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 [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]

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Message [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Mer 21 Sep - 20:25
Sirène en cage







Soudain ses yeux s'ouvrirent en grand, reflétant une peur indescriptible, si saisissante qu'elle les faisait vibrer d'émotion. Un voile opalin s'installa sur son regard pers, mais perdu dans cette détresse qui lui enserrait le cœur et la gorge. Si elle n'avait pas crié, ce fut pour cette raison. Le silence imposé. La Sirène Maléfique n'était pas prête de rechanter. Sans comprendre d'abord, elle détaillait le Lion d'Or qui continuait de la porter, de l'emporter vers les hauteurs. Ses lèvres s’entrouvrirent pour mieux se refermer et elle abandonna. Se réfugia dans un mutisme inquiétant. Nimuë se laissa aller, laissa sa tête reposer contre le torse du Prince Déchu. S'il tentait de lui arracher quelques mots, c'était peine perdue, la belle ne répondrait pas. Comme perdue dans ses songes, elle se laissa bercer par le rythme de leur marche, glissait dans un état des plus préoccupants.

Elle songeait à ce qui venait de se passer, de rassembler le fil de ses pensées, d'assembler les images entre elles. Orion. La vision de son corps étendu dans son propre sang la fit frémir d'effroi. Quelques larmes échappèrent à sa vigilance pour dégringoler le long de ses joues pâles. Elle avait mal, mais c'était peu de chose en comparaison de… elle ne préféra pas y penser. Orion. Ses épaules, de temps à autre, furent secouées par de légers soubresauts.

Le ciel au dessus de leur tête s'assombrissait, à moins que c'était elle qui voyait tout d'une manière plus obscurcie ? Elle n'aurait su le dire, et ce n'était pas là le plus important. Childéric la menait vers les prisons du Sanctuaire. Elle n'y était jamais allée. Or, la pirate qu'elle était s'estimait déjà bien chanceuse de n'y avoir pas séjourné plus d'une fois déjà. Assassin. La rousse avait du sang sur les mains.

Et puis il y avait la Rose Noire. Lucius. Satine… Oh il lui semblait que son Monde venait de voler en éclat. De s'effondrer d'un seul coup. Et peut-être n'était-ce pas finit ? Ses prunelles, avec hésitation, finirent par chercher celles du Lion d'Or. La jeune femme ne tenterait en aucun cas de lire dans ses pensées, mais au moins deviner ce qu'il ressentait et lui laissait entrevoir. Quand tout à coup, quelqu'un les interpella. Une voix autoritaire et féminine. Une prêtresse s'avançait vers eux, le visage austère et constellé de rides, leur faisant signe de s'arrêter.

« Je me charge d'elle jeune homme. » fit-elle en avançant les mains. « Eh bien allons, lâchez-la chevalier. Je vous appellerai une fois que j'en aurais fini avec elle. »

Nimuë regarda Childéric et lui intima, d'un léger sourire, que tout irait pour le mieux. Une fois sur ses deux pieds la belle fut entraînée par la vieille dame qui clopinait, visiblement gênée par quelques douleurs articulaires dues à son grand âge.

« Eh beh, tu t'es bien arrangée ma fille. »


Installée au beau milieu d'une des cavités creusées à même la falaise, Nimuë gardait toujours le silence. La vieille froissa le morceau d'étoffe souillé de sang au dessus de la cuvette remplie d'eau avant de renouveler une fois encore, la même opération. Lavée des salissures, soignée, la pirate avait été plus que bien traitée. Était-ce si surprenant que cela ? Nimuë ne s'interrogea pas davantage et se releva quand la Prêtresse d'Athéna lui en donna l'ordre.

« Tu n'es pas très bavarde, hm ? Ce n'est pas grave. »

Avait-elle déclaré en riant, brisant son masque de sévérité. La jeune femme étudia ses blessures avant d'être dérangée par la suivante de la Sagesse qui l'aida à enfiler une robe à la romaine toute simple, d'un blanc immaculé. Cela fait, la rouquine alla s'installer lentement dans un recoin de sa cellule, laissant son dos s'appuyer contre la pierre. La Prêtresse la regarda enrouler ses bras autour de ses genoux qu'elle avait ramenés contre elle, soupira quand la Sirène fit disparaître son joli minois sous l’écheveau de sa chevelure flamboyante.

« Chevalier d'Or ! Vous pouvez entrer. »

La vieille s'extirpa de la cellule et laisse le géant entrer.

« Je ne serai pas loin. »

Fit-elle en s'éloignant, toujours dans cette démarche mal-assurée.





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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Mer 21 Sep - 23:31
    Le lion prit soin du corps de la jeune femme le temps qui les séparait tous les deux des prisons. Il n'avait pas envie de l'amener ici. Mais il le devait, et il était le genre d'homme à, qu'importent les circonstances, faire passer son devoir avant tout le reste et surtout sa propre vie. Il pouvait sentir la tête de la jeune femme bouger légèrement dans le creux de son bras au rythme de ses pas dans les marches infinies du Sanctuaire. Il l'avait vu se réveiller, mais il n'avait rien dit. Elle avait besoin de temps pour elle. De temps pour pleurer et de temps pour regretter. Du temps pour reprendre pied après l'horreur sans nom à laquelle elle a été soumise. Après une longue période de cette silencieuse communion, les deux êtres finirent par arriver dans les prisons du Sanctuaire. Phocas l'avait emmené ici plusieurs fois. Childéric n'aimait pas cet endroit et il était difficile pour lui d'y laisser la jeune femme. Elle finit alors par chercher son regard. Les quelques instants fugaces, volées encore une fois, qui furent les leurs, avant que la voix de la vieille prêtresse ne brisa tout ça. Les yeux du lion assurant malgré tout la jeune femme.

    Il lui fallut quelques instants pour qu'il comprenne qu'elle lui parlait et pour relâcher de ses bras puissants la jaune femme. Seul alors dans cette antichambre du temps perdu, le lion se mit à faire les cent pas et à repenser aux mots du légat. Il n'avait pas la moindre idée de comment considérer en tant que tel, les soldats... Mais tout ça c'était du passé et il retrouverait bientôt le chemin de l'océan. Le lion ne doutait pas qu'il revienne pour chercher la jeune femme, il l'avait dit et il ne doutait pas qu'il le fasse. Ce légat-là lui était déjà moins antipathique que le précédent. S'il n'aimait pas le premier, il n'avait justement rien à faire de ce légat-là. Il était dans la même espèce de politicien hypocrite que les autres, à ne juger la valeur d'un sacrifice que quand il lui sert, pas quand il est nécessaire. Et la même voix qui l'avait troublé de ses pensées la première fois, le ramena de nouveau à la réalité et l'invita à aller parler à la jeune femme dans la cellule.

