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 [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?

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Message [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Sam 8 Oct - 23:21
    Le lion d'or était épuisé. Physiquement vidé. Le trajet depuis l'endroit où il avait rendez-vous avec Hakon était assez loin du Sanctuaire. Mais le Mérovingien n'avait pas ménagé sa peine pour rentrer. Il n'avait que peu dormi sur cette semaine de route et avait voyagé à bride abattue. Poussant une nouvelle fois son corps dans ses limites. Il n'était pas aussi vidé que lorsqu'il était revenu d'Asgard pour la première fois, les nouvelles étaient moins sinistres et la route moins longue. La fatigue était donc moins importante que lors de cette expédition mais elle se faisait sentir sur le corps et l'esprit du lion. Il avait besoin de repos. Mais contrairement à la première fois, il avait cette fois une autre raison de rentrer si vite au Sanctuaire. Il ne voulait pas laisser plus longtemps Nimue seule en prison. Certes, il avait fait passer son devoir avant elle, avant eux, et il ne regrettait pas ce choix. Même s'il commençait à douter de la finalité, il était un soldat.

    Sur la route du retour, il avait eu le temps de repenser à tout ce que lui avait raconté Hakon. Il avait tourné dans son esprit cette histoire d'alliance avec les spectres et les hommes de la mer. Non, il n'y croyait pas. Il ne l'avait pas dit à Beta, mais il pensait suffisamment bien connaître les marinas, du moins, son destin semblait lié vaguement avec celui d'Ariane, qui a l'heure actuelle n'était plus une générale mais l'avait été longtemps mais surtout avec celui de la sirène maléfique. Elle, elle lui aurait parlé de ça, elle lui aurait dit. Il chassa donc cette idée et mit ça sur le dos d'une des fourberies de Liao. C'était bien son genre, du peu qu'en savait le lion d'or, de se faire passer pour l'allier des spectres pour éviter les problèmes plutôt que d'aider les ases qui n'avaient rien à lui apporter. Fourbe oui, fou non.

    Le lion, de retour donc dans les terres sacrées de la déesse, avait rapidement traversé Athènes pour Rodorio, le petit village à l'entrée Sanctuaire. Il y avait passé beaucoup de temps et il connaissait bien cet endroit. En particulier ces tavernes. Il y avait passé son enfance, à rêver de la gloire perdu de son sang et de la vie qu'il n'aurait jamais. À boire des canons et à se battre comme un ivrogne. Au grand dam de son maître. Mais le vieil homme aille au diable. Childéric était fier de l'homme qu'il était devenu, malgré tout. Perdu dans ses pensées, il remarque à peine la crinière rousse qu'il avait aperçue du coin de l'oeil encerclé par quelques gardes qui semblaient la remmener vers la sortie des terres sacrées d'Athéna. Sa mâchoire s'ouvrit et il resta là planté en plein milieu pendant quelques secondes. Quelqu'un lui rentra alors dedans et commença à l'insulter, et se tut quand il remarque l'armure d'or. Pour lui seulement, il murmura le nom de son aimée.

    Il fendit alors la foule rapidement et se présenta devant le groupe de garde. Son rang de chevalier d'or ne lui avait jamais semblé aussi utile et précieux qu'à ce moment. Sans autre aucune forme de procès, il releva la patrouille entière, leur donna quelques pièces et leur dit d'aller boire des coups à la taverne en son nom. La nouvelle fut relativement bien accueillie par les hommes qui ne demandèrent pas leur reste et le lion adressa alors un petit clin d'oeil complice à Nimue. Si seulement il savait... Il garda alors son aspect sérieux de chevalier d'or escortant une prisonnière, mais il savait parfaitement où ils allaient. La maison devait encore être à l'abandon et ne pas avoir trouvé de nouveau propriétaire depuis. Après quelques petits tournants, le couple finit par arriver dans une ruelle et le lion invita la jeune femme à rentrer dans une maison.

    Elle était pleine de poussière et sentait le renfermé, elle n'avait pas été visité depuis longtemps. Le verre explosé de la dernière fois y était toujours sur le sol. Il faudrait juste qu'il évite le jardin. Childéric était sûr que Rahi ne lui en voudrait pas d'utiliser ainsi sa demeure. Il était même certain que ça devait l'amuser de l'au-delà. Car oui c'était dans l'ancienne demeure du feu chevalier d'or de la vierge que le Mérovingien avait emmené Nimue.

    « - Eh bien, tu as meilleure mine sortie de prison tu sais. Je suis content d'avoir réussi à revenir à temps. »

    Et le lion d'or tendit alors sa main vers la jeune femme....


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 11:25
Toujours rien







Le Grand Pope lui avait autorisé de quitter les lieux, après une curieuse conversation avec lui, ponctuée de sous-entendus, de révélations et d'un peu de vin. In vino veritas. Avant d'être escortée par tout un groupe d'hommes armés, la belle avait eu le droit à un dernier égard de la part de cette vieille Prêtresse qui avait pris si soin d'elle : l'entraînant derrière un paravent, elle l'avait poussé à se changer et à revêtir un habit qu'elle reconnut presque aussitôt et qui lui serra le cœur. Cette magnifique robe noire achetée lors de leur sortie avec Ainia, Silas et Childéric. Ses doigts s'étaient attardés sur la douceur de ce tissu, des entrelacs de fils d'or qui composaient le bustier, des manches vaporeuses… tout ceci ne fit qu'éveiller la mélancolie dans son cœur déjà vacillant. Au moins la noirceur du vêtement traduirait son humeur, en plus d'affiner son corps qui, elle le savait, allait peu à peu changer. Pour accueillir la vie. Une fois affublée de cette mise sombre qui contrastait d'une manière si saisissante avec l'éclat vif de sa chevelure ou de sa peau d'albâtre, Nimuë remercia cette drôle de femme, s'apprêta à quitter les lieux quand, encore, elle l'arrêta. Un soupir lui échappa, ce qui amusa la vieille dame. Celle-ci tenait absolument à donner un dernier coup de peigne et le glisser dans sa chevelure, relevant une mèche derrière son oreille. Une sirène sculptée avait ainsi pris place, trônant dans un océan écarlate. Et dans ses bras, l'habit rouge et blanc du Légat, celui qui avait servi à envelopper Celtos.

La descente fut longue et silencieuse. Une aubaine pour la jeune femme qui avait ainsi le temps de réfléchir à la suite. Enfin, de cela la belle avait eu tout le temps de le faire enfermée dans sa cellule mais elle devait se l'avouer, maintenant qu'elle était « libre », ses maigres résolutions faites dans les ténèbres des prisons s'étaient envolées. Devait-elle attendre Childéric ou continuer son chemin jusqu'au Cap Sounion où le Légat l'attendait sûrement ? Elle avait cette odieuse impression de revivre ce qu'elle avait déjà vécu, lorsqu'elle s'était enfuie du Sanctuaire. Et traverser le Temple vide du Lion ne l'aida en rien à se calmer. Ses mains se portèrent à son ventre tentant toujours de ressentir quelque chose, même un léger signe. Un petit rien.

Sans s'en rendre compte ils finirent par arriver au seuil du village blanc. À leur approche les habitants s'écartaient à la fois interpellés et curieux. Mais aussi un peu effrayés. Nimuë baissa les yeux pour ne pas en lire davantage. Elle avait déjà bien assez à supporter comme ça. Or très vite, une grande ombre s'étira devant eux. Nimuë, en redressant la tête, sentit son cœur s'affoler dans sa poitrine. En voyant le visage de Childéric, elle ne sut contenir sa joie qui s'installa en un beau sourire sur son joli minois. Très vite occulté quand la réalité lui revint en mémoire. Sans dire un seul mot la Sirène suivit le Lion, adoptant un air grave et une attitude détachée. Ses sourcils se froncèrent quand ils bifurquèrent dans une ruelle et qu'ils entrèrent dans une maison abandonnée. Ses yeux pers se promenèrent un long moment dans la pièce où ils se trouvaient. La voix du Prince déchu la fit légèrement sursauter. Son regard évita de se poser sur le jeune homme, faisant mine de s'intéresser aux alentours. Y notant, au passage, quelques points troublants.

« La liberté, sans doute. » Répondit-elle laconiquement et d'une voix étrangement éteinte. « Il s'en est fallut de peu… quelques secondes près et tu... »

Elle finit par voir cette main tendue et s'interrompit, hésitante. Quelques instants plus tard et le schéma qu'ils avaient connu aurait pu se répéter. Encore. Un lueur d'inquiétude et de tristesse flotta dans ses iris. Un pas, puis un second et la belle finit par briser la distance qui les séparait pour s'échouer entre ses bras. La Sirène resta ainsi, sans bouger durant de très longues secondes. Qui avaient un goût d'éternité. Cela lui fit du bien.

