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 [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)

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Message [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Ven 16 Sep - 17:48
Arret

Combien avaient défilé sous leurs pieds, pas après pas, dans un mutisme gênant et lourd. Combien de pensées avaient fusé en leurs esprits alors qu'ils s'approchaient lentement de leur but. Trop, bien trop. Cinead était fermé, le regard légèrement perdu et se contentait d'avançer, traversant les temples et dévorant les marches blanches du Sanctuaire Sacré d'Athéna. Ce qu'il venait de vivre, cet instant décisionnaire fatidique, compliqué et lourd, il n'aurait jamais cru devoir y faire face si vite, si tôt. Encore moins lorsqu'il se rappelait de sa discussion pleine d'espoirs, de personnes dévoués, d'une situation difficile certes mais pas insurmontable. Elle ne l'était toujours pas, il vaincrait, avancerait comme il l'eut toujours fait, mais le coup était dur. Bien trop dur, pourquoi avait-il fallut que la personne en qui il avait cru pouvoir placer une forte confiance avait baissé les bras, s'était vue affublée d'un destin funeste qu'il fut obligé de briser. Un supplice, dans les deux sens. Il soupira, plusieurs fois dans cette longue montée.

Pourtant, non loin de lui, résidait un morceau d'espoir, une force appréhendée il y a peu, observée et détaillée, son sort était complexe ? Qu'en était-il de celui de Nimuë qui l'accompagnait, qui avançait à ses côtés, traversant des épreuves qu'il n'aurait peut être pas pu vaincre lui même, seul. Et pourtant elle était là, répondant à son appel silencieux. Son esprit devait être assailli de toutes parts, entre souvenirs, sensations, regrets, envies, désirs, devoir... Oui, la Général faisait preuve du force qui signifiait beaucoup aux yeux du Légat, qui le soutenait dans ce moment où il repensait encore à la sensation désagréable, morbide qu'il avait ressenti dans le temple du Lion. L'image d'un passé, de son incapacité à pouvoir deviner le mal. De ce temps où Purificateur était encore simplement sa destinée et son état. Seul fautif... Il savait que même avec cela il n'aurait jamais pu y faire grand chose. Il s'arrêta alors à l'instant où le temple de la balance commençait à montré le bout de son toit depuis leur position, comme si ce changement de paysage l'avait sorti d'un songe bien trop tumultueux. Il tourna la tête vers Nimuë, le visage oscillant entre gravité et désolation.

    - Je... ça n'a pas du être facile de regarder ce qu'il s'est passé là bas. Mais tu es restée, tu as affronté ça en plus du reste. Tu es une personne de valeur, je n'ai pas douté un seul instant de toi... Seulement tu n'as pas du comprendre toute la teneur de ce qui s'est passé, pour tout ce que tu as fait jusqu'ici il me semble bon de t'expliquer les choses, clairement...

Soupirant de nouveau, cette fois pour se donner du courage il se retourna vers l'Horizon et le ciel en phase de se teindre d'orange, légèrement. Ses yeux cinabres se perdaient alors au loin, visant même le contre bas du lieu sacré avant de revenir vers l'Oriflamme qui l'accompagnait. La regarder dans les yeux, l'affronter pour lui faire part de ce qui le tourmentait lui semblait essentiel en cet instant. Sincérité. Pers contre Cinabre.

    - Par où commencer, hein... Hum... Tu sais, cette Satine dont tu as parlé, dans mon esprit, je ne sais pas jusqu'à quel point tu as pu voir mais elle était ma grande sœur. Ma Gardienne. Elle est décédée il y a cinq ans, du fait de choses qui l'affaiblissaient, dont une particulièrement forte... Le lien avec son écaille était mauvais, une écaille choisie car portée par ma grand-mère, mais au fond elle n'était pas faite pour elle. Son Cosmos propre, à elle, s'est éveillé brusquement un jour, comprimé depuis des années par celui de l'écaille, si fort qu'il la rongeait de l'intérieur, diminuait ses forces jours après jours. Ariane aurait connu le même sort. Et je ne peux pas laisser ça arriver. Je ne peux pas...

