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 [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]

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Message [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Jeu 6 Oct - 11:44


Le Misthophoros arpentait les couloirs du Dédale qu'il connaissait par cœur. Il fallait dire que Kostas y vivait depuis maintenant douze années. Douze ans qu'il avait rejoint le rang des Berserkers officiellement en devenant apprenti de son père. Officiellement oui car depuis sa conception même il en était en en devenir, c'était son destin, sa destinée. Enfant d'un Misthophoros, sa voie était toute tracée, tradition familiale oblige. Un Misthophoros se devait d'être un Berserker, il se devait de rentrer dans les rangs des armées d'Arès, qu'il soit une raclure en bas de l'échelle ou un champion sur le podium. Il ne pouvait en être autrement pour un enfant de Cycnos.

Kostas ruminait tout en marchant d'un pas vif et lourd dans le Dédale, il venait encore de s'embrouiller avec le nouveau Pontife, ce sale gamin. Kostas ne pouvait pas le voir en peinture, ne rêvant que d'une chose de lui ouvrir le poitrail pour en extraire le cœur et le... le bouffer! Cette drôle d'idée venait encore de lui passer par la tête, cette envie morbide de manger de la chair humaine. Il avait envie de cela depuis qu'il avait accepté de devenir le Centurion du Wendigo il y a maintenant trois semaines. C'était une sensation bizarre comme s'il devait assouvir une envie qui n'était pas la sienne. Il cracha à terre en maudissant Xanthe, se demandant si ce dernier ne l'avait pas piégé en lui accordant de porter cette cuirasse. Savait-il pour la conscience de l'armure, cette chose vivant dedans? Il lui avait dit qu'il y aurait un prix mais savait-il que le prix était cela? Cette faim morbide? Il devait la réfréner, il était hors de question qu'il bouffe de la chair humaine, sa dévotion avait des limites. Il n'avait pas trimé autant pour devenir un tel monstre. Misthophoros ou non, il se refusait à s'abaisser à cela, il devait vaincre la conscience du Wendigo présente dans l'armure.

Il pestait en ruminant dans sa barbe quand il cogna son bras gauche dans quelqu'un. Il commença à se mettre à aboyer.

_ Putain tu peux pas f...

Il stoppa net quand il vit la personne qu'il venait de toucher involontairement, un cardinal... Ça allait encore chauffer pour son grade, oui encore...

_ Oh... Cardinal Zvezdan, je ne t'avais pas reconnu. Excuses moi donc, j'étais dans mes pensées...

Zvezdan, Cardinal de la Guerre, l'un des seuls présents depuis la branlée de Rome. Il avait pris la succession de l'ancien, son maître. Il lui sourit, il l'aimait bien, surtout comparé à cet enfoiré de Xanthe. Zvezdan lui au moins était un véritable Berserker, pas un abruti des bois voulant réformer les grandes choses faites par Maximus! Il le salua d'un simple geste de la main. Le tutoiement? Bah il tutoyait tout le monde, le reste c'était pour les faibles, et Kostas n'en était pas un.




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Message Re: [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Sam 8 Oct - 8:52
- Hrrrrpmf. Où est-ce qu'il s'est encore volatilisé, c'te grosse masse débile.

On a pourtant décidé d'un entraînement, aujourd'hui. Cet abruti tête en l'air a dû oublier pour encore aller se perdre dans cette forêt lugubre et chasser je ne sais quelle bestiole à mains nues... Ca n'est pas toujours un cadeau, le Borya, clairement pas. Alors je suis là, devant ses quartiers, vides, l'air bien malin. Tu me le paiera, vieux frère. J'ai pas ton impulsivité, mais j'ai la rancune plus insidieuse. Quelle forme pourrait bien prendre la dague que j'irais te planter dans le dos la prochaine fois...

Hm, oh et puis peu importe. C'est pas comme si j'avais besoin de lui pour m'entretenir un minimum, après tout. Ca se fera plus simplement sans ses beuglements animales et son avalanche de juron à frapper dans le vent, assailli de frappes trop rapides pour son physique de colosse pataud. Ce sera plus calme, quoi... Allez, direction la salle d'entraînement. Soit quatre murs et un plafond tous faits de chair, quelques braseros et autres torches. J'y vais lentement, mains dans les poches, rêveur. Songeur, même. On se les touche pas mal depuis que je suis ici, n'empêche. Trois longues années, peu, trop peu de mouvement. Trop de cette chaîne à notre cou, cette dague dans notre nuque, la Dague d'Athéna qui menace l'une des têtes pensantes du Dédale de son tranchant, ça pour mieux qu'Arès et ses enfants se tiennent tranquille le temps que le collier leur soit passé au cou. Alors quoi, c'est tout ? C'est pas pour ça que je suis ici. Constantinople baignée dans les flammes, le sang des soldats de l'Empire, partout, un horizon rouge byzantin, le noir de la fumée et l'assourdissant des cris de guerre et de douleur comme fonds à cette scène de désolation. Que vous sachiez ce que ça fait, vous aussi. Que vous vous rendiez compte comme c'est, lorsque l'on est à la place du conquis, vous, conquérants. C'est pour ça que je suis venu me mettre au service des armées du Chaos.

Mais non. Au lieu de ça, je me retrouve indirectement enchaîné à la laisse de ceux que j'ai passé ma vie à haïr. Ceux dont j'ai évité la marque au fer rouge de peu. J'aurais pu être dans cette armure, contraint à me battre pour ces chiens... Enfin... Non. Je n'aurai pas pu. Ils auraient vite eu fait de trouver cellule vide ou pleine d'un corps sans vie, autrement.

J'y pense, la tête dans les étoiles, le cœur à vif, la hargne dormante qui s'éveille doucement. Je suis calme, oui. Depuis maintenant trois printemps, je reste calme. Je fais ce qu'on me dit. Je commande, j'ordonne, j'obéis, je patiente. Patiente. Et patiente. Et encore et encore.

J'en ai marre d'attendre.

J'en ai marre de nous voir démunis face à ces chiens. Butez-la donc cette Jehane, si ça vous fait tant plaisir... Du moment qu'on peut vous sauter à la gorge dans le même temps... J'y pense, poing serré. Je la connais pas, celle-la. Tribut de 545, mon année d'arrivée. Et même si je la connaissais... Je sais pas. L'empathie que j'aurais pu éventuellement lui adresser aurait-elle surpassée mon envie de repeindre le Sanctuaire couleur hémoglobine ? La question se pose, se perd, vagabonde un temps dans mon esprit pour s'en aller finalement, sans réponse...

Un choc. Une épaule cogne une autre. Tseh. Pas d'humeur. Je vais pour continuer ma route, plongé dans mes pensées, puis j'entends la voix qui s'élève. Doucement, ma tête se tourne, regard fixe sur l'homme en face. Les yeux se lèvent puisqu'il fait quelques bonnes tête de plus, comme souvent avec moi. Je reste là, à le détailler, le remémorer. Oui... Kostas.

- N'hésite donc pas à finir ta phrase comme tu l'aurais fait avec n'importe quel autre ahuri. Je regardais pas, oui. Excuse-moi.

Tout sourire, d'un rictus à la teinte carnassière, une lueur pétillante au fond du regard, puis finalement, un signe de main retourné à l'homme en face.

- Semblerait qu'on ai été deux à jouer au jeu des pensées introspectives... Qu'est-ce qui te tracasse, hm ? Encore à beugler à la face du grand manitou ?

L'avis de Kostas sur l'actuel Pontifex et sa politique ne sont pas choses secrète, ça non... Au moins est-il encore en vie pour faire valoir son point de vue, c'est qu'il doit bien avoir quelques qualités. Ne serait-ce qu'en tant que combattant. Un regard vers l'immense bloc métallique dans son dos. Ouais. On en vient pas à manier un truc comme ça sans un minimum de compétence.

- Hm...

L'air de réfléchir, mes doigts viennent gratter sous mon menton tandis que je continue de le détailler. Ouais... Pourquoi pas.

- Bon, allez. J'ai du temps à perdre et de l'énergie à dépenser. Tu m'expliqueras ça en chemin. Suis-moi.

A défaut d'échanger les coups avec un colosse aux bras taillés comme des troncs d'arbre, je le ferais avec un colosse à la lame taillée pour flirter avec les nuages.

Sans un mot de plus, sans même détailler le pourquoi du comment de notre destination, j'ouvre la marche, sifflotant, l'air très – trop ? - décontracté. Mieux vaut jouer la carte de la détente plutôt que de laisser les tracas de plus tôt m'enserrer la cervelle, oui. Bientôt... Bientôt, nous pourrons avancer.
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Message Re: [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Mer 19 Oct - 10:16


Kostas ne put retenir un sourire lorsque Zvezdan lui dit de finir sa phrase. Mais le Misthophoros ne lacha pas l'insulte gratuite face au Cardinal. Il ne fallait pas croire qu'il avait peur de le dire, après tout, il avait clairement dit d'aller se faire foutre au Pontife en plein devant sa poire, c'est pour dire... Non en fait Kostas respectait trop Zvezdan actuellement pour lui cracher à la gueule comme ça, après si cela devenait un ordre, il le traiterait de gros connard ou d'autres trucs plus épicés.

_ Beugler? Le mot est bien faible Cardinal... Mais je ne peux pas considérer cette tête d'ail comme celui qui se doit de mener à nouveau les Berserkers... J'outrepasse peut être mes droits comme simple Centurion mais ne suis-je pas après tout le chef du clan Misthophoros aussi...

Il sourit en insistant sur le dernier mot, il était vrai que Kostas n'était pas un Cardinal mais malgré cela il était tout de même dans l'élite restante des Berserkers. Chose assez facile vu la poignée de guerriers qui restait au Dédale... Mais Xanthe pouvait-il pariait sur la perte de soutien de tout un clan? Surtout en ce moment? Il avait parlait tout en suivant Zvezdan, comprenant parfaitement ce que le Cardinal de la Guerre souhaitait, un entrainement. Le Wendigo espérait qu'il ne tourne pas en correction pure et dure... Ils arrivèrent alors dans une salle du Dédale dédiait à l'entrainement, bien entendu, ils étaient seuls.

Cela faisait un moment que le chef de lignée de Cycnos n'avait pas vraiment combattu. Pour le moment il s'était simplement entrainé avec d'autres membres de la famille Misthophoros, apprenant à combattre avec sa cuirasse et à tirer profit de sa force et de ses caractéristiques. Il avait concocté un panel de technique dont la plupart semblait lui avoir était soufflée par la cuirasse elle-même. Cela venait surement de la symbiose avec l'armure, les connaissances intrinsèques qu'elle glissait dans son porteur. Le savoir qu'elle refourguait en échange de l’apaisement de sa faim de chair humaine... Il déglutit à cette pensée, l'homme n'était pas encore prêt pour cela... Foutue cuirasse! Tout Berserker qu'il était, il n'était pas un monstre même après certains de ses actes... Cet appel de la créature l'affaiblissait, la faim non rassasiée du Wendigo lui pompait sa propre énergie vitale...

Kostas allait se placer à un autre bout de la pièce, pièce un mot bien étrange pour parler d'une énorme cavité faite de chair. Chose qui n'étonnait plus le Misthophoros depuis plus de dix ans maintenant. Il dégrafa Graban de son dos et après deux trois mouvements de moulinet avec son bras droit, il posa la pointe de l'énorme lame sur le sol, lame qui s'enfonça de quelques centimètres dans le sol rougeâtre.

_ Toi aussi t'as besoin de t'aérer la cervelle? C'est vrai que s'foutre sur la gueule ça aide pas mal à s'remettre les idées en place... Bon je suppose que je dois voir cela comme un Cardinal souhaitant voir les capacités d'un Centurion?

Kostas lui sourit, pivotant légèrement sur ses pieds pour prendre une position plus défensive. Il attendait maintenant que Zvezdan lance ce qui semblait bien être un entrainement...






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Message Re: [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Ven 4 Nov - 6:08
- Tu seras un chef du clan Misthophoros mort et enterré le jour où il en aura marre de supporter tes reproches.

C'est lancé comme ça, d'un coup, d'une voix calme et posée, comme une pure donnée, un fait, une statistique. Le tout sans un regard vers Kostas, pour finalement le tourner vers le sien quelques secondes après, un grand sourire enfantin au visage.

- Outrepasse donc tous les droits qu'il te plait, Kostas, mais fais bien attention. Xanthe prouve peut-être l'étiquette de piètre meneur que tu aimes lui coller, en se laissant parler de la sorte, mais... Mais si un jour devait lui arriver l'idée de se réaffirmer en tant que leader fort et impitoyable, et bien... Le sourire à mes lèvres se fait carnassier, le regard plus perçant. Je n'ai j'imagine pas besoin de te faire de dessin.

Il verra la chose comme bon lui semble, ce Wendigo. Certains auraient la bêtise de voir ça comme une leçon, un sermon. Rien de tout ça. Un simple conseil. Le conseil d'un Cardinal conscient des cruelles réalités d'un Dédale bien difficile à vivre adressé à la hargne peut-être trop grande d'un Centurion pourtant au moins autant au fait de la façon dans les choses se règlent, ici. J'entends les arguments, j'écoute les reproches, j'essuie même les insultes, parfois. D'autres ne font rien de tout ça. D'autres argumentent à coup de lame tirée au clair, reprochent de leur poing envoyé à répétition dans le crâne de leur opposant, insultent d'une dague plantée dans la nuque. Par d'autres, j'entends bien sûr « la grande majorité du Dédale ». Alors vas y, Kostas, sois donc déçu de ce nouveau Pontifex, clame donc haut et fort ce point de vue qu'est le tiens. Mais surveille ton dos. Surveille ce jour où le petit homme qui nous sert de meneur aura entendu le mot de trop, se lèvera et agira.

- Je comprends ta colère malgré tout, tu sais. Elle est frustrante, cette attente. Tseh. Condamnés à rester cul vissé sur notre rocher de chair, à regarder les Saints nous narguer de loin avec une de nôtres, une jolie petite laisse de collée au cou... Le sourire gagne encore en prédation, se fait mauvais, rageur. Une étincelle de haine s'anime dans ces yeux noirs, éveil d'un esprit revanchard toujours là, à l’affût, prêt à se jeter tous crocs sortis sur les portes de ma raison. Ça me ferait presque gerber, tiens.

Ces armures d'or qui défilent devant mes yeux alors que la salle d'entraînement se dessine. Cet or détestable, ce jaune brillant qui aveugle mes derniers vestiges de compassion pour les rendre caduques. Je m'en rappelle, de ce jour où Borya me l'a annoncé. Notre troupe, décimée à Rome par les Chevaliers d'Or. Je me rappelle de cette furie, inégalée, de cet espèce de spasme qui m'était passé dans le corps. C'était il y a trois ans. Rien. Absolument rien, depuis. Rien pour faire couler le sang de ces connards. Rien pour amener la ruine du Sanctuaire. Rien. Alors oui, moi aussi je suis en colère, Kostas. Moi aussi j'ai besoin d'extérioriser.

- Vois donc ça comme bon te semble, et tâche de justement les garder bien en place, tes idées.


Avec la fin de la phrase, le début du Chaos. Des volutes de Cosmos rougeoyantes qui commencent à émaner, puis d'un coup, une pression Cosmique bien supérieure, une grande impulsion sous la forme d'une vague carmine qui se propage en cercle dans toute la pièce. Et sur son passage, le sol change, garde de son aspect organique en cette désormais boue humide pleine des corps éventrés de nombre de guerriers. Les murs sous repoussés, effacés, le plafond se retrouve grignoté par un ciel noir, la pluie battante, poisseuse, une espèce de mélasse noire qui tombe du ciel plutôt que de l'eau. Des corps armurés partout, deux armoiries différentes qui se devinent sur les plaques de métal. Un parterre de trépassés, le regard vide, visage figé en une ultime expression, souvent apeurée, souvent rageuse, rarement paisible. Et l'odeur. Cette odeur de sang qui prend les narines, forte, insupportable tant elle est prégnante. En somme, un champ de bataille tout ce qu'il y a de plus sordide. Un champ de bataille de Kostas. De son esprit, tout droit sorti de son vécu. Il s'en rappellera, de cette terre désolée, de ces corps sans vie. Il les a croisés au détour d'une énième vente de soi et de son arme au service d'un quelconque seigneur. Alors nous y voici, dans cet endroit hors du temps, ce souvenir du Wendigo, rendu encore un peu plus sanglant qu'il ne l'état à l'origine, plus chaotique. La pluie de bile, le ciel de feu, les corps plus délabrés, l'odeur plus omniprésente. Viscères, entrailles, boyaux, cervelle et divers organes, tout ça délivré à ciel ouvert par de trop grandes entailles venues découper les ventres en deux, séparer les têtes des épaules. Et j'y avance doucement, dans ce paysage de mort et de guerre. Une avancée froide et facile, sans m'encombrer de ce sol pourtant presque impraticable. C'est peut-être ton souvenir, mais c'est avant tout mon élément, oui. Mon monde.

Ma malédiction ? Tseh. Un petit sourire, à cette pensée. Possible. Une démarche calme et posée, sans presse. Les yeux fixes sur Kostas. Sur ce qui bouge, tout autour, dans son dos, à la périphérie de son champ de vision, qu'il ne puisse le deviner. Pas encore.

- Heeeeh... Tant de morts. Au nom de qui était-ce donc, cette bataille-ci ? T'en rappelles-tu, au moins ? Un pas supplémentaire. Pauvres guerriers. A se battre pour leurs terres, ou celles d'un autre. Leur vie, leur avenir. Second pas. Pour y faire écho, quelques corps qui tremblent. Et nous autres, avatars de la Guerre sale et sinistre, nous venons nous y mêler. Qui bougent. Pour l'argent. Pour le sang et son attrait. Pour le plaisir. Qui se lèvent. Un sourire cynique qui accompagne la démarche lente et maladroite des premiers cadavres ambulants. Ne sommes-nous pas détestables, nous aussi ?

Un hurlement fou, une voix encore pleine du sang qui circule dans sa gorge. Dans le dos de Kostas, un des corps qui s'est levé, qui a avancé doucement. Et il essaie d'aller planter ses crocs acérés dans la carotide du Berserker, sans ménagement. Peu de cadavres se sont levés, s'il fallait comparer au nombre de morts étendus au sol. En fait, seuls ceux que le Wendigo se rappellera avoir tué de ses mains, de sa lame. Et ils crient, ces corps. Ils insultent Kostas, crachent une haine sans nom à son encontre. Ils s'approchent tous, lentement.

Je m'approche aussi, moins lentement.

J'étais déjà là dès les crocs de la bête portés vers Kostas, en fait. Dès qu'elle s'y était jetée, je l'ai rejointe, en un geste infiniment plus rapide, Sans une once de pitié, j'attaque de concert avec le vestige d'un passé guerrier, profite d'avoir sûrement déstabilise sa posture défensive pour m'engouffrer dans sa garde, écraser mon poing sur sa gorge dans un premier temps, dans ses côtes par la suite. Continuer à rester à courte portée, pour qu'utiliser cette très grande épée soit compliqué. Ma jambe se lève, puis mon pied pile contre l'intérieur de son genoux droit, cherche à l'enfoncer. L'assaut est rapide, vivement orchestré, juste le temps que la petite douzaine d'autres corps puisse arriver à portée. Alors je m'éloigne de vivaces pas en arrière, non sans le pousser du bon des doigts vers la foule enragée avant ça.

- Amuse-toi bien.

Peut-être s'attendait-il à un simple échange de coups comme mille autres parmi ceux qu'ont vu se dérouler les murs de cette salle d'entraînement ?

Oops.

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Message Re: [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Mar 15 Nov - 12:08


Le cosmos du Cardinal s'étendait dans la salle d'entrainement, une pression lourde pesait tout autour de Kostas pendant que Zvezdan mettait en place son petit terrain de jeu. Du moins c'est ainsi que le Wendigo le voyait au départ. Sol gélifié du Dédale disparaît alors que de la boue prend sa place, un vortex plus noir que l'anus d'un cureton s'ouvre au-dessus d'eux et au lieu de fare tomber de la merde, c'est du sang qu'il pleut. Le Misthophoros sourit, il comprend que cela n'est qu'une illusion, son frère Ménélas avait trop joué avec elles dans sa tête pour qu'il ne le comprenne pas ce qui se passait. Il en faudrait bien plus Cardinal pour avoir Kostas, bien plus... Et justement le plus arrivait, il n'y avait pas que la vision de touchée, mais chaque sens du Centurion semblait être touchés par les pouvoirs du Cardinal de la Guerre. L'odeur âcre et ferreuse du sang remplissait le nez de Kostas. Bientôt des corps jonchèrent le sol, des dizaines de corps, des morts, tous massacrés. Tout semblait s'accentuer, les couleurs, l'odeur, la sensation putride sur sa chair. Bien qu'il sût qu'il était en pleine hallucination, sa conscience n'arrivait plus à faire la différence.

_ Bataille? Qui... Vendu?

Son esprit s’emmêlait et alors qu'un tourbillon de mot frappait son esprit déjà affaibli, des morts se levèrent et se jetèrent sur lui. Il les laissa faire au départ, non par envie mais pas qu'il était bloqué, figé. Sa conscience n'arrivait plus à faire le point, le laissant pendant un moment dans un état catatonique. Le Cardinal le frappa mais perdu dans son esprit il s'en aperçut même pas, il n'avait pas mal, du moins pas encore. Il fut projeté en arrière et une dizaine de morts accoururent alors sur le corps de Kostas étalé parterre. Ils le recouvrirent, petit amas de chair morte mais mouvante. Puis il eut le déclic, la réponse à Zvezdan.

_ Brad... Ce sont les hommes du Comte de Brad!


Il reconnaissait les écussons de Brad sur les habits des soldats, il se rappela alors de cette bataille, l'une des premières en tant que mercenaire, bataille dans laquelle il avait combattu au côté de son frère et son père en 544. Eux roulaient à l'époque pour le Comte de Huelin, le grand ennemi de celui de Brad.

Malgré les corps le recouvrant, le grand gaillard arriva à se relever tel un démon jaillissant des entrailles de l'Enfer. Son regard n'était plus celui d'un mec perdu mais celui d'un prédateur enragé. Il tenait dans chacune de ses paumes la gorge d'un cadavre ambulant, d'une simple pression, il les écrasa, leur arrachant la moitié du cou en même temps. Il lâcha les corps alors qu'un autre se jetait sur lui et l'accueillit d'un magistral coup de coude. Il eut alors le temps de dégainer Graban, son énorme épée et en à peine deux mouvements, il trancha les corps des morts restant en deux. Il regarda alors le Cardinal, la douleur de ses coups arriva enfin, il cracha à terre puis ricana. L'illusion de Zvezdan était toujours en cours mais pour le moment il était libre de s'y mouvoir.

_ C'est donc cela ton pouvoir Cardinal, intéressant... Tu t'serais surement entendu avec mon enfoiré de frangin t'sais.

Cela lui rappela quelques mauvais souvenirs, être le cobaye de Ménélas n'était pas vraiment une bonne expérience dans sa jeunesse...






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Message Re: [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Lun 21 Nov - 7:31
Aaaah, c'est le lot de certains, oui.

Face à cet illusoire si proche du réel, certains refusent. Se figent, ne comprennent pas. L'esprit nie et tente de rationaliser, en résulte cet espèce d'état catatonique. Ne tombe pas trop vite, Wendigo, ce serait frustrant. Non, divertis-moi encore un peu, montre-moi un peu plus de ce vécu guerrier. Je n'ai pour le moment vu qu'une plaine sanglante et quelques corps ouverts... Je suis quelqu'un de curieux, tu sais ?

J'en veux plus. Ne sois pas timide, chef de clan Mistophoros. Tu n'as pas le droit de l'être.

Tseh. Mais c'est que j'irais presque penser qu'il va me claquer entre les doigts dés le premier assaut, dis-moi. Ce s'rait quelque peu piteux. Ouais, non, tu vas pas crever, Kostas, hein ? Naaaah. Il est vaillant, ce grand bonhomme. Il encaisse, sans pouvoir répondre, pas encore, mais au moins il encaisse. Les coups portent, les coups frappent, les entailles s'ouvrent. Les corps se meuvent, se ruent, ouvrent leurs grandes gueules avides vers la chair du Berserker. Je le remarque, à leur poitrail. La plupart de ces silhouettes ont ce trou, là où réside le cœur, avec cet organe d'absent. J'écoute leurs suppliques, leurs insultes. Et je comprends. Deux sourcils qui se froncent, une moue vaguement dégoûtée au visage. Tu... Beuh. C'est tristement commun, par ici. Ca vous fait tant bander que ça, de vous repaître de chair humaine ? C'te vieille légende, ouais, je sais. La soi-disante force des trépassés, extraite en un coup de croc dans leur cœur encore palpitant.

Eh bien, ne fais pas mentir la légende, Kostas. Fais-moi voir comme ces cœurs mordus à pleine dents t'ont rendus plus fort. Le voilà qui se ressaisie, tiens. Comte de Brad. Ca semble l'aider, cette ancre vers notre réalité. Se rappeler du passé, pour nier le présent et ses chimères. Une astuce qui semble avoir son effet. Intéressant.

Alors la grande masse penaude noyée sous trop de corps cannibales se transforme en un monstre sanglant, en un tueur impitoyable, incontrôlable, inarrêtable. En un Berserker. Deux grandes mains sur deux maigres cous, broyés sans trop de difficulté. Et juste avant qu'il vienne à empoigner cette gigantesque lame, mon regard qui capte le sien. A sa rage prédatrice, je réponds d'un maigre sourire appréciateur, d'yeux scrutateurs. Analyser sa posture, assimiler ses mouvements. C'est rare, de voir quelqu'un se battre avec une si grande pièce de métal. Je crois que c'est bien l'épée la plus grande que j'ai encore jamais vue. De quoi titiller la curiosité malsaine du gosse couvert de sang caché derrière le vétéran fatigué.

Elles apparaissent assez vite, les forces et faiblesses de ce géant métallique. Une allonge monstrueuse, une force de frappe sans précédent, une arme terrifiante face aux larges groupes d'ennemi. Un maniement difficile, un véritable fardeau pour l'endurance, une utilisation maladroite dès que le combat se fait trop rapproché.

Un rictus carnassier sur mes traits lorsque jaillissent ces deux typhons sanglants à la suite des deux coups de lame dans la multitude cadavérique. Magnifique. Ce devrait s'avérer plus intéressant que prévu, au final.

Et le voilà qui crache les premières gerbes de Rouge. Sa réplique suivante me fait hausser un sourcil. Son frère ? Hm. Ma mémoire cherche un instant, comme pour lui mettre un visage dessus. Mon regard se détache du sien, va pour fixer ce ciel noir, une moue songeuse aux lèvres, un index qui s'y pose. Hmmmmmm... Non, ça me dit vraiment rien. J'hausse les épaules, reviens vers lui. La lente marche commence, un pas devant l'autre, sans se presser.

- Un frère, hein ? Et en quoi me serais-je bien ent-... Hm, oh et puis, j'ai toujours préféré l'illustration au récit.

Un sourire équivoque, puis la marche se transforme en ruade. Une lenteur calculée, un sprint bien lointain de la vitesse dont je suis capable. Prévisible, trop, il me verrait arriver des kilomètres en avance.

Et à quelques mètres de lui, un pied s'ancre dans la boue poisseuse. Genoux pliés, bras droit tendus derrière mon épaule, bras gauche tendu vers Kostas. De mon point de vue, sa tête de placée juste entre mon index et mon majeur, improvisés lignes de mire pour la manœuvre à venir. Un œil fermé, l'autre se fait plus perçant. Alors toute ma détente est mise dans un grand geste du bras vers l'avant, semblable à un lâché de lance. A l'extrême fin du mouvement, une lance apparaît effectivement dans ma main et s'envole pleine puissance vers le Wendigo, reliée à mon poignet par une chaîne à maillons. Le sprint reprend, comme pour suivre de prés la lance, et lorsqu'elle frappe,je saute quelques mètres au-dessus du sol pour retomber pieds sur la chaîne, qu'elle chute subitement au sol et y emporte la lance fichée dans la chair de Kostas.

Dis-m'en plus sur ce frère et les batailles que vous avez partagés, Kostas.
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KostasavatarArmure :
Centurion du Wendigo

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]   Mar 10 Jan - 16:18


La lance cosmique de Zvezdan venait de se figer dans sa cuisse. Une vive douleur aiguë emporta son esprit pendant quelques fractions de seconde. Mais la douleur n'était qu'un leurre, une passerelle pour que le Cardinal de la Guerre accède encore un peu plus profondément dans son esprit. Kostas ne pouvait rien faire face à cela, sa volonté avait été tellement fragilisé par Ménélas que sa cervelle était un vrai fromage, façon de parler bien sûr. Parlant de Ménélas, voila que son ombre puis sa personne se dessinait devant le Wendigo, il ne portait pas sa cuirasse, habillé tout de noire, l'homme à la longue chevelure de la même couleur s'avança vers le chef du clan des Misthophoros. Justement s'il serait vivant ce serait surement lui le chef en ce moment... Quoique....

Kostas toisait du regard l'illusion de son frère, demi-frère pour être dans la vérité. Tout comme Kostas, il était né après un viol de paysanne d'une villageoise des alentours du Dédale, mais contrairement à lui, il fut le premier et fut aussi rapatrié à la citadelle d'Arès plus jeune, faisant de lui le préféré du père, le fils prodigue. Et pourtant qui était le survivant maintenant? Qui était le chef de clan? Lui non... Kostas! Le destin avait fait que c'était le porteur du Wendigo qui avait tout ce qu'il pouvait appeler frère voulait à une époque. Ce frère l'avait torturé mentalement durant longtemps, exerçant ses pouvoirs mentaux contre lui, se servant de Kostas comme d'un cobaye. Tout comme son père il le haïssait et il n'avait pas pleurait sa mort à lui aussi. Il n'aurait voulu qu'une chose, que ce dernier voit qu'il était aux commandes des Misthophoros désormais. Si Kostas se faisait toujours avoir par les illusions ou les manipulations, il avait gagné quelque chose grâce à son frère, il savait quand il était manipulé, un détail d'importance.

_ Un visage que j'pensais n'plus jamais r'voir... Même si j'sais qu't'ai pas vraiment là frère... Zvezdan t'peux vraiment lire en moi comme dans un livre. Mais que veux-tu? Que j'subisse encore une fois les douloureuses manipulations psychiques de ma raclure de frangin?

Comme pour répondre à l'écho de sa demande, l'une des illusions préférées de son frère commença à habiter l'esprit du Wendigo, le supplice du noyé. Enfermé dans un réservoir, attaché un poteau, l'eau ne cessait de monter à un rythme fou. Chose fortement angoissante quand vous avez une peur bleue de la flotte à cause de votre cher géniteur qui un jour a failli vous noyer... Kostas se débattait, il se mit à hurler tant en tentant de rompre les cordes qui l'attachaient. Mais les cordes devinrent alors chaines de fer et l'eau continuait à monter. Le Wendigo avait peur, sur le moment il ne se souvenait plus que c'était une illusion, une illusion qu'il avait subi une paire de fois... Il se mit à hurler comme un damné, son cosmos éclata de sa lueur sanglante et macabre. Serait-ce assez pour sortir de là au moins momentanément?





Tout ce qui apaise la faim paraît bon.

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[Mars 548] Créature de guerre [Zvezdan]
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