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 [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)

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Message [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Sam 24 Sep - 9:32

Une fois encore il ne fut que spectateur, privé de tout, même de son repère, de celle qui l'accrochait ici fermement et qui en un sens le faisait vivre. Lui donner une raison d'avancer. Seulement il ne le faisait qu'en surface, pour être présent pour elle. Mais elle était partie en mission, l'avait quitté pour un devoir qui était le sien. Non, il ne lui en voulait pas, pas une seule seconde, mais avait peur au fond de lui, terrifié à l'idée que comme lui elle revienne amoindrie. Ou qu'elle ne revienne jamais... Impossible. Elle était l'Ethérée, voyageait entre les mondes. Et puis elle le lui avait dit, son chemin n'était pas terminé, elle devait le guider, encore.

Et pourtant la mort avait frappé une nouvelle fois, le Sanctuaire avait reçu la visite des Marinas de Poséidon et quelques heures après le nouveau Chevalier du Sagittaire était tombé ainsi que celui de la Licorne... La Mort. Lui était affairé dans les profondeurs du temple du Cancer à cet instant, tenant les lieux pour Sunilda, sa Louve, tenant parfois le rôle de Gardien Fantôme. Inutile. Juste debout, les bras croisés comme par le passé mais sans réelle volonté. Sans réelle force. Alors il restait enfermé dans cette chambre qui était sienne désormais. Regrettant les bras fins et doux de celle qui avait su lui insuffler de l'espoir. Elle lui manquait, oui. Au fond de son cœur il ressentait un vide profond, un creux qui lui tirait les entrailles chaque instant. Sunilda...

Et alors, il apprit la nouvelle, les envoyés du Sanctuaire Sous-Marin... Le Légat et... Nimuë. Lorsqu'il en fut informé il n'eut qu'une envie, qu'une volonté. Son cœur s'était mis à battre avec ferveur et un frisson puissant avait gagné chaque parcelle de sa peau. Elle était en vie. Elle était ici. Enfermée... Oh non, cela il ne le voulait pas. Pourquoi était-il étonné ? Il était sûr qu'elle n'avait pas péri... et pourtant, oui, il le fut. Alors il avança sans s'arrêter, marches après marches il grimpait vers les Pirsons oà s'en rompre le souffle. Comme obsédé par cette idée.

Le voilà donc, plus tard, aux Prisons Sacrées, gardées par de puissants sceaux qui scellaient l’existence du Cosmos... Cela ne lui ferait rien, à lui. Il ne serait que le même, Airôth le perdu, sans repère, aucun. Mais elle... Nimuë... Son Poison, doux Poison... Que lui était-il arrivé. Il y avait des échos, la mort du Sagittaire était de son fait... Mais pourquoi ? Et Satine qui aurait tué la Licorne... Il s'en fichait, n'y croyait pas. Pas Nimuë non. Pas elle. Alors le voilà devant sa cellule, guidé par une Prêtresse bienveillante. Au moins était-elle en de bonnes mains, voilà qui était rassurant. Il s'approcha lentement, avec appréhension... Qu'allait-il lui dire ? Qu'allait-il faire ? L'inconnu total, la peur lui serrait le cœur, l'empêchait de bouger. Il n'était plus rien, plus ce Preux Chevalier qu'elle avait vu en lui. Pourtant il fit un pas, et l’aperçu alors. Ce n'était plus sa raison qui parlait, mais son cœur, qui contrôlait son corps. Il se jeta sur les barreaux, trébuchant même et tomba à genoux face à eux. Son bras se tendit alors vers elle à travers les grilles, celle qu'il voyait là, enfermée. Et déjà ses joues se noyaient, puissant sanglot, entre joie, espoir, tristesse... Tout s'entrelaçait alors, pluie de sentiments. Sanglots.

- Par la Déesse, Nimuë c'est bien toi.. Tu es en vie... Oh merci... Merci...

Et ses larmes ne s'arrêtaient pas. Elles ne voulaient pas. Submergé... Il était seul, sans l'Ethérée, vide. Voilà pourtant face à lui, une chose qui pouvait lui rendre le goût qu'il avait perdu.


