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 [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]

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Message [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Mer 28 Sep - 15:34



Un souffle sur sa joue. Une légère brise caressant sa peau, soulevant le pan d'un tissu vaporeux accroché avec soin dans un Temple immense, magnifique. Chez lui, chez elle, qu'importe. Un autre effleurement, Taureau Blanc se réveillera t-il ? La présence perchée au dessus de lui a un sourire enjôleur. Elle se pencha vers son oreille pour lui murmurer son prénom. Celui qu'elle lui avait donné. Le briseur de chaînes. Sa très longue chevelure pâle dansait dans son dos, animée par une main invisible, des vents de son monde. Reine absolue des esprits, elle lui était apparue ce soir, sentant que ses étoiles lui étaient revenues. Comme elle était heureuse. Si bien qu'une porte s'était ouverte, au moins pour un instant et Sunilda s'y était faufilée, telle une enfant curieuse et volubile.

Avec grâce son corps s'éleva, sembla flotter quand elle se recula, laissant le géant s'éveiller, comprendre qu'elle était là. Revenue. Oui, mais pas tout à fait. Qu'il puisse la détailler, ainsi, sans aucun autre apparat que sa peau marmoréenne, sa chevelure aussi blanche que la neige qu'ils avaient foulé et… ce demi masque qui lui mangeait la partie supérieure du visage, couvrant ses belles iris. Au milieu du carcan de métal, une grosse pierre d'un bleu pâle brillait intensément sous la lumière laiteuse de la lune.

S'il avait voulu parler, la belle l'en avait empêché d'un index sur ses lèvres. Il n'y avait pas besoin de mot pour se comprendre. Pas avant, ni maintenant. Ainsi était la jeune fille de Jarl, la vagabonde. Et son Taureau Blanc.

Je suis ici et ailleurs. Fit-elle de sa voix étrangement douce et lointaine tout à la fois, se permettant d'agrandir son sourire réconfortant.Je vais revenir bientôt, je suis venue juste pour finir d'accrocher tes étoiles sur la trame de ton cœur. Effacer les derniers et tristes souvenirs. Les séquelles sur son cœur. Laisse-moi faire, Taureau Blanc.

Ses mains se portèrent vers son visage qu'elle ne put évidemment pas toucher. Pourtant, Airôth put ressentir comme une vague sensation chaleureuse. Très légère, mais présente s'il se concentrait suffisamment. Alors avec lenteur la passeuse d'âme s'appliqua dans une tâche connue de elle seule, faisant voler ses doigts, courir ces derniers sur la poitrine du jeune homme.

Apaisé du poids du Monde. Ton cœur.
Sa paume était sur lui. Ton esprit. Puis sur sa tête, glissant vers ses yeux, sa bouche. Et ton âme. Enfin, Sunilda finit de rompre la distance qui pouvait bien les séparer pour approcher son visage de celui de l’égyptien. Ses lèvres éthérées cueillirent un baiser, léger comme le souffle du vent.

Je serai bientôt de retour, Taureau Blanc. J'ai encore du chemin à parcourir avant de pouvoir te rejoindre. Attends moi et n'aie aucune crainte. Promet-le moi. Donne moi quelques jours. Je me suis un peu égarée mais j'ai un bon guide. Prie pour moi s'il te plaît. J'ai besoin de ta lumière.


Tout à coup une sorte d'étau de fer se matérialisa autour du cou de la Sainte. Peu à peu des chaînes se formaient dans le néant et son sourire se figea.

Je n'ai que peu de temps.

Elle s'allongea à ses côtés.

Raconte moi ton voyage.





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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Sam 1 Oct - 12:55

Un temple vide, à son retour. Il s'était précipité alors jusqu'à la Troisième Maison gardée par son amie, la Sainte du Cancer. L’Éthérée. Plus les marches défilaient sous ses pas d'or, plus il n'espérait qu'une chose : qu'elle soit là, présente, à l'attendre, errant dans sa demeure de petits flottants comme elle seule savait le faire, volatile. Et pourtant rien, il avait cherché, l'avait appelé, mais au final il n'y avait que sa voix à lui, que ses pas. En repartant il jeta un œil sur la nécropole, par instinct. Y vit alors l'urne incrustée, dorée, luisante comme jamais, une aura différente l'auréolait... Celle de Sunilda oui, mais quelque chose d'étrange aussi. Le cœur du Taureau se serra alors, portant sa main sur son torse par instinct. Non. Tu me l'as promis. Il revoyait son regard en cet instant, plein d'espoir et d'une teinte inconnue qui l'avait pourtant accroché. S'il savait... Alors il tournait le dos à cette demeure qui fut sienne, qui l'était toujours en un sens, laissant sa cape blanche danser derrière son dos.

Le voilà donc la nuit tombée, dans son lit qu'il n'avait plus utilisé depuis des semaines, empruntant celui de son amie un temps, avec elle, apaisé. Puis ensuite les voyages, dans le nord du monde. Le froid et la neige. Puis le berceau de sa vie. La chaleur et le sable. Pourtant le sommeil avait du mal à avoir raison de lui, la chaleur l'obligeait à être à demi couvert par un fin drap. Une jambe pliée, un bras sous la tête alors qu'il fixait le plafond, grisé par la froideur de ce lieu vide. Froid, oui, car il était seul. Songeant, espérant. Elle lui avait promis, il croyait en elle, à son retour... Que jamais elle ne l'abandonnerait tout comme il ne l'avait pas fait. Oh oui, il avait baissé les bras, s'en était fait dépouiller comme le reste, mais au fond de lui il avançait toujours. Petit peu par petit peu, survivant, grâce à elle. Parfois il s'endormait et à la faveur d'un rayon lunaire se réveillait, oscillait entre rêve et réalité.

Un souffle alors. Puis un son lointain, une manière de le nommer lui, seulement lui. Ses yeux s'ouvrirent alors brusquement, sans autre mouvement que celui de ses yeux. c'est alors qu'il la vit devant lui, au dessus de lui, flotter habilement, esprit nacré et superbe. Elle reculait gracieusement, ourlait son visage d'un sourire qu'il reconnut immédiatement. Ce corps nu et parfait, cette voix, ce visage, cette chevelure blanche et longue qui dansait au loin, indépendante de toute volonté. Pourtant il n'y avait aucun vent. Combien de fois l'avait-il vue ainsi, dans son plus simple appareil, armée d'un sourire innocent, ailleurs. Il se souvenait ces instants dans leur temple, lui courant après en tenant une robe alors qu'elle vagabondait devant lui, dodelinant de la tête en chantonnant de petits airs calmes, la bouche fermée... Et lui qui hésitait à porter son regard sur elle. Mais cette fois il laissa son regard doré vagabonder un instant, observant la pureté de ses courbes, ses petits pieds au loin, ses cuisses ensuite pour se perdre sur ses hanches et son ventre. Il fit glisser son bras libre alors, cherchant à poser sa grande main sur son abdomen qu'il n'arrivait à quitter en instant. Quel doux rêve... Il voulait l'attirer vers lui en cet instant, passer sur son ventre lentement, laisser courir ses doigts sur ses côtes pour la saisir ensuite et la ramener à lui, cette femme lumineuse en cette nuit étrange. Pourtant sa main se perdit dans le vague, dans le vide. Rien, il la traversait. Il n'eut le temps de continuer son voyage de ses yeux car déjà ces derniers étaient revenus vers son visage à elle, Airôth affichait alors un air surpris, ses pupilles trahissant une incompréhension certaine. C'est alors qu'il la vit, cette barre noir sublimée d'une pierre brillante. Qu'était-ce ? Il n'avait pas sa place ici, pourquoi son visage était masqué ? Etait-ce un signe ? Un avertissement ?

Il avait voulu parler alors, tenté de se relever même mais la créature magnifique vint déposer ses doigts impalpables sur ses lèvres entrouvertes avant même qu'un son ne s'en échappe. Le stoppa dans son mouvement. Il se rallongea même, ravalant ses questions. Qu'elle le connaissait bien, son Taureau Blanc... Il passa ses doigts sur ses lèvres alors. Il n'avait rien senti pourtant.. Ou presque. Puis de nouveau sa voix cristalline, lointaine et perdue qui lui parvenait, éthérée. Elle était là, c'était ce qui comptait. Elle passa ses mains blanches sur ses joues, il ne put s'empêcher de les suivre du regard. il ressentit alors ce souffle à nouveau, doux et chaleureux. Elle était là pour lui, bien qu'il ne comprenait pas réellement encore une fois. Était-elle là bas, dans son monde ? Sa mine se renfrogna un court instant, inquiet.

Alors elle fit glisser ses doigts lentement sur son torse nu, non loin de son cœur. Graciles, habiles de leurs mouvement de cette danse qu'elle appliquait par petites pressions dont il ne ressentait qu'une courte chaleur éphémère. Il ferma les yeux un instant, sentant en lui comme un courant le traverser, une vague lente qui laissait derrière elle une sensation de plénitude agréable. Oh oui, il comprenait ce qu'elle réalisait là, le lui avait expliqué. Alors il laissé ce doux son le guider, son souffle se fit plus grand, inspirant plus d'air qu'à l'accoutumée. Comme s'il revenait à lui. Il y eut cette chaleur éphémère sur ses yeux, sur sa bouche. Puis il rouvrit ses paupières lentement à l'instant où son visage clair, barré de noir était face à lui. Était-ce possible, réalisait-elle réellement ? Une caresse dont il ne ressentit rien pourtant, sur ses lèvres, alors qu'au fond de lui son cœur s'était réchauffé, accéléré subitement tout comme son souffle se fit long à l'instant ou elle s'éloigna. Souvenir indélébile. Elle venait de le marquer au fer blanc, une marque profonde qu'il n'espérait plus. Est-ce réel..?

Son souffle à nouveau, cette caresse, rassurante. Elle reviendrait. Égarée mais avait un bon guide, elle lui promettait à nouveau. lui demander de lui promettre d'attendre. De ne pas s'inquiéter pour elle... Quelle dure promesse elle lui faisait faire en cet instant. Alors elle lui demandait encore plus, et cela il ne put que lui sourire, prier pour elle, tourner ses penser en son esprit, sur son sourire, ses lèvres, ses yeux brillants... Son regard tendre. Alors en réponse à sa requête le corps de l'Egyptien se mit à luire, éméttre une puissante lumière blanche, sa peau devenant en cette instant plus lumineuse et claire que celle de Sunilda. Sa Lumière. Pour elle. Le drap se souleva sous cette impulsion, ce souffle soudain.

- Je te le promets...

Ce n'était pas un rêve... Pas si cruel. Déjà il voyait se former de nouvelles impuretés sur sa peau blanche. Difficile pour lui de ne pas s'en faire alors qu'il voyait les chaines. Ce masque... Mais il devait avoir confiance en elle, lui apporter ce qu'il pouvait lui apporter. Elle n'avait pas le temps... Triste constat, il devait rester sur l'espoir qu'elle lui offrait, il l'imaginait déjà s'en aller. Pourtant, alors, elle vint flotter jusque sur sa couche, la leur, alors il tourna le visage vers elle lentement, lui offrant un sourire à sa question. Sa main vint se poser sur cette hache qu'elle lui offrait, comme il le pouvait, tenir là... Caresser cette peau lui manquait, c'est ce qu'il souhaitait en cet instant.

