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 [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)

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Message [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 8 Oct - 14:06
Cela faisait quelques jours qu'elle avait quitté ses terres pour commencer son périple. Elle n'en revenait toujours pas. Elle, la Druidesse, la Chasseresse, était devenue une Sainte, faisant la fierté de son grand-père. Chevalière du Loup. Un instant, elle baissa son regard vide sur le compagnon à quatre pattes qui l'accompagnait et ne la quittait plus depuis. La Bête était d'une taille bien plus grande que la normale, la fourrure blanche, le regard ambré. Oui, elle était son Elue. Celle qu'il avait choisi. Leur esprit était un. Une connexion. Une symbiose qui rendait leur lien puissant. Immuable.

Pourtant, la Demoiselle prenait grand soin de ne pas parler à voix haute à son guide. En effet, elle s'était vite rendue compte que seules les personnes possédant du cosmos étaient en mesure de voir l'animal. Alors, elle serait tout simplement passée pour une simple d'esprit aux yeux de ceux qui ne le voyaient pas. Cette pensée l'amusa.

*Il y a une petite ville non loin Aisleen. Peut-être veux-tu que nous nous y arrêtions pour la nuit? Elle sera là d'ici quelques heures, mais il n'y a rien de plus aux alentours.*

Mais lui ressentait autre chose. Quelque chose de bien plus puissant au sein de cette bourgade. Et cela l'intriguait. Pour l'heure, son Elue ne l'avait pas encore senti. Mais bientôt, elle saurait.

* Nous pouvons Bleddyn. J'ai bien envie de dormir dans un lit ce soir. Je te laisse ouvrir la voie.*

Satisfait, le loup acquiesça, passant devant la jeune femme pour la guider. Ils mirent une bonne demie-heure pour arriver au cœur de la petite ville. Une fois parvenue là, elle se mit donc en quête d'un endroit où passer la nuit. Un sourire s'affichait à ses lèvres alors qu'elle déambulait au cœur des rues. L'animation de celles-ci, les discussions des gens l'amusaient gentiment. Alors, elle se laissa porter par le flot des individus, laissant son esprit effleurer ceux qui passaient à ses côtés. Et puis, soudain, elle s'arrêta nette, manquant même tomber lorsque la personne derrière elle la percuta.

"- Hé! Ca va pas de s'arrêter ainsi?"

"- Je suis désolée."

Mais déjà, elle ne prêtait plus attention à l'individu. Se concentrant sur ce qu'elle venait de ressentir. Avait-elle rêvé? Etait-ce là le fruit de son imagination? Non, elle était certaine que non. Son coeur manqua un battement.

* Ca y est? Tu l'as ressenti?*

* Oui.*

Alors la Chasseresse laissa place à la Druidesse, cherchant à trouver sa "proie". Elle parvint enfin à la localiser. Unissant son esprit à celui du Loup, la nuit qui était la sienne laissa place au jour. Aisleen pouvait voir. Alors, elle se mit à courir, comme si elle avait le feu aux trousses. Pourtant, son visage lui, était éclairé par sourire. Il était si prêt. Là. Elle avait juste à tendre le bras. Et c'est ce qu'elle fit, sa main venant se refermer sur le tissu qui recouvrait celui de l'individu, alors qu'elle levait l'émeraude de ses iris vers lui. Oui, c'était bien lui, elle en était certaine. Comment aurait-elle pu l'oublier, lui, qui avait été son élève, mais bien plus encore. Mais pourquoi recouvrir le bas de son visage? Elle s'en moquait à dire vrai. Après trois années de séparation, elle le retrouvait. Alors, sa main se leva, pour venir se poser sur la joue de l'être choyé.

"- Je ne rêve pas. C'est bien toi Esculape n'est-ce pas?"




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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 8 Oct - 15:06
La nuit ne tarderait pas à tomber, ainsi avait-il décidé de prendre une chambre dans la première bourgade qu'il trouverait. Sa quête n'était pas de tout repos et en dehors de la rencontre avec le chevalier de la Licorne, il n'avait pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Asclépios était pourtant un homme persévérant. Ses informations l'avaient menés en ces terres et il chercherait jusqu'à s'être assuré que rien d'important ne s'y cachait. En un sens, il devait admettre que la Licorne avait amené quelques informations non négligeables sur les activités du Sombre Monarque. Pas par ce qu'il avait dit mais plutôt par le sceau qui lui avait été apposé. Si les morts revenaient à la vie, il devait enquêter.

Les terres druidiques étaient propices au mystère. Il appréciait ce pays même s'il préférait l'arpenter de manière discrète. Ici, les grands dieux n'intervenaient pas vraiment. Esculape avait découvert finalement cet endroit. Après s'être assuré qu'il aurait une chambre et l'avoir payé d'avance pour la réserver, il décida d'arpenter un peu la ville pour étudier les environs. Et si d'aventure, quelques-uns des malheureux avaient besoin d'aide, il ferait au mieux pour la leur apporter.

Après tout, son discours officiel était plutôt proche de ce qu'il était réellement : un médecin arpentant le monde pour étudier et distiller un peu de sa science. La contrée de Britannia possédait nombre de plantes médicinales qu'il ne trouvait pas ailleurs et Asclépios avait ainsi prit la décision de refaire ses stocks. En pleine discussion avec un commerçant, il sentit la conscience d'un être éveillé dans le coin. Préférant ne pas fouiller afin de ne pas attirer plus l'attention, il ferma son esprit. Etait-ce trop tard ? Il prenait le risque tout de même. Il n'était pas un combattant après tout. Mais si on lui cherchait querelle, il pourrait toujours disparaître. S'évanouir dans la nature. Les biens matériels n'étaient que peu de chose pour celui qui avait passé son existence à aider l'humanité.

Resserrant sa prise sur son bâton de marche, il projeta sa pensée vers la conscience de son allié, Esculape, afin de le tenir informé. Cela ne dura que l'espace d'un instant. Durant lequel il ne fit plus attention à la réalité. Ce qui le ramena à lui ? Une présence qui l'empoignait. Et qui énonçait le nom d'Esculape. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise mais il ne fit rien pour se dégager. Aucune aura dangereuse. Que de l'affection selon ce qu'il percevait. Mais pourquoi ? Qui était-elle ? Avec douceur, il se dégagea. Le contact sur sa joue avait quelque chose de chaleureux. La femme était belle. Mais sa mémoire ne parvenait pas à replacer la rencontre.
    - Esculape, dis-tu ?

Alors les pièces du puzzle s'assemblèrent. Il comprit. Esculape avait été le nom donné à son enveloppe charnelle, en hommage à celui qu'il accueillerait. Elle l'avait connu avant sa renaissance. C'est avec compassion, presque avec tristesse qu'il reprit, posant ses prunelles rougeâtres sur la jeune femme.
    - Il s'agit bien là d'un de mes noms. Tu es sans doute celle que j'ai senti il y a quelques instants, n'est-ce pas ? Une Eveillée... Je crains que celui que tu cherches, ce ne soit pas exactement moi. Je ne te mentirais pas : je suis Asclépios.

Une onde et une pensée inonda sa pensée. Esculape, sa couleuvre, venait de reparaître près de lui, grimpant sur son bâton de marche. Un souvenir qui n'était pas le sien lui parvint. Esculape l'avait rencontré par le passé alors qu'il veillait sur l'humain.
    - J'en suis navré.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 8 Oct - 18:19


Oh ces retrouvailles, combien de fois les avaient-elle rêvé? Combien de fois les avaient-elle seulement imaginé? Mais jamais, elle n'avait envisagé celles qui se présentaient à elle. Lentement, il se dégagea de la caresse de sa main. Ce simple geste avait suffit à lui faire comprendre. Alors, le bras retomba inerte le long de son corps. La seconde suivante, elle rompit son lien avec son loup, s'emmurant derrière ses barrières qu'elle dressa aussi vite que possible. Le regard éclatant de joie et de douceur quelques secondes plus tôt venait, quant à lui, de s'éteindre. Il redevenait fixe.

Au fur et à mesure des paroles de l'homme, les souvenirs affluaient. Celui de cette rencontre de deux jeunes gens que tout opposait et qui pourtant, étaient parvenus à se rapprocher. Un lien de confiance avait été créé, et jamais n'avait été brisé. Bien vite, le lien professeur élève avait laissé place à l'amitié. Oh, durant son séjour, elle avait tout fait pour lui faire vivre les plus folles aventures. Elle revoyait encore cette fameuse nuit où elle était venue le chercher, lui intimant le silence pour l'entraîner et sa suite. Et puis, il y avait eu ce baiser échangé autour du feu. Et puis la vérité éclata. Il venait de lui révéler son identité. Oh elle le savait, bien entendu, elle aurait voulu qu'il se taise, qu'il ne la lui dise pas. Se voiler la face pour ne pas ressentir ce trait douloureux qui venait d'enserrer son cœur. Elle secoua doucement la tête, reculant de quelques pas. Elle ressentit alors cette présence qui avait causé grande peur à Esculape à l'époque. Alors son regard se porta sur la couleuvre.

* J'avais promis de taire notre secret! En contre partie vous ne deviez pas le laisser disparaître! Vous n'avez pas tenu parole!*

La Belle ne voulait pas rester là. Elle avait l'impression que l'air lui manquait. Les larmes montèrent à ses yeux sans qu'elle ne parvienne à contenir celles-ci. La seconde suivante, elle se détourna et se mit à courir. Oui courir pour oublier, courir jusqu'à en avoir mal, jusqu'à sentir son cœur brûler contre sa poitrine. Elle voulait de l'air, respirer même si cela lui était douloureux.

* Aisleen!*

Oh mais son esprit demeurait parfaitement sourd à cet appel. Tout sourire avait quitté son visage, seule demeuraient la tristesse et la douleur causées par la perte d'un être cher. Elle se rappelait encore les paroles d'Esculape. La peur qui avait été la sienne et pourtant l'acceptation de son destin. Un gémissement sourd s'échappa de ses lèvres. Elle butta contre quelque chose, et la seconde suivante, tomba à terre. Genoux et mains écorchées, elle se relevait déjà pour reprendre sa course folle, talonnée, elle le savait par Bleddyn. Elle finit toutefois par sortir de la ville, alors elle s'immobilisa. Le souffle court et haletant, elle se sentit soudainement privée de ses forces, et se laissa tomber à genoux à terre, cherchant l'air qui lui manquait tant.



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 8 Oct - 19:10
L'échange mentale ne pouvait passer inaperçu tant Esculape et lui ne faisaient qu'un. La remontrance était sévère mais juste. Malheureusement pour la jeune femme, cela n'avait aucune emprise sur le reptile. Il était une âme, certes, mais ce genre de sentiments n'avait aucun sens pour lui. Il n'était que le reflet d'un tout. Une sorte d'ombre, certes palpable et visible, mais qui ne représentait finalement que l'idée même de la médecine. Ainsi, l'amour, la peine, la haine. Tout cela n'était que des mots. Comment répondre alors. Pire. Pourquoi répondre ?

La jeune femme ferma rapidement son esprit. Et prit ses jambes à son cou. L'esprit qui la suivait fit de même mais il paraissait évident qu'elle s'était fermée à lui aussi. Un instant, le médecin hésita. Suivre ce loup et cette femme. Ou vaquer à ses occupations qui primaient en bien des points. Il n'essayait même pas de se souvenir, sachant cela impossible. Il était Asclépios. Dans le corps de celui qu'elle avait appelé Esculape. Il n'avait pas tué l'âme du pauvre être. Mais pour être tout à fait franc, sa propre personnalité avait absorbé celle du jeune homme.