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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Sam 24 Sep - 13:23
Apaisement








Le soleil déclinait, la lumière se retirait à mesure du temps qui passe, qui file inexorablement. Bientôt les ténèbres recouvriront le Monde. Mais elles étaient déjà là pour elle, la Sirène Maléfique. Comme cette fois où elle avait fui le Sanctuaire qui la tuait à petit feu, la même chose se produisait ici et la nuit tombait en son cœur. Dans son esprit occupé à contempler les étoiles. Autant d'images d'épouvantes, ressassant encore et toujours le passé. Mais une Sainte l'avait un peu détourné de sa contemplation. Regarder d'autres astres. Une certaine routine s'était instaurée entre elle et la vieille Prêtresse. Chaque matin elle l'éveillait avec une certaine douceur que Nimuë ne comprenait toujours pas vraiment, en plus des égards qu'elle avait eu pour elle. Les plantes, les onguents, les soins, sa volonté de la faire toucher à l'art de la guérison. Son regard bienveillant l'aidait à se redresser chaque jour, à se lever parfois pour évoluer dans sa cellule de pierre et d'eau. Son propre enfermement. La jeune Nimuë se laissait aller dans son royaume de silence. De la fière atlante existait un vague écho à celle qu'elle fut autrefois. La Sainte des Poissons. Le Poison. Fourbe Créature.

Je meurs.

Un miroir, une image d'un passé pas si éloigné que ça, voilà ce qu'elle reflétait en cet instant où elle jouait avec l'anneau du Lion. Cela faisait quelques temps qu'il était parti en mission. Quand reviendrait-il ? Reviendrait-il seulement ? Ses doigts serrèrent fortement l'objet qu'elle serra contre son cœur douloureux. Non, il ne saurait l'abandonner. Il n'en avait pas le droit. Elle lui interdisait, lui avait interdit de se perdre ! Pourtant elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter, de l'imaginer perdu, silhouette haute et solitaire braver la neige et le froid. Et si il lui arrivait quelque chose ?

Non, il reviendra.

Se réconfortait-elle en ramenant ses genoux contre sa poitrine, s'enfouissant sous les couvertures. Les ombres s'étiraient, ses yeux furent sur le point de se fermer quand la musique des pas contre la pierre la tira de son univers de silence et de torpeur. Sa tête rousse ne bougea pas quand le nom de la Déesse fut annoncé comme remerciement aux prières d'un homme. Cette voix. Elle ne brisa pas cette parfaite immobilité, frappée.

Airôth ? Tu n'es pas mort ?

Ce constat la laissa toute tremblante. Alors, ramenant les pans du tissus contre ses épaules, la Sirène commença à se relever. Très doucement. La vision du Taureau d'or, abattu, oscillant entre joie et peine lui fit du mal. Vivre les mêmes mouvements de l'esprit. Alors la belle s'approcha de lui, traversant rapidement la lumière faiblarde de ce fin du jour pour aller s'agenouiller devant les barreaux de sa prison. Brièvement il avait pu voir l'état dans lequel elle se trouvait. Amoindrie, anéantie. Malade. Telle qu'elle était la dernière fois qu'ils s'étaient vus.

En vie ? Non, je ne le suis pas.

Malgré tout elle lui offrit un pâle sourire réconfortant. Nulle réponse en retour, elle se contentait de rester là à le regarder, figée comme une statue. Heureuse de le retrouver, de le savoir vivant.

Mais toi oui. Et je suis soulagée. Trouver ton temple vide…

Une lueur de tristesse traversa ses yeux pers. L'une de ses mains quitta sa jambe pour traverser le fer et le vide, essuyer avec délicatesse ces larmes amères qui n'avaient rien à faire là.

Apaise-toi Taureau. Preux chevalier. Tu dois en avoir des aventures à me raconter.






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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Mar 27 Sep - 12:16

Vision d'un instant. D'un autre temps. Elle avait défilé devant lui, s'était éclairée un court moment pour repartir dans une pénombre certaine, oui, mais plus proche de lui. Alors il l'avait vu. Encore. Affaiblie, assaillie. Rien n'avait changé, il n'avait su la garder, la sauver. La laisser vivre. En cet instant il cru sa mémoire fausse, se voyant lui même porter le corps presque sans vie de l'ancienne Sainte des Poissons, marche après marche, pour le déposer dans cet endroit sordide. Triste. Loin de sa vie, de sa volonté. Poison. Airôth l'avait compris, ce lieu lui était nocif. Pas seulement physiquement non, et il en avait la preuve une nouvelle fois. Son choix fut le bon, Sunilda le lui avait fait comprendre et il en était encore plus persuadé désormais qu'il la voyait la... Seulement... Elle n'était pas en vie. Pas vraiment. Une survie.