Ses poings s'étaient resserrés alors, blanchis par la pression qu'il exerçait alors. Le souvenir de Satine, allongée, lui soufflant quelques mots lui revenait. Ces mots pour Calista, ces mots pour lui... La promesse qu'il n'avait pu tenir qu'en retard après sa mort, la tristesse en repensant que jamais elle n'avait pu le voir en tant que Purificateur, réussir en son oeuvre. Mais Satine était partie le sourire aux lèvres, confiant l'avenir aux siens, à son mari, à son petit frère et sa petite sœur. Jamais elle ne doutait, même quand son état s'empirait chaque jours. Un prodige qu'elle ai vécu si longtemps accablée de la sorte disait Isham.

    - Je suis un Purificateur, Nimuë. Poséidon m'a choisi entre autre pour ce fait. J'ai quitté Atlantis enfant pour Blue Graad et devenir capable de réparer les écailles, j'ai tout appris là bas. Les liens qui nous lient à elle, ces armures sont vivantes, des âmes les habitent tu l'as peut être ressenti avec la tienne. Mais ce lien peut être dangereux si mal exploité, très dangereux. Je ne laisserai personne porter une écaille qui n'est pas liée à lui, ou si lui n'est pas lié à elle. Les liens sont importants, entre les âmes... Personnes ou écailles, rien ne change. Je serai toujours lié à ma sœur, à son âme.

Il ne l'avait quitté du regard que pour fermer les yeux parfois, les rouvrant brillants d'humidité, proches des larmes en évoquant cette sœur disparue et la foule de sentiments qui le submergeaient. Avait-il souvent parlé de cela a quelqu'un ? Jamais non, pas une seule fois. Il inspira alors grandement, relevant la tête fièrement. Il devait rester fort, son héritage, la force des siens le guidaient encore. C'était grâcee à eux qu'il s'était construit et accompli, qu'il tenait aujourd'hui encore même face à la désillusion. Et puis, lentement, oui, un nouveau pilier se formait... Fort et rassurant.

    - Je ... Excuse moi, je n'ai pas l'habitude de parler de tout ça. J'espère que tu comprends mieux mon choix en tout cas..



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Message Re: [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Lun 19 Sep - 20:51
Incertitudes







La musique des soupirs. Le Légat l'entamait beaucoup trop de fois pour qu'elle puisse l'ignorer. Pourtant la pirate se garda bien du moindre commentaire, se murant dans son propre monde de silence et de pensées. Celles-ci tournoyaient dans un tumulte incroyablement rapide, la faisant glisser dans ce même mutisme que Cinead avait adopté. La déception semblait de plus en plus grande à chaque marche montée, chaque temple traversé. Les rencontres, elle le devinait aisément en lisant brièvement dans ses pensées, avaient fait voler en éclat les jolis mythes auxquels il avait cru. Ah, les légendes des chevaliers d'Or.

Avant qu'il ne l'observe, la jeune femme s'était réveillée la première, étudiant longuement les Cinabre se draper de doutes, d'interrogations à son sujet. La force qu'il lui dotait, elle était feinte et illusoire. Mais pourquoi ébranler davantage ses convictions ? Ses murailles autour de son cœur et de ses espérances ? Nimuë voulait bien y croire, une partie d'elle était galvanisée par le simple fait qu'une personne pense tant de bien d'elle. De ce qu'elle pouvait renvoyer, représenter. Elle était un moteur et ne saurait l'amputer davantage à ses Rêves. Il avait connu beaucoup de désillusions déjà. Alors elle l'écouta parler sans l'interrompre, s'accordant un faux sourire pour tenter de le rassurer. C'était tout ce qu'elle pouvait lui offrir, un peu déconcerté par le fait qu'il lui ouvre d'un seul coup son cœur.

En d'autre temps elle aurait éludé ce fait, ignoré cela sous le couvert d'une énième fuite, ou une réplique piquante pour détourner le fil de la conversation. Plus maintenant. La fourbe créature s'était assagie, en quelque sorte. Moins sauvage ? Rien n'était moins sûr. Mais elle ne saurait ignorer cette lutte intérieure à laquelle se livrait le Légat. Contre lui-même. Cette soudaine détresse la toucha, plus qu'elle voulait se l'avouer. Elle hocha la tête d'une manière presque imperceptible. Gênée, un peu. Ne sachant quoi répondre. Quels mots utilisés dans ce genre de situation. Le silence s'instaura entre eux, encore.

