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 Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]

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Message Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Mer 19 Oct - 10:34
~ Froid... ~

Le froid était immense, glaçant, pénétrant sur cette terre désormais désertée. Ce n'était rien d'autre qu'une terre minérale et laide pour laquelle elle avait lutté de touts ses forces et même au-delà. Mais cela n'avait pas suffi. Tremblante de faiblesse et de froid, elle serrait inconsciemment l'ensemble des fils emprisonnant le corps de Heed. Elle n'avait rien pu faire pour lui, juste lui offrir cette protection pour que rien ne vient détériorer sa dépouille. Juste cela et veiller le temps que d'autres approchent.

Des instants qui lui parurent une éternité alors que seule sa longue chevelure la protégeait contre les assauts des éléments. De l'armure d'argent, seuls quelques fragments givrés brillaient faiblement sous un soleil blafard. Une fausse apparence de vie. Au fond d'elle, Anamaya savait qu'il faudrait un temps infini pour la réparer.

Son visage ensanglanté s'était tourné une dernière fois vers lui lorsque les hommes apparurent enfin. Des sons, des pas, des voix s'entremêlèrent, frappant à ses sens en plein réveil. De quoi marteler son crâne en plus de réveiller une douleur qui ne pouvait qu'être cuisante. Tout cela n'avait pu que la tirer de l'état dans lequel, elle avait plongé. Se relevant soudain, elle s'écarta, laissant sur le cocon la marque l'empreinte de son corps appuyé contre lui. Une large silhouette écarlate qui ne laisserait pas le moindre doute sur la présence d'une seconde personne. Seulement, ce serait tout ce qu'ils verraient. Ne pouvant se résoudre à paraître en cet état, la sainte rassembla tout ce qu'il lui restait de cosmos forcer son corps à bouger. De sa seule volonté, Anamaya s'était soulevée sans mobiliser le moindre de ses muscles brûlants de souffrance.

Elle ne pouvait rien faire d'autre de toute façon. Privée de tout, elle ne pouvait que s'évanouir dans une nature qui pouvait être moins hostile.

~ Au revoir Heed, tu seras mieux avec eux. Ils prendront plus soin de toi que je ne l'ai pu. ~


*******************************************


Des pas dans la nuit qui avait fini par tomber. Le froid qui se faisait moins cuisant à mesure qu'elle s'était approchée du domaine sacré, se saisissant juste d'une couverture mise à sécher pour toute protection. Jetée sur ses plaies encore à vif, elle la faisait souffrir mais plus que cela, c'était la honte d'avoir dérobé une si piètre pièce de tissu qui l'avait gênée. En être réduite à cela était très dur, plus qu'elle ne l'aurait imaginé.

Les pas étaient devenus depuis si longtemps des lieues et les lieues s'étaient ensuite succédés par centaines. Puis, enfin, elle vit apparaître la silhouette devenue si familière de la fermette qu'elle partageait avec ses protégées. Hésitant un instant, elle relâcha soudain son cosmos, mettant fin au soutien qu'il apportait à son corps et ce fut à ce moment précis que toute sa volonté s'écroula soudain. A quelques pas de chez elle, elle s'était effondrée, rattrapée par l'état de plus en plus alarmant de son corps presque vidé de sang. Tout tournait autour d'elle, ses yeux s'étaient de nouveau voilés et la syncope était quasi là.

" Maître... "

Elle pouvait l'entendre. Cette voix qui venait de si loin, déformée par ses sens vacillants.

" Maître Néféret... "

Une main enfantine posée le sien. Si chaude, si douce à moins que ce ne fusse le si surprenant cosmos de la toute jeune rousse.

" Lydia ? "
" Néféret. Je suis là. Viens, viens... "


Ne pouvant lutter même contre une enfant, la sainte se laissa tirer quasi comme une somnabule vers la maison plongée dans l'obscurité.

~ Suis-je si diminuée pour qu'elle puisse me paraître si forte. Qu'une enfant de huit ans puisse s'imposer comme cela. ~

La main enserrant à demi la sienne tant leurs tailles respectives étaient encore éloignées, brûlait d'une chaleur apaisante. Cette petite avait une affinité surprenante pour certains mystères de la nuit et pour la première fois depuis leur rencontre, Anamaya le constata sans crainte pour elle. Lydia était d'une nature tout autre que la sienne. Elle la guidait au travers des ombres, sans la moindre lumière pour trahir sa nudité, préservant en ce cet instant préservait le peu qu'il lui restait de dignité.

Un dernier pas et elle s'immobilisa sur le seuil. Attirée par la lumière d'un feu dans la cheminée, elle ne réalisa pas. Pas un seul instant que son triste tenue venait de la quitter, révélant aux yeux de celle qu'elle avait pris sous son aile la totalité de son corps blessé dans son plus simple appareil. Un spectacle qui ne manqua pas de faire se figer l'enfant dans une expression que la sainte n'oublierait jamais.

" ... "

~ Lydia... ~

Rien ne fut pire en cette nuit que le reflet d'horreur qu'elle contemplait dans les yeux de Lydia.






Aucun détail sur le physique d'Anamaya n'apparaît dans ses rps. Sa véritable apparence est inconnue de tous.

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Dernière édition par Anamaya le Ven 21 Oct - 16:19, édité 2 fois
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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Jeu 20 Oct - 15:51
" Lydia ? " Avait répété la femme d'une voix amoindrie et inquiète si inquiète...

C'était bien plus que cela en fait. Choquée par la pâleur qu'avait prise le visage de l'enfant, Anamaya s'était rapprochée d'elle avant de lui saisir les épaules et de tomber à genoux. Face à face, le maître et l'apprentie ne pouvaient que lutter contre le malaise qui venait de s'installer entre elles. La sainte, déjà à bout de forces, sentait la fièvre pointer, cruelle, implacable. Pourtant, elle ne pouvait se laisser aller. Pas maintenant, pas quand sa protégée avait tant besoin d'elle. De ses mains ensanglantées, elle secouait l'enfant rousse.

" Lydia, tu m'entends... "

Quel tableau offraient-elles en cet instant toutes les deux. Anamaya totalement nue, souillée de sang et de la péripéties de la route, le corps couvert de plaies dont certaines suintaient et d'autres menaçaient de se rouvrir, plus ou moins gravement, au moindre de ses mouvements et Lydia, vêtue, en pleine santé, saine, immobile, muette face à elle. C'était une bien étonnante scène sans le moindre spectateur. Par chance, Alaïs dormait comme seule une si jeune enfant pouvait le faire.

Le temps passa...

Quelques secondes, minutes ou heures, aucune des deux n'aurait pu le savoir, plongées si loin en une lutte qui semblait ne pas trouver de fin. Puis soudain un soubresaut agita le corps de l'enfant.

* Ma douce, ma tendre, il suffit. Il suffit, tu ne peux rester ainsi. *
~ Mais ? ~
* Elle a besoin de nous. De nous et non de la vision choquée d'une enfant. *


Sans que le moindre mot sorte de ses lèvres, trahissant cette conversation intense prenant vie dans les méandres même de son âme, Lydia comprit, se détendant soudain sous les yeux soulagés d'Anamaya.

" Néféret... "
" Je suis là, je suis là. "


Elle n'avait pas réfléchi à son état, attirant l'enfant tout contre son sein, la berçant au mépris de son propre état.

" Néféret, tu as mal... "

Les larmes coulaient de ses joues. Lydia ne pouvait que comprendre l'état alarmant dans lequel se trouvait la sainte.

" Néféret tu as mal et moi, je déteste être une enfant...

Ce corps m'insupporte, je veux être grande !!! "


Le cri de Lydia avait traversé l'air ambiant, hurlant la rage d'un être qui n'avait plus rien d'innocent en cet instant. La colère de la fille se nourrissait de l'inquiétude terrifiante qui était la sienne de ne pouvoir rien faire pour sauver celle à qui elle s'était déjà tant attachée.

* Nous pouvons la soigner mais il nous faudra en payer le prix. A présent, il te faut faire un choix. Un choix qui influencera à jamais nos pas, ma tendre, ma douce. *
~ Dis-moi. Toi qui dit être moi. ~
* Nous sommes une, divisée mais toujours liée. Nous sommes une. Tes sentiments seront les miens quand nous nous rejoindrons enfin. Ton amour pour elle sera le mien tout comme l'amour que j'ai pour d'autres sera tien. Nous sommes une, nous serons une et nous marcherons une... *
~ Une... ~
* La veux-tu ? Dis-moi, la veux-tu ? *
~ Oui... Si tu peux... ~
* Nous pouvons... Nous en souffrirons nous aussi mais nous pouvons. Il te faudra être forte et ne pas pleurer, ne pas trembler. Ne pas avoir peur de te laisser sombrer en une chute à laquelle jamais rien ne pourra te préparer. Dis-toi juste une chose.. *
~ Oui ? ~
* Cette souffrance, je l'ai endurée en mon corps d'innombrables fois avant toi. Nous serons ensemble, tant que ton corps ne s'effondrera pas, nous serons ensemble pour accomplir les gestes nécessaires à sa guérison. *
~ Je risque de mourir. ~
* Es-tu prête à cela ? *
~ Je... ~
* Non ne réponds pas. Tes sentiments seront les miens. N'aie crainte en aie confiance en nous. Je ne nous laisserai pas mourir de nos propres mains. Un mot, il ne te reste plus qu'à nous dire un mot. Veux-tu lier ton destin au sien, veux-tu que se tisse un lien qui à jamais nous unira. L'aime-tu au point de verser ton sang en un rituel que tu n'as même pas idée de pouvoir mener. Une fois lancée, je ne pourrais revenir en arrière, je ne pourrais plus nous dissimuler à leurs yeux. Acceptes-tu ce pas vers l'inconnu sans le moindre espoir de retour. Pour elle, acceptes-tu... ? *
~ Oui... ~
* Bien qu'il en soit ainsi. *


Plongeant soudain son regard dans celui de son maître, Lydia glissa d'une voix qui avait pris une assurance à l'opposé du cri qu'elle avait lancé.