    Le lion entra donc dans la pièce. Et il vit alors la jeune femme roulé en boule, affecté par le chagrin, la douleur et le dégoût. D'elle-même et de ce qu'elle avait fait. Il avait mal pour elle, énormément. Le Mérovingien était l’architecte de tout ça. Mais que pouvait-il fait d'autre ? Rien... il n'avait fait tout ce qu'il avait pu et tout ce qui était en son pouvoir. C'était bien peu. Mais c'était mieux qu'habituellement. Au moins, cette fois-là, il n'était pas resté impuissant et incapable de lui venir en aide. De là à dire qu'il l'avait sauvé... C'était se jeter trop de fleur. Mais il l'avait empêché de sombrer et c'était toujours ça. Il remercia la prêtresse comme il se devait et attendit qu'elle le laisse rentrer pour prendre place dans la cellule. Il resta là quelques secondes à ne pas vraiment savoir quoi faire et puis il s’avança dans la pièce. Il arriva alors au niveau de la jeune femme, s'adossa contre le mur et se laisser tomber à côté d'elle sans rien dire et sans rien faire d'autre que ça. Juste là, juste à deux.

    « - Tu veux me raconter ? »

    Le lion passa alors sa main autour des épaules de la jeune femme et l'amena alors vers lui. Il ne savait pas si elle se laisserait faire, si elle se débattrait ou si simplement, elle ne voudrait pas de lui. Mais c'était la seule et unique chose qu'il pouvait faire à ce moment précis. Impuissant, une fois de plus. Toujours. Bête, chasseur, harmonie. Tout ça, ce n'était pas encore assez. Au final, la seule chose qui l'avait porté, c'était sa foi. Et tout ça, ça valait la peine au fond. Mais que pouvait-il dire d'autre. Orion était mort, elle était enfermée et les mots qu'elle avait dite au lion restaient marqué dans son cœur, même s'il savait que ce n'était pas en réalité d'elle qu'il venait, mais d'une colère poussait à l'extrême. Cette colère et cette rage elle venait bien de quelque part, de même que les mots qu'elle avait prononcés.


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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Jeu 22 Sep - 21:29
Un temps pour tout







Il y avait un temps pour toutes choses en ce monde ; un temps pour se souvenir et pour oublier, mais cela la jeune femme en était incapable pour l'heure. Pourrait-elle seulement occulter la douleur ? Les images qui tournaient sans cesse dans son esprit ? Elle-même en était arrivée à la conclusion que c'était elle qui aurait dû mourir. Pas lui. La jeune femme avait l'impression qu'elle avait commis l'acte le plus grave qui soit. Une hérésie contre elle-même, ce qu'elle allait devenir. Devait être. Comme si elle avait rayé d'un trait, ce qu'elle avait construit pour eux. Satine et Orion. Mais en fin de compte il semblerait que malgré ses efforts, la belle ne soit pas parvenue à changer le cours des choses. Leur tragique destinée. Les derniers mots de l'ancien Juge des Enfers la frappèrent avec dureté, la fit mordre sa lèvre inférieure jusqu'au sang. Punition bien futile. Dérisoire. Il y avait un temps pour tout ; un temps pour rire et un autre pour pleurer.

Oh comme il lui semblait lointain le temps où elle riait encore avec un semblant d'innocence et de naïveté. Pour autant la jeune femme savait qu'elle n'avait jamais pu être ainsi. Enfance brisée. Candide ? Elle ne le serait probablement pas. Jamais. Soldat. Mais elle sentit le bras du Lion l'envelopper, tenter de l'extraire de son monde de souffrance. Sa tête se releva vers lui et le Lion put voir à quel point elle était anéantie. Muselée par le silence. Imposé. Lèvres closes, un mince filet de sang glissait encore le long de son menton, se perdait dans son cou et ses cheveux de feu. Image bien fragile d'une flamme pourtant d'ordinaire si vivante, ardente. Le reflet d'un miroir, de ce qu'elle fut cette fois-là, dans son temple. Malade.

Le Sanctuaire me tue.

Pensait la jeune femme en gardant le silence. Car le temps gardait une place pour lui, aussi. Les mots importaient peu, pour l'heure. Viendrait le jour où elle pourrait de nouveau chanter. Seulement voilà, la Sirène était en cage. Et comme l'oiseau, elle allait perdre de sa superbe. Entamer une lente chute, une dégringolade dangereuse. Privée de sa liberté. Puis ses yeux exprimèrent une vague interrogation. Lui raconter quoi ? Son visage se ferma et elle le détourna pour regarder les ombres. Ouvrir sa main. Le faible éclat de l'or parmi les ténèbres. Un fragment précieux.

Je ne peux pas le garder.

Sa main chercha celle du Lion d'Or et elle laissa l'anneau revenir au Prince Déchu. Pourtant elle ne cherchait toujours pas à se dégager de son étreinte. Le temps de la fuite était révolue. Nimuë, au contraire, alla se lover tout contre le jeune homme, calant sa tête dans le creux de son cou et y déverser les quelques larmes encore prisonnières. Il y avait un temps pour tout, celui du désespoir et des adieux.

Oui tu es un soldat Childéric, et tu vas devoir me laisser. M'abandonner.

Comme tous les autres. Son cœur se comprima dans sa poitrine, et elle avait si froid. Après l'éclatante lumière et chaleur qui s'étaient déversées en elle, la voici en plein milieu d'un désert de froideur et de désolation. Seule. Enfant-Ermite. Les prédictions d'Endymion se révélaient être justes.

Le Sanctuaire me tue…

Le temps de l'oubli et de la noirceur était arrivé. Un léger vent s'engouffra tout à coup, laissant son corps affaiblit tout tremblotant.

Jamais je n'aurais dû revenir. Les conséquences…

Comment aurait-elle pu prévoir tout ceci ? Pourtant une petite voix lui avait susurré qu'après son départ du Sanctuaire, plus aucun retour ne serait possible. Mais c'était sans compter son devoir et son affection pour un enfant de la Terre.

La pirate se redressa quelque peu pour plonger son regard azur dans celui du jeune homme. L'une de ses mains trouva le chemin jusqu'à sa joue qu'elle frôla en une simple caresse. Un vague sourire se voulant rassurant. Mais toujours ce même silence imposé.

Un temps pour tout. Il allait la quitter or, peut-être, qu'il saurait la retrouver ? Ou la retenir ?