Il senti sa caresse, douce, mouvement qui avait pour but de le consoler, de lui prouver aussi qu'il n'avait pas à être ainsi. triste. Joyeux. Peu importait. Lui vint alors toucher son bras en réponse à travers la grille. Oh il aurait voulu l'enserrer contre lui en cet instant, mais son état et leur position délicate le le permettait pas. Alors sa grande main se contenta de se poser, là, non loin de son épaule. Il ravalait alors ses larmes, penchant sa tête pour emprisonner la main de l'Atlante un court instant entre sa joue et son épaule. Puis un soupire, difficile, saccadé par les larmes. Elle était en vie.

- Nimuë... Tu es..? Tu as traversé mon Temple n'est-ce pas..? Enfin, mon temple...

L'or et le pers se mélangeaient alors à nouveau, se fixant un court instant. Voile blanc, triste et interrogateur. Il la comprenait. Alors il redressa la tête, libérant sa petite main, comparée à la sienne, sans pour autant lui lâcher le bras. L'empêcher de partir cette fois, juste instant. La retenir, elle qui ne l'avait écouté, ne s'était reposée, cachée dans son temple. Avait choisi le blanc au lieu du noir.

- Il s'est passé tellement de choses après ton départ... Les Oracles m'ont accueilli et m'ont prouvé leur bonté. Quelques jours plus tard l'un d'eux tuait le Grand Pope. J'ai été envoyé au nord, rencontrer les serviteurs d'Odin. J'en suis revenu les bras vides, le Saint de Balance endormi et moi... Moi... Qu'il était dur de le dire. Je ne suis plus le Chevalier d'Or du Taureau. J'ai perdu mon Cosmos à Lübeck, mon étoile n'est plus sur moi... Elle n'existe plus.

Il déglutit alors avec difficulté, ayant réussi à le dire sans ciller, seulement avec la voix emplie de tristesse. Regret. Il ne pouvait plus protéger personne. Ne tenait que du bout des doigts la présence de celle que le Destin lui avait fait sauver. Il n'était plus rien. Simplement rien. Avait affronté son retour de Rome, cette absence de la Sainte, dévoilée par une rose morte. Poussière, un Poison gris sur ces joues, sur ses lèvres et dans sa bouche. Mais il était debout, s'était relevé. Il y avait un regard sur lui. Une lueur parme inchangée... Son regard tomba alors jusqu'aux pieds de la jeune femme sans réellement les regardés. Honte. Le Preux Chevalier qu'elle avait adoubé elle même, cette volonté qu'il s'était approprié en cet instant, en faisant sa vie nouvelle. Sa Voie. Son Rêve. Rempart qui ne tomberait pas, resterait droit. Balayé comme l'eut été son corps dans la neige et les ruines. Soufflé comme sa volonté à peine remise sur pieds.

- Cette Rose que tu m'as laissé, à mon retour elle était morte, des pétales devenues poussières dans mes doigts. J'ai cru... J'ai cru que... Mais te revoir... te savoir en vie. C'est là une lueur dans cette obscurité qui me guette alors que...

Son regard était toujours au sol, pourtant il semblait retrouver un brin de vie, et le perdre l'instant d'après. Comme s'il cherchait à se relever sans y arriver, ses genoux chutant au sol inexorablement. Encore et encore. Elle n'était plus là, oui. Elle devait partir elle aussi... Il n'attendait que son retour. Ne vivait plus vraiment non plus sans elle... Sans sa présence.


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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Mar 27 Sep - 21:22
Lève-toi !







Ainsi ne s'était-elle pas trompée, Airôth avait vécu nombre d'aventures. D'épreuves, bien difficiles. L'entendre énoncer ses malheurs assombrit l'expression de son visage, posa un voile sur ses traits déjà bien sombres. Désillusions, chutes et peines. Mais un espoir, une lumière, même fragile, subsistait dans son cœur. Personnifiée en sa propre personne. Elle ? Nimuë regarda l'ancien Taureau sans comprendre. Fronça des sourcils pour illustrer son incompréhension. Ne bougea pas d'un iota quand sa main, immense se posa sur elle. Du fier et robuste géant d'albâtre, il ne restait rien d'autre qu'un homme détruit et égaré dans le noir. La senestre de Nimuë enveloppa celle que le jeune homme gardait fermement sur elle, comme s'il s'inquiétait de la voir s'envoler à nouveau. Un léger « non » de la tête, une vague danse de sa chevelure de feu, quelques mèches échappées qui transcendaient toute cette noirceur.

La rose n'était rien d'autre qu'un message, un avertissement. Il n'aurait pas dû s'accabler ainsi, sur elle, par sa faute, la Fourbe Créature. Oh elle avait laissé derrière elle bien plus de chaos et de désolation qu'elle l'avait suspecté. Des cendres et des larmes.

