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 Jelan ~ Général de Chrysaor

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JelanavatarArmure :
Chrysaor

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Message Jelan ~ Général de Chrysaor   Lun 17 Oct - 22:54
Jelan ~ L'Alchimiste des Mers
Qui est-il ?


    Nom : Jelan Kean.
    Date de naissance : 12 août 523.
    Âge : D'apparence, on ne lui donnerait pas plus d'une quinzaine d'année. Probablement moins, même. Mais il a pourtant bien 27 ans.
    Sexe : Masculin.
    Armure demandée : Scale de Chrysaor.


Comment est-il ?


    « Tu as le choix petit oiseau. » L'adolescent se redressa, fit face à la demoiselle qui l'observa sans mot dire. Silencieuse et captivée. Une étrange fascination. Au beau milieu des ruines de cette cité qui fut la sienne, il apparaissait telle une créature merveilleuse et cruelle, à l'image de ces divinités païennes dont elle avait par le passé, entendu maintes histoires. Il était jeune. Terriblement jeune. Plus qu'elle en apparence, pourtant, une part d'elle même voyait au delà. Au-delà de ce masque de jeunesse, de ce visage à la courbe délicate et au sourire rayonnant. Rayonnant, comme pouvait l'être sa courte chevelure aussi blonde que les blés dansant délicatement au rythme de ses pas. Il semblait danser sur le chant du vent. Les iris écarlates du jeune homme la contemplèrent, elle, qui, prostrée sur le sol, ne parvenait à s'en détacher. Se détacher de ce regard. De cette aura.

    Écarlate. Comme le sang maculant le sol tout autour d'eux, s'échappant de ces corps réduits en charpie par lui. « Tu peux fuir et essayer de vivre une vie de femme libre. » Il s'avança vers elle, sa chaine cliquetant doucement, tintant presque délicatement. Elle se lovait entre ses bras telle une créature vivante. Mouvante. Et les iris ambrées de la belle en contemplèrent un instant la danse hypnotisante. « Ou bien, je peux devenir ton nouveau maître. » Ses lippes s'ourlèrent davantage à ses mots alors qu'il vint s'accroupir face à elle, tel l'enfant qu'il semblait être. L'impression était tenace. Inclinant sa tête sur le côté, il attendait une réponse. Là. Au milieu de ce qui avait été un champ de bataille. Réduit à néant. « Pourquoi ? » La voix délicate de la demoiselle s'éleva en réponse, gracile, hésitante aussi, bien loin de l’absolue confiance se dégageant des paroles de son sauveur.

    Car il l'avait sauvé.

    « Pourquoi quoi ? » déclara-t-il simplement avec patience. Son sourire n'avait pas quitté ses lèvres, mais la belle pourtant, ne savait par quoi commencer. Fermant les yeux un instant, l'adolescent reprit de sa voix tranquille. « Pourquoi t'avoir sauvé ? Parce que je le pouvais. Pourquoi te proposer ce choix ? Parce que cela me plait. » Une courte pause. « Tu as une très jolie voix, tu sais. » Elle ne répondit pas, se contenta du silence face à ce compliment qu'elle pensait sincère - maintes fois entendus. Le jeune homme à la chevelure de soleil se redressa, son regard venant finalement se poser sur un ailleurs inaccessible - comme si il voyait au-delà. Autre chose. Et puis il se détourna de nouveau sur elle. « Alors ? » Alors ? « Je... » Une décision. Elle devait prendre une décision. Jusqu'alors, on ne lui avait jamais donné le choix. Jusqu'à cet instant, elle ne l'avait jamais eu, subissant au gré de ses maîtres, encore et encore. Elle y était coutumière. Elle était une esclave, le choix, elle ne l'avait jamais eu.

    Mais là, pour la première fois, on lui donnait une alternative. Autre chose.

    L'ambre détailla l'écarlate. Ses lèvres s'entrouvrirent mais nul son ne s'en échappa. Être libre. Ou bien... « Qui êtes-vous ? » Les prunelles de l'adolescent pétillèrent. « Je suis un être des Mers et des Océans. Je peux être ton sauveur ou bien celui qui te meurtrira plus encore. Ça, tu ne peux pas le savoir avant d'avoir fait ton choix. » Elle ne pouvait pas le savoir. Avait-il l'air cruel ? Non. Pourtant... ses prunelles contemplèrent les corps alanguis. Déchirés. Il les avait tués avec tant de facilité. Des guerriers. Des soldats. Et lui n'était qu'un... enfant. « Quel est ton nom ? » Un sursaut discret vint la secouer. « Azur. » L'adolescent sembla contrarié par sa réponse. « Azur. C'est un nom de chien ça. Ce n'est pas ça ton vrai nom. » Il en était persuadé, sa voix en tout cas, le lui signifiait. Comment pouvait-il savoir ? Azur. C'était la couleur de ses rêves. C'était aussi la couleur de sa chevelure cascadant jusqu'au bas de cuisses. Azur, c'était tout ce qu'elle se souvenait être. Juste... Haussant finalement les épaules, il reprit en posant ses poings sur ses hanches, la toisant de toute sa hauteur - relativement faible à vrai dire, elle devait le dépasser. « Ta réponse ? »