- Quand tu es partie j'ai écouté. Les loups m'ont quitté en même temps que la neige... J'ai traversé des terres, la mer aussi... Je suis arrivé chez moi sans m'en rendre compte, ma terre natale. Mon village. Je ne me souvenais de rien... J'ai... appris mon nom, Sunilda. Je m'appelle Khan, fils de Kaor, protégé par l'étoile de l'Aldébaran et ses divinités. Mère a prié ces Dieux pour moi.. Ils m'ont tout offert, la force et le reste. Ont déchiré ce voile que tu avais affaibli. C'est grâce à toi, et aujourd'hui encore tu viens d'achever leur œuvre. Je n'attends que ton retour pour t'en remercier... Tu me manques. J'aimerais revoir tes yeux posés sur moi...

Une larme naissait au coin de son œil gauche, contrastant avec ce sourire radieux qu'il lui offrait. Heureux.


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Sam 1 Oct - 14:53



Promesse scellée dans un souffle, un bien joli chant pour elle qui ne faisait que deviner les choses. Aveugle sous cette forme, emprisonnée dans une gangue de fer, sous le joug de cette pierre luisant sous l’œil de la lune immaculée, ronde et pleine. S'y reflétait le visage de Taureau Blanc qui lui renvoyait cette image partagée. Oscillantes entre bonheur et tristesse. Sunilda n'avait nul besoin de voir pour comprendre, simplement d'effleurer les choses. Son sens inné d'entrevoir l'invisible, alliée à sa maîtrise particulière de son cosmos faisait d'elle un être à part et sibyllin. Il n'y avait que Taureau Blanc pour la comprendre réellement, et pouvoir la toucher comme il s'essayait à le faire. Un petit sourire contrit ourla ses lippes. Elle était tellement désolée. Ne pouvoir être là, vraiment auprès de lui. C'était très difficile, même pour la jeune Cancer qui désirait s'accrocher à lui, de toutes ses forces. Jamais encore elle n'avait entendu l'appel de ce Monde-ci, celui de Taureau Blanc. Alors la belle avait compris et interprété. Sa tête, avec douceur, s'était posée sur les draps. L'avait écouté parler, comprendre. Il avait ouvert les yeux lui aussi.

Comme Sunilda en était heureuse. L'Augure avait eu raison de croire en elle, en sa nature, même si elle déambulait toujours aussi dangereusement entre Lumière et Ténèbres. Tout ceci pour la dame des Esprits n'était en rien une fatalité, bien au contraire, elle avait accepté ses dons et son rôle depuis fort longtemps. Oh s'il avait pu voir ses yeux améthystes en cet instant où il lui disait à quelle point elle lui manquait… Cette larme aurait été bousculée par beaucoup d'autres. Sa dextre se leva en réponse, cherchant à capturer cette unique goutte d'eau, la cueillir, comme elle l'avait fait une fois. Elle s'en souvenait. Comme par magie ses doigts parvinrent à extraire ce précieux trésor, qu'elle plaça comme l'autre fois, sur sa propre joue.

Tu me manques aussi, Khan, fils de Kaor placé sous l'étoile de l'Aldébaran. Son enveloppe éthérée se rapprocha de lui, cherchant sa Lumière alors que les chaînes à son cou commençaient à tinter tel un glas. Ne cherche pas les Ténèbres, n'oublie pas. Je le fais déjà pour nous deux.

Que voulait-elle dire par là ? Sunilda ne s'expliqua pas, le faisait-elle en temps normal ? Une légère grimace déforma ses traits délicats, fébrilement elle chercha la main de Taureau Blanc.

J'ai si froid… Il va pas tarder à me trouver. Je dois par…

Soudain une main écarlate jaillit du néant pour attraper son collier d'argent, la contraignant à se redresser, vaciller en arrière. De nouveaux tintement, carillons désespérants. La voix de ses esprits qui pleuraient. D'autres griffes surgirent pour se planter dans le blanc fantomatique de sa peau, lui arrachant un cri de douleur et de surprise. Un grondement sourd, celui d'un être cruel, nouveau maître.

Attend-moi Taureau Blanc !


Puis, le noir. Aussi aveuglant que l'éclat iridescent d'un rayon de soleil. Quand Airôth put rouvrir les yeux, il n'y avait plus aucune trace de Sunilda. Disparue. Perdue dans les méandres de son royaume. Pâle Reine qui avait reprit le combat. Coutelas et bouclier en main. Une image devait se déployer dans l'esprit de Khan : celle de la guerrière sur le point de se jeter sur une immense silhouette écarlate. La tête de la belle sembla se tourner dans sa direction. Un sourire, puis un hurlement bestial. Louve Immaculée qui se rua sur un fantôme de son passé. Une créature qu'elle avait déjà combattu, pour de faux.

Entre rêve et réalité. Taureau Blanc se réveilla un peu après l'aube. Et dans la lumière laiteuse de ce début du jour, une petite silhouette gracile et aérienne approchait. Un sourire sur ses lèvres, un éclat bienveillant dans ses yeux améthystes, parée d'une magnifique robe bleue qui volait sous la brise du matin.

« Taureau Blanc. »




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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Sam 1 Oct - 17:19

Un sourire, il avait besoin de bien plus en cet instant mais cela lui suffisait pourtant. Il ne voyait pas son regard mais la savait captivée par ces petits mouvements de tête. Elle le comprenait, il n'avait guère besoin d'en dire plus. Quelques mots tout au plus,, et la suite était limpide pour elle, puissante clairvoyante. Il fut étonné de la voir approcher sa main laiteuse près de son visage en cet instant, lui même n'ayant pas remarqué qu'une larme se dessinait au coin de soin oeil. Alors elle vint la prendre, la cueillir à peine naissante. Ce sentiment exprimé physiquement, à la fois subtil et mouvant. Comment avait-elle pu faire, elle qui n'existait pas en se monde ? Lui le savait, tout simplement car c'était Elle, liée à lui. Leurs sentiments communs se fichaient des mondes, des royaumes ou des distances, ils les partageaient sans aucune mesure, dans une résonance parfaite. Alors, elle, dénuée de regard, posa cette lame sur sa joue, la faisant glisser à partir de l'endroit où elle l'avait cueillie sur la joue du Géant aux yeux d'Or. Elle partageait cela avec lui, à sa manière comme toujours, sensible comme aucune autre. Unique.

- Je suis toujours Airôth avant tout, Sunilda. C'est le nom que je portais lorsque je t'ai trouvée.

Elle plus que toute autre comprendrait son souhait, sa demande implicite. Il en savait plus sur lui, oui, sur ce qui avait fait de lui le Taureau Blanc, mais ne changeait pas. Pas pour elle. Pas à ses yeux masqués. Alors il l'observait se rapprocher et d'instinct il venait glisser sa main dans son dos, calmement, comme pour l'aider dans sa démarche. Comme ses autres nuits ou parfois elle réclamait sa chaleur, comme cette fois là. Ne pas chercher les Ténèbres... Non, il n'en avait pas besoin, car même s'ils venaient à lui désormais, il avait trouvé la force, la source de ce qui lui ferait les repousser de sa vaillante Lumière. Entre Or et Immaculé. Le tintement ne manqua pas ses oreilles, pourtant. Son visage le trahit alors, anxieux.

Puis, sans qu'il ne comprenne pourquoi ni comment elle se redressa, observant alors au loin une main d'un rouge qu'il comprit mauvais au premier regard. Ses yeux se retournèrent vers elle alors, il se releva en sursaut, tendant le bras vers elle, nouant ses doigts à ceux de celle qui n'était déjà plus là. Il voulut parler, l'appeler, la retenir, mais il savait qu'il ne pouvait rien y faire. Attend-moi. C'était là sa demande, claire. Lui faire confiance, comme il eut confiance en son retour. En cette nuit. Il usa de son Cosmos, laissant son corps s'allumer une nouvelle fois, juste avant que le noir ne vienne assaillir sa vision. Il était sûr que celle lueur là avait traversé ce masque impitoyable qu'il détestait. Puis plus rien. Le voilà là, au milieu de leur chambre, seul, nu, désemparé. Seul une douce brise, absente jusqu'ici, soufflait alors en réponse à ses questions. Je t'attends, mon Unique. Ses poings se serraient alors, il tourna la tête lentement pour observer autour de lui, avant de regagner son lit. De se placer là où ce corps éthéré s'était placé. Juste avant de poser sa tête, il aperçu alors une tâche sur le drap. Cette larme qu'ils avaient partagé. sa main se plaça au dessus, et le sommeil vint à lui en un éclat... Cette magie, encore.

Son rêve fut trouble, étrangement réel, spectateur d'un spectacle qu'il n'aurait voulu voir; Sunilda était là, pure, face à un être aux formes étranges, et pourtant le Taureau semblait avoir du mal à le regarder, comme s'il était aimanté par cette pierre qui masquait les yeux de l'ancienne esclave, de nouveau enchainée. Elle était à nouveau armée, comme cette fois face à l'Ase, il n'aimait pas cela, être inutile... Mais il comprit qu'il ne l'était pas, pas dans ce rêve bien qu'immobile, triste spectateur à l'instant où le visage immaculé de l’Éthérée s'était tourné vers, lui offrant un de ses sourire qui suffisait à effacer le Monde. Elle reprit alors cette posture de battante, son corps parfait semblait s'arquer sous le poids de sa férocité, puis plus rien.

La matinée de tira de cette torpeur, alors, sans un bruit. juste un rayon de soleil sur son visage. Il était assoupi sur un des côté du lit, s'en leva alors lentement, encore dans les brumes d'une nuit étrange. Sunilda... Il commençait alors à douter, que fut ce rêve, et cette nuit en avait-elle était un tout en entier ? Il se souvint d'une promesses, et ses pensées allaient alors à elle, aussi loin qu'elle pouvait être. Il était là. Après plusieurs minutes il ressortait des thermes, appelant sa puissante armure à le revêtir alors qu'il s’avançait vers l'entrée de son Temple. Ce fut à cet instant qu'elle apparut dans l'horizon. Une chevelure blanche voguait derrière chacun de ses pas, ses yeux si particuliers s'accrochèrent alors à ceux de l'Egyptien qui déjà, ne pouvait se retenir de sa joie; Son cœur venait de faire un saut alors qu'il avançait, courrait même, pour la retrouver. Son sourire se calqua sur le sien, détaillant pendant sa courte course cet habit léger et si différent de ceux qu'elle portait habituellement. Puis cette voix, si proches désormais, qui l'appelait. Bientôt il la saisissait alors, la soulevait de cette terre qui pendant trop longtemps l'avait éloignée de lui, son regard se perdit dans le sien qu'il n'arrivait plus à lâcher, ces yeux doux qu'elle seule savait lui faire lui avaient manqué, un vide qu'il n'avait alors jamais ressenti. Aujourd'hui il n'était plus. Aujourd'hui elle était là. Alors il approcha son visage du sien tout en fermant ses paupière, laissant ses lèvres être guidées par le souffle de la Sainte, jusqu'au contact. Jusqu'à sentir la chaleur des sienne. A cette instant son armure le quitta, ne laissant que leurs corps l'un contre l'autre. Sans rompre cet échange qu'il avait espéré, oh oui, depuis bien longtemps.Aujourd'hui, il en était digne. Aujourd’hui, il était Son Taureau Blanc. Ses lèvres se fermèrent alors pour mieux se rouvrir et capturer les siennes, plus passionnément, alors que déjà il soutenait sa petite tête en noyant une main dans sa chevelure immaculée. Puis il la posa terre, non sans rester ainsi, sa dextre placée au creux de ses reins.