C'est parce que je suis morte ce jour-là. La Sainte des Poissons n'est plus, n'existe plus. Une Rose fanée, voilà ce que j'étais. Ce que je semble être encore aujourd'hui. La Malédiction des Poissons m'a quitté mais je ne demeure pas moins prise dans l'étau de mon Destin. J'ai tué Orion, de mes propres mains. Tu le sais cela, n'est-ce pas Preux Chevalier ? Et pourtant te voici devant moi à quérir mon aide, t'apporter une lumière que je ne saurais te donner. Je suis une Sirène Maléfique maintenant. Perdue dans les profondeurs des Abysses, faite pour annoncer la Mort. Je n'ai nul éclat, nul manière de te porter secours. En cela je préfère garder le silence, même avec toi. Me comprendras-tu ? Personne ne m'a apporté du vin.

Soupira t-elle avec un demi-sourire. On n'allait plus lui permettre de glisser dans l'ivresse. En avait-elle seulement besoin ? Troubler ses pensées était une chose tentante pour la pirate. Assoiffée comme elle était de partir loin, de s'envoler, sans ses ailes. Il régnait une atmosphère pesant qui la rendait apathique, proche de l'état dans lequel elle s'était trouvée il y a de cela quelques mois. Revivre cela, ici, en prison...Oh la jeune femme avait compris ô combien il était vain de vouloir éternellement fuir. Aujourd'hui elle devait faire face. Affronter ceux qu'elle avait laissé derrière elle. Le Taureau en faisait parti.

Je suis bien triste pour toi Airôth… Mais… que puis-je faire ? Je suis inutile et impuissante. J'ai tué celui que j'avais envoyé pour sauver Satine, les sauver tous les deux. En fin de compte j'ai été l'instrument de leur perte. Perdus. Oh je ne comprends pas tout… Pourquoi ai-je fais cela ?

Ses yeux cherchaient à fuir ceux du jeune homme à la chevelure blanche. Lui-même s'obstinait à regarder ailleurs. Deux êtres touchés par la honte.

Lève-toi.

Soudain ses deux mains passèrent les barreaux pour aller enlacer Airôth. Son regard, farouche, s'accrocha dans le sien. Lui ordonnant en silence cet unique ordre.

Lève-toi ! Tu es un Preux Chevalier ! Tu n'as pas le droit d'abandonner ! Je ne suis pas la Lumière mais je compte bien te jeter hors de l'eau. Ta place n'est pas avec moi.


Avec toute la force dont elle était capable -privée de son cosmos- la belle le repoussa. Chercha à lui donner l'impulsion.

Lève-toi ! Ou j'irai moi-même te botter l'cul une fois dehors ! Ne me suis pas ! Je ne suis pas celle dont tu as besoin.





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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Ven 30 Sep - 19:43

Il fut alors surpris quand elle releva son visage, agrippant avec force. Oh pourtant, il avait apprécié cette main sur la sienne, court instant de compréhension, de compassion... Pourtant elle l'avait bloqué, après tout il n'était plus rien, plus de force. Oh si, Airôth restait et avait toujours été assez exceptionnel, mais là il n'en avait plus la force. Aucune. Alors il capta ce regard qu'il crut noir un court instant avant de le comprendre. Plus sincèrement. Il se releva alors, avec l'aide minutieuse de l'ancienne Saine des Poissons. C'est toi qui me soulève, cette fois, Nimuë. Il la toisait alors de toute sa statue, n'ayant plus de larmes en cet instant. Juste un sourire.

- Je crois que tu te méprends sur moi comme je l'ai fait durant un temps. J'ai cru t'aimer, Nimuë. Au final je n'ai aimé que l'écho que j'ai trouvé dans tes yeux ce jour là, cette douleur, ce vide. Ce n'est pas de l'amour non, mais de la compassion, profonde, qui rapproche les gens énormément. Un autre sentiment, bien différent et pourtant proche, et ça je l'ai compris...

Il était venu, le temps de mettre à plat les choses, alors il fouilla dans son habit, passant sa main par l'ouverture du cou pour chercher vers sa poitrine, une poche qu'il avait fait coudre à Ileana pour pouvoir y placer quelque chose qui ne l'avait quitté depuis. Sa main se dévoila alors, et à l'intérieur, du bout des doigts il tenait une tige verte, sans épine, aucune. Intacte. Elle semblait pleine de vie, parfaite, ne lui manquait que la fleur pour la sublimer dirait-on... Mais non, Airôth l'aimait ainsi. Cette fleur.