« Tu as l'air épuisé Childéric. Tu devrais te reposer, t'asseoir. Mais, où sommes-nous au juste ? »


Le questionna t-elle en levant son faciès vers lui pour enfin l'observer. Contre sa gorge, l'anneau du Saint reposait. Une note froide contre sa peau. La douleur glacée de l'amour, de l'eau qui gèle. La mise en garde d'Akritès crispa la jeune femme qui se recula pour se diriger vers les fenêtres obstruées qu'elle repoussa, faisant entrer la lumière avec force. Encore, ses mains finirent par se poser en travers de son ventre. L'habit du Légat encore pendu à son bras.

Toujours rien.





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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 13:42
    La robe... elle rappela de nombreux souvenirs au lion d'or. Le retour d'Ainia notamment, de nouveau disparu et cette fois, c'était sûrement pour de bon. Elle n'était pas parti simplement tenir le rôle de disciple d'Héléna. Mais c'était aussi une des rares journées « normales » qu'ils avaient eu le loisir de passer. Oh certes, les choses étaient bien différentes à l'époque. Que ça soit entre le lion et la sirène ou pour tout le reste. D'ailleurs... elle n'était pas encore la sirène à cette époque. Le lion jeta alors un regard plein de nostalgie à la jeune femme. Et il se frotta les yeux de son autre main. Oui, ça ne devait pas être difficile à voir, il était fatigué. Épuisé même. Et un autre souvenir lui revient alors en mémoire. Il accueillit la jeune femme dans ses bras avec un certain soulagement. Il referma ses bras autour d'elle et ils restèrent là silencieusement quelques secondes, puis il retira ses bras et il regarda la jeune femme s'approcher des fenêtres.

    « - C'est la maison d'une étoile qui est tombée. Ça le ferait rire de nous voir ici je pense. C'était chez Rahi, si tu te souviens de lui. »

    Le lion s'étira alors de tout son long et il frôla le plafond du bout des doigts. Parfois, il oubliait à quel point il était grand. Il regarda alors légèrement par la fenêtre et laissa le soleil inonder la pièce. L'air enfermé sortait déjà et ça ferait du bien à leur petite entrevue. A vrai dire, le lion avait quelques petites choses à dire à Nimue. Seule avec lui-même aussi longtemps, il n'avait pas fait que penser à ce que lui avait dit Hakon et aux informations qu'il avait ainsi récupérées. Certaines choses qu'il avait oubliées lui étaient revenues en mémoire et il allait les partager avec sa belle. Chose rare, le lion d'or allait se livrer. Mais il fallait bien, s'il devait construire quelque chose ensemble, il devait se faire confiance. Il prit une profonde inspiration et se lança :

    « - Fatigué hein ? Oui, je n'ai pas dû dormir plus de deux heures par jour depuis une semaine, je ne voulais pas te rater encore une fois. Pour une fois, il semblerait que les étoiles nous sourient non . Mais tu sais à quoi tout ça me fait penser ? À mon retour de ma première mission à Asgard, quand je t'ai trouvé, dans ton sang et tes roses en descendant de chez le Pope. Et que nous sommes baignés et que tu m'as offert l'hospitalité pour la nuit ? Eh bien, je suis à peu près dans le même état de fatigue. Mais je ne voulais pas te rater. »

    C'était vrai, son devoir l'avait déjà amené loin d'elle alors qu'elle aurait eu besoin de lui. Mais que pouvait-il faire contre la volonté de la déesse et de ce devoir sacré qu'il s'imposait ? C'était sa charge, sa vie, son rôle. Par contre, il avait oublié quelque chose d'important, et c'est quelque chose qu'il lui était revenu à l'esprit durant ce voyage. Quelques choses d'importants, qui changeait la définition du soldat.

    « - J'ai eu beaucoup de temps pour penser durant mon voyage, toi aussi je suppose... J'ai quelque chose à dire, je sais que je vais sûrement mal m'y prendre mais tant pis. J'aurais dû être roi, mais je ne suis qu'un soldat. Mais il y a quelque chose que ces deux rôles ont en commun, quelque chose que j'avais oublié. Le roi veut protéger son royaume et ses sujets. Le soldat ses terres, sa maison, ses biens, sa femme et ses enfants. Il protège ce qui lui appartient. Le soldat peut être égoïste. Mais avant, la seule que j'avais, c'est cet anneau autour de ton cou. Maintenant, je ne nous ai nous. J'ai quelque chose d'autre que mon devoir et mon rang. Quelque chose qui n'est qu'à moi... qu'à nous ! »

    Et le lion se tut doucement. Ses yeux verts, criant son humanité, sa faiblesse et son tiraillement à la jeune femme qu'il aimait. Tous les deux, ils allaient au-devant de difficulté incalculable. De souffrance bien plus grande encore. Mais le lion avait fait son choix, tout ça en valait la peine. Il le savait, ça serait difficile et que peut-être, il échouerait. Mais il voulait essayer. Il avait enfin quelque chose qui n'était pas sa charge. Le temple dans lequel il vivait n'était pas le sien, il avait cette armure qui n'était pas à lui. Le temple et l'armure étaient déjà là des millénaires avant lui et seraient là des millénaires après. Mais ça, ça, ce ne serait qu'à eux et rien qu'à eux !


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 14:42
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Une étoile tombée. Nimuë avait la vague impression qu'autre chose s'était déroulé ici, de lourd, chargé de ce sentiment que la Sirène Maléfique inspirait à ses victimes : Désespoir. Rahi. L'ancienne Vierge, oui, ce nom lui évoquait quelque chose, il faisait parti des « vétérans » au temps où elle-même était encore Sainte. Ils n'avaient pas réellement eu l'occasion de se parler ni de faire connaissance, mais un astre se décrochant de la trame des cieux était toujours un spectacle bien triste. Mort, lui aussi. Une petite moue de dépit effleura ses lippes tandis qu'elle observait la danse de la lumière au dehors. L'air était plus frais et chargé des effluves du jardin. Une note dissonante alla titiller ses narines, la faisant froncer des sourcils. Mort. Alors elle se retourna vers le chevalier d'Or qu'elle observa sombrement. Oui, sans doute avaient-ils enfin un peu de chance. Elle voyait bien qu'il était éreinté, mais tenu éveillé et alerte par… quelque chose. Le sentant hésitant, Nimuë s'interrogea : qu'essayait-il de lui dire ?

« Je me souviens oui... » fit-elle d'une voix traînante en fermant les yeux pour se remémorer cette scène. Mauvaise idée puisque le rouge s'imposa avec une force telle qu'elle serra ses bras autour de sa personne, comme si elle avait été prise d'un long frisson. Insidieuse froideur. « Pas une deuxième fois hm ?... »

Sa gorge se serrait et une fois encore son regard se fit plus fuyant. Soldat. L'allusion au temps, au temps passé à penser la fit vaguement sourire. Oui, et non en fin de compte, au moins pour elle. Perdue en plein cœur de sa cellule, si proche du vide et de l'immensité de la mer et du ciel, là, qui avait été à porté de main, des allers et venues des autres n'avaient laissé que de nouvelles blessures, espoirs ou doutes chez elle. Si bien qu'elle ne savait plus très bien quoi en penser. Sa discussion avec Orion avait été dure, le conseil qu'il lui avait fait… et puis il y avait eu le Cinabre et son Feu. Ses mains froissèrent le tissu rouge et blanc du Légat.

« En commun ? »

Répéta t-elle, intriguée tout en redressant sa tête rousse, le regard plein d'incertitude et d'une vague lueur d'espoir. Qu'essayait-il de lui avouer ? Protéger ce qui lui appartenait, au soldat ? Il était vrai qu'un tel être n'était pas un dépossédé. Mais un Soldat d'Athéna ? Les mots d'Akritès revenaient pour souffler les braises. Ravivant une vive douleur. Ses doigts allèrent effleurer l'anneau qu'elle portait autour du cou. Là où avait siégé un autre bijou, rouge.

« Et ta foi, et Athéna ? » murmura t-elle sans y réfléchir, les mots lui échappant. « Une femme… un enfant... nous. »

Une raison de s'accrocher. Il avait fait son choix. Comme elle avait fait le sien. Avec douceur, la belle s'approcha, non sans hésiter. Ses mains allèrent cueillir celles du géant aux cheveux d'or pour les placer sur son ventre. Ses yeux pers tombèrent dans ceux, pleins de cette humanité qu'elle aimait tant voir chez lui, afin de capter son attention, qu'il y voit toute sa détresse. Son tiraillement à elle aussi.