Finalement il se décida. Il la rejoindrait. Un médecin devait alléger les douleurs des Hommes. Même si ces douleurs étaient mentales. Il ferma les yeux un instant. Et perçut l'aura en question. Elle s'éloignait de la ville. Sortir à l'extérieur pour se perdre dans sa tristesse. De l'index, traça dans l'air un symbole. Puis il prit la direction choisie par la druidesse. Esculape lui narrait dans le même temps à l'aide d'images les événements qui s'étaient déroulés. Il avait toujours veillé sur le garçon. Asclépios comprit.

Lorsqu'enfin il retrouva sa trace, ce fut pour la voir au sol, souffle court, visiblement blessée suite à une chute. Il gardait pour lui ses remarques. Elle n'avait certainement pas envie de le voir. Alors l'entendre la sermonner serait stupide. Pour autant, il n'oubliait pas son rôle. Le sien véritable. Le pourquoi de sa renaissance. Qu'elle le comprenne ou non, finalement, ce n'était qu'anecdotique. Car rien n'était plus important que sa mission. Et cela, le jeune homme l'avait toujours su d'instinct. Il avait accepté son sort. Et avait grandement facilité sa résurrection. Il s'arrêta à distance raisonnable. Le loup était certes un esprit mais il ne chercherait pas le conflit. Il leva simplement une main pour aller chercher dans son sac le nécessaire pour panser la druide.
    - Je comprends ta peine. Mais laisse-moi t'aider. Laisse-moi au moins panser tes plaies.

Mentales comme physiques, il n'avait pas besoin de le préciser.
    - Si ma présence t'est trop pénible, je disparaitrais après m'être assuré que tu vas mieux. Je te le promets. Sache seulement qu'Esculape n'y est pour rien.

Il désignait sa couleuvre.
    - Tel est son nom. Il a veillé sur le jeune garçon. Plus que tu ne le crois. Je sais que cela ne te sera d'aucun réconfort. Pourtant, il avait accepté son sort. Je suis navré que cette renaissance ait eu pour effet de neutraliser la conscience qui habitait ce corps. Ce n'est pas qu'elle a disparue. Mais plutôt qu'elle a été absorbé par la mienne. Ses connaissances, une partie de sa personnalité. Cela vit en moi. Mais je ne te mentirais pas. Aucun souvenir ne peut subsister. Là se trouve le véritable sacrifice.

Il se tut un instant. Elle devait savoir. Il attendait le feu vert pour s'approcher.
    - Sache qu'il m'est pénible de savoir que ma renaissance ait ainsi gâché cette vie. Pour moi qui met l'existence des autres au dessus de la mienne, il m'est intolérable d'avoir été contraint d'agir ainsi. Mais je ne pouvais pas faire autrement. Je ne peux qu'atténuer ce sentiment en dispensant mon savoir et mes soins de par le monde, afin de respecter les convictions de cet homme. Convictions que je partage.

Il ne s'excuserait pas. Car il oeuvrait pour le bien de l'Humanité. Mais ces paroles pouvaient y ressembler.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 9 Oct - 3:47
Aisleen s'exhortait au calme. "Inspire. Expire. Doucement. Calmement." Il lui semblait que respirait lui était douloureux. Pourtant, elle se devait de retrouver la maîtrise de son corps. Oh elle se sentait pathétique, mais cette douleur en son cœur, elle, demeurait bien présente. On lui avait pris celui qui lui avait tant apporté, celui qu'elle avait d'abord choyé, puis aimé. De la main, elle essuya ses larmes, tentant de faire disparaître celles-ci. Bleddyn se tenait là, à ses côtés. Protecteur et guide bienveillant.

* Baisses tes barrières. Juste pour moi Aisleen.*

Alors, elle acquiesça, abaissant celles-ci pour permettre à l'animal d'être à nouveau à son contact. Mais il n'était pas seul. Elle la ressentait, cette présence familière dans son dos. Alors, vivement, elle tourna la tête en direction de cette voix qu'elle ne connaissait que trop bien, et qui pourtant, n'était plus vraiment celle de l'être choyé. Un instant, un éclat sauvage passa dans son regard fixe. Tout dans son attitude ressemblait à celle d'un animal blessé. Meurtri. Oh qu'il l'approche, et la Louve était déjà prête à montrer les crocs pour mordre. Sauvageonne.

Pourtant, il ne faisait que parler, sans pour autant l'approcher. Lui le Dieu de la Médecine, fils d'Apollon, semblait craindre d'être mordu par la Druidesse. Pourtant, plus que ces gestes, ce fut ses mots qui l'apaisèrent. Là une intonation familière. Ou encore, elle parvenait parfaitement à l'imaginer entrain de fouiller dans son sac. Alors doucement, la curiosité prit le pas sur sa colère. Et, avant même qu'elle n'ait le temps de demander quoique se soit à son compagnon à quatre pattes, elle le vit. Cette posture, cette expression étaient celles d'Esculape, celles qu'il adoptait lorsqu'il cherchait quelque chose. Il avait absorbé ses connaissances, sa personnalité, mais pas que. Détournant le regard à nouveau privé de vue, elle lança alors, presque timidement, de sa voix calme et apaisante:

"- Son attitude. Vous avez également hérité de son attitude. Ce sont gestes que je vois là."

Elle n'osait le tutoyer. Après tout, la Belle à la sombre chevelure ne représentait rien pour lui. Simplement une pauvre âme en peine d'avoir perdu un être cher. Voilà tout ce qu'elle était. Pourtant, elle ne voulait pas qu'il parte. Voulait encore le voir. Alors, la Demoiselle acquiesça. Un simple signe de tête, pour lui donner son aval. Oui, il pourrait l'approcher. Pour chercher à détendre l'atmosphère qu'elle avait rendu elle-même tendue, elle lança:

"- Promis, je ne vous mordrai pas."

Elle laissa alors échapper un soupir, se plongeant à nouveau dans ses souvenirs. Ceux de leur rencontre:

"- Je sais que la couleuvre a pris soin de lui. Elle me l'a dit, lors de notre rencontre, il y a trois étés de cela. Il la craignait vous savez. Avait peur de ce qu'elle représentait. Tout comme il craignait de ne pas être à la hauteur de vos attentes. Il savait que cela arriverait. Qu'il n'était qu'un réceptacle amené à disparaître. Il l'avait accepté. Mais pas moi. Et pourtant, maintenant que je vous vois, j'arrive à percevoir un peu de lui en vous."

La Sainte demeura sagement assise dans l'herbe, tendant alors ses paumes meurtries au Dieu, tout en poursuivant calmement:

"- Je me prénomme Aisleen. Lorsque nous nous sommes rencontrés, Esculape et moi, il était avide de savoir et d'apprendre mon art. Je suis druide voyez-vous, en plus d'être une Eveillée en effet. Je me rappelle encore le plaisir qu'il prenait à me décrire pendant des heures les bibliothèques de romaines. Il croyait que je le détesterais à force de l'entendre parler d'elles. Moi, au contraire, j'adorais cela. Je voyais le monde par ses yeux. Il a énormément compté pour moi. Alors quelque part, je vous remercie de parcourir le monde pour parfaire et enseigner votre art. C'est ce qu'il aurait fait."

Elle leva alors son charmant minois vers celui de la Divinité:

"- Puis-je vous poser une question indiscrète? Vous n'êtes pas obligé d'y répondre. Pour quelle raison masquez-vous le bas de votre visage? Je l'ai vu. Bleddyn vous a montré à moi."



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 9 Oct - 13:36
Ainsi même son attitude était la même ? Rien d'étonnant à cela. Si ce corps mortel avait été choisi, c'est que de par le monde, il était le seul compatible. L'âme était une chose difficile à manipuler et à contrôler. N'importe quelle enveloppe n'aurait pas fait l'affaire. En cela, son Père avait fait les choses à la perfection. Un nouveau cycle arrivait. Mais cela se préparait bien des décennies à l'avance. C'était la même chose pour sa propre renaissance. Elle lui laissait le champ libre pour agir. Il ne s'en fit pas prier. C'est avec délicatesse qu'il s'occupa d'abord de ses paumes, les attrapant de sa première main afin de voir l'étendu des dégâts.

Il n'y avait rien de grave, que du superficiel comme il s'y était attendu. Déployant face à lui un mouchoir, il l'imbiba d'une liqueur spéciale au fort relents de poivre et de menthe. Un antiseptique qu'il avait en quelque sorte amélioré et qu'il avait en permanence sur lui. Dans ces contrées, c'était les infections qui survenaient après les blessures qui étaient les plus graves. Alors qu'il tamponnait doucement ses mains, il écoutait la femme avec attention. Et c'est là qu'il perçut les détails qui lui avaient échappés.

Sa cécité. Elle était aveugle même s'il paraissait évident que le lien qui l'unissait à cet esprit lupin l'aidait à voir autrement. Qu'il ne l'ai pas perçu avant n'avait rien d'anormal. Lui qui voyait l'âme avant le corps. Lui qui ne se focalisait pas sur les handicaps des Hommes. Un contact d'esprit à esprit avec Esculape lui fit comprendre qu'elle l'était déjà à l'époque. Lui non plus n'était pas du genre à prendre ce genre de détails en considération. Mais la note restait importante. Il terminait ses soins, en apposant sur les paumes un peu de baume cicatrisant. Puis se recula d'un pas. Ne pas envahir l'espace vitale d'un autre être primait.
    - Cette pommade va être absorbée par ta peau d'ici quelques instants. Elle accélérera la régénération et apaisera la douleur.

Elle avait du mal à accepter ce que son hôte avait pourtant toujours su. Il le lui avait pourtant expliqué apparemment. Plus il regardait cette femme, cette druidesse, plus il était perplexe. Presque gêné. Quelque chose en lui le poussait à mieux la comprendre. Puis vint la question. Pas étonnant si elle l'avait connu avant qu'elle s'inquiète de ce masque. Son regard se posa sur l'esprit du loup. Ce n'était pas une créature qu'il craignait. Son propre frère était le Dieu-Loup de Delphes, après tout. Et si la créature avait montré à son alliée sur visage, alors c'est qu'elle aussi analysait les choses. Au même titre qu'Esculape. Par réflexe, sa main frôla le morceau de tissu qui lui servait de rempart. Il poussa un simple soupir tout en rangeant son matériel.
    - Je constate que ta cécité n'est en rien une entrave pour toi. Tu possèdes ta propre perception du monde. Aisleen. Je comprends que mon autre moi se soit ainsi lié à toi. Je constate aussi que tes liens avec la nature dépasse de loin ceux d'un simple druide. Puis-je, Bleddyn ?

Il reportait la réponse à la question principale. Il ne pouvait faire autrement tant il détestait cela. Il se l'était juré. Les Dieux ne pardonnaient pas. Les Dieux n'oubliaient pas. Cette marque en était la preuve ultime. Il tendit sa main vers l'esprit de la louve. Afin de lui faire comprendre, si elle acceptait ce bref contact, ses propres rapports avec la nature. Que la louve comprenne aussi qui était réellement Asclépios. Ses liens avec l'esprit tutélaire des Loups. Enfin, il se décida à répondre. Se détachant de l'autre esprit, il étudia les traits de la jeune femme. Le trouble le reprit. Mais il mit ça sur le compte de ce qu'il allait lui révéler. Un lourd secret de famille, si l'on puit dire.
    - Lors de ma renaissance, ce corps - mon corps - a été frappé d'une malédiction. Une marque terrible, symbole du pêché qui a été le mien alors que je n'étais moi-même qu'un homme. Le Roi des Dieux en personne m'a fait passer de vie à trépas. En châtiment de mon crime. Mais ce n'était pas assez pour lui. Il a trouvé juste de marquer ce nouveau visage comme il a marqué mon esprit. Pour que jamais je n'oublie.