    Une hésitation. Elle se tut de nouveau, détournant son regard de sa présence. Les minutes s’égrainèrent avant que finalement son soupir ne lui parvienne, et qu'il ne se retourne. « Bon et bien, bon courage Azur. » Il partait. La peur s'insinua en elle, se mua en terreur. Il partait. Il partait et elle serait seule. Seule. Juste... Vivement, elle se redressa. Vivement, elle captura entre ses doigts la tunique de l'enfant. Sur sa peau de pêche, elle aperçut vaguement des marques écarlates étrangement agencées. Juste un instant avant que le tissu ne reprenne sa place. « Laissez-moi venir avec vous... Maître. » La surprise sur son visage enfantin se mua en une joie délicate - satisfaite. Comme un félin heureux. Un félin. Oui, ça lui correspondait bien.

    « Bienvenue à mon service, mon petit oiseau. »

    Un chat joueur et un petit oiseau délicat.


Son Histoire


    Un calme bureau éclairé par quelques bougies. Des étagères remplient de livres et de parchemins délicatement enroulés, précisément organisés. Face au bureau, l'ombre enfantine parcoure un ouvrage qu'il feuillette avec distraction, s'arrêtant sur un passage, avant d'en survoler un autre, puis encore un autre, sans jamais sembler éprouver autre chose qu'un vague ennui.

    J'ai réussi. J'ai réussi. Ce n'est que la première étape, mais déjà, je peux sentir les changements dans son cosmos. Ah ! Enfin, après tant d'années, je vais pouvoir observer le fruit de mes recherches. L'observer et continuer ! Je suis sur la bonne voie Seigneur. Je vous offrirai un puissant guerrier !

    Sa joue calée contre sa main, l'adolescent ne peut empêcher ses lippes s'ourler d'un sourire amusé. Paresseux. Un puissant guerrier. C'était ce que son père avait rêvé réaliser, lui qui avait été incapable d'en devenir un par le passé. Lui, il était un érudit, guère un soldat. Un érudit avide d'apprendre, de savoir, de comprendre... Et d'expérimenter autant sur lui que sur son entourage afin de servir son Seigneur.

    Un échange équivalent. Je ne pensais pas qu'il lui prendrait son temps. Il n'a pas changé. En un peu plus d'une année, il n'a pas grandi, est demeuré au même stade, entre enfance et adolescence. C'était le prix à payer, un prix en définitive bien faible eut compté ce dont il est capable aujourd'hui. On dirait que les principes mêmes de l'alchimie coulent en lui...

    On dirait. Une nuance importante mais qui n'est pourtant pas si loin de la réalité. Aujourd'hui, il l'appréhende avec beaucoup plus d'acuité. Elle fait partie de lui. De chaque chose. Il l'utilise de la même manière qu'elle l'utilise. Un échange. Ses doigts viennent glisser sur sa nuque, dévoilant sans y prendre garde les marques écarlates criant au monde cette vérité tut. Ce qu'il est. Ce qu'il n'est plus. A vrai dire, ce changement ne l'avait jamais réellement dérangé. Ô, il en avait été décontenancé lorsqu'il avait compris que ce corps qu'il possédait jamais ne grandirait, néanmoins, il s'y était fait. L'avait accepté avec une facilité déconcertante. Il avait obtenu autre chose en échange et cela lui convenait. Mais ça n'avait pas été si facile. Si évident.

    Il avait souffert.

    Pourquoi a t-il fallut que ce soit lui ? Pourquoi refuse-t-il de comprendre ? Imbécile de fils ! Tant pis. Tant pis. Je continuerai avec elle. Je vais reprendre avec elle...