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Dim 2 Oct - 10:50




« Je suis rentrée Taureau Blanc. »


Alors la belle Sunilda avait stoppé ses pas, laissant le géant d'albâtre faire les derniers, briser la distance qui les séparait, déchirer le voile de leur réalité. Elle lui avait ouvert les bras, lui souriait avec tant de chaleur qu'elle éclipsait les premières lueurs de l'aube. Dans la lumière laiteuse de ce début du jour, sa silhouette était baignée dans cette douce clarté. Fleur délicate, le Saint alla la cueillir, l'extraire hors du sol pour la tenir tout contre lui. Il voulait être sûr qu'il ne s'agissait pas d'un rêve. Elle était là, il pouvait sentir la douceur de sa peau sous ses doigts, la chaleur de celle-ci à travers ses mains qui déjà se refermaient autour du cou d'Airôth. Une bien belle danse s'initiait dans ses prunelles violines ; Sunilda n'avait jamais semblé si présente, ici, au creux de son étreinte. Tellement de sentiments se bousculaient dans leurs regards appuyés, rassurés, emprunts d'une douceur certaine, d'évidences inavouées et qui se dévoilaient peu à peu.

Mais nulle surprise chez la Sainte du Cancer, car elle savait depuis fort longtemps que leurs deux Destins étaient étroitement liés. Le briseur de chaîne avait représenté bien plus à ses yeux à l'instant même où elle l'avait vu à Rome, irradiant de sa Lumière, aux côtés de l'Homme-Soleil. La jeune femme à la si longue chevelure immaculée, en le voyant fermer les yeux, happée par une force qu'ils ne sauraient combattre, se pencha aussi, son sourire s'élargissant peu à peu. L'une de ses mains quitta sa nuque pour se poser sur sa joue, celle qui avait été épargnée par la cavalcade d'une larme unique. Ils échangèrent un doux baiser, le premier, le véritable à la faveur de l'aurore, un signe pour la Cancer, c'était si évident, si pur, si calme. Elle avait trouvé sa Lumière dans ses Ténèbres.

Quand les pieds de Sunilda touchèrent le sol, que la main de Taureau Blanc trouva le chemin jusqu'au creux de ses reins, ce fut à son tour d'aller capturer son visage entre ses doigts graciles, caresser plus ardemment ses lippes, jusqu'à ce que le souffle vint à leur manquer. Une éternité paraissait s'être écoulée ainsi, sans jamais pouvoir séparer ces deux êtres qui se retrouvaient. Enfin. Les yeux brillants, son sourire intacte, la belle mit fin à ce baiser pour reculer d'un pas, juste un et regarder l'homme avec intensité. Khan.


« J'ai longtemps erré dans le noir, je t'ai regardé aussi, du mieux que je le pouvais. Tu as retrouvé tes étoiles. »
Sa main alla se poser contre son torse, chercha à se hisser jusqu'à son cœur.
« Mais pour moi tu n'as jamais cessé d'être ce que tu es. Je devais te laisser partir pour que tu comprennes et cette séparation m'a... »


Soudain la belle s'immobilisa, croyant capter un mouvement dans l'invisible. Tous ses muscles s'étaient tendus, prête à bondir et à mordre. Inquiète, la Louve Immaculée avait fait jaillir son coutelas dans sa paume. Quand elle rengaina, dans un souffle, la Reine des Esprits se laissa tomber sur ses genoux, adoptant une posture presque méditative. Airôth pouvait déduire aisément que son odyssée à elle fut plus qu'éprouvante et l'avait laissé craintive, aux aguets. Traumatisée mais comme à son habitude, elle n'en parlerait pas. Et tout à coup, elle annonça :


« Je dois aller me purifier, Airôth. Glisse-moi dans l'eau s'il te plaît. »


Son regard améthyste était presque suppliant en cet instant.


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Jeu 6 Oct - 17:56

Je suis rentrée Taureau Blanc. Délicate mélodie. Leurs lèvres ne se décollaient pas, se mouvaient lentement, se caressaient alors que leurs souffles s'étaient stoppés comme le temps autour d'eux. Enfin, oui. N'avait-il pas évolué dans le Temple du Cancer, la suivant, l'aidant, la regardant pour comprendre ce qu'elle était, bien plus que l'Éthérée. Leur baiser se stoppa alors que déjà Sunilda faisait glisser ses doigts sur le visage de l’Égyptien, le ramenant à elle pour prolonger encore cet instant à son tour. Lui confirmer les choses en un sens... Elle le voulait. Lui. A nouveau ils se quittèrent alors qu'il reprenait son souffle, un sourire venant dessiner sur son visage une expression de bonheur pure. Plénitude.

Le Taureau Blanc, renouveau de l'Airain, perdait ses yeux mordorés dans ceux brillants d'une nouvelle vie que lui offrait la belle du Cancer. Avait-elle déjà semblé aussi vivante ? Il se plaisait quelques secondes à penser que non. Elle reculait sans le lâcher, sans cacher sa joie à elle aussi... Différente de la sienne il fallait le dire, mais au fond avec Sunilda tout était différent. Différent oui, mais c'était cela, en un sens, qui la caractérisait, faisait d'elle ce personnage étrange dont le cœur
résonnait avec celui d'Airôth. Sa voix, pure, lui avait manqué aussi, il l'écoutait alors que déjà elle portait sa main sur son torse, près de cette force nouvelle qui battait fort en cet instant, elle saurait le sentir. Grâce à toi, oui... j'ai compris, Sunilda. Qu'avait-il compris au fond ? Bien des choses, sur lui bien sûr, mais sur elle aussi et cette évidence qui les liait, réciproque parfaite.

Son corps se crispa à l'instant où il la vit revenir dans cette posture qu'elle avait adopté face à l'Ase, combattante, son arme à la main. Que se passait-il ? Oh Airôth eut peur un instant que ce démon rougeâtre dont il avait vu le bras, dont il avait vu la silhouette en rêve revenait pour la prendre, la lui arracher une nouvelle fois. Il ne laisserait pas cela arriver. Jamais. Déjà son armure l'avait recouvert en un instant et il s'était jeté sur Sunilda, l'entourant de ses bras dorés et puissants sans pour autant la toucher. Qu'un seul être cherche à la lui enlever, là maintenant, et il laisserait Khan parler. Renouveau. Puis rien, Elle tomba à genoux alors. Lui l'observa, put entendre ce soupir las, fatiguée... Qu'avait-elle subit ? Que lui était-il arrivé dans ce monde ? Ce rêve... était-ce son imagination où bien l'avait-il réellement vu se battre, pure et armes en mains, contre l'être abominable qui les avait éloigné ? Hum, au fond, Airôth avait compris une chose : il y avait une raison à tout cela. Comme toujours avec la Louve.

Il posa un genoux à terre, quittant son armure à nouveau pour mieux enlacer la jeune femme épuisée. Il la protégeait. Puis vint son regard et sa supplique, voir ce cette expression déchira le cœur du géant qui ne pu s'empêcher d’acquiescer : elle lui demandait son aide, certainement avec difficulté... Bien évidement, il acceptait. Après, tout, n'était-il pas prêt à n'importe quoi pour elle ? Il la souleva alors rapidement, observant le tissu bleu et léger danser un instant... Quelle beauté dans une telle robe, Sunilda avait toujours été ravissante au fond et ce depuis leur première œillade. Depuis qu'elle l'avait attrapé par le bras, qu'elle avait offert son regard profond aux yeux d'Airôth. Tout s'était joué à cet instant même. Quand le Chevalier d'Or s'était laissé emporter par ce flot pourpre... Il la regardait avec compassion et fascination en un sens. Qu'il était dur pour lui de quitter ses pupilles. Impossible après tant de temps.

- Tu as du traverser de terribles épreuves une nouvelle fois. Pourtant... J'étais là n'est-ce pas ? Tu as... appelé mon âme ? Je ne sais pas comment j'y suis parvenu... C'est peut être ma nouvelle force, j'ai l’impression de mieux comprendre tout ça.

Il avançait en lui parlant, se dirigeant vers la salle d'eau qu'il avait utilisé quelques minutes plus tôt. L'eau était encore chaude et la vapeur qui s'en échappait le prouvait, tout comme l'atmosphère humide de la pièce. Il avait serré Sunilda un instant avant de rentrer, heureux de l'avoir contre lui, conscient que cela ne pourrait toujours être. Alors il savourait. Ne voulait plus la quitter. Il baissa son bras pour la faire se mettre debout et ainsi la laisser aller dans l'eau seule, seulement il sentit que ses pieds ne soutenaient rien. Trop épuisée. Il afficha une moue inquiète, la releva pour se diriger vers un banc de pierre et l'y déposer. Après tout, elle lui avait demandé de la glisser dans l'eau. De se purifier... Oh il comprenait désormais, souvent la belle partait dans l'eau après ses voyages "spéciaux". Son âme et son corps devaient être purs, bien que pour le Taureau, ils l'étaient déjà.

Alors, à cet instant, si sa peau n'avait pas été foncée, elle aurait pu le voir rougir, son regard se fit fuyant, gêné en un sens. Il venait de comprendre ce que sa demande impliquait. Pourtant il l'avait déjà vue nue, libre, cette femme au corps pur et parfait, bien que jonchés de marques, il n'en avait que faire... Il ouvrit la bouche, comme prêt à s'exprimer, mais aucun son. Alors il la referma, sans cesser de la regarder, son sourire était différent. Heureux, mais fatigué... Il allait devoir l'aider. Alors lentement il attrapa le tissus qui flottait à mi-mollets, le fit remonter sans cesser de fixer son visage, rassurant en un sens... Au moins, au premier signe il aurait été capable de voir ou comprendre... Mais rien. Alors il continuait, arrivant aux genoux, son cœur s’accélérait alors et nul doute que la jeune femme capterait cela, son affolement certain qu'il tentait de masquer. Dévêtir une femme... Sunilda. Pour la suite il du coller ses grandes mains contre sa peau, coincées entre la pierre et ses cuisses toujours en faisant remonter la robe. Ses mains passèrent alors sur ses fesses rapidement, au même moment où il sembla déglutir avec difficulté. Il venait d'effleurer là son dos alors, et la suite fut plus simple, dévoilant son intimité, ses formes aussi... Magnifiques, et cette fois son regard se décrocha quelques secondes alors que le vêtement masquait les yeux pourpres, observant les marques ça et là, sa poitrine aussi, son ventre, ses jambes... il fut alors prit d'une légère bouffée de chaleur agréable partant de son ventre, ne calmant pas un instant le rythme de son cœur. Avait-il déjà été aussi près d'elle ainsi ?

La voila donc débarrassée de cette robe qui lui allait pourtant si bien. Il s'empressa de la saisir à nouveau, alors que sa peau froide pourrait sentir une chaleur inhabituelle sur celle de l’Égyptien, son corps s'exprimait face à ses sentiments, à la vue de cette femme qu'il venait d'embrasser plus tôt. Cette femme qu'il aimait, persuadé qu'elle aussi. Il ne lui fallut que deux pas pour être devant le bassin fumant, et lentement il la déposa à l'intérieur, laissant son corps être lentement recouvert, première étape de cette purification qu'elle recherchait. Lui tentait de se raisonner alors, ne comprenant pas vraiment, pourquoi un tel affolement après tout, ce n'était pas la première fois qu'il la voyait ainsi. Et pourtant, son œil était nouveau, son regard qu'il portait sur elle différent...Plus sincère, sans retenue... Peut être était-ce la raison : en la retrouvant, en liant leur lippes il avait fait tomber ces barrières qu'il s'était inutilement posé. S'exprimait désormais, pour elle. Il la laissa alors prendre ses aises et déjà commençait à reculer pour quitter la pièce... Un pas... Puis deux... Puis trois et déjà la porte de bois n'était plus loin. Quatre ? Non. Il n'y en eut pas plus. A chacun d'eux il sentait quelque chose en lui, comme un hurlement profond. Ne pars pas. c'était son propre esprit, à lui. Il ne voulait la laisser. Alors en un souffle il se retrouvait dans son dos, à genoux contre le bassin de pierre. Ses bras vinrent la recouvrir en se posant au dessus de sa poitrine alors qu'il fermait les yeux, comme pour se donner du courage. Il commença à prendre la parole, hésitant.