Avoir aider les Hommes, plus que de raison. Voilà ce que Hadès lui avait reproché. Voilà pour quoi Zeus l'avait condamné.
    - La partie basse de ce visage que tu connaissais a été souillé par les flammes du châtiment.

Il se tût. Esculape s'approcha doucement de la druidesse. Si elle désirait comprendre, alors le reptile lui transmettrait les images de ce passé révolu. De cette vie antérieure. Ainsi que de la raison pour laquelle il avait été condamné. Le cœur d'Asclépios se resserra. De tous, de ces demi-dieux, il avait toujours été celui qui aimait le plus les Hommes.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 9 Oct - 15:01
"- Menthe et poivre, pour leur propriété d'antiseptique."

Voilà ce qu'elle murmurait à l'homme, alors que l'odeur des deux éléments lui chatouillait les narines. Elle nota la délicatesse avec laquelle le Dieu Médecine s'était emparé de ses mains, et elle les lui abandonna sans la moindre résistance. Elle retrouvait son contact, ressentait à nouveau sa chaleur et cela finit simplement par l'apaiser et la calmer. Alors qu'il tapotait délicatement le mouchoir sur sa peau meurtrie, elle pouvait sentir des picotements provenant de celle-ci. Mais bientôt, cela fut atténué par l'application d'un baume.

"- Merci pour vos soins."

Un nouveau murmure, presque prononcé timidement. Pourtant, timide, elle ne l'avait jamais été avec Esculape. Au contraire, elle s'était toujours montrée la plus téméraire des deux. Mais il y avait cette différence qu'à présent, il était tout simplement un Dieu. A sa question innocente, un silence. Bientôt suivie d'un soupir. Peut-être avait-elle était trop indiscrète. Pour preuve, il ne lui répondit pas, déviant la conversation sur sa propre cécité. Oh, elle ne le prenait pas mal, après tout, elle le lui avait dit qu'il n'était pas obligé de lui répondre. Elle avait l'impression de revivre une seconde rencontre.

"- Il faut croire que mon prénom était un signe. Chez les miens, il signifie rêve ou encore vision. Je suis aveugle, mais je parviens à percevoir clairement les choses qui m'enveloppent, car oui, mon esprit est lié à la Nature."

A la requête du fils d'Apollon, le loup qui se tenait aux côtés de la Belle se leva pour aller à sa rencontre. A son contact, l'Esprit s'ouvrit à Asclepios, le laissant lui montrer ce qu'il désirait: son lien fraternel avec le Loup de Delphes, sa perception de la Nature qui n'était pas bien loin de celle de la Demoiselle. Oh bien entendu, l'animal se fit une joie de se connecter à celui de la créature à la chevelure aile de corbeau pour lui montrer ce qui venait de lui être révélé. Alors, elle se décida à abaisser enfin ses propres barrières. Lui et elle étaient similaires en de nombreux points, elle n'avait pas à le craindre.

Bien au contraire, elle l'écoutait, tout comme elle l'avait si souvent fait avec son hôte. Son histoire, son mythe, la belle la connaissait de par son grand-père. Son envie de venir en aide aux hommes lui avait coûté beaucoup. Vouloir ramener ceux-ci à la vie. Une expérience qu'Hadès n'avait pas aimé, et que le divin Zeus avait sévèrement puni en foudroyant son petit fils. A nouveau, elle pouvait sentir la présence de la couleuvre à ses côtés. Alors doucement, elle tendit sa main fine vers cette dernière, sans la moindre crainte. Lentement, l'animal vint s'enrouler autour de son avant bras, alors que, comme elle l'avait fait à l'époque, elle se concentrait pour toucher l'esprit de la créature.

* Je te demande pardon pour toute à l'heure...Esculape. Je n'aurais pas dû m'en prendre à toi. Je sais que tu as toujours veillé sur lui. Merci. Montre moi à présent ce que lui à vécu.*

Elle baissa la tête en direction de celle de l'animal, venant sans crainte poser son front contre celle-ci, tandis qu'elle percevait et ressentait. Le désir profond et sincère d'un homme bon et beau de venir en aide à ses semblables. Cherchant à briser l'inévitable. Alors, la colère de Zeus s'abattit sur lui. Condamné. Foudroyé. Elle pouvait ressentir sa douleur au plus profond de son être. Alors le lien fort et puissant qui unissait la demoiselle et l'animal fut rompu.

Lentement, elle baissa son bras pour permettre au serpent de retourner vers son maître. La dernière phrase d'Asclépios la fit réagir. Doucement, la Belle se relevait. Elle comprenait mieux la raison de ce masque. Brûlé lui avait-il dit. Qui était-elle pour juger, elle dont le dos avait été ravagé par les flammes alors qu'elle n'était qu'une enfant?

* Bleddyn? Montre lui s'il te plaît.*

Alors, se fut au tour du Dieu Médecin, s'il l'acceptait, de sentir son esprit connecté à celui du Loup. La vision d'une maison en feu, une poutre enflammée recouvrant le corps d'une petite fille et les cris et les appels à l'aide désespérés de celle-ci. S'il y en avait une qui pouvait bien comprendre cela, c'était elle. Elle voulait voir. Elle devait voir. A sa manière. Alors elle s'était rapprochée de lui. Timidement, ses mains se tendaient en direction de son visage, craignant qu'il ne refuse ce contact. Pourtant, il ne semblait pas fuir.

Avec beaucoup de douceur, elle baissa lentement ce masque, avant que ses doigts fins ne viennent effleurer et parcourir cette partie meurtrie. Douce caresse qui errait le long de ses mâchoires et de ses joues. Elle sentait, sous eux, la peau fine et fragile, cicatrices des brûlures qui avaient été les siennes. Alors, des larmes se mirent à glisser sur les joues de la Demoiselle. Non pas par pitié ou parce que ce contact la révulsait, mais parce qu'elle ressentait encore la beauté de ce visage sous ses doigts, en plus de juger les dieux bien cruels. Délicatement, elle remit le tissu en place afin de ne pas mettre mal à l'aise son interlocuteur, avant de venir essuyer ses larmes du dos de la main.

"- Je dois paraître bien stupide à pleurer de la sorte. Je ne suis pas ainsi habituellement. Demeurez-vous longtemps dans les parages?"



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Lun 10 Oct - 18:43
Bien qu’il ait souhaité se reculer, il resta en place tandis qu’elle posait sa main sur lui. Sur son visage. Il comprit la raison évidente de cet acte et c’était là une raison de laisser faire la druidesse. Elle cherchait à voir, à percevoir, afin d’apporter de la lumière dans les ténèbres qui étaient les siennes. Elle avait connu ce jeune homme, il ne pouvait donc se retirer sans blesser la jeune femme. L’examen ne dura pas longtemps. Et il fut fait avec une délicatesse comme il en voyait rarement. Alors qu’elle se reculait, il prit lui aussi quelques distances.
 
De l’échange muet qui eut lieu entre Esculape et elle, il n’en perdit pas une miette. Il appréciait les paroles visiblement sincères de la belle, même si pour le serpent, cela n’avait aucune incidence. Il ne lui en voulait pas, trouvant ces sentiments trop humains à son goût. Pourtant, bien que gardant le silence, il généra une onde mentale entre lui et elle pour tenter de l’apaiser, lui prouvant ainsi qu’il ne garderait aucune rancœur de l’échange précédent. Asclépios restait étonné tout de même. S’il était fréquent que son précieux Esculape interagisse avec d’autre que lui, jamais encore il n’avait vu le reptile répondre mentalement à une autre personne que lui. Savoir qu’il l’avait fait il y a trois ans de cela le laissait pantois.
 
La consigne donnée à la louve lui permit à lui aussi de mieux connaître le passé d’Aisleen. Son passé et notamment l’épisode qui avait provoqué sa cécité. Alors que les images se déversaient dans son esprit, le médecin ressentit une profonde peine. Qu’il ne montrait pas, ces choses-là étant personnelles. Il sentait aussi que la jeune femme avait accepté ce sort. Et qu’elle en était ressortie plus forte. Jamais alors elle n’accepterait qu’un autre se montre trop compatissant. Pas étonnant en tout cas qu’elle soit si compréhensive à son égard. Malgré la peine qui était la sienne. Elle savait ce que c’était que de perdre une partie de soi sous les flammes purificatrices.
    - Il serait plutôt stupide de garder pour soi ce genre de sentiments. Nulle excuse à formuler, donc. Certains dieux devraient plutôt prendre exemple sur vous, les mortels. Tu peux me croire. Tes larmes sont seulement le symbole de tes émotions et il ne faut pas en avoir honte.  

Il observait la jeune femme. Et la trouvait séduisante. Sa force de caractère lui plaisait, même s’il s’en cachait, et son franc parler faisait écho à sa propre mentalité. Quant à la seconde question, il s’agissait là d’une chose à laquelle il pouvait répondre sans détour. Ou presque. Les étoiles d’Athéna semblaient briller de mille feux sur cette terre ancestrale. Il appréciait la déesse pour ce qu’elle avait fait pour lui par le passé. Même si aujourd’hui, sa seule et unique dévotion allait à son Père. Mais avec Aisleen, c’était déjà le deuxième Saint qu’il croisait dans le coin. La Licorne. Et cette druidesse qui, semble-t-il, ne s’était éveillée que récemment. 
    - Je pense partir d’ici quelques jours. Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais et je me suis absenté trop longtemps de la Tour des Vents. Mon devoir m’appelle ailleurs.

Il savait comme le destin pouvait se montrer cruel. Les Parques y veillaient. Contrairement à elle, il ne l’avait pas connu il y a trois ans de cela. Les souvenirs qu’elle avait de lui ne le concernaient pas. Cela l’attristait. Car faire souffrir autrui allait contre ses préceptes les plus élémentaires. Oh, elle s’était radoucie. Mais il savait pertinemment que jamais elle n’oublierait celui qu’il avait remplacé.
    - Ainsi tu as formé mon prédécesseur aux arts druidiques ? Je présume que cela n’a pas du plaire aux prêtres de l’ordre, n’est-ce pas ?

Sous masque, il se mit à rire doucement. Il connaissait suffisamment les mentalités propres à ceux de son ordre pour savoir qu’une femme, jeune et aveugle qui plus est, ne serait pas bien vu. Pas pour former celui qui était à même de devenir le Dieu de la Médecine. Oui, la situation, en dépit de la gravité de la nouvelle, amusait le médecin.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Lun 10 Oct - 21:15
Elle trouvait sa présence apaisante, avait la sensation de retrouver un peu de ces jours passés avec Esculape. Une certaine connivence, et de la franchise entre eux. Elle se rendait compte qu'elle s'était trompée sur lui. Certes, il demeurait un demi Dieu, mais pourtant il lui semblait bien plus accessible que ce qu'elle avait pu imaginer de prime abord. Comment pouvait-il en être autrement pour un être qui avait voué sa vie à la Médecine. Sa question avait été posée en toute innocence, pourtant, elle espérait pouvoir encore prolonger un peu ces instants en sa compagnie qu'elle jugeait agréable. A moins que ce ne soit à cause de la nostalgie qui était la sienne? Elle chassa ses pensées en secouant doucement la tête.