" Je vais te soigner, Néféret. Plus personne ne pourra nous séparer. Je vais te soigner. "
" Mais... "


Nul autre mot ne pourrait à présent s'échapper des lèvres de la sainte. Lydia venait de la frapper, la faisant plonger dans l'inconscience. Dans l'état dans lequel était Anamaya, comment aurait-elle pu de toute manière résister.

* Allonge la... *

De ses bras enfantins, la petite rousse fit glisser le corps inanimé de son maître sur l'une des nattes couvrant le sol avant de suivre une autre volonté.

* Alaïs, elle ne doit pas se réveiller. A nous de veiller à ce qu'elle ne voie pas ce qu'il va se passer. *

D'une main, elle prépara de quoi maintenir l'enfant en sommeil avant de caresser son front.

* Dors bien, petite sœur. Ce qu'il va passer n'est pas pour tes yeux. Reste encore une enfant innocente. C'est si précieux... *

Sur ce geste, elle quitta l'enfant blonde, le temps d'agir était arrivé...





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Dernière édition par Anamaya le Ven 21 Oct - 16:21, édité 2 fois
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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Ven 21 Oct - 12:55
Sans un bruit, elle avait fermé la porte, laissant une enfant au pays des rêves. C'était elle leur rayon de soleil à toutes les deux, la seule à avoir une véritable vie d'enfant. Un ange qui les inondait de joie et de tendresse. De quoi aider les deux femmes à avancer dans la nuit. Puisque c'était bien une femme qui en ce moment rayonnait dans le corps de la toute jeune Lydia, faisant se soulever par intermittence ses longs cheveux roux.

* Bien... *

Sans perdre davantage de temps, elle se changea et lava longuement ses mains à l'eau mais cela ne lui suffisait visiblement pas.

* Néféret a une salle bien plus appropriée pour cela. Autant s'en servir. Maintenant, ma tendre, c'est moi qui prends toutes les choses en mains à travers toi et notre corps. N'essaie pas de retenir le flot immense qui se se déverser en toi, traverser tes pensées et surtout tes souvenirs. Non seulement, tu ne le pourrais pas mais tu en souffrirais en retour. Ce qui n'aiderait personne. Fais-nous, confiance, ma douce, de toute manière tout ce que tu verras sera un jour à toi. *

La voix était douce, si douce, un enchantement dans l'esprit de Lydia. C'était un bien singulier exercice que de se convaincre soi-même, s'auto-subjuguer. Mais la femme de la Nuit était passée maître en cet art depuis déjà tant d'années.

~ Euh... ~
* Chut... Tout va bien se passer. Maintenant, calme, calme notre cœur. Jamais, nous ne devrons trembler. Quelle que soit la souffrance qui jaillira en nous, jamais nous ne devront trembler. N'aies crainte même si ton visage lui même te semblera étranger... *


Mot après mot, elle amenait l'enfant vers ce qui ne tarderait plus à s'enclencher. Déjà les premières vibrations cosmiques se firent sentir en sa chair, lui insufflant la force essentielle au déplacement du corps inanimé de son maître.

* Là... Nous allons devoir la déposer là sur cette table d'une propreté irréprochable. *

Tirant le plus précautionneusement la natte sur laquelle était allongée Anamaya, Lydia la dirigeait vers la petite salle annexe. Tout en cette pièce détonnait par rapport au reste. La propreté des lieux n'était pas le seul point remarquable. Le peu de mobilier en était un autre en plus des outils posé sur la table toute proche.

~ C'est trop haut. Jamais, je ne pourrais. ~
* On va faire en sorte que... *
~ Je ? ~
* Ce n'est jamais qu'une table, une simple table... A nous d'être précise dans la découpe. *


Un rire qui se voulait encourageant avant suivi. D'un seul coup rapide, le cosmos découpa une partie des pieds, amenant le meuble à la hauteur parfaite.

* On lui en offrira une autre. *

L'assurance qui se dégageait de cette voix finit par apaiser totalement les dernières craintes de Lydia. S'abandonner totalement à cette volonté qui était autant la sienne que celle qu'elle serait un jour devenait si tentant, si naturel qu'elle sentit ses défenses se briser, une à une...

* Enfin, tu nous fais confiance. Il va falloir préparer tout ce dont nous allons avoir besoin. Les outils doivent être portés au feu et pas un petit feu, quasi un feu d'enfer ou tout vire au lumineux. Qu'aucun mal ne puisse pénétrer en sa chair via ce que nous utiliserons. Les linges dans ces espèces de coffres ont déjà été bouillis. C'est au moins cela de fait. *
~ Tu sais comment ? ~
* Oh que oui, je sais comment et je sais qu'il nous manque trop de potions pour tout panser. *
Mais on peut pas aller en pleine nuit et la laisser toute...
* Qui a dit que ce serait nous. A présent, ma volonté va surpasser la tienne, n'aies crainte et garde toujours la plus grande confiance en nous... *


Préférant laisser encore quelques instants le corps de son maître à l'écart de ce qui allait se passer, Lydia s'agenouilla soudain, posant ses mains sur chacune de ses épaules, croisant les bras en croix devant sa poitrine si plate d'enfant.

* C'est en toute connaissance de cause, en toute connaissance des conséquences, qu'en cette nuit, je lève le sceau qui nous maintient éloignées. En toute connaissance de la souffrance qui inondera notre corps d'enfant que je laisse la pleine puissance de nos origines prendre pied dans la réalité de ce monde. A présent que le rituel commence... *

Baissant soudain la tête, l'enfant se crispa. Le cosmos qui montait en elle était d'une toute autre puissance que celui qu'elle avait jusque là émis par intermittence. C'était si immense qu'elle ne pouvait que paniquer sous le flux de ce qui la parcourait.

* Sous les ailes de nuit, nous évoluons, sous le ciel de la nuit, nous ne pouvons que capter une toute autre lumière... *

Un premier cri étouffé s'échappa des lèvres serrées de Lydia, du sang venait de couler au coin de ses lèvres.

* Ne panique pas... Tu nous blesserais toi-même... *

Acquiesçant d'un signe de tête, l'enfant se détendit.

* Contrôle notre cœur et notre souffle... Bien...

Lentement sous la caresse de la nuit et de ses soupirs que se lève la lune d'ambre. Que sa lumière née de notre propre énergie soit notre soleil en cet instant. *


A cet appel, le cosmos de l'enfant de se déploya, brûlant quasi son corps au passage mais ce qu'elle découvrit sous ses pieds, sous son corps la captiva tellement qu'elle finit par ne plus rien ressentir sinon l'émerveillement de voir une apparition si proche de la lune monter droit du sol de la pièce.

* Tu le sens. Tu la sens vibrer selon la volonté de notre cosmos. Ne la laisse pas monter, ne laisse rayonner davantage. Personne ne doit la voir, personne ne doit la sentir... *
~ Mais... ~
* Tu n'es pas sensée être capable d'user de telles techniques. Pas encore en tout cas. *
~ Les saints ? ~
* Nous ne sommes que des apprenties s'éveillant un peu n'importe comment, ils voudront juste nous remettre sur la bonne voie mais s'ils viennent, ils nous interrompront... Soyons prudentes, tout simplement. *


Un certain temps se passa, laissant l'âme fragmentée se réunir un peu plus en une seule volonté avant de reprendre.

* Allez juste un effort même si notre corps est trop jeune pour le supporter longtemps. Concentrons-nous sur la lune d'ambre. La maintenir nous donnera toute la lumière dont nous avons besoin. Il ne nous reste plus maintenant qu'à préparer la table, notre maître et les dernières potions qui seront essentielles. *
~ Tu as dit... ~
* Qu'on allait nous amener les ingrédients... Je n'ai pas oublié... *


Se relevant, l'enfant étendit cette fois les bras vers le ciel, enfin, ce qui en tenait lieu, propulsant une nouvelle vague d'énergie juste assez fortes pour ouvrir la plupart des issues.

~ Mais on va voir la lumière. ~
* Personne ne passe par ici. Maintenant, prépare-toi à être assommée de leurs babillages. *
~ Quoi ? Qui ? ~
* Venez à nous, vous qui êtes nos plus anciennes compagnes. Aussi vieilles que la lune d'ambre, aussi vives que la lune blanche... Vixen... Tu es la plus proche, entends-nous et entraîne ta colonie avec toi. *
~ Vixen ? Une renarde... ~
* Une renarde volante oui... *


Un autre rire résonna dans ses pensées. Un instant de détente incroyable avant qu'une cacophonie à en s'arracher les tympans éclata brutalement à ses ouïes.

~ Aieeeeeeee... ~
* Je t'avais prévenue. *
~ Mais c'est quoi toutes ces paroles !!! Qui parle... ~
* Vixen... Et toutes ses proches. Ouvre donc les yeux, elles sont là, au-dessus. *


L'enfant ne s'était même pas rendu compte de les avoir fermés par pur réflexe et son âme profonde n'avait pas souhaité la forcer à les rouvrir.