« Childéric... » Ses mains tremblaient, se nouèrent plus fortement autour de celles du Lion. « Je... »

C'était difficile. Elle se sentait perdre pied, sa gorge se serrer. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure, inspira un bon coup pour se donner du courage.

« J'attends un enfant de toi. »

Ces mots étaient enfin sortis. À ses oreilles ils sonnaient comme une fatalité, un nouveau poids qu'elle allait lui incomber.

« Je… je l'ai compris il y a peu. Quelques jours après que tu sois parti, en fait. C'est Orion qui m'a ouvert les yeux. Je… voulais rien te dire, te préserver de… je ne sais pas. Mais je ne le peux pas. Comme je ne peux pas t'imposer… ça. »





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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 15:51
    Évoquer la mort de Rahi n'était pas forcément la meilleure idée qu'avait eue le lion d'or, il vit la sombre passé sur le visage de son aimée. Il oubliait parfois qu'il n'avait pas le même rapport avec la mort. Le lion l'avait accepté, peut-être trop bien, elle faisait partie de sa vie depuis sa naissance, depuis qu'il n'avait que quelques jours. Il avait toujours été dans son ombre et le serait toujours. Il l'avait accepté. Nimue, c'était autre chose, elle luttait contre son emprise. Ils étaient les deux faces d'une même pièce : celle qui luttait pour la vie et celui qui luttait pour la mort. Mais avec elle, il commençait à comprendre que la mort n'était pas la seule finalité. Un long voyage, mais un voyage qu'il ne ferait pas tout seul. Il vit qu'elle était mal à l'aise avec quelque chose quand elle posa ses propres bras autour d'elle pour se protéger du monde, pour se réconforter, alors que c'était à lui de la prendre dans ses bras à lui à ce moment-là...

    Elle lui posa alors, quelque temps après, une question qui le remua. Sa foi et Athéna... Le libre arbitre ! C'était ça la clef. Il pouvait faire le choix d'accomplir son devoir et de protéger celle qu'il aimait et son histoire. Ce n'était qu'à lui et il ferait en sorte que ça ne rentre jamais en contradiction avec son devoir. De plus, il avait maintenant une raison supplémentaire pour revenir en vit de ses missions, de ses combats. De lutter, de combattre pour sa vie et non pour sa mort ! De combattre sa bête pour garder son humanité. Oui... Le libre arbitre, c'était ça qui articulait tout. Il était de toute façon, intimement persuadé qu'Athéna savait. Elle n'avait pu que le voir quand elle avait répondu à son appel à l'aide et qu'elle l'avait encouragé. Malgré l'ordre terrible qu'elle lui avait donné et qu'il avait exécuté. Il s'en voudrait toute sa vie durant.

    Il regarde avec interrogation la jeune femme s'approcher de lui et prendre ses mains. Elle avait quelque chose à lui dire. Quelque chose de grave. De sérieux. Il se demandait bien ce qu'elle pouvait lui dire. Il s'attendait au pire, qu'avait-il bien pu se passer dans cette prison ? Bien des choses... Et les mots sortirent alors de la bouche de la jeune femme. Le lion vit alors un violent flash de lumière devant ses yeux. Le sol se déroba sous ses pieds il tomba à la renverse et lâcha ainsi les mains de Nimue. Il resta là interdit sous le choc. Il avait bien entendu ce qu'elle avait dit . Il n'avait pas rêvé, c'était vraiment ça qu'elle venait de lui dire . Pourtant il n'avait... qu'une seule fois ? Et pourtant. La bouche grande ouverte il la regarda surpris, choqué, comme il ne l'avait jamais été dans sa vie. Il écouta la suite de ce qu'elle avait à lui dire. Orion, il n'était donc pas mort ?

    Un enfant ! Un enfant ! Difficilement, le lion se relava. Il posa alors ses mains sous les bras de la jeune femme et la souleva alors dans les airs un grand sourire sur le visage. Puis il la reposa alors et posa sa main sur son ventre. Il essaye d'abord de parler, mais... aucun mot ne sortit de sa bouche. Bien trop choqué encore. Il se recula alors attrapa une chaise pour s’asseoir. Il était heureux, il ne savait pas trop pourquoi, mais il était heureux. Mais la réalité et la logique reprirent trop rapidement leur droit sur l'esprit du lion et l'allégresse laissa vide place à la réflexion. C'était à eux, mais nombreux seront ceux qui verront ça dans un mauvais œil. Mais plus que tout le reste, maintenant, il avait vraiment quelque chose à protéger, qu'importe le prix.

    « - C'est de ne pas me le dire qui aurait été me faire du mal ! Je n'ai jamais rien eu... Mais tu me donnes tellement ! Je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie ! Aussi humain en réalité ! »

    Et la jeune femme pouvait le voir dans les yeux du lion, le jaune qui s'était mêlé au vert d'origine de ses yeux se faisait moins voyant, moins puissant. Plus humain. Il était soulagé d'un poids et il redécouvrait étrange le reste du monde, sans ces coups de griffes portaient toujours contre son cœur. La bête était rassasiée.

    « - Mais nous devrons le protéger du monde ! »


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 16:44
Famille






Sans crier gare le Lion alla choir sur le sol avec fracas, laissant une Nimuë toute pantoise. Déboussolée. Ses mains s'étaient échappées d'entre les siennes pour ne frôler rien d'autre que le vide. Néant. Ses doigts, tremblants, se portèrent vers le géant qui venait de tomber de très haut. Précipité plus bas que terre. Alors Nimuë eut véritablement peur, eut la réponse à ses interrogations. Déjà convaincue qu'elle aurait dû garder le silence, la belle laissa ses bras retomber de chaque côté de son corps. Ballants. L'habit du Légat glissa à ses pieds dans un léger froissement. Déjà la belle s'en voulait, déjà, par instinct, l'un de ses pieds s'était reculé. Déjà la Sirène s'apprêtait à prendre la fuite, déçue, désabusée.

Seulement il se releva, la prit entre ses bras pour la porter, lui démonter, par un si éclatant sourire, toute sa joie. Le bonheur qu'il pouvait ressentir. Heureux. Le Soldat qui aspirait à plus qu'une mort honorable sur un champ de bataille venait de trouver… une famille en devenir. Comme lui, Nimuë O'Bannon ne sut quoi dire, quoi faire. Avec un certain amusement, et une tendresse dans ses yeux clairs, elle le regarda prendre place sur une chaise. Voir un homme d'une telle stature terrassé de la sorte avait de quoi être cocasse. Le Soldat allait devenir Père. La jeune rousse le laissa porter sa main à son ventre ; le tableau qu'ils offraient là était beau en plus d'être émouvant. Aussi fort que ces moments partagés à Salamine. Son cœur s’apaisait pour chanter une mélodie plus douce.

« Pas que moi, nous. » Elle s'approcha de lui pour poser sa main au sommet de sa chevelure, y glisser ses doigts en douces caresses réconfortantes. « Nous sommes humains, ne l'oublions jamais. »

Une pause durant laquelle ils échangèrent un long regard appuyé. Pas besoin de mots en définitive, comme lorsqu'ils s'étaient « parlés » en prison, ils pouvaient se rendre compte que les mots étaient superflus. Oh elle devinait tant de choses, pour partager ses doutes, ses craintes. Le protéger du monde.

« J'ai peur, Childéric. »

Un aveu terrible. Mais qu'importe la manière dont elle retournait le « problème » elle finissait par ce même constat : le protéger envers et contre tous. Entre deux mondes et royaumes. Cela la percuta comme une évidence.

« Mais je ne peux m'empêcher d'être un peu plus… confiante. Il symbolise une lueur d'espoir pour toi, pour moi. Nous. Une famille. C'est mieux que des chèvres ! »
Un petit rire lui échappa, mourant pourtant bien vite. « J'ai bien conscience que c'est… rapide. Et que nous ne sommes pas préparés l'un comme l'autre. Pouvons-nous seulement y prétendre ? Ma destinée est toute tracée mais je n'imaginais pas... »

La pirate alla envelopper le Lion entre ses bras, y cherchant un peu de réconfort dans toute cette cacophonie qui régnait dans sa tête.