"- Je comprends, nous avons tous des devoirs qui nous appellent ailleurs. Le mien m'attend au Sanctuaire. Je ne m'attarderai donc pas trop ici. J'avais simplement l'intention d'y passer la nuit. Non pas que dormir à la belle étoile ne me dérange, mais après plusieurs nuits passées à même le sol je ne dirai pas non à un lit."

La Druidesse avait noté la certaine distance qu'il avait mis entre eux. Inconsciemment ou non, ce geste avait été fait, marquant en quelque sorte une séparation entre leurs deux mondes. Lui un Oracle, elle une Sainte. Un demi-Dieu, une légende, alors qu'elle n'était qu'une simple humaine. Bleddyn revenait vers elle. Le loup imposant s'asseyait à ses côtés, alors que la main de la Belle venait se poser sur le sommet de sa tête, se perdant dans l'épaisse fourrure blanche, comme pour se rassurer. A la question qui lui fut posée, la Demoiselle reportait son attention sur Asclépios. La tristesse qui ornait ses traits disparue, alors qu'elle partait dans un petit éclat de rire cristallin, faisant écho à celui de son interlocuteur. Oh non, point de moquerie de sa part, juste les souvenirs qui remontaient à la surface:

"- Si ça leur a déplu? Je crois que le mot est faible croyez-moi. Ils m'ont détesté dès qu'ils ont posé leur regard sur moi. Laisser leur protégé aux mains d'une hérétique, une aveugle et une femme qui plus est. Je vous laisse imaginer leurs têtes lorsqu'ils m'ont vu. je devais avoir toutes les tares possibles à leurs yeux. Je crois qu'ils auraient aimé m'envoyer au bûcher et brûler en Enfer. D'autant que je n'ai pas été particulièrement tendre avec eux. Je leur ai conseillé de rentrer leurs crocs et d'aller profiter de la magnifique journée ensoleillée." Un instant de pause alors qu'un sourire radieux revenait illuminer son faciès. " Pauvre Esculape, il a dû arranger les choses avant qu'elles ne dérapent. Mais tout au long de mon séjour, j'ai pris grand soin de les éviter. Ils étaient ses gardiens selon lui, mais moi, je ne voyais qu'un jeune homme privé de sa liberté. Il n'avait pas le goût de l'aventure. Je me rappelle de notre petite escapade nocturne. Le pauvre a eu énormément de mal à se détendre, et j'ai dû user de subterfuges pour qu'il y parvienne."

Elle s'arrêta en se rendant compte qu'elle parlait beaucoup. Peut-être après tout, n'avait-il pas envie de connaître davantage l'histoire de son hôte:

"- Mais dites moi, êtes vous toujours poursuivi par les Prêtres, où vous considèrent-ils assez grand garçon pour vous laissez sortir seul."

Une petite boutade de sa part, qui, elle l'espérait, ne serait pas mal prise. La Louve se rendait compte de son impétuosité et ne pouvait s'empêcher de faire une légère moue. Ellen'avait pas à agir ainsi. Ce n'était pas Esculape qui se tenait devant elle mais bel et bien Asclépios.

"- Je n'aurais pas dû me montrer aussi téméraire. Désolée."

Elle finit par se faire silencieuse. La Sainte se dit que peut être, l'Oracle avait d'autres choses à faire que de continuer à discuter avec elle. Alors, elle préférait s’éclipser plutôt que de déranger.

"- Je pense avoir assez abusé de vos bons soins et de votre temps. Je vais retourner en ville. Les voyageurs commencent à affluer, et je tiens vraiment à ce lit pour cette nuit. Même si les apparences sont trompeuses, j'ai vraiment été heureuse de vous rencontrer Asclépios. Prenez soin de vous."

La jeune femme inclina la tête avant de se détourner, commençant déjà à s'éloigner.



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Jeu 13 Oct - 19:03
Lui aussi se mit à rire. D'un rire franc, sincère. Presque cristallin. Savoir qu'elle avait mené la vie dure aux prêtres l'amusait vraiment. Il imaginait clairement le dépit qui avait été le leurs. Il était difficile de faire évoluer les âmes aussi rapidement et Asclépios devinait qu'elle n'avait pas eu la vie facile. Pourtant à l'entendre, cela l'avait sortie de sa propre routine. Il n'avait pas connu la personnalité de celui qui s'était appelé Esculape mais si ce dernier avait été un indécrottable timide, alors résister aux charmes de cette femme tout en canalisant les prêtres n'avait pas dû être facile pour lui.

Plus il discutait avec cette femme, plus il trouvait sa compagnie agréable. Sa question était aussi surprenant qu'ironique. Elle devait bien savoir qu'il n'était plus chaperonné. D'ailleurs aucun d'eux ne l'entourait. Depuis qu'il avait pris possession de ce corps, les prêtres l'avaient laissés s'envoler en dehors du nid. Il avait eu besoin d'eux pour qu'ils éduquent et protègent Esculape. Mais maintenant qu'il était lui-même, leurs compétences devenaient inutiles.
    - Décidément, tu passes ton temps à t'excuser. Je ne sais pas l'idée que tu te fais d'une divinité mais n'oublie jamais que je ne suis pas comme eux.

Il est vrai que la réputation des uns et des autres suffisait à faire trembler les Hommes. Depuis la nuit des temps, ils étaient soumis aux caprices de ces derniers. D'ailleurs lui-même était mort par simple caprice. Il plongea son regard dans celui de la jeune femme, cherchant à lire en elle. Elle ne lui en laissa pas vraiment le temps, se détournant de lui et cherchant à regagner la ville, suivi de l'esprit de son loup. D'abord surpris, il haussa un sourcil. Il n'était pas habitué à ce que l'on se détourne de lui ainsi. Alors qu'il aurait certainement dû la laisser partir, il eut une réaction instinctive. Qui le surprit lui-même. Mais le mal était fait. Il s'était avancé vers elle, la retenant par le bras avec délicatesse.
    - Ne pars pas. Pas tout de suite.

Mais quelle mouche l'avait-il piqué ? Qu'allait-elle penser de lui maintenant ? Elle avait été ravi de sa rencontre. Et elle n'était pas la seule. Ce pourquoi il ne souhaitait pas la laisser partir. Esculape projeta une pensée vers son maître. Le temps passait et elle avait raison.
    - Ou alors laisse-moi t'accompagner. J'ai moi-même une chambre en ville. L'aubergiste en trouvera une seconde pour toi, je m'en porte garant. Nous n'avons même pas terminé cette discussion et je dois dire qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas pris autant de plaisir à converser avec une autre âme que ceux de ma propre famille.

Il attendit l'acceptation. Esculape venait de regagner son bâton de marche, se fondant dans le décor. D'extérieur, il donnait l'impression d'être un simple médecin de campagne. Ce qu'il était en quelque sorte.
    - Ces prêtres... Ils étaient réellement ses gardiens. Je comprends cependant que tu aies vu un homme privé de ses libertés. La connaissance n'est pas une chose aisée à acquérir et elle est plus difficile encore à conserver. Esculape a toujours su l'importance de sa mission. Et... Si cela peut te faire sourire, sache que le jour où je suis apparu à eux, ils en sont presque tombé à la renverse. De gardiens, ils sont devenus moutons. Eux qui avaient oubliés l'importance de leur mission première, je les ai renvoyé sur les routes pour qu'ils dispensent eux aussi de leur savoir.

Une brise passa. Agréable. Mais porteuse d'une mauvaise nouvelle : la nuit allait être froide.
    - Je suis curieux d'entendre cette aventure. Comment as-tu déjoué leur surveillance alors même qu'ils n'avaient qu'une chose à faire ? Oh. Et tu peux me tutoyer.

Généralement, il se moquait que l'on puisse le tutoyer. Il aimait même cette marque de respect même s'il considérait que son statut de médecin primait sur celui de divinité. Mais malgré la cécité de cette femme, malgré son handicap, il ne parvenait pas à se détacher de son regard. De son visage. Quelque chose clochait mais il appréciait cette sensation. Qu'était-ce donc ?
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Jeu 13 Oct - 21:04


Le son de ce rire la fit sourire avec tendresse. Franc et sincère. Oui vraiment, il semblait que le fils d'Apollon s'amusait à imaginer la tête des prêtres à sa vue. Et il le pouvait, parce que même si elle n'avait pas pu les voir, elle n'avait que trop imaginé leurs têtes. Aisleen se rendait bien compte de l'audace de sa question, craignant sûrement le courroux divin, elle s'était tout simplement excusée. Une fois de trop à en juger la remarque de son interlocuteur. Alors, la Belle avait affiché une petite moue, acquiesçant à la remarque qui suivit. Il était différent des autres dieux, cela ne faisait aucun doute:

"- Je..." Elle s'interrompit, se rendant compte qu'elle allait une nouvelle fois s'excuser. "Ce n'est pas dans mes habitudes de m'excuser autant. Pas plus que celle de côtoyer une divinité."

La Louve jugeait qu'il était temps pour elle de regagner la ville, le Médecin devait avoir d'autres choses à faire que de s'occuper d'elle, elle n'en doutait pas. Elle avait représenté quelque chose pour Esculape, mais pas pour lui. La druidesse n'était rien à ses yeux. Alors, elle l'avait donc salué poliment et s'en était tout simplement retournée, Bleddyn sur les talons. Pourtant, elle n'avait eu que le temps de faire quelques pas, que déjà, une main emprisonnait avec douceur son bras, avant que cette douce supplique ne lui parvienne. Douce mélodie à ses oreilles, alors que son palpitant manquait un battement, pour mieux se mettre à battre plus fort.

Elle resta ainsi immobile, ne se dégageant pas de sa tendre étreinte, l'écoutant. Un petit silence entre eux, alors qu'elle réfléchissait à toute allure. Elle aurait dû demeurer éloignée de lui de par le statut qui était le sien, et pourtant, elle ne parvenait à se faire à l'idée de le laisser. Non, elle voulait simplement profiter de sa présence. Elle avait bien conscience que ce n'était pas Esculape qui se tenait auprès d'elle, mais bel et bien le Dieu. Alors, lentement, elle tourna son faciès vers lui, alors que doucement, ses lèvres s'étiraient en un tendre sourire, et qu'elle acquiesçait d'un signe de tête:

"- J'accepte volontiers de demeurer en votre compagnie, et vous remercie pour votre aide. Quant au plaisir de la discussion, celui-ci est partagé, croyez-le bien. C'est juste que je ne voulais pas vous déranger outre mesure."

La Belle se tenait toujours face à lui, et écoutait avec la plus grande attention. Elle eut un nouveau petit éclat de rire à la mention des prêtres tombant presque à la renverse lorsqu'il s'était réincarné. Une petite vengeance de sa part en quelque sorte. Innocente, la Demoiselle glissa ses mains dans son dos avant de prendre à son tour la parole:

"- Je sais qu'ils étaient réellement ses Gardiens. Je n'ai rien contre cela, juste que je trouvais dommage cette façon constante qu'ils avaient d'être derrière lui. Moi je trouvais cela oppressant. Cette sensation d'être épié au moindre geste, réprimandé si celui-ci est fait de travers... Esculape ne connaissait le monde que grâce à ce qu'il a pu lire dans les bibliothèques. Mais il y était habitué. Moi pas. Alors j'ai tout fait pour lui faire découvrir le goût de l'aventure. J'espère juste qu'il aura apprécié ces petits moments de liberté que j'ai tenté de lui offrir."

La brise souffla, et la Louve inspira profondément, fermant les yeux, tout en laissant la caresse de l'air jouer dans sa sombre chevelure.

"- La nuit va être fraîche, je serai bien heureuse de pouvoir dormir au chaud."