Il restait tout de même fort, relevant avec fierté son menton. Une attitude qui la fit sourire, briser sa posture un rien distante et froide.

La jeune femme asséna un grand coup dans le dos de son supérieur, faisant fi des convenances et du simple fait, que normalement, par ce geste, elle aurait pu être rétrogradée sur le champ. Si elle se permettait une telle liberté c'était parce que… c'était elle, Nimuë O'Bannon. Et elle était convaincue par le fait qu'il ait saisi bien plus de chose sur elle, qu'elle-même, sur son propre compte. Cette pensée fit naître une autre mélodie. Un rire sincère et décomplexé.

« Choix ? Tu ne l'avais pas vraiment, semblerait-il. » Elle marqua une courte pause, jouant pensivement avec le collier que Childéric venait de lui offrir, faisant s'accrocher de temps à autre, un éclat d'or sur l'anneau. « Si j'avais une quelconque contestation à faire, j'aurais déjà gueulé, crois-moi. »

Elle soupira elle aussi.

« Je t'avoue que plus j'avance, plus j'ai peu d'espoir. J'ai ce pressentiment que… hm… sans offense, que je n'ai rien à foutre là. Que je ne devrais pas. Pas du tout. J'comprends pas pourquoi tu t'obstines à voir en moi un quelconque pilier. Tu te fourvoies sur mon compte, Légat. Le plus fort de nous deux, c'est toi, ça c'est sûr. Les apparences sont trompeuses, oublie jamais ça. »


Un sourire. 

« Mais je suis là et je reste. Jusqu'au bout. »


Une promesse. Sa parole. Si la pirate avait quelques principes, c'étaient bien ceux-là. Rêveusement, elle leva le nez vers le ciel.

« Je ne me souviens pas très bien du moment où… elle m'a choisie. Je sais juste que je me suis sentie… entière. Je ne saurais expliquer ce que j'ai ressenti. J'étais trop… mal. Poséidon est venu me voir après pour m'expliquer. Je n'avais pas oser la porter jusqu'à ce jour. Un sacré… personnage mais je ne t'apprends rien sans doute. Bien qu'il a dû se montrer plus… chaste avec toi ahah ! »


Nimuë s'essayait à l'humour. Ou au moins détendre l'atmosphère trop pesante à son goût. Chose qu'elle ne maîtrisait pas bien. Le contact humain…

« Je ne sais pas à quel point mon âme et celle de la Sirène Maléfique sont liées et en harmonie mais… je la sens toujours avec moi, même si elle est loin. Comme une présence familière. Rassurante, normalement, mais pas là. Elle est muette depuis quelque temps, depuis notre arrivée en fait et… hm… Je pense que c'est mauvais signe. »

Finalement elle n'avait pas pu s'abstenir et avait laissé s'ouvrir la vanne de ses incertitudes.





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Message Re: [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Mer 21 Sep - 20:40
Voie de la Voix

Comment pouvait-il s'attendre à une telle réaction ? A quelle réaction s'attendait-il de toute manière ? Difficile à dire. Une approbation peut être, le sentiment d'être compris dans cette épreuve. Coup dans le dos, rire. Il ne put que rester coi dans un premier temps, étonné de ce geste soudain qui lui rappela l'autre coup que lui avait mit la Sirène quelques jours plus tôt. Pourtant la différence était grande, la signification... Oui, alors il accompagna son rire ensuite, légèrement, presque étouffé. Cela faisait du bien au fond. Moment d'égarement au milieu de cette tempête qui s'annonçait. Alors elle lui adressa la parole, sa voix lui faisait un certain bien. Et lui écoutait donc. Ne s'étonnait pas de sa première phrase, oui, elle l'avait compris en partie, approuvait son choix, son acte. Elle était ce qu'il espérait, tout simplement. Fidèle Atlante. En qui ses espoirs résidaient en un sens.

    - Nous ne devrions pas être ici ni l'un ni l'autre, j'en suis persuadé aussi. Pourtant nous y sommes, j'ai besoin de toi, tu as besoin de moi. C'est ainsi, pour notre peuple. Mais non, je ne me trompe pas sur ton compte, peut être suis-je plus fort oui, mais seul je ne vaux rien.