- Je... je peux rester cette fois, Sunilda..? Je ne veux pas te laisser.. Laisse moi... t'aider..

L'aider oui. Il voulait partager cela avec elle. L'aider à lever les Ténèbres... N'était-ce pas son rôle après tout à lui, sa Lumière puissante ? Taureau Blanc.


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Sam 8 Oct - 13:34



« Oh oui, tu étais là Taureau Blanc, toujours. »


Ses grands yeux améthystes plongés dans le mordoré de ceux d'Airôth, elle le regardait avec cette tranquillité qui la caractérisait, occultant tout le reste. Ses bras refermés sur elle, que pouvait-il lui arriver ? Elle se sentit soulevée hors de terre, transportée mais d'une manière bien différente que celle qu'elle appréhendait chaque jour un peu plus. La Reine était de retour et elle avait retrouvé son Roi, son Taureau Blanc, celui qui avait su briser ses chaînes et la retenir tout en même temps. Il la porta jusqu'à la salle d'eau où ils furent accueillis par un rideau de vapeur qu'ils traversèrent ensemble. Il faisait bon ici, il régnait un calme qui rendit Sunilda plus paisible que jamais. Présente, totalement ancrée dans leur réalité. Elle ne vagabondait pas en cet instant. Elle ne le quittait plus du regard, détaillait tout des fluctuations de son visage, des signes qui trahissaient ses émotions. Il comprenait. Il était là lui aussi.

Nul besoin de mots ou de fuir. Sa main s'était vaguement portée sous son menton pour l'encourager à ne plus fuir. Une simple caresse tandis qu'il la déposait sur un banc en pierre, tiède. Sans se départir de ce petit sourire sur ses lèvres vermeilles, penchée légèrement vers lui, Sunilda continuait de l'observer, le laissa faire quand il commença à remonter le tissu contre sa peau d'albâtre. Non, ce n'était pas la première fois que l'ancienne esclave était débarrassée de ses atours. Mais jamais de la sorte encore. Elle ne sut se l'expliquer mais son cœur se serra dans sa poitrine, un frisson parcourut tout son être comme jamais. Une étrange et grisante sensation qui ne la quitta plus. La jeune femme captait évidemment le trouble de Taureau Blanc, la vue que pouvait inspirer son corps offert, mais c'était bien différent de ce qu'elle avait capté chez « les autres ». La robe glissa lentement, s'échappa avec douceur contre la pierre, s'étaler comme une corolle. À l'instar de sa chevelure, si longue, qui recouvrit partiellement sa nudité. Son seul habit. Sunilda fut capturée encore, délicatement, et, sans un mot, se pressa davantage contre le corps de Taureau Blanc. Attirée par sa chaleur, sa Lumière. Son sourire se fit plus prononcé.

Le contact de l'eau contre sa peau nue la fit soupirer d'aise. Fermer ses prunelles pourpres. Juste un instant. Suffisant pour qu'en les rouvrant, elle eut à tourner la tête pour chercher Airôth qui déjà, s'éloignait. Aussitôt son sourire s'effaça et la belle le regarda partir. S'arrêter. Son cœur manqua un battement et il revint vers elle. Sa tête se pencha en arrière alors qu'il l'enlaçait à nouveau. Cette nouvelle proximité, ces mots soutirèrent un souffle d'entre ses lèvres.

« Reste. » Elle se retourna doucement pour lui faire face. « Ouvre les yeux. »

Lui commanda t-elle tout en se redressant, l'eau ruisselant sur ses cheveux, ses épaules, les formes sinueuses et harmonieuses de son corps. Avec mille précautions la belle prit entre ses mains le visage de son Protecteur qu'elle approcha du sien.

« Viens... »

Elle l'invitait dans son royaume, à siéger à ses côtés sur un monde inconnu. Le fit entrer dans l'eau avec un force mystérieuse et insoupçonnée face au géant, comme si des mains invisibles s'étaient posées dans son dos. La surface de l'ondée se troubla quelque peu déformant l'image de ce couple entrelacé. Ses lèvres finirent par trouver les siennes, les caresser audacieusement afin d'éveiller leurs cœurs, à l'unisson. Y plaçant sa dextre, y plaçant celle du Saint contre son sein blanc. Comme elle l'avait appris à Rome, l'ancienne esclave brava une ultime barrière pour mêler sa langue à une danse plus passionnée. À un tel point qu'ils finirent par manquer d'air. Dans un nouveau souffle, la Souveraine rêveuse se recula quelque peu pour de nouveau le regarder de ses grands yeux pourpres. Promener ses doigts dans la chevelure blanche du jeune homme.

« Je ne veux plus partir. »


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Lun 10 Oct - 23:30

Reste. Ouvre les yeux. Déjà ses grands bras s'ouvraient sous l'impulsion de la Sainte, glissant vers le haut, alors il ouvrit les yeux, leva la tête. Le bruissement de l'eau venait ponctuer cet instant de grâce ou se dévoilait le corps de la belle, les yeux d'or parcouraient alors de bas haut, à contre-courant de ces gouttelettes qui voyageaient sur les courbes harmonieuses de la femme. Car c'était là ce qu'elle était, face à lui, géant au grand cœur, découvrant un monde inconnu. Ses cuisses, marquées ça et là, ses hanches sur lesquelles il voulait y déposer ses mains rassurantes, cette poitrine qu'il découvrait à nouveau, sous un œil différent... celui de l'envie ? Attirante, dessinée et prête à accueillir une caresse, rêvant d'être parcourue jusqu'au sommet. Son regard se fit alors plus intense, intéressé et troublé. Puis son visage, doux visage ampli d'amour, de bons sentiments. Déjà de ses doigts graciles elle l'attrapait, lui intimait de se lever pour qu'à nouveau leurs pupilles se mêlent.

Une invitation, un souffle qui sembla pourtant l'aspirer. Toujours paré de son vêtement il enjamba le rebord pour placer ses jambes dans l'eau chaude, agréable sensation. Il se retrouvait là contre elle, sentant la chaleur de son corps contre lui, sentant sa poitrine se poser contre son ventre alors. Ses mains glissèrent de sa nuque jusqu'à son dos, Airôth sentait alors sous ses doigts les traces de son passé, sa vie à elle. Blessures. Il semblait s'y attarder, sur chacune d'elles. Repassait dessus. Si l'ancienne esclave faisait de même sur son dos elle pourrait y trouver des similarités, nombreuses, profondes pour certaines... Un vécu semblable, une vie ouverte. Désormais libres et liés. Collés l'un à l'autre. Leurs visages se rapprochaient alors qu'elle capturait déjà l'une de ses mains, la ramenant contre son ventre, la faisant glisser sur sa peau parsemée de fines perles. Elle la déposa alors sur son sein, celui du cœur. Un souffle de surprise de la part du Taureau Blanc qui sursauta légèrement, laissant ses yeux regarder plus bas. Et du cœur à ses lèvres l'Egyptien eut un frisson chaud qui lui parcouru les cuisses et le ventre subitement alors que déjà la belle venait de plaquer ses lippes au gout de merveille sur les siennes.

A l'image de son totem il expira subitement lorsqu'il senti que ce n'étaient plus les lèvres douces et délicates qui trouvaient le chemin sur sa bouche mais sa langue. Glissant lentement, alors qu'il entrouvrait lentement, ne sachant réellement que faire, se laissait alors conquérir. Contre lui elle pouvait déjà sentir son affolement, son envie. Ses yeux papillonnèrent avant de ses clore et sa main vint lentement enserrer l'objet du désir qu'elle lui offrait, là, devant chaque battement. Tout s'était arrêté. Plus de souffle, plus de bruits si ce n'était celui de cette danse humide et envoutante, excitante qui semblait le pétrifier, l'immobilisé sous la charge d'émotion qui s'emparait de lui. Pourtant il brava l’interdit, posa ses mains sur les hanches gracieuses, laissant courir ses doigts sur le haut de ses fesses devenues froides. Il glissait lentement sous l'effet de l'eau, dans quelques instant pour les réchauffer...

Pourtant la danse s'arrêta et le Taureau Blanc en ressorti presque essoufflé. Son visage était devenu bouillant. Il rouvrit les yeux, dévoilant la superbe. Il craignait que la magie ne disparaisse, et pourtant la lueur du jour rendait sa chevelure immaculée, reflétée sur l'eau du bassin. Une vision idyllique, avait-il seulement connu un moment aussi beau ? Difficile d'y croire, pourtant une main qui attrapa ses cheveux le ramena sur terre. Le ramena avec elle, dans ce coin de plénitude... Peut importait le cadre ou de lieu car c'était elle qui embellissait le tout. Sublime Créature. Elle reculait un peu, sans que ses améthystes ne quittent l'or. Le contact n'était pas rompu, le bout des doigts du géant caressaient encore sa peau marmoréenne.

- Je t'en empêcherai de toute façon. Reste avec... contre moi...

Déjà il s'élançait contre elle, la capturant en passant sous bras bras, revenant plaquer ses lèvres sur les siennes. Sunilda... je... Il s'emballait alors, la soulevait, si bien que seuls ses orteils devaient frôler la surface. Déjà pourtant ses petits pieds retrouvaient l'eau chaude, Airôth glissait lui aussi, lentement s'agenouillant, trempant son pantalon entièrement. A genoux face à elle, les yeux dans les yeux il rompit ce baiser, reportant sa main, hésitante, sur ce sein non sans laisser courir un regard entre les prunelles de la femme et le bout de sa féminité. Sa tête suivant ce manège... Comme si... Oui, son regard était plein de questions... Il lui demandait alors sans un mot, voulant gouter à cette part d'elle, emporté par le flot de connexions, ces échanges puissants qui réveillaient en lui un désir inconnu. Nouveau monde qu'elle lui offrait. Femme, la sienne.


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Sam 15 Oct - 10:36



Tous les deux, ils perturbaient la surface de l'ondée, faisaient naître des ondulations qui s'échouèrent contre le rebord du bassin. Comme autant de vagues s'écrasant contre les écueils tourmentés. Eux, anciens esclaves prédestinés à se découvrir, à se porter, à s'aimer. Ils exploraient un nouveau chemin qu'ils n'avaient su voir, tout juste entrevoir. Sauf peut-être pour l'immaculée Sunilda, dont les convictions dépassaient souvent l'entendement des autres. Elle, Reine Blanche en son royaume. Maîtresse des lieux attentive et douce, elle laissa Taureau Blanc en observer les pourtours, risquer à poser une main hésitante contre la porte où se cachait son cœur. Tant d'interrogations dans ses yeux mordorés, et juste un sourire chez l’Éthérée pour calmer ses craintes. Il était le bienvenue en ses terres, et elle le guiderait avec plaisir et douceur.