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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Sam 24 Sep - 19:20
    Aucun son ne sortit des lèvres de la jeune et elle ne répondit pas à sa question. L'atmosphère était lourde triste. Voir la jeune femme qu'il aimait ainsi brisa le cœur du lion d'or. Il était en partie responsable de ça, c'était lui qui l'avait mis en cage. Il aurait pu refuser de suivre l'ordre de la déesse, mais il n'avait pas voulu. Ces ordres-là, de sa bouche à elle, en personne, c'était l'absolu. Rien ne pouvait s'opposer à leur réalisation, pas même l'amour et le cœur du lion. Tout ça, il l'avait mis sur le côté et il avait monté ces maudites marches vers l'ombre et le noir. Soldat. Il la laissa alors se lover contre lui autant qu'elle voulait. Encore une fois, il était impuissant et incapable de faire quoi que ce soit pour venir en aide à Nimue. Certes, sa prière à la déesse l'avait sauvé et sûrement, cet appel à la bonté d'Athéna lui avait évité de plus graves problèmes mais... le résultat était là, elle était brisée et il avait un rôle à jouer dedans.

    Il fut surpris de la voir prendre sa main et encore plus surpris par ce qu'elle y déposa. Et ce qu'elle y déposa lui fit mal encore. Elle lui rendait le cadeau qu'il lui avait fait, le petit anneau sigillaire, son identité, son essence. Mais elle ne partait pas, elle l'avait dit et c'était vrai, le temps de la fuite était terminé. Incapable. C'est ce qu'il était. Incapable de faire quelque chose pour l'aider, pour la soutenir, pour lui apporter ce dont elle avait besoin dans ce moment difficile. Ses poings, encore une fois, n'étaient bons qu'à détruire et à rien d'autre. Le jeune homme resserra son étreinte sur Nimue quand il l'a senti trembler par le vent froid qui balaya la cellule. Son séjour ici allait être difficile pour bien des raisons. Et dire qu'il allait devoir la laisser seule pour accomplir son devoir. Car c'est ce qu'il était, un soldat. Oh que c'était facile d'être un soldat quand on avait poussé pour lui hors de sa vie tout ce qui pouvait l’empêcher d'accomplir son devoir. Les choses étaient maintenant plus difficiles...

    Elle planta de nouveau ses yeux dans ceux de Childéric et il répondit par toute la tendresse dont il était capable. Il remarqua le sang qui perlait de ses lèvres rouges. Rouge sur rouge. Il essuya alors le sang qui coulait d'un léger et doux coup de son pouce. De son autre main, il fit jongler l'anneau, détaillant le motif qui s'y trouvait. Sous ses doigts, passa l'inscription latine Childeric Rex et une figure royale détaillé sur le reste de la bague. C'était ce qui était censé le représenter en majesté quand, fils du roi Clodomir, il aurait accédé aux nobles fonctions qui auraient dû être les siennes. Il était roi. Il était né alors que son père était déjà mort. Son seul lien avec la réalité, la seule chose qui était à lui et à propos de lui, bride d'ego et d'existence. Il poussa un profond soupir et chercha à son tour la main de la jeune femme avec celle qui avait l'anneau dans sa paume. Il finit par la trouver et la serra, tout en y laissant tomber l'anneau sigillaire.

    « - Il est à toi maintenant. Tu me le rendras, le jour où tu te seras lassée de moi. Et si ça n'arrive pas, il t'accompagnera aussi longtemps que tu voudras, et tu le donneras après, à quelqu'un qui comptera beaucoup pour toi. Mais s'il te plaît, ne me le rend pas, garde le ! »

    Le lion lâcha alors la main de Nimue, y laissant l'anneau, avant de mettre sa dextre sur la joue de la jeune femme et de délicatement caresser du pouce sa peau blanche. Ce profond sentiment d'impuissance monté en lui encore une fois comme une marée sombre. Il déposa ensuite un délicat baisé sur le front de la rose blessé.

    « - Je suis désolé de ne pas avoir pu faire assez... Je t'avais promis pourtant... Désolé... »

    Plus jamais, c'était ses propres mots. Qu'il avait répété encore et encore. Et pourtant... Pourtant, tout semblait voué à se répéter, encore et toujours. Sans qu'ils ne puissent connaître la paix. Qu'ils étaient beaux leurs baisers volés, il y a quelques heures de ça, dans le jardin du cinquième temple. Une vie d'écart en quelques heurs... Puis une violente quinte de toux secoua le corps du lion et un peu de sang perla entre ses dents. Cadeau du chasseur et du pouvoir qu'il avait utilisé sans savoir, pour essayer et pour rater ! Ce n'était jamais assez. Un soldat, il n'était que ça...


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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Dim 25 Sep - 13:16
Abandon








Soldat. C'était ce qu'on attendait de lui, Prince Déchu, ce qu'il désirait aussi. Il y a des chants du cœur que l'on ne saurait ignorer, des appels auxquels nous étions soumis. La main de la Déesse s'était posée avec délicatesse sur le Lion d'Or, partageant bien plus qu'il l'avait supposé, éveillé ou affirmé plutôt, cette dévotion chez lui. Childéric. La jeune femme le comprenait de plus en plus ; chaque mot, chaque acte le lui prouvait avec de plus en plus de force. Son sourire mélancolique ne la quittait plus, pas même quand il avait enlevé le sang sur ses lèvres, avec une certaine tendresse. Oh comme il devait souffrir de cette situation. De lourds nuages s'installaient, étalant une ombre sur ces deux êtres. Un gouffre se creusait, elle en avait la poignante sensation. Bien plus encore quand il lui parla de lassitude. De le garder, pour le donner à quelqu'un qui comptait beaucoup pour elle. L'incompréhension succéda à la tristesse. Nimuë fronça des sourcils, secoua sa tête de droite à gauche, eut un léger mouvement de recul, de protestation. L'anneau récupéré, elle le posa farouchement contre sa poitrine, lui adressa un regard peu amène.

Tu oublies qui règne dans mon cœur, Prince Déchu.

Quelques larmes de frustration et de colère mêlées firent briller ses yeux pâles. Les mots portés à son encontre étaient pires que des coups de poignard. La rose blessée semblait bien déçue. Cependant, elle ne fit rien pour s'extraire de ses marques d'affection. Alors ses yeux se détournèrent, détaillant à son tour les inscriptions sur le bijou. Devoir, soldat. Il lui avait pourtant tant offert, et elle, si peu de choses en comparaison. C'était elle qui le mettait dans l'embarras, lui imposait une situation bien difficile. S'opposait à son sens patriotique. Qui l'empêchait d'aller vers la Lumière de la Sagesse. Ce constat lui serra la gorge, étouffant du même coup un sanglot derrière une paume tremblotante.

Promesse ? Oui. Je me souviens. Tu n'as pas à l'être, désolé. C'est moi, ça toujours été moi. Suis-je une chaîne te retenant d'aller vers les étoiles, Childéric ?

Comme pour lui répondre, le Lion d'Or fut prit d'une quinte de toux qui le secoua. Impuissante. La jeune pirate se referma encore plus. La vérité était douloureuse, criante, difficile à supporter.