~ Ce sont des chauves-souris. ~
* Des roussettes, s'il te plaît, des roussettes, des renards volants comme on les a parfois appelées... *
~ Elles sont gentilles... ~
* Bien sûr, toutes sont végétariennes et ont eu tout le temps d'explorer tout ce qui se fait de végétal voire de fongiques. *
~ Tu vas leur... ~
* Nous allons le leur demander. Enfin, tu as raison, c'est moi qui vais leur dire ce qu'on aimerait qu'elles nous ramènent. Maintenant rappelle-toi, ne tente pas de retenir tout ce que tu vas voir déferler dans tes pensées. *
~ D'accord... ~


* En mon nom, je vous ai appelées, mes amies. En mon nom, je vous demande de parcourir les terres pour me ramener toutes les plantes, fruits, feuilles, tiges et champignons que je vais vous montrer. *

Un tourbillon d'images, de parfums, de touchers éclata soudain dans la tête de Lydia. Cela allait vite si vite. Tout déferlait sans qu'elle ne tente de s'y opposer. Tout ce qui retenait son attention était la lune qui ne devait pas monter.

~ Non, reste... ~

C'était plus ardu qu'elle ne l'aurait cru surtout avec cette fanfare tonitruante qui lui vrillait le crâne. A chaque nouvelle image, c'était un éclatement digne du tonnerre qui répondait. Puis, soudain le silence retomba...

~ Quoi ? Quoi... ~
* Elles sont parties... Tu as pensé à la retenir... C'est bien. *
~ Et celles-ci ? ~
* Vixen et les siens resteront avec nous désormais. Nous ne pouvons les appeler et les renvoyer ainsi. Les roussettes sont douces. Bien moins féroces que d'autres... Mais il est bien trop tôt pour cela et le temps nous est compté. A présent, on peut enfin commencer. *


D'un geste doux, elle renvoya les chiroptères restants avant de relaver l'ensemble de la table et de tout ce qui avait pu être en contact avec elle.

~ On va devoir la porter jusque là. ~
* Le cosmos nous y aidera... *


Entourée de son aura, elle parvint ainsi à placer enfin son maître sur la table.

* La laver. Nous devons avant tout la laver et traiter au plus vite les coupures et les plaies les plus profondes. Cette fois, tu vas devoir me laisser faire, tout faire. Notre vitesse sera essentielle. Nous ne pourrons tenir que quelques instants en maintenant la lune d'ambre telle qu'elle est. *


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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Ven 21 Oct - 16:14
D'une simple étincelle jaillit soudain un brasier, une flamme immense qui se déploya telle une fleur aux pétales incandescents illumina soudain l'âtre tout proche. Entre la lune d'ambre et les flammes, elle pouvait y voir quasi comme en plein jour et le froid ne risquait pas de venir peser sur la santé de la blessée. Soutenue par son cosmos, Lydia y avait jeté tout ce qui pourrait nourrir le feu et le faire grandir en chaleur. Posés sur un trépied spécialement préparé pour cela, les outils n'avaient pas tardé à prendre la teinte voulue avant de rejoindre sans laisser le temps à quoi que ce soit de venir les souiller la seconde table placée juste à côté de celles réservée aux soins. Tout était prêt. Elle n'aurait bien sûr pas de suite les ingrédients qu'elle avait demandés pour la suite mais elle pouvait déjà commencé et usé au maximum de leurs capacités toutes les potions, onguents et médications présentes. Le reste entrerait en piste dès que possible.

* Bien... *

D'une main assurée, elle passa le premier ligne dans l'eau bouillie à laquelle elle avait ajoutée une certaine dose d'alcool. Inconsciente comme l'était Anamaya, elle n'hurlerait pas à ce premier contact. Ses propres mains étaient gantées et lavées dans cette même eau qui se voulait la plus sainte possible. Ainsi commença la toilette. D'une douceur infinie, l'enfant effaça une à une les traces de sang, de poussières, voire de boue que le voyage avait laissé sur le corps nu d'Anamaya. Linge souillé sur linge souillé ne tardèrent pas rejoindre un seau dont le contenu fini par se déverser dans les flammes qui les dévorèrent avec une avidité redoublée.

Propre et débarrassée du voile qui cachait la majeure partie de ses blessures, la sainte était déjà plus humaine aux yeux de Lydia. Ses plaies étaient multiples mais moins impressionnants à présent que tout le sang séché n'était plus qu'un souvenir.

* Bien, continue à me laisser faire...

Lune d'ambre... Aiguise encore davantage mes sens, laisse-moi m'ouvrir à une vision que seule notre savoir millénaire m'offre. Qu'entre toutes ces plaies, je sonde celles qui doivent être d'urgence fermées, recousues ou cautérisées... *


Se plongeant en une transe à nulle autre pareille, Lydia avait accès à une toute autre vision. Le cœur affaibli d'Anamaya battait comme un soleil vacillant en sa poitrine. Sa tête était encore chaude de l'afflux normal de sang que son cerveau exigeait. Le dos, les reins, tout ce qui était vital avait été malmenés. Puis enfin, elle les repéra...

Toutes ces zones sont des sources d'hémorragies. Certaines, toutes extrêmement gravissimes, ont déjà été refermées mais sont sur le point de se rouvrir...

* J'ignore qui a fait cela mais elle lui doit la vie... *

Ses "cibles repérées", les mains de Lydia entrèrent en action avec toute la vitesse que lui offrait le cosmos. Une à une, elle refermait toutes les liaisons les plus graves, renforçaient ou corrigeaient ce qui avait cédé avec le voyage que s'était imposé la jeune femme. De sa main, elle avait aussi refermée la terrifiante ouverture qu'Anamaya portait en sa gorge. Une plaie qui normalement ne pardonnait pas.

* Ce coup-là était pour l'achever au terme d'une longue torture. Sans cette aide providentielle, elle serait morte. La perte de sang est l'autre danger extrême pesant sur elle. On a de quoi l'aider à se refaire mais il lui faudrait un apport autrement plus puissant. *
~ Lequel... ~
* Le nôtre... *
~ Nous ? ~
* On est plus à cela près. Maintenant que nous sommes une même pour peu de temps, le don est possible. Notre sang est curatif et accepté par tous les êtres... *


Elle n'était pas allée plus loin dans ces termes. Le temps lui manquait trop. Avec la perte sanguine majeure qu'elle venait de subir en plus du choc du à son état, Anamaya ne pouvait attendre et qu'importait le futur. Pour l'instant, seul comptait l'instant présent.

~ D'accord... ~
* L'idéal serait d'avoir l'équipement adéquat mais inutile de le chercher en ces lieux. Il faudra encore se contenter du cosmos. Accroche-toi, on va le sentir passer... *


Se blesser soi-même n'était jamais évident mais là, c'était un cas de force majeure. Se concentrant sur son propre bras, Lydia en fit éclater l'une des artères, se saisissant du flot de sang qu'elle dirigea droit vers le corps d'Anamaya. L'y faisant entrer d'une manière totalement inédite aux yeux de l'enfant.

~ Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii... ~
* Tiens le coup, je sais que ça fait mal... *


Le cœur de Lydia s'emballait de plus en plus, battant à tout rompre, au fil des secondes qui s'écoulaient. Le don lui faisait horriblement mal. Perdant un instant le contact avec la réalité, l'enfant mit un certain à se reprendre sentant qu'une énergie la maintenait hors de l'abîme où elle menaçait de s'enfoncer.

* C'est fini... A présent, c'est elle de faire le reste... *

Affaiblie par le dernier acte accomplie, la petite rousse s'empressa de panser l'ensemble des plaies encore non traitées. Et ce fut lorsque la dernière bandelette fut placée sur le corps de son maître que la lune retomba et avec elle, l'ensemble de la force qui l'avait soutenue. Instant à partir duquel, elle se rendit compte de son propre état.

* Nous sommes blessées mais vivantes. Maintenant, que notre âme redevienne telle qu'elle était, fragmentée pour laisser à notre corps le temps de se régénérer. *

A ces mots, son cosmos sembla soudain s'effondrer, reprenant ses balbutiements de départ.

* Tiens encore un peu, le temps de toi-même te soigner.
~ Je me sens déjà mieux. ~
* J'ai rompu notre communion et nous sommes revenues à notre état initial. Même si tout a changé. Puisse l'avenir ne jamais nous le faire regretter... *


La suite se passa en soins rapide. Lydia était aussi recouverte de plaies sanglantes mais d'une nature telle qu'elle ne pouvait qu'en être heureuse. Si cela portait ses fruits, cela en valait largement la peine. Puis se rendant près de la table où reposait Anamaya, elle la recouvrit d'une large couverture avant de tirer la natte vers elle et de s'allonger à son tour dessus. Le sang avait disparu comme par enchantement et ce fut un sourire épuisé aux lèvres qu'elle plongea dans un profond sommeil...

* Quelle folie m'as tu fait commettre... Puisse tout cela en valoir la peine... *

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Froide était la nuit, froide était la lune et pourtant, elles n'avaient de cesse de voler. Nombreuses étaient celles déposant les fruits, plantes ou autres éléments demandés. Nombreuses étaient celles à prendre du repos en s'accrochant aux oliviers. Tant de roussettes qu'elles en recouvraient littéralement certains arbres.

Mais parmi toutes, il en était qui s'étaient avancées bien plus loin qu'elles ne l'auraient du. L'appel et le désir de Lydia avaient fait s'éveiller en retour, un bien surprenant écho. Un écho que ne pouvaient que ressentir les plus anciennes de la colonie. Un souvenir lointain, perdu dans le flot d'une mémoire commune. Celui qui attend depuis déjà tant de temps...

Un captif au fond d'une geôle sans âme...


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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Sam 22 Oct - 1:26
La nuit était froide, la nuit était glauque. A en écouter les chants mélancoliques des arbres, les événements d'aujourd'hui étaient voués à devenir les plus austères conditions d'une guerre en approche. Dans l'instant présent des civils, une troupe s'en était allée, tandis qu'une inconnue encapuchonnée dans un voile noir, pourvue d'une bien étrange escarboucle d'un grenat chatoyant, s'était faufilée dans les rues de Rodorio. Et puis, plus rien. Les habitants attendaient seulement le retour des survivants potentiels.