- Tu la reconnais n'est-ce pas ? Hum.. Les pétales sont tombées une à une, puis plus rien. Plus rien mis à part ça. Eternel. Ta création, j'en suis sûr, mais pas que. Il y a un peu de moi à l'intérieur et alors j'ai compris, oui, ce que tu voulais me dire. Ce que tu m'as offert. Se relever, vivre malgré les échecs, les pertes... Oh oui, tu m'y as aidé, Nimuë. Tu m'as fait comprendre, ouvrir les yeux sur celle qui était face à moi, dont le regard n'a jamais changé, même lorsque je suis revenu dépouillé de tout. Son Taureau Blanc.

Une lueur passa dans yeux, comme s'ils s'étaient mis à briller un court instant, à luire... une force enfouie alors qu'il regardait avec une certaine passion cette tige qu'il faisait tournoyer entre ses doigts, lentement. Bien précieux, souvenirs d'instants, d'une promesse. D'un adoubement. Pourtant la force il ne l'avait plus, l’Éthérée s'était envolée une fois encore, loin de lui, où il ne pouvait l'atteindre, la retenir près de lui. Nul repproche à son égard, son devoir, ce que lui dictait le monde, son monde, il ne pouvait constamment s'y opposer, encore moins maintenant. Fantôme en son temple. Un de plus. Sauf aux yeux pourpres.

- Tu es... une amie précieuse Nimuê. M'a offert ceci, oui, mais aussi une ligne de vie. Un titre. Je ne peux plus le porter aujourd'hui cependant... Je ne peux plus rien faire, pas même pour elle. Mais toi, tu as su le faire pour moi. M'élever. Tu es... spéciale. J'ai entendu des échos de mort autour de toi, de ton poison, je n'y ai jamais cru. Je t'ai vu, j'ai vu ce qu'il y avait au fond de toi. Il est facile pour moi de dire cela, ici, ce n'est pas moi qui suis enfermé... Mais tiens le coup, bats-toi. Et rejoins moi un jour pour me faire goûter ce vin que tu m'as volé.

Il laissa sa main gauche passer au travers des barreaux, vint écarter une mèche de Feu pour mieux déposer son pouce sur sa joue pale et froide... Douce crasse. Elle se laissait mourir lentement et cela il ne le voulait pas. ne le laisserait pas. Jamais. Elle avait été son Poison, mais était devenue le Remède. A lui de lui venir en aide, elle qui cette fois était plus accablée que lui. Après tout, lui avait sa force, lointaine, cachée. Preux Chevalier. Taureau Blanc.




Dernière édition par Airôth le Sam 1 Oct - 16:36, édité 1 fois
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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Sam 1 Oct - 10:13
Lassitude







Il n'y a de tout façon de la place que pour un seul géant, dans mon cœur.

S'amusait-elle à penser sur l'instant, tout de même assez surprise par l'annonce qu'il lui fut faite. Aimer. Ce sentiment prenait un sens assez nouveau pour elle et des images de Childéric, de ses yeux pleins d'humanité fleurirent dans son esprit. Pourtant l'expression de son visage se figea bien vite, non plus troublée mais blessée dans son orgueil.

Je ne veux pas de ta pitié, de cette compassion.


Elle s'était braquée si vite qu'une note de colère avait germé dans le fond de ses yeux clairs. Nimuë ne vit pas tout de suite Airôth fouiller dans son vêtement pour en ressortir quelque chose, un fragment de son passé. De toute manière, la Sirène ne le regardait plus prise subitement par ce mal qui s'était manifesté il y a peu de temps. Luttant contre une envie de vomir, la belle avait délaissé ses amères pensées, s'accrochant à la musicalité des mots de l'ancien Taureau plutôt que dans leur sens. Seulement l'irlandaise n'avait pas pu balayé ces derniers, y captant une certaine mélancolie, une détresse qui la toucha. En comprenant qu'il ne s'agissait nullement de pitié, la rousse soupira. Une amie précieuse. Le souvenir d'une fleur, l'une de ses créations. Oh oui, elle se souvenait de la rose, la dernière qu'elle eut à créer.

Il y eut pour toute réponse, un regard plein de gratitude.

Oui Airôth, je suis Celle-qui-apporte-la-Mort, je l'ai toujours été, même en tant que Poissons. Est-ce que quelque chose à changé au final ? Je ne crois pas. Il va te falloir le croire pourtant, Preux Chevalier.

Quand il posa sa main contre sa joue pâle et froide, Nimuë frissonna d'aise en ressentant cette vague chaleur à travers la peau de sa paume. Ses deux mains vinrent enlacer sa senestre avec une infinie douceur. Reconnaissante de voir gravité de telles émotions chez cet homme qu'elle voyait si grand et qui n'aurait jamais dû s'affaisser.