Alors qu'elle parlait d'apparence, puis se prit à regarder le ciel comme un signe, elle dévoilait là une des raison de cette force qu'elle ne semblait connaître, ne pas avoir confiance en elle. Oh non, ce n'était pas par les apparences que Cinead avait ressenti tant de choses face à elle. Bien avant même, il le savait. Cette promesse elle la luit avait déjà faite, sur une autre ton, plus comme une critique, mais il ne l'avait pas oublié. Toujours là. Car après tout, que serait le Légat, seul, sur son trône. Gouverner du vent, diriger l'inexistant. Non, chaque Atlante, chaque Marina étaient importants... Certains plus que d'autres, qui se démarquaient, mais pas que. Les liens. Encore et toujours.

Elle ne cessait de l'étonner, ne pensait pas que son discours la pousserait à parler d'elle de la sorte, de son lien. Son passé. Alors qu'il la regarder rêver en remémorant ce qui semblait être son retour chez elle, auprès des siens, il fut captivé par l'intensité du récit. Puis cette intervention du Dieu, qui était venu lui expliquer les choses, sa présence ici, son écaille. Il ne fallait pas qu'elle doute non, elle était à sa placer. Lui le sentait, fort. Liée à Atlantis. Liée à son écaille. Liée mais libre.

    - Chaste ? Tu en as trop dit pour ne pas continuer Nimuë, je sens que cette histoire piquante concernant notre Dieu mérite que le Légat soit au courant !
    Il se mit à glousser avec légèreté, comme si cette petite discussion perdue au milieu des marches avait suffit pour quelques instant à effacer la lourdeur. Mais oui, c'est sacré personnage comme tu dis, bien que la dernière fois que nous nous sommes vus j'ai eu l'honneur de voir la tempête qui résidait en lui... Une colère profonde et sourde, terriblement froide. Une ancienne Marina est revenue vers nous, j'ai voulu la guider, l'aider... Elle a refusé mon aide, ignoré les paroles des écailles qui étaient là pour elle. Poséidon la châtiée, bannie de notre Cité.

La scène lui revint alors, et cette sensation étrange de ne plus être lui même réellement, comme emporté par un flot puissant, submergé sans pour autant se noyer. Une force nouvelle, grisante, du pouvoir à l'état pur qui glissait en ses veines. Puis le vide, ce retour simple au calme d'un coup d'un seul. Cinead semblait s'être perdu dans l'horizon avant, tout en continuant d'écouter la Sirène qui dévoilait ses doutes, ses craintes... Il ne put que repenser qu'il prenait des risques en l'emmenant ici, pour elle oui, mais pour son esprit aussi, un chemin de pénitence qu'il aurait souhaité lui éviter. Le doute, pour lui aussi... Mais il y avait cette force, ce sentiment qui se dégageait alors quand il se trouvait près d'elle. Rassurant. Alors il continua de lui parler.

    - Parler des liens avec ton écaille est drôle en cet instant. Cette femme était l'ancienne porteuse de la Sirène Maléfique, Arellys, qui nous a renié. Tout comme...
    Il eut du mal à déglutir, tant la déception était forte, récente... Oui, déçu. Un petit temps avant de reprendre, après un soupir. J'ai du sonder ton écaille et bien que je ne l'ai pas fait encore avec toi, elle m'a renvoyé une certaine force, une évidence même je dirais. Vos liens sont égaux, c'est quelque chose de beau et assez rare tu sais ? Moi même je ne possède pas une telle égalité avec ma propre écaille. Les liens ne changent pas pourtant, rarement en tout cas... Mais l'harmonie elle, se travaille : avec le temps, les expériences, votre proximité... La symbiose est plus facile en cas de liens puissants bien sûr ! Et... je crois que tu as compris, au fond de toi non, de ce que tu me dis ?