« …Être mère. Jack… Quel avenir aurons-nous à lui offrir ? » Sa mine se fit plus chagrine à mesure que les secondes s'échappaient. « Que devons-nous faire ? Nous ne devons rien dire. Orion a promis de garder le silence. Je ne veux pas t'attirer des problèmes. Notre… lien était déjà suffisamment complexe pour… Ah... »

Soupira t-elle en prenant place sur les genoux du Lion d'Or, cherchant à se blottir plus étroitement contre lui.

« Mais tu avais raison… Rahi doit vraiment bien rire en ce moment ! »






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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 18:09
    Humain... oui, c'était quelque chose que le lion perdait de plus en plus. Ce combat pour l'humanité, qu'il pensait perdu d'avance. Peut-être pas au final. Peut-être que ce dont il avait besoin, c'était la vie elle-même, et la cristallisation de l'humanité, pour faire donner un tournant dans ce combat contre la bête. Cette humanité, à laquelle il avait renoncé trop de fois, pour de la puissance. Il s'était engouffré sur une pente dangereuse et il faudrait qu'il continue dans ce chemin, car c'était à sens unique, pas de marche arrière possible. Leurs yeux se croisèrent alors et ils n'eurent pas besoin d'en dire plus, ils avaient réussi à se comprendre. Finalement, quand le destin n'était pas si cruel avec eux, la vie leur souriait un peu. Mais ils n'étaient simplement que dans l'oeil du cyclone et les quelques mots de la jeune femme ne firent que rappeler cette terrible vérité.

    « - Oui... moi aussi ! »

    La paternité lui faisait peur, même s'il était content. Comment pouvait-il être un père alors qu'il n'en avait jamais eu ? Jamais il ne serait comme son maître, au moins, il savait ce qu'il ne devait pas être. Mais pour ça, il devait gagner ce combat perdu d'avance pour son humanité, pour ne pas être réduit aux même horreurs que son maître. Pour résister à la fin, à la bête. Oui, il avait peur pour ça, pour lui, pour elle, pour eux ! Pour la première fois depuis longtemps, il comprit qu'en réalité, sa vie avait de la valeur. Mais ce n'était pas le seul problème auquel il allait être confronté, le monde entier, il l'avait dit, en voudrait sûrement à cet enfant. Et il devrait le protéger de tout ce qu'on jetterait contre lui. Un lion prêt à mordre pour sa meute. Le lion écouta alors Nimue vider ce qu'elle avait sur le cœur. Et il ne peut s’empêcher de rugir de rire quand elle mentionna les chèvres. C'est vrai qu'il avait rêvé de ça...

    « - Rapide ? Je crois qu'on aurait difficilement pu aller plus vite que ça... J'en connais une paire qui nous sonnerait les cloches rien que pour la moitié de ce qu'on a fait. Jamais on ne peut être près, surtout quand on vit dans notre monde à nous. »

    Le reste, le lion écouta sa belle et en posa sa tête contre elle, entre ses bras. Toujours on lui avait répété, qu'il n'aurait jamais rien, qu'il ne serait jamais rien. Qu'il était le soldat parfait. Prêt à mourir quand on le lui demanderait. Et pendant des années et des années, il l'avait cru. Il s'était résigné. Il avait accepté. Mais l'étincelle d'un feu qu'on avait éteint il y a longtemps se ralluma alors. L'ego du lion d'or... Il écouta ensuite les peurs de sa belle. Qui était en grande partie les siennes. Mais quelque chose le fit tiquer dans ce qu'elle lui dit .

    « - Jack ? »

    Ne put-il s’empêcher de répéter quand elle prononça ce non. Il savait qu'elle avait un futur plus grand devant elle ! Il la laissa prendre place sur ses genoux et cela sans tête contre sa poitrine. Il ne put s'empêcher de sourire quand elle mentionna Rahi. Oh oui, s'il pouvait les voir là, chez lui, de là où il était, il devait être écroulé de rire.

    « - Tu sais, le destin, ce n'est pas ce qui est acté et déjà décidé à l'avance. L'essence du destin, c'est les choix que nous faisons, le libre arbitre. C'est pour ça que j'ai la foi... Sans ces choix, je serais mort à la naissance et regarde où j'en suis maintenant. Ton destin n'est pas tout tracé tu sais, petite sirène, c'est à toi de l'écrire. Peut-être même à nous ! »

    Rien n'était écrit à l'avance, c'était ça, le libre arbitre justement, cette délivrance de l'arbitraire de la fatalité et de la prédestination. Le pouvoir de faire des choix, et de renoncer. De gagner comme de perdre. De vivre comme de mourir. Et puis... sur un malentendu, ça pouvait quand même marcher !


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 18:47
Fils






Au moins partageait-il ses peurs, ne serait pas seule à y voir quelque chose de funeste et de merveilleux. Un ballottement perpétuel qui commençait à fatiguer la O'Bannon pourtant habituée à naviguer sur frêle esquif. Une tempête approcherait bien assez tôt, autant profiter de cet accalmie pour poser certaines bases. Non, de nouvelles fondations. Car ces deux êtres allaient construire quelque chose ensemble, de cela, Nimuë en était sûre. Son rire-rugissement éclata dans la maisonnée, finissant de libérer le cœur de la belle du joug de l'angoisse. Ces derniers temps la pirate avait vécu une véritable torture, sans parler de tout le reste. Orion, Satine et Lucius. Tout son monde s'était effondré, n'avait survécu que ça : cet amour naissant entre un Saint et une Atlante. Et enfin l'espoir. Jack. Ce prénom, qu'il répéta, semblait le rendre perplexe. Seulement voilà, la belle rousse en était convaincue.

« Oui, Jack. Ton fils. » Ils pouvaient s'estimer heureux de posséder pareil trésor et perspective. Sa perplexité amusait beaucoup celle qui deviendrait bien plus tard une Sorcière Bleue. Mère de Jack O'Bannon. Non plus le rôle qu'elle avait tenu autrefois en se constituant ce rôle, mais bel et bien l'enfant à naître. Leur lumière. Son espoir. « Je ne pense pas me tromper, j'ai cette intuition. Même s'il m'est impossible de… le sentir. »

Alors que le Saint posait sa tête contre elle, Nimuë, avec calme et un petit sourire accroché aux lippes, s'essaya une nouvelle fois à capter ce petit grain de vie en son sein. Mais rien, toujours rien. Peut-être était-ce normal et trop tôt après tout. Mais son cœur malmené ne pouvait s'empêcher de ressentir une profonde inquiétude assez… primaire. Une appréhension. Comme si quelque chose cachait ce petit être. Jack. Elle chassa très vite ces pensées négatives pour repenser au destin et au libre arbitre. Deux choses que la jeune femme ne parvenait pas bien à associer. On n'avait eu de cesse de mettre la dame « Destinée » sur son chemin, lui dire, encore et encore qu'elle vivrait des siècles et des siècles sous ce rôle obscure de Sorcière Bleue. Mais, depuis son retour en Atlantis, qu'elle était devenue Sirène Maléfique, elle n'avait pas une seule fois cherché à vérifier cela, à chercher, à creuser. Par peur, sans doute de découvrir des choses trop effrayante. Ou parce que justement… elle voulait de ce libre arbitre.

« Mais peut-être as-tu raison. Il y a un « nous », à présent. » Elle se pencha vers lui pour déposer un baiser sur son front. « C'est toi mon libre arbitre. »

Un rayon de soleil fit irruption dans la pièce, l'illuminant davantage. Des grains de poussière dansaient, flottait librement. Bientôt la Sirène Maléfique pourrait déployer ses ailes et s'envoler pour de nouvelles aventure.

« Malgré tout ça il va nous falloir lutter. Et nos ennemis sont nombreux, je le crains. D'abord, il y a la guerre qui se presse à nos portes… Puis… Lucius. Il y a des choses qui m'échappent et j'aimerai les comprendre. Childéric, je ne peux pas rester les bras croisés. Si nous voulons vivre ce rêve… Je vais devoir me battre à tes côtés. »

Continuer à être ce qu'elle était. Se lever et combattre.

« Je suis un Soldat moi aussi. Une pirate, hm ! Et j'ai fais des promesses que je compte tenir. Ainia… Satine. Je dois les retrouver. Et je sais que tu seras là pour m'épauler, Prince de mon cœur ! »


Elle resta ainsi, étroitement serrée contre lui, à respirer son odeur rassurante et qui l'avait manqué lors de ses journées solitaires et silencieuses.