Est-ce moi qui te tue ?

Nimuë O'Bannon avait terriblement mal à cet instant précis, pour autant, elle cacha ses émotions derrière un masque de stoïcisme absolu. Il devait prendre seul cette décision, elle n'avait pas son mot à dire. Elle ne voulait plus le précipiter à sa perte, le laisser dans une position infernale. Deux êtres, deux royaumes. Il n'y avait qu'elle pour graviter entre leur monde et… Non, jamais plus la Sirène ne voulait être un Poison, une fourbe Créature.

Je ne veux plus voir perler ton sang à cause de moi.

Dommage qu'il ne puisse lire dans la trame de son esprit. Deviner les tourments qui assaillaient la rousse. Avec lenteur, elle chercha de la chaleur au creux de ses bras.

Je ne veux pas être l'instrument de ta perte.

En silence elle pleura, demeura immobile pendant de longues minutes, à calquer sa respiration à la sienne, à écouter les battements de son cœur. Le regard perdu dans le vague, mi-clos, sur le point de sombrer dans le sommeil, la belle regardait l'anneau sigillaire qu'elle finit par glisser à son annulaire gauche, contre ce que les Grecs appelaient « vena amoris ».

Après un temps, la vieille Prêtresse fit son apparition dans la cellule. En silence elle s'approcha du couple qu'elle observait avec gravité. Elle tendit les bras au Lion d'Or, lui intimant s'il désirait qu'elle reprenne la relève.

Soldat, il avait un devoir à accomplir.

Abandon.





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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Dim 25 Sep - 14:20
    Le lion sourit, presque bêtement, quand elle lui fit comprendre qu'elle voulait garder l'anneau pour elle. Et ça lui fit plaisir. Il savait, et c'est ce qu'il avait voulu dire, qu'il ne vivrait pas aussi longtemps l'un que l'autre. Elle lui avait dit, qu'elle, avait un destin qui l'appelait à transcender le temps et tout ce à quoi le lion pouvait aspirer, c'était de transcender sa propre vie pour y trouver malgré tout, le repos de la mort et l'apothéose de ses crocs. Ce qu'il voulait au fond, c'était que même après tout ce temps, qu'elle se souvienne de lui. Mais il était plus doué avec ses poings qu'avec les mots et surtout quand il s'agissait de dire ce qu'il avait sur le cœur. Il se débattait encore, avec ses sentiments étranges qu'il avait pour la petite boule de chaleur qu'il avait là tout contre lui. De l'espoir, dans la vie d'un soldat. Il attendait d'entendre le son de sa voix, à vrai dire, ça lui aurait fait du bien à ce moment précis, mais rien ne vient, elle ne lui offrit que le silence. On empêchait la sirène de chanter.

    Le lion, d'un revers de sa main, essuya à son tour, le sang qui perlait de ses lèvres. Il lui faudrait un peu de temps pour récupérer de ça et il devait surtout comprendre. Comprendre ce qu'il avait fait et ce qu'il était. La bête, il l'avait découverte dans le temple des poissons, en étant témoin de l'état déplorable de Nimue. Et encore, les sentiments qu'il avait pour elle à ce moment-là étaient bien différents ! Il avait donc après, lu une lettre que son maître lui avait laissée, scellée, qui ne devait être lue que quand il aurait découvert ses crocs. Childéric l'avait d'abord jeté, il avait hésité à la bruler, mais il l'avait gardé et l'avait lu à ce moment-là. À force d'agiter les crocs, on finit par voir la bête qui se trouve à l'autre bout. Mais ce qu'il vivait là, ne ressemblait à rien à ce que son maître lui avait décrit. La bête il l'avait connu et il avait compris après, bon nombre de chose. Mais le chasseur et l'harmonie ? Un monde nouveau, différent. La préparation de son maître finalement, n'avait peut-être pas été fait en vain. Mais le résultat cependant, restait le même, la bête rongeait son cœur. La vieille prêtresse fit alors son apparition et demanda au lion s'il souhaitait partir.

    Il lui fit un signe de la tête indiquant qu'il préférait rester là, encore un peu. Il devrait partir, bientôt. Mais il ne voulait pas. Pire encore, il devrait quitter bientôt, le sanctuaire et sa belle. Ça lui faisait mal ! Il attendit alors là sans bouger, que la prêtresse parte, ce qu'elle fit après quelques longues minutes. Il n'avait rien dit pendant ce temps, il avait laissé la belle rousse pleurer là, tout contre lui. Quand ils furent de nouveau seul, il prit la tête de la sirène dans ses mains et posa alors de nouveau un baiser sur ses lèvres. Léger, rapide. Mais assuré !

    « - Tu ne peux pas parler hein ? Je vais devoir faire la conversation tout seul alors. »

    Le lion se tut alors quelques instants. Il ne savait pas vraiment par quoi commencer. Quoi dire non plus exactement. Il avait tellement poussé loin de lui tout ce genre de sentiment, qu'il s'était résolu à ne jamais y être confronté. Qu'une fois devant eux, il en savait pas vraiment quoi en faire et surtout, quoi dire. Il était déchiré, entre elle et son devoir. Entre sa vie de soldat et sa vie d'homme. Et il se lança alors, sans savoir où il allait atterrir. Il se mit juste à parler. À parler pour deux.

    « - Tu l'as vu, cette bête dans mon cœur, doucement, elle me tue. Mais elle est différente de celle qui a rongeait pendant longtemps le cœur de mon maître jusqu'à le tuer. Tu as vu ce qu'elle est capable de faire et moi avec elle. Je ne la comprends pas, je ne la maîtrise pas. Mais je pense pouvoir y arriver. Au prix du grand sacrifice oui, mais cela sauvera ma vie et ça t'aidera peut-être toi. C'est tout ce que je veux être capable de faire en réalité. De pouvoir t'aider. Je ne sais pas où nous allons, mais y allons, et nous y allons ensemble. Je me déteste pour t'avoir enfermé ici, mais c'était mon devoir. Ça finira par nous faire mal, je le sais, je le sens, je le vois. Je ne sais pas où on va, mais je veux y aller avec toi. Nous ne sommes pas du même monde, tu as un futur et je n'en ai pas. Tu as une histoire et je n'en ai pas, mais peut-être qu'ensemble, nous arrivons à trouver tout ça. »

    Et le lion se tourna alors vers la jeune femme et planta ses yeux dans les siens. Ses yeux qui, si souvent marqué par l'ombre de la bête, n'avaient rien d'humain. Là, il criait leur humanité et à quel point son cœur était déchiré. Prince sans royaume, roi sans couronne, mais peut-être qu'il existait quelque chose pour lui.