Ce n'était guère plus différent pour la jeune femme aux cheveux d'ébène, qui patientait sagement dans son ancienne ville prison. Une attente presque folle pour certains, tant elle était désormais traitée comme une formalité par la jeune tribut, traits pacifiques quoiqu'arborant une malédiction inconnue par les enfants des étoiles.

L'œil de la Vouivre se dissimulait pour l'heure.

Et il n'y avait eu pour l'heure aucune complication. Quelques Chevaliers avaient été rencontrés en cours de chemin, mais n'avaient sans doute pas compris à qui ils avaient à faire. Ou alors, n'avaient-ils pas oser protesté. A dire vrai, Ariane s'étonnait toujours du laxisme dont les guerriers d'Athéna avaient fait preuve avec une ancienne prisonnière. Oui, elle.

Alors, déambulant à travers les abysses de la nuit, l'aube faisait pourtant son office: le Soleil ne tarderait pas à revenir consteller de ses rayons les herbes humides et naissantes. Les doigts de la renégate jouant avec une rose, la faisant tourner sur elle-même plus par réflexion que par passe-temps, Ariane s'était assise dans l'un de ces champs bordant le village, avant de pressentir le mouvement d'une personne au cosmos résistant. Mais faible...Si faible pour son potentiel. Il l'eut brisé de ses méditations, de ses pensées sur le lac Miroir, sur le sang froid dont elle ferait peut-être preuve pour atteindre un objectif caché.

Ce fut ainsi qu'elle entreprit son chemin en cette direction, dépassant les premières maisonnées, et peut-être bien guidée par une présence, une procédure aussi difficile que les pas cumulés pour s'y orienter correctement, vers cette faible source. Timide, qui plus est. Presque en détresse et pourtant, apaisée. Quelques minutes s'écoulèrent avant qu'elle n'atteigne ledit endroit, inspirée par le grincement d'une porte poussée à l'instant.

Non, Ariane détestait cela désormais, mais cette personne était revenue de quelque part, affaiblie. Peut-être était-ce le moment d'intervenir? L'ancienne générale des Lyumnades n'en savait rien, mais préférait pour l'heure demeurer de marbre face au spectacle qui s'imposait sous ses yeux.

Une jeune Sainte était toute allongée sur une table, mais visiblement tenue sous les soins de petites mains expertes. Une jeune fille rousse était allongée non loin du corps de la jeune femme, d'où quelques roussettes apportaient divers objets, comme possédées par une force supérieure.

Ô, Ariane connaissait le goût de la manipulation animale. Cela lui évoquait tout à la fois de la nostalgie et un ton légèrement moqueur, alors que l'une d'entre elle continuait à profiter de la nuit en frôlant bien soudainement sa tête. Pivotant légèrement afin de l'éviter, Ariane s'exclama légèrement.

"Curieux animal"


Pourtant, ce n'était pas elle qui allait le lui reprocher. Teigne, la petite salamandre rouge aujourd'hui décédée, en était l'une des nombreuses preuves. La condition de la jeune femme continuait en revanche à l'intriguer, en dépit de ses blessures presque refermées.

"N'ayez pas peur, je ne vous veux aucun mal."

Sinon ça aurait déjà été fait, aurait probablement répondu la générale des Lyumnades d'antan. La pensée lui donna un bref, très léger air taquin. Mais seulement léger. Pas complètement rétablie de ses dernières aventures, c'était déjà une bonne humeur retrouvée pour Ariane. S'adressant à la fillette comme à une adulte, elle lâcha toutefois:

"Elle va bien?" Son œil vert et lumineux examina sa petite forme, rassurée de la voir en point mais grimaça derechef en vu du diagnostic. "Son cosmos reste faible toutefois, je devine bien qu'il ne s'agit pas que d'un accident dans une arène, je me trompe?"

Quoique tout pouvait arriver. Les morts étaient légions. Ô, Ariane ne s'attendait pas à une réponse directe. Un sourire compatissant s'esquissait sous sa capuche noire. Elle accorda un regard à distance de la jeune femme. Enlevant la broche de sa cape, la brune la déposa sur le côté de la table tandis que son visage, maudit mais agréable, fut à découvert, œil gauche caché par quelques bandages. Son habit lui, était simplement composé d'une chemise blanche et d'un pantalon tout ce qu'il y avait de plus classique.

"Je suis sûre qu'elle préfèrerait se réveiller avec une possibilité de ne pas se retrouver entièrement nue sans grande raison valable, maintenant qu'elle est en sécurité."

Ariane n'aurait su dire si la jeune femme au milieu de la table était éveillée, alors pour l'heure, elle s'adressait tout simplement à ce qu'elle considérait comme une sorte...D'apprentie. Les questions étaient très nombreuses et ce de deux côtés, elle n'en doutait pas.

Pourtant, l'une d'elle dominait les pensées de l'ancienne générale : Etait-ce la fin de son attente?


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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Sam 22 Oct - 16:51
L'aube fut lente à venir, lente et lancinante, et avec elle le retour vers une vie incertaine. La douleur de cette nuit décisive marquerait encore longtemps leurs chairs respectives, chacune portant sa croix, à sa façon. Sur la table qui lui faisait office de lit, la jeune égyptienne remuait lentement, imperceptiblement. Attirée par les flammes de l'âtre déclinant dans la vaste pièce contiguë à la salle qui lui tenait lieu de chambre de soins, Anamaya tentait de tourner son corps souffrant vers la chaleur qui lui rappelait tellement l'ardeur des terres de son enfance. Si loin, Philae était si loin. Une terre qui avait vu son identité réduite à néant et ses derniers derniers fidèles massacrés. Une terre qu'elle aurait voulu reconstruire ailleurs et ainsi sauver ce qu'il restait de son passé millénaire...

Y retourner, au fond, que pourrait-elle faire de mieux qu'y retourner ?

Cette nuit avait été celle d'un changement dont elle ne pouvait mesurer l'ampleur. Insidieux était le processus en marche au sein même de son corps, insidieux mais bien réel. A l'image de ce sang qui s'était mêlé au sien. Lydia lui avait fait un cadeau inestimable mais qui, hormis les roussettes, pourrait lui révéler une telle merveille. Personne sinon la seule et véritable identité de l'enfant. Cela prendrait sans doute des années avant qu'elle ne soit capable de survivre aux manifestations de son cosmos mais qu'importait au fond, Athéna avait tant de saints en réserve et tant de saints à venir qu'en perdre une seule ne devrait pas trop la gêner.

Un de plus, un de moins, quelle différence pour elle en avait tant...

C'était cette vision bien naïve qu'avait la rousse enfant. Une vision dans laquelle la grande déesse ne voudrait sans doute même plus d'une combattante déshonorée mais elle, elle serait là pour son maître. Elle la soignerait avec l'aide d'Alaïs et ensemble, elles n'auraient plus à craindre d'être séparées. Jamais plus, Néféret ne partirait si Athéna la renvoyait en punition de sa défaite.

Sans l'aide de son âme ancienne repartie en sommeil, la toute jeune fille se montait tant d'avenirs au travers ses rêves. Différents, heureux ou aventureux, mais avec pour plus grande constante le maintient de leur famille. Elle voulait garder Néféret pour elle seule maintenant qu'elle avait compris ce que signifiait être sainte d'Athéna. Elle voulait son maître en vie...

De cela, elle ne parlerait sans doute jamais et le temps serait son allié. Quelque chose le lui soufflait, le temps serait son allié.

Puis, le jour vint. Au-delà de la ligne d'horizon, le brillant Hélios commençait son ascension, inondant l'azur de rose et d'écarlate parsemés de traces orangées. Une splendide palette qui marquait le jour nouveau, réchauffant les corps de dizaines de roussettes s'agglomérant contre l'écorce crevassée de quelques oliviers. Sous l'éclat du soleil, elle se reposeraient sans la moindre crainte. Lydia était là pour elles et les préserverait de la bêtise humaine.

Et parlant d'humain, une humaine venait justement de pénétrer dans le domaine de leur "compagne". Sans la moindre agressivité, la nouvelle arrivante s'était engagée en la fermette, aimantée par le cosmos faible mais bien présent d'Anamaya. Pas à pas, elle s'était avancée, frôlée de temps à autre par les quelques roussettes encore affairées. Pourtant aucune d'entre elles ne le prenait pour un monstre. Elle n'était pas hostile...

Elles le sentaient, elle n'était pas hostile, elle n'avait rien d'un prédateur dirigé contre Lydia et ses proches. Aussi se contentaient-elles de l'éviter à mesure qu'elle progressait avec lenteur en ces lieux encore imprégnés de l'odeur de sang et de médicament. La couverture dont Anamaya s'était enveloppée sur la route et avait gardée jusqu'à son arrivée, traînait encore en un coin sur le sol tout près de l'âtre où Lydia ne l'avait pas jetée avec le reste des linges souillés. Sans trop savoir pourquoi, l'apprentie l'avait conservée.

Puis, enfin, l'inconnue s'immobilisa au seuil de la chambre de soins, encapuchonnée, un rubis scintillant de mille feux sur la cape la recouvrant de pied en cap. Un instant durant lequel elle sembla étudier cet étrange tableau. Que pouvait-elle penser à cette vision ? Anamaya était posée sur la table, sa longue chevelure d'or et de miel nouée et recouverte d'un linge transparent. Le visage entouré de pansements laissait juste voir ses lèvres décolorées suite aux terribles hémorragies qui avait failli la laisser exsangue. Son cou portait lui aussi un pansement imprégné d'un onguent qui s'était mélangé avec un peu de sang. Les coutures n'apparaissaient pas sous un tel arrangement mais avec le temps, la nouvelle arrivante apprendrait qu'on avait voulu égorger la jeune femme. Quant au reste du corps, on ne pouvait que voir aux nombre de linges le recouvrant qu'on s'était avec une certaine joie acharné sur elle. De quoi laisser poindre des tas de questions auxquels elle était encore hors d'état de répondre.

