son buste, frottant ses yeux encore endormis, alors que sa longue chevelure lilas devait être quelque peu en bataille. Les paroles de son ami lui firent l'effet d'une douche froide et les sourcils de la Demoiselle se froncèrent légèrement. Pourquoi s'excusait-il encore? Parce qu'il l'avait empêché de dormir correctement? Elle l'avait voulu. Personne ne l'avait forcé à rien. Et puis, pourquoi ce regard fuyant? En cet instant, elle mourait d'envie de lui crier à la figure de la regarder, lui demander pourquoi elle le sentait soudain aussi loin d'elle et renfermé.

Peut-être dut-il sentir la tension qui était la sienne, car il se décida enfin à porter sa prunelle saphir sur elle. Immédiatement, elle se détendit, posant ses mains sur ses cuisses. D'un hochement de tête la future Générale fit comprendre au blessé qu'elle était prête à écouter son histoire. Et au fur et à mesure qu'il lui narrait celle-ci, les poings de la jeune femme se serraient. Les hommes n'étaient que des bêtes! C'était là le constat pur et simple qui s'imposait à elle. Mais fort heureusement, tous n'étaient ainsi, et elle le lui prouverait, et lui redonnerait foi en cette humanité en laquelle il ne semblait plus croire. Après tout, comment lui en vouloir: à chaque fois que le jeune homme avait tenté de s'en sortir, il n'avait fait que de tomber de Charybde en Scylla (haha). Un moment de silence s'était tout simplement installé, et la jeune femme continuait à l'observer de la même façon qu'elle l'avait fait jusque là: un regard ami et bienveillant, brillant davantage de cette détermination à vouloir le protéger.

Au moment où il voulut lui rendre le collier au symbole familial, Cali vint prendre place au bord du lit, tendant une main pour venir la poser sur celle qui voulait retirer le bien, tout en secouant la tête négativement:

"- Toi qui ne voulais pas quitter la prison sans l'avoir, voilà que tu veux t'en séparer? Pour quelle raison? Parce que tu crois que ce que tu viens de me raconter va me faire changer d'opinion sur toi? Que parce que je suis issue d'une noble famille je cautionne cette barbarie qui consiste à transformer les gens en bétail en les vendant au plus offrant? Non Nereus, chez moi, mes serviteurs sont libres, leur travail est rémunéré, tout comme tu le seras pour la tâche à laquelle je t'ai assigné."

Une pause, alors qu'elle aidait le jeune homme à se redresser. Délicatement, elle vint défaire ses pansements, portant son regard sur les plaies pour les examiner. Point de blessures suppurantes, ce qui la rassura. La fièvre ne le rongerait donc pas. Soulagement. A nouveau, elle vint appliquer le miel sur son dos, tout en s'exprimant:

"- Ca cicatrise bien. Je t'ai promis que je prendrai soin de toi, et c'est bien ce que je compte faire. Tu n'as donc pas à t'excuser pour quoi que soit, même pour le fait que tu occupes mon lit. Tout ce que j'ai fais, je l'ai fais parce que je le voulais bien. Sache que rien ni personne ne m'a jamais obligé à quoique ce soit jusqu'à présent, et ce n'est pas maintenant que ça va commencer. Je suis seule maître de ton destin. Tout comme tu es maître du tien à présent. Plus rien ni personne ne t'en empêchera, s'il ne veut pas voir s'abattre sur lui la terrible et puissante colère des Atlas."

Un moment de silence avant qu'elle ne se recule, juste le temps nécessaire pour reprendre les bandages propres. Alors, la Douce se pencha sur lui, venant envelopper une nouvelle fois son buste de tissus propres. Oh bien sûr, elle avait bien conscience de la proximité de leur corps, mais elle ne voyait rien de mal, elle était simplement entrain de panser les plaies d'un ami. Ni plus ni moins. Lorsqu'elle eut finit, elle recula, revenant placer correctement les coussins aux couleurs vives et chatoyantes qui se trouvaient derrière lui, avant de l'inviter à reprendre place, l'y aidant avec douceur.