Le Purificateur savait très bien que les liens du sang unissaient l'Oriflamme à la Sirène Maléfique, et pourtant cela ne faisait pas tout, loin de là. Cinead ne pouvait être avec Scylla, Satine n'avait put être avec la Tortue... Alors oui, Nimuë possédait quelque chose de fort, presque parfait à dire vrai. Seulement il ne connaissait pas encore les résultats de leur harmonie, présente ou non. Il ne pourrait le savoir ici et maintenant, demandant une concentration certaine et du temps avec la personne concernée. Ils n'avaient ni l'un ni l'autre ici. Mais il s'approcha d'elle lentement, lui attrapa la main comme elle l'eut fait au moment où elle avait décidé de lui montrer qu'elle l’acceptait, lui, en tant que Légat. Entrainement. Aide. Pilier. Les doigts ainsi noués il la regarda droit dans les yeux, un sourire agréable.

    - Ferme les yeux un instant Nimuë. Je te l'ai dit, je suis un Purificateur. Si tu ne ressens plus ton écaille c'est du fait de la barrière protectrice du Cosmos d'Athéna, tout simplement. Mais moi, je peux la sentir si tu m'y aides, malheureusement mon lien personnel avec elle ne me permet pas de la ressentir tout seul. Alors ferme tes yeux, concentre toi sur cette sensation dont tu me parlais, je vais t'ouvrir la voix jusqu'à elle. Respire calmement. Comme ça oui.


Et alors, avec douceur, il enveloppa Nimuë de son Cosmos chaleureux, Purificateur. Elle allait pouvoir la ressentir jusqu'au fond d'elle, jusqu'à son cœur, et était prête à être guidée vers cette écaille. En cet instant, ici, il était bon de lui rappeler ses sources, ce qui l'attachait vraiment. Ce qui faisait sa force.


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Message Re: [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Jeu 22 Sep - 20:00
L'Enfant-Ermite








« Oh juste une sombre histoire de baiser volé, rien de bien méchant. »

Le Légat annonçait des évidences. Plus marquées, en un sens, par les désillusions qu'il devait à chaque temple et chaque rencontre essuyer. Nimuë n'avait rien dit, toujours entre deux royaumes et ce constat lui apparaissait plus clairement alors qu'elle jouait avec l'anneau donné par Childéric. D'un doigt à un autre elle le faisait danser. Un sourire plus marqué sur ses lippes vermeilles, la belle se remémorait la scène entre elle et le Dieu des Mers. Une rencontre assez impromptue, curieuse où ils avaient en fin de compte tous les deux joués, mettre en exergue le simple fait qu'elle était l'une de ses enfants. Cette pensée, ce mot lui tira un léger rire étouffé derrière une main. Cinead se montrait bien curieux tout à coup, cela lui plaisait, en un sens. Il était un homme bien surprenant et quelque chose lui laissait à penser qu'elle n'avait pas fini d'être surprise à ses côtés. Il y avait quelque chose de rassurant d'évoluer à ses côtés. Ne rien valoir ? Une bien terrible sentence pour lui-même. Une dureté que la jeune femme ne comprenait pas vraiment mais ne remettrait pas en cause. Quand elle se jugeait elle-même, ce n'était jamais réellement avec optimisme. Connaître ses qualités et ses défauts était une force. En tant que soldat.

Le bijou du Lion d'Or cessa sa course presque hypnotique, elle le reposa contre sa gorge. Se figea un instant pour le laisser parler du liens des écailles. De l'ancienne Sirène Maléfique. Une ombre para ses prunelles. Elle était donc revenue.

« Je la connaissais. » Fit-elle d'une voix blanche avant d'ajouter avec empressement : « Enfin, je l'ai rencontré une fois, alors que j'étais en mission diplomatique. La première fois que je me rendais en Atlantis... que j'ai dépassé ses portes. »

Ses yeux se perdirent une nouvelle fois dans le lointain, s'égarant dans la courses des souvenirs. Un défi. Tout était parti de là, avec Liao. Une assurance, une volonté qu'elle ne s'était jamais expliqué. Un appel aussi. Tout cela l'avait rendue plus fragile et plus forte à la fois. C'était difficile pour elle, même encore aujourd'hui, de se l'expliquer.