    « Maître ? » Le regard de l'adolescent vient se détourner de sa lecture pour observer l'esclave à la chevelure azurée portant entre ses mains, un plateau sur lequel repose eau et nourriture. Son sourire se fait amusé face à cette scène. Usuel pour elle. Il s'étire laissant son ouvrage reposer sur le bureau en l'invitant à s'approcher d'un geste de la main. Gracile et discrète, la belle dépose son fardeau à côté de sa lecture, y glissant un regard curieux - bien que timide. « Tu sais lire ? » Elle sursaute avant de calmement secouer la tête de droite à gauche. Il sourit. Satisfait. « Bien. » Qu'elle puisse lire ou non ces ouvrages ne lui importe que peu, néanmoins... il est probablement préférable qu'elle ne s'y intéresse pas. Cette simple barrière l'en dissuaderait.

    Récupérant entre ses doigts une pomme, il reprend la discussion comme si de rien n'était. « Alors, que penses-tu d'Atlantis ? » L'adolescent ponctue sa phrase en croquant dans son fruit, contemplant la demoiselle qui demeure debout. Surprise. Les doigts de l'esclave viennent glisser sur sa robe - immaculée -, ses prunelles se baissant. Elle réfléchit. Cherche ses mots. Il l'avait vu contempler la ville sous-marine avec étonnement. Il l'avait détaillé découvrir un monde qui pourtant, ne lui paraissait pas si nouveau. Il sait. « Je... C'est une citée étonnante. » Commence-t-elle avec hésitation, n'ayant visiblement pas forcément l'habitude qu'on lui pose ce genre de question. « C'est assez merveilleux. » murmure-t-elle finalement, tout en demeurant en retrait. Hésitante. Ses doigts se tordent alors que sa chevelure azur dissimule en partie son visage. Son trouble. « J'ai l'impression... » Elle se tait, se mordant délicatement les lèvres. Si facile. « Que ça t'est familier ? » Elle sursaute de nouveau, l'observant avec surprise avant de baisser la tête et... d'acquiescer silencieusement. Le sourire de l'adolescent s'agrandit. Si aisé.

    « Chantes. » Ses paupières clignent quelques instants avant qu'elle n'accepte la demande, chantonnant cette mélodie qu'elle connait depuis longtemps sans toutefois parvenir à en saisir tout le sens. Il ferme paresseusement les yeux. Cette mélopée lui est familière. Ici, elle l'est. Sa petite sœur la lui chantait souvent quand la douleur était trop forte, quand le feu ardent se répandant dans ses veines l'enfiévrait. Son chant le maintenait. L'accompagnait dans ces pires moments. « Un jour, je deviendrai aussi forte que toi Grand frère, alors je pourrai te protéger moi aussi. » Un jour. Entre ses doigts libres vient s'enrouler sa chaîne, caressante, elle tinte presque joyeusement, délicatement. Il la contemple, silencieux, alors que sur ses lippes se perds un sourire nostalgique que la voix douce de l'esclave parait renforcer. Un jour.

    Combien de temps ? Un temps trompeur.

    Il y a des années. Avant cette guerre. Les iris écarlates se tournent vers l'ouvrage reposant ouvert sur la même page. Il n'a pas besoin de le lire pour connaitre la suite. Il sait. Il l'a vu. Il a vu le corps difforme de sa délicate petite sœur. Et pourtant, il se souvient de son sourire encadré par ses mèches dorées. Ce sourire et le métal émergeant de son épaule, de sa cuisse, de ses mains comme autant de lames grotesques forgées par un être fou. Elle était si heureuse. Ravie. « Grand frère, tu es rentré ! » Elle riait. « Il me tardait de te revoir ! Tu vois, moi aussi je vais devenir aussi forte que toi ! Je vais pouvoir te protéger maintenant ! » Pour lui. Sa robe était entachée de sang.

    Ça, leur père n'avait pu l'écrire, lui étant demeuré le seul témoin de cette scène. Le seul survivant. Il se souvient. Sans mot. Sans écrit. Il n'en a nullement besoin. Les images se sont gravées dans son esprit.

    « Bien ! »
    s'exclame finalement l'adolescent, mettant fin au chant de la demoiselle qui l'observe sans mot dire. « Je vais aller me présenter, je te laisse t'occuper de la maison. » Elle acquiesce, un peu surprise de l'entrain soudain de son jeune maître qui saute au bas de son fauteuil avec énergie. « Vous présentez ? » ose-t-elle demander. Curieuse. Il lui offre un sourire en se détournant sur elle. « Me présenter à notre Seigneur. » Il incline sa tête sur le côté. « Le Seigneur des Mers et des Océans. » Il s'arrête un instant, se penchant en avant. « Et puis j'ai des responsabilités à présent. »

    Silencieuse, elle le regarde s'éloigner d'une démarche guillerette. D'enfant. Le regard ambré de la belle vient un instant glisser sur l'ouvrage abandonné recouvert d'arabesque indéchiffrable pour elle. Son nouveau maître ne lui apparait pas comme un être cruel. Il la traite même plutôt bien en fin de compte, eu égard à ce qu'elle avait jusqu'alors subit. Pourtant, plus elle le côtoie, plus elle en apprend sur lui et son monde, et moins elle a la sensation de le saisir. De le comprendre. Il est... mystérieux. Un mystère. Un mystère... dont elle ne soupçonne que peu l'invraisemblable.