Lève-toi, Airôth.

Le rejoindre un jour pour boire de ce vin volé. Par réflexe l'une de ses mains s'était écrasée contre son bras. Once de révolte ! Ses prunelles pers criaient : Je ne t'ai rien volé ! Aussi mima t-elle un petit rire sous cape, se surprenant à revivre cette drôle de scène qui les avait rapproché tous les deux. Oh comme cette soirée fut douce, amusante. Elle y avait trouvé quelque chose cette fois-là.

Je sais que tu trouveras la force pour te relever. Il semble que tu ais trouvé quelqu'un pour t'y aider. Pour y voir plus clair. Je ne te promet rien, Airôth, mais je vais essayer. Tu ne peux pas tout comprendre. Je ne comprends pas tout non plus. Cette impression d'être prit dans un jeu dont on ne connaît pas les règles, aspirée dans un engrenage plus imposant, plus fort que toi. Comment saurais-je lutter en cage ? Privée de mes ailes et de ma liberté si chère. Je ne fuis plus, mais je n'accepte pas tout. Alors il se peut un jour que je me révolte et là… tout mon royaume s'effondrera. Je ne laisserai derrière moi qu'un champ de mort et de désolation. Comme avec Orion.

Sang sur ses mains. Son visage blêmit davantage, elle plaqua son autre main contre sa bouche. Quelques larmes échappèrent à sa vigilance. Alors la belle se redressa pour retourner dans l'ombre de sa cellule. Nimuë se sentait si lasse... Dans sa main, une tige intacte.





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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Jeu 6 Oct - 8:28

Tout et son contraire semblaient défiler dans les yeux de la jolie rousse, Airôth se doutait bel et bien de ce qui lui traversait l'esprit. Au final il la retrouvait, la même femme qui avait voulu traverser son Temple pour rejoindre la mer et qui lui avait demandé la mort ou le soutient... Pourquoi au final s’entêtait-elle dans cette idée là ? Cela il ne saurait le dire, ne la connaissait pas assez pour comprendre ce mal qui s'évertuait à la contrôler.

Il lui offrit alors un sourire pour seule réponse. Elle lui attrapait sa main et la serrait avec les siennes doucement, une sensation agréable et réconfortante. Et puis cet échange ; outré, elle vint lui taper le bras, ce qui laissa l'Egyptien surpris un court instant d'une telle réaction, mais le fit rire ensuite, à l'unisson avec elle. Voilà une bonne chose, un peu de Vie. Ce dont elle avait besoin au fond. Peut être, oui, que la Mort tournait autour d'elle et qu'elle ne voyait que cela... Alors, il suffisait de lui apporter la Vie, de la lui montrer. Trouver le temps... Airôth était une Lumière puissante, mais ce n'était pas son rôle, le sien était ailleurs, il le savait. Pourtant, il ne pouvait rester impassible face à cela.

Et puis alors elle sembla chuter, les expressions offertes par son visage se muer. Des larmes... Nimuë non... Ce n'est pas... Sa main à sa bouche et déjà elle fuyait, emportant avec elle ce qu'Airôth avait conservé depuis longtemps contre son cœur, continuellement... Une partie de sa force, oui, de ce qui l'avait fait tenir malgré les coups, au delà de sa propre volonté. Il n'était plus seul. Avait un devoir. Il passa son bras entre les barreaux et tenta de la rattraper alors. Futile.

- Non, Nimuë ne part pas... Il laissa quelques secondes couler alors, là, le bras tendu dans le vide. Je sais ce que tu penses encore... Un Poison, tu ne vois que ça de toi. Plus le même qu'avant, mais les effets restent semblables n'est-ce pas ? Tu n'arrives pas à t'en décrocher. Tu n'arrives pas à voir autre chose... Peut être que tu as cette facilité oui, mais pourtant ce n'est pas une fatalité. Il te faut juste y trouver un Remède. Tu peux te blâmer d'avoir blessé des gens, mais je suis sûr que toi tu ne le désires pas, tu n'es pas ainsi, ce n'est pas de ton fait... Alors que pourtant, tu agis sur d'autres différemment. Regarde moi, Nimuë. Avant de te rencontrer je n'étais qu'un ancien esclave ayant reçu une armure, sans but, qui ne comprenait rien à ce qui l'entourait... Tu m'as fait comprendre qu'il y avait plus au fond de moi, bien plus. Tu m'as guidé, ta voix m'a guidé... Elle ne m'a pas mené à la fin, à ma mort non. Je suis toujours ici. Debout.