« Comment s'est passée ta mission dans le Nord ? Tu ne sembles pas blessé, je peux en déduire que ça a été pour le mieux. Plus que la dernière fois en tout cas. »






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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 19:44
    Jack... son fils ! Le nom sonna étrange sur sa langue, mais c'était sûrement un nom qui devait venir de sa lointaine Irlande. Il faut dire que, si c'était à Childéric de choisir le prénom, il aurait sûrement choisi quelque chose de très long, de franc, qui aurait terminé en « ic » ou en « omir » avec beaucoup de consonne peut-être pas assez de voyelle. Ce n'était pas plus mal qu'elle ait choisi le prénom au final. Les noms francs n'étaient pas les plus simples à porter après tout. Puis, si comme sa mère, il était censé traverser le temps, autant qu'il porte quelque chose de plus sobre. Oui... Jack était un nom avec lequel il pourrait faire affaire. Et puis, le plus dur à prononcer, ce n'était pas le prénom, c'était le possessif ! Son fils. Il n'en revenait toujours pas. Le monde tournait toujours aussi vite autour de lui. Il lui faudrait bien plus de temps que pour réaliser, pour intégrer cette nouvelle facette de sa réalité. Son nouveau monde.

    Et les mots de la jeune ne purent faire plus plaisir au lion. Sans le savoir, elle venait de lui faire le plus beau des compliments. Le libre arbitre, c'était dans cet idéal que le lion avait mis sa vie, ses crocs et son humanité en jeu. C'était la clef de voûte de bien de toute la construction philosophie et idéologique du lion. Le Mérovingien savait surtout, qu'on avait privé sa belle trop longtemps de cette liberté qu'il jugeait sacré. Que bien des choix qu'elle avait dû faire n'avait pas été fait librement. Le mal était déjà fait et il ne pouvait plus rien y faire. Il avait échoué à ce moment précis mais il avait une seconde chance devant lui. Il pourrait peut-être, enfin, réussir à protéger ce « nous » auquel il voulait croire maintenant ! Se baiser sur son front, porteur du poids ces quelques mots.

    La suite par contre, fut plus sérieuse. Car il l'avait dit, et tous les deux en avaient conscience. Ils avaient le monde comme adversaire. Nombreux étaient leurs ennemis, sans compter ceux qu'il ne soupçonnait pas encore. Nombreux sont ceux qui en voudraient à leur histoire et particulièrement à cette enfant. Et puis la guerre, et puis la mort. Sans jamais laisser de place à la vie... Une fatalité que le lion aurait acceptée sans broncher il y a peu mais contre laquelle il voulait lutter maintenant. Mais elle aussi semblait être prise d'une résolution nouvelle. Mère soldat, femme louve. Le lion hocha lourdement la tête.

    « - Ensemble, qu'importe le feu qu'ils nous jetteront au visage, nous leur renverront ! Nous ne sommes plus seuls ! »

    Ainia... et Satine aussi. Un nom qui prit une toute nouvelle couleur dans l'esprit du lion. C'était la petite-fille de Nimue... Or, elle attendait maintenant un enfant qui, tout comme ça mère, serait peut-être amène de traverser le temps. Et si...

    « - On trouvera Ainia, on apprendra ce qui lui ait arrivé au final... On trouvera Lucius, et cette fois, nous ferons en sorte qu'il reste en enfer pour de bon ! Je serai là pour toi, qu'importe l'adversaire, qu'importe le combat ! Toujours ! Un prince, n'est prince que parce qu’il protège son royaume ! Il est donc de mon devoir de protéger ton cœur ! »

    Il rit alors légèrement mais ce rire s'étouffa bien vite. Nimue s'était posé sur lui à respirer. Il ne voulait pas gâcher ce moment de paix, de silence et de calme. Elle avait encore des questions à lui poser. Elle voulait savoir comment c'était passé sa mission. Il eut un petit sourire.

    « - Ensemble, qu'importe le feu qu'ils nous jetteront au visage, nous leur renverront ! Nous ne sommes plus seuls ! »

    Il rit alors légèrement mais ce rire s'étouffa bien vite. Nimue s'était posé sur lui à respirer. Il ne voulait pas gâcher ce moment de paix, de silence et de calme. Elle avait encore des questions à lui poser. Elle voulait savoir comment c'était passé sa mission. Il eut un petit sourire.

    « - Avant tout ça, j'aimerais te poser une question. Satine... C'était ta petite fille, c'est la fille de Jack ou... Enfin, pour la mission oui, ça c'est bien passé. Plutôt que de me jeter dans la gueule du loup, je suis allé voir un ami. Et nous avons discuté. Enfin, je ne sais pas si les détails politiques et militaires t'intéressent Princesse. »

    Et le lion adressa un grand sourire amusé à son aimée.


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Dim 9 Oct - 21:28
Paix






Qu'il était réconfortant d'entendre ces mots de la bouche de l'être aimé. Non, l'Ermite et le Soldat n'étaient plus seuls, ils ne faisaient qu'un, s'essayant à lutter contre leur Destin. Et Nimuë avait envie d'y croire, de s'y accrocher encore, qu'importe si dans la finalité des choses, elle serait précipitée dans les Ténèbres. Vivre, c'était ce que lui avait conseillé bien des personnes. Et aujourd’hui, plus qu'aucun autre jour, elle le désirait, entrevoyait même une lueur au bout de son chemin sinueux. Une gigantesque silhouette progressant à ses côtés et qui lui offrait sa main. Son libre arbitre. Oui, Nimuë voulait avancer dans ses pas. Qu'importe si un jour ou l'autre leur royaume s'effondrerait. La belle hocha aussi la tête, heureuse de ne pas le voir essayer d'aller à l'encontre de sa volonté. Sa main se referma sur la sienne comme pour l'en remercier en silence.

« Nous nous rendrons au Tertre du Soleil Noir, dans les brumes de Glastonbury, où je me suis déjà rendue avec Ariane. C'est hélas la seule piste que je possède. » L'évocation de son ancien maître et de sa petite fille la fit se crisper quelque peu. Son cœur souffrait d'une telle situation. « Ensemble. »

Son sourire trôna définitivement, ne désirant nullement s'effacer. Sa tête se pencha sur le côté quand il attira son attention, voulu lui poser une question. Satine, et son affiliation. Ses sourcils rejoignirent au milieu de son front. Oui, tout cela paraissait bien obscur, étrange même.

« C'est ma petite fille oui, la fille de Jack. Je sais… ça à l'air complètement fou. Mais tu as vu par toi-même... » Tout cela était effrayant, inconnu pour le Lion d'Or que Nimuë voulait rassurer. Sans pouvoir le faire, puisqu'elle même n'était pas très à l'aise sur la question. Ces informations, elle les tenait de Satine, justement. « Un ami ? Moi qui t'imaginais à lutter dans la neige et le froid, je suis heureuse de savoir qu'en fin de compte, tu n'étais pas si malheureux que ça ! Ah ah ! Même si j'aurais bien voulu tenir la promesse de te réchauffer... »

Un petit air espiègle et la belle se laissa aller dans son hilarité, accompagnant le chevalier d'Or qui faisait allusion à son manque d'intérêt à la politique. Elle lui administra un petit coup dans l'épaule.

« Je t'en foutrait des princesses ! Et détrompes toi, malgré le peu d'amour que j'ai pour la politique … le militaire en revanche… sache que j'ai la main mise sur toute la flotte d'Alexandrie et que je compte étendre mon influence encore plus loin. Le port de Massilia est sous mon joug, bientôt, je pourrais usurper le titre du Grand Amiral Nhaerys en personne ! Comme il n'a plus donné signe de vie depuis… au moins cinq ans, je suppose que ce sera un jeu d'enfant de le supplanter ! »


Nul doute que la O'Bannon avait de l'ambition. La capitaine pirate parlait et elle était loin d'être parvenue à ses fins. Mais s'était sans compter l'intérêt particulier que lui portait le Légat.

« Je fais partie de la garde personnelle du Légat, aussi. Oui monsieur, c'est que je me fais une sacrée place même au sein de la famille royale des Atlas ! »

En avisant du Saint, elle lui jeta un coup d’œil goguenard avant d'ajouter, mutine : « Mais la place la plus importante et la seule qui compte à mes yeux, c'est celle que je peux avoir dans ton cœur, mon Prince déchu ! »

Qu'importe le reste.

« Donc oui, je veux bien le détail. Peut-être pourrais-je t'apporter des éclaircissements, sait-on jamais. J'ai pas mal voyagé là-bas. Y ait fait plusieurs rencontres intéressantes. »

Elle se souvenait de ses rencontres avec Haldor ou encore Andrhiminir. Naviguer. Cela lui manquait drôlement et la Sirène sentait l'appel lointain de l'Océan. Bientôt elle allait devoir rentrer et revenir auprès du Cinabre.