Elle portait à nouveau toute son attention sur lui, se sentait touchée qu'il lui demande de la tutoyer. A la question qui lui fut posée, la Douce leva son charmant visage vers la divinité, esquissant un petit sourire mutin, ses prunelles émeraudes étincelantes de malice, avant qu'elle ne se mette en route:

"- Vous...Enfin, viens, avançons, je te raconterai cela pendant que nous marchons."

S'il c'était s'agit d'Esculape, nul doute que la demoiselle se serait saisie de la main de l'homme pour l'entraîner à sa suite, ou tout simplement glisser son bras sous le sien, mais elle ne savait comment une divinité interpréterait cela, alors, elle attendit sagement qu'il vienne auprès d'elle avant de se mettre à marcher côte à côte tout simplement, le loup, lui se plaçant à droite de la Demoiselle:

"- Hé bien, vois-tu, il se trouve que j'ai offert quelques petites escapades nocturnes à Esculape. La toute première fois, ca a été pour le conduire à une fête druidique qui célébrait le début de l'Eté. Je savais que les prêtres ne le quittaient pas d'une semelle, mais il y avait les rondes, et les changements de garde. Nos chambres n'étaient pas très éloignées l'une de l'autre. J'ai cette habitude de la chasse de me faire silencieuse. L'expression à pas de loup, prend tout son sens ici n'est-ce pas? Je suis donc allée le chercher, et nous sommes passés par l'extérieur. Ma cécité ne m'empêche pas d'être habile lorsqu'il s'agit d'escalader ou de descendre de mon perchoir, même si je me rappelle qu'Esculape craignait toujours que je ne me rompe le cou, avant de s'étonner de mon habileté."

Tout en parlant, ils s'étaient rapprochés de la ville et de ses fortifications. L'évocation de ses souvenirs la fit sourire, et la jeune femme finit par s'immobiliser:

"- Asclepios?"

Elle tendit le bras pour venir refermer ses doigts sur le tissu recouvrant celui de l'Oracle:

"- Tu sais, lorsque j'ai appris ce qui attendait Esculape, je t'ai maudit. Bien souvent même. Pourtant, à présent que je te connais, ma colère n'est plus. Je pense qu'il serait heureux de cela. Et moi, je tenais à te remercier tout simplement de continuer à œuvrer pour ce en quoi il croyait."

Un moment d'hésitation, avant qu'elle ne se laisse porter par son instinct. Se hissant sur la pointe des pieds, la Demoiselle vint tout simplement déposer un baiser sur la joue de la divinité, avant de reprendre sa route comme si de rien était, passant les remparts de la ville, son acolyte à quatre pattes sur les talons.



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 16 Oct - 17:58
Il ne pouvait pas lui confirmer qu'Esculape ait apprécié ces moments passés mais au fond de lui, il sentait que cela avait été bel et bien le cas. La logique aurait donc voulu qu'il le confirme. Mais la druidesse n'était pas une idiote. Les mots d'Asclépios aurait pu la rassurer mais elle aurait toujours gardé à l'esprit qu'il n'y avait nulle certitude dans ces mots. Autant rester silencieux donc. Le statu quo valait parfois mieux que des mots vides de sens.

Les fortifications se dressaient déjà face à eux. Quelques mots échangés puis ce fut le baiser. Sur la joue. Alors qu'elle reprenait la route, Asclépios resta un instant stupéfait, immobile, devant tant de beauté mais aussi devant cet acte qu'il n'avait en aucune manière anticipée. A force de penser aux autres, on se mettait à part. On n'osait se mêler aux autres et se lier plus que de raison afin de ne jamais voir son jugement s'obscurcir pour raison personnelle. C'était triste mais il s'agissait là d'un bien faible prix à payer selon lui.

Sa main effleura la zone où le baiser avait été déposé. Il reprit sa route, rejoignant la femme. Et son loup. La direction prise était évidente : l'auberge permettant de loger les voyageurs de passage. Il se ressassait les paroles de la jeune femme. Elle lui en avait voulu. Rien d'étonnant à cela, il avait en quelque sorte enlevé l'âme qu'elle avait visiblement chérie. Pour autant, il ne pouvait pas regretter cet acte. Qu'elle ait pu revoir son jugement lui réchauffait toutefois le cœur. Alors qu'il arrivait enfin à sa hauteur, il reprit :
    - Le destin est parfois bien curieux. Qui aurait cru que tu puisses un jour revoir l'homme que tu as formé il y a des années de cela. La terre est vaste. Mais je suis moi-même heureux de cet hasard. Viens.

L'auberge se dressait face à eux. Il glissa son bras sous le sien, comme pour l'aider à se mouvoir dans la direction de l'hôtel. Elle voyait à sa manière et son Loup l'y aidait sans doute. Mais pour l'heure, il serait plus logique qu'il guide Aisleen. Réserver une chambre pour la jeune femme était la priorité du moment. Après tout, il s'en était porté garant. Esculape avait disparu. Rejoignant les ténèbres qui commençaient à s'étendre dans la ville. La nuit tombait rapidement. Les habitants commençaient eux aussi à rejoindre leur demeure.
    - Le Sanctuaire se trouve loin d'ici. Pourtant, tu es déjà le second représentant d'Athéna que je rencontre. Britannia semble être une terre bénie pour ta déesse. Je comprends pourquoi.

Il avait lâché cette dernière remarque en contemplant du coin de l'œil la beauté de la jeune femme. Comptant sur sa cécité pour que cela passe inaperçu. Pour une fois, il aimait son côté humain. Vraiment.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 16 Oct - 20:10

Oh la Celte était certaine que son petit baiser sur la joue d'Asclepios avait dû quelque peu le perturber. C'est donc le sourire espiègle qu'elle était repartie en direction en direction de la ville en compagnie du loup. Elle ne doutait pas que le fils d'Apollon la suivrait. Et en effet, quelques secondes plus tard, elle percevait sa présence bienfaisante à ses côtés. En ville, l'allure de la Demoiselle était moins vive. Elle faisait attention d'éviter les badauds, suivant les consignes de Bleddyn.

"- Quand nous nous sommes quittés Esculape et moi, je me rappelle m'être fait la promesse de me rendre un jour à Rome afin de pouvoir le revoir à nouveau. J'espérais qu'il pourrait alors me montrer ces bibliothèques qu'il affectionnait tant. Pourtant, je ne m'attendais à le retrouver ici."

Elle eut un sourire en sentant qu'il l’entraînait en glissant son bras sous le sien. Alors, elle le suivit sans mot dire, tout simplement heureuse, se laissant entraîner par lui. Il devenait son guide. Avec légèreté, la Belle laissa sa main se poser sur l'avant bras du divin Asclepios.

"- Oh c'est vrai? Tu as rencontré un autre chevalier dans les environs? Pour ma part, je viens tout juste d'être titulaire en quelque sorte. Je dois me rendre au Sanctuaire pour récupérer ce qui me revient. En tout cas, il semblerait qu'Athéna apprécie nos terres, comme tu le dis. Mais je serai curieuse d'entendre les raisons qui te poussent à comprendre le pourquoi de cet amour pour nos terres. Certains, disent que c'est parce que l'on ressent les forces de la Nature comme nulle part ailleurs. C'est ce que j'aime dans mon pays: l'aspect sauvage de la Nature."

Oh bien sûr, le regard du Divin n'avait pas échappé au loup qui semblait s'amuser de cette réaction. Pourtant ce dernier n'en fit nullement part à la jeune femme. Lorsqu’ils pénétrèrent dans l'auberge, certains firent silence à la vue de la Demoiselle, laissant leur regard dériver sur sa personne pour l'admirer sans la moindre honte. Elle les ignora superbement, portant son attention sur le maître des lieux, lui adressant un sourire. Aisleen posa alors la question de savoir s'il restait une chambre de disponible. La réponse ne se fit pas attendre.

"- Désolé ma p'tite dame, mais nous affichons déjà complet pour ce soir. Et à cette heure, je doute que vous parveniez à trouver encore une chambre dans les autres auberges de la ville. "

Le sourire charmant de la jeune femme disparut, laissant place à une petite moue, pleine de déception. Elle tourna alors la tête en direction du Dieu Médecin, gardant cette petite moue fort charmante au demeurant aux coins des lèvres. L'idée de passer la nuit dehors ne l'enchantait guère. Elle qui s'était déjà fait une joie de pouvoir passer une nuit au chaud, voyait son rêve s'éloigner doucement mais sûrement. Il ne lui restait qu'un seul espoir. Un soupir, avant qu'elle ne vienne prendre les mains de la divinité dans les siennes, les serrant doucement, tout en lui lançant un regard à la fois intimidé et implorant.

"- J'ai une requête téméraire à formuler, mais s'il te plaît n'y vois aucune arrière pensée." Une courte pause, alors qu'elle inspirait profondément avant de se lancer, détournant légèrement les yeux. "Est-ce que tu accepterais de partager ta chambre avec moi pour la nuit? Il va sans dire que je participerai aux frais de celle-ci. Qu'en dis-tu?"

Le loup, lui, semblait particulièrement amusé par cette situation cocasse, et laissait son regard aller de l'un à l'autre.



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 22 Oct - 14:06
Ils étaient finalement arrivés trop tard. Alors que les mots de l'aubergiste faisaient écho dans sa tête, Asclépios se dit que c'était en parti sa faute. Non pas qu'il ait souhaité cela, néanmoins par la force des choses, Aisleen avait fui précipitamment la ville en le voyant. En constatant qu'il n'était plus celui qu'elle avait rencontré quelques années auparavant. Et la druidesse avait raison sur un point : la nuit serait trop fraîche pour permettre à cette dernière de rester dehors. Le climat de Britannia était trop exigeant pour le corps humain.

La raison et sa nature le poussait donc à laisser sa chambre à la jeune femme. Alors qu'il allait lui faire la proposition, celle-ci le prit de vitesse. Lui attrapant les mains, et générant par cet acte un certain malaise dans l'âme du médecin, elle lui demanda de faire chambrée commune. L'idée était d'une logique absolue, plus logique même que celle de lui laisser la pièce et de reprendre la route de nuit. Mais s'il n'y avait pas pensé, ce n'était pas sans raison non plus. Il était à l'aise avec ses patients, avec ceux de l'armée de son Père. Mais qu'en était-il des relations plus personnelles ?

Pour autant, refuser était évidemment exclu. Et puisqu'elle l'avait pris par surprise avec sa demande, il ne pouvait plus partir non plus sans faire penser à une fuite. Pour quelle raison était-il aussi gêné, là était réellement le problème. D'une pichenette mentale, il expulsa ses doutes. Ses questions. Reprenant peu à peu la pleine maîtrise de ses pensées et de son être. Esculape ne captait pas réellement les échanges qu'il percevait. Ce qui ne semblait pas être le cas du loup. Pour le reptile, les sentiments humains étaient trop compliqués. Rien ne valait la facilité des échanges entre esprit. Limpide. Direct. Sans fioriture.
    - C'est aussi à cause de ma présence que tu n'as pas trouvé de chambre. Il est normal que je répare mon tort en acceptant ta proposition. Je t'accompagne.

Il parvint à une de ses mains de celles de la jeune femme et entreprit de les conduire elle et l'esprit là où ils se reposeraient en cette nuit froide. Si l'aubergiste s'amusait de la situation, ne voyant là qu'un homme et une femme jouant au chat et à la souris, il n'en dit pas à mot. Peut-être était-ce lié au regard acéré de celui qu'il prenait pour un médecin itinérant. Ils parvinrent jusqu'à la chambre. Plutôt modeste, elle n'en restait pas moins suffisamment grande pour accueillir deux personnes. Il referma la porte derrière eux. Esculape, fidèle à ses habitudes, sortit de la veste de son maître pour prendre place sous un meuble. Dormir, sans doute. Ou se ressourcer auprès de la source d'énergie originelle.
    - Je n'accepterais aucune participation de ta part. Pas financière, tout du moins.