"- Je pense que tu dois avoir faim et soif, je vais aller voir ce que je peux nous dégoter en cuisine. Je reviens vite."

Et à nouveau le feu-follet s'éclipsa, laissant le jeune homme en compagnie de sa solitude l'espace d'une dizaine de minutes. Elle finit par revenir avec un plateau chargé de collations qu'elle posa sur le bord du lit: fruits secs et fruits frais, du yaourt, du pain, et quelques tranches de viande séchée. De la menthe infusait dans les verres.

"- Voilà, je pense que tu as de quoi faire. Régale toi."

Un sourire avant qu'elle ne vienne chiper un grain de raisin dans lequel elle croqua à pleine dents, savourant la délicieuse saveur sucrée, avant de piocher à son tour dans les victuailles:

"- Nere...Je peux te poser une question? Comment t'y es tu pris pour échapper aux pirates?"



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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Lun 5 Sep - 15:46
Calista venait de toucher un point sensible, Nere se sentant encore plus ridicule. Le marina aurait été pris à détruire des batiments entiers pour récupérer le bijou des Atlas et maintenant il était prêt à lui rendre.... Le blessé ne savait même pas pourquoi il voulait rendre le précieux objet, était-ce à cause de son attitude ? Du rang de la belle ? Nere ne savait pas vraiment, sans doute un peu toutes ces choses à la fois. Cette facette sombre que Nereus avait dévoilé dans la prison, lui même en avait peur quelque part, il tenait la vie de cet Homme dans sa main, une simple pression, une seule et la vie aurait quitté le corps de ce malheureux. Nere ne pouvait pas se voiler la face, ce sentiment de puissance, de controle sur la vie humaine lui procurait un sentiment de revanche sur sa propre vie ! Puis cette différence de rang entre les deux jeunes gens n'était pas à prendre à la légère non plus, lui l'ancien esclave défiguré, soupçonné de vol et elle, la nymphe magnifique, descendante de la famille Atlas elle même ! Même si Calista ne voyait aucun mal à cotoyer un soldat, Nere n'était pas certain que les membres de sa famille ou les hautes instances dirigeantes de la cité portaient le même regard qu'elle sur la situation.

"C'est que je ne suis personne, alors que toi... tu es importante, pour l'avenir, notre cité. Ce sont des personnes comme toi qui pourraient changer les choses pour les personnes comme moi. Avec ta gentillesse, ta compassion, tu vas être amenée à faire de grandes choses !"

Alors que le blessé venait de terminer de lui conter son ressenti, Cali l'aidait à se redresser ayant sans doute remarqué que Nere voulait bouger un peu. La belle s'occupa à défaire les pansements afin d'inspecter les blessures, elle était si douce si avenante avec lui à des lieux de ce qu'il avait vécu depuis sa tendre jeunesse. Les rares fois où l'on avait été prévenant avec le jeune homme, une catastrophe se produisait... sa mère, Elyn.... Nereus ne pourrait jamais admettre qu'il arrive quoi que ce soit de néfaste à l'héritière de la famille Atlas, en qualité de garde personnel, Nere se fit la promesse à l'instant que sur sa vie il la protégerait même si pour cela il devrait affronter les dieux en personne !

Calista se voulait rassurante, affirmant même à Nere que désormais il serait seul maître de son destin. Le Marina sourit bien malgré lui à ce moment là, certain que les dieux trouveraient bien un moyen de le tourmenter de nouveau comme ils l'avaient toujours fait jusqu'à aujourd'hui. Un simple mot sortit de sa bouche à ce moment là, un simple et unique mot : "Merci".