Oh, combien de fois avait-elle connu pareille situation ? Non, même pour elle, tout semblait différent et nouveau : il y avait cette chaleur, là, au creux de sa poitrine, ce sentiment de plénitude et de bonheur qui l'accrochait à leur Monde et qu'elle ne désirait pas quitter. Ni lâcher prise, comme elle le lui avait soufflé un peu plus tôt. « Je ne veux plus partir ». C'était la première fois depuis de longues années d'asservissement, que la belle changeait sa vision, passant de Vagabonde à… autre chose qu'elle ne parvenait pas à identifier clairement. Ces émotions, nouvelles, se bousculaient en elle avec une certaine précipitation qui fit naître un feu ardent dans son esprit. Elle était là, tout simplement. Ils étaient là, ensemble, sous cette même réalité, et cela lui suffisait. Ainsi pourraient-ils regarder les même étoiles sans avoir peur, tourner leur regard dans la même direction. Un sourire s'épanouit sur ses lèvres, tentant de calmer les craintes d'Airôth. Il n'en avait nul besoin, pas avec elle. Sa main quitta sa chevelure en une ultime caresse, glissa sur son bras pour faire naître un début de frisson et quand sa main se noua à la sienne, le Saint put se rendre compte que pareil châtiment était tombé sur sa senestre, l'enjoignant à avancer, jusqu'à ce que le dos du Cancer se heurte à la moiteur du rebord de bassin.

« Soulève-moi. » lui susurra t-elle, lisant ses questions dans son regard. « N'aie crainte Taureau Blanc, je vais te guider. »

L'eau ruissela, ondula encore et une myriade de gouttelettes d'argent dégringolèrent sur le corps de la Louve Immaculée. Ce dernier se tendit à la première caresse, laissant cette multitude d'étoiles scintillantes et transparentes filer plus vite encore sur la trame de sa peau nue. Elle le laissa explorer, manœuvrant elle même la cime de ses doigts, les monts et les plaines qui soupiraient aussi. Éveiller des frissons jamais ressentis jusqu'ici. Sans s'en rendre compte elle se mordit la lèvre inférieure quand elle le fit s'attarder au seuil de son intimité. Brusquement, Sunilda se pencha en avant pour aller entourer le cou du jeune homme entre ses bras, menaçant de le faire basculer en arrière. Mais il était un géant. Immense, qu'elle n'allait plus permettre de tomber. Front contre front, elle le regardait de ses yeux améthystes avec une lueur nouvelle dans les yeux, mélange de désir, de liesse et de gratitude.

« Je t'aime Airôth. »

Et cela faisait depuis longtemps, depuis qu'elle l'avait aperçu aux côtés de l'homme-Soleil. Et même encore avant quand la sorcière Bara lui avait fait part d'une partie de son Destin. De l'homme avec qui elle nouerait des liens si forts et si particuliers. Ensemble entrelacés dans ce vaste canevas des Dieux, sous les mêmes astres, perturbant la surface de l'eau…


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Dim 16 Oct - 14:14

Se sentir vivant, réellement, comme jamais. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'il en avait l'impression de perdre pieds, d'être présent et loin à la fois. Loin ? Oui, et pourtant si proche, car ce n'était pas dans l'espace, mais dans le cœur de belle face à lui, aux joues rougies. Le souffle du Taureau était fort, se mêlait alors à celui du Cancer, suave, entrainant et entêtant. Il hésitait, avançait à tâtons dans ce monde qui lui ouvrait ses bras, il en avait envie pourtant mais ne voulait faire faux pas. Ne voulait être brusque avec elle, ne voulait que le bien et la douceur. Pourtant, elle, lui souriait. L'apaisant sans pour autant le calmer... bien au contraire.

Airôth remarquait alors que la peau de la jeune femme, d'habitude froide, émettait une chaleur particulière, loin d'être bouillante non, mais semblait plus vive, agréable au toucher. Rassurante... Elle entrait en écho avec ce qu'il ressentait dans ses membres, comme une douce lueur qui venait lui rappeler qu'il avait un corps et elle aussi. Si leurs âmes et leurs esprits ne s'étaient jamais quittés jusqu'alors, c'était autour de leurs êtres de se trouver avec sincérité. Laisse parler leurs émotions, leurs sentiments qu'ils semblaient partager depuis toujours. Jamais il ne s'était senti aussi humain, aussi vrai qu'en cet instant. Existence, voilà ce qu'elle lui offrait, ce qu'il avait toujours cherché en un sens. Il venait de le trouver là, au coin de ce sourire parfait, de ce regard ampli d'envie et de désir, troublant. Les doigts de la belle nordique glissèrent alors le long du bras musculeux de l'Egyptien, douce caresse remontant à contre sens comme un courant éclectique jusqu'à venir gagner sa moelle épinière. Ce n'était pas seulement de la douceur, sous ses doigts graciles elle semblait gouter à chaque parcelle de sa peau, se l'approprier. L'inviter à en faire de même. Alors, lui était déboussolé, les informations fusaient en son esprit, et pourtant déjà elle le tirait vers elle, ayant nouée ses mains aux sienne avec tendresse et force, parfaitement dosées. Leurs regards ne se lâchaient pas alors que, déjà, Sunilda s'était arrêtée contre le rebord de ce lac ou émergeait une chose puissante entre eux. Une danse commencée par les remous de l'eau.

Elle lui souffla une nouvelle invitation, celle de la soulever ici même, pour qu'elle aille poser son fessier délicat qu'il avait à peine effleuré, être plus haute. Mais pourquoi ? Cela il ne comprenait pas encore, toujours envouté par ce murmure lui intimant d'agir. Leurs yeux ne se quittaient pas et avant même qu'elle lui dise doucement qu'elle allait le guider, elle avait pu lire que la crainte avait quitté ses pupilles. Pourtant cette phrase le rassura plus encore, sa dextre quitta son sein, sa senestre sa fine main pour venir saisir sa taille. Sans aucun mal, aucun effort, il la souleva hors de l'eau, la déposant délicatement sur le rebord du bassin comme elle l'avait souhaité. Les yeux d'or avaient quitté l'améthyste un instant pour venir regarder sa position, si elle était bien installée, et profita de cet instant pour se ravir, pour observer les courbes qu'elle lui offrait dans cette pose, ses hanches sur lesquelles il avait ses doigts. Le bruissement de l'eau avait accompagné cette danse et sur son corps ruisselait encore quelques goutes, pour le plus grand plaisir du Taureau Blanc qui se régalait d'un tel spectacle, de toute beauté. Son plaisir grandissait alors, son corps semblait toujours plus chaud, mais pourtant il ne savait que faire, comment agir en cet instant. L'ancienne esclave l'avait bel et bien compris et avait alors saisit la dextre du jeune homme pour commencer à lui montrer le chemin. Il revint sur sa poitrine alors, sa grande main guidée par la blanche, commençait à grimper du bout des doigts sur cette dernière jusqu'à effleurer le sommet rugueux mais étonnamment agréable. Il put remarquer les petits mouvements de Sunilda à ce contact, son mince soupir qui fit lever les yeux d'Airôth jusqu'à son visage qu'il put voir différemment. En cet instant elle faisait passer sa main sur ses côtes, sur son ventre lentement pour venir plus bas encore alors que ses jambes s'étaient légèrement écartées pour laisser le libre passage. Sous ses doigts, alors qu'il effleurait une partie qu'il savait intime et particulière, le géant ressentit alors une chaleur plus qu'agréable au même même moment qu'un nouveau soupir suave vint caresser ses oreilles. Il vit alors quelques dents masquer sa lèvre inférieure en partie et ses yeux mi-clos qui ne le quittaient pas... Celui le fit alors trembler légèrement, vision enivrante, il sentait une certaine tension en lui, latente, et son corps qui s'exprimait. Était-ce le toucher ou la vue qui lui provoquait de telles sensation, un plaisir jusqu'ici jamais connut ? Lui appréciait cela, ce qu'il sentait en lui, ce qu'il ressentait envers elle, et ce que son corps lui offrait. Chaleur. Désir.

Toujours sa dextre placée là, tenue pas la fine main marmoréenne, Airôth fut surpris de voir Sunilda presque bondir sur lui, se pencher pour se rattacher à son cou en un instant. Sa main était toujours au centre de son intimité et ce mouvement soudain la lui avait bloqué, avait même fait en sorte que ses doigts y soient plus appuyés, constatant un instant une certaine moiteur qui le fit fermer les yeux. Il découvrit ses pupilles à l'instant où la belle posa son front contre le sien, ne pouvant s'empêcher de capter son regard qu'il savait si intense et communicatif... Rien qu'avec ses prunelles elle savait déjà faire monter en lui de tumultueux sentiments. Il s'y sentait attiré, elle ne semblait voir et ne vouloir que lui. Le vouloir, oui, le désirait. Son corps. Son âme. Taureau Blanc. Puis vint le déclencheur. Trois mots qu'il avait rêvé d'entendre secrètement, inconsciemment même... Elle put voir le blanc de ses yeux s’agrandir alors et ses lèvres s'entrouvrir plus grandement, son corps se crisper, inspirer sous la surprise soudaine. Son cœur battait alors à la chamade, comme jamais, prêt à exploser comme le reste de son corps. Sa senestre glissa jusque dans son dos, se plaçant au creux de ses reins alors qu'il brisa la maigre distance les séparant en un instant, laissant ses larges hanches repousser ses genoux, ses cuisses ensuite. Il la tenait alors par le bas de dos, par le bas du ventre son bras coincé entre leurs deux corps désormais pressés alors qu'il venait capturer ses lèvres humides entre ses les siennes. Capturer ces mots qu'elle venait de lui offrir, ce sentiment qu'il ne voulait laisser s'échapper. Le sien. Le leur. Il l'embrassait alors comme jamais, avec plus d'ardeur, laissait parler son cœur, lentement il s'essayait maladroitement au même exercice qu'elle lui avait offert, glissant sa langue sur ses lippes jusqu'à venir rencontrer la sienne. Venir toucher de son essence. Nul doute qu'il ne s'y prenait pas comme il fallait, mais il voulait lui faire partager en cet instant sa joie, sa gratitude, ses sentiments qui étaient, tous, dirigés vers elle. Pour elle. Sa main toujours enfermée, touchant la chaleur la plus agréable qu'il n'ait jamais connu, presque immobile en cet instant, se mouvant seulement par les sursauts qu'ils se provoquaient l'un l'autre. Leurs visages bougeaient alors par petits à-coups, au rythme de la danse imposée par leurs lippes et leurs langues. Mouvements délicats et emportés, sensuels et envieux. Jusqu'à ce que cela se termine par un baiser délicat du bout des lèvres, le visage du Taureau reculant de quelques centimètres et rouvrit les yeux luisants, une larme naissant au coin de son œil gauche

- Je t'aime, Sunilda... Je crois sentir cet amour depuis que je t'ai vu, depuis toujours, comme une évidence... Je n'avais juste pas ouvert les yeux. Je t'aime, oui, toi.

Et déjà sa senestre pressait sur son dos pour les rapprocher à nouveau, venant au départ faire se retrouver leurs lèvres avant qu'Airôth ne se laisse glisser jusqu'au coin de celles de sa belle pour venir courir sur ses joues ensuite, et ce jusqu'à son cou où il pressa un peu plus chacun de ses baisers. Cette promenade l'emmena jusqu'au creux de ses épaules, puis sur ses bras avant de venir caresser le côté de sa poitrine pour finir sur ses côtes délicatement. A cet instant sa main gauche était revenue sur sa hanche pour la tenir, toujours. Sa dextre avait quitté son entre jambe pour se poser sur sa cuisse ouverte. Le Géant s'agenouillait alors, se penchait pour continuer d'embrasser chaque parcelle de sa peau, glissant sur son ventre et se dirigeait alors jusqu'à l'aine. Il ressentait contre sa joue alors cette même chaleur éprouvée sur sa main plus tôt. A genoux face à elle, il laissait un instant ses yeux détailler son intimité avant de remonter le regard à nouveau vers elle. Seulement cette fois, nulle question pour lui, nul doute. De la confiance et un sourire qui lui était destinés, en réponse à celui que le Cancer lui offrait certainement. Elle lui avait offert son premier baiser. Son amour amour aussi, par ces mots que jamais il n'avait entendu envers lui. Tu es un femme, Sunilda... Il lui souffla alors, sans cesser de la regarder avec intensité.