Il se tout un instant, commençant à déballer certaines des affaires qu'il avait avec lui. Mais alors qu'il se redressait, il se rendit compte que ses propos pourraient être mal interprétés. Il se ravisa immédiatement.
    - Euh. Ce que je veux dire, c'est que je suis persuadé que tu pourrais m'apprendre pas mal de chose.

Une fois encore, il se rendit compte de sa gaffe.
    - Je... Pour être honnête, je suis quelque peu fatigué par mon voyage. J'ai tendance à dire n'importe quoi dans ces moments-là. Oublie donc les mots que j'ai prononcé. Souhaites-tu manger quelque chose ? Le tavernier était sensé apporter quelques mets en fin de soirée. Il y aura bien assez pour nous. Tout à l'heure, tu m'as demandé si j'ai rencontré un autre chevalier par ici.

Malgré la conversation, ses mains ne cessaient de s'activer. En quelques instants, il fit apparaître une petite fiole contenant un liquide carmin, qu'il déposa sur le petit meuble à proximité. Il poursuivit comme si de rien n'était. Sans doute que la jeune femme ne prêtait pas d'attention à ce qu'il faisait, cécité oblige.
    - Heed, chevalier de la Licorne. Tel est son nom. Un chevalier accaparé par bien des soucis, malgré son jeune âge. Mais le malheur est une donnée courante pour ceux qui sont amenés à servir les Dieux.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 22 Oct - 17:24
Elle ne passerait pas sa nuit dehors. C'était là tout ce qu'elle retenait. Peu lui importait que les personnes présentes se fassent de fausses idées, elle, elle n’était reconnaissante qu'envers une seule d'entre elle, et c'était Asclépios. La Sainte, craignait toutefois de le mettre dans l'embarras, mais déjà, il était prêt à accéder à sa requête. Réparer son tort en acceptant sa proposition? Qu'est-ce qu'il racontait là? Se croyait-il responsable? Elle n'eut pas le temps de répondre, que déjà il l’entraînait à sa suite, faisant naître un sourire à la commissure des lèvres de la Belle.

Habituellement, c'était elle qui entraînait toujours Esculape de la sorte. Elle fut presque déçue d'être arrivée aussi vite, mais fut néanmoins heureuse de trouver la quiétude de la pièce, loin du brouhaha de la salle commune. Doucement, la Louve se mit à arpenter la pièce, comme pour prendre ses repères. Ici un meuble, là le lit, sur le bord duquel elle venait d'ailleurs de s'asseoir, tout en posant sa besace à terre. Il avait l'air particulièrement confortable et elle en fut heureuse. Satisfaite, elle reportait son attention sur son compagnon de chambre.

A sa première réflexion, elle avait arquer un sourcil interrogateur, mordant ses joues pour ne pas partir dans un fou rire? Se rendait-il compte de ce qu'il venait de dire et du sous-entendu qu'il laissait percer? Non bien sûr que non. Cela, il ne s'en aperçut pas tout de suite. Oh bien sûr, il tenta de rattraper le coup, mais cela ne fit que davantage accentuer le dit sous-entendu. Alors la jeune femme fut incapable de réprimer son hilarité plus longtemps, à tel point que des larmes perlaient à ses yeux. Il lui fallut quelques seconde pour se calmer, essuyant les perles lacrymales qui glissaient le long de sa joue.

"- Pardon. Ce n'est pas très digne d'une Demoiselle j'en conviens, mais ça m'a fait du bien. Merci. Pas seulement pour ce fou rire, mais également pour avoir accepté ma proposition. Néanmoins tu n'as nul tort à rattraper. Si nous devons manger vers la fin de la soirée, cela me va. Je ne suis pas pressée. Et puis au moins, ça nous laisse un peu de temps devant nous pour parler et pour que je t'apprenne certaines choses. Quoi? Je ne sais pas encore. J'ai déjà appris ce que je savais à Esculape, tu dois donc maîtriser ce qu'il savait déjà je présume non?"

Elle se demandait ce qu'il était entrain de faire. Alors intriguée, Aisleen se relevait pour venir se placer à mi chemin entre le demi Dieu et le lit, tout en écoutant ses paroles. Pourtant, elle prit soin de demeurer à une certaine distance, ressentant sans nul son état de nervosité, ne voulant pas ajouter à celle-ci.

"- Asclépios? Est-ce moi qui m'imagine des choses ou bien ma présence ici te rend nerveux? Si tel est le cas, sache que ce n'est pas ce que je veux. Tu peux te détendre, d'accord? Je ne mors pas tu sais. imagines simplement que nous passons là une soirée et une nuit entre vieux amis, heureux de se retrouver. "

Elle eut un sourire tendre, avant de reculer de quelques pas, se laissant guider par Bleddyn pour aller prendre place sur le rebord de la fenêtre. Doucement, elle écarta la lourde tenture, ressentant la chaleur des derniers rayons du soleil contre sa peau. La nuit tombait et elle serait fraîche. Lentement, elle rabattit le tissu avant d'approcher d'un pas hésitant, presque craintif, de l'âtre devant lequel elle tendit les mains avant de les frotter l'une contre l'autre pour les réchauffer.

"- Je ne connais pas le chevalier de Licorne. Mais je sais, que comme tu l'as si bien souligné, nous autres, serviteurs des Dieux, connaissons bien des soucis. A croire qu'il s'agit là d'une condition pour pouvoir entrer à leur service."



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 23 Oct - 14:52
Paradoxalement, le rire de la jeune femme eut un effet bénéfique sur Asclépios, libérant la tension qui s'était emparée de lui. Elle n'avait donc aucune raison de s'excuser, bien au contraire. C'était lui, l'idiot pour le coup. La gêne qui s'était emparée de lui n'avait aucune raison logique. Il s'en rendait compte désormais. Sous son masque, il sourit.

Elle avait raison au sujet des connaissances d'Esculape. C'était même un peu plus compliquée que cela à dire vrai. Les connaissances du Dieu de la Médecine avaient toujours dépassés de loin celles de l'être qu'il avait ensuite possédé. Esculape avait véritablement appris une multitude d'informations mais seulement pour préparer sa conscience à accueillir Asclépios. Sachant cela, il ne pouvait le lui dire. Après tout, la notion de sacrifice n'était pas quelque chose de facile à accepter pour les mortels et il se refusait à blesser d'avantages la druidesse.
    - En effet, ses connaissances sont miennes. Et en renaissant, celles qui m'étaient propres me sont revenues. Ce n'est pas exactement en ces termes que je demandais ton aide.

Il en parlerait par après. Mais pour l'heure, il réfléchissait aux propos de la jeune femme. De vieux amis se retrouvant ? Oui, l'idée était bonne et plaisante. Par ailleurs, le médecin ne pouvait se targuer de posséder beaucoup d'amis. Comment le pourrait-il alors que ses relations avec sa propre famille étaient déjà étranges. Son frère était le Dieu-Loup de Delphes. Une de ses sœurs était une nymphe à qui on avait ôté la parole. Son propre Père, Seigneur du Soleil et des Arts, était un personnage étonnant et mystique. Quant à ses relations avec les Oracles de l'armée du Soleil, elles étaient bonnes mais en lien direct à son affiliation paternelle. Lui, Dieu de la Médecine, n'était au final que l'instrument d'Apollon. Cela ne le dérangeait en rien, bien sûr. Après tout, il faisait ce qu'il avait toujours fait : soigner les autres et bannir la maladie et les maux du monde qu'il arpentait. Sans relâche. Sans crainte.
    - En effet, je suis quelque peu nerveux. Il n'est pas dans mes habitudes de côtoyer si longtemps une personne. Tu l'auras deviné : je suis souvent sur les routes ou en compagnie des miens à la Tour des Vents. Et la mission qui est la mienne m'empêche de prendre le temps de connaître ceux qui croisent ma route.

Une vie solitaire mais plaisante. Pour autant, il appréciait véritablement la compagnie de l'aveugle. Il remarqua son hésitation face au foyer. Les images qu'elle avait partagé avec lui revinrent en mémoire. L'incendie. Ses blessures. Sa main frotta son propre visage par réflexe. Il connaissait cette peur. Primale. Il s'approcha d'elle. Son aura gagna en intensité, tant et si bien que rapidement, la pièce dans son ensemble semblait briller d'une lueur douce et chaleureuse en même temps. Le voile réduisit à rien les flammes de l'âtre. Désormais inutiles tant il faisait bon sous l'impulsion de son Cosmos flamboyant. Nul feu. Nulle flamme. Seule la puissance de son aura.
    - Pas une condition. Une nécessité, Aisleen. Il en est de même de leurs enfants. Nous servons nos parents de la même manière. Et nous sommes tous maudit, d'une façon ou d'une autre. Ta cécité en est une preuve. Mes marques une autre. Mon propre frère est l'un des plus fervents gardiens d'Apollon. Et pourtant le Dieu-Loup de Delphes possède lui aussi sa malédiction. Il est dit que les enfants d'Apollon sont sans doute les plus touchés par ces Misères. Pas de soleil sans ténèbres. Apollon est le Soleil. Nous sommes ses ombres.

Sa voix était douce alors même qu'il énonçait une terrible vérité. Esculape avait accepté son sort par le passé. Au même titre qu'Asclépios connaissait les contraintes de sa propre condition.
    - Mais avec l'avènement de ce prochain cycle, il est de notre devoir de veiller. Les Oracles sont les Gardiens du cycle. L'aube d'un autre ère. Qu'importe nos sacrifices, finalement.

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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Dim 23 Oct - 18:57
Là, alors qu'elle se tenait devant l'âtre, la Belle avait acquiescé, comprenait. Et à la remarque du fils du Lumineux Apollon, elle n'avait pu s'empêcher de sourire avec une certaine tendresse. Dans cette nervosité, elle retrouvait un peu d'Esculape. Combien de fois l'avait-elle vu dans cet état lorsqu'ils se trouvaient à proximité l'un de l'autre? Aussi, elle avait toujours pris soin, de ne pas trop le perturber par sa présence lors des leçons. Bien souvent, Aisleen mettait une certaine distance, afin de ne pas le déconcentrer. Pourtant, elle prenait toujours un malin plaisir à le tourmenter gentiment lorsque celles-ci étaient terminées.

"- Tu es exactement comme lui. Esculape n'était pas habitué à côtoyer les gens. Mais je suis parvenue sans le moindre mal à faire tomber ses barrières une par une. Il était charmant, avenant et prévenant..."

Le regard rivé sur l'âtre la Louve eut la surprise de ressentir une autre source de chaleur. Bien différente. Lumineuse et chaleureuse, elle ne dégageait pas la dangerosité du feu. Le doux faciès de la Belle exprima un instant de surprise, avant qu'elle ne tourne la tête en direction d'où il se trouvait. Il approchait, elle le ressentait. La source de chaleur dans la cheminée disparut, pour ne laisser place qu'à l'aura du Dieu Médecin.

"- ...Tout comme toi. Merci infiniment."

Et puis, elle se mit simplement à réfléchir à ses paroles. Une nécessité. Pour quelle raison? Pour leur permettre de se renforcer? Oui sans nul doute. Même eux n'étaient, enfants des Dieux, n'étaient pas épargnés. Et quand elle y réfléchissait, la Druidesse se rendait bien compte de la Vérité de ces paroles. Terrible vérité au demeurant. Les enfants d'Apollon vivaient dans son ombre. Voilà une chose bien horrible à entendre. Un soupir s'échappa de ses lèvres, alors que lentement, elle se rapprochait de lui.