Il l'était déjà, oui, mais s'était encore plus redressé, affirmant avec fierté le fait d'avoir été un court instant le Preux Chevalier qu'elle avait vu. Oh il ne l'était plus désormais, mais ce souvenir le guidait encore au fond de lui. Il avait replié son bras, semblait ainsi enlacer plusieurs barreaux, comme s'il ne partirait pas, accroché là. Lui distiller sa faible lumière... Lui faire comprendre à son tour. Il ne la cherchait plus du regard, fixait le plafond un court instant, pensif et rêveur, se souvenant de quelque chose... Ailleurs et pourtant ici. Comme Elle...

- Tu te souviens d'Ileana, Nimuë ? Quand je suis revenu dépouillé de ma force, je n'avait plus aucun droit sur mon ancien Temple, sur elle... Alors nous avons parlé, je lui ai dit qu'elle devait avancer à son tour et tu sais ce qu'elle m'a répondu ? "Je veux sauver des gens moi aussi alors, comme Dame Nimuë m'a sauvée." Aujourd'hui elle apprend la médecine auprès des Prêtresse d'Athéna, a quitté le Temple du Taureau. Tu ne regardes juste pas au bon endroit...

Un brin de nostalgie dans sa voix, il s'était attaché à cette enfant au fond, à sa joie de vivre. Mais elle avait décidé d'avancer, portée par la volonté d'un femme qui s'évertuait à penser qu'elle n'était qu'un Poison, une chose distillant la mort sur son passage. Comme s'il ne fallait pas l'approcher. La vérité ? Nimuë avait été faite ainsi, construite pour penser de la sorte, être un instrument de Mort... Seulement, la femme cachée au fond de cette torture, de cette manipulation grotesque n'aspirait qu'à la Vie et se battait, devançait parfois l'image qu'on lui avait imposé... Il lui fallait seulement de l'aide pour écarter cet odieux mensonge qui l'entourait.


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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Sam 8 Oct - 11:17
Preux Chevalier







La jeune femme rousse s'était installée en travers de sa couche en position fœtale, genoux repliés contre sa poitrine. Ses yeux détaillaient un fragment de ce qu'elle fut autrefois, ne pouvant s'empêcher de penser à ce simple mot qui la définissait encore, toujours, à jamais. Poison. Malgré toutes les suppliques du Saint, la jeune femme s'était échappée dans son recoin de noirceur, évaluant de son regard à demi refermé, ce brin verdâtre presque gris. Oui elle ne voyait que cela d'elle au fond, ne parvenait pas à se défaire de cette image qu'on lui avait imposé. Chaque fois que Nimuë avait entrevu une lueur d'espoir, ce fut pour mieux la voir s'éteindre d'une manière abrupte, comme un Bourreau abattant sa lame. Une fatalité ? Peut-être pas, après tout. Peut-être était-elle destinée à tenir un tel rôle. Le mot « remède » faillit presque lui arracher un rire narquois tant celui lui paru… étrange et futile. Dénuée de son libre arbitre, oui, la jeune femme avait fait du mal, avait occasionné la mort d'un être cher à son cœur. Mais en définitive… Même son écaille portait de bien noirs attributs. « Celle-qui-apporte-la-voix-de-la-Mort ». L'encourage à se présenter. Était-ce si terrible ? L'Ermite évoluant avec le Diable. Tout prenait sens dans son esprit aveuglé.

Agir différemment. À contre courant. Poissons. Oui, cela Belisaire le lui avait dit également. À remonter à contre-courant. Braver sans cesse le fil de sa Destinée. Alors elle se retourna pour le regarder, comme il le lui avait demandé.

Sa voix l'avait guidé. Et non pas dans les ténèbres. Un mince sourire se prit à flotter, sans qu'elle s'en rende compte. Encore un petit espoir, une lumière flottant devant ses prunelles pers et fatiguées. Ileana. Oui, entre les brumes de son esprits, la belle se souvenait de cette petite qu'elle avait soigné sans rien demander en retour. Comme si cela avait été naturel. Cette affinité avec les plantes et l'art de soigner avait toujours été présent chez la jeune femme, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne. Oh, cela représentait son exutoire, sa petite revanche contre sa propre nature. Un pied de main aux Dieux, sa volonté de… se battre. Une teinte de mélancolie dans ses yeux. Au moins inspirait-elle autre chose.

« Merci... Preux Chevalier. »


Souffla la jeune femme en ferma ses paupières, gagnée par une soudaine vague de fatigue qui l'emporta. Et toujours ce petit sourire.