« J'en suis désolée Légat. Ton rôle est difficile, j'en ai conscience et tu en as conscience aussi. Il m'est arrivé de m'en rendre compte en conversant avec l'ancienne Voix de Poséidon. Même si il était nettement plus difficile de deviner ses émotions. »

Son visage se ferma un instant. Les dernières paroles qu'ils avaient tous les deux échangés avaient été des plus houleuses. L'abandon était quelque chose qu'elle n'acceptait pas. Les minutes se succédèrent pour se ressembler. Il y avait le chant des cigales, des oiseaux, celui du souffle du vent et des soupirs. Elle fut surprise par le geste qu'il eut envers elle. Pourtant, dépassant la surprise, elle obtempéra et ferma ses paupières.

« Je l'entends. »

Annonça t-elle sans rouvrir ses prunelles, se laisser aller et flotter juste un instant dans cette agréable sensation. Qui irradiait dans tout son être. La Sirène Maléfique se fondit dans sa psyché, lui ouvrant aussitôt les bras comme une mère qui accueillait son enfant. Sauf que la belle rousse eut l'impression que c'était elle qui endossait le rôle de maman et non pas celui d'une petite-fille perdue et égarée. Ses sourcils se froncèrent sous le coup de l'incompréhension. À bien y réfléchir, la première fois que son écaille s'était manifestée, ce fut sous cette forme. Mais en cet instant elle lui apparaissait plus clairement. Bel et bien juvénile avec un sourire plein de tendresse. Espoir.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? Je ne comprends pas bien. Enfin, j'ai peur de ne comprendre que la surface des choses. La jeunesse. C'est ce que je lis en elle. Pourquoi une enfant ? Est-elle un reflet de moi ? »


Les interrogations se succédaient tandis qu'elle observait à nouveau Cinead. Plus assoiffée que jamais. À l'instar d'une adepte avide de boire à la coupe de son maître. Oh mais quelque part c'était vrai. Les seuls souvenirs qui restaient étaient ceux d'une toute jeune fille désabusée par la Vie. Peut-être était-ce normal que la Psychée de la Sirène adopte une image semblable à sa porteuse ? L'enfant ermite. Quelle image bien triste.

« L'enfant-Ermite »
susurra t-elle plus pour elle que pour le Légat. Mais ces mots avaient coulés quand même…





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Message Re: [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Sam 24 Sep - 14:19
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L'étonnement face à la vitesse à laquelle elle lui avait répondu, avait agit et lui avait fait ressentir les choses. A peine le Purificateur avait-il ouvert la voie que déjà les deux âmes s'étaient liées, percutés même vu la vitesse à laquelle elles s'étaient rencontrées. Il venait d'avoir là la confirmation de son précédent audit. Alors Cinead, les yeux fermés lui aussi, observait ce qui se déroulait. Souriant, apaisé. Là était la condition pour lier les âmes, le calme pur, ce que lui offrait Nimuë en un sens. Il ne demandait rien de plus. Ne pas être seul, épaulé par une personne de confiance, une personne sincère. Elle l'était, le lui prouvait en cet instant.

Il revint à lui au moment où elle lui adressa la parole, rouvrant ses yeux pour découvrir le visage de Nimuë illuminé d'une nouvelle flamme, celle de la connaissance, de l'envie. Il écouta ses questions, surpris par ce qu'elle lui annonçait là. Une enfant, son écaille s'était présentée à elle de la sorte ? Ce n'était pas ce que Cinead avait su voir, lui. Il n'avait que que le reflet de Nimuë, elle même en plus fantomatique qui la prenait dans ses bras. Nulle enfant ici... Alors pourquoi, que voyait réellement Nimuë. La surface des choses, oui. Certainement. Lui n'était pas elle, ce n'était au Légat que s'adressait l'écaille, ni même au Purificateur, lieur d'âme mais à Nimuë. Celle avec qui elle possédait cet équilibre parfait, cette réunion des cœurs, des corps. Toujours liés aussi, il lui sourit alors, voyant le bienfait de ces retrouvailles sur sa Générale.

    - Ton écaille t'envoie un bien drôle de message, je ne l'ai pas perçue ainsi sache le. Je n'ai pas vu une enfant. Cela veut donc dire qu'elle s'est adresse à toi, rien qu'à toi. Votre lien est surprenant vraiment... Qu'a-t-elle voulu te dire ? Une enfant hum... Certainement un reflet, oui, mais ne vois pas seulement la surface des choses Nimuë. Cette enfant qu'elle te renvoie, c'est certainement toi, oui... A ces yeux tu es une enfant. Tu as retrouvé tes racines, tu l'as trouvée elle... Il te faut donc grandir à ses côtés.