"- Je sais bien que tu as raison, mais je ne peux m'empêcher de trouver cela injuste et cruel. Mais n'est-ce pas ce que sont les dieux? Qu'importe les sacrifices n'est-ce pas..."

Lentement, elle tendait à nouveau les mains en direction du faciès de son interlocuteur.

"- Est-ce que tu veux bien? Si je passe la soirée avec mon ami, il n'est nullement nécessaire qu'il se cache à moi. Car après tout, les amis n'ont pas de secrets l'un pour l'autre n'est-ce pas?"

Sans un mot, la Belle connecta son esprit à celui de son compagnon à quatre pattes. Un instant, elle battit des cils, les iris émeraudes étincelants de vie. A nouveau, Aisleen lui offrit un sourire emprunt de bienveillance, et doucement, délicatement, comme pour ne pas effaroucher la divinité, la demoiselle vint tout simplement glisser le morceau de tissu qui lui recouvrait le bas du visage.

"- Tu es bien plus beau ainsi. Moins...intimidant."

Et la voilà qui fit quelques pas en arrière, prenant alors tout le loisir de l'observer.

"- Dis moi Asclepios, comment les tiens prendraient-ils cette amitié entre une Sainte et un Oracle? J'avoue que j'appréhende un peu si cela devait se savoir. Me considérera-t-on comme une traîtresse à mon camp? Mais je ne la nierai pas. Jamais. C'est, à mes yeux, un bien précieux, que je ne leur abandonnerai en aucun cas."


Il y avait une sorte de résolution profonde et sincère qui brillait dans les prunelles de la jeune femme, accentuant l'éclat de l'émeraude.



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Ven 11 Nov - 9:50
Elle y était parvenue avec Esculape, de cela il n'en doutait pas. Mais il existait une différence majeure entre son hôte et lui-même. Asclépios était la Médecine. Au sens propre comme au figuré. Et la médecine était universelle, ne pouvait souffrir d'aucune frontière. Son garde-fou, c'était précisément la forme reptilienne d'Esculape. A eux deux, ils ne formaient qu'un. L'entité ultime. Le Dieu de la Médecine. Ce dernier perçut son trouble et prit le parti de grimper sur lui, s'enroulant autour de son bras et posant sa tête sur son épaule. Il se mettait ainsi en opposition, entre elle et lui. Comme une barrière, rappelant qu'il fallait tout de même se montrer prudent.

Il reporta alors son attention sur elle. Elle avait ôté ce voile, ce masque. Et par réflexe, son aura avait gagné en intensité avant qu'il ne canalise sa puissance solaire. Même pour lui, cette marque était un fardeau. L'apparence ne lui importait pas vraiment. Cependant cela faisait ressurgir des souvenirs d'une vie qu'il savait révolue. Passée. Et pourtant, lorsque ses doigts frôlèrent de nouveau ces brûlures, sa colère revint. Les Dieux. Ils jouaient depuis la naissance de ce Monde. Et n'étaient pas disposés à calmer les choses. Il haïssait cette façon de voir les choses. Et malgré le respect et l'amour qu'il portait à Apollon, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était pareil aux autres. Etait-ce aussi pour cela qu'il voyageait le plus clair de son temps plutôt que de rester à la tour des Vents ?
    - Navré si je t'ai intimidé.

Il prit sur lui de ne pas se préserver. Mais c'était dur. Il voyait cette détermination, farouche, sincère. Et en fut touché, plus que de raison d'ailleurs. Son cœur s'ouvrait. Esculape siffla. Ramenant Asclépios à lui.
    - Je ne suis pas soumis aux mêmes obligations que les miens. Je dois dire que je ne sais pas comment cela serait prit mais sache que je suis l'esprit même de la médecine. Je ne suis pas un soldat. Et la médecine est universelle. Que pourrait-on me reprocher alors ? Ce n'est pas trahir les idéaux de mon Père que de tisser des liens avec les autres. Tu as plus à craindre que moi, je suppose. Encore que. Rien n'est moins sur.

Peut-être que son nom pourrait la préserver ? Après tout, qui aurait à cœur de contrarier Asclépios alors que la guerre était imminente ? Chaque nation connaissait les préceptes même de ce demi-Dieu. Il avait déjà soigné bien des âmes sans faire de distinction de pays. Maintenant que la pièce était suffisamment chauffé, il retint son don pour en atténuer l'impact.
    - Mais je suis touché d'apprendre que tu ne nierais pas. Je ne te conseillerais qu'une seule chose, en tout cas. Si d'aventure ta route croisait celle d'un Oracle, quel qu'il soit, et que les choses venaient à dégénérer, alors dis-lui que tu me connais. Prie-moi. Et je t'entendrais.

Ce n'était pas des paroles en l'air. Il appréciait cette femme. Plus que de raison d'ailleurs. Et s'il ne se l'expliquait pas, il se refusait de la voir souffrir suite aux actions de son propre clan. Après tout, il était un rempart contre la Mort. Lui, il représentait la Vie. La seule et l'unique.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Ven 11 Nov - 11:37
Elle la ressentit, cette colère qui était la sienne. En était-elle la cause? Etait-ce parce qu'il lui en voulait d'avoir retiré son masque? Un instant elle fut prise de doutes. Avait-elle bien fait d'agir de la sorte? elle avait tort de penser qu'elle se trouvait face à Esculape. Il n'était pas lui. Il fallait qu'elle apprenne à le voir autrement et garder surtout à l'esprit qu'elle se trouvait face à un Dieu. Un soupir lui échappa alors qu'elle reculait de quelque pas. Qu'était-elle, elle, la simple humaine? Qui était-elle pour se permettre d'être aussi familière? Un instant, elle détourna les yeux.

"- C'est moi qui suis navrée. Je ne devrais pas me comporter de la sorte. Je suis désolée si mon geste t'a fâché."

Car oui, la colère qu'elle avait ressentie, s'était manifestée lorsqu'elle l'avait touché. Il ne pouvait lui en vouloir que pour cela. Elle ne voyait rien d'autre. Et puis, il y eut ce sifflement qui lui fit porter son attention sur le Serpent, qui semblait ramener son maître à la réalité. Quel était leur lien? Ce n'était pas la première fois que l'animal s'interposer de la sorte. Alors la jeune femme porta son attention sur son loup, qui portait ses prunelles ambrées sur elle.

* Un soucis?*

* Je me demandais, si tu arriverais à communiquer avec Esculape. Est-ce que parce que tu es un esprit, tu parviendrais plus à l'atteindre que moi?*

L'animal émit un bâillement, avant de s'étirer:

* Je peux essayer, mais je doute qu'il se laisse faire. de ce que je ressens, il trouve vos sentiments inutiles. Je pense qu'à ses yeux, cela empêche Asclépios d'être ce qu'il est réellement.*

* Je crois que je comprends. Merci Bleddyn.*

* De rien mon Elue.*

Et le loup se recoucha, lové en boule sur lui-même, gardant un œil rivé sur elle, l'autre se fermant. Elle eut un sourire aux mots du divin, allant simplement s'asseoir sur le lit, alors que son charmant faciès prenait une mine songeuse:

"- Tu parles de tisser des liens avec les autres, et pourtant, il semblerait que ton protecteur érige constamment une sorte de barrière. Comme pour te protéger. Mais de quoi as-tu donc peur Esculape?" Et malgré le fait que son esprit était coupé de celui du Loup, elle porta clairement son attention sur l'animal comme pour chercher à comprendre. "Mais je pense que j'aurais plus à craindre que toi si jamais notre amitié venait à se savoir. Je n'ai pas honte d'elle, j'en suis même plutôt fière. Après tout, ce n'est pas tout le monde qui peut se targuer d'avoir appris quelque chose au Dieu de la Médecine."

Elle avait prononcé ces mots sur un ton léger et espiègle, offrant à l'Oracle un sourire taquin.

"- En tout cas je prends bonne note de ton conseil concernant les tiens, et je t'en remercie. Mais promis, si jamais les choses devaient mal se présenter, je n'hésiterai pas à faire appel à toi. Je ne pas malheureusement pas te promettre la même chose. Je suis placée bien trop bas dans l'échelle de la Chevalerie pour avoir un quelconque pouvoir sur les choix de mes supérieurs. Mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider. Tu as ma parole."

On frappa à la porte. La jeune femme se redressa aussitôt avant d'aller ouvrir. Leur repas. Elle prit le plateau et remercia gentiment avant de refermer derrière elle, se dirigeant en direction de la table qu'elle avait vu plus tôt. Elle pouvait sentir l'odeur de la viande. Du bœuf visiblement, en sauce. Qui se mélangeait avec le pain frais, ou encore celui des légumes qui accompagnaient tout cela.

"- Je sais pas pour toi, mais j'ai une faim de loup, et de ce que je sens, ça à l'air plutôt bon. Tu viens?"

Elle s'assit, guettant l'approche du Dieu de la Médecine.





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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Ven 11 Nov - 18:34
Une barrière ?

De l'index, il caressa la partie se trouvant sous la gueule triangulaire du reptile, cherchant à comprendre ce que voulait dire Aisleen. Bien qu'aveugle, sa connexion avec l'esprit lupin lui permettait de prendre en considération le moindre détail. La moindre ouverture. Elle deviendrait une sacrée guerrière, il n'en doutait pas. Esculape frôla sa conscience. Il observait lui aussi. Et ne comprenait pas pourquoi les émotions humaines étaient si complexes. En un sens, Asclépios partageait son point de vue. Les émotions étaient parfois si compliquées, si conflictuelles aussi. Il savait qu'il s'agissait là d'une des raisons pour laquelle il existait tant de guerre.

Finalement, il apaisa le serpent, le laissant redescendre au sol. Pendant leur échange muet, Esculape lui avait fait part d'une tentative de connexion du loup à son propre esprit. Evidemment, le reptile était resté silencieux à la requête. Mais il préférait en référer à son maître. Asclépios comprenait la curiosité de la druidesse. Après tout, sa relation avec Esculape différait de tout ce que les gens voyaient et connaissaient d'ordinaire. Et ce n'était pas sans raison.
    - Je peux répondre à sa place, concernant ce sujet. Mais avant, j'accepte volontiers ta proposition.

Il s'approcha d'elle, se posant à proximité de la demoiselle. Un sifflement à proximité lui rappela que son allié n'était jamais loin. Cela le fit sourire. Sourire qui disparut presque aussitôt. Il attendit que le partage se fasse, tandis qu'il réfléchissait à la meilleure façon de faire comprendre à la belle la raison de cette sauvegarde. Il se décida enfin.
    - Merci. Comme je te l'ai dit, le corps d'Esculape a été préparé pour accueillir ma conscience. Toutefois, il y a des limites à ce qu'un corps peut emmagasiner comme énergie. Cet Esculape là, il est l'autre partie de ma connaissance. De ma force. Je vais te révéler un secret, très chère Aisleen. En remerciement de ce que tu as fait pour moi - pour lui - alors que je n'étais encore qu'un humain. Esculape et moi ne formons qu'une seule et même entité. Il est mon garde-fou. Les sentiments peuvent influencer les décisions. En bien ou en mal. Il est là pour me permettre de garder la tête froide et de toujours agir pour le bien des autres. Là réside ma seule raison de vivre. Préserver les âmes et permettre au prochain cycle de faire son apparition.