Nereus rosit légèrement de par leur proximité lorsque la belle se rapprocha un peu plus pour le panser de nouveau. Durant cet instant, il n'osa guère bouger de peur d'effleurer le corps de son amie. Il ne comprenait pas réellement pourquoi il en était gêné puisqu'elle ne faisait que le soigner, tout simplement. Mais, même s'il ne l'admettrait guère à voix haute, il appréciait la douceur des contacts de Cali. Ainsi, il la laissa le repositionner sur les coussins, lui souriant légèrement, espérant qu'elle ne remarque pas la légère coloration de ses joues. Par chance (enfin !), la belle aux yeux d'Améthyste s'éclipsa pour aller chercher de quoi se restaurer, bien que le soldat avait l'estomac noué il ne dit rien, profitant de cette absence pour reprendre ses esprits.

Lorsque Calista revint avec un plateau empli de bonnes choses à manger, qu'elle déposa au bord du lit, Nere ne put s'empecher d'être surpris devant autant de nourriture. Jamais dans sa vie il n'en avait vu autant. Aussi longtemps qu'il ne se souvienne et jusqu'à son arrivée en Alexandrie, le met principal qu'il pouvait se procurer n'était autre que du pain, rassis la plupart du temps. Alors que la nymphe se servait, Nereus, lui, préférait s'abstenir, n'ayant pas très faim et ne sachant pas par quoi commencer. C'est alors que Calista aborda de nouveau le sujet sensible de son ancienne vie, celle d'esclave.

"Je dois ma survie à plusieurs personnes. Je passais mon temps à être brimé, me battre pour survivre sans jamais oser protester, mis à part lorsque je refusais de mettre à mort mes adversaires. Et une nuit, elle est apparue. Une gamine... qui m'a donné la force de me soulever, de leur tenir tête. Puis alors que je pensais que ma vie sur cette terre était terminée, le Kraken a surgit des profondeurs de la mer et a coulé le bateau." Le soldat marqua une pause, prenant une gorgée de thé servie par Cali. Avalant de travers, il fut pris d'une quinte de toux, se soutenant le flan, avant de poursuivre : "Je me suis réveillé sur une plage proche d'Alexandrie et... j'ai le sentiment que c'est grâce au Kraken et à la bonté de Poséidon. Je leur dois la vie... comme à toi aussi d'ailleurs."

Pensant en avoir assez dit, Nere hésita quelques instants, imitant la belle en enfournant un grain de raisin dans sa bouche. Ses papilles semblèrent le remercier de ce met sucrée, bien qu'il ne suffirait guère à lui remplir l'estomac. Il se décida enfin à lui poser une question à son tour.

"Et si tu me parlais un peu de toi, Cali ?" Bien qu'ayant raconté les grandes lignes de sa condition d'esclave, Nere espérait pouvoir changer de sujet puiqu'il était encore douloureux d'en parler.


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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Lun 5 Sep - 21:13
Les paroles de Nereus trottaient dans l'esprit de la douce. Comment pouvait-il avoir une si piètre opinion de lui, se considérer comme...personne. C'était ainsi qu'il les voyait: l'un aux antipodes de l'autre, parce qu'elle était née avec une cuillère en argent dans la bouche et que lui était de basse extraction? Pourtant, il avait tort sur un point, ils avaient bien plus en commun qu'il ne le pensait. Tout n'avait pas été rose pour elle. Certes la Demoiselle n'avait pas vécu tout les malheurs qui avaient été les siens, mais il y avait quelque chose qui les reliait l'un à l'autre: ce fait que tout deux, ils éprouvaient ce désir profond et bien ancré de s'améliorer dans le but de protéger et de construire un avenir meilleur. Alors, pour ne pas laisser sa colère exploser face à ces mots, l'Atlas avait simplement prétexté qu'elle allait chercher à manger. Oui, elle en voulait au jeune homme qui ne cessait de se rabaisser. Comment pouvait-il avancer ainsi? Elle voulait le voir aller la tête haute et fier, comme pour faire un pied de nez à la vie.