    *~*~*

    « Dis, tu peux me laisser passer ? » L'adolescent, les mains derrière le dos, fait face au garde demeurant à l'entrée du palais. Ils sont deux en réalité, mais il ne s'intéresse qu'au plus gradé. A quoi bon perdre son temps vainement ? Ce dernier l'observe avec un dédain certain, contemplant le jeune homme qui lui fait face dans ses vêtements légers avec sa mine guillerette, a dix lieux de ce dont il doit être coutumier. « Pourquoi es-tu là ? » Du mépris. Un instant, le regard de l'enfant s'étrécit, se fait félin. Acéré. « Je dois me présenter. » Un haussement de sourcil lui répond. « Te présenter ? A notre Seigneur ? Et pour quelle raison serait-il intéressé par toi au juste ? » Pour quelle raison. Le sourire du jeune homme se fait plus présent alors qu'il claque soudainement des doigts. « J'oubliais ! » Il ne faut qu'un instant pour que l'homme face à lui devienne pâle comme la mort. Livide. Sur le corps de l'enfant qu'il dédaignait ouvertement depuis plusieurs minutes vient se poser une armure à l'éclat unique. Doré.

    L'écaille du Chrysaor a trouvé un nouveau maître. Comme son père aurait été fier. Quelque part, il avait réussi sa petite expérience. Malgré tout.

    « Désolé ! » Commence-t-il sans paraître réellement aussi désolé que ça. Il rit. Gaiement. « Je n'ai pas encore l'habitude de la porter, c'est un peu gênant en plus, il va falloir que je m'y habitue. » Sa chaîne vient étreindre ses bras, habituel. Bien plus habituel que cette armure ceignant à présent son corps. Cela ne fait que quelques mois après tout qu'elle l'avait choisi, l'avait rejoint dans ses pérégrinations. Quelques mois... Cela lui parait pourtant tellement récent. Mais il en joue. Il se joue du monde comme il l'a toujours fait.« Je peux passer maintenant ? Ou tu vas trouver un autre prétexte pour me laisser à la porte ? » Son ton se fit un peu plus dangereux, plus grave également et pourtant, il flottait toujours sur ses lèvres un sourire tranquille. « Dé-désolé Seigneur ! Je... je ne voulais pas vous manquer de respect ! » Le sourire guilleret du jeune général revient ourler ses lippes, ne semblant guère porter rigueur à son vis à vis de son comportement envers lui.

    « Parfait ! On se reverra alors monsieur le garde zélé. » Il s'avance, ne prenant que peu cas des regards intrigués braqués sur lui. Sa place est ici. Qu'importe les apparences, elles ont toujours été trompeuses. Surtout avec un être tel que lui.

    *~*~*

    « Oh ! Ça sent bon ! » L'allure guillerette, l'enfant à la chevelure d'or s'approche de l'antre dans lequel vient mijoter ce qui semble être un ragout de poisson, surprenant une fois encore la demoiselle s'attelant à sa tâche. « M-maître ! Je... je ne vous avais pas entendu arriver... ». Il rit simplement à ses mots, contemplant le bouillon dans lequel flotte quelques légumes accompagnés de divers poissons loin d'être rare sous la surface de l'océan. « Je suis discret quand je le veux bien. C'est bientôt prêt ? Je meurs de faim ! » Les lippes de la belle s'étirèrent discrètement dans un sourire léger. Rare. Comme l'était bien souvent ses paroles. Elle s'améliore cela dit. Elle parle beaucoup plus qu'avant quand bien même ce changement n'est-il visible que pour lui. « Il faut encore attendre un peu que le poisson finisse de cuire. » Le soupir de l'adolescent se fait boudeur à ses mots, presque déçu. Il se redresse, fait quelque pas en arrière avant que la demoiselle ne remarque sur cette peau de pêche, une trace écarlate. Hésitante, elle se détourne de l'âtre, contemplant son jeune maître avec un rien de... crainte. Du trouble ?