- Tu es ma femme.

Et son sourire ne se tarissait pas alors qu'il pencha sa tête, fermant les yeux, tendant ses lèvres jusqu'à venir ressentir cette chaleur intensément désirable se poser sur ces dernières pour venir foudroyer jusqu'à son âme, laisser expirer par le nez un nouveau souffle puissant alors qu'il commençait à gouter à la plus belle chose qui soit : le plaisir à l'état pur. L'amour. Et lentement alors sa tête se pressait là, ses lippes s’entrouvraient pour le laisser savourer cet instant. Lui offrir de son amour, le lui faire ressentir jusqu'au plus profond de son être, à elle aussi. Et autour d'eux les ondulations, les clapotis de l'eau provoqués par les pieds de la belle qui ne pouvaient s'empêcher de se mouvoir, de caresser la surface du bassin. Perturbant la surface...


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Jeu 20 Oct - 13:21


Pour le première fois, Sunilda sentait des sentiments qu'elle n'avait jamais ressenti, jaillir en elle. Et elle n'était pas toute seule. Les grandes prunelles mordorées de son Taureau Blanc s'écarquillèrent sous le coup de la surprise, comprenant à quel point l’Éthérée l'estimait dans son cœur que d'aucun, aurait cru inaccessible. À cause de sa nature de vagabonde, de reine intangible oscillant entre les mondes. Mais la voyageuse s'était arrêtée pour un temps. Pour longtemps, pourvu qu'elle puisse l'étirer à l'infini. Captant une sensation nouvelle dans son cœur qui se prit à battre à l'unisson avec celui du Chevalier. Une valse nouvelle et passionnée s'ouvrit alors qu'il l'étreignait avec force, proche du désespoir. Celui qui viendra, un jour ou l'autre par le manque ou la menace d'un danger. La Guerre, le souffle de la Mort. Bientôt, maintenant qu'il avait ouvert les yeux sur son royaume, peut-être lui enseignerait-elle à ne plus le craindre. Et le comprendre, comme elle. À le découvrir sous tous ses aspects. Pourvu qu'un tel frisson menace de les faire sombrer. La belle se laissa faire, mais bien différemment que lorsqu'on lui offrait pareil traitement en tant qu'esclave. Là où son immobilise traduisait sa fuite dans son monde, ici, il n'en était pas question, elle le laissait prudemment goûter à la chaleur de ses lèvres, y puiser ce qui lui manquait encore, un sursaut de confiance, une envie d'outrepasser ses craintes. Il n'avait pas oublié qu'elle était ici pour le guider. Toujours, même dans cet univers d'ivresse et d'amour infini. Sa langue, timidement s'était risquée à jouer au même jeu que tantôt, plus maladroit, certes, mais pas dénué d'une certaine forme de beauté. Celle que deux êtres découvraient, au détour d'une déclaration inespérée.

Seulement voilà, le cœur de Sunilda n'avait su se taire plus longtemps. Il avait chanté cette vérité, enfin, après l'avoir tu. Leur baiser achevé en un souffle, en un doux clapotis de l'eau qui valsait de plus en plus frénétiquement, il lui avoua partager les mêmes sentiments. Un doux sourire fendit ses lèvres vermeilles.

« Oui Taureau Blanc, je sais cela aussi. » une vieille sorcière lui avait susurré cette possibilité. Évidence pour elle quand il lui avait narré la manière dont apparaîtrait le Briseur de Chaînes dans sa Vie. Elle ne croyait pas au hasard, ni au destin, mais en autre chose en fin de compte, quelque chose qui se forgeait peu à peu, malgré les manifestations des Dieux. Un chemin certes sinueux mais interprétable et cela, la Louve Immaculée se risquait souvent dans cet exercice. « Ils sont grands ouverts à présent, prêts à regarder et à comprendre. »

Il voulait encore savourer la délicatesse de ses lippes, une douce proximité chaleureuse et pleine d'une promesse inavouable. Sunilda connaissait les hommes, savait répondre au moindre de leur désir d'une manière machinale, souvenirs de ses leçons avec son maître Battiatus. Différent. Ici tout était différent, pas de fuite, pas d'immobilité, de gestes froids et calculés. Elle découvrait un frisson, une découverte qui la décontenança. Si bien que ses yeux s'agrandirent quelque peu, sa tête, se pencha au moment où il sépara son visage du sien pour partir à la conquête de sa peau. Et l'embrasser encore et encore. D'abord elle l'observa avec attention, attentive et tendre, une main se perdant dans ses cheveux quand il alla cueillir du bout des lèvres, une simple caresse qui éveilla son désir. Un feu soudain qui la fit perdre pied, glisser de sa main libre, sa propre chevelure pour lui offrir son épaule. À son tour elle se pencha pour lui mordiller le lobe de l'oreille puis faire jouer sa langue contre la peau de son cou tandis qu'il continuait l'exploration de son corps.

Leurs regards se croisèrent, un sourire, quelques mots et la belle finit de basculer. Clignant des paupières, Sunilda fronça des sourcils, apeurée tout à coup d'avoir mal entendu. Mais ses esprits ne tardèrent pas à lui susurrer qu'elle n'avait pas rêvé. Sa femme. Avait-il seulement conscience de la signification profonde de ses paroles ? À elle, la fille de Jarl, princesse des glaces éternelles ? Cependant la jeune femme n'avait, en cet instant, aucun doute. Et pour faire écho à la larme d'Airôth de tout à l'heure – et que sciemment, elle n'avait pas essuyée – une goutte de cristal paraissait sous son œil améthyste. Une liesse telle que la belle ferma les yeux, s'abandonnant tout à fait à ses faveurs. L'eau continuait de rouler sur sa peau blanche, gouttes figées soudain réveillées par des mouvements incontrôlés, des soubresauts accompagnés par les chants des soupirs. Une perle cristalline dégringola, mordant le bout de son sein d'une douce froideur qui ne chassa pas ce brasier allumé par la délicatesse du Taureau Blanc.

Je suis sa femme.

Ses orteils continuaient de fendre la surface de l'eau, sa bouche de libérer des gémissements langoureux. Ses mains, posées à l'arrière de son crâne suivaient la cadence qu'il imposait, le laissant totalement libre, perdue dans cette étrangeté.

Il m'aime, et je suis sa femme.


Songea t-elle de longues minutes à se complaire dans cette réalité où, jamais, elle aurait cru trouver un tel bonheur. Dans un sourire et une simple pression de ses doigts, la belle l'invita à se redresser. Elle ne lui laissa pas le temps de faire quoique ce soit, quittant sa posture pour s'immerger en partie dans l'eau, attraper délicatement le tissu détrempé et le retirer, sans empressement, yeux dans les yeux, sa longue chevelure blanche s'étalant comme une corolle tout autour d'elle.

« Ferme les yeux, Taureau Blanc »
lui intima t-elle, consciente de ce qu'il ressentirait alors face à cette nouvelle caresse.

Elle ferma les yeux aussi.




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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Dim 30 Oct - 21:39

Nouveau monde porté par des sensations nouvelles et parfaitement inconnues. Il y avait là quelque chose d'étrange, d'instinctif en un sens, comme s'il était guidé par un raisonnement qui ne lui était jamais venu à l'esprit jusqu'ici. Face à elle pourtant, Sunilda, il se sentait différent. Plus fort, plus grand, plus beau, capable de tout. A ses côtés ses pas étaient inarrêtables, il pouvait avancer sans aucune retenue. Il en était de même en cet instant, poussé à dévorer son corps de baisers délicats de bas en haut jusqu'au moment où il était arrivé face à son ventre, l'avait regardé droit dans les yeux avec une visage bienheureux, sans aucune crainte. Il ne doutait pas que sa belle promise saurait le guider, pas après pas, comme elle avait su le faire en chaque instant. Pourtant, pour cela, il l'avait décidé seul, avait ressenti le besoin de voir, toucher, comprendre... Il avait ce besoin de la rendre heureuse, bien qu'il ressentait déjà qu'elle partageait son sentiment, il avait pu effleurer son cœur et capter son rythme, avait vu cette larme et son regard plus intense que jamais. Cette fois il ne s'était pas perdu au travers, il n'avait pas plongé, non : il en faisait partie intégrante. Il était ce regard. Amour.

Alors, porté par son coeur il avait glissé ses lèvres jusqu'au creux de ses jambes pour ressentir au premier contact un plaisir incommensurable : celui partagé. Car il avait entendu le soupir agréable de sa femme, avait ressenti en lui cette chaleur et cette fougue soudaine. Ses joues devaient êtres bouillantes au contact de ses cuisses, pourtant il continuait par de minces baisers effleurés qui provoquaient un nouveau mouvement à chaque fois. Il découvrait alors, comprenant que l'intensité des réponses dépendaient de l'endroit où ses lippes se déposaient. Il ouvrait les yeux à chaque fois, les refermant juste avant de toucher sa peau, soufflant parfois sous l'effet du désir, du parfum qui l'envoutait, le poussant parfois à se faire plus insistant, appuyant avec sa bouche fermé comme pour lui transmettre sa passion incontrôlée et soudaine. Jusqu'au moment où un de ses mouvement la fit frapper l'eau du bout des pieds et que la femme du nord vienne déposer ses mais sur la tête du Taureau Blanc. Ce dernier sentit alors en lui monter une joie peu commune, un sentiment d'appartenance et d'affection, son corps lui criait alors qu'il la désirait, elle, qu'il la voulait, mais lui se sentait aimé. Tout simplement. Aimé comme jamais, aimé comme personne. Elle souhaitait garder un contact avec lui, perdait ses fins doigts dans sa chevelure nacrée, appuyant parfois, agrippant lorsqu'il effleurait certains endroits. Ce la ne fit qu'attiser sa curiosité, il fit comme avec ses lèvres à elle quelques secondes plus tôt, ouvrant sa bouche et cherchant à goûter du bout de la langue ce plaisir qu'elle lui offrait là : le sien.

Ce n'était plus un souffle qu'il eut en réponse mais un gémissement, cette voix qui savait le transporter d'ordinaire venait en cet instant de le faire voyager bien plus loin, avait ravi son cœur, ses pensées, ses gestes si bien qu'il s'était arrêté là. Dans cette pose, perdu entre la saveur et son corps à lui qui venait de tressaillir en savourant ce chant, ce partage. Il sentit une pression l'invitant à continuer, alors il le fit sans attendre en fermant les yeux, embrassant à nouveau et captant les soubresauts de sa belle. Il se sentait, ainsi, homme comme jamais, laissant ses mains caresser les cuisses offertes de sa belle, les parcourant en effaçant sans remord les constellations dessinées par les gouttelettes d'eau, les refaçonnant à sa guise, au gré de ses effleurements, créant non plus des points éloignés mais des liens. Parfois il s'arrêtait pour serrer ses doigts, comme pour la retenir en ce monde toujours, la retenir avec lui, s'aider aussi à l'embrasser avec plus de fougue, s'adaptant à ses mouvement, fusionnant avec eux. Il s'arrêtait d'autre fois, haletant, tellement concentré dans son acte qu'il en oubliait de respirer. En ces instants il relevait ses yeux d'Or pour voir le visage de Sunilda transformé, auréolé d'une expression tendre et aimante, les joues rougies et le souffle court elle aussi. Un sourire, un baiser sur la cuisse et il se penchait à nouveau. Tout s'emmêlait en lui alors, submergé d'émotions, de bonheur, de joie, de plaisir. Il y avait le sien, celui de Sunilda, celui qu'ils partageaient. La voir heureuse, la sentir contre lui, s'accrocher à ce monde, au sien, au leur. Leur monde, ils l'avaient construit lentement, lui sans le savoir, elle avec attention. Désormais il avançaient main dans la main dans leur œuvre. Un instant, il ressentit un battement dans au bout de son oreille, y passa sa main furtivement, caressant son lobe pour se rappeler ensuite que sa femme lui avait mordillé avec douceur. Un sourire se dessinait alors.

Sunilda caressa alors le visage de son aimé, d'une simple pression et d'un regard l'invitant à quitter cette posture, à se relever. Airôth le fit sans question, sans cesser de la regarder alors. Il se croisèrent brièvement sur la même hauteur avant qu'il ne la dépasse à nouveau. Elle quitta le rebord pour se glisser dans l'eau d'une manière plus que délicate, belle et suave, alors que sa blanche chevelure l'entourait. Elle le regardait avec une telle intensité qu'il aurait été difficile de soutenir cet échange pour bien des personnes, mais pas lui non. Il comprenait, il voyait comme jamais. Il l'aimait. Pourtant il fut surpris, son large sourire un peu niais s'effaça à l'instant où elle commençait à le dévêtir. Voilà une chose unique et nouvelle, surtout en cet instant où il était plus que jamais excité. Il se dévoilait alors à nu, face à elle qui ne le lâchait pas des prunelles, le rassurant comme toujours. Ferme les yeux... Il se nourrissait de ce son, de sa voix unique qui était si proche désormais. Qu'elle avait pu lui manquer cruellement... Son périple avait été dur pour cette raison, son absence. L'Egyptien laissa alors le noir se faire, lentement... Alors déjà, elle commençait. Il sursauta la première fois, soupira même, étonné par la foule de sensations qui venaient percuter son cerveau à chaque seconde. Une nouvelle caresse, unique, première, a l'instar de ce baiser délicat qu'il avait eut dans la nuit, et celui à son arrivée vêtue de sa robe bleue. De sa chevelure blanche, comme dans les instants où elle quittait son corps. Dans ceux où ses yeux étaient grands ouverts... Elle était là, dans ce monde, accrochée à lui. Jamais il ne la lâcherait.

Ses respirations étaient saccadées et sa voix grave se faisait parfois entendre, résonnant dans cette salle où la moiteur de l'air chaud s'était mélangée à celle de l'amour. Il voulait rouvrir ses yeux, la regarder alors mais elle lui avait dit de ne pas le faire. Alors il l'imaginait, elle, son sourire, son regard... Mais il y a avait de nouvelles choses qui de dessinaient, autres que celles de ses songes. Sa peau, ses forme, le galbe de ses seins, la courbe des ses hanches, le tour de ses cuises... Il souriait alors qu'un nouveau spasme venait de conquérir son corps. Il n'aurait su dire ce qu'elle faisait, mais y ressentait avant tout une tendresse peu commune, de la délicatesse et de l'attention. Lentement, et sans qu'il ne le remarque, le corps du Géant commençait à ployer sous cette force, il se penchait lentement jusqu'au moment où il dut s'appuyer du le rebord pour ne pas tomber en avant. Son souffle était rapide, entremêlé de sons de plaisir. Il ne put s'empêcher de rouvrir les yeux en cet instant, où son buste couvrait par le haut Sunilda, comme s'il la protégeait, faisait rempart avec l'extérieur alors qu'elle lui prodiguait une tendre caresse amoureuse. Sa main libre ne put s'empêcher non plus de trouver l'arrière de sa tête, de se perdre dans sa chevelure. Nulle pression, il la suivait juste au gré de ses mouvement alors que lui semblait de plus en plus se perdre dans le plaisir. Il se mordait alors les lèvres en soupirant plus fort, retrouvant un court instant la saveur de sa belle avec plaisir, lui donnait l'envie d'y re-goûter à nouveau. Mais en cet instant, c'était elle...

- Sunilda... Embrasse...moi...

Avait-il dit alors non sans mal, secoué à nouveau par un mouvement inconnu. Il sentait une fin arriver et ne le voulait pas, voulait avant tout la retrouver, avoir son visage face au sien... Il l'aimait. Voulait l'embrasser à nouveau, lier leurs langues et leurs souffles. Caresser son visage de ses lèvres, de ses mains. Alors il se redressa avec difficulté avant de reculer d'un pas, tout haletant, le visage et le corps bouillant, le bas du ventre au bord de la rupture, son corps entier empli d'une chaleur intense. Il se penchait pour placer ses mains sous les bras de sa belle avant de la soulever comme d'un rien, juste assez pour que leurs visages soient désormais de nouveau face-à-face. Alors sans plus attendre il l'embrassait, voulait retrouver cette saveur unique, ces mouvements propres à elle. Subir les assauts de ses lèvres qui se mouvaient avec perfection et s'abandonner alors, encore une fois, dans cet amour sublimé. Il la tenait par les aisselles encore, dans une position incongrue pour un baiser, mais n'en avait que faire. Il ne doutait pas qu'elle viendrait l'enlacer bientôt... Puis de nouveau ce contact humide, laissant ses lippes retrouver celles de Sunilda non sans laisser s’échapper un petit rire amusé et heureux. En cet instant il semblait difficile de l'embrasser convenablement, tant son sourire était large...

- Je suis heureux !

Avait-il lâché après avoir posé ses lèvres sur les siennes, juste avant de recommencer avec passion. Oui, il était heureux. Mais cela, elle devait s'en douter, elle, qui le connaissait. Elle, qui l'aimait.


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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Dim 30 Oct - 23:43




Et le noir s'imposa à leurs prunelles à tous les deux. Mais dans ce jeu de l'Amour, ils n'avaient pas besoin de se voir pour comprendre et capter toute l'essence de cet échange. Nouveau, pour elle, comme pour lui, sous des aspects certes différents, mais au final d'une beauté absolue. Il n'y avait pas la place pour le doute ou l'incertitude. C'étaient leurs deux corps et cœurs qui guidaient cette chorégraphie orchestrée avec un naturel attendrissant, comme si elle avait été répétée mainte et mainte fois. Une évidence que Sunilda allait chérir chaque seconde un peu plus. L'éthérée, la vagabonde, trouvait une douceur, une caresse nouvelle dont elle n'avait aucune envie de se défaire et de prolonger encore et encore. Sa peau était chaude sous ses doigts, brûlante même et la jeune femme savait interpréter ce genre de signe. Alors sa cadence se fit plus calme et tranquille, imposant un rythme moins soutenu au Taureau Blanc qui livrait une bien singulière bataille face à l'ivresse décadente de dame désir. Sa langue galopait avec aisance avant de stopper sa course, freinée par la demande d'Airôth. Par esprit de contradiction, le défiant légèrement, la belle se risqua à mordre doucement le flanc du Saint, redressant son visage pour le regarder. Lui, l'homme qu'elle aimait et aimerait sans doute bien au-delà de la Mort. Quand elle le contemplerait au milieu des étoiles. Une pensée bien triste la traversait mais ne l'ébranla pas pour autant ; celle que ce serait elle et non lui qui quitterait ce monde-ci.

Mais qu'avaient-ils à craindre du trépas ? Sunilda lui apprendrait sa vision des choses et peut-être serait-il convaincu qu'en tant que gardienne des Esprits, Reine Immaculée, il serait plus aisé que ce soit elle qui initie leur envol à tous les deux. Car Mort et Vie sont étroitement liées, même en cet instant, la Sainte du Cancer ne pouvait s'empêcher de composer avec cela, son devoir. Et maintenant sa famille. Ses yeux reflétaient, en cet instant où il était penché sur elle, rempart infranchissable la sauvegardant du Monde, une infinie tendresse. Prête à s'emparer de cette main glissée derrière sa tête, la belle fut surprise d'être une nouvelle fois soulevée au-dessus du sol. L'eau dansa encore et encore dans le bassin, accompagné par son chant, ses clapotis, la danse folle des gouttes de cristal qui cascadaient sur son corps blanc. Ainsi que le rire de Sunilda.

Face à face, ils s'observèrent quelques instants avant que lui ne succombe à l'attrait de ses lèvres étirées en un sourire mutin. Entre ses bras elle se sentait toute petite et si grande à la fois, une impression étrange qu'elle ne pouvait pas s'expliquer, mais dont elle apprécia chaque instant alors que ses bras s'enroulèrent sur sa nuque, serrant plus étroitement son bien-aimé d'une étreinte enjôleuse, titillant son buste d'une subtile caresse contre le sien. Il finit par en rire, enivré par ce même sentiment qui grimpait en son sein. Une plénitude qu'elle partageait, mêlant son hilarité à la sienne. Éperdus l'un et l'autre, tout fébriles et tremblants. Frissonnants.

Heureux. Ses prunelles s'ouvrirent alors, frappées par cette déclaration qui la ravissait à un tel point qu'elle chercha à s'accrocher plus encore à lui. Ses jambes se nouèrent à sa taille, audacieusement. Heureux. Il était heureux. Ce fut à son tour d'interrompre cette valse passionnée pour coller son front au sien, mêler leurs deux souffles. Haletante, sur le point de perdre pied totalement. Sans se soucier de rien, de personne. Oublier pour un temps ce qu'elle était, ce qu'elle représentait pour s'abandonner à lui, entre ses bras. Se sentir aimée, possédée. Vivante.

« Je suis alors la plus heureuse du monde. » déclara t-elle dans un souffle, chaud et capiteux. « Mon Unique. »

Ce fut à son tour de sombrer et de l'entraîner dans une nouvelle ronde. Débutant pas un léger effleurement de ses lèvres vermeilles, à l'instar de la caresse d'une aile de papillon, délicate, éphémère. Car très vite, la Mère-Louve accentua son emprise, s'imposa, avec plus de fougue. Occultant la course effrénée de leurs deux cœurs. Qu'ils explosent ! Elle n'en avait que faire. Et d'un coup, la belle échappa à son étreinte, s'évanouit en un enveloppe intangible qui glissa entre les doigts de Khan. Un nouveau rire cristallin, et sous cette forme, la belle, planant doucement dans les airs, invita Taureau Blanc à la suivre. Au détour d'une colonnade, elle s'échappa à sa vue.

Sa voix résonnait partout et nul part à la fois.

« Trouve-moi, Taureau Blanc ! »

Les esprits qui l'accompagnaient étaient rieurs, mais, si Airôth tendait l'oreille, il pourrait percevoir leurs indications. Elle était là, toute proche, à portée de main. Si bien que de temps à autre le jeune homme pouvait sentir les mains de sa belle glisser ça et là, pour éveiller ses sens. Leur petit manège les conduisit jusqu'au seuil de sa chambre.

« Capture-moi. »

Lui commanda une voix susurrée à son oreille, dans son dos.



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Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Mar 22 Nov - 0:08

Combien de fois avaient-ils liés leurs souffles et leurs lippes ? Cela ne comptait plus, il n'y avait que leurs rires, sourires et échanges complices qui avaient su écarter toute chose. Il n'y avait qu'eux dans instant de bonheur qu'ils avaient conquis, qu'ils s'étaient attribués et qui durerait encore et encore, à l'unisson de leurs cœurs qui battaient si proches l'un de l'autre, émettant une onde puissante autour d'eux à chaque chant. Rien ne pouvait les atteindre, pas même la mort, ils en étaient au-dessus, survolaient tout.

Il avait espéré cela au plus profond de son âme, qu'elle réponde à son geste bien maladroit il fallait l'avouer. Le chant des gouttelettes venant percuter l'eau, ne calmant en rien le trouble des mouvements précédents des deux âmes liées. Il n'avait pas osé la coller contre lui et pourtant ne désirait que cela. Alors lorsque leurs lèvres se retrouvèrent et que ses bras délicats virent s'enrouler autour de son cou, qu'elle se pressa plus fort contre lui pour rompre la distance il fut bien heureux, satisfait qu'elle ait su lire en son envie profonde. Puis alors son rire envolé, si proche et si loin à la fois, si bien qu'il eut l'impression qu'elle était là, partout autour de lui. Elle lui annonça qu'elle était la plus heureuse du monde. Du monde, entier, elle qui pouvait et l'avait parcouru, défiait les ordres et les règles, voyageant sans cesse tout en restant elle même présente. Heureuse. Grâce à lui. Mon Unique. Oui, il l'était, unique et ce depuis toujours, différent, docile, serviable, la main tendue... Mais aujourd'hui il n'était plus seulement un homme unique, non, une personnalité certaine. Il était le sien, SON Unique. Et Uniquement le sien.

La pression de son corps ravissant sur le sien, de leurs torses qui se mouvaient sous leurs respirations arrivaient à provoquer en lui d'indescriptibles coups électriques dans son échine, sachant très bien ce qui se passait sur sa peau, quel genre de caresses elle lui offrait là, pourtant ses yeux ne pouvaient observer ceux là, voguant entre être clos et se perdre dans le regard empli d'amour qu'elle lui offrait sur son visage souriant et heureux. Elle est heureuse... Une nouvelle force, une affirmation assumée. Ce fut une caresse sur ses lippes qui le sorti de ses pensées agréables pour le rappeler à ce moment réel qu'ils partageaient. Douce, délicate, envolée, à peine arrivée et déjà repartie. Il lui sourit à nouveau, avait-il déjà autant affiché une telle expression en quelques heures ? Elle était accrochée à lui, bras et jambes nouées sur son corps, comme si elle ne voulait plus jamais le lâcher et se l'approprier, prendre le corps qui en ce jour devenait sien. A jamais. Elle resserrait leur étreinte avant de lui voler un nouveau souffle plus fort encore, comme jamais, il sentait la tension contre ses lèvres, sur son cou, autour de sa taille, les muscles de l'ancienne esclave se contracter comme pour aller jusqu'à fusionner avec l'Egyptien.

Il se sentait en vie, enserré de la sorte, prisonnier volontaire d'un cœur, d'une force puissante qu'il n'avait jusqu'alors jamais ressentie. Plus forte que tout à dire vrai, une part du Cosmos en un sens qu'il ne connaissait pas et que tous mésestimait à coup sûr, capable de vaincre n'importe quoi. Il se laissait bercer par ces forces entre eux, cet échange de puissance invisible. Puis d'un coup plus rien, un froid remplaçant l'emplacement de la belle Sainte, de chacun de ses membres. La surprise d'abord, alors qu'il put entendre son rire lointain résonnant. Il senti une chaleur au fond de son être pourtant, connue, avant de se retourner et voir sa silouhette éthérée, cette dernière amusée venait de le traverser, avait brisé leur étreinte pour s'envoler une nouvelle fois. Une souffle long de soulagement en l’apercevant virevoltant dans cette salle, mutine, riant aux éclats doux, lui faisant des signes parfois. Quelle beauté. Puis elle disparut. Trouve moi..

- Sunilda ! Où...

- Khaaaaaaaan...

Le souffle lointain accompagné de la mélodieuse voix du Cancer qui semblait être partout et nulle part à la fois. Il vivait là un moment en dehors du réel et semblait incapable de la trouver, quand bien même il sentait parfois sur sa nuque un frôlement aussi doux que la brise du vent, se retournant pour ne constater que le vide. Pourtant elle était là, autour de lui, l'observait, partout.

- Khaaaan...

Il oscillait entre les appels qui le guidaient et les caresses invisibles. Existaient-elles seulement réellement ? A n'en pas douter, elle était là et jouait avec lui, son rire continuait de tinter dans le couloir principal de son temple où il déambulait dans son plus simple apparat. Il souriait, amusé mais affichait parfois une moue triste, hâtif de la retrouver, seulement à ces instant là elle se montrait par sa voix éclatante. Et au fil de ses pas il finit par comprendre que le jeu auquel elle jouait avait un but précis, celui de se retrouver dans un lieu, unique : le leur. Leur chambre où pourtant ils n'avaient passer aucune nuit, si ce n'est quelques instant le soir d'avant lorsqu'elle errait encore. Mais plus maintenant, il était temps de mettre un terme à ce voyage et à ce jeu : Même si il la savait ici, non loin de lui, il la voulait contre lui, sa présence, ses caresses délicates. Alors il ouvrit la porte, fit un premier pas, puis un second, avant d'entendre une nouvelle fois la voix lointaine et douce. Capture-moi...

Etait-ce un ordre ? Une volonté qu'elle lui affichait là ? Lui avait fermé les yeux alors, les gardant clos, avant de se retourner lentement. Son souffle était calme. Il se trouvait à quelques centimètres du visage de Sunilda sans le savoir, et pourtant il le sentait, même ainsi, aveugle, il pouvait trouver chaque partie de son corps et commençait d'ailleurs à dessiner sa taille dans le vide devant lui avec sa senestre. Il leva sa main droite, cette dernière était alors blanchie et lumineuse, on n'en devinait que les contours et plus aucun détail. Cette lumière s'étendait et se fondait jusqu'à la moitié de son avant bras. Ses pouvoirs nouveau, la puissance des Dieux Taureaux, être de Lumière. Sans rouvrir les paupières il tendit son bras la main ouverte avant de la refermer lentement et d'afficher un large sourire : Non, il ne tenait pas le vide. Il le sentait contre sa peau, il avait dans sa main celle de son aimée.

Son Cosmos parlait alors pour lui, lentement la lueur qui englobait sa main se faisait plus forte, éclairant la chambre d'une lumière douce et puissante à la fois. Petit à petit, cette force commençait à conquérir le corps de l’Éthérée. Sunilda pouvait alors sentir la force de son Homme s’immiscer en elle, sur sa peau que nul ne pouvaient toucher en cet instant. Lentement son corps entier fut recouvert d'une puissante lumière blanche, dévoilant là les contours d'une femme splendide à la chevelure flottante, elle même dans les airs, liée au Taureau Blanc par leurs mains. Mais alors commencèrent à naitre sur son corps parfait et d'une blancheur pure des fissures, des craquements qui ne produisaient aucun bruit. Alors, l'enveloppe de lumière se brisa, éclatant tout autour d'eux pour révéler le corps réel de la belle et magnifique femme qu'Airôth s'empressa de prendre dans ses bras avant qu'elle ne chute, et de l'embrasser avec une fougue semblable à leur premier réel baiser, titillant ses lèvres de sa langue pour aller trouver son âme-sœur. Un pas en arrière tout en portant sa promise, puis un second avant de se laisser tomber sur le dos, dans leur lit qui les accueillait pour la première fois réellement. Il la serrait et ses mains glissaient alors jusqu'à ses reins et même plus bas. Leurs caresses et soupirs stoppèrent lorsqu'il recula la tête pour planter son regard d'or dans celui plus vivant que jamais qui lui faisait face.

- Je t'ai capturée, tu es mienne désormais... reste avec moi mainenant, belle nordique...

Et alors, plus tendrement, il rapprocha son visage pour capturer ses lèvres, bougeant ses lippes lentement sur les siennes comme pour se souvenir de leurs formes. Ne jamais les oublier, les imprégner en lui.


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SunildaavatarArmure :
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HP:
220/220  (220/220)
CP:
190/190  (190/190)
CC:
275/275  (275/275)
Message Re: [Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]   Dim 27 Nov - 12:40


Il y avait quelque chose de différent chez lui que Sunilda appréhendait avec son éternel calme absolu. Attentive aux moindres signes, la belle comprit bien vite – comme elle le suspectait déjà depuis son retour ici – que Taureau Blanc n'était plus un Aveuglé. Aujourd'hui il était un Clairvoyant, un être capable de se transcender, d'aller au-delà des étoiles. Comprendait-il que ce n'était là que le premier pas ? Le voir se parer d'une lumière pâle, douce et apaisante, la fit sourire de plus belle. Et si elle avait pu, Sunilda se serait mise à danser avec lui pour l'entraîner dans son Monde. Car il en prenait la voie sans le savoir. Suivait les même pas qu'elle avait suivi des années plus tôt auprès de la Sorcière et de Loup Gris.

Son corps redevint tout à coup tangible et Sunilda pu sentir les bras puissants de son aimé se refermer sur elle, lui offrant la plus belle et douce des protections, de quoi la convaincre que l'heure était à rester céans. Dans le Monde des Hommes et non celui des Rêveurs. Une nouvelle fois ils s'étreignirent, faisaient danser leurs souffles et leurs doigts, chant des soupirs et du désir qui grandissait toujours un peu plus. Juchée au dessus de lui, étendu dans son lit, elle l'observa quand il le fit, ne manquant pas de lui faire comprendre en silence ô combien l’Éthérée était présente. Ici, avec lui.

Quand il eut fini de parler, Sunilda se pencha, amusée qu'il ait confirmé ses pensées. Une demande que la jeune femme grava dans son esprit. Celui qui avait brisé ses chaînes en cet instant, devint celui qui l'enchaîna à nouveau. Pour le meilleur cette fois. Bara avait eu raison. C'était elle qui lui avait soufflé cette prophétie du « Taureau Blanc » qui prenait tout son sens à présent. Quelques mèches de sa chevelure blanche glissèrent de ses épaules pour dégringoler de chaque côté du visage d'Airôth, rideaux les occultant du reste du monde. Et avec cette lumière blafarde dans son dos, Sunilda se vit parer d'un nouveau halo irréel. Elle recula son visage pour lui susurrer à l'oreille des mots de réconfort :

« Je resterai toujours à tes côtés, Khan. Toujours. »

Que ce soit dans le Mort comme dans la Vie voulut-elle lui faire comprendre par un simple regard. Hésitante car la belle ne désirait en rien briser ce moment de partage. Il y avait des leçons et des enseignements qu'il lui faudrait effleurer. Mais pas maintenant, pas quand elle était si enracinée ici. Ses doigts dessinèrent avec délicatesse les pourtours du visage d'Airôth avant d'en esquisser les lèvres puis le menton et le cou. De là elle décrivit quelques arabesques subtiles sur ses épaules, entreprit de tracer des symboles étranges sur la peau de son torse, quittant son ouvrage un instant pour l'observer. Le sentir frissonner.

« Je vais te donner les clefs pour venir me rejoindre, me trouver si un jour... » elle n'acheva pas sa phrase, en débuta une autre de sa voix douce et mélodieuse. « Tu es devenu un Clairvoyant. Tout un monde nouveau est en train de s'ouvrir à toi. Nos deux constellations se lient en ce jour pour former un ouvrage plus grand. Entre rêve et réalité, nous devrons composer. »

Soufflant ces derniers mots, Sunilda redressa son buste tout en invitant Taureau Blanc à en faire de même. Et alors qu'elle ferma les yeux envahie par une sensation nouvelle, la Chuchoteuse enroula ses bras autour de la nuque du Saint, ses jambes dans son dos. Son cosmos s'éleva alors, encourageant celui de son partenaire à en faire de même, instigatrice, encore, d'un phénomène sibyllin que elle seule, saurait totalement interpréter. Or, si Airôth avait été attentif, il saurait de quoi il en retournait.

Elle lui offrait un peu de son pouvoir, une clef pour la rejoindre. Naviguer entre rêves et réalité. Liés, à jamais, au-delà d'une simple promesse.



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[Fin Août 550] Entre rêve et réalité. [PV Airôth]
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