Une Atlante. Oui. Au Sang-Pur. A nos côtés... Les paroles de Poséidon trouvaient alors un écho certain en Cinead, comprenant aussi du fait que son père possédait lui aussi cette écaille par le passé. Ce lien était rare, ne pouvait s'obtenir qu'en cela. Une liaison parfaite. Pourtant il entendit ce soupir léger, comme si elle avait voulu ne pas le dire. Il baissa le bras légèrement sans autant lâcher sa main, fronçant légèrement les sourcils. Intrigué par ces deux mots collés l'un à l'autre. Oh il avait bien une idée, avait déjà entendu l'un d'eux de sa propre bouche et de celle du Diable, oui...

    - Enfant-Ermite ? Qu'entends-tu par là ?

Oh non, il ne la laisserait pas penser cela encore une fois. Il serra légèrement sa main comme pour la remmener ici, en cet instant face à lui. Qu'elle ne parte pas dans ses idées solitaires une nouvelle fois. Non, elle était là avec lui. Il avait besoin d'elle... Et au fond, oui, il le comprenait petit à petit, elle avait besoin de lui. De son Feu, sa Lumière. Mais pas que.


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Message Re: [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Sam 24 Sep - 15:09
Nature profonde








Nimuë pencha la tête sur le côté, intriguée par les paroles du Légat concernant sa propre vision, celle qu'il avait de ce lien la liant elle et son Écaille. Elles partageraient quelque chose d'invisible à la vue du Purificateur ? C'était étrange et sans doute déstabilisant pour le Cinabre. Assez en tout cas pour oublier la note légère quand la belle rousse lui avait narré l'histoire entre elle et Poséidon. Comme le Légat était sérieux quand il s'agissait des Liens entre les Âmes. Un guide, et puis il y avait eu les premières paroles, pleines de tristesse. Elle comprenait mieux pourquoi. Sa sœur et son esprit. Les souvenirs qu'il en avait. Il souffrait, et la jeune femme n'allait pas continuer à l'interroger sur un sujet qui rouvrait des plaies douloureuses. Elle revint à elle quand le jeune homme émit une légère pression contre ses doigts.

« Hm ? Oh, rien d'important. Disons que le Dragon de Mers aime me considérer comme l'une de ses cartes. Je suis l'Ermite, celle qui restera à jamais seule, à évoluer seule dans le noir et trouver la lumière. Cela me correspond bien, en un sens, même si il m'arrive souvent de tromper ma propre nature. »


Une pause dans son discours, elle lui offrit un pâle sourire mélancolique.

« Endymion représente le Diable, cela lui correspond plutôt bien, tu devrais t'en méfier, comme tu dois l'estimer en même temps. Jongler et jouer avec lui, c'est ainsi que je suis parvenue à le dompter. En un sens. Lui et moi, nous nous connaissons depuis longtemps. Il faisait parti de mon équipage. Il était mon bras droit. John a toujours désapprouvé ce choix, mais, bon. Je ne le regrette pas. Je sais qu'au fond il est digne de confiance. Même si il aime me voir traverser des tempêtes. »


Sans doute ne lui apprenait-elle rien. Dans la finalité des choses, la pirate ne connaissait pas bien le Légat. Elle ne s'était pas réellement montré curieuse à son encontre, n'avait pas vraiment cherché à le connaître, à l'évaluer. En tant qu'homme, non pas en tant que Légat, cela, elle se faisait déjà une petite idée sur la question. Il était bien éloigné de Liao et de sa vision des choses. Paternaliste. Proche de son Dieu, bien plus que la précédente Voix.

« Tu sais Légat, je ne vais pas m'envoler. »
Ses yeux tombèrent sur cette main qui enserrait la sienne. « En temps normal, je me serai défilée depuis longtemps mais… je ne suis plus un Poison mortel. Le contact des autres m'est encore difficile, tu m'offres des exercices assez régulièrement. Peu peuvent se targuer de pouvoir m'approcher de si près. »

Pour quelqu'un de douée de fuites en avant, la jeune femme se plaisait à penser que peu à peu, elle changeait, se muait en autre chose qu'une Bête de Sang, une fourbe Créature. La Sirène Maléfique. Un jour prochain elle comprendrait totalement sa nature profonde. Mais pas avant avoir essuyé une ultime tempête.