    « - Je t'aime. »

    Trois petits mots, terriblement simple. Mais compliqué à dire. Jamais, il ne lui avait dit encore et maintenant plus que jamais, il était certain de ce qu'il ressentait pour cette princesse pirate. D'abord égoïste, il l'avait voulu près de lui pour qu'elle puisse le comprendre, car de tous, c'était la seule à en être capable. À voir, sous les cicatrices et le devoir, sous le masque du soldat. Mais au final, il avait trouvé en elle bien plus que ça...


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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Dim 25 Sep - 15:50
Perdus








La vieille femme au service d'Athéna eut un sourire énigmatique avant de quitter la pièce. Une vague lueur de tristesse animait ses yeux clairs et elle eut une prière pour le couple maudit. Que les Moires pouvaient être cruelles. Or peut-être se trompait-elle ? Peut-être avaient-Elles d'autres desseins plus lumineux pour eux, Sirène et Lion. Pourtant, c'était une voie de sang qu'ils avaient emprunté il y a peu. Le sentiment amer que la Mort se penchait sur leur canevas était fort et puissant. Une prémonition que la pirate avait aussi tandis qu'elle laissait le Lion quérir un énième baiser sur ses lèvres. Si fugace que ses yeux mirent du temps à se rouvrir. La fatigue pesait, elle le sentait mais elle lutterait. Car le Lion était sur le point de délier sa langue. Chose assez rare pour que la jeune femme soit interpellée. Il régnait donc un chaos bien plus grand qu'elle ne l'avait suspecté chez Childéric ? Oh… elle se trompait lourdement, avait raison dans un même temps. Elle était et représentait ce qu'il lui avait cédé : l'anneau.

Je ne le peux pas, comme je ne le veux pas. Pensa la jeune femme dans un petit sourire contrit, jouant distraitement avec l'une des mèches de ses cheveux d'or. Il y a un temps pour se taire et pour écouter. C'est à ton tour de parler. À moi de comprendre. De voir.

Il y eut un moment de flottement, de ce que la jeune femme connaissait que trop bien. La recherche des mots, des bons, des justes. Retranscrire ce que l'on a sur le cœur était toute une épreuve. Pour lui, comme pour elle, ainsi l'encouragea t-elle en posant sa tête contre son torse, l'observant en s'efforçant de lui sourire, sans jamais cesser de faire danser ses doigts dans la chevelure du jeune homme. Peu à peu, Nimuë s'immobilisa, comprit très vite le sens de ces mots et ce qu'ils sous-entendaient. La confortant dans sa propre idée. Pour elle, ils évoluaient en effet dans l'obscurité, tâtonnant, aveugles, sur des sentiers bien sinueux. Mais la Sirène avait cette effroyable sensation que c'était elle qui l'entraînait dans les abysses, l'envoûtant pour le perdre, l'égarer hors de sa route originelle. De son Destin. Mais pour aller vers où ? Là était toute la question, et la réponse n'était pas évidente, ni simple. Oui elle avait vu la Bête, avait compris ce dont elle était capable, l'avait vécu pas plus tard que ce jour. Ses crocs, sa morsure, elle sentait cela encore sur sa chair, sur son âme, en plus de ce lien avec la Déesse. Ce feu qui l'avait brûlé, créature sombre.

Ombre et Lumière. L'un ne saurait exister sans l'autre.

Je ne veux pas d'une telle fatalité. Pas pour toi. N'oublie pas ta promesse, ce que tu me dois.

Sa mort. Sa Vie. Quel pacte avait-il noué avec elle ? Un jour ou l'autre ils finiront par le regretter ou se rendre compte que tout ceci… était bien illusoire. Il resterait toujours cette dualité. Celle du soldat et du devoir. Et puis il y avait les appels du cœur. Opposés à la raison. Pas de futur, pas d'histoire, une finalité tragique, voilà ce qu'il lui disait, lui soufflait à l'oreille. La pirate le savait que trop bien. Et il y avait ce « mais ». Ce mince espoir ténu qui les liait ensemble. Sous une même bannière. C'était cela le problème.

Ce tiraillement… Oh Childéric, je…

Sa bouche s'ouvrit alors mais rien ne put en sortir. Ses yeux s'écarquillèrent sous le coup de la surprise. Ce nouvel éclat dans ce regard, celui qu'elle faisait naître et qu'elle voyait avec tant d'intensité pour la première fois, la pétrifia. L'ébranla. Tout fut balayé en quelques secondes. Si soudainement qu'elle ne sut comment réagir. Que faire. L'aimer, elle. Il était déjà trop tard. Ses prunelles pers vibrèrent sous le coup de l'émotion et elle sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine.

Un soldat amoureux. Quelle chose tragique. Or donc la Sirène Maléfique avait déjà fait son œuvre, avait attiré à elle le pêcheur éploré. La gorge nouée, la rousse se recula un peu. Le regardant avec gravité.

Mais et ton devoir ? Non, tu ne dois pas…

Criaient ses yeux pers. Toutes couleurs sur son visage s'étaient envolées, désertées. Le seul être qu'elle avait jamais aimé, ou qu'elle avait pensé aimé… Un bref instant ses yeux se refermèrent au Monde et elle bascula.

Lucius.

La barrière entre la haine et l'amour était si mince. Elle rouvrit ses yeux, se rendit compte qu'elle était protégée entre ses bras. Alors, avec douceur, toujours de plus en plus tremblante, partagée, soumise à son Destin, elle leva sa main devant le visage du Saint, lui présenta à sa vue son anneau dont elle avait paré son annulaire.

C'est déjà trop tard, hm ?


Perdus.





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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Dim 25 Sep - 19:27
    Il remarqua qu'elle jouait ainsi avec ses cheveux et ça l'amusait. C'était quelque chose de si banal et pourtant, d’exceptionnelle. Toujours si proche, mais surtout si loin ! Il pouvait la sentir là, posé contre lui. Malgré le vent cinglant qui balayait la cellule et l'humidité certaine qui y régnait, malgré l'obscurité dans laquelle ils étaient plongés et la douleur qui vivant dans son cœur, le lion à ce moment précis, se sentait presque à sa place. Non pas dans cette prison, mais à côté d'elle. Malgré tout ce qui s'était passé, il était content de pouvoir enfin mettre des mots sur tout ce qu'il pouvait ressentir. Il n'était pas sûr de s'y prendre correctement ou de réussir à bien exprimer ce qu'il avait sur le cœur, mais parler lui faisait étrangement du bien. Il n'était pas du genre à s'éteindre, plutôt à aider les autres qu'à leur demander de l'aide. Aider, et encore, quand il en était capable. Rarement. Jamais. Et ça le rongait, d'être inutile. D'être ce soldat qui ne pouvait pas aider. Servir.