« On m'attend, mais je suppose que je ne suis pas à quelques heures près. Et tu es sur le point de tomber de sommeil. Viens. »


Avec douceur Nimuë l'entraîna au dehors, là où ils pourraient prendre place sous l'ombre d'un arbre et apprécier quelques instants de tranquillité…





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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Lun 10 Oct - 2:13
    Le tertre du soleil noir... Eh bien, un lieu qui n'avait rien de très engageant. Mais si c'était une piste pour retrouver Ainia, le lion irait ! Et il n'irait pas seul en plus, c'était une bonne chose. À deux, il pouvait faire de grandes choses. Mais il était ensemble et quand elle le dit, le ce mot qui avait été si dur à dire pour eux, il lui adressa alors un grand sourire. Il vit alors ensuite sur son front qu'elle se triturait l'esprit pour répondre à sa question. Visiblement la réponse était très compliqué et le lion écouta donc ça avec attention, concentré ce qu'elle allait lui dire. Ainsi, Satine était bien la fille de Jack, donc s'il suivait l'ordre logique de choses, il devait sûrement être son grand-père. Eh bien, grand-père avant d'être père, c'était fort ça ! Et il imaginait bien la tête d'Orion quand il apprendrait ça tient. Orion, oui, elle avait dit qu'il n'était pas mort... Le lion s'occuperait de ça plus tard. Il avait mieux à faire maintenant et ne voulait pas jeter de l'ombre sur ce moment. Leur plus beau.

    « - Je t'avoue que j'ai déjà du mal à réaliser pour... Jack. Alors le reste ! Mais tu sembles aussi perdu que moi, ça me rassure un peu ! »

    Pour le reste, il rugit de rire quand elle commenta ce qu'il avait fait. C'est vrai qu'il n'était pas allé discrètement dans le nord et à Asgard. Mais il avait rapporté beaucoup d'informations, Arkites serait sûrement satisfait du travail du lion d'or.

    « - Oh, il n'est jamais trop tard pour tenir cette promesse tu sais ! »

    Et il rugit de rire, encore plus quand elle frappa sur son bras pour commenter sur ce qu'il avait dit avant. Il siffla pour signifier qu'il était impressionné. Et c'était vrai. Cette histoire de flotte et d'amirauté l’impressionnait vraiment. Elle n'avait pas perdu son temps à Atlantis et le lion comprit encore plus à quel point leur monde était différent. Qu'est-ce qu'il avait fait lui pendant ce temps ? Il avait lutté contre sa bête. Lutter contre les assauts des forces de la guerre contre le Sanctuaire. Et c'est tout. Bon, le reste par contre, ça ne l’impressionna pas. Ce légat lui avait une impression particulière, pas forcément mauvaise, ni forcément bonne les deux fois qu'ils s'étaient croisé. Il ne savait pas reconnaître un bon soldat quand il en avait un, et c'était un défaut mortel pour un chef aux yeux du lion. Le reste... il ne savait pas trop comment jugeait ce rouquin. Il avait toujours une meilleure opinion de lui que de Liao. Pour le reste, il posa sa main sur la joue de la jeune femme.

    L'émotion avait chassé la fatigue, mais il la sentait se tapir dans l'ombre et elle viendrait l'attraper, mais plus tard. Plus tard ! Il se laissa entraîner donc dehors par la jeune femme, qui ne lui avait même pas laissé le temps de lui répondre. La cadre était certes plus jolie mais... c'est là qu'il avait trouvé le corps de Rahi. Le lion dans le confort de son esprit, prononça quelques mots pour le jeune homme tombé. Ils s'assirent donc, l'un contre l'ombre au pied de l'arbre du jardin. Comme dans la cellule, mais dans un monde différent. Où l'ombre et l'humidité, avaient laissé place au soleil et à la chaleur.

    « - Je préfère quand même mon jardin ! »

    Décréta alors le lion avec une certaine fierté avant de rugir de rire.

    « - Je vois qu'on collectionne les princes et les rois ma belle ! Je ferais presque pale figure avec mon sang royal à côté de tout ça ! Vous êtes un bon parti mademoiselle ! Je comprends mieux pourquoi on nous mettra tant de bâton dans les roues. Regarde ce qui pourrait nous arrêter si on décidait de prendre ? Et dire que tout ce qu'on veut, c'est pouvoir élever tranquillement des chèvres... »

    Il esquissa alors un petit rire amusé. Même s'il l'était nettement moins que tout à l'heure. Mais il venait de souligner quelque chose d'important, ensemble, ils étaient puissants. Qu'importe qui étaient leurs adversaires. Ensemble, ils avaient leur chance !

    « - Pour le reste... Alors, il se passe quelque chose dans le nord. Quelque chose de sale et on essaie de le mettre sur le dos des Saints. Mais pas seulement ! J'ai appris que l'ancien légat, Liao, s'était rendu en Bretagne il y a quelques mois, en compagnie de deux ases. Qu'il aurait récupéré un étrange objet là-bas, mais je n'ai pas réussi à savoir quoi. Le pire, c'est que toutes ces histoires sont liées au spectre et Avalon... Si ça ne tombe pas sous le coup du secret défense, j'aimerais bien profiter de tes lumières.»


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Mer 12 Oct - 13:16
Un soupir







Il y avait quelque chose qui la dérangeait dans ce jardin. Aussitôt y avait-elle posé les yeux et un pied, que ses soupçons se confirmèrent. La Mort rôdait en ces lieux, de cela, la Sirène Maléfique pouvait le ressentir jusqu'au plus profond de son être. Telle était sa nature profonde, sombre mais reléguée pour l'heure au second plan. Car à ses côtés, il y avait cet homme qui avait pris une place d'importance dans son cœur. Il y régnait en maître incontesté, et son rire-rugissement clamait sans cesse ce fait là : il était unique, semblable. À même de la comprendre, qu'importe le nombre de fois où elle avait tenté de le fuir ou de le nier. Et elle comprit, en lisant dans son esprit, que l'étoile s'était éteinte ici même, non loin d'eux. En fermant les yeux la belle eut le sentiment de toucher quelque chose du bout des doigts, une impression, même fugace, qui l'étreignit et la rembrunit quelque peu. Son œil parcouru les pourtours du jardin, fut éblouit par la soleil.

« Je préfère le tien aussi. »
fit-elle avec moins d'entrain qu'elle l'aurait souhaité. « Oh, et toi les demoiselles en détresse je te rappelle, Prince de mon cœur ! Mais souviens toi de ce que je t'ai dis. Tu es seul, et unique. »

Un petit sourire et la belle, qui avait pris place à ses côtés, posa sa tête rousse contre son bras. Reprit, presque immédiatement.

« C'est vrai, comme je sais que c'est totalement illusoire, au moins pour moi. Il paraît que je suis destinée à devenir « plus ». Ah… c'est vrai, au final là, tout de suite, je ne désire qu'une seule chose, c'est rester auprès de toi. Tranquillement. Avec des chèvres ou non ! »


Nimuë se prit à imaginer ce qu'aurait pu être leur vie s'ils n'avaient pas été appelés à devenir des élus de leurs Dieux. Peut-être, déjà, ne se seraient-ils jamais rencontrés, elle enfant de la Mer, la intrépide pirate et lui, de la Terre, soldat, non. Elle l'imaginait plutôt fier Prince Déchu en quête de reconquérir son royaume. Dans ses doigts dansaient l'anneau de Childéric, seul fragment qu'il restait de lui, de son passé. Malgré tout, la belle les voyait perdus au milieu de nul part, sur une petite île éloignée des heurts de la vie, assis de cette façon, à partager simplement un instant de bonheur et plus loin, la pâle silhouette d'un enfant qui courrait dans les herbes hautes, disparaissant dans un petit rire. Soudain, elle revint à elle, regarda Childéric avec de grands yeux.

« Pardon, je crois que je me suis égarée dans mes pensées. » Un petit rire. Et son sérieux revint. « Je vois… Je ne savais pas pour Liao et cette histoire avec deux Ases. Je n'en ai pas le souvenir en tout cas… »

Un instant, la belle sembla réfléchir intensément.

« Je sais que Lytès et Ariane se sont rendus en Avalon mais rien de plus, il faut dire que je me suis tenue assez éloignée des affaires atlantes. Pour des desseins plus personnels. Je ferai quelques recherches à mon retour. Quitte à demander directement au Légat. » Une pause. « Je sais qu'Endymion s'était rendu en Asgard il y a pas si longtemps pour retrouver… Lytès justement et en apprendre davantage sur les Ases. »

Un soupir. Au final, en se tenant à l'écart des autres atlantes, il se pourrait qu'à cause d'elle, de sombres et obscurs projets ne soient pas dévoilés. Une main se posa contre le torse du Lion.