« Et je suis une enfant tout juste rentrée chez elle après tout ! »

Son sourire se fit plus éclatant. Ce fut à son tour d'affirmer son emprise sur les doigts du jeune homme qu'elle entraîna à sa suite.

« Allez, finissons-en, je vais finir par devenir folle. Nous aurons tout le loisir de parler et boire quand nous quitterons le Sanctuaire ! »






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"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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Message Re: [Début Août 550] Marches après marches (Nimuë)   Lun 26 Sep - 19:36
Ailes

Endymion, forcément. Elle le lui avouait, une bonne chose en soit. Pourtant la fin de sa phrase lui laissa une pensée positive. Tromper sa nature. Voilà une bonne manière de dire les choses. Cela lui correspondait bien, à cette âme en peine qui évoluait là, à ses côtés, au Sanctuaire. La suite cependant il ne s'y attendait pas. Un morceau de son histoire, de son passé dévoilé alors. Un petit cadeau en somme. Endymion, le diable. Méfiance et confiance à la fois, oh oui, il l'avait compris, et voilà une manœuvre bien compliquée à mettre en place... Surtout pour le Cinabre. Traverser les tempêtes sous son œil manipulateur, quelle belle image. Il repensait au moment où il eut dévoilé la carte de l'Ermite et son discours... Oui, tout cela était bien compliqué.

    - Endymion et moi avons discuté dans la cuisine de ton navire tu sais ? Diable, Ermite... Batteleur aussi et Jugement si je ne dis pas de bêtises... Vous êtes ma garde rapprochée, à moi. Le Pendu. Haha... Oui, je sais qu'il te définit comme tel, je n'aime pas vraiment ses cartes. La tienne, la sienne, celle de John, la mienne... J'aime ce que tu viens de dire, Nimuë, tromper sa nature. Une belle vérité en laquelle je crois.

Il acceptait ce fait, c'était sa pensée depuis le début, depuis ce petit tour dans la cuisine. Il n'y avait pas mis de mot seulement. Acceptait être le sinistre Pendu, oui. Mais seulement lorsqu'il le souhaitait. La main sur son Destin, faire ses choix par lui même, pas par obligation. C'était ce qu'il voulait, quand il le pouvait, simplement. Avancer et réussir. Puis vint sa remarque sur sa main, il fut surpris alors, l'y avait laissé sans même s'en rendre compte, se préparait à la retirer alors qu'elle continuait à lui parler. A s'ouvrir à lui... Non, il ne devait pas rompre cela maintenant. Plus tard oui, forcément... Pas maintenant. elle lui avouait sa difficulté, son passé loin des autres. Forcé. Oh oui, comme elle n'aimait pas cela. Pourtant elle gardait sa main nouée à la sienne, il ne la retenaient pas. Comme avec leurs bras en bas du sanctuaire... Un exercice auquel elle se prêtait, parfois sans le remarquer. Elle en avait besoin, simplement. Alors l'Atlas bomba légèrement le torse en parlant de l'exploit qui était le sien, à pouvoir l'approcher, la toucher. La changer. L'éclairer.

Puis un sourire, elle l'avait compris, en fin de compte. Avait cherché plus loin que la surface. Oui, Atlantis est ta maison. Alors il se plut à observer se visage irradier d'un certain bien être, loin de la mine perdue et fermée qu'elle avait il y a peu encore. Éclatante. Belle. Déjà sa chevelure se mouvait, la pression sur la main du Légat se fit plus forte. Elle avança, l'entrainant alors, lui faisant part de hâte d'en finir. De rentrer chez eux. De boire et parler ensemble, comme ils l'avaient commencé. Tout en étant entrainé il repensa à ces quelques mots... Je ne vais pas m'envoler... Il murmura alors, sachant pertinemment qu'elle l'entendrait au moins en son esprit.

    - Pourtant tu as des ailes, oui... M’emmèneras-tu voler en rentrant ?

Traverser les cieux, ensemble. Une belle vision du futur et de bonheur. Atlantis.


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