A présent qu'ils se retrouvaient à nouveau tous les deux, la Marina écoutait les aventures de son compagnon. Intérieurement, elle remercia ces personnes qui avaient aidé Nereus à s'en sortir, allant jusqu'à se demander qui était la gamine dont il parlait, et ce qu'elle avait fait de si spécial pour lui. Alors qu'elle s'apprêtait à remanger un grain de raisin qu'elle venait de chaparder, la Belle suspendit son geste à la mention du Kraken. Pour quelle raison le monstre marin s'en était-il prit à ce bateau précis? Avait-il ressenti le flux cosmique de l'esclave que se trouvait à son bord? Voilà une hypothèse qu'il ne fallait pas écarter. Et alors qu'elle était prête à lui en faire la remarque,Il ne put s'empêcher de remettre le couvert sur le fait qu'il lui devait la vie:

"- Nereus, que les choses soient bien claires, tu ne m'est redevable de rien du tout. Je vais le dire et le répéter une dernière fois, si jamais tu m'obliges à redire ces mots dans un avenir proche, je t'assure que tu passeras un très mauvais quart d'heure." Les mots avaient été prononcé avec le sourire, mais la lueur qui brillait dans le regard améthyste indiquait clairement qu'elle était sérieuse. " Ce que j'ai fais, je l'ai fais parce que je le voulais bien, et parce que j'estime qu'un homme ne devrait pas vivre sous le joug d'un autre. De plus, tu es mon ami, et je n'abandonne jamais un ami dans le besoin, même si cet ami se considère comme personne, ce à quoi je répondrai simplement qu'il est un idiot."

Elle avala un dernier grain de raisin plus pour la forme que par envie. A vrai dire, cette discussion lui avait coupé l'appétit. Un soupir s'échappa de ses lèvres, alors qu'elles s'étiraient en une moue légèrement boudeuse. Tendant le bras, la Belle viendra se saisir de sa lyre, parcourant celle-ci du bout des doigts, jouant quelques accords, comme elle avait l'habitude de le faire lorsque quelque chose la contrariait. Nouveau soupir, avant qu'une question ne lui soit posée. Quelques instants de silence, alors qu'elle réfléchissait. Lui parler un peu d'elle? Oui pourquoi pas. Après tout, elle connaissait beaucoup de choses sur lui, et lui très peu sur elle. Il serait donc bon de rééquilibrer la balance:

"- Hum voyons voir. Je suis née et j'ai grandi en Atlantis. Je suis la petite dernière de la famille. Malheureusement, je ne connais ni ma sœur aînée, ni mon frère. Ils sont partis le jour de ma naissance. Cinead doit accomplir une tâche plus qu'importante, et Satine est sa Gardienne dans son périple. Mère n'a pas survécu à tout ceci: apparemment ma naissance ne s'était guère trop bien passée et la tristesse liée par le départ de mes aînés a fini par la tuer, quelques jours après. J'ai donc été élevé et éduqué par mon père et mon grand-père. A six ans, j'ai fais le choix de m'entraîner pour devenir une Marina, j'ai donc vécu dans l'ombre de cette grande-sœur parfaite, qui excellait dans l'art du combat. Je marche sur ses pas, sans forcément parvenir à atteindre ses aptitudes guerrières visiblement. Mais je ne désespère pas. Je veux moi aussi être la Gardienne de mon frère."

Une pause avant qu'elle ne poursuive.

"- Sinon tu sais déjà que j'ai perdu mon père l'an passé. Depuis grand-père me forme aux affaires familiales, puisque je suis à présent l'héritière en titre. Même si je considère plutôt que je veille sur les biens de Nea. Nombreux sont ceux qui pensent que lui et Satine ne reviendront jamais, ou qu'ils sont peut-être déjà morts, mais moi, je n'y crois pas un seul instant, et je ne perds pas espoir de les voir revenir un jour."

Phrase qu'elle conclut en affichant un sourire. Oui vraiment, même si elle désespérait de les voir, elle ne doutait pas un seul instant, qu'un jour, elle aurait le plaisir de se retrouver face à eux. Elle s'était toujours demandé comment elle réagirait à ce moment. Ferait-elle preuve de timidité ou laisserait-elle parler son cœur?

"- Désolée, je parle, je parle, mais tu voudrais peut-être te reposer. A moins que tu ne veuilles autre chose? N'hésites pas à demander en tout cas."