Aussi, ce fut vers Lydia qui émergeait sous le poids de ce regard inquisiteur qu'allèrent les premières paroles.

" Hein ? "

Se réveillant en sursaut, elle se redressa trop vite, manquant de peu de se cogner au coin de la table toute proche de sa natte. D'un geste lent, elle se frotta ensuite les yeux avant de poser enfin son regard sur l'intruse qui avait profité de leur sommeil à toutes trois pour entrer sans y avait été invitée. Devait-elle la jeter dehors comme toute dame détestant qu'on prenne sa maison pour un moulin ou bien lui demander de l'aide ? Elle ne savait pas encore. Tout ce qui semblait être en sa possession comme élément était que la jeune dame n'avait rien d'hostile contre elles. Aussi s'enhardit-elle à demander d'un ton qu'elle espérait assez fort pour ne pas paraître faible.

" Quoi ? Qui ? Euh oui, qui êtes-vous ? Une sainte ? Une dame de Rodorio ? "

Elle la laissa répondre avant de poursuivre.

" Moi, je suis Lydia et elle, c'est mon maître, dame Anamaya, Corona de la Chevelure de Bérénice mais nous l'appelons Néféret. Elle nous l'a demandé. "

Le ton de la petite se faisait plus triste soudain.

" Elle disait que c'était celui qu'elle portait sur la terre où elle a passée son enfance avant qu'elle ne soit totalement détruite. Mais... "

Elle se tut soudain avant de se tourner vers celle qui venait d'ôter sa cape, révélant une chevelure d'ébène et un visage en partie masqué par un pansement. Elle aussi était donc blessée.

" Mais pourquoi, je vous dis toute ça ? "

Confuse, Lydia se mit à rougir, secouant la tête pour reprendre ses esprits avant de s'avancer vers son maître et de prendre sa main aux ongles brisés, noircis par les plaies situées dessous ou décolorés suite à l'anémie qui s'était installée.

" Elle est sauvée mais elle a perdu beaucoup, beaucoup de sang. Je ne sais rien dire de plus que c'est sur ordre d'Athéna qu'elle est partie. Et elle est revenue ainsi, totalement nue sans son masque. C'est terrible pour une femme chevalier. "

Et revenant soudain à la question de celle qui lui dominait de sa haute taille, vêtue de rouge et de blanc, elle acheva.

" Oui, ce serait mieux. J'aurais bien voulu mais j'ai pu que la tirer et la hisser sur la table des soins. Elle est trop lourde pour moi. Je n'y arrive pas. J'ai trop peur de la faire tomber... "

Les larmes pointaient aux coins de ses yeux, après tout Lydia, privée de l'entièreté de son âme, n'était encore qu'une enfant de huit ans. Aussi, c'était terrible pour elle de parler de tout cela. Surtout après avoir souffert elle aussi en sa chair. Au dehors, les roussettes s'agitaient, suivant les cris de tristesse de leur compagne. C'était un lien puissant qui se mettait en place. Un lien dont elle ne connaissait pas encore l'ampleur. Quelques-unes se glissèrent dans la fermette avant de se calmer au moment où la petite se ressaisit.

" Si vous savez la porter dans sa chambre, on pourra l'habiller. Je devrais pouvoir trouver de quoi l'habiller. Je sais pas quand elle pourra se réveiller mais on peut au moins l'habiller. "


Aucun détail sur le physique d'Anamaya n'apparaît dans ses rps. Sa véritable apparence est inconnue de tous.

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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Lun 24 Oct - 14:11
La maladresse de la petite rousse éveilla un amusement étouffé, peu apparent mais certain dans le cœur de la jeune femme, tandis que la cape de cette dernière retombait mollement sur un coin de la table, petit présent de compassion. Depuis combien de temps les deux jeunes personnes s'étaient ainsi endormies? Ariane n'aurait su le dire, mais consentait bien à percevoir un semblant de réponses sur sa situation actuelle.

Qui était-elle? Si la réponse auparavant se comblait de toute sorte de réponses, ce n'était plus le cas aujourd'hui...

A quoi t'attendais-tu?

"Peut-être bien un simple fantôme?" Le reste fut accentué d'un simple rire légèrement taquin, mais pas véritablement hostile. Un clin d'œil. L'ancienne générale des Lyumnades jouait simplement avec l'aura attractive et à la fois dangereuse que les fées lui avaient conféré. A cette pensée, une ombre furtive passa dans ses yeux.

Lorsqu'elle se reprit, la jeune femme croisa les bras et haussa les épaules. "Je m'appelle Ariane et je ne suis ni Sainte, ni Dame de Rodorio. Ou alors, une demoiselle de Rodorio depuis une semaine..."

Et c'était peut-être déjà pas trop mal.

"Néféret...Oh, égyptienne, non?"
Première information. Les autres filèrent pourtant avec une étonnante sincérité, une même caractéristique qui fit écho dans son esprit. La fillette aux cheveux de feu parut gênée lorsqu'elle comprit qu'elle parlait beaucoup. Oh, rien de bien gênant pour la femme en face d'elle qui était elle-même plutôt pipelette quand elle le voulait..."Dans le fond, c'est peut-être mieux pour elle, au moins saurais-je son prénom. De plus, je serai peut-être à même de faire quelque chose pour ton maître si je sais ce qui se passe. En tout cas, les roussettes semblent vous apprécier..."

L'une d'entre elles continuait toujours à l'observer d'un œil rond et noir, en partie savant. Elle lui faisait penser à ses salamandres, du temps où il n'était pas mort. Où il n'avait pas été assassinés par eux...Du temps où la malédiction n'opérait pas encore. Enfin, même si Anamaya n'avait pas son masque et était dévêtue, la femme avait eu de la chance de revenir chez elle vivante et d'avoir été mise sous de bons soins visiblement. Si l'occasion s'y prêtait, des questions seraient probablement posées. Raisonnablement de préférence, une telle agression n'était pas aussi simple à encaisser. Sans masque...La voix de la renégate s'éleva légèrement.

"Oui je sais. Le principe du masque...J'ai eu cinq bonnes années pour m'en rendre compte."
Emprisonnée en tant que Tribut. Le détail interne se passa de tout commentaire, préférant rester dans les réalités plus concrètes. Nue, la jeune femme avait eu grand besoin de soin, et la trace portée sur sa gorge indiquait effectivement un égorgement. Râté, visiblement...La Sainte semblait avoir été plus forte dans sa survie, au grand dam de ses agresseurs. "Elle n'a pas été...?"

Oh, inutile de continuer plus loin ces considérations, la petite ne comprendrait pas et la jeune femme montrerait certainement tôt ou tard si violence, il y avait eu. Par soutien féminin, Ariane espérait que non.

"Je...Ce n'est pas contre toi petite puce, mais évite de me toucher pour l'instant."
Ses yeux s'écarquillèrent lorsque son esprit lui rappela sa condition, alors même qu'elle s'était apprêtée à déplacer la jeune femme. Comment pouvait-elle encore douter? Son sang était empoisonné. Son être tout entier était devenu maudit. Tout contact devenait dangereux. Et l'équation prenait vie: un contact avec la jeune femme était une mégarde. Ainsi, Ariane ne manqua de recouvrir de nouveau ses manches entièrement. Un tissu, puis deux...Prière, prière... La petite devait percevoir toutes les précautions prises par la brune. La portant avec une grande prudence, elle intima à Lydia d'un signe de la tête de la suivre dans la chambre. "Ce n'est pas grave, je m'en chargerais. Habillons-la de nouveau, ce sera déjà un bon commencement, et la moindre des choses pour faire véritablement connaissance si elle s'éveille..."

Avec plus ou moins de facilité, elle s'était déplacée jusqu'au lit où le corps de la femme endormie fut déposée. Pendant quelques seconde, elle considéra sa petite forme, avant de demander quelques vêtements que la fillette apporta prestement. Puis, soulevant avec soin sa tête et son haut du corps, elle laissa glisser le tissu doux et coton de la robe, mit les bras dans les manches, puis la reposa afin de la laisser se reposer avec dignité. Mieux que rien, Ariane finit par entamer un début de conversation avec la petite protégée de cette demeure en cours de procédure.

"Dis moi, est-elle la seule à être revenue, pour l'heure? Tu parles d'une guerre, n'est-ce pas?"
Portant son regard sur la jeune femme, Ariane se disait qu'il n'y avait probablement pas énormément de différences entre elles et les autres. Néféret devait probablement être son aînée de peu. Cinq années tout au plus. Oh, des explications quant à son identité devait être partagée avec une telle "intimité". "Je cherche quelqu'un pour m'éclairer sur certaines choses, un Saint de préférence, et j'espérais peut-être avoir les renseignements adéquats ici-même...Mais je suppose que c'est plus ta jeune maîtresse qui a besoin d'aides que moi-même."

L'objet de l'appel différait, c'était surtout cela. Pour l'instant. Sans la toucher mais en approchant la main de son visage, la brune insuffla son cosmos, aidant autant mentalement que physiquement Néféret à se réveiller.




Dernière édition par Ariane le Sam 29 Oct - 13:14, édité 1 fois
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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Sam 29 Oct - 12:58
" Un fantôme ? Ah oui comme les lucioles !!! " S'était-elle soudain écriée sans s'en rendre compte.

C'était vraiment sorti tout seul, en toute innocence. La jeune Lydia n'avait nulle malveillance en elle pas plus que d'envie de paraître. Depuis sa rencontre avec la sainte du Cancer, elle savait même que d'autres pouvaient les voir. Pas de la même façon qu'elle mais les voir quand même. La belle dame le lui avait aussi affirmé, ce don était plus répandu qu'on le pensait. Le tout était d'oser le regarder en face...