    Il la sentit se figer à côté de lui quand il parlait. Oui, ils avançaient droit vers les ténèbres, droit vers l'ombre, la guerre et la mort. Inévitable, toujours là. Elle attendait son dû et bientôt, elle viendrait le prendre. Childéric ne se faisait pas d'illusion, la mort elle, viendrait bientôt pour le prendre lui. Dans la violence du combat, dans le feu de la guerre. Il n'aurait pas le loisir de mourir dans son lit. Jamais ils n’élèveraient de chèvres ensemble. Il ne mourrait pas dans son lit. Il n'existerait pas. Peut-être... Il vit la surprise se dessiner sur le visage de Nimue. Elle ne pouvait pas lui répondre, tout aurait plus simple. Elle l'aurait alors envoyé paître ou elle lui aurait dit qu'elle éprouvait la même chose pour lui. Oui, il existait quelque chose entre eux, mais quoi exactement . C'était ça le plus difficile, mettre des mots sur ça. Impossible. Il vit les couleurs quitter son visage et il la vit alors doucement sombrer. Était-elle blessée encore ? Le mal restait en elle . Non, ça ne se pouvait, la déesse l'avait chassé, il ne pouvait lui avoir échappé ! Aussi vicieux et pernicieux que soit son maître, il ne pouvait échapper à Athéna et il n'échapperait pas non plus au chasseur. Il l'avait senti, il l'avait goutté et le chasseur le traquerait ! Mais elle allait bien et après quelques petites secondes, elle présenta son annulaire au bout duquel elle avait passé l'anneau. Il fallut quelques secondes au lion pour comprendre ce qu'elle voulait dire par là.

    « - C'est ta façon de me dire que toi aussi c'est ça ? »

    Le lion attrapa alors la main de la jeune femme et il passa ses doigts entre les siens. Où ils allaient. Nulle part, mais c'était une route qu'il était content de ne pas prendre seul. Autant qu'il profite du peu qu'ils avaient plutôt que de rêver ce qu'ils n'auraient jamais. Leur vie ne serait jamais normale, c'était leur rôle d’éveillé. De soldat. Ils devaient se battre pour leurs dieux, peut-être un jour, l'un contre l'autre. Beaucoup auraient à redire sur leur histoire. A vrai dire, parler de tout ça, ce n'était pas forcément la meilleure des idées qu'ils ont eu tous les deux. Mais à quoi bon, après tout ce qui s'était passé. À quoi bon ?

    « - Tu sais, j'ai toujours imaginé que je mourrais rapidement. Que je donnerais ma vie pour aider Silas et Ainia. Pour eux, pour qu'ils puissent construire quelque chose. Mais j'ai tout raté. Ainia a disparu. Elle peut être n'importe où sur terre, même morte ! Et on ne peut rien faire, je n'ai pas pu l'aider. Je ne peux pas aider Silas et surtout... je ne peux pas t'aider toi ! À quoi ça sert d'avoir tant de pouvoir si c'est pour me sentir si inutile hein ? Regarde où tu es à cause de moi... »

    Peut-être parcequ'elle ne pouvait pas répondre qu'il avait autant envie de parler. Toujours est-il, qu'encore une fois, il se livrait. Plus que jamais, plus qu'à n'importe qui. C'était son cœur qu'il lui offrait. Son cœur et tous ses doutes, toutes ses peurs. Et bien plus encore. Sa détermination aussi, sa capacité de se relever et de se dépasser encore et toujours.

    « - Mais j'ai la foi. En Elle et en nous... »


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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Dim 25 Sep - 20:19
Sceller cette folie








À sa question, elle se contenta d'y répondre par un sourire. Si simple, si doux. C'était suffisant, nul besoin de mot en fin de compte pour se parler et se comprendre. La leçon de Bélisaire portait ses fruits. Si cela l'amusa l'espace d'un instant, la jeune femme cessa bien vite de songer à son passé. Il ne lui apportait que du tourment. Vivre au jour le jour, n'était-ce pas ce qu'elle lui avait promis de faire ? Non, c'était à elle et à elle seule qu'elle s'était fait cette promesse. D'avancer. Elle lia ses doigts aux siens. Ils les nouèrent ensemble comme pour sceller ce pacte silencieux. Du moins Nimuë comprenait-elle cela de cette façon. Les actes, au-delà des paroles. Cependant, ce qu'il lui confia ensuite, était d'une certaine importance. Il avait besoin d'une oreille attentive et cela, Nimuë ne saurait lui refuser. Alors écouta t-elle avec attention, serrant de temps à autre davantage son étreinte sur la dextre du Lion. Lui signifier par là qu'elle était présente à ses côtés.

Je ne t'abandonnerai pas.

Mais lui ? Lui le soldat oscillant entre son devoir, son honneur et sa vision de son futur ? Pouvaient-ils entrelacer leurs deux Destins ? La Sirène Maléfique se doutait de la finalité de la chose. Il n'y avait que les bras noirs de la Mort qui les attendaient à la fin de leur voyage. Pas d'histoire, de futur. Seule demeurait sa Foi. Nous, Elle. La jeune femme hocha doucement de la tête, elle aussi aimerait croire à cet infime espoir. Pourtant, ils avaient beaucoup à perdre et… la phrase du Lion d'Or résonna en écho dans son crâne.

« On sait toujours ce qu'on perd, mais on ne sait jamais ce qu'on gagne. »


Sa main libre se posa contre la poitrine de Childéric. Sous la cime de ses doigts, elle pouvait sentir les battements sous sa peau, à travers le mince tissu.

Tu es vivant.

Elle tapota avec douceur l'endroit où devait se trouver son cœur, se désigna elle, ensuite dans un nouveau sourire.

Et je serai Celle-qui-décidera-de-ta-Mort.

Tel était le rôle de la Sirène Maléfique, Celle-qui-annonce-la-venue-de-la-Mort. S'il n'y avait rien de très réjouissant là-dedans, au moins tirerait-elle la vaine et vague espérance qu'il ne mourrait pas aussi tôt qu'il le pensait. Le comprenait-il ? Elle en doutait. Il n'avait pas changé de discours, pas du tout et ce depuis leur toute première rencontre. Pour autant qu'elle pouvait en juger la pirate avait tout de même noter une évolution dans son aura. Chez la Bête. Encore elle secoua sa tête en signe de son désaccord. Porta la main du jeune homme contre son cœur.

Je suis vivante.

Tentait-elle de lui dire à travers un regard emprunt de divers sentiments. Une ombre fila dans ce dernier, si bref qui portait le nom d'Orion. Sa tête se baissa par honte, elle devinait encore le sang qu'elle avait sur les mains. Alla trouver refuge entre les bras du Lion.

Ainia… Je vais la retrouver.

