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 [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]

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Message [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Jeu 3 Nov - 5:47
Comment s'était-il retrouvé là déjà?

Un ciel bleu dégagé, à peine occupé par quelques rares nuages disparates parant de leur blanc duveteux un azur agréable serti d'un soleil rayonnant d'un éclat vibrant. Se reflétant sur des vagues d'un même tenant si ce n'est plus sombre, perdant l’œil à souhait dans cette mer sans autre issue visible que l'horizon. Que quelques îles daignaient interrompre en offrant ainsi enfin un peu plus de nuances que seules celles des flots.

Avec l'exception notable du navire sur lequel se trouvait présentement Konstantinos. D'origine vénète, celui-là était parfait pour affronter toutes les rigueurs maritimes et avait ainsi porté son équipage toute une année durant sans la moindre encombre. Une voilure faite en peau plutôt qu'en lin afin de supporter les embruns, une coque renforcée, des bancs rehaussés protégeant mieux des vagues comme des tirs ennemis, en bref, un bon navire! Et à son bord, peut-être parmi la pire racaille que cette mer ait portée ces dernières années. Car ici, point d’honnêtes marchands ou même de simples militaires, mais bel et bien un rassemblement de tueurs et bourreaux, d'hommes prêts à égorger pour un rien et trucider pour quelques richesses. Cet équipage ne conservait en son sein que des gens avec la haine suffisamment chevillée au corps pour survivre coute que coute dans l'enfer de bataille dans lequel ils se précipitaient continuellement. La moindre faiblesse leur était bien souvent fatale et pour s'en prémunir, ils s'étaient endurcis au delà de toute raison. Plus rien ne semblait leur faire peur et ils s'en prenaient désormais à des proies de plus en plus grosses, comme s'ils étaient à la recherche d'un défi assez grand pour les arrêter. Mais pour tout avouer, cette course en avant n'était en fait que la simple volonté de l’équipage de voir couler plus de sang, de triompher de toujours plus fort afin de flatter leur égo et se surpasser dans une orgie de tripes et de sang versé.

Et ce manque absolu de pitié et même de discernement de profit, cet équipage le devait à son capitaine. C'est à dire Konstantinos lui-même! Comment avait-il finit à un tel poste? En tuant le précédent capitaine dudit navire ainsi que les trois-quarts de l'équipage d'origine, jusqu'à ce qu'il prête une oreille un peu plus attentive aux suppliques de ses victimes et finisse par se dire que l'idée de continuer son œuvre avec son propre équipage pourrait être en fait bien plus pratique!

Car Konstantinos était habité par un but, une vision. Faire rejoindre le monde des morts à toute l'humanité afin que plus personne n'ait à souffrir de cette horreur qu'était la vie. Mais pour cela, il avait fini par comprendre qu'il ne pourrait pas y parvenir seul. Il devait s'entourer afin d'être capable de tuer plus d'humains que cela, porter son œuvre à une autre envergure. Et c'est à l'occasion d