Seulement, là, ce n'était pas le cas. Elle s'en rendit vite compte au léger rire de la mystérieuse brune.

" Oh ? Ben non, vous vous moquez. " Glissa-t-elle d'un ton déçu avant qu'un autre timbre ne fasse entendre en elle.
* Et toi tu parles trop vite, ma douce... *

La voix tendre avait résonné dans sa tête sans la moindre colère. C'était si bon de l'entendre de nouveau au plus profond de son âme. A sentir que tout revenait à la normale en plus de la venue plus qu'inespérée d'une nouvelle compagne d'Anamaya. Soutenue par ces deux présences aussi éloignées qu'extraordinaires, l'enfant était certaine que l'état de son maître s'améliorerait. Plus que certaine et se plongeant quelques secondes au plus profond de son âme seconde, elle lui répondit.

~ Oui, je ferais attention. ~
* Il le faut. Certains êtres peuvent voir bien plus loin qu'ils ne veulent bien le dire, ma tendre étincelle... *


Sur ces derniers mots, porteurs de tant de secrets et d'autres manigances, la voix s'estompant, se retirant en un domaine n'appartenant qu'à elles seules. Prenant, le temps de respirer à fond, feignant une mine boudeuse vite chassée par l'état d'Anamaya, la jeune rousse reprit soudain.

" Ariane ? C'est joli, c'est comme celle avec Thésée et le fil ? "Puis, dardant son regard interrogateur sur son interlocutrice, elle répondit à son autre question. " Oui, elle vient de tout là-bas et elle voulait nous y emmener avant que la déesse ne la rappelle à elle. J'aurais tant préféré partir avec elle plutôt que... "

Les larmes pointaient aux coins de ses yeux alors que sa voix se faisait toute tremblante. Se recroquevillant autant qu'elle le pouvait, l'enfant reniflait, luttant contre ses larmes qui ne demandaient qu'à s'écouler. Des larmes tantôt limpides tantôt rosâtres. Les conséquences de son choix se manifestaient sans qu'elle ne réalise. Trop de douleur, de peine la tenaient au cœur et au corps pour qu'elle se penche sur la teinte de simples perles d'eau. Et puis, elle avait eu tant de sang sur elle, tant de sang...

Se reprenant enfin au terme de quelques instants trop longs à son goût, elle passa un linge sur ses yeux, frottant le haut de son front. Du sang avait coulé. Sans doute celui d'Anamaya qui avait giclé. Rien d'autre.

" Oui, elle sera contente d'avoir une amie. Enfin, vous êtes notre amie ? N'est-ce pas ? "

Elle se mordait presque les lèvres, ne sachant trop si sa question venait trop tôt ou trop tard. Ariane se montrait amicale mais était-elle prête à rester avec elles ?

" N'est-ce pas ? "

Elle avait avancé la main vers la jeune femme avant de voir son geste de recul. Elle n'avait pu saisir toute la teneur des paroles d'Ariane, étant trop jeune mais cela ne pouvait qu'être grave très grave. Quelque chose qui sonnait la venue d'horribles catastrophes. Quelque chose qu'elle ne pouvait que sentir sans trop comprendre. Puis, regardant la femme brune couvrir sa peau, elle demeura muette le temps d'amener son maître dans sa chambre. Le trajet se passa sans perdre le moindre temps. Une chandelle à la main, Lydia avait guidé Ariane portant avec une infinie précaution une Anamaya toujours inconsciente vers la chambre qui se trouvait de l'autre côté de la fermette. Ouvrant les draps, elle prépara en un éclair le lit qui ne manqua pas d'accueillir la blonde égyptienne.

La suite se passa sans plus d'encombres, Ariane habillant la Corona sainte de l'une de ses longues robes. Des gestes lents, doux mais aussi précautionneux tant la brune craignait de toucher le corps et la peau d'Anamaya. En son état, la sainte ne pourrait supporter le contact d'un poison dont la nature lui était totalement inconnue.

Le temps passa encore alors que le régime du feu diminuait dans l'âtre, replongeant la salle principale dans une semi-pénombre. Le froid ne tarderait pas à venir même si on ne pouvait pas réellement parler de vrai froid, juste d'une fraîcheur nocturne. S'emparant d'autres chandelles, Lydia les alluma pendant qu'Ariane soignait à sa façon la jeune femme.

Le silence régna encore quelques instants avant que la conversation reprenne et que la petite rousse ne pouvait que répondre par la négative.

" Je ne sais pas. Elle est revenue toute seule alors que le soleil était en train de se coucher. Je ne sais rien d'autre. Elle s'est évanouie juste après tant elle avait usé de ses forces. Elle était nue et pleine de sang. Je lui ai fait de la peine... "

Sur ces mots, Lydia rougit.

" J'ai eu peur quand je l'ai vue ainsi. J'avais peur qu'elle ne soit morte et que c'était son fantôme... "

Cette fois, elle sentait qu'elle ne pourrait plus s'empêcher d'éclater en sanglots.

" Non !!! Non, arrêtez !!! "
" Quoi ? "

Le cri d'Anamaya avait résonné dans la nuit, faisant sursauter la jeune rousse.

" Mais ? Il lui arrive quoi ? "

Sous les yeux effrayés de Lydia, la blessée hurlait et se débattait contre des ennemis invisibles. La fureur de ses cris n'avait pas de vraie signification pour elle. Tout ce qu'elle pouvait voir, c'était que son maître luttait contre des ennemis invisibles. Quelque chose de terrible au vu des cris de refus qui lui échappaient.

Soudain, le cosmos d'Anamaya se réveilla, faible mais porteur de tant de lutte désespérée que les roussettes s'éveillèrent soudain, se mettant à voler en tout sens avant d'adopter une étrange formation. Toutes tournoyaient de plus en plus étroitement autour de Lydia comme pour la protéger alors que c'était son maître qui était en proie à d'horribles visions.

" Néféret, non, réveille-toi !!! Réveille-toi, tu es avec nous maintenant... "

Puis, levant des yeux suppliant vers Ariane.

" Je t'en prie, il faut la réveiller. Ariane, aide-moi à la réveiller. Elle va se blesser encore plus si elle se débat ainsi. "


Aucun détail sur le physique d'Anamaya n'apparaît dans ses rps. Sa véritable apparence est inconnue de tous.

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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Lun 31 Oct - 14:31
A ses boutades, la petite mine boudeuse de Lydia ne fit qu'accentuer le sourire d'Ariane. Déçue, pourquoi l'être? Oh, mais la petite avait peut-être bien raison. Gardant un œil sur la forme enfantine à ses côtés, l'ancienne Lyumnades répondit doucement, presque nostalgiquement à ses questions.

"Si un fantôme était une luciole, cela ferait peut-être moins peur." Drôle d'image. Elle haussa les épaules, pensant à cette comparaison que l'on faisait régulièrement à son encontre. Le fil. Thésée. Toutes ces fausses images dont elle avait été l'arnaqueuse... Oui, presque comme la fille de Minos et l'épouse de Dionysos. Mais en moins Princesse. Et peut-être en moins fière. Pour te prendre un équivalent et une image parlante, je viens de ressortir d'un long labyrinthe et du mauvais tour de Thésée. Je...recherche toujours quelqu'un. Quelque chose."

Ariane pointa du doigt, comme pour prouver ses dires, le bandage qu'elle avait fait temporairement autour de son œil. En vérité, le bandage était une bien étrange marque, celui d'un mal-être: Ariane ne s'acceptait pas totalement. Mais qu'importait en cette situation, ce n'était pas une réponse à apporter pour l'heure. Un mot fit écho dans son esprit. Amie.

Amie...Qu'étaient devenus ses rares amis qu'elle avait accepté? A dire vrai, il n'y avait bien que Lytès à détenir ce titre. Et pourtant...Leur dernière conversation partagée avait un goût amer. Les yeux de la "borgne" s'obscurcirent un instant, plus par regrets que par colère. Comment lui expliquer qu'elle était une bien piètre amie?

"Une amie? J'aimerai bien."


Et les réponses de Lydia, elle, apportaient un éclaircissement sur la situation. Ainsi, la guerrière profondément endormi était désormais une vétéran...Une vétéran qui avait été source d'inquiétudes. Ariane s'arrêta un instant dans les soins prodigués pour observer plus silencieusement et respectueusement la fillette aux cheveux roux. Brièvement, elle tenta de rassurer la petite fille en un geste fraternel, continuant à essuyer la petite tache de sang qui ornait sur son front.

"Un fantôme n'aurait pu s'évanouir avec autant de vérité...N'aurait pas su éveiller en toi autant d'inquiétudes et de force. De sang froid à son égard. Tu t'es occupée d'elle, n'est-ce pas? Oh, elle est vivante et c'est cela qui compte, pour l'heure. En sécurité. Attendons de voir ce qu'elle aurait à dire, je doute que tu lui aies fait de la peine, à l'accompagner lorsqu'elle en a eu le plus besoin."


Un cri. Néféret s'était soudainement mise à se débattre contre quelque chose. Des ennemis invisibles. Un soupir s'échappa de ses lèvres, tandis que Lydia paniquait sur la terreur froide à laquelle la blessée était en prise. Tendue, Ariane reprit son souffle pour de nouveau s'approcher près du lit de l'égyptienne, prenant avec le plus de soin sa main.

Il fallait reprendre contact avec l'esprit de la malade. Comme autrefois. Mais elle n'était plus aussi habile avec l'esprit qu'autrefois. Toutefois, les yeux fermés, et tout en maintenant fermement la main de la jeune femme prise de convulsions, Ariane tenta avec son cosmos de faire le vide dans son esprit. D'instaurer le calme, la sérénité, ne fusse qu'un instant.