Et elle chercherait le Soleil Noir. Sa seule et unique piste. Une motivation comme une autre. Pourquoi pas chercher l'absolution dans cette quête ? Une prise à laquelle se raccrocher. Car la nuit était noire et pleine d'incertitudes. Avec le Saint à ses côtés, elle lui apparaissait plus clémente. Mais ce n'était désormais plus qu'une question de temps avant qu'il ne s'en aille et qu'il l'abandonne. Nimuë ne le voulait pas. Mais il y avait cette Foi. Elle et eux.

Je t'attendrai. Et je t'interdis de mourir. J'irai moi-même te chercher en Enfer s'il le faut ! N'oublie pas tes promesses Lion.


Un autre échange de regard silencieux mais qui en disait plus long que n'importe quel discours. Tu vas me manquer. D'un coup, Nimuë tira sur la chemise du Lion d'Or pour l'attirer à elle. Je suis avec toi. Voilà où je suis. Où nous sommes.

La lumière blafarde de la lune qui se levait étendit ses bras jusqu'à eux. Amants maudits. Ce fut à son tour d'aller quérir un tendre et furtif baiser sur ses lèvres. En posant son front contre le sien, elle plongea ses iris dans les siennes, le dévora de longues secondes où leurs deux souffles s'entremêlèrent.

Nous commettons une folie, Prince de mon Cœur. Et un jour je sais que notre royaume s'effondrera mais… tant pis. Mais je t'en supplie, ne m'abandonne jamais, ne me dis jamais plus de tels mots.





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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Jeu 29 Sep - 1:03
    Étrange sentiment que ceux du lion maintenant. Il était à la fois triste et content. Il était presque là où il voulait être. Oh, il aurait aimé que cette conversation se passe ailleurs, sous de meilleurs hospices. Qu'elle se passe libre et qu'il ne soit pas obligé de parler. Qu'il puisse écouter ses réponses. Mais c'était une conversation qu'il aurait dû avoir un jour ou l'autre et pourquoi pas maintenant après tout. Dans leur petite bulle humide et sordide. Mais leur petite bulle a eux. Il pouvait sentir la main de la jeune femme qu'il aimait se resserrer sur la sienne quand il parlait et ces petites étreintes valaient pour lui, mieux que des grands discours. Quand il lui eut ouvert son cœur, elle porta ses doigts sur son palpitant. Oui, elle était celle qui régnait sur son cœur. Elle l'avait dit et il avait accepté de lui donner cette couronne. Ça et bien d'autre chose encore. Il était victime du bon vouloir de la sirène, c'était à elle de choisir quand il mourrait. Et ça, c'était plus qu'il n'aurait jamais pu espérer.

    Il avait toujours pensé que sa vie se compterait en moins, en une ou deux années s'il avait de la chance, car il n'était pas destiné à vivre longtemps. Mais peut-être que maintenant qu'il avait autre chose dans sa vie que la quête d'une mort glorieuse et son rôle soldat, accorderait-il plus de valeur à sa propre existence ? Il lui sourit quand elle porta sa main sur son cœur à elle.

    « - Oui, nous sommes là tous les deux petites sirènes. Plus aucun de nous n'est seul. »

    Il vit ensuite une ombre passer sur son visage et elle se jeta dans ses bras. Il comprit que c'était des regrets profonds et sincères. Elle avait tué Orion... Son corps avait tué Orion, c'était plus juste. Ce n'était pas elle a ce moment-là qui avait agi, ce n'était pas elle qui avait fait tout ça qui avait dit tout ce qu'elle avait dit. Et pourtant, écho à l'humeur de Nimue, une ombre brusque passa sur le visage du lion. C'était une chose de le savoir, c'en était une autre de l'accepter. Mais que pouvait-il bien trouver à redire à ça. Il n'était que ça, un soldat ! Un putain de soldat ! C'était le moyen qu'il avait trouvé pour accepter son sort et sa vie. Mais il avait mieux maintenant, que cette froide résolution et que ce devoir inflexible. Il soupira alors et tenta de faire preuve de conciliation et d’effacer cette ombre sur son visage.

    « - Ce n'était pas toi. C'était la chose à l'intérieur de toi, c'est à elle qu'il faut en vouloir, pas à toi. Je la trouverai et la tuerai. Comme ça, je pourrais peut-être enfin réussi à tenir les nombreuses promesses que je t'ai faite... »

    Leurs regards se croisèrent à nouveau et il comprit avec certitude ce qu'elle voulait cette fois lui dire. On peut en dire beaucoup avec les yeux, peut-être même plus qu'avec les mots, mentir est plus difficile. Mais il est plus difficile de se faire comprendre. Mais là, il savait ce qu'elle voulait dire. Ô comme il aimerait rester avec elle, et pouvoir passer un peu de temps ensemble. L'aider, dans cette épreuve difficile dans laquelle il l'avait plongé. Il se laissa faire quand elle tira sur sa chemise. Et il la laissa prendre se baiser rapide, comme il l'avait fait plus longtemps, avant de coller son front au sien et de perdre ses yeux dans l'iris vert du lion. Humaine, plus que jamais. Seul témoin de cette bête, les petites tâches d'or dans ses yeux. Mais c'était bel et bien ceux d'un homme qui regardait la femme qu'il aimait que pût voir Nimue.

    « - Ensemble. Jusqu'au bout. Plus jamais. »

    Encore ces mêmes mots... Plus jamais ! Mais arriverait-il à donner du sens à ces mots qu'il prononçait trop de fois. À force de les brandir à tout bout de champ, on leur fait perdre leur force. Mais plus que jamais, ces mots étaient lourd de sens et de vérité. Beaucoup de choses allaient changer, il en avait conscience, mais il lui faudrait du temps pour s’adapter. Et il embrassa alors la jeune femme pendant de longues minutes, avant de lâcher ses lèvres.


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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Jeu 29 Sep - 19:36
Ensemble






Plus aucun de nous n'est seul ? En es-tu sûr Lion ? Semblait lui glisser la voix de sa conscience, se heurtant aux souvenirs d'Endymion lui prédisant de bien sombres augures. L'Ermite, voilà ce qu'elle était, représentait aux yeux de diseur de bonne aventure. Ou de mauvaise fortune pour ce cas précis. Mais la jeune femme croyait aux prédictions du jeune homme, bien souvent elle avait pu constater de la véracité de ces dernières, s'étonnant toujours de la justesse avec laquelle il parvenait à voir des événements pas encore arrivés ou passés. Un étrange don pour un Dragon des Mers. Si elle était intimement persuadée que sa carte lui collait à la peau, il demeurait là un espoir, même infime représenté par le Lion d'Or. Pour au moins un temps, oui, Nimuë n'évoluerait pas toute seule. Seulement, qu'allaient-ils récolter ? Souffrances et malheurs ? Très probablement, car cette union resterait sous le sceau du secret. Juste pour eux, leur petite bulle qu'ils allaient devoir entretenir malgré tout. Soldats. Entre devoir, foi et amour.