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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Lun 5 Sep - 23:02
Nereus remarqua qu'un point sensible avait dû être touché. Mais quel idiot ! Le soldat ne savait pas exactement pourquoi mais ça devait être pour cette raison qu'elle s'était éclipsée pour chercher de quoi se restaurer. Nere chercha dans son esprit ses dernieres paroles avant que Calista ne s'éclipse. Il avait simplement marqué la différence entre eux, était-ce à cause de cela ? Pourtant le Marina n'avait évoqué que des faits, mais d'un autre coté qui était-il pour juger la vie de la belle ? C'est vrai que le fait d'être de bonne famille ne voulait pas nécessairement dire qu'elle avait eu une vie facile loin de là.... Le borgne se rappela alors qu'elle avait effectivement subi des pertes lors de la fameuse guerre une année plus tôt. Il se crispa, s'en voulant énormément d'avoir été aussi bête. La suite lui donna raison car Cali bien que toujours souriante employa un ton qui ne trompait guère mais au delà de ça, ce fut son regard qui rappela le soldat à l'ordre. Nereus baissa la tête, conscient de ce que la belle au regard d'améthyste lui reprochait.

"Calista... je n'aurais pas dû, je n'ai pas réfléchi et... je... ça ne se reproduira plus. Promis !" Nere se voulait le plus sincère possible et même s'il ne le dirait pas à voix haute de peur de créer une nouvelle guerre, il était redevable envers son amie et le marina s'emploierait corps et âme pour la servir de son mieux et la seconder autant que possible. Il réfléchirait à deux fois avant de prendre la parole, son amitié avec l'Atlas était en jeu après tout ! "Je suis content de t'avoir pour amie... près de moi. Sans toi j'aurais sombré aujourd'hui, cédant à mes pulsions et je ne veux pas, pas comme ça sans aucune vraie raison."

La suite donna raison à Nereus, Calista n'avait pas eu une vie plus facile que lui, ce pseudo concours de celui qui a eu la vie la plus pourrie n'avait aucun sens et le sentiment de honte que Nere avait ressenti un peu plus tôt s'accentua. Plus de nouvelle de son frère, de sa soeur, décès de son père lors de cette foutue guerre... Il était évident que Cali avait subi plus de pertes affectives que lui n'en aurait jamais à vivre et en plus la jeune femme devait supporter le poids de la renommée de sa famille toute seule, enfin avec son grand-père pour être exact. Comme quoi vivre dans une bonne famille ne fait pas tout et Nere venait d'apprendre une leçon qu'il ne serait pas prêt d'oublier. Sa main se crispa car il s'en voulait vraiment mais il ne pouvait pas le montrer sous peine de représailles de la part de son amie. Quand Cali eut finie elle demanda au blessé si il voulait se reposer ou autre chose. Grimaçant et ignorant la douleur, Nere se redressa seul pour s'assoir au bord du lit face à Calista.

"Je... j'aimerais vraiment que tu restes, encore un peu... s'il te plait." La bête blessée qu'il était commencait peu à peu à se découvrir, se dévoiler. Ne sachant pas vraiment quoi faire, Nere ne voulait simplement pas rester seul, la simple présence de l'héritière des Atlas lui faisait un bien fou, mieux que n'importe quel remède au monde. Il lui sourit, se permettant de prendre la main de la belle avec la plus grande délicatesse, comme si elle pouvait se briser sous son étreinte. "Ta présence est ... apaisante ..."

Il réfléchit un instant à un moyen de tuer le temps et posa son oeil unique sur les victuailles. Une nouvelle fois, il attrapa un grain de raisin de son autre main pour le manger, il aimait beaucoup cette sensation sucrée. "Tu devrais manger encore un peu toi aussi ..."

Soudainement captivé par un objet non loin de son chevet, il se leva tant bien que mal en grimaçant, lâchant la main de son amie pour saisir l'instrument dont elle s'était servie avant qu'il ne s'endorme. Il en caressa les cornes avec délicatesse et revint prudemment s'asseoir à ses côtés. "C'est vraiment très joli cet instrument et je dois avouer que tu es très douée ! Tu pourrais peut-être m'en rejouer un morceau ?" Nereus lui fit un clin d'oeil, lui tendant la lyre avec un air malicieux, cachant au mieux la douleur lui martelant le dos.


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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Mar 6 Sep - 18:57
Voilà, la Demoiselle venait de se livrer sur ce qu'avait été sa vie. Si le blessé s'était attendu à l'entendre raconter une vie douce et paisible de part son statut social, nul doute qu'il serait déçu. Et quelque part, ce n'était pas plus mal. ainsi il pourrait se rendre compte que les titres de Noblesse de l'Atlas ne l'avaient protégé d'une enfance difficile, ce qui aiderait à faire tomber quelques idées préconçues. Lorsque le Marina prit la parole, la Belle nota avec un certain amusement, le fait qu'il faisait tout son possible pour ne pas dire qu'il était désolé. Pour un peu, elle en aurait presque ri, mais préféra s'abstenir, de peur de vexer son ami.

"- Tu sais Nere, tu n'as pas à rougir de ce qui s'est passé. Je pense qu'il est naturel d'avoir ce désir de vengeance, surtout après tout ce que tu as pu endurer. Tu penses peut-être que, parce que je t'ai vu dans cet état, mon opinion sur toi va changer? Si tel est le cas, je tiens à te rassurer, tu restes toujours, à mes yeux, ce même Nereus, plein de compassion."

C'était vrai. Ce qui s'était produit dans la geôle n’entachait en rien cette vision qu'elle avait de lui. Pour quelles raisons l'aurait-elle blâmé, alors qu'elle-même s'était laissée aller à un accès de colère. Lorsque Cali avisa que son protégé cherchait à se redresser, elle arqua un sourcil interrogateur, prête à lui venir en aide, avant d'entendre l'objet de sa requête. Elle devait bien admettre que celle-ci l'étonnait et la touchait à la fois. En effet, elle ne s'était tout bonnement pas attendu à cela, et ne put donc s'empêcher de rosir légèrement, avant d'acquiescer doucement:

"- Je ne comptais pas partir. Je t'ai fais la promesse de demeurer auprès de toi et je compte bien la tenir." Délicatement, elle serra la main du futur Kraken dans la sienne, avant de lui adresser un sourire de connivence: " Tu ne devrais pas forcer sur ton dos, les plaies risquent de se rouvrir. Tu ne voudrais pas que tout mon travail tombe à l'eau, n'est ce pas? A moins que ce ne soit une manœuvre de ta part pour que je continue à m'occuper de toi?"

Cali observait le convalescent avec malice, notant au passage le fait qu'il se nourrissait un petit peu, ce qu'elle jugea comme étant de bon augure. Elle acquiesça, venant prendre une partie de la grappe pour en déguster les grains sucrés, lorsque le blessé se releva. Nouveau froncement de sourcils: cherchait-il vraiment tant que cela à la mettre en colère? Pourquoi ne lui demandait-il pas ce qu'il voulait, plutôt que de s'obstiner? Les iris améthystes le fixaient vraiment avec une lueur de crainte:

"- Nere..."

Mais elle ne poursuivit pas en se rendant compte qu'il cherchait simplement à lui redonner son instrument. Elle sourit en le voyant l'essayer, ce qui la fit légèrement grimacer, tout en l'amusant à la fois.

"- Amateur." Dira-t-elle en lui adressant un clin d’œil espiègle, avant de récupérer l'instrument, ses doigts se perdant sur les cordes pour entonner une douce et suave mélodie, alors qu'elle venait prendre place au bord du lit. "Elle appartenait à ma mère. Père disait qu'elle jouait à merveille et qu'elle était capable d'apaiser les cœurs. J'ai donc décidé d'apprendre à jouer, et j'ai cette impression qu'il y a un peu d'elle, quelque part, là, lorsque je me laisse porter par la musique."

Fermant les yeux, la Belle se laissa imprégner par la beauté des notes, espérant que celles-ci apaiseraient les tourments de son ami tout comme les siens:

"- Tu devrais te rallonger et te ménager pendant quelques jours. Du repos te fera le plus grand bien, même si je me doute que c'est une chose à laquelle tu n'es pas habitué. D'ici quelques jours nous pourrons regagner Atlantis. J'ai vraiment hâte que tu puisses voir la Cité de tes propres yeux!"

Oui elle ne doutait pas que grâce à ses soins, combinés au cosmos du jeune homme, ce dernier se rétablirait plus vite qu'il ne le pensait. A présent, pour elle, il était tout simplement un affranchi.
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Message Re: [546] Culpabilité et rage ne font pas bon ménage (PV Nereus)   Mer 7 Sep - 16:32
Faire semblant de ne pas être désolé, redevable, ou tout simplement éviter de le dire à voix haute. Cela allait être ô combien difficile pour le jeune soldat. Ainsi, un peu hésitant, il lui avait répondu en prenant soin de ne pas la contrarier de nouveau. Nereus se doutait qu’il ne fallait guère se frotter à la belle, même si au premier abord elle semblait frêle et douce. Car celle-ci lui avait prouvé une certaine force de caractère qu’elle n’aurait à envier à personne. Tout de même, le futur Kraken avait toujours un peu honte de son comportement, de son désir de vengeance, ce qui lui fit bien comprendre par quelques mots bien choisis de nouveau. Il remarqua son air légèrement amusé avant d’écouter les paroles qui eurent pour mérite de le rassurer.

Oui, elle avait mis le doigt sur le problème, Nereus avait bel et bien peur qu’elle ne le voit d’un autre œil après avoir eu un aperçu de cette facette de lui qu’il ne connaissait pas lui-même jusque-là. Bien que baissant la tête, il ne put s’empêcher de réprimer un sourire, mais au fond de lui, il explosait tout simplement de joie. Enfin quelqu’un qui ne lui portait pas de jugement, enfin quelqu’un qui l’appréciait tel qu’il était et non pour ce qu’il devrait être. L’une de ses barrières lâcha lorsqu’il se décida à se rapprocher d’elle tout en lui demandant de rester près de lui, osant lui prendre délicatement la main tout en avouant l’apaisement qu’il ressentait en sa présence. Sans doute, sa compassion, sa douceur et peut-être même l’harmonie des traits de la belle.

Calista ne comptait guère partir et il répondit à cette légère pression qu’elle fit subir à sa main. Peut-être pour combler cette légère gêne qui lui étreignait le cœur ? Attrapant un grain de raisin, il répondit à ses mots par un clin d’œil empli de malice, faisant mine d’ignorer son sermon. « Il semble que tu m’ais démasqué ! » Il fut heureux de la voir se nourrir également, lui qui avait peur de lui avoir coupé l’appétit un peu plus tôt.

Soudain captivé par l’instrument non loin, Nereus, en bonne mule qu’il était, se releva pour attraper la lyre, ne laissant guère le temps à son amie de le réprimander. Le blessé avait simplement envie d’entendre de nouveau cette douce mélodie qu’elle lui avait offerte la veille, taquinant quelque peu les cordes de façon maladroite, ce qui amusa la belle améthyste. Dans le fond, le borgne avait toujours un côté enfant bien caché en lui et Cali serait certainement la seule à le découvrir.

Lui tendant l’objet, il émit un petit rire à la fausse critique de son amie. Il était vrai que la belle se débrouillait beaucoup mieux que lui, jouer même à la perfection. Il écouta l’histoire de l’instrument appartenant à sa mère d’après ses dires. Nere sut à quel point elle devait être précieuse pour elle. Le futur général de Poséidon revint s’installer sur le bord du lit, s’allongeant délicatement, sa tête venant se poser sur les genoux de la jeune femme. Fermant les yeux, il se laissa emporter par le sommeil et la divine mélodie de Calista. Lui aussi avait hâte de commencer dans ses nouvelles fonctions, lui qui ferait tout pour que rien n’arrive à la demoiselle Atlas….


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