Oh, elle n'était pas grande experte, et ce n'était pas véritablement dans sa nature, de rassurer. De murmurer les mots encourageants pour un nouveau venu. Mais Néféret en avait certainement besoin et elle, avait peut-être bien besoin de Néféret. Ainsi, immiscée et synchronisée aux pulsations de son cosmos, la Renégate tenta d'imposer le son de sa voix.

"Néféret, calmez-vous, vous n'avez rien, et vous êtes en lieu sûr." Près de la fenêtre, les roussettes continuaient parfois à virevolter pacifiquement. L'œil avisé de la brune y remarqua pourtant un éclat de lucidité dans leurs petits yeux noires, à l'image de celui de la Teigne, lorsqu'elle comprenait les événements. Les chauves souris étaient excitées parce que le cosmos de leur dompteuse s'était fait présent. A ses côtés, Lydia paniquait mais le sang froid d'Ariane n'était pas véritablement perturbé par les hurlements. Comme si elle avait déjà connu ce genre de situations. "Lydia, elle vous entend. Elle s'inquiète pour vous."

Il était possible que le Chevalier d'Argent de la Chevelure entende les exclamations à ses côtés, mais Ariane n'en émettait qu'une hypothèse, tandis qu'avec attention et précision, ses mains tenaient toujours la forme de la jeune femme pour éviter tout malheur. Adoucir le cosmos, comme une sorte de magnétisme...Le parfum d'une rose chatouillait les narines. Doux. Pour l'heure inoffensif.

"Nous ne nous connaissons pas mais je ne te veux aucun mal. Je vous tends simplement...un fil pour vous sortir de ce labyrinthe géant. Ce labyrinthe qui vous fait si peur. Mais vous devez rester forte, en sortir pour vous échapper."

Peut-être était-ce ce qu'elle voyait, dans sa terreur nocturne? En tout les cas, tanguer entre un cosmos éveillé et son corps endormi n'était pas une situation à envier.

"Courage. Maintenez-vous à mon cosmos, le réveil devrait se faire moins compliqué, je suis là pour vous guider."


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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Mar 1 Nov - 17:49
~ Peur ? ~

Lydia avait eu peur en effet. A en pleurer, à en hurler mais ce n'était pas les quelques lucioles qu'elle pouvait entrevoir qui l'effrayaient mais bien les hommes et leurs travers, leurs cruautés.

~ Je n'ai pas peur des lucioles. Et même si elles étaient venues sous formes d'araignées, elles ne m'auraient pas plus effrayée. Elles ne m'ont jamais fait de mal. Pas comme les hommes, pas comme ces monstres qui tuent et vendent les enfants. Eux sont tellement méchants. Comme ceux qui ont fait mal à Néféret. Elle est si gentille avec nous. Sans elle, on aurait été vendues...

Ce sont les méchants hommes... ~


Tant de sanglots retenus en elle sans qu'elle n'en parle à Ariane, se contentant de baisser la tête. Elle avait retenu la leçon. Il ne fallait jamais en dire de trop. Surtout pas en cet instant où seul l'état d'Anamaya devait occuper le centre des discussions. Les choses en était ainsi même si cela lui faisait si mal de se rappeler. Si mal de penser à ce qu'elles auraient pu devenir, sa petite sœur et elle lors de ce terrible jour.

Du temps passa encore avant que la conversation ne reprenne entre l'enfant et l'adulte, se demandant parfois si c'était bien Lydia seule qui répondait ou si celle qui dormait encore en elle lui soufflait de temps à autre quoi répondre.

Ainsi, la petite en apprenait aussi sur la jolie brune au visage bandé. Quelque chose ou quelqu'un lui manquait. Quelque chose que son maître pourrait peut-être lui apporter quand elle se réveillerait. Mais quoi ? Qu'est-ce qu'une aussi puissante et jolie dame pouvait bien rechercher avec tant de force ? L'apprentie au teint d'albâtre nacré ne pouvait même pas encore se l'imaginer. Trop d'énigmes en cette nuit de cauchemar qui avait vu son cœur manquer de cesser de battre. Son cœur qui n'était pourtant encore que celui d'un tout jeune être. La vie en elle réclamait son du, son don en échange de la faveur qu'elle lui avait faite. Tout se payait et même cela...

* Non, ne pas y penser... Pas maintenant, ma douce... *

Et reprenant soudain contenance à l'éclat de cette voix, elle répondit à son invitée.

" Mais, je suis sûre que vous serez amies, dame Ariane. Néféret est douce et très gentille. Puis, c'est une guérisseuse expérimentée. Elle disait souvent que Sekmeth se penchait sur elle pour l'inspirer autant qu'Isis-Athéna. C'est elle qui a changé une simple pièce en salle de soins... "

D'autres paroles s'étaient ensuite écoulées avant que la sainte ne pose la main sur le front de l'enfant, essuyant une tache de sang. Un geste empli de réconfort, presque maternel, que Lydia savoura à sa juste valeur. C'était si bon de voir que d'autres pouvaient être aussi généreux que Néféret ou Heed. La jeune Licorne aussi avait été très gentille avec elles. Lydia se rappelait le jeune homme qui semblait apprécier son maître. Qu'était-il devenu ? Elle ne le savait pas. Elle espérait juste qu'il aille bien.

Une autre larme faillit glisser le long de sa joue avant qu'elle ne la sèche, souriant aux paroles d'Ariane.

" Oui, je l'ai soignée. J'ai pris tout ce qu'elle a pour la soigner et j'espère qu'elle pourra se réveiller. Je le veux tellement, tellement... "

Les yeux de la petite brillait à cette idée, cette espérance puis les cris avaient surgi et avec eux le retour d'une angoisse sans nom. Les roussettes avaient répondu quasi aussitôt. Par chance, Ariane semblait attribuer leur vol dansant à Anamaya et non à la jeune rousse. De quoi éloigner un peu de trop de questions sur elle. Sur le fait qu'une enfant aussi inexpérimentée ait pu recoudre et suturer des plaies gravissimes. Sans oublier l'immense perte de sang. Certaines choses sortant de l'ordinaire s'étaient passée en cette salle mais aussi bien avant. Deux, elles avaient été deux à se pencher sur le corps ignoblement torturé de la sainte.

" Elle a eu si mal, si mal et cela continue... "

La douleur avait fait blanchir l'une de ses mèches. Lydia se souvenait l'avoir tenue en sa petite main avant de la cacher dans le reste de la splendide chevelure de la lionne. Tremblante en cet instant, elle se tenait dans l'ombre d'Ariane. La brune à l’œil bandé tenait la main de son maître. Sans la moindre agressivité, elle tentait de la joindre de la calmer. Ses mots touchaient Lydia et l'être qui veillait à travers elle. Tout cela devait se terminait. Cela devait prendre fin. Anamaya ne méritait pas de délirer et de se blesser encore plus qu'elle ne l'était. L'attacher aurait été une solution mais l'apprentie autant que sa visiteuse s'y refusaient.

Il fallait que cela s'arrête, il le fallait.

~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~

Des voix...

Des voix qui ne cessaient de raisonner dans sa tête. Seule et perdue dans un dédale dont rien ne ressortait, pas même la lumière du jour, Anamaya ne cessait de courir. Sous ses pieds nus, le sol était de glace et de roches aiguisées comme autant d'épées. Chaque nouveau pas était une torture pourtant elle les sentait quasi comme des caresses comparées à ce que lui faisait subir l'être qui la pourchassait.

Non pas seul mais aidé d'une armée de vieillards étonnement vigoureux et dont la lubricité paraissait vertu en regard de ce que lui voulait lui infliger.

Elle sentait son regard d'un bleu si pâle peser sur elle. Si froid si malsain qu'elle ne pouvait douter de ses desseins à son égard. C'était lui et son mignon qui avaient réduit à néant ses autours avant de la placer sur un autel, seule et à la merci de tous ces porcs libidineux. Mais Anamaya n'avait rien d'une biche aux abois. Elle était une sainte, une combattante et cela, l'homme aux cheveux de cendres ne pouvait que le sentir lui aussi. Tout ce qu'elle pouvait faire, elle l'avait fait, blessant autant les mains qui se tendaient vers elle que le dard que ce monstre lui réserver.

D'union forcée, il était hors de question. Plutôt périr que finir livrée à la lubricité de cet homme qui n'avait pas cesser de la poursuivre. Jamais, elle ne se laisserait pénétrer par un tel être. Jamais, elle ne se laisserait faire.

Puis, la nuit était tombée, la nuit mais aussi le silence, l'air et les odeur, tout s'était éteint. La mort l'avait-elle soudain fauchée, la délivrant sans aucune volonté de ce sort abject qu'elle repoussait jusqu'à la rupture même de son propre corps. Morte ?

Était-elle morte et sur le point de rejoindre le Royaume d'Osiris ?

Seuls les battements de son cœur se faisait encore sentir en son corps. Seul la tension sur son corps se faisait sentir, révélant la cruelle réalité. Elle était en vie et on s'en prenait à elle sans qu'elle ne puisse saisir ce qu'il lui arrivait.

" Non !!! Jamais, je ne serai à un monstre comme toi !!! "

Elle sentait de nouveau ce malaise qui voulait l'étouffer autant qu'une sensation d'écrasement. En sa tête, tout se bousculait, ne restait que l'image de l'homme contre lequel elle savait lutter pouvoir user du moindre de ses sens. Plus que le désespoir d'une lutte inégale et honteuse contre des lâches s'en prenant à plusieurs à plus faibles qu'eux, c'était l'ignorance de ce qu'on lui faisait qui la brûlait au fer rouge alors qu'une nouvelle et terrifiante douleur irradiait des entrailles même de son corps.