Et Childéric semblait l'avoir compris lui aussi, alors que ses yeux clairs se teintaient légèrement d'une pointe de mélancolie. Troublant ses iris pleines de cette humanité que la Sirène Maléfique s'était efforcée de voir flotter, d'éveiller au prix du sang et des larmes. Oh comme les deux amants avaient souffert. Et si aujourd'hui ils trouvaient une paix toute relative en plein cœur des geôles d'Athéna, ce ne fut qu'en payant un bien lourd tribut…

Le Prince déchu avait tenté de balayer sa tristesse, son accablement, lui disant, à juste titre qu'elle n'était pas directement responsable de la mort d'Orion. Lucius ? Le trouver, le tuer ? Ce n'était pas à lui de s'embarquer dans pareille vendetta. Mais à elle. Et elle seule.

Non, je ne peux pas te laisser faire cela. Je m'en chargerai seule, je ne veux pas t'impliquer, risquer quoi que ce soit… Te perdre.

Ensemble. Jusqu'au bout. À jamais.

La fille O'Bannon ne voulait pas briser cet instant. Si fragile, si beau. Le faire durer, éternellement. Impossible. Ils allaient bientôt se quitter, se séparer. Quand se reverraient-ils ?

Ne te perds pas dans la neige et dans le froid.

Oh elle aurait voulu l'accompagner, comme elle l'avait envisagé quand ils se trouvaient encore dans son temple, dans son jardin, leur cocon. À la fin de cet échange passionné, reprenant un peu soin souffle, la belle eut un sourire mutin. Comprendrait-il le cheminement de ses pensées, cette expression enjôleuse ? Elle en doutait, mais s'en amusait fortement, preuve en était cette lueur dans ses prunelles rieuses. La rousse l'enveloppa entre ses bras se serra plus étroitement contre lui. Ce fut ce moment que choisit la Prêtresse pour revenir. Elle toussota pour annoncer sa présence, annonça, d'une voix un peu ennuyée, qu'il était temps pour le Lion de s'en aller.

Déjà. Pensa Nimuë avec amertume, se reculant quelque peu, la tête basse. Au revoir, Childéric.

Une ultime étreinte, une dernière caresse sur sa joue.

Ensemble. Jusqu'au bout. À jamais.





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Message Re: [Début Août 550] Silence imposé [PV Childéric]   Sam 1 Oct - 19:21
    Triste constat par ce couple maudit. À quoi en étaient-ils réduits pour avoir quelques moments à eux à l'abri du monde et des regards ? Il avait fallu attendre la mort, le sang et la prison, pour que le lion soit capable de mettre des mots sur ses sentiments et surtout, de trouver un moment pour les partager avec Nimue. Oh que ça avait été compliqué jusqu'ici et le pire était devant eux. Pourtant, aussi sinistre que soit leur décor, il semblait régner pendant quelques instants, éphémères, un peu de paix ici. Dans le cœur du lion au moins, et il l'espérait également dans celui de la jeune femme. Malgré les souvenirs sombres qui pesaient toujours et qui trottaient dans la tête du lion. Oui, les mots de la jeune femme avaient été durs à encaisser. De même que malgré tout, la mort d'Orion, il avait un peu de mal à tout réaliser complètement. L'instant, c'était sur quoi il voulait essayer de se concentrer. Mais ce n'était pas chose facile. Car c'est le problème de l'instant, il ne s'inscrit pas dans le temps, il ne dure pas.

    « - Je sais à quoi tu penses. Je te connais suffisamment maintenant pour savoir ce genre de chose. On le traquera ensemble si tu veux. Mais il t'a fait trop de mal pour qu'on le laisse encore aller. Et si la mort n'arrive pas à le retenir, je m'occuperai de lui. »

    Plusieurs raisons poussés le lion à en vouloir tant que ça à l'ancien maître de la jeune femme et surtout à le retrouver. Bien entendu, il voulait le mettre hors d'état de nuire, définitivement ! La protection. Mais aussi de lui faire payer tout ce qu'il avait fait à l'élu du cœur du lion d'or. La vengeance. La dernière raison, il avait du mal à se l'expliquer à lui-même et encore moins à mettre des mots sur tout ça. Il avait mordu dans une partie de ce mal et la bête avait apprécié. Elle avait toujours faim. Toujours faim de mal, de souffrance, de colère et de haine. Des ténèbres dans toutes ces facettes. La chasse. Pour toutes ces raisons, il faudrait que la jeune femme compte sur lui pour l'aider dans ce combat. Les choses changeaient et ils n'étaient plus seuls, ni l'un ni l'autre. Le lion en avait déjà ressenti les effets. Son mal avait évolué. La bête, féroce cruelle et sauvage était devenu le chasseur. Patient et affamé. Ce pouvoir, encore plus étrange que son expression précédente, il devait absolument apprendre à le maîtriser... rapidement !

    Et là, la bulle éclata, au moment où leurs lèvres se séparèrent. Le lion savait qu'il devait partir et il entendit les pas au loin de la prêtresse qui revenait. Il l'avait déjà chassé une première fois et il ne devait pas abuser de la gentillesse de la maîtresse des lieux. Il murmura alors doucement à l'oreille de la jeune femme qu'il reviendrait bientôt et qu'il ferait au plus vite. Il profita aussi de leur proximité pour lui dire qu'il aurait probablement besoin d'être réchauffé en revenant des glaces du nord. Le lion rugit alors de rire, il faisait son possible pour que leur séparation se passe sur une note positive et qu'elle soit moins douloureuse, pour Nimue comme pour Childéric. Il accueillit alors cette étreinte avec joie, même s'il avait le cœur gros de laisser la jeune femme là, derrière ces murs de pierre et de fer. Le lion posa un dernier baiser sur le front de la jeune femme, symbole d'une promesse de leurs retrouvailles prochaines. Pour une fois, au moins, il saurait où il pourrait la trouver. Il ne la savait pas forcément en sécurité, mais au moins, il savait où il pourrait la voire.

    Le lion se redressa donc, son regard toujours tourné vers la jeune femme, soupira lourdement et la tristesse de la séparation pouvait se voir sur son visage quelques instants. Mais il fallait qu'il se compose un visage pour que son cœur ne hurle pas ce qu'il ressentait. Après un dernier clin d'oeil, il suivit alors la prêtresse qui le raccompagna alors vers la sortie de la cellule. Dans l'embrasure de la porte, il se retourna alors, une dernière fois :

    « - À jamais ! »

    Et là, la devise du lion, la promesse ultime qu'il avait fait venait alors changer...


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