    « Vous êtes blessé Maître ? »
    L'enfant jette à l'esclave, une mine surprise. « Non, pourquoi ? » Il s'observe un instant, analysant sa mise jusqu'à trouver la tâche coupable qu'il essuie sans guère plus s'en préoccuper. « Ah. Ce n'est pas mon sang. J'ai dû recevoir ça lors de l'entrainement que j'ai chapeauté. » Ses doigts crispés les uns aux autres, la belle hésite de nouveau, se tait. La parole, on ne lui avait jamais vraiment donnée aussi avait-elle appris à taire les questions, surtout lorsqu'elle devait les adresser à ses maîtres. Néanmoins... Il lui avait dit ce jour-là, ce jour qui lui semblait si lointain aujourd'hui, qu'elle ne devait pas hésiter à poser les questions qu'elle désirait poser. Qu'elle ne devait pas se réfréner. Que c'était naturel et qu'il serait seul à juger si il devait ou non lui répondre. Comme si il comprend ses pensées, l'enfant incline doucement sa tête sur le côté, son sourire revenant ourler ses lippes. Coutumier. « Tu veux me demander quelque chose. » Ce n'est même pas une question. Ce n'est pas une question alors, elle est bien obligé d'abdiquer donc hésitante, elle reprend.

    « Vous avez entraîné des personnes ...? » Ce n'est pas tout à fait ce qu'elle veut savoir. Le sang, elle connait. Les combats, la mort, elle en est coutumière. Son ancien maître était un Général de Guerre alors elle en connait l'odeur et la couleur. Elle sait. Pourtant, la connaitre ne signifie pas l'apprécier. Avisant une chaise, l'adolescent prend place en glissant sa main sur sa joue. « Et oui ! Ça fait partie de mes prérogatives. Ce n'est pas vraiment ce que je préfère, mais bon, c'est amusant parfois aussi. » Son sourire se fait plus prégnant. Presque sournois. « Tu ne me crois pas capable d’entraîner des hommes au combat ? » Il se moque, pourtant, au fond d'elle, la demoiselle craint ce ton badin. Tranquille. Vivement, elle secoue sa tête de droite à gauche, déniant immédiatement. « Nullement Maître ! » Elle baisse la tête, se mord les lèvres. « Juste que... »

    Il a l'air si fragile. Un enfant. Elle sait bien pourtant que c'est là trompeur. Devant ses prunelles closes dansent des images de mort. Une chaîne qui s'ébranle et fauche des vies, animée par une puissance inconnue, toute puissante. Cette même chaîne qui se love si souvent contre le corps de son maître tel un familier caressant. Elle sait que derrière cette apparence enfantine se dissimule une toute autre créature. Elle sait sans comprendre. Sans vraiment savoir.

    « Ne te fis pas trop aux apparences mon petit oiseau. Ici plus que partout ailleurs. » Elle redresse lentement la tête, contemplant son jeune maître en silence. Ne pas se fier aux apparences... Ce n'est pas le seul conseil qu'il lui a donné depuis qu'elle est à son service. « Bon ! Je vais aller prendre un bain en attendant que le repas soit prêt. Appelles moi quand c'est bon. » Sans mot dire, la belle acquiesce d'un simple signe de la tête, observant l'enfant s'échapper de son pas habituel. Encore. Toujours. Une inspiration. Un tremblement. Et une question. Une... curiosité.

    Qui est son maître, en fin de compte ? Qu'est-il vraiment...?


Et vous, qui êtes vous ?

    Age : 27 ans.
    Avatar : Le nom du personnage de votre avatar, présenté de cette manière :
    Code:
    [b]FATE/Stay Night[/b] → [i]Gilgamesh[/i] est [b]Jelan[/b].
    Quelle est votre expérience des forums RP : Longue aujourd'hui je dirais.
    Comment avez-vous connu le forum : Le Patron !


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320/320  (320/320)
CC:
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Message Re: Jelan ~ Général de Chrysaor   Lun 17 Oct - 22:57
Bonsoir ! (Re)Bienvenue sur AoG ! ♥️

Bon, je vais faire simple hein, puisque je connais déjà tout ton projet et qu'on en a pas mal parlé en amont.

J'ai beaucoup aimé la lecture de ta présentation et l'effort pour inclure ce perso à la trame du scénario "SSM" Smile Le côté alchimique, bien évidemment et le style toujours aussi agréable ! ^^

Bref, tu es validé ! Avec 5 en éveil et 18 PC !



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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Jelan ~ Général de Chrysaor
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