D'un geste désespéré, elle fit éclater soudain son cosmos, atteignant quasi le point de rupture. C'était terrifiant mais cela devait avoir suffi à repousser quelque temps l'ennemi et le frapper là où il le sentirait le plus passer. D'un bond, elle pensa se redresser avant de reprendre sa fuite éperdue. Les murs, le plafond, le sol, tout était plongé dans une nuit insensible, tout était piégé de mille dards. A chaque mouvement, elle récoltait de nouvelle blessure mais entourée de son cosmos, elle tenait, elle tenait, envoyant sa chevelure d'or et de lumière au devant. Qu'importait si elle souffrait, si elle s'épuisait, l'espoir et de le désir de vivre, d'échapper à ce destin indigne la soutenaient.

Lutter, elle devait lutter, ne jamais renoncer et se laisser choir entre les mains de ce monstre venu d'Asgard. Plus que son mignon rachitique et répugnant de fausseté, c'était lui le monstre. Lui qu'elle devait semer ou repousser.

Fil sur fil, tout se lançait au travers d'un labyrinthe sans visage, sans âme. Puis, soudain, un fil se noua à l'un de ses cheveux d'or.

Qui ?

Un cosmos salvateur s'en dégageait. Un cosmos dont la puissance était celle d'un saint d'or. Ne cherchant pas à comprendre davantage, Anamaya s'y accrocha. Elle sentait bien qu'on lui parlait mais ne comprenait rien au vu de son état. Tout juste sentait-elle une pointe d'inquiétude et d'intérêt à son égard.

Ainsi se saisit-elle de cette corde d'or jetée à la naufragée qu'elle était pour s'y agripper, se hisser loin de cet asgardien qui ne méritait même de guerrier le nom.

~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~ ° ~

" Lydia ? "

Elle avait entendu le nom de son apprentie, soulevant des paupières douloureuses.

" Non, elle ne doit pas... et vous... Je vous entends mais... vous devine plus... que je vous vois.

Anamaya avait du mal à parler. Elle sentait tout son corps endolori mais aussi cette chaleur tout contre sa main.

" Qui que vous soyez... Merci, merci... Ce monstre a... Heed, il a tué Heed... Puis, il... "

Elle ne put aller plus loin, prise d'une nausée soudaine. Trop de mal s'était passé. Bien trop...


Aucun détail sur le physique d'Anamaya n'apparaît dans ses rps. Sa véritable apparence est inconnue de tous.

- " Paroles " - ~ Pensées ~ - * transmissions de Pensées * -

- " Lydia et Alaïs " - ~ Pensées Lydia et Alaïs ~ -


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Message Re: Dans le sang et les flammes, une étincelle ravive une étoile [Libre]   Jeu 3 Nov - 2:47

Une drôle de nostalgie s'installa avec plus de racines dans le cœur d'Ariane. Ses yeux s'en écarquillèrent dans toute leur dualité hétérochrome, impressionnée. Un peu révoltée par cette simple consonance trop familière. Toutefois, les secondes n'eurent pas à défiler davantage que l'éclair de lucidité s'en était aussitôt évanoui. C'était fou ce que les paroles de la petite lui rappelait un enseignement particulier. Celui avec Hassan, ancien Légat. Les lucioles, les morts, les fantômes...Tout cela n'était qu'une seule et vraie image, et il était étonnant de voir une telle maturité en un si petit corps.

"Effectivement. Mon "père" m'a une fois dit, un jour, qu'on ne craignait pas les morts. Les plus dangereux, ce sont ceux qui soufflent encore. C'est pour cela que je ne les laisse plus s'approcher de moi."

La phrase était à double sens, prononcée plutôt sèchement, mais Ariane doutait profondément que Lydia ne décèle réellement ses propos. Et pourtant, on lui prédisait d'avance une amitié, une amitié qu'elle n'était pas certaine de vouloir tenir aux creux de ses mains. La vie était fragile, si fragile, et par deux fois, Ariane avait vu des fils se couper. Ses instants de silence aujourd'hui étaient d'autant de petites promesses vis-à-vis de cette distance que des blessures car la complicité lui manquait peut-être bien. Etait-ce un caprice? Ca n'en serait qu'un de plus pour l'ancienne tribut. Les informations suivantes quant à l'identité de l'inconsciente se révélait plus intéressante que prévu. Finalement, c'était peut-être même ce que la jeune femme recherchait depuis le début.

"Guérisseuse, hm?"
L'intérêt est là, mais muet. Une guérisseuse, de ceux en mesurent de savoir ce qui lui marquait la chair et le sang. Intérieurement, Ariane avait un doute, un doute qui l'inquiétait plus que d'apparence, mais par un élan de fierté, elle ne le laissait pas entrevoir. Pas un seul instant, malgré sa face voilée. "Je dois avouer ne pas avoir les meilleures notions du monde lorsque l'on parle de la mythologie égyptienne. Sekhmet, c'est la déesse à tête de Lionne, c'est ça?"

Et finalement, les compétences de la petite tête rousse s'expliquaient parfaitement. Tel maître, tel élève. Mais au-delà de ces préoccupations plus légères, Ariane comprenait parfaitement les fluctuations du cosmos de la Sainte de la Chevelure. Une détresse inestimable s'échappait de son esprit, perdu dans des limbes factices où ses cauchemars se mêlaient certaines aux anciennes réalités. Insondables désormais.

Les souvenirs.

Ariane n'aurait su dire si le mince filet de cosmos, comparable à un fil, avait été un bref instant en lien avec ce pouvoir perdu, ou si -plus simplement-, il en avait été une incarnation moins fuyante et plus réaliste de sa volonté. Une conclusion était somme toute simple et certaine: Ce n'était pas une de ses chimères, cette fois-ci. Toujours était-il que pour la première fois, son aide n'avait pas été vaine. Même plutôt concluante, à en juger le réveil de la jeune Sainte. Un réveil perturbé, mais bien accompli.

"Ne parlez pas trop pour l'instant, vous venez de vous réveiller, et nul doute qu'après de tels blessures, vous aurez besoin de repos."

La Sainte ne la percevait pas. Ou plutôt, probablement de façon floue. Perte de sens? Oh, elle l'avait connu, cette altération d'état, en rencontrant le flutiste maudit. Et tandis que la petite rousse se manifestait à ses côtés, certainement guillerette d'apercevoir son maître en vie, la jeune femme sourit d'un air nostalgique et très léger, partagea ses conclusions avec la guérisseuse. Après tout, l'informer de son état devait probablement avoir plus de significations pour la Corona Sainte elle-même plutôt que pour Ariane. Sa main tenait toujours la sienne, estimant qu'il devait y avoir là un réconfort certain pour celle qui venait de revenir du champ de bataille.

"Vous ne voyez plus? Perte de sens...Je pense que vous n'avez pas à vous inquiéter, ce genre d'illusions sous-développés ne durent jamais bien longtemps. Ils tentent, oui, en revanche."


Elle adressa un regard interrogateur à la petite rousse, tout en lui demandant s'il y avait dans le domaine d'Anamaya de quoi faire une tisane à cette dernière. Opinant de la tête, Lydia donna finalement la réponse à sa question en détournant son attention sur le fond du Temple. La jeune femme la remercia alors poliment avant de s'absenter quelques minutes, laissant les deux jeunes femmes seules.

"Je reviens, ne vous en faîtes pas. Prenez le temps de souffler, cela devrait vous faire du bien."


Et lorsqu'elle se représenta à la Sainte et à sa disciple, ce fut avec la tisane en question, comme promis. La buée qui ressortait de la tasse était relativement fine et peu abondante; ainsi à vue d'œil, la boisson ne devait pas être chaude. Au mieux, tiède. S'asseyant sur un tabouret en bois près du lit, Ariane déposa le récipient sur un chevet, et tenta de reprendre la parole.

"Ne me remerciez pas, Lydia a veillé sur vous depuis votre retour, je n'ai fait que l'assister un bref instant." Mieux valait en parler, de ce qu'il s'était passé durant son sommeil, surtout pour une jeune femme aussi apeurée qu'à l'heure actuelle. La moindre indication ou description de son entourage devait devenir une source rassurante. Une grimace prit alors prestement place sur le visage de la brune, consciente de son omission. "Oh, je suis bête, j'en oublie l'essentiel. Excuse moi Néféret. Je suis Ariane. Pas Chevalier. Peu de choses actuellement et certains combattants diraient certainement que c'est presque une bénédiction en réalité."

Un léger rire cristallin s'échappa de sa gorge à cette phrase. En vérité, Ariane n'en était pas si sûr. Sa situation n'avait absolument rien de drôle, mais "sa patiente" à l'heure actuelle aurait certainement besoin d'un peu de légèreté plutôt que de grands chocs supplémentaires. Y compris ceux qui ne lui appartenaient pas pour l'heure. Oui, ses problèmes étaient déjà suffisants, suffisamment pour qu'Ariane lui propose la tasse en plaçant une de ses mains contre la source de chaleur fait en poterie. Elle répondrait positivement ou négativement au choix.

"Heed? Je ne pourrais pas vous répondre...Qui est-ce? Si c'est le cas, je n'ai pas vu tous les Saints revenir actuellement, bien malgré que le Sanctuaire soit actuellement plutôt vide. Ordre d'Athéna, du peu que j'en sais...Mais vous devez connaître cela mieux que moi."


Heed. Peut-être l'avait-elle croisé, autrefois. Si cet homme était un Saint, en tout cas. Ariane ne savait pas réellement comment aborder la situation, craignant surtout d'approfondir certaines notions difficiles à intégrer pour la Corona. Oh, Ariane le comprenait parfaitement, lorsque du temps où elle se faisait encore appelé "Salamandre Cramoisie", elle avait découvert le corps inanimé, sans vie de son sauveteur à Rodorio même. L'assurance n'était pas chose aisée à regagner après les morts et les conséquences de la guerre.



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