En écho à ses propos, le serpent sortit de nouveau des ombres. Ses yeux luirent. Au même instant que ceux du Dieu de la Médecine. Leur deux consciences se mêlèrent. Et l'espace d'un bref moment, il s'unirent pour laisser apparaître la véritable forme de celui qui était Asclépios. La forme, une simple illusion pour ne pas attirer l'attention, s'effaça en quelques secondes. Le médecin n'avait pas bougé d'un iota.
    - Il est ma plus grande force. Et ma plus grande faiblesse. Toi qui est une fille de la Nature, tu dois comprendre ce que tu viens de voir, n'est-ce pas ? Après tout, ton propre esprit est attaché à celui d'un Loup.

De la main, il désignait celui qui restait lové docilement. Il suivait la scène mais ne bronchait pas.
    - Je suppose que tu sais désormais ce qui effraie mon compagnon.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 12 Nov - 13:56

* Tu vois, je te l'avais dis. Même avec moi il refuse de communiquer. Bah c'est un serpent.*

Un sourire amusé s'afficha sur le minois de la jeune femme quand son compagnon l'informa de l'échec de sa tentative de discussion avec Esculape. Décidément, le sang-froid ne semblait guère très ouvert à la parole. Bleddyn s'approcha alors d'elle. L'énorme animal posa une patte sur la cuisse de la Belle, alors que leurs regards se croisaient. La Sainte et le Loup étaient en parfaite symbiose. Cela se voyait, se sentait. Ils formaient un tout.

* Je pense que ma vision des choses est correctes. Je peux me tromper bien évidemment, mais, Aisleen, que te dis ton instinct? Ne t'ai-je pas dis de te laisser guider par lui?*

La jeune femme se pencha alors jusqu'à ce que son front ne vienne toucher celui de la Bête. Au même instant, leurs yeux se fermèrent, et les doigts de la Sainte se mirent à caresser la blanche fourrure de son compagnon avec affection.

* Je sais bien.*

* Mais c'est parce que ça le touche lui, c'est ça?*

Elle se contenta d'acquiescer, lui accordant une dernière caresse avant de se redresser et de porter son attention sur Asclépios. Un sourire lui fut accordé, et elle avança vers lui son assiette ainsi que le godet de bière. Et c'est alors qu'il prit la parole. Même si elle ne le démontra pas, elle fut touchée qu'il lui révèle, à elle, une Sainte, ce qui pouvait être considéré comme sa plus grande faiblesse.

* Aisleen, faut que tu vois ca.*

La seconde suivante, elle pouvait observer le spectacle qu'offraient l'Oracle et Esculape. Un instant, un petit frisson lui parcouru l'échine. Pas de crainte non, mais parce qu'elle ressentait pleinement la véritable puissance du Dieu. Elle demeura quelques instants silencieuse, avant de s'accouder à la table, joignant ses mains sur lesquelles elle laissa son menton reposer.

"- Je suis honorée par cet acte de confiance que tu m'accordes, à moi, une Sainte. Vraiment, et tu as ma parole que jamais je n'en parlerai à qui que ce soit. Car comme tu l'as dis, si cela est ta force, c'est également ta plus grande faiblesse. Et jamais, au grand jamais, cela ne doit se savoir. Ce lien qui vous unie, je suis la mieux placée pour le comprendre, mais à la différence de toi, Bleddyn est vraiment une entité à part entière, il n'y a rien de moi en lui. C'est en quelque sorte, mon conseiller. Sur le champ de bataille, il est mes yeux. Au sens propre du terme. Mais s'il ne devait pas être là, je saurais quand même me défendre ou attaquer, j'ai veillé à ce que mon entraînement porte essentiellement là dessus: le développement des sens, pour compenser la perte de l'un d'eux."

La jeune femme porta alors son attention sur Esculape:

"- Je suppose qu'il a tout simplement peur que tu te laisses aller à avoir des émotions. L'être humain est ainsi fait, il dispose de forces et de faiblesses. Mais je suppose que pour le Dieu que tu es, les faiblesses ne sont pas admises. Pourtant, n'est-ce pas l'Amour des hommes qui te pousse à nous venir en aide Asclépios? Alors pourquoi ai-je le sentiment qu'Esculape me considère comme une possible faiblesse?"



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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 12 Nov - 17:24
L'Amour des hommes. Oui, c'était là une chose qui avait une grande importance à ses yeux. Il était évident que la druidesse avait comprit l'importance d'Esculape dans sa vie. Pour autant, une chose lui échappait encore. Pas étonnant étant donné la complexité de l'affaire. En dépit de son statut de Dieu, Asclépios s'était toujours considéré comme Homme avant tout. Il n'avait obtenu ce cadeau en guise de compensation. Grâce à Apollon. Afin de mettre fin à un cycle de représailles inutile. Pour autant, jamais il ne s'était considéré comme un égal des autres déités. Même pas de ceux que l'on considérait comme mineur.
    - Je crains que tu ne sois dans l'erreur quant aux raisons réelles d'Esculape. Tout comme dans l'idée que tu te fais de ce que j'appelle "faiblesse". Ressentir des émotions n'est pas un problème en soi. Il ne faut seulement pas qu'ils soient une gêne lorsqu'il faut agir. Dans mon domaine - notre domaine - nous sommes confronté à la mort et à la souffrance au quotidien. Il est difficile de garder la tête froide. Difficile d'agir si l'on est submergé par les sentiments.

Combien d'enfants, combien d'innocents avait-il vu mourir. Combien de décision avait-il prit pour le bien de tous mais qui avait nécessité d'employer des moyens drastiques ? Ce genre de décisions, il fallait les prendre en toute bonne foi. Faire en sorte que la raison ne soit pas parasité par la peur. Par la peine. Par la colère. Et il était presque impossible de rester indifférent. Il en savait quelque chose. Hors, Esculape jouait précisément ce rôle pour lui. Deux faces d'une même pièce. Deux parties d'un seul être.
    - Pour lui tu n'es pas une faiblesse. Seulement un potentiel obstacle entre nous et notre mission. J'en suis navré.

Esculape siffla, confirmant les dires de son maître. Cela chagrinait Asclépios de devoir admettre ce fait. Pour autant, il avait été clair sur un point : il s'agissait là de l'avis d'Esculape. Pas du sien. Et pour cause.
    - Je vais préciser ma remarque. Tu parles de moi comme un Dieu alors que je ne suis au départ qu'un simple demi-Dieu. Une nuance importante s'il en est, surtout dans ces circonstances. Vois-tu, ce corps, cette pensée, moi ? Il s'agit de ma partie humaine. Mes émotions. Mes sentiments. Ce qui fait de moi un Homme. Esculape est la personnification de mon côté divin. Pas d'émotions futiles. La seule logique. L'instinct. Nous aimons les Hommes plus que tout. C'est pour cela que j'ai été châtié. Et c'est parce que nous les aimons que je me dois de rester maître de mes émotions. Car si ces derniers venaient à me déborder, je ne serais plus capables de faire appel à mon don.

Il se confiait à elle. En prenant un risque considérable puisqu'il s'agissait là de son secret le plus absolu. Si les émotions devenaient trop fortes. Si elles inondaient ses barrières, alors le Dieu de la Médecine pourrait perdre une partie de son pouvoir. Un pouvoir basé sur l'espérance et l'amour. Car de tous, il était finalement à la frontière entre la Vie et la Mort.
    - Il ne veut simplement pas que je disparaisse.

Esculape s'enroulant autour de lui, de son bras. Du museau, il caressa la joue de son maître. Alors il s'autorisa à porter le regard vers l'esprit du Loup. Il s'autorisa à abaisser les barrières qu'il maintenait presque en permanence. Et la Voix d'Esculape inonda les deux esprits face à lui. Forte, puissante. Comme il l'avait fait avec la Druidesse quelques années auparavant.
    Je suis son ultime défense. Il est le Protecteur des Hommes. Rien ne doit jamais l'entraver. Ni les frontières. Ni les émotions. Ni les hommes eux même. Je suis sorti de mon silence pour que tu comprennes l'importance de ceci. Druidesse. Tu es la seule humaine à qui je me sois adressé, par deux fois. Cela signifie que tu es loin d'être une faiblesse à mes yeux. Pourtant, même à toi je ne saurai permettre d'être une distraction.

Ses yeux luirent de nouveau. Un avertissement et un compliment en même temps. Asclépios soupira. Esculape ne changerait jamais. Mais il était temps de faire en sorte qu'il aille se reposer. D'un geste, il libéra son Cosmos. Le corps d'Esculape irradia un bref instant avant de disparaître. Transporté ailleurs pour le moment.
    - Pardonne-le, je te prie. Il ne nous embêtera plus ce soir.

Il était peiné. Mais savait que le reptile avait raison.
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Message Re: [Mi-Août 550] Sur les pas d'un être cher (PV Asclepios)   Sam 19 Nov - 17:53
Oh, elle avait écouté, avec la plus grande attention. Quelque part, elle se sentait honorée. Honorée qu'il s'ouvre à elle de la sorte, se confiant sur ce qu'il était, sur la tache qui était la sienne, et sur ce qu'elle représentait, quelque part pour lui. Un obstacle, qui pourrait l'entraver, et le laisser aller à des sentiments auxquels il ne devait pas s'abandonner. La Sainte ne réagissait pas, comprenait mieux à présent ce qu'il en était. Pourtant, plus que ses mots, c'était le regard qu'il lui portait qui la blessait. Ce mélange de chagrin et de peine. Elle ne voulait pas inspirer la pitié, ne l'avais jamais voulu. Alors par fierté, elle se para de ce masque qui ne laissait pas transparaître la moindre de ses émotions.

Lorsqu'elle sentit son esprit effleuré par Esculape, la jeune femme aurait voulu dresser des barrières pour que jamais il ne puisse l'atteindre. Que croyait-il? Qu'il pouvait communiquer avec elle que lorsqu'il le désirait lui? Certes, elle pouvait se sentir honorée qu'il s'adresse à elle de la sorte à nouveau. Pourtant, en cet instant, elle n'en avait que faire.

* Nul besoin de te justifier. J'ai parfaitement compris. Et ne t'en fais pas, d'ici à demain, la distraction que je suis ne sera plus là. Je ne voudrais en aucune manière vous soustraire du droit chemin qui est le vôtre, et de vous empêcher de mener à bien votre mission. Loin de moi, pauvre humaine que je suis, cette pensée. J'ai moi-même mon propre destin à tracer. *

Aisleen s'était exprimée avec calme, comme l'avais fait le serpent avec elle, et elle ne doutait pas qu'il transmettrait ses paroles à Asclépios. Une prunelle mordorée l'observait, alors que la lourde tête du loup se poser sur sa cuisse en signe de réconfort. Elle observa l'animal disparaître du coin de l’œil, semblant soudainement intéressée par ce qui se trouvait dans son assiette. Son appétit s'était envolé. Pourtant elle devait donner l'illusion que...

"- Il n'y a rien a pardonner puisque tout a toujours été parfaitement clair depuis le commencement entre lui et moi."

Elle offrit un sourire, qui, elle l'espérait, apaiserait ses craintes. Soudainement, elle se sentait las et fatiguée, aurait voulu lui hurler combien elle trouvait cela injuste et cruel. Mais après tout, c'était ainsi que la vie était faite. Injuste et cruelle. Silencieuse, elle picora donc dans son assiette sans grande conviction. Comment pouvait-on vivre de la sorte? Ne pas se laisser dicter par son instinct ou ses envies. Comment pouvait-elle le concevoir, elle qui avait toujours agi de la sorte? C'était là quelque chose de perturbant.



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