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"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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Message Re: [Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)   Mer 12 Oct - 0:36

Oh oui, elle l'avait regardé, tourné la tête, brisé sa posture qui ne laissait aucun doute, seulement la place aux ténèbres. Cela il ne le voulait pas... Inutile qu'elle en rajoute, inutile qu'elle laisse à nouveau le mal s'insinuer en elle. Perdante... Elle ne l'était pas pourtant, seule ? Non plus, et cela l'ancien Chevalier d'Or du Taureau n'en savait rien, de ce cœur qui battait chaque instant en elle, des pensées vers cet homme qui lui avait apporté cet amour qui lui manquait alors... Et bien plus. La Vie.

Au travers d'un rayon bienveillant il put apercevoir un mince sourire au fil de ses mots pour elle ce qui, immédiatement, en fit naître un sur son visage. Depuis combien de temps n'avait-il pas affiché une telle franchise, une telle spontanéité. Elle avait compris. L'avait compris. Ce qu'il voyait d'elle, ce qu'elle lui inspirait. Ainsi, il était parvenu à toucher son cœur, avait appuyé d'une simple pression, lointaine, sur ce qui lui fallait pour s’apaiser. La route en serait-elle plus simple ? Non, nullement, la belle rousse était toujours là, coincée dans une cage, loin de sa liberté. Mais son expression n'était pas trompeuse, loin de là. Bien loin de ce masque qui avait guidé leur rencontre. Loin de la douleur et du mal de leur séparation. Airôth semblait alors serrer les barreaux plus fort, se collant à eux, voulant l'approcher un peu... Oh non, il n'en pouvait rien. Elle lui avait pris cette rose, pourtant.

Il vit alors sa tête chuter un court instant, elle la releva aussitôt, semblait luter contre le sommeil. Le deuxième coup fut bon, les yeux dorés du géants quittaient alors la mélancolie de ceux de Nimuë qui s'était alors assoupie, calme, souriante. Pleine d'espoir ? Il l'espérait. Elle lui avait soufflé des mots alors. Son torse s'était bombé instinctivement sans qu'il s'en rende compte, respirant ses paroles inspirantes. Il était drôle en un sens, de constater ce fait... Dans sa bouche, de sa voix séduisante, ces quelques paroles trouvaient un sens différent. Difficile à expliquer... Réel ? Là était le mot, oui, c'était une réalité à ses yeux pers, une évidence. Qu'elle le remercie au fond n'avait pas d'importance. Là était son pouvoir, à elle, c'était là ce qu'il lui trouvait. Celle d'ouvrir les voies, de guider en un sens. Preux Chevalier. Il lui parla alors d'une voix plus basse, pour ne pas la réveiller, espérant tout de même que ses mots l'atteindraient dans ce moment de calme qu'il lui avait offert.

- Je ne pourrais jamais oublier tout ça Nimuë. Je ne l'ai jamais oublié, m'en suis nourris jour après jour... Tu penses encore que je le suis, malgré tout ce que je t'ai dit, toi qui m'a accordé ce titre. Cette voie... Je ne pensais jamais te revoir et tu arrives maintenant pourtant, à l'instant où en un sens un j'avais le plus besoin de toi. Peu importe le contexte, j'y vois là un signe, j'ai appris à les appréhender, les comprendre aussi ? Tu es une amie, oui... J'aimerais que l'on se revoit, hors d'ici, que tu me fasses boire comme tu le voulais déjà... Alors je pourrais te parler, d'elle. Sunilda. Je... dois retrouver ma force pour elle...

Une larme alors, à cette pensée, loin d'elle, seul. Elle commençait à couler sur sa joue et sans attendre plus il vint la cueillir du bout des doigts, machinalement.. Comme elle. Il observa cette perle lacrymale un instant avant qu'elle ne glisse le long de son doigt. Il reportait alors son regard sur la belle assoupie, entendait son souffle fort... Dormait-elle profondément, déjà ? Affaiblie oui, pourtant elle n'était pas faible. Son bras quitta les barreaux, l'Egyptien s'éloignait alors, déjà.

- Retrouve ta liberté, n'abandonne pas, mon amie. Moi je ne le ferais pas... Je pourrais te regarder dans les yeux à notre prochaine rencontre.

Car cette fois, il y en aurait une... Nulle fatalité, seul l'espoir. IL se détourna, poings serrés, le regard fort d'une nouvelle lueur... retrouvée.


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[Début Août 550] L'autre rive, l'autre rêve (Nimuë)
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