« Promet moi de faire bien attention, Childéric. »

En s'appuyant légèrement sur lui, la belle se hissa pour aller quérir un baiser du Lion, y rechercher un peu de cette chaleur qui lui avait manqué au sein de sa cellule. Pressée contre le Saint, la Sirène Maléfique goûtait enfin à un peu à une joie jamais ressentie jusqu'alors. Simple, mais totale. En plus de cette perspective qui les unissait tous les deux et sommeillait là, au creux de son ventre.





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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Ven 14 Oct - 9:31
    Pour que le moment soit vraiment parfait, il aurait fallu qu’il se passe dans le jardin du lion. La boucle aurait été bouclé et elle le sera quand ils auront leur moment à eux dans cet endroit si important à ses yeux. Là où la mort, qu’ils avaient donnée l’un après l’autre, laisserait place à plus que ça ! Laisserait place à la vie et surtout au futur. Il se souvenait parfaitement de ce jour, triste, où elle avait dévasté son jardin et l’avait ensuite reconstruit et puis… c’était lui qui l’avait détruit à son tour. La vie devait reprendre elle-même ses droits, sans y être aidé, sinon elle ne serait pas aussi forte. La vie, naît des cendres et du feu. Et même s’il y avait encore beaucoup de travail à faire, le lion savait qu’il était sur la bonne voie, il aurait juste aimé pouvoir partager cet endroit avec elle. Un jour… peut-être. Un jour peut-être son devoir ne l’entraverait plus et il pourrait la rejoindre !

    Ça lui fit plaisir qu’elle lui dise ça. Elle, qui était destiné à devenir la sorcière et lui, qui était destiné à devenir simplement un nom sur une tombe du cimetière. C’était là leur triste réalité, mais, le destin n’est pas écrit à l’avance et il se constitue au fur et à mesure des choix qu’on fait ou des choix dont on est victime. Le lion aurait dû mourir à la naissance, bébé gênant qui aurait dû hériter des titres de son père. Mais il était là, bien vivant et encore une fois, dans une situation qu’il n’aurait jamais imaginée et qu’il c’était jusqu’alors, toujours refusé. Mais ça, c’était avant, avant Salamine, avant tout ça. Avant que renaisse cette flamme d’ego qu’on avait brisé dans l’âme du lion. Il devina ce à quoi la jeune femme pensée quand elle se tut et qu’il vit l’ombre passer devant ses yeux.

    « - La sorcière et le chasseur, on dirait presque un conte de fée. Dommage que le chasseur ne puisse suivre la sorcière dans toutes ses aventures pourtant, ce n’est pas l’envie qui lui manque. Mais nous en aurons des belles d’aventures. Et puis, je préfère les sorcières aux princesses ! Enfin, sauf quand elles ont un bouton sur le nez. »

    Elle reprit en réponse aux questions du lion d’or. Il hocha la tête à sa réponse sur la mission de Liao. Il demanderait à Ariane tout à l’heure… non, s’il la revoyait un jour. Il savait qu’elle était partie, sans même être rentrée dans son temple. En parlant du loup, Nimue mentionna le nom de la jeune femme et le lion ne fut pas surpris de savoir qu’elle s’était rendu en personne à Avalon, ce qui expliquait en partie qu’elle en sache autant. Il écouta la suite avec attention et ne put s’empêcher d’avoir l’air surpris à la mention du nom du dragon des mers. Il l’avait déjà entendu, et pas en bien. Il ne connaissait pas l’homme et il s’en méfiait déjà ! Puis, elle lui demande de faire attention. Il allait déposer un baiser sur ses lèvres en réponse à sa mise en garde, mais elle le devança.

    « - Tu sais, je pense pas que cet Endymion ait été bien reçu. Les marinas ne sont pas en odeur de sainteté dans le nord, disons que la rencontre avec Liao a laissé un goût amer dans les bouches des guerriers qui l’ont croisé. Je n’ai pas eu d’information à propos de ça, si j’avais sû j’aurais demandé. »

    Ce qu’ils faisaient là tous les deux, ça ressemblait beaucoup à de l’intelligence avec l’ennemi, mais il n’en avait rien à faire. Il ne ferait jamais rien qui puisse nuire à sa déesse et il savait que son aimée en ferait de même. Il était des soldats. Puis, il devait répondre à sa demande. Pour ce faire, il se recula un peu et prit doucement son visage entre ses deux mains, plongeant ses yeux dans les siens.

    « - Je te le promets. Je ferais attention à moi, et à toi aussi ma belle ! Mais tu dois à ton tour me faire une promesse ! Plus de secret, plus de sacrifice ! Tu n’es plus seule et nous sommes ensemble désormais, et nous allons avancer de pair, je suis là pour toi et tu es là pour moi. Tu n’as plus à te sacrifier ! »

    Lui par contre… Il n’était promis à rien, n’allait rien devenir de plus, alors, c’est lui qui remplirait ce rôle, pour elle et pour cet enfant qui était le plus beau cadeau qu’elle aurait pu lui faire. Pour elle, et pour ce petit. C'était là le plus beau rôle et le plus beau sacrifice du soldat, plus que pour ceux en quoi il croie, le sacrifice pour sa famille.


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Sam 15 Oct - 11:26
Promesses







Quand leurs lèvres se séparèrent, le Lion fit part à Nimuë des informations assez troublantes, voire inquiétantes : ainsi donc la mission d'Endymion ne s'était pas déroulée comme il l'avait espéré ? Avait-il reçu un accueil glacial de la part de ces hommes qu'elle savait rudes et un rien patriotique ? C'était ce que lui disait Childéric, mêlant Liao à la conversation qui avait, semblerait-il éveillé une certaine animosité pour les marinas. Une bien fâcheuse nouvelle que tout ceci, et des mots précieux dont elle saurait s'en rappeler. Sa mine était assez grave en songeant à tout cela. À son retour, elle irait demander des précisions à son bras droit, et probablement à Cinead lui-même concernant l'ancien Légat. Un soupir, elle qui n'avait nullement l'envie de se mêler de la politique… la voici en plein cœur de complots qui risqueraient fort bien de l'emporter dans des desseins dont elle n'entendrait rien et qu'elle manipulerait avec toute la délicatesse qu'une O'Bannon savait faire preuve. Avec son franc parler un rien déroutant, la pirate avait appris que bien souvent, cela s'avérait être plus payant que des mots mielleux enrobés de mépris et de mensonges. La langue de bois ? Très peu pour elle ! Ainsi parvenait-elle souvent à créer l'illusion et un semblant de déstabilisation. Il fallait bien avouer que la Sirène Maléfique aimait jouer avec les apparences.

« Ah… voilà une autre destination à ajouter sur ma longue liste. Peut-être qu'il serait temps pour moi de contacter d'anciennes connaissances dans le Grand Nord. Ils risquent par contre d'être assez surpris de voir que Jack est en réalité une femme ! Ah ah ! »

Elle partait dans un grand et joyeux éclat de rire en songeant à la tête d'Haldor ou d'Andrhimnir quand ils apprendraient la vérité. Pour l'un la belle n'avait pas de doute sur sa réaction, pour l'autre, en revanche, elle craignait un retour de flamme. Elle n'était pas très commode la Chèvre ! Perdue dans le fil de ses pensées, Nimuë fut surprise par Childéric qui prit, avec douceur, son visage entre ses grandes mains. Les yeux légèrement écarquillés, elle finit par lui sourire, enjôleuse.

« Je te le promet... » lui susurra t-elle dans un souffle. « Plus de sacrifices, plus de secrets… Nous avancerons ensemble. »

Le plus longtemps possible songeait-elle avec une pointe de mélancolie qui lui serra le cœur. Elle ne désirait pas lui rappeler ses propres promesses, mais ne put s'en empêcher en se serrant contre lui.

« Tu es mon Soldat, mon Prince, n'oublie pas que j'ai le droit de Mort sur ta personne. J'ai même tous les droits, maintenant, hm... » déclara t-elle mutine. « Tu n'es pas prêt de le récupérer de sitôt, ton anneau... »

Elle le lui montra, soulevant le lien de cuir noir dont elle s'était servie pour glisser l'anneau à l'instar d'un pendentif. Avec l'éclat du soleil entre les frondaisons de l'arbre sous lequel ils étaient installés, le bijou scintillait d'un feu doré. Elle le reposa, prenant place effrontément dans le décolleté outrageant de sa robe en soie noire. Son regard pers se fit plus malicieux.

« Il y a une pourtant une promesse que je n'ai pas pu tenir… et ça m'embête vraiment... »

Ses mains s'appuyèrent de chaque côté de ses épaules pour faire légèrement pression dessus, encourageant le Lion à s'allonger dans l'herbe s'il le désirait. La belle après tout n'avait pas la force de l'y contraindre et ne le ferait de toute façon jamais.

« Oublions la politique et le reste pour le moment. »


Pour ne rester que leur royaume à eux. Certes bancal, incertain, mais où allait naître un semblant d'espoir pour eux, Soldats. Ces deux êtres que tout paraissaient opposer. Enfant de la mer, enfant de la terre...





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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Lun 17 Oct - 1:49
    Le lion regarda sa belle réfléchir. Ça l'amusa de la voir réfléchir de la sorte à ce qu'il venait de lui. Oh, leur destin allait être compliqué, mais à deux il pouvait peut-être faire quelque chose. Il savait parfaitement ce qu'elle avait en tête et il aurait probablement eu lui, la même idée. Celle d'utiliser les informations qu'il venait de lui communiquer pour le compte de son camp, de son maître et de son Dieu. Ils étaient tous les deux des soldats, et tout l'amour du monde ne ferait jamais d'eux autre chose. C'était là leur plus grand défi, celui de vivre avec ça et de s'aimer, parfois, malgré ça. Pour le moment, il s'en sortait plutôt bien. Reste à voir s'il tiendrait sur la durée, mais le lion le croire du plus profond de son cœur. Il ne put s’empêcher de rire quand elle mentionna sa vie passée, le pirate en elle l'avait toujours fasciné. Le reste, il bloqua net quand elle mentionna le nom ! L'idiot ! Il avait oublié... Mais il avait pris les devants et elle avait une réponse à lui apporter à leur moment solennel !

    Il la laissa donc répondre avant de poser sa question. Et il comprit qu'ils étaient, du moins sur leur histoire, sur la même longueur d'onde et ça lui fit chaud au cœur. Aussi loin que possible. Même si, et il le savait, la route du lion s’arrêtera bien avant celle de la sorcière bleue, malheureusement pour eux... Même s'il avait accepté la mort, c'était une réalité qu'il avait du mal à avaler malgré tout. Elle vivrait longtemps et sans lui. C'était la seule contre laquelle il ne pouvait rien faire. Lutter contre le temps et l’inévitable . Il lui afficha un large sourire quand elle parla de garde l'anneau. Bien, son état d'esprit avait largement changé depuis la prison. Il était content. Et la suite l’enchanta encore plus !

    « - Eh bien, je compte profiter de ce genre de promesse aussi longtemps que possible ! »

    Et le lion laissa la jeune femme l'allonger et... les vêtements ne resteraient pas en place très longtemps. À deux, ils profitèrent de leur moment et de leur petit instant de vie partager, voler, encore une fois, mais rien qu'à eux. Qui viendrait une fois de plus cimenter les liens, de plus en plus fort, qui les unissaient. Un lien qui serait mis à rude épreuve par les événements à venir mais ça, aucun d'eux ne pouvaient le savoir, même s'ils devaient, au fond de leur cœur, s'en douter. À deux, ils chassèrent la mort de ce lieu pour laisser la place à la vie et sa fabrique. Et après un certain temps, les amants se retrouvèrent, satisfaits et le souffle court, dans ce même jardin, qu'ils avaient fait leur. Et encore une fois, ils étaient là l'un contre l'autre. Le lion posa enfin la question qu'il avait en tête à son aimée :

    « - C'est pour ça ? C'est pour ça que tu l'as appelé Jack ? En hommage à ta vie de pirate et d'aventure ? »

    Le nom l'intriguait à vrai dire. Il trouvait plus juste que ça soit elle qui choisisse, et même s'il le trouvait un peu étrange, il aimait bien ce nom, il sonnait bien. Il était certain que ce choix n'était pas innocent, et il connaissait trop bien son amante pour savoir ce genre de chose. Mais il n'avait pas la moindre idée par contre, du pourquoi du comment derrière tout ça. Enfin, le lion termina par lui décrocher un énorme sourire et par rugir de rire une nouvelle fois.

    « - Nous finirons peut-être même par abattre le temps ! »

    Il savait que c'était impossible et que, de tous les ennemis qu'ils auraient à affronter, ça serait le seul qu'ils ne pourraient jamais vaincre. Le temps ! Celui de sa mort à lui ou même simplement, celui de son départ à elle. Il posa alors sa main sur le ventre de la jeune et lui arracha un long baisé, plein de son amour pour elle.

    « - Maintenant, tu es celle qui annonce la vie ! »


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Message Re: [Mi aout 550] Les premiers pas vers le drame ?    Jeu 20 Oct - 15:39
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Ses doigts glissaient tranquillement sur sa peau en douces caresses. Pressés l'un contre l'autre, la Sirène et le Lion, l'enfant de la mer et celui de la Terre, innocemment, profitaient tous deux de ce précieux moment de partage, de paix et d'amour. Ils savaient que ces instants seraient bien rares, parfois même bousculés, volés ou encore prolongés avec un certain désespoir. Comme maintenant où elle reprenait conscience que le temps filait, suivait son cours inexorablement. Autant de grains
de sable qui s'échappaient entre leurs doigts entrelacés. Ses yeux se perdirent dans les siens, oh elle avait bien compris qu'une question le taraudait depuis tout à l'heure, tût par les élans du cœur. Tendrement, la belle replaça une mèche de ses cheveux d'or derrière son oreille, ne le quittant pas du regard, se laissant aller à un sourire un rien enjôleur.

« Oui, en l'hommage du personnage que je me suis inventé. Pour ce qu'il représente. La liberté. Je veux lui offrir ce que je n'ai pas pu avoir et que j'ai dû conquérir, en un sens. Tu comprends ? » L'expression de son visage s'illumina davantage en le voyant sourire et rire. « J'y compte bien... »

Et c'était vrai. Plus encore aujourd'hui, plus encore maintenant où elle le voyait grandit, radieux, ensemble et étroitement enlacés. C'était une folie, c'était utopique et c'était fou et vain de penser ainsi mais tant pis. Il avait su, plus que quiconque, allumer cette étincelle qu'elle pensait éteinte à jamais. Il se pencha pour goûter à la saveur de ses lèvres, elle, taquine, lui échappa au moins pour quelques secondes, pour finalement se laisser happer par tant de douceur. La main de son aimé sur son ventre, Nimuë, les yeux clôt, se laissait glisser dans une douce torpeur. Jusqu'à ce que la voix du Lion ne la tire de ses rêveries.

« Celle qui annonce la Vie ? » répéta t-elle en ouvrant ses paupières, curieusement touchée par la puissance de ces quelques paroles.« Oh Childéric... »

Susurra t-elle la gorge nouée, se surprenant à ravaler un sanglot. Il avait raison, quelque part. Nimuë n'était pas prête d'oublier ce qu'elle semblait représenter de plus en plus. Une Sirène Maléfique destinée à naviguer en eaux troubles, entre deux royaumes, maudite, ou non et éprise par un enfant de la Terre. Ce conte-là était plus proche que celui narré par le Lion d'Or. Mais peut-être que, bientôt, la Sorcière Bleue qu'elle devait devenir, ferait son apparition et chasserait toutes ses maigres convictions. Elle ne savait pas, et ce noir ne la troublait plus.

« Avec toi à mes côtés, je n'ai plus peur de ce que je pourrais devenir. Sirène ou sorcière, ou petit poisson, ça n'a pas vraiment d'importance. Tant que tu es là. »

Un soupir, presque douloureux et la jeune femme dut quitter ses bras pour rechercher sa robe abandonnée là, dans l'herbe. Une fois enfilée, renouée avec soin, la rousse chercha à se recoiffer un peu, à l'aide de ses doigts.

« Le Légat m'attend au Cap Sounion, je ferais mieux de me dépêcher avant que la nuit tombe. Le devoir hein... »

Soldat, encore et toujours. Avant tout. Mais peut-être moins maintenant. Une dernière fois, la jeune pirate alla quémander un ultime baiser, une dernière étreinte avant de partir. Et ces ultimes mots, chuchotés à son oreille :

« Je t'aime, Prince. »

Et la voici repartie, le cœur lourd et léger tout à la fois.





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