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 Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé

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Message Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Dim 4 Oct - 16:53
L’air est frais, même sur les terres bien au sud de l’Europe. L’hiver était à son paroxysme, et les vents froids chatouillaient les peaux peu couvertes des imprudents. Avec étonnement, Thivan s’était trouvé à ressentir de telles sensations, si bien qu’il avait lui même opté pour se revêtir d’une peau de loup fraichement tué et arrachée par ses soins. Elle était encore maculée de sang à certains endroits, à peine sec, et pour peu qu’il traversait des endroits habités, on le regardait avec dégout et crainte. Car il n’inspirait pas la confiance, avec cet air vide et le rouge qui tâchait ses vêtements. Pour une fois, Thivan s’était décidé à ne pas porter la Cuirasse de la Pestilence. La chasse lui donnait envie de reprendre ses vieilles habitudes, et y aller sans aucune protection était presque plus amusant. Il n’avait pas besoin d’elle tant qu’il n’y avait pas d’ennemis dignes de ce nom. Pas qu’il en recherchait en particulier de toute façon, il fallait dire qu’il tuait un peu sans discernement, mais il fallait sérieusement que sa vie soit en danger pour qu’il recherche la protection qu’Arès lui avait donné. Pour l’instant, sur les terres qu’il parcourait, il n’en ressentait pas particulièrement l’utilité. Sa mission était pour le moins simple, se débarrasser de plusieurs personnes, la méthode laissée au bon vouloir du Cardinal. Il avait pris son temps pour s’y rendre, son sens de l’orientation assez mauvais et surtout son humeur changeante qui lui disait qu’après tout, rien ne pressait.

« Circulez, vous n’avez rien à foutre ici ! »

Une voix un peu plus loin semblait l’interpeller. Mais Thivan ne le remarqua pas, et continua l’air de rien son chemin, passant devant l’homme comme si de rien n’était. Ce n’était même pas là un manque de respect conscient, il ne l’avait simplement pas vu, ni compris qu’on s’adressait à lui, et du reste, il avait continué sa route. Une main se posa assez durement sur son épaule pour le retourner et le forcer à arrêter sa marche. Silencieusement, le Berserker se retourna, ce regard d’un bleu limpide plus glacial encore qu’à l’accoutumé, il regarda presque de haut le soldat.

« T’as pas entendu mon gars ? Dégage d’ici. Personne ne passe par cette route, surtout pas un clochard puant comme toi ! »

Pas de réaction visible sur le visage de Thivan. Il fit mine de réfléchir un instant, puis d’un mouvement de l’épaule, se dégagea pour continuer.

« Je passerais par la route que je veux. »

Evidemment, on ne pouvait pas dire que c’était là l’attitude qui plaisait le plus au soldat et à la petite troupe qui le suivait, composée de trois autres hommes. Il braya quelques mots, sans doute des ordres pour molester l’importun et lui faire bien comprendre qu’ici, la loi on la respectait. Mais pour Thivan, la loi n’était qu’un mot, elle n’avait aucune notion véritable, tout comme le bien et le mal étaient trop flous à son esprit pour avoir un impact sur sa façon d’agir. Il sentit qu’un coup allait lui être porté à l’arrière du crâne, sans doute le manche d’un glaive. Prestement, comme si la lumière avait remplacé ses mouvements, le jeune homme se retourna pour répliquer plus violemment. Lui ne raterait pas son coup. Son poing fracassa les côtes de l’homme, il put entendre le bruit des os brisés sous l’impact. Il toussa de douleur, à terre, se tenant le torse. Les autres eux réagir d’une façon qui plu énormément au Berserker. Un semblant de peur, un soupçon de crainte. Il pouvait voir les infimes tremblements, et un sourire, rare fut-il, se révéla sur ses lèvres. Il fut fugace, et au prochain mouvement qu’il fit, il avait déjà disparu. La lame de son épée sortie de son fourreau, et un à un, il les trancha. Le gargouillis des gorges tranchées fut atroce, mais il résonnait joliment pour le guerrier. Un soupir suivit le carnage, solitaire sur cette route paumée, il s’assit entre les cadavres aux têtes tranchés, l’épée plantée dans le sol devant lui. Il prendrait une petite pause, ainsi en avait-il décidé.

Quelques dizaines de minutes passèrent, un bruit de pas fit rouvrir les yeux de Thivan, toujours dans cette même position. Il remarqua une différence sur l’homme qui arrivait, cette aura froide qui l’entourait. Son cosmos. Il était différent de lui, mais aussi semblable. Mais il n’était cependant pas comme ces hommes qu’il venait de tuer, faibles, très faibles.

« Il paraît que cette route ne peut être empruntée. »

Il avait prononcé ça d’une voix vide et sans intonation particulière. C’était une simple remarque, comme s’il parlait du temps qu’il faisait, peu soucieux de la scène dans laquelle il évoluait. Ce n’était pas comme si des corps fraichement tués l’entouraient.


Dernière édition par Thivan le Sam 6 Fév - 2:25, édité 1 fois
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Dim 4 Oct - 18:54
C'était en Décembre 549, une légère brise faisait légèrement pencher les grands arbres de la plaine. Un tableau que le garçon ne connaissait que trop bien, lui qui avait passé son enfance en ces lieux, sa terre natale. Non pas que celle-ci lui manquait, mais il avait simplement ressenti l'envie de s'y rendre, juste pour voir. Cette image, il l'avait vu maintes et maintes fois, il la connaissait par cœur et pourtant,  lorsqu'il voyait ces arbres danser au rythme du vent avec pour seul bruit celui des branches mélangées au vent, il se sentait comme apaisé.  Le garçon soupira, la Province de Thrace n'avait pas autant changé que ce qu'il pensait.

Lentement, Lytès marchait sur le sentier sans destination réelle. Pour le moment il profitait simplement de ce silence, de ce paysage, de cet air, repensant à tout ce qui s'était produit ces dernières années. Il avait voyagé cet endroit presque irréel où il avait gagné son armure, son rang. Une nouvelle vie s'était offerte à lui, il ne la regrettait nullement, au contraire, peut-être allait-il enfin pouvoir comprendre le fonctionnement de ce monde. Tout du moins, il l'espérait.

Son attention fût soudainement attirée par la perception d'une énergie puissante, à la fois semblable mais différente de la sienne et pouvait sentir une aura sombre non loin de sa position. Instinctivement, il se dirigea vers cette source de pouvoir afin de voir à qui appartenait une telle puissance même s'il savait que cela était probablement une mauvaise idée.

Lorsqu'il arriva sur place, il ne vit qu'un garçon aux cheveux sombres. Lytès n'eut nullement besoin de voir autre chose que le dos de cet homme pour comprendre qu'il était dangereux. Il était là, entouré de cadavres dont les armures ressemblaient à celles portées par les soldats Byzantin.

Vraiment, quelle discrétion... Ce gars n'a aucune classe,  c'est tellement brouillon...

C'est ce qui lui était passé par la tête lorsqu'il avait remarqué le massacre. Il n'écouta guère la remarque de garçon, sachant pertinemment qu'il était fréquent que les soldats utilisent cette excuse afin d'évacuer toute leur frustration sur les faibles à l'abri des regards indiscret. Mais il semblerait que cette fois ils s'étaient trompés de bouc émissaire. Enfin, cela leur servirait peut-être de leçon, mais connaissant l'animal, il était pratiquement sûr que cela ne serait pas suffisant pour calmer les élans des soldats. Visiblement ce gars là n'était pas d'ici, il en était même sûr. C'était sans compter la puissance de son cosmos, il n'était assurément pas une personne normale. Il ne semblait pourtant pas avoir d'armure, mais cela ne saurait tarder. Une puissance pareille ne restera jamais libre bien longtemps. Mais rien n'indiquait qu'il n'était pas déjà affiliée à l'un des clans, alors il était préférable d'éviter de s'aventurer sur ce sujet. Après tout, il était lui aussi actuellement en territoire ennemi alors il était nécessaire de ne pas se faire remarquer afin d'éviter les combats inutiles. Enfin, pour la discrétion c'était déjà fichu de toute manière. Avec une marre de sang telle que celle présente au sol, il était certain que les problèmes finiraient par arriver surtout lorsqu'on sait que dans cette zone, les soldats se déplacent régulièrement en plusieurs groupes.

Le regard froid, inexpressif, il jeta un œil plus arrêté sur les soldats assassinés. Il n’éprouvait pas de dégoût, loin de là, après tout ces chiens de l'empire byzantin n'avaient que ce qu'ils méritaient et ce n'était certainement pas Lytès qui allait se plaindre de la disparition de ces enflures de byzantins. En revanche, le nombre de personnes à terre et baignant dans le sang lui semblait bien trop peu.

_ Ils n'étaient que quatre.... pas plus?, questionna Lytès d'un air détaché.

Il était clairement impossible que le groupe ait été si peu nombreux et, voyant l'état des corps ainsi cette aura qui émanait du garçon, il ne restait qu'une seule explication : quelque chose de mauvais se tramait...
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Sam 10 Oct - 18:40
L’idée qu’il ait pu faire quelque chose de mal n’avait pas effleurée un instant Thivan. Tuer était quelque chose de normal, quelque chose qu’il ne connaissait que trop bien, et les conséquences d’un tel acte lui passait bien souvent au dessus de la tête. Ce n’était pas tant qu’il les ignorait avec superbe et s’en fichait, non, mais bien parce qu’il ne les connaissait pas. Tuer ? C’était mal ? Et pourquoi donc aurait-il dit. Ces hommes l’avaient cherché, il avait bien vu que leurs intentions n’étaient pas des plus louables. Ils manqueraient à quelqu’un ? Peut être, mais Thivan n’en savait rien. Les liens étaient superflus, inconnus, sans valeur. Ses sentiments étaient aussi froids et inexistant que la lueur de conscience et de vie dans son regard. Il n’était qu’un automate, une machine, et ses réactions, pour peut qu’elles ne furent pas contrôlées par son instinct, étaient d’une rareté évidente. Son regard parcouru sans aucune discrétion aucune le jeune homme devant lui qui venait d’arriver. Curieux mais sans plus, il l’observa, attendit ses réactions sans s’en soucier plus que ça, et se demanda un instant s’il continuerait son chemin après ça. L’un comme l’autre, il s’en fichait. Le seul intérêt qu’il avait pour lui était la cosmo-énergie qu’il dégageait. Elle semblait retenue, comme on le ferait pour passer plus ou moins inaperçu, une chose que Thivan ne faisait jamais. Mais observateur, il savait reconnaître ce genre de manœuvre, et pas non plus complètement con, il savait que le territoire sur lequel ils étaient n’était pas celui de son camp, et donc potentiellement dangereux. Cet homme était-il un Saint d’Athéna dont tous les Berserkers parlaient avec tant d’animosité ? Peut être bien, cela n’aurait rien changé. La non réaction que l’homme eut en observant la scène sembla indiquer à Thivan que non, mais il n’aurait pas parié là dessus. A ce qu’on disait, les chevaliers d’Athéna n’étaient pas particulièrement fins. Quelles différences y avait-il avec les Berserkers alors ? Bah, ça n’avait pas grande importance.

Pas offusqué pour un sou qu’on ne lui réponde pas, le jeune Berserker se releva et se redressa, étirant ses muscles qui s’étaient légèrement endoloris par sa pseudo sieste. Ce n’était guère prudent après ce qu’il avait fait, mais l’attention du guerrier était souvent très affuté pour qu’un bruit le réveille sur le champ. Ce qui était arrivé lorsque cet homme s’était montré d’ailleurs. L’œil neutre, il regarda les cadavres une nouvelle fois, déçu de leur peu de résistance et de l’ennui qu’il avait éprouvé à les tués. Bon, la terreur visible dans leurs yeux avaient été fort plaisantes, mais au delà de ça, il déplorait presque que ça n’eut pas duré plus longtemps. Interrompu dans ses pensées par la voix de l’inconnu, il retourna son regard bleu sur lui avant de prendre un peu de temps pour répondre. Il haussa les épaules.

« Je n’en ai pas vu d’autres. Ceux là étaient tout seul. »

Et c’était tant mieux. Le reste l’importait peu en fait. Ils auraient pu être dix qu’il les aurait aussi tous tués. Mais la question lui laissa un gout de curiosité, aussi continua-t-il, sa voix toujours parfaitement plate et détachée de toute intonation particulière. Y avait-il une âme dans ce corps ?
«Pourquoi ? »

Ah taciturne et peu bavard. C’était ainsi qu’on pouvait au mieux définir Thivan quand il ne combattait pas. Sa présence, socialement parlant, était dérangeante et lourde, car ses mots étaient peu nombreux, son visage souvent inexpressif, si bien qu’on ne pouvait jamais savoir ce qu’il pensait. Imprévisible, peut être pas, mais déroutant, sans aucun doute. D’un mouvement, il prit sa lame encore plantée dans le sol entre quelques cadavres et essuya le sang sur les tissus des hommes morts. D’habitude il l’aurait fait sur ses propres habits, qui sait pourquoi ce changement soudain.

« Vous n’êtes pas comme les autres. »

Sa voix s’était balancé de but en blanc sur ces quelques mots, venue de nul part comme si c’était l’évidence même. Il ne suivait que son propre cheminement de pensées, et ce n’était pas toujours facile de le suivre, de le comprendre et de lui répondre. Mais il lui avait semblé normal, à ce qu’on disait, de ne pas laisser la conversation s’éterniser dans un blanc trop longtemps. En tout cas, les personnes avec qui il avait parfois conversé se plaignait de son silence trop souvent présent. Un pseudo effort, si c’est ainsi qu’on pouvait l’appeler.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Sam 10 Oct - 20:15


Les yeux du garçon se baladaient entre l'homme qui lui faisait désormais face et les corps sans vie étendus sur le sol boueux. Et la réponse qui lui parvenait aux oreilles ne l'enchantait guère. Il était impossible que le groupe ne soit composé que de quatre personnes, cela cachait forcément quelque chose.  Lytès avait un mauvais pressentiment et  ses sens ne se trompaient jamais.

_ Ces gars-là ne se séparent jamais de leurs groupes, annonça le général de Poséidon au regard sévère en désignant les morts du doigt, les autres sont certainement dans le coin.

Plus il y pensait, plus quelque chose clochait. Dans sa tête, le brun essayait de replacer toutes les pièces du puzzle afin de comprendre la raison de tout cela d'autant plus que ce sentiment mauvais ne le quittait pas. Appelez ça de l'instinct si vous voulez, mais les faits étaient là, quelque chose était sur le point de se produire et il était persuadé qu'il ne vaudrait mieux pas être dans le coin lorsque cela arriverait.

Pourquoi... Pourquoi n'étaient-ils que quatre...

Bon sang, il était certain de passer à côté d'un élément important, d'une pièce manquante qui rendait l'équation impossible.  Bien sûr, il existait une possibilité que tout cela ne soie qu'un hasard mais quelque chose le dérangeait. Vraiment. Et si c'était une tentative délibérée ?  Son regard se posa une nouvelle fois sur le garçon aux yeux bleu et l'observa encore quelques instants.

Son cosmos...

Ce gars-là... L'énergie qui émanait de lui était bien trop puissante et même des soldats aussi minables qu'eux pouvait certainement le sentir. Il avait comme une aura de mort qui ne pouvait qu'alerter les groupes armés. Et s'ils l'avaient remarqué ? Tout s'expliquait, même des imbéciles se rendrait compte que ce gars était d'un tout autre niveau alors il était probable que tout cela soit une mise en scène pour l'attraper.  Lytès était sûr que cet homme était comme lui, mais de quel camp venait-il ? Il n'était certainement pas un Saint, sinon le sabre n'aurait jamais fini dans leurs corps. Quoi que, peut-être que les Saints d’Athéna n'étaient que des bêtes assoiffées de sangs incapables de faire la différence entre leurs alliés et leurs ennemis.
Il regarda silencieusement  le jeune homme essuyer sa lame sur les habits des cadavres sans la moindre réaction. De toute manière, c'était bien fait pour eux. Mais si les autres se ramenaient, cela pourrait devenir problématique.

_Ne l'êtes vous pas également ? , répondit Lytès d'un ton glacial.

C'était la seule certitude qu'avait le général, que cet homme était comme lui. La discussion n'avançait pas réellement, les deux hommes se contentaient de s'observer mutuellement. En effet, le général ne parvenait pas à détacher son regard du responsable de cette tuerie. La question était de savoir s'il était possible de lui faire confiance, si cela n'était pas un piège d' Athéna  qui avait remarqué sa présence et avait décidé d'envoyer l'un de ces fidèles chiens de Saint pour le capturer.  Mais dans ce cas, pourquoi ce gars ne cherchait pas a cacher son cosmos ? Etait-il aussi stupide ?
Non, il était certainement la cible et Lytès s'était retrouvé au milieu de tout cela par pur hasard.
Il jeta machinalement un œil aux alentours.

_... On devrait s'éloigner, dit simplement le général du Kraken en soupirant.

Malheureusement, changer d'emplacement ne suffirait certainement pas . En effet, il était aisé de se cacher pour tendre une embuscade dans un tel endroit. Il se retourna ne sentant pas le garçon bouger.

_ On ne connaît pas leur nombre, il faut d'abord établir une stratégie si l'on veut éviter de se faire davantage remarquer, ajouta Lytès d'une voix mélangeant neutralité et lassitude et dont seul le regard dénonçait le strict de ses paroles puis, après un court silence il reprit, puisqu'il semble que nous allons nous côtoyer  durant encore un moment il serait utile d'échanger nos noms.

Son interlocuteur n'avait rien dit et se contentait d'observer le Marina, alors il décida de prendre les devants.

_Je me nomme Lytès, déclara-t-il d'une manière la plus simple qu'il soit, attendant que l'autre se présente à son tour.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Mar 20 Oct - 1:24
Cela n’était pas vraiment venu à l’esprit de Thivan que les soldats ne soient qu’un leurre, ou même plus nombreux que ce qu’il avait déjà lui même détruit. Toutes conséquences étaient si futiles, il affrontait les choses qui venaient avec une froideur et une neutralité presque effrayante. Qu’importe ce qui pouvait arriver, cela ne changerait jamais rien, il passerait dessus, en tuant ou non.

« Est-ce un problème ? Je peux tuer sans souci les prochains qui viendront. »

Comme si la mort était une banalité affligeante, comme si tuer des êtres humains n’était pas en soi une preuve de monstruosité. Depuis longtemps Thivan avait pris l’habitude de se laisser considérer comme un démon sanguinaire et meurtrier pour qui le crime d’ôter une vie était une action aussi semblable que respirer. Sa propre opinion de lui même était d’une grande faiblesse, ce qu’on pensait de lui, l’image qu’il renvoyait était le dernier de ses soucis, en attestait son apparence négligé au possible. Et pourtant, il avait au fond de lui un semblant de conscience qui lui disait que ce n’était pas une bonne chose, que changer n’était peut être pas un mal. Il était temps de s’occuper un peu plus de ce qu’il était, de penser à autre chose qu’au vide complet qu’était sa vie.

Même si cela ne se voyait absolument pas sur le visage de son interlocuteur, Thivan eut l’impression l’espace d’une seconde qu’il s’affolait d’une telle nouvelle. A ses yeux, ce n’était que des soldats morts qui avaient été bien peu poli à son encontre. Le fruit du hasard sur une route de campagne désolée et rien de plus. Mais à l’entendre, pour les quelques paroles qu’il lâchait, il y avait un danger sous jacent qui n’indiquait rien de bon. Quand l’homme lui retourna sa question sans y répondre lui même, le Berserker fixa intensément son interlocuteur, comme curieux – pour une fois – que l’on esquive sa propre question. Mais soit, lui n’avait rien à cacher. Naïve insouciance, c’en était si dangereux, mais il s’en fichait.

« Oui je le suis. A ce qu’il paraît du moins. »

Différent. Monstrueux. A vrai dire, il l’avait toujours été, depuis presque sa naissance quand la marque si sombre sur son bras s’était développée. Comme un mal latent, une tâche de souillure que le Diable aurait apposé sur lui. Au fond, ce n’était pas vraiment faux, il avait fait tant de mal par le passé – et continuait de le faire – que l’appeler démon ou monstre n’était pas quelque chose de surprenant. Il était une soldat d’Arès, un être avide de sang et de mort.

L’espace d’une seconde, le jeune guerrier se demanda ce que pouvait bien être l’homme en face de lui. Thivan était plus ou moins persuadé qu’il n’était pas du camp d’Athéna. Mais du reste, il pouvait très bien être un simple éveillé comme il y en avait tant dans ce monde. Son cosmos puissant indiquait que non, mais une telle information, si elle n’était pas sans importance, n’avait pas sa priorité aux yeux du Berserker. Car bien vite, il se mit sur ses gardes. A l’instar de l’étranger, il parcourus du regard les alentours avec curiosité, mais aussi finesse. Plissant les yeux, il tenta de percevoir entre les arbres si d’autres présences s’annonçaient. Il n’était pas certain, mais cet homme avait réussi à lui mettre la puce à l’oreille. Mais Thivan ne bougea pas immédiatement. Son idée première était de les attendre pour en finir une bonne fois pour toute. Mais à nouveau, les paroles de son interlocuteur le firent changer d’avis.

« Vous avez peut être raison. » Le côté strict et froid des paroles de l’homme ne surpris pas véritablement Thivan, mais il pouvait y percevoir un léger agacement face à sa propre neutralité. Il n’était clairement pas facile à vivre et à comprendre. Lorsqu’il lui proposa de se présenter, le Berserker maintint le silence avec une certaine fermeté, sans quitter un instant des yeux le jeune homme devant lui. Lytès, puisque c’était ainsi qu’il s’était nommé, commença les présentations. Une chose inutile selon le guerrier qui avait toujours pris l’habitude de ne pas être appelé. Mais puisque l’on faisait l’effort pour lui, il répondit. « Thivan. »

Il était facile de voir que les deux hommes n’étaient pas de grand bavard. Thivan était taciturne et mauvais avec tout ce qui concernait les relations sociales, et du côté de Lytès, ça ne semblait pas être particulièrement mieux. Après quelques secondes d’un nouveau silence toujours plus pesant, le Berserker se décida enfin à bouger comme l’avait espéré de lui l’homme aux aguets.

« Vous semblez bien connaître ce genre de soldat. » Ce n’était qu’un constat, mais il n’y avait sur celui-ci aucuns réels fondements, aucunes certitudes. Pourtant c’était là ce que lui disait son instinct, et Thivan l’avait toujours suivi. « Eloignons nous alors. Il sera plus facile de se débarrasser d’eux si nous les surprenons. Vous croyez qu’ils cherchaient quelque chose ? » Il était intéressant de savoir comment ces hommes pensaient, ce qui les poussait à bouger, leur propre style de stratégie pour ensuite les tuer avec facilité. Rarement le jeune homme avait eu besoin d’user de tels stratagèmes, plutôt adepte de la mort en face à face, mais il savait aussi penser.

Une fois à l’abris des arbres, dans la noirceur des talus, les deux hommes purent observer la scène que Thivan avait installé un peu avant de manière follement macabre. Peu à peu, son envie de sang et de violence se réveillait, il voulait à nouveau tuer, sentir cette légère terreur, et il espérait que ce cher Lytès ait eu raison dans ses propos inquiétants.

« Que faisiez vous ici Lytès ? »

La question, somme toute banale, était un exploit venant de la part du Berserker aux capacités sociales limitées. Pas qu’il s’intéressait plus que ça à la vie de son compagnon du moment – encore que… - mais il savait qu’il était toujours plus agréable de combler les « blancs ». Pour un temps du moins, car d’un coup, il put sentir plus loin quelques présences arriver.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Dim 25 Oct - 18:31


Lytès écoutait le garçon parler sans pour autant répondre à ses questions. Il avait bien compris que son interlocuteur était plus du genre à foncer dans le tas qu'à réfléchir et faire changer ce genre de comportement prenait du temps, bien trop de temps et il n'en avait pas.

Il était bien évident que cela posait problème. Certes, il n'était pas insurmontable, loin de là, mais il y avait un certain nombre de données inconnues qui faisaient que le Kraken ne voulait pas prendre de risque. Jouer les imprudents dans la province de Thrace était définitivement la dernière chose à faire. Les soldats en eux-mêmes n'était pas un soucis. Ces gars-là étaient tellement faibles que les maîtriser serait un jeu d'enfant. Seulement, il était impossible d'ignorer que l'autre garçon avait des pulsions meurtrières et que s'il les tuait, il porterait définitivement l'attention sur le duo. Cela attirerait à coup sur un problème bien plus important, qui semble traîner dans le coin dernièrement : les Saints. Ces types étaient des plaies et il paraît qu'il était difficile de se débarrasser d'eux. Enfin, c'est ce qu'on lui disait lorsqu'il s’entraînait encore pour l'obtention de son armure. S'il y en avait un non loin d'ici, il était certain que les massacres et l'aura de ce gosse ne passeraient pas inaperçus bien longtemps. D'autant plus que le garçon ne prenait guère la peine de cacher son cosmos.

Un groupe approche, il ne faut pas que l'on attire l'attention.

Thivan, tel était son nom. D'après cette appellation, le garçon ne semblait pas être un homme d'Athéna, mais Lytès préférait rester sur ses gardes. Cette partie du monde était un tel mélange d'ethnies que cela ne suffisait malheureusement pas à infirmer ses doutes. Cependant, après avoir réfléchi quelques instants, ils s'étaient envolés. Aucun Saint, aussi fou soit-il ne prendrait le risque de commettre des actions qui iraient directement ou non à l'encontre d' Athéna et cela incluait le massacre des troupes Byzantines.

Thivan... Pour une raison incompréhensible, il trouvait que ce nom lui correspondait parfaitement.

Il n'a pas l'air très bavard non plus...

Le Kraken cacha néanmoins une légère surprise lorsque le brun acquiesça l'idée de s'éloigner afin de préparer une stratégie d'attaque. Lui qui pensait qu'il s'en ficherait et foncerait dans le tas afin de tous les égorger pour assouvir son désir de sang. Finalement, ce garçon était peut-être une bonne surprise.

Après quelques secondes de silence où ils s'étaient contentés de s'observer l'un l'autre, Thivan s'approcha finalement de lui, signe que le départ était proche.

Le Général jeta un dernier œil vers les cadavres noyés dans leur propre sang, mais aucune compassion de ressortait dans son regard. Ces gens-là, il les avait toujours haïs et cette rancœur était toujours bien présente aujourd'hui encore.

_ Il semblerait oui... , murmura simplement le garçon aux cheveux longs.

Thivan n'avait pas formulé cela sous forme de question, il le savait pertinemment et les mots qu'il avait faiblement prononcés n'étaient guère une réponse. Ils n'étaient qu'un souvenir dévoilant avec dégoût son passé, ou du moins une partie de celui-ci. Puis Lytès reposa les yeux sur le garçon.

_C'est possible, mais nous sommes en territoire ennemi alors restons prudent, répondit Lytès.

Le général avait évité le réel sens de cette question volontairement. L'important pour lui n'était pas de savoir comment et pourquoi ils agissaient à ce moment précis. Non, il devait avant tout comprendre qui était Thivan et s'il y avait une potentielle présence de Saints dans les parages.

« Territoire ennemi ». Il avait pris des risques en prononçant ces mots, mais plus les minutes passaient, plus son instinct lui disait que le brun n'était pas une menace pour lui. C'était un moyen comme un autre de vérifier si son impression était juste. Il avait juste envie de savoir à qui il avait affaire et, de cette manière, les choses s’éclairciraient rapidement. Bien sûr Thivan pouvait mentir, , mais il était certain de remarquer la supercherie dans le comportement du jeune homme. La seconde possibilité était qu'il ne dise rien, mais dans ce cas également, son attitude le trahirait certainement. Enfin, c'est ce que Lytès espérait, car il devait avouer n'avoir aucune envie d'avoir ce garçon comme ennemi et ce, pour plusieurs raisons que le général ne jugea pas nécessaire d'étaler.

Ils marchèrent en direction des talus. C'était le meilleur endroit pour surprendre la garde tout en restant discret.

_ L'endroit où j'ai grandi n'est pas loin d'ici... répondit simplement Lytès dans un murmure, j'étais juste... curieux de voir s'il avait changé.

Pourquoi il était là, le Kraken se posait toujours cette question depuis son arrivée sur les terres Byzantines. Lui qui voulait tirer un trait sur ce passé, sur ces terres, pourquoi était-il revenu ? Ce qui l’intéressait surtout pour le moment était de connaître la raison de la venue de Thivan en Province Thrace, mais chaque chose en son temps. D'abord, ils régleraient le problème des soldats. Les questions concernant le garçon attendraient. Pourtant, Lytès ne comprenait pas pourquoi ce garçon l'intéressait autant ni pourquoi il s'était confié. Lui qui se fiche des autres, se posait des questions sur l'un d'entre eux. Il avait assurément quelque chose de spécial.

_Ils arrivent, on peut sentir ton envie de meurtre distinctement alors contrôle ton aura. Personne ne doit connaître notre position, ajouta-t-il. On va attendre de connaître leur nombre et de jauger leur puissance. À partir de là, on pensera à l'action. Discrétion et propreté compris ?

Oui, personne ne devait savoir ce qu'il allait se passer ici. Personne. Les faire disparaître était la seule solution.

_S'il y a un cosmos qui se distingue, ne cède pas à tes pulsions. On doit connaître la cible avant de l'attaquer et ne pas montrer notre cosmos si l'on ne veut pas rameuter les Saints, finit-il par dire.

Les prochaines minutes seraient décisives.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Jeu 19 Nov - 0:49
Il semblerait oui…

C’était presque comme une affirmation. Laquelle passa complètement inaperçu aux yeux de Thivan, qui n’avait guère d’intérêt pour le passé des autres. Il ne fallait pas y voir particulièrement de l’orgueil ou de la méchanceté, mais l’idée ne lui venait pas un instant à l’esprit. Il estimait que si l’on ne souhaitait pas lui parler, alors ce n’était pas à lui de poser des questions. Sauf si c’était jugé nécessaire. Par ailleurs, si Lytès répondait de la sorte, c’était sans doute parce qu’il n’avait pas non plus envie d’épiloguer sur un tel sujet. Soit, après tout, leur rencontre était des plus étranges, mais ce n’était pas pour autant qu’ils étaient destinés à se parler plus que de raison et surtout se raconter leur vie. A en juger par la situation, la priorité était de se débarrasser des soldats byzantins qu’il avait alertés par ses tueries et des chevaliers d’Athéna qui pouvaient avoir perçu son cosmos.

La seule question qu’il eut posée à Lytès fut étrangement esquivée, mais ce n’était pas comme si le Berserker se serait offusqué qu’on ne lui réponde pas. Il n’avait que trop l’habitude et savait bien comment réagir en conséquence. Il haussa les épaules devant la remarque du jeune homme et continua sa route pour aller se cacher en attendant. S’il ne souhaitait pas converser, il n’insisterait pas. Ou presque. Parce qu’il fallait bien avouer que Lytès intriguait, à sa manière diront nous, le guerrier d’Arès, à tel point que le taciturne Thivan osa continuer de parler et s’intéresser à son interlocuteur. La suite le laissa songeur et silencieux, même si ça ne semblait pas être plus que d’habitude. Mais le fait est qu’il réfléchissait à ce que cela pouvait signifier, et l’importance qu’avaient ces mots dans la bouche de Lytès. Peu de plaisir visiblement.

« Ce qu’il est devenu ne semble ni vous ravir, ni vous surprendre. »

Le passé était ce qu’il était, et le présent le monde dans lequel on vivait. Le tout était de s’adapter en réalité, ce que faisait Thivan à chaque jour passant. Il n’avait ni but réel, ni attache, ni plaisir ni dégout, pas de haine ou de colère contre quelqu’un. Il était plus proche de ces automates sans vie qui ne savaient guère réfléchir et n’étaient bons qu’à la tâche pour laquelle ils avaient été créés. Et à dire vrai, le jeune homme se considérait lui même de cette manière : un pantin qui ne savait que tuer. N’était-ce pas malheureux ? Non, car au fond, il n’avait connu que ça, et ne pouvant percevoir une autre vision du monde, il se contentait de ce qu’il avait. Ca lui suffisait.

Puisque la question ne lui était pas retournée – et ce n’était pas bien grave – Thivan se contenta d’attendre comme le faisait son partenaire de mauvaise fortune. Les gardes et les soldats arrivaient dans les environs, même sans cosmos, il pouvait percevoir leur présence et ils étaient bien peu discret, il fallait l’avouer. Comme l’était le Berserker lui même à vrai dire, ce que ne manqua pas de lui faire remarquer Lytès. Le regardant d’un œil profondément vide, il n’eut aucune autre réaction que de faire baisser son cosmos comme on le lui avait demandé. Et puisqu’il ne voyait pas d’inconvénient à agir comme le souhaitait l’homme en face de lui, il acquiesça au plan de base. D’abord, voir le nombre d’ennemis donc, c’est ça ? Thivan eut l’envie de demander à Lytès si il avait peur des guerriers d’Athéna vu comment il souhaitait éviter de les rameuter, mais la logique lui souffla que dans un territoire comme celui-ci, il valait mieux ne pas réveiller l’ennemi. Prudence est mère de sureté.

« On fera comme tu veux. » Très naturellement, un ton moins formelle était passée dans les paroles du Berserker, suivant le style de son homologue qui n’avait pas tardé à lui parler assez familièrement. Imperturbable, le jeune homme se pencha un peu plus dans les talus pour cacher son visage, et laissa presque son cosmos s’éteindre. Chose que l’on ne s’attendait peut être pas à voir chez lui, mais pourtant Thivan contrôlait très bien son aura. Il ne prenait juste pas la peine de le faire quand il jugeait la chose inutile. Sa présence comme effacée, il ne semblait rester qu’un animal, l’instinct en alerte, l’œil vif plongé sur les alentours, prêt à guetter la moindre arrivée. Quand les premiers hommes arrivèrent, il n’esquissa pas le moindre geste, pas le moindre tremblement, ses yeux bleus de glace plongés sur chacun d’eux comme s’il allait les dévorer.

Un. Deux. Trois… une petite dizaine d’homme, et d’autres pouvaient encore arriver. Mais ce n’était pas ce qui effrayait réellement Thivan. Lorsque plusieurs secondes passèrent, les soldats analysant la scène sans s’apercevoir des deux hommes, il se tourna pour chuchoter à Lytès :

« Je ne ressens aucun cosmos parmi eux, seulement des soldats de bas rang. On attendant encore voir si d’autres se présentent, où l’on s’occupe de ceux là maintenant ? »

Malgré les mots, propre aux capacités des hommes, le regard et la posture générale du Berserker était celle d’un fauve en l’attente de sang, une bête au regard si vide, si froid, qu’il en était difficile de maintenir le regard. Attendant avec curiosité la réponse de Lytès, il ne le quitta pas un seul instant des yeux.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Dim 29 Nov - 0:54

Le passé était le passé. Il était évident que le présent serait différent de ce qu'il a connu et pourtant, malgré la nostalgie qui s'emparait momentanément de lui, il y avait ce goût amer qui refusait de quitter son palais. En effet, en surface rien ne semblait avoir changé, ni politiquement d'ailleurs. Que cela soit les comportements, les habitudes, les relations, probablement rien n'avait changé de manière positive.

_Cela sera certainement le cas lorsque je m'y rendrais.... répondit simplement Lytès à voix basse.

Il avait cette attitude détachée qui lui était propre et pourtant il ne parvenait pas à contenir le resserrement de son cœur à la prononciation de ces mots. De la déception ? Sans aucun doute, et peut-être un peu d'appréhension également... Le garçon était persuadé que la vie ici n'avait pas pu évoluer d'une bonne manière, pas avec cet empire, pas avec ses Saints qui les entouraient.

Alors même qu'il avait prononcé ces mots, il récupéra une certaine concentration, laissant apparaître un visage impassible. D'autres soldats venaient d’apparaître dans son champ de vision. Son impression c'était révélée correcte, ces quelques soldats que le garçon aussi sauvage qu'un chien enragé avait massacrés n'étaient pas seuls. Et ces autres gars semblaient être au nombre de dix et, comme Thivan l'avait si bien souligné, aucun d'entre eux ne semblait posséder de cosmos, en tout cas aucun cosmos qui pourrait être utilisable contre eux.

Fallait-il lancer l'attaque ou patienter un peu plus longtemps? C'était la grande question qui tournait et retournait dans l'esprit de Lytès. Puis, jetant un œil sur le côté, il remarqua que son partenaire d'un jour était d'ors-et déjà prêt pour le combat, prêt à bondir tel un prédateur guettant sa proie. Lentement, il dévia le regard vers le lieu qui les entouraient.

_Bon... Allons-y, mais restons prudent, il est toujours possible que l'un d'entre eux ait la connaissance nécessaire pour cacher habilement son cosmos, indiqua le brun.

Honnêtement, il avait quelques doutes concernant cette possibilité, mais il était préférable de la prendre en compte afin de se parer à toute éventualité. Lytès étendit son bras en direction de Thivan, comme pour arrêter un quelconque futur mouvement.

_Tu vois le talus là-bas ? Demanda le garçon en pointant une direction du doigt. Attends là-bas. Je vais m'approcher d'eux par la droite, ils ne se méfieront probablement pas d'un jeune désarmé. Puis, quand tu sentiras le bon moment, tu attaqueras par ton côté afin de les bloquer, ajouta finalement Lytès.

Certains diraient qu'il était trop organisé, trop prudent voire même trop carré, mais pour lui, la stratégie, aussi basique soit-elle permettait d'obtenir un effet de surprise et cela devenait un avantage non négligeable. Alors que tout était prêt, il se retourna une dernière fois vers l'autre garçon avant de prendre position.

_N'oublies pas, quand tu sentiras le bon moment.... Je te fais confiance
, murmura le jeune homme.

Confiance... Voilà un mot qui faisait rire Lytès... Lui... Faire confiance à quelqu'un... C'était une première... Décidément, ce garçon avait certains pouvoirs insoupçonnés.

Après ces dernières paroles, le garçon se dirigea vers le groupe d'hommes, prêt à mettre son plan en action. Lentement, l'air légèrement perdu. Autant jouer le jeu jusqu'au bout.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Dim 20 Déc - 15:48
L’envie d’agir, voilà ce qui le tiraillait. Ils étaient si peu nombreux, à lui seul il aurait pu les tuer d’un coup d’épée. Ils étaient si faibles, si vulnérables, à l’instar de ces quelques hommes qu’il avait déjà tué sans la moindre honte. Un soif de sang si irrésistible se baladait sur sa langue et seul témoin de ce besoin sur son visage, la lueur d’instinct qui palpitait faiblement dans le bleu de ses yeux. Il avait détaché son regard de Lytès qu’il n’avait pourtant pas manqué de fixer plusieurs minutes auparavant pour avoir une réponse pour le poser sur ces soldats qui ne se doutaient de rien. Ils seraient ses proies, aussi simplement que la bête chasse, qu’elle tue… la nécessité ? Se débarrasser du danger et récupérer son territoire. En quelque sorte. Presque en appui sur ses jambes, sa main prête à porter le premier coup, les paroles de son compagnon le calme néanmoins. Une première à vrai dire, Thivan ne donnait de crédit qu’à Xanthe quand il s’agissait de lui donner des ordres, dans d’autres cas il se moquait bien de ce qu’on pouvait lui dire, il bougeait comme le lui indiquait son instinct. Pourquoi alors ici se pliait-il aux conseils et recommandation d’un homme qu’il ne connaissait pas ? C’était là une bonne question à laquelle il n’avait pas de réponse. Suivant le bras qui l’empêchait de sauter à la gorge de ses hommes en l’instant, il croise à nouveau le regard du jeune homme, le fixe et acquiesce lentement. Soit, ils feraient comme il en avait décidé. Les prendre à revers n’était après tout pas une si mauvaise idée.

Tel un félin, Thivan se glisse et se fond dans la nature, il rode comme un animal jusqu’à arriver au buisson qu’on lui à indiqué. De là, il voit bien le dos des hommes, ils ne semblent toujours pas faire attention à ce qui les entours, ce qui serait leur plus grande erreur. Son regard de glace fixe la scène, il voit son compagnon approcher, se révéler à leurs yeux. D’un commun accord, ils sortent tous leur lame, méfiant, ce qu’on ne peut guère leur reprocher. Mais Thivan n’aime pas ça. Sans savoir pourquoi, il n’apprécie pas la menace, sa main se serre imperceptiblement sur l’épée…

« Qui es-tu ? Que fais-tu ici ?! C’est toi la cause de ce massacre ? Répond ! »

Tant de questions, si peu de temps pour répondre, ce soldat byzantin s’en prend presque sur l’instant à Lytès. Des paroles s’échangent, il n’en sait trop rien, de là où il est, il n’entend que des murmures de voix, l’homme à cessé d’hausser le ton. Mais sa posture est toute sur la défensive, et quand la grosse main de l’homme se pose sur l’épaule du jeune homme, Thivan sait…

Le bon moment.

Il ne sait guère si son compagnon répond, réplique ou quoique ce soit du genre, mais son attaque elle ne tarde pas. Chargeant son cosmos dans son épée, il lance alors une vague en direction de l’homme lui tranchant net la main. Le hurlement brise le silence, si vrai et si doux aux oreilles du Berserker. C’est là qu’il se révèle, sortant des buissons comme un loup affamé, ses deux yeux brillent comme des perles glacées. Sans émotions il avance vers les hommes qui se mettent en garde, mais il voit déjà les tremblements, il voit déjà la peur dans leurs yeux. La Terreur. Oh oui, il apprécie cette expectative. Dix hommes dont un blessé agenouillé à terre dans la douleur aux pieds de Lytès. Thivan s’adresse à lui :

« J’ose espérer qu’il n’est pas trop tôt pour intervenir. »

Même pas réellement une question. Sans le moindre coup de semonce, il lève violemment le bras en direction d’un soldat, cette fois c’est l’épée elle même qui tranche le vif, mais c’est la vitesse qui prend de court. Une gorge éclat sous le fil de sa lame, le sang gicle en sa direction, cela ne change guère de d’habitude. Mais c’est là sa façon de tuer ceux qui n’ont aucune force pour s’opposer à lui. Des proies, des jouets qu’il fait bon de tuer.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Lun 28 Déc - 22:55


Les soldats ne mirent pas longtemps avant de se rendre compte de la présence du garçon et, bien que celui-ci semblait désarmé, ils sortirent aussitôt leurs épées avant de les tendre dans sa direction. La tension était palpable, mais malgré ça le jeune homme continuait d'avancer. Il n'avait pas particulièrement peur, après tout il n'était pas une personne normale et, s'il le souhaitait, ces hommes répugnants seraient déjà allongés sur le sol. Et puis, il y avait aussi Thivan. Sans avoir pour autant la moindre information le concernant, il lui faisait confiance et savait que si quelque chose venait à se produire, son compagnon d'un jour bondirait tel un prédateur sur ces pauvres vermines.
Arrivé à leur hauteur, il s'arrêta finalement devant les lames qui lui barraient le passage.

Qui es-tu ? Que fais-tu ici ?! C'est toi la cause de ce massacre ? Répond!
Questionna l'un des hommes en s'excitant, criant inutilement toujours plus fort.

Un ton agressif, certes, mais Lytès pouvait sentir une légère peur en eux. Certainement celle de se retrouver face à l'auteur d'un tel carnage. En réalité, Lytès savait que la réponse qu'il allait donner importait peu. Il connaissait trop bien la mentalité de ce type de soldat, tout ce qu'ils cherchaient c'était une cible rien d'autre.

J'étais en chemin pour me rendre dans mon village natal lorsque je suis tombé sur eux, cependant ils étaient déjà morts... Répondit calmement Lytès, bien qu'il ne put terminer sa phrase.

Un léger rire ainsi que des coups d’œil furtifs s'étaient échangés tandis que le jeune homme avait prononcé ces mots.

Donc tu dis que tu n'es pas responsable de ça?
Déclara un second soldat en désignant la marre de sang. Et tu penses qu'on va te croire peut-être?

Non seulement ils le coupaient, mais en plus ces gars-là n'écoutaient clairement rien de ce qu'il disait. Enfin, ce n'était pas comme si cela l'étonnait. En tout cas, ces rires étouffés en disaient long. Une vérité bien cachée car il fallait que l'armée jouisse d'une certaine notoriété, mais la vérité rattrape toujours le mensonge tôt ou tard, et c'était exactement ce qui venait de se passer. Ces gens se fichaient bien de la mort de leurs camarades simplement, ils avaient peur de subir le même sort qu'eux et maintenant qu'ils savaient que le meurtrier n'était pas Lytès, rien n'allait les empêcher de récupérer ce qu'ils pouvaient sur les corps avant d'essayer de faire disparaître les preuves, c'est-à-dire Lytès lui-même. Il le savait, à la seconde même où il avait entendu ce rire il savait qu'ils ne le laisseraient pas partir comme cela. Pourtant, le jeune homme brun garda son calme, Après tout, il n'était pas seul.

Croyez ce que vous souhaitez croire, je dis simplement qu'ils étaient déjà morts à mon arrivée. Répondit-il tout simplement d'un ton neutre.

La discussion s’enchaînait et le ton montait de plus en plus. Ce blabla inutile fatiguait le garçon d'autant plus que cela ne rimait à rien du tout. Il ne mentait pas, ou presque pas. La plupart d'entre eux s'étaient déjà éteints à ce moment là, et il n'était pas en rapport direct avec leur décès.

Et donc... Commença l'un d'entre eux. Je suppose que tu n'as pas vu la personne qui a fait ça n'est ce pas?

Sur ces mots, il posa la main sur son épaule. Ce fût le geste de trop. S'il y avait bien une chose que le jeune homme détestait, c'était qu'on le touche... Enfin, Lytès détestait un certain nombre de choses que ces gardes s'étaient empressés de faire les unes après les autres, mais ça... C'était bien une chose à ne pas faire. Lytès garda néanmoins le contrôle, en tout cas en apparence, mais ces types cherchaient vraiment à mourir avec de telles actions.

Non. Répondit le garçon d'un ton glacial.

Mensonge.La prise sur son épaule se faisait de plus en plus forte, si bien que Lytès fût légèrement surpris lorsqu'il remarqua que le poids n'était plus là. Celui-ci avait laissé place à des hurlements de douleur. Il avait senti l'attaque arrivée bien entendu, mais il était plutôt surpris de la capacité qu'avait Thivan et de la nature de l'attaque. Cela confirmait à nouveau ses doutes, ils étaient semblables.

Avant même qu'il n'eut le temps de dire quoi que cela soit, les dix hommes étaient à terre. Il n'y avait pas à dire, son partenaire était décidément bien rapide. La remarque de celui-ci amusa d'ailleurs Lytès qui étouffa un léger rire. Une autre chose qui n'était pas dans ses habitudes. Décidément, ce garçon chamboulait tout de cette attitude qu'avait généralement Lytès.

Pile au bon moment
, dit-il en essayant de garder son sérieux.

Vraiment, ce Thivan avait réagi au quart de tour et avait bondi sur l'ennemi tel un animal. A ce moment là, le général avait cru voir un prédateur se jeter sur un autre prédateur afin de l'empêcher de s'en prendre à sa propre cible. Voilà, à cet instant, Lytès était semblable à une biche que se disputaient deux carnivores. C'est ainsi qu'il avait regardé le garçon égorger celui qui, quelques minutes plus tôt, avait la main lourdement posée sur lui. Il n'avait pas cherché à le retenir, non. Ce gars-là ne méritait que la mort.

Tu as encore fait un beau carnage Thivan, déclara Lytès en jetant un œil aux alentours.

Puis il enjamba le dernier cadavre afin de se rapprocher de son partenaire et de le remercier. Les corps importaient peu, ils allaient certainement finir dévorés alors ce n'était pas la peine de se fatiguer avec ça.

Eh bien, que vas-tu faire maintenant? Demanda Lytès.

Les yeux fixés sur le garçon, il attendait sa réponse. De son côté, Lytès ne savait pas ce qu'il allait faire maintenant. S'il voulait se rendre au village de son enfance, ou s'il préférait repartir en ne gardant de cet endroit, que ses souvenirs d'enfant. Peut-être aussi accompagner le dénommé Thivan durant un bout de chemin...

De mon côté, je pensais peut-être aller faire un tour du côté de mon village natal...
Ajouta l'homme brun.

Par ce biais, Lytès s'interrogeait lui même. Il est vrai que la raison de sa venue était cela mais, avec cette rencontre des moins surprenantes, il avait pratiquement oublié cela. Ses pensées étaient désormais occupées par une toute autre chose, et cette chose se nommait Thivan.
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Message Re: Certaines rencontres sont particulières [Décembre 549 - Pv Lytès] Terminé   Sam 6 Fév - 2:24
D’aucun auraient sans doute dit que le Berserker avait agit trop promptement. Mais ce n’était pas comme si ces hommes avaient eu la moindre importance à ses yeux et leur présence ne nécessitait pas la moindre prise d’information. Somme toute, ils n’étaient que des proies aux yeux du Cardinal et c’est dans avec empressement qu’il les trancha net tous en une fraction de seconde. Une scène macabre, sanglante, qui suintait de tous les côtés et décorait les lieux d’une sinistre touche carmine. Quelques uns encore gémissaient leur douleur au sol, membres coupés. Les autres avaient succombés, vidés de leur sang, gorge arrachée par le fil de la lame de Thivan. Sans aucune émotion peinte sur le visage, il avança en direction de son allié du moment. Le rire qu’il eut, s’il ne déclencha rien de particulier chez les Berserker eut au moins le mérite de le surprendre intérieurement. Il ne s’était pas attendu à ce que l’on rie de ses massacres, c’en était bien étonnant. Il n’avait ni cherché à le retenir ni à le dissuader. Il avait observé en silence, se gardant bien de tout commentaire, comme s’il avait apprécié le spectacle. Etrange, mais Thivan ne chercha pas plus loin, posant ses pupilles d’azur sur Lytès. C’est cependant ce dernier qui réduisit l’écart entre eux, enjambant sans un regard pour eux les corps qui jonchaient le sol.

« Je me suis peut être emballé. » Il le reconnaissait platement, avec une évidence non feinte et une sincérité étrange. Il le pensait, mais ce n’était pas ce qui avait retenu son geste. L’instinct avait parlé à sa place pour venir en aide à cet allié de fortune. Il lui avait assuré garder à l’œil les moindres faits et gestes de ces hommes et curieusement, malgré les valeurs qui manquaient à Thivan, il ne manquait pas à ses paroles. Tant que ça ne le mettait pas trop en danger sans doute. Il était trop naïvement honnête pour tromper les gens par des gestes détournés.

La question que posa Lytès laissa un instant songeur le Cardinal. Il n’avait pas vraiment pensé à ce qu’il allait faire désormais. Sans doute poursuivre sa mission, mais il n’aurait pas dit non – sans savoir pourquoi – à rester un peu plus en la compagnie de cet homme. Ils avaient certaines choses en commun, il pouvait le percevoir. Non pas l’analyser ni le comprendre, mais son instinct ne le trompait jamais. Et ce qu’il lui murmurait à propos de ce garçon n’était pas de mauvais augure. Alors peut être pouvait-il se permettre, pour une fois, de s’essayer à la sociabilité ?

« Rien ni personne ne m’attend pour l’instant. Une mission à poursuivre je suppose, mais le temps ne me manque pas. Et toi ? »

Une question retournée, une certaine curiosité dans le regard vide, c’était rare. Assez pour noter cet instant d’une pierre blanche, mais son souvenir ne serait qu’un secret entre ces deux hommes qui en vrai ne se connaissaient nullement. Lytès répondit à son tour, ce qui n’était en rien une incitation ou une proposition à partager sa route avec lui, ce qui n’étonna pas Thivan ni ne l’offusqua. Déçu ? Pas vraiment non plus, il en était incapable. Il n’octroya aucune réponse orale, se contenta d’hocher la tête, laissant le silence perdurer. Puis, observant la route que le jeune homme avait emprunté avant de se confronter au Cardinal, il songea que cette direction était la même que celle dans laquelle il devait se diriger.

« Je prend cette route. » Pas qu’il attendait de vraie réponse. Il patienta seulement quelques secondes avant de finalement saluer le jeune homme et se détourna, enjambant à son tour les cadavres qui avaient cessé toutes leurs complaintes et continua son chemin. Si d’aventure Lytès voulait se joindre à lui, Thivan ne l’aurait pas refusé ni repoussé. La compagnie n’était pas son fort, il était lui même très mauvais interlocuteur, mais curieusement, l’idée ne l’aurait pas ennuyé.

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