Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Dim 2 Oct - 9:58
L'enfermement pesait. Non pas qu'elle fût cloîtrée dans une prison d'ivoire, mais elle se sentait enfermée en elle-même. Geôlière de sa propre voix. Ses rencontres récentes avec les autres Oracles, et notamment ses frères, lui permettaient de passer un peu de baume sur ses souffrances, et elle chérissait ces souvenirs avec d'autant plus de valeur que chacun d'entre eux se rapprochait un peu d'elle, même simplement quelques minutes. En repensant à ces moments, sa peine se ravivait puis s'envolait avec légèreté, et elle se disait parfois que malgré la sévérité de son père, elle ne voudrait vivre dans une autre famille pour rien au monde.

Avec son apaisement, et en particulier la danse expiatoire offerte à toute la cathédrale en plus d'elle-même, Célestia se remettait à penser à autrui avec plus de générosité. Les offrandes régulières sur l'autel d'Apollon et de son Augure ne s'étaient jamais interrompues, habitude enfoncée dans une routine rassurante et apportant un sentiment d'utilité qui manquait cruellement depuis l'Occurens. La Romaine s'occupait également des jardins avec ferveur, consciente que la Nature ne l'attendrait pas pour grandir, et qu'elle ne méritait pas de subir indirectement son état d'esprit. La vie continuait.

Récemment, la jeune pousse née de ses larmes et de celles d'Asclépios avait percé la surface de la terre. Une paire de feuilles sur une tige encore faible et verdoyante. Deviendrait-elle une fleur ou un arbre ? Au moins sa vigueur lui assurait de se développer à la perfection, dans un cas comme dans l'autre.
Et pour que d'autres jeunes pousses se missent à grandir du côté des Hommes, la fille du Soleil s'intéressa de plus près au fourmillement de la ville. Apollon ne semblait s'offusquer qu'elle allât dans Rome et ses alentours proches. Du changement après la Tour des Vents rafraîchissait son air et en chassait l'amertume, aussi Célestia l'en savait gré. Probablement aussi qu'en tant qu'évêque, il la laissait élargir un peu son domaine des restriction afin de continuer de remplir ses obligations religieuses. Il fallait bien, après tout, entretenir le culte du Dieu unique, conformément aux instructions du Soleil. Prêcher pour ce père à la fois Un et à la fois fils, frère et père parmi les Olympiens. La Sainte Trinité symbolisait-elle cela ? Cet Apollon aux multiples visages, aux multiples fonctions, ce Soleil son lever, son zénith et son coucher ? L'idée la faisait sourire.

Coutumière de la fréquentation du peuple dans son ensemble -les riches comme les pauvres, les puissants comme les faibles-, on remarqua bien vite que sa si jolie voix ne vibrait plus. Elle n'assurerait donc aucun sermon avant longtemps, voire plus jamais. Pourtant les sœurs et les matriarches, les frères et les saints pères se firent un devoir, quand elle leur rendait visite, de lui réserver une petite part de travail. Sa Lumière, ou comme ils le pensaient, sa Foi possédait la force nécessaire pour inspirer d'autres ouailles sur le chemin du Très-Haut. Pourquoi priver les petites gens de sa présence et l'écarter alors ?

Volontaire pour aider autant que possible, elle choisit de participer aux bons traitements des réfugiés, des mendiants et des malades, trop pauvres pour se payer les services d'un guérisseur, trop fiers pour ramper aux pieds de maîtres exigeants, trop faibles pour effectuer un quelconque travail. Ils savaient trouver à l’Église une main secourable, que Célestia leur tendait même quand il s'agissait de nobles riches venus économiser leurs oboles et rire au nez de ce qui fut autrefois la Plèbe. En ne faisant aucune distinction, elle bouleversait parfois ces patriciens d'un autre temps, et leurs dons au tronc gagnaient en sincérité, récompensée par un sourire gratifiant.

Un soir, passant outre sa fatigue et les conseils déjà éloignés de Lykeios de préserver sa Lumière pour l'aube, elle ne trouva pas le sommeil et se leva en silence. L'une des églises de Rome organisait la distribution de pain et de couvertures car même pour un soir d'été la température s'annonçait très fraîche. Un orage éclaterait sûrement le lendemain, ou dans la nuit. Elle fit un détour pour emprunter ce qu'elle pouvait dans la cathédrale de Son Éclat et se retrouva tout à coup en présence d'une personne familière : aux portes d'entrée elle reconnut la silhouette à demi-masquée de la Médecine. Il paraissait serein, son regard vif et bienveillant. Une expression qu'elle préférait largement à celle de la dernière fois qu'ils s'étaient croisés.

"Puis-je t'aider, ma sœur ?"

La Princesse aux mille oiseaux demeura un instant figée, avec sa pile de couvertures dans les bras lui masquant presque la vue. Distant à leur dernière rencontre, elle ne s'attendait pas à ce qu'il engageât la conversation de cette manière, mais bientôt un sourire orna ses lèvres et elle acquiesça. Le dieu s'avança alors pour diviser son chargement en deux et faciliter ainsi sa liberté de mouvements, puis ils marchèrent ensemble vers les grandes portes, en direction de l'église à épauler.

"Ton dévouement est exemplaire. Je souhaite le récompenser. Tu semblais envieuse d'apprendre mon art la dernière fois que nous nous sommes rencontrés. Alors nous commencerons ce soir avec des exercices pratiques. Tu n'as besoin de rien hormis tes connaissances, tout se trouve déjà sur place. Et surtout, pas de cosmos puisque nous serons en présence de mortels. Qu'en penses-tu ?"

Le regard émeraude de la belle blonde s'agrandit dans la quasi-obscurité lunaire et elle acquiesça vivement de la tête, heureuse de pouvoir partager un moment avec son frère, mais aussi de se rendre utile et de travailler pour l'être plus encore. Elle devina que la soirée s'allongerait plus que prévu, et peut-être que le réveil du lendemain s'en trouverait plus difficile, mais le prix en valait la chandelle. Pour tout le monde.

Citation :
Avec l'accord d'Asclépios pour son personnage


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric



Dernière édition par Célestia le Lun 3 Oct - 9:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AsclépiosavatarArmure :
Chlamyde d'Asclépios

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Dim 2 Oct - 12:50
Même si la parole lui avait été ôté, sa simple présence agissait comme un baume sur l'esprit d'Asclépios. Célestia portait en elle cette grâce que trop peu d'âmes possédaient. Son esprit de sacrifice et sa dévotion étaient autant d'exemple pour les jeunes générations. Il espérait en son for intérieur que les Oracles futurs puissent s'en inspirer. Sa soif d'apprendre était en parfaite adéquation avec son envie d'aider son prochain. Le médecin avait donc à cœur de la faire grandir dans l'art de la médecine. Accroître ces talents afin de faire d'elle une érudit parfaite. Son ordre ne pourrait qu'en être renforcé. Et avec le cycle à venir, il estimait nécessaire d'agir ainsi.

La nuit s'annonçait fraîche et il connaissait les effets du froid sur les organismes. Aider son prochain faisait parti des fondements de la religion chrétienne. Logique alors que le fils du Seigneur Apollon puisse apporter sa propre contribution pour aider ceux qui en avaient le plus besoin. A mesure qu'ils approchaient de l'église, les malheureux se faisaient plus présents. Ils savaient. Au moins en ce lieu, on ne les jugeait pas. On ne les pointait pas du doigt. Il aimait ce principe. Mais donner du pain et des couvertures ne seraient pas leur mission principale du jour, même si cela restait important.

Ils pénétrèrent dans l'enceinte de l'église. Quelques prêtres vinrent les débarrasser, sans oublier de les remercier chaleureusement. L'un d'eux s'approcha de Célestia et lui attrapa les mains afin de les baiser. Elle n'apprécierait sans doute pas cela, lui-même étant gêné lorsque ce genre d'événements se produisaient. Mais ils étaient si reconnaissants. Au fond de l'église se trouvait une sorte d'annexe. Qu'ils utiliseraient ce soir pour aider leurs prochains. C'est ici qu'il dispensait les soins lorsqu'il le pouvait. C'est ici qu'il faisait en sorte d'aider ceux qui ne pouvaient se payer des médecins.
    - C'est ici que nous officierons. Ces gens savent qu'en ce lieu, ils peuvent bénéficier de toute l'aide dont ils auront besoin. Nous aurons du travail ce soir. Je t'observerais. Te guiderais au besoin.

De la tête, il désignait une file qui se formait déjà. Certains mangeaient. D'autres échangeaient leurs vêtements sales ou usagés contre des plus propres. Mais les visages restaient fermés, affichant toujours cette peine, ce malheur. Les deux envoyés d'Apollon pénètrent dans l'annexe. Des draps avaient été placés afin de séparer les quelques lits de fortune installés. Ce n'était pas énorme mais permettait toutefois de donner de l'intimité à ceux qui venaient ici. Une sorte de table s'y trouvait également, sur laquelle avaient été déposés de nombreux outils médicaux. Compresses. Mortiers. Onguents. Et autres. Mais le médecin avait amené avec lui son propre matériel qu'il déroula à proximité des premiers. Il attrapa des gants qu'il enfila. Des gants qui lui permettrait de maintenir au maximum un environnement sain. Ce qui n'était pas évident par ici.
    - Approche-donc, chère sœur. Nous allons débuter. Tu dois savoir que nous ne pourrons pas tous les aider. Peut-être en serions-nous capable si nous usions de nos capacités. C'est cela qui m'est personnellement le plus pénible. Posséder le Don et ne pouvoir l'appliquer sur ces mortels. Mais je me console en me disant que mes connaissances et mon savoir-faire peuvent sauver ces vies. Es-tu prête ?

Apparemment oui. D'un signe, il invita l'un des prêtres à ouvrir le dispensaire officiellement. Les patients entreraient ici par groupe de deux. Ils seraient alors auscultés et placés dans les lits d'appoint si nécessaires. Mais aujourd'hui, il serait plus professeur que docteur. Célestia possédait des dons certains mais lui était-il possible d'agir sans Cosmos ? Il en était persuadé. Les deux premiers patients entrèrent. Cette longue nuit débutait enfin.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t770-asclepios-dieu-de-la-m
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Lun 3 Oct - 10:58
Malgré la longue nuit qui s'annonçait et les malades qui s'amassaient sur leur chemin, la douce nymphe conserva un sourire joyeux et avenant. Cette simple expression marquait autant ce petit bonheur simple d'être avec son frère et d'aider les autres qu'elle rassurait tous ces gens anxieux pour leur santé ou celles de leurs proches. Parfois on voyait des familles entières attendre aux portes de l'église, avec les frères et sœurs chrétiens qui faisaient de leur mieux pour les contenter rapidement ou les faire patienter.

Les médecins Romains s'intéressant rarement à offrir leurs services dans ce genre d'endroits sans paiement en retour, on les informa plutôt rapidement qu'ils seraient les seuls guérisseurs présents pour la nuit, mais le défi ne rebuta l'oiselle. L'un des prêtres y alla même de son propre zèle et embrassa les mains fines de Célestia comme s'il voyait la Vierge. Plutôt que de s'offusquer inutilement ou de s'embarrasser d'un acte d'amour si pur, la belle se pencha à tour pour lui rendre la pareille et le bénir à sa manière. Ils ne s'attardèrent pas à plus, la foule commençant à se faire trop abondante pour la seule nef de l'église.

Les enfants d'Apollon se dirigèrent vers un dispensaire improvisé où le Héron ne put qu'acquiescer avec regrets sur les conditions d'un tel service. Sans le cosmos, elle savait qu'elle souffrirait de voir ces gens perdre leur santé, et peut-être jusqu'à leur vie dans quelques jours ou mois.

Elle attacha ses amples manches à ses épaules de façon à ne pas être gênée, puis se lava les mains et les avant-bras avec du savon et une bassine d'eau fraîche prévue à cet effet. Elle fit le choix de laisser les gants de côté tant qu'ils ne devenaient pas absolument nécessaires à un contact cutané, avec l'idée en tête de rassurer les pauvres hères sur la gravité de leur état. Parfois, la psychologie fonctionnait mieux que la médecine brute.

Dans un souci d'offrir les soins aux plus fragiles en premier, ce fut d'abord toute une file d'enfants accompagnés d'un parent qui défila dans la petite pièce. Des écorchures aux rhumes, en passant par les gorges irritées et les membres foulés, l'évêque n'eut au départ aucun problème. Elle coupa des bandages, donna des couvertures, confia de précieux pots de miel et des feuilles aromatiques à faire infuser, passa des onguents sous forme de pommade, et les jeunes visages calmèrent peu à peu leur douleur, suivis par ceux de leurs parents. Ces derniers hésitaient quelque peu en comprenant que la jolie blonde avait perdu la parole, se demandant si faire confiance à quelqu'un ainsi handicapé guérirait effectivement leurs progénitures, mais son assurance et sa sérénité achevaient de faire lever les doutes déjà entamés par son professionnalisme.

Le dernier cas cependant eut raison de sa suite ininterrompue de succès. La mère expliqua que son fils peinait à respirer quand il s'agitait trop, qu'il manquait de s'étouffer à chaque fois et que personne ne comprenait ce qu'il lui arrivait. Célestia soupçonna un mal déjà observé auparavant, mais il fallait le constater sur le vif pour confirmer son diagnostic. Elle prit la main du garçon, le cœur déchiré par les yeux éplorés qu'il lui lança, puis le fit tourner avec elle autour de la pièce, trottinant peu à peu, jusqu'à courir. Comprenant son idée, la mère resta en retrait, les mains jointes en signe de prière, et l'enfant fit de son mieux pour obéir. Bien vite, sa respiration s'emballa et le Héron arrêta sa course. Elle le fit asseoir et posa son oreille sur sa poitrine pour mieux entendre l'air siffler à chaque entrée et chaque sortie. D'une main, elle lui fit redresser le dos, de l'autre le menton afin de faciliter le passage de l'air, mais cela ne servait qu'à atténuer son mal. Elle piocha sur la table une branche de menthe et la lui fit sentir longuement dans l'espoir de dégager ses bronches, mais elle savait qu'elle ne pourrait rien de plus sans l'aide du cosmos. Pour le faire comprendre à la mère inquiète, elle lança un regard attristé à Asclépios. Jusque-là les traitements simples ne demandaient pas de traduction, mais comment annoncer à cette pauvre femme que leur savoir ne leur permettait pas de soigner durablement cette maladie-là ? Le petit mit un long moment à se calmer, les larmes aux yeux de sentir son corps opprimé par sa propre respiration. Célestia tenta tout de même d'améliorer un peu son état en apposant les mains sur sa cage thoracique pendant tout le temps qui lui fut nécessaire, lui transmettant en quantité infime quelques particules de cosmos qui iraient soigner, ponctuellement, ses poumons affaiblis. De l'extérieur, elle agissait comme un rebouteux en pleine magnétisation, gagnant du temps là où elle le pouvait.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AsclépiosavatarArmure :
Chlamyde d'Asclépios

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Mer 5 Oct - 20:29
Bien que s'occupant de son côté de ses propres patients, Asclépios gardait un œil sur les activités de Célestia. Les patients étaient nombreux et statistiquement, il était évident qu'à un moment ou à un autre elle ferait face à un cas plus compliqué. Force est de constater qu'elle se débrouillait vraiment bien en dépit de son mutisme. Se faire comprendre ne semblait pas si difficile que cela et il appréciait de la voir s'épanouir dans cet acte qui était en soi une gigantesque preuve d'amour envers l'humanité. Il se reconnaissait en elle. Car lui aussi aimait les Hommes.

De son côté, il n'avait eu à faire qu'à des cas plutôt simples de traitement de douleurs, de conseils en tout genre et de rhume on ne peut plus basique. Mais malgré la répétition des actes, il semblait être heureux. Heureux de se rendre utile, d'aider ces patients que d'autres médecins ignoraient. Ces derniers étaient une honte pour l'ordre qu'il représentait mais que pouvait-il y faire ? L'appât du gain était aussi présent dans ce domaine et il ne pouvait qu'espérer que ses confrères soient de la même trempe que lui. Quoi qu'il en soit, la nymphe représentait tout ce qu'il recherchait chez les autres médecins et il était fier de pouvoir la considérer comme une sœur. Pas seulement de par leur Père mais aussi de par leur art.

Alors qu'il venait tout juste de finir une suture, expliquant au malheureux qu'il serait dans son intérêt de ne pas faire trop d'efforts les jours à venir sous peine que ses plaies se rouvrent, Célestia lui demanda de l'aide silencieusement. S'il n'avait pas suivi l'ensemble du diagnostic, il avait vu le test d'effort qu'elle avait demandé à l'enfant. Et tandis qu'il se rapprochait d'eux, cette dernière terminait son examen, insufflant l'air de rien un peu de son cosmos pour aider l'enfant à respirer. Son regard se fit plus sévère. N'avait-il dit pas de Cosmos ?

S'approchant d'eux, elle s'écarta pour laisser son frère observer lui aussi les maux dont souffrait son patient. Il ne fallut pas longtemps à Asclépios pour comprendre. Il faut dire que le sifflement était caractéristique. Les yeux embués de larme, le pauvre semblait souffrir. Même si les premiers traitements de Célestia avaient réduits les douleurs. S'excusant auprès de la mère, il lui confia qu'ils allaient préparer un baume pour aider son enfant à mieux respirer, requérant l'aide de sa sœur pour cela. Alors qu'ils s'éloignaient vers la petite table, et que la mère cajolait sa propre chair, il plongea son regard dans celui de la nymphe.

Il comprenait. Vraiment. Sans doute mieux que quiconque d'ailleurs. Lui aussi avait transgressé les lois alors qu'il était un mortel, ne supportant pas de voir les gens mourir. Ne supportant pas de posséder un don et de ne pas pouvoir l'utiliser pour le bien de tous. Il avait agi selon son cœur. Mais en avait payé le prix fort. Aujourd'hui encore, il haïssait cette règle édictée par Zeus. Mais il ne pouvait la transgresser sans jeter l'opprobre contre son Père. Il ne pouvait le permettre. Ainsi poussait-il un simple soupir tandis qu'il posait une main compatissante, pleine de chaleur, sur l'épaule de cette dernière.
    - Je comprends ta peine et je partage celle-ci avec toi, ma sœur. Mais nous ne pouvons nous permettre d'user de notre pouvoir pour le guérir. Nous pouvons toutefois l'aider avec les moyens qui sont à notre disposition...

Il se doutait qu'un vent de révolte couvait. Il avait été à sa place par le passé et savait qu'il était inadmissible pour un médecin de laisser mourir un de ses patients. Pire encore lorsqu'ils pouvaient agir en conséquence.
    - Je ne te blâmerais jamais d'essayer de sauver des vies par tous les moyens que tu as à ta disposition. Bien au contraire. Après tout, c'est notre priorité que de les aider. Mais ici, nous allons tenter d'abord autre chose.

Sous son masque, il souriait. Si l'on ne voyait pas le bas de son visage, ses yeux parlaient. La maladie de ce petit être était parfois mortelle. Et il était difficile de savoir quel était le déclencheur. L'effort en était évidemment un. Mais d'expérience, Asclépios avait observé bien d'autres facteurs pouvant déclencher ce genre de crise. Il fallait donc réduire les facteurs déclencheurs. Et l'aider à respirer primait. Un baume. Et des tisanes. Des solutions à moyen terme, il le savait, mais qui pouvait clairement faciliter la vie du petit.
    - Selon ce que tu connais de ce mal, que pourrais-tu faire pour le soulager. Il existe plusieurs solutions. Essayons. Montre-moi. Nous envisagerons ensuite autre chose si j'estime que son cas est plus grave. Je te le promets.

Il avait presque murmuré ces dernières paroles. Elle comprendrait. Elle saurait que cette solution serait un usage du cosmos. En dépit des ordres, en dépit des recommandations, Asclépios ne pouvait accepter de laisser mourir cet enfant. Mais ce cas serait parfait pour améliorer la maîtrise de Célestia. Et pour lui faire accepter les préceptes de la médecine... Ils ne pouvaient pas tous les sauver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t770-asclepios-dieu-de-la-m
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Jeu 6 Oct - 18:46
La diversion d'Asclépios arrivait à point nommé pour permettre à la nymphe de réfléchir. Elle savait pertinemment qu'elle enfreignait la règle, mais tant que personne ne remarquait rien... Pourtant le médecin, plutôt que de lui faire des reproches, s'accorda à son point de vue avec une facilité déconcertante. En repensant à sa légende, Célestia se sentit bête de ne pas y avoir réfléchi plus tôt. De tous les dieux possibles, il avait pris le plus de risques pour les détourner du chemin des Enfers. Au prix de sa propre existence.

Rassérénée, elle écouta attentivement ses conseils et se tourna vers la table des ingrédients et du matériel. Jusque-là, les petites blessures ne lui posaient aucun problème : elle savait désinfecter, nettoyer, panser correctement, un savoir de base de ses précédentes mémoires complété par son pouvoir propre de guérison. Soigner une maladie plus sérieuse requérait déjà de plus grandes connaissances, et elle devait apprendre.

Tâchant de rester concentrée et posée, pour ne pas effrayer la mère sur le devenir de son enfant, elle s'approcha des composants et commença par prendre une branche de menthe, puis les ingrédients habituels constituant la base d'un baume : corps gras et sains, sources de vitamines, antiseptique. Elle s'immobilisa ensuite. Son mélange, au mieux donnait un baume inefficace en l'état, au pire une tisane qui décuplerait la vitalité du petit, le poussant à bouger plus et déclenchant plus de crises par la même occasion. Sans se décourager, elle reposa son bouquet et recommença. Sa tête lui dictait des recettes pour divers maux courants : migraines, fièvres, douleurs musculaires, brûlures, gelures hivernales, allergies, mais rien qui convînt à de l'asthme. A son neuvième essai, elle avoua ses lacunes en se tournant vers son frère sans rien d'autre dans les mains que sa branche de menthe et sa foi en lui.

Son regard auparavant triste affichait alors une obstination et une soif de savoir tenant presque du besoin vital. Pour un peu son cosmos se serait mis à rayonner autour d'elle et effacer la nuit qui les englobait.

Les prêtres annoncèrent dans la nef une messe improvisée, et la file d'attente se vida soudain pour remplir les bancs de l'église, ne laissant dans le petit dispensaire que les deux médecins et leurs deux patients. L'évêque invita alors la mère et l'enfant à les rejoindre pour qu'ils bénéficiassent eux aussi du savoir qui sauverait peut-être le garçon d'une mort prématurée.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AsclépiosavatarArmure :
Chlamyde d'Asclépios

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Sam 8 Oct - 12:17
D'un signe de la tête, il permit à la mère et à son enfant d'aller écouter la messe, afin de leur permettre de prier et de rapprocher leur conscience du dieu unique. Cela ne pourrait que faire du bien à leur moral et Asclépios savait que l'espoir était parfois un accélérateur important d'une guérison. Miraculeux ? Certainement pas. Mais la force de l'esprit était bien plus puissante que certains ne pouvaient le croire. Il en avait fait l'expérience personnellement et de par ses nombreux voyages au travers le monde, il avait été le témoin privilégié de guérison miraculeuse, des guérisons liées à ce que pouvait faire l'esprit. L'Homme était fragile de corps. Mais il en était tout autre de son essence vitale. Asclépios croyait en eux. Depuis toujours.

Les éloigner permettait aussi au médecin de se concerter avec sa sœur sans craindre que certaines paroles arrivent aux oreilles des pauvres hères de l'église. Du regard, il balayait les produits et matières premières utilisées par Célestia. Sa capacité d'adaptation et ses connaissances étaient grandes mais ici, pour le cas présent, il paraissait évident qu'elle manquait d'éléments. Comment l'en blâmer alors que cette maladie était capricieuse. Les facteurs pouvaient déclencher une crise étaient aussi nombreux qu'insidieux. La prudence était de mise pour ceux qui portaient en leur corps les germes de ce mal.

Pour autant qu'il puisse le voir, elle avait tenté de produire un baume. Si l'idée n'était pas mauvaise - surtout qu'elle semblait garder à l'esprit que la menthe serait sa plus fidèle alliée - mais manquait encore de technique. D'elle-même, avant qu'il ne la reprenne, elle s'était finalement convaincue qu'elle n'avait pas la bonne méthodologie. Mais l'aura qui se dégageait d'elle prouvait aussi qu'elle n'avait en rien abandonné. Une vague de chaleur se propagea dans le corps d'Asclépios. Une bouffée de fierté si intense qu'elle l'enivrait presque. Célestia ne laisserait pas ce garçon périr. Sa détermination était à la hauteur.
    - Ta première idée n'est pas mauvaise. Approche.

Du tissu qu'il avait déployé tout à l'heure, il sortit un mortier et un pilon qu'il déposa sur le côté. Attrapant les feuilles de menthe, ainsi que d'autres éléments tel que de l'eau, de la farine de lin qu'il avait fait apporter quelques jours auparavant, il commença à faire sa concoction. Non sans expliquer et détailler sa manipulation. C'était la connaissance de Célestia qui était insuffisante sur cette maladie. Il allait y remédier.
    - Ici, la menthe sera notre principale herbe. Tu es sans doute rompu dans l'art de préparer des cataplasmes. Et bien ici, c'est sur cette base que nous allons préparer un remède. Le baume que tu avais initialement en tête était une bonne idée mais cette méthode comporte trop de lacune. Un adulte, cela aurait été parfait. Mais nous savons comme les enfants ne savent pas rester en place. Le cataplasme est donc le juste milieu. Nous allons commencer par diluer la farine de lin avec cette eau. Doucement. Afin de pouvoir incorporer ensuite les ingrédients complémentaires. Peux-tu me piler la menthe pendant que je vais commencer à faire chauffer la préparation ? Oh, très important. Garde nous des branches de menthe intactes. Car nous allons préparer deux types de médicaments.

Esculape venait de réapparaître à ses côtés. En temps normal, il aurait été obligé de préparer le cataplasme dans son cabinet directement. Cuire la préparation demandait des ustensiles précis. Mais on n'était pas Dieu de la Médecine sans posséder quelques talents. Les yeux d'Esculape devinrent plus rouge encore. Le récipient utilisé commençait à chauffer. Et Asclépios, veillant à ce que personne ne remarque - mais ils étaient aidés par la messe - fit apparaître un voile de Cosmos autour d'eux. Les illusions faisaient parties de la base de ses dons. Ici, il veillait à ce qu'aucun mortel ne puisse percer ce voile.

Obtenir la texture idéale prenait du temps mais ils y parvinrent. Célestia l'aidait. Préparant de son côté également les bases du cataplasme. Il était évident qu'elle prenait des notes mentales. Ses connaissances étaient grandes, il avait une foi presque aveugle en elle.
    - Cette pâte ne jouera le rôle que d'un pansement. Cette mixture que tu prépares ici sera la base du soin. La menthe l'aidera à respirer. A dégager ses bronches. Peux-tu m'apporter ce petit sachet ?

Alors qu'elle s'exécutait, Esculape attrapa dans sa gueule un bout de la pâte médicinale et l'avala. Le corps de la couleuvre irradiait. Ouvrant le sac apporté par Célestia, il déversa dans le bol près de lui la poudre qu'elle contenait. Il poussa un soupir, exaspéré.
    - Ceci est de l'argile. De l'argile verte. Je n'en ai malheureusement pas suffisamment pour préparer un baume digne de ce nom. Mais nous ferons avec. Les propriétés de cette argile permettent de l'utiliser dans bien des cas. J'aimerai que tu prépares une pommade à l'aide de cela. Dans la même veine que ce que nous venons de faire. Mais l'idéal pour décongestionner les bronches de cet enfant, ce serait de lui faire respirer de l'essence de menthes. D'où l'importance d'avoir gardé ces branches. Je te laisse agir. Esculape t'aidera pour la phase de chauffe. Je dispose seulement de deux fioles ici. Nous ferons au mieux. Une fois que ce sera fait, tu appliqueras sur le patient.

La messe prenait fin. D'un geste de la main, il accentua le voile autour d'Esculape afin que personne ne puisse le percevoir. Un manipulateur de Cosmos aurait repéré la supercherie mais un simple mortel ? Célestia allait devoir se lancer dans la préparation. Car Asclépios était déjà en train d'aller chercher l'enfant. Célestia pourrait compter sur l'aide de la couleuvre. Qui n'avait toujours pas recraché la pâte qu'elle avait avalé précédemment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t770-asclepios-dieu-de-la-m
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Sam 8 Oct - 15:40
Tout son corps devint attention quand Asclépios prit les rennes de leur cas particulier. Ils avaient approximativement entre 45 minutes et 1 heure pour tout finir, le temps que la messe arrivât à sa fin. Le médecin n'en perdit pas une miette, dictant et expliquant au fur et à mesure. Les émeraudes de l'oiselle suivirent chaque geste pendant que ses mains travaillaient dans une cadence mainte fois répétée. Elle vit que même Esculape jouait son rôle dans cet exercice délicat et limité. Lui aussi utilisait son cosmos alors, mais tant qu'aucun mortel ne comprenait la supercherie tout irait bien. Et en pleine nuit, avec l'éclairage d'une dizaine de cierges tout au plus et l'écho de voix des prêtres, les chances ne grimpaient pas bien haut qu'on les surprît. Pour parfaire encore leur couverture, Asclépios déploya ce que Célestia prit pour une sorte de voile, comme un fin vêtement protégeant leur anonymat. Un don qu'elle ne possédait pas mais bien pratique.

Suivant les instructions, la belle blonde broya, coupa, écrasa, mélangea, dilua. Bientôt le cataplasme prit forme, avec une dose suffisante pour tenir pendant au moins les trois prochains mois, en admettant que la mère n'en abusât pas. La pommade suivit à son tour grâce à leurs efforts conjugués, et Célestia prit le temps de bien sentir et observer l'argile verte. S'il venait à manquer de matière, elle trouverait comment et où refaire les stocks de son frère, ce ne serait pas un problème.
Tout à coup un "amen" unanime résonna dans la nef, marquant la fin de la diversion inopinée apportée par les prêtres. Le médecin confia pour dernière tâche à son assistante d'extraire l'essence de la menthe, mais s'il fallait faire sans feu ni cosmos, elle ne pouvait tout simplement pas procéder. Il partit alors chercher l'enfant, et la jeune femme espéra qu'il en profitât pour gagner encore quelques minutes -expliquer le traitement, la fréquence d'application.

Un instant, seule avec Esculape, elle dévisagea la couleuvre tandis que son cerveau tournait à toute vitesse. Le langage des serpents tenait plus du sifflement que d'une voix ou d'un cri. Et même sans cela, il s'agissait d'un animal. Peut-être qu'il comprendrait aisément la langue des oiseaux, auquel cas il ne lui fallait que roucouler pour se faire comprendre. Et si, comme elle le soupçonnait, il partageait un lien plus approfondi avec Asclépios, cela pourrait revenir à communiquer à partir d'un simple interprète. Pas de temps à perdre, alors elle se lança en désignant l'entrée :


Pourrais-tu monter la garde ? Je peux faire plus rapidement que deux fumigations.


Elle vit avec satisfaction que la couleuvre, après un temps d'arrêt, se dirigeait effectivement dans la direction indiquée pour repérer le retour des patients. La nymphe retourna alors à son entreprise délicate et attrapa l'une des fioles laissées à disposition par Asclépios. Elle la fit tenir en équilibre sur un petit support de bois puis positionna sa paume sous les branches de menthe, comme pour recueillir des gouttes de rosée. Une infime impulsion de cosmos de sa part et l'huile essentielle suinta doucement, comme attirée par une gravité soudain si forte qu'elle ne parvenait plus à rester contenue dans sa plante d'origine. Célestia tâcha de faire vite sans toutefois vraiment se presser, amenant patiemment le liquide extrait dans une première fiole, puis dans la seconde.

Elle sursauta violemment en percevant les sifflements d'Esculape qui la prévenaient, puis les pas d'Asclépios, de la mère et de l'enfant. A toute vitesse elle reboucha les flacons, reposa les menthes complètement desséchées sur la table et alla s'asseoir sur un petit banc, comme si elle venait de s'asseoir une dizaine de minutes après avoir longuement travaillé et attendu la fin du processus. Par mesure de précaution elle vit Esculape se dissimuler sous un meuble. Si les mortels ne pouvaient pas le voir, cela n'excluait pas qu'ils lui marchent dessus sans le voir. Mieux valait éviter.

Et la messe était dite.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AsclépiosavatarArmure :
Chlamyde d'Asclépios

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Sam 15 Oct - 16:34
Ils pénétrèrent dans la pièce et un simple coup d'œil permit à Asclépios de confirmer que la préparation de son apprentie du jour était fin prête. L'événement ne s'y prêtait pas et pourtant il ressentait une grande joie, une grande fierté. Sa sœur avait parfaitement géré le temps qui lui était imparti et elle paraissait maîtriser parfaitement ses émotions. Patiente, elle observait le cortège pénétrer de nouveau dans la pièce. Les feuilles de menthe séchées reposaient sur la table, près des autres ingrédients utilisés pour les différentes préparations du jour.

De son côté, afin de laisser du temps à la nymphe, il avait expliqué à la mère ce qu'elle aurait à faire sous peu avec les médicaments qu'ils allaient lui donner. Utiliser le cataplasme correctement. Comment faire en sorte de limiter les crises. L'utilisation de l'essence de menthes. Toutes ces choses étaient facile à utiliser, encore fallait-il qu'elle se montre attentive. Mais la vie de son enfant étant en jeu, elle s'était montrée docile. Coopérative. Et d'une vigilance à toute épreuve.

Alors qu'il installait son fils près de la table, il se retourna vers l'un des meubles de la pièce. Il percevait la présence d'Esculape qui avait fait en sorte de se couvrir malgré l'illusion précédente. Il avait eu raison. Car à l'instant même où ils étaient entrés ici, il avait levé le voile. Bien que les mortels ne le voient pas, il était préférable de ne pas user et abuser de Cosmos en leur compagnie. La règle était claire. Célestia s'était à nouveau approché. D'un signe, il lui demanda de procéder à la mise en place du baume. Et ce pour deux raisons. Qu'il allait expliquer à la mère.
    - Regarde-bien comment appliquer le cataplasme. Il te faudra faire de même lorsque tu te retrouveras seule à avec lui. Il doit servir de support aux autres médicaments. Il ne faut pas hésiter à bien badigeonner le corps.

Il avait attrapé l'une des deux fioles afin de lui montrer aussi l'utilité de ce produit. Débouchant la fiole, il s'approcha de l'enfant tandis que Célestia se reculait. Plaçant sa main au niveau de sa nuque, le rassurant aussi afin de ne pas l'effrayer, il approcha la fiole et lui demanda de sentir les effluves. L'odeur était forte. Puissante. Presque enivrante. Preuve que sa sœur avait parfaitement géré cette partie de sa mission. Quelques instants suffirent puis il reboucha.
    - Il ne faut pas hésiter à répéter cette opération plusieurs fois. Si une crise survient, il te faudra immédiatement le faire s'assoir et lui faire sentir cela. L'essence de menthe dégagera ses bronches. L'aidera à mieux respirer. Si tu suis ces consignes et ceux que je t'ai donné avant de revenir ici, ton fils se portera mieux. Ses crises se réduiront. Elles ne disparaitront pas toutefois. Il lui faudra apprendre à vivre avec. Tiens.

Il était en train de préparer un paquetage dans lequel il y avait placé les différentes préparations. Il espérait que cela suffirait. Ne serait-ce que quelques temps. Ils avaient fait au mieux. C'était déjà une chance pour cet enfant.
    - Lorsque tu n'en auras plus, trouve un médecin compétent. Et retranscris lui les consignes que je t'ai donné ce soir. Ils sauront.

Quelques échanges banales puis ils partirent, non sans remercier les deux médecins mille fois. La femme prit même Célestia dans ses bras, cherchant par ce contact un réconfort. Cherchant aussi à montrer ce que ses mots peinaient à exprimer. Sa reconnaissance. Son soulagement. Il n'y avait plus de patient. Plus pour ce soir. Asclépios tira le drap qui séparait la pièce des autres salles et alla s'assoir à son tour sur l'un des lits vides. Esculape sortit de sa cachette pour se poser à ses côtés, libérant alors un flot d'images afin de montrer à son maître ce qui s'était passé pendant la fin de la messe. Célestia avait été réellement brillante. Même pour la distillation. Il porta sur elle un regard emplit de fierté.
    - Ce sont ces moments précis qui nous changent. Qui font de nous de vrais médecins. Son fils aurait pu mourir d'une crise. Je ne dis pas que cela n'arrivera pas. Mais avec nos conseils, il a une chance vivre plus vieux. Il sait maintenant qu'il existe des choses qui pourront l'aider à aller mieux.

Il se tût quelques instants. Il se souvenait de la première fois où il avait véritablement aidé une personne. Ce jour là, alors même qu'il n'était encore qu'un simple médecin en quête de savoir, avait changé le reste de son existence. En bien.
    - Pourtant, la vraie leçon du jour est plus cruelle que tu ne le crois, ma chère sœur. Il t'arrivera parfois de tomber sur une maladie que tu ne connais pas. Ou mal. Il te faudra alors accepter une chose : tu ne peux pas tous les sauver. Parfois, tu ne pourras que faire en sorte d'apaiser leur souffrance. Les aider à partir sereinement. Mais pas les sauver. Même notre maîtrise du Cosmos a ses limites. Il te faut l'accepter dès à présent. Ou tu en souffriras plus tard.

Machinalement, il s'était mit à nettoyer son matériel et à le ranger avec précaution. Si un soldat devait ménager son arme pour survivre, il en allait de même du médecin qui devait faire attention à son matériel. Il en allait pas seulement de sa vie. Mais surtout de celles des autres.
    - Comprends-tu ?

Même si elle ne parlait pas, elle pouvait se faire comprendre. Elle l'avait prouvé avec Esculape. Et lors de lors dernière rencontre également. Elle ne devait pas oublier sa compassion, évidemment. Mais se préserver était indispensable dans leur profession. Surtout alors que la guerre était à leur porte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t770-asclepios-dieu-de-la-m
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Lun 17 Oct - 18:05
Le traitement touchait à sa fin et ce fut satisfaite que Célestia fit signe à l'enfant de s'asseoir, tandis qu'elle ôtait sa bulla puis sa tunique pour plus de facilité. Elle vérifia d'un bref contact sur sa joue que ses mains ne seraient pas trop fraîches sur sa peau nue puis plongea les doigts dans la mixture pour l'étaler consciencieusement sur sa poitrine et sur le haut de son dos. Pendant quelques minutes, un silence attentif tomba dans la salle, la mère enregistrant les instructions tant orales que visuelles, Célestia s'assurant de couvrir toute la surface adéquate et Asclépios lui succédant avec l'huile essentielle dans sa fiole.

Quand ils en eurent terminé, l'oiselle reçut avec joie l'affection de la femme soulagée et lui rendit son étreinte chaleureusement. Même l'enfant tira doucement sur sa robe pour attirer son attention et faire de même, geste qu'elle salua d'une caresse attendrie dans ses cheveux épars.

Enfin le petit duo quitta les lieux et les enfants d'Apollon purent connaître le repos salutaire de la nuit avec le sentiment du devoir accompli. La nymphe suivit son frère des yeux tandis qu'il s'attelait à sa dernière tâche : celle d'entretenir ses outils pour permettre à d'autres de recevoir des soins le moment venu. Elle savait qu'il disait vrai et tentait de ne pas la laisser se reposer sur ses lauriers. Rester sur ses acquis n'apporterait rien d'autre que négligence et déconsidération. Néanmoins elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'à deux ils possédaient les connaissances et le savoir-faire nécessaire pour lutter contre la grande majorité de tous les maux de ce monde, et cette perspective rosissait ses joues d'une légère teinte pêche.

Elle acquiesça d'un geste bien évident à sa question mais constata qu'il ne la regardait pas, probablement pour mettre à l'épreuve son sens de l'improvisation. Elle sourit et sifflota à l'attention d'Esculape, d'un son si authentique qu'on aurait dit qu'un oiseau s'était faufilé sous le toit de l'église à l'insu des prêtre.

"
Je te remercie Asclépios. Je me sens plus utile comme cela et j'espère que ce savoir précieux servira au plus grand nombre. C'est un plaisir de travailler avec vous deux. Esculape m'a bien aidée en me permettant de ne pas avoir à me concentrer sur l'arrivée d'un civil. J'espère que nous partagerons d'autres moments de cette nature ensemble.


En attendant, la nuit avançait à grands pas, bien plus que ce à quoi l'enfant solaire était habituée. Elle laissa échapper un bâillement fatigué derrière sa main, briguant tout à coup l'un de ces lits duveteux réservés aux malades.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AsclépiosavatarArmure :
Chlamyde d'Asclépios

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Dim 23 Oct - 10:57
Le son fut si mélodieux, si cristallin, que le médecin cessa son activité séance tenante pour tourner la tête en direction de Célestia. Qu'il était agréable d'entendre une voix ainsi bénie des dieux. Qu'il était agréable de savoir que la beauté de ce monde pouvait prendre bien des formes. Elle avait perdu sa voix et il priait pour qu'Apollon et surtout Adaltik lève la punition. Elle ne méritait certainement pas de se voir ainsi privé de son organe des années durant. Lorsqu'Esculape s'approcha de lui et lui transmit ce qu'il avait capté, Asclépios en resta un instant interdit.

Une fois encore, les capacités de sa sœur le surprirent. La nymphe possédait réellement de précieuses prédispositions dans le domaine médical mais pas seulement. Pouvoir créer un contact avec Esculape n'était pas chose aisée et jusqu'à ce jour, les personnes susceptibles d'y parvenir se comptaient sur les doigts d'une seule main. L'esprit de la médecine était un être qui ne se laissait pas souvent approcher, même mentalement, et il jouait encore plus rarement les interprètes. Mais il était proche de Célestia. Ceci expliquait cela. Il remercia Esculape. Il avait joué son rôle à la perfection, comme elle le lui avait signalé, et cela ne l'étonnait pas outre mesure. Combien de fois lui avait-il été d'une aide précieuse ? Après tout, il était lui aussi le symbole de la Médecine. Ils étaient un. Il releva le regard pour le poser sur la jeune femme. La nymphe bâilla, il sourit.

Si elle n'exprimait pas sa fatigue par des mots - ne le pouvant évidemment pas - son corps et ses expressions parlaient pour elle. Il eut un sourire compatissant envers elle, comprenant comme il était difficile de travailler ainsi, dans ces circonstances. Pas seulement pour le corps mais aussi pour le mental. Car la fatigue nerveuse était sans conteste la plus délicate à gérer. Pour autant, elle devait se montrer fière. Il se remémora la discussion qu'ils avaient eu par le passé. De leur discussion et de leurs larmes. Etait alors né un nouvel être. Une nouvelle vie. Alors même qu'elle portait la marque de la Mort, elle distillait vie et bonheur autour d'elle. Il respectait réellement ce qu'elle représentait. Et un déclic dans son esprit se fit. Comment avait-il pu omettre ce détail qui n'en était sans doute pas un pour sa sœur. Il se rapprocha d'elle et avec toute la délicatesse dont il était capable, il lui prit la main. Ils se dirigèrent vers le lit et il la laissa s'asseoir.
    - La soirée a été difficile, il te faut te reposer. Tu as été brillante. Mais avant de te libérer de tes obligations, j'aimerai te parler d'une chose. D'un événement qui s'est produit pendant mon voyage en Britannia et qui devrait t'intéresser.

De nombreux événements avaient-eu lieu pendant sa quête des fils d'Hypnos mais ici, ce qui intéresserait la jeune nymphe, c'était celui qu'il avait rencontré et qui portait la même marque qu'elle. Puisqu'elle savait communiquer avec Esculape, il laissa le soin à ce dernier de se placer à proximité d'elle. Mentalement, il le remercia de l'aide qu'il lui apporterait pour comprendre la pensée de sa sœur.
    - Un jour où je faisais une halte dans un petit bourg, j'ai perçu une sensation que j'avais déjà ressenti ici, en ces terres baignées de soleil. Une odeur infime, presque imperceptible pour le commun des mortels, mais qui a tout de même attiré mon attention ce jour là. Je décidais alors de remonter la source de cette odeur pour arriver face à un jeune garçon. Un garçon qui, je l'appris plus tard, était un Saint d'Athéna. Alors que je l'observais, cherchant à comprendre ce qui avait ainsi accaparé mes sens, je compris. Je compris pourquoi j'avais été si intrigué. Cette sensation, cette aura, je les avais déjà observés chez toi, Célestia.

Il se tût quelques instants. Elle comprenait, c'était évident. Il reprit néanmoins.
    - La marque de Thanatos. Elle lui avait été apposée depuis peu de temps, ce qui explique que j'ai pu ainsi la percevoir, aussi infime soit-elle. Ce jour là, j'ai discuté avec lui. Pour essayer de comprendre. Essayer de savoir ce qui lui était arrivé. Cette discussion fut instructive. Je tenais à t'en faire part.

Il lâcha sa main et se recula d'un petit pas. Laissant l'information faire son chemin dans l'esprit de la belle. Esculape frotta sa tête contre l'épaule de la nymphe, en signe d'affection.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t770-asclepios-dieu-de-la-m
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Mer 26 Oct - 20:41
Comme s'il avait lu ses pensées -ou simplement observé des gestes auxquels elle ne faisait plus attention-, le médecin cessa son activité du moment et initia le contact avec sa sœur. Cela, Célestia le nota plus attentivement, car à leur dernière rencontre au contraire il n'osait rien, se tenait même un peu à distance, et elle devinait qu'il s'agissait là d'un comportement peu habituel de sa part car il connaissait mieux la douleur que l'affection.

Le nymphe se laissa volontiers entraîner, puis s'assit en se demandant pourquoi il prenait tant de précautions et n'en profitait pas lui-même pour se reposer un peu. Il commença par la féliciter puis attisa son intérêt avec un préambule en douceur. Une rencontre en Britannia. Selon ses mémoires précédentes, la Gardienne connaissait le lieu comme une terre de croyance celtique, où l'on recourait encore à la magie et aux druides. Assurément ce voyage avait dû trouver son intérêt aux yeux de la Médecine, mais c'était un tout autre détail qu'il voulait aborder.

L'étonnement se peignit de lui-même sur les traits de la jolie blonde en une expression qui ne nécessitait aucune traduction pour être tout à fait éloquente. Qu'un autre qu'elle ait été marqué à vrai dire ne la surprenait pas tant, mais qu'il s'agisse d'un Saint apportait comme information sous-jacente que Thanatos nourrissait un projet à une échelle plus grande que seulement accabler son rival de Lumière.

Ce fut le frottement léger des écailles sur sa peau qui la fit réagir, et tandis qu'elle tournait la tête vers Esculape, une foule de questions se pressaient dans son esprit. Elle caressa la vipère du bout des doigts et reprit son gazouillement :


Quel était le nom de ce Saint ? Comment est-il mort ? Qu'a demandé Thanatos en contrepartie ? Q'as-tu pu apprendre d'utile à ce sujet ?


Elle songea qu'elle pourrait se rendre au Sanctuaire pour en savoir plus elle-même, mais privée de la parole, et après les récents événements ? Entre Kiev, Carthage, l'attaque à laquelle Bran avait participé de ce qu'elle avait entendu et la tendance naturelle des Saints à se méfier de tout étranger, nul doute qu'elle ne manquerait pas de finir dans les geôles une nouvelle fois, voire pire...


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
AsclépiosavatarArmure :
Chlamyde d'Asclépios

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Sam 12 Nov - 12:39
Il avait attisé sa curiosité et s'y était attendu. Une telle rencontre était précieuse pour elle. Et Asclépios se fustigeait de ne pas y avoir repensé avant. Mais maintenant le mal était réparé. Et puisqu'elle semblait s'intéresser à cette affaire, il allait répondre point par point. Il n'aurait pas beaucoup de détails à lui donner, toutefois.

Car Heed s'était montré secret sur les détails, ce qu'il avait trouvé logique en réalité. L'homme avait été maudit par le sceau et était revenu à la vie. Mais il était de sa responsabilité de taire les informations qui pourraient donner de l'eau aux moulins des autres Dieux. Il le savait et n'avait donc pas poussé ses investigations plus loin. Heed avait craint que cela puisse lui être reproché. Qu'il puisse être exécuté pour cela. Le Grand Pope. Une entité toute puissante pour ceux qui servaient Athéna. Mais une entité trouble et inquiétante selon ce qu'il avait perçu. Le contraire d'Adalrik, il le savait. Mais pouvait-on comparer la Voix du Dieu-Soleil avec celle d'Athéna ?

Rassemblant ses pensées, Asclépios projeta ses idées dans l'esprit de son reptile. Esculape estimait que les sentiments humains étaient flous. Qu'ils étaient autant d'entraves pour qui cherchait à avancer dans la vie. Il était le garde-fou de son maître. Et lorsqu'il l'estimait nécessaire, il interagissait pour recadrer les choses. Ici, même s'il ne comprenait pas les raisons qui poussaient Célestia à chercher des réponses, il prêtait main forte à Asclépios pour que ce dernier aide la jeune femme.
    - Doucement, ma sœur. Doucement. Je crains de ne pas avoir toutes les réponses mais je vais te dire ce que je sais, sans restriction. J'espère seulement que ce ne sera pas trop frustrant.

Après tout, si elle n'obtenait pas toutes les réponses attendues, ne serait-elle pas déçue ?
    - Il s'agissait de Heed, Saint de la Licorne. Visiblement originaire des terres Celtes, encore que je ne puis m'avancer sur ce sujet. Il est resté flou au sujet des circonstances ayant menés à sa mort. Je sais seulement qu'il a eu pour mission de s'opposer à quelqu'un. Au sein même de son propre Sanctuaire. Et qu'il n'a pas survécu à l'empoisonnement consécutif à ce combat. Il se souvient seulement de s'être ensuite réveillé aux côtés du Grand Pope. Quant aux conditions de Thanatos, il ne m'en a pas touché un mot. Je ne suis pas sur qu'il s'en souvienne, d'ailleurs.

Il se doutait que cela pouvait paraître bien maigre pour elle. Mais il avait été franc.
    - Je suis navré. Mais je n'ai pas beaucoup plus d'informations que cela. Il paraissait anxieux. Et en colère. L'impression d'être un simple pion était une donnée prédominante de notre échange. Il craignait tellement que je puisse me servir de ces informations qu'il préférait se montrer le plus évasif possible. Mais je souhaitais te faire part de ces informations tout de même. Sans doute aurait-il été plus loquace face à toi. Après tout, vous auriez pu partager vos expériences. Je crains que cela ne soit difficile, maintenant.

Après tout, que connaissait-il des projets de sa sœur ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t770-asclepios-dieu-de-la-m
CélestiaavatarArmure :
Héron de Boréas

Statistiques
HP:
220/220  (220/220)
CP:
220/220  (220/220)
CC:
306/306  (306/306)
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   Mer 16 Nov - 16:01
Célestia attendit avec une certaine impatience les révélations de son frère, suspendu à ses lèvres. Dans ses mots se trouveraient peut-être la clef de sa délivrance, ou du moins une partie, mais il semblait bien moins enthousiaste qu'elle à cette idée. Pour cause : les faits qu'il lui présenta demeuraient très succincts, le dénommé Heed craignant de commettre un impair en en révélant trop. En y repensant, la nymphe songea qu'elle aurait dû adopter un comportement similaire à plusieurs reprises, et notamment à Carthage, mais tout comme la Lumière révélait les Ténèbres, elle détestait mentir sur ses véritables intentions.

Pendant un moment, son regard se perdit dans le vide, à imaginer comment pouvoir titrer parti de ces informations, cependant la conclusion revenait toujours au même point : en savoir plus, comparer avec le Saint. Elle finit par redresser la tête vers la couleuvre, puis Asclépios, et son sifflement reprit doucement :


J'ignore si je commets une erreur ou non, mais je crois que la meilleure solution pour en savoir plus est de me rendre au Sanctuaire rencontrer ce Heed. Je demanderai à voir le Pope, pour prouver que mes intentions ne sont pas hostiles, et puisque cela va autant dans l'intérêt d'Athéna que celui d'Apollon... Puisque cela peut nous doter de renseignements pour lutter contre Thanatos, j'espère qu'il comprendra et m'accordera la permission d'enquêter avec la Licorne. Et bien sûr, si j'apprends quelque chose au sujet des Oneiroi au passage, je te le dirais grand frère. Je sais que tu cherches un moyen de combatte les Hypnides. Qu'en penses-tu ?


Sagement, elle laissa le soin à Esculape de traduire son message, puis observa la réaction de son aîné à ses "propos". Peu importe le temps que cela prendrait, elle préférait aller au-devant de son sort et savoir ce qui l'attendait avec cette Marque maudite plutôt que de le découvrir uniquement lorsque la Mort l'aurait décidé.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t294-celestia-la-princesse-
Contenu sponsorisé
Message Re: [Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)   
Revenir en haut Aller en bas
 
[Fin juillet 550 - entraînement] Du pain et des couvertures (PV Asclépios)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Entraînement d'orientation
» [Entraînement] Lame
» Entraînement sous haute température [ Sento - Tenzen ]
» La roche n'est pas si solide! Chapitre d'entraînement numéro 4
» Entraînement d'escrime

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Italia :: Rome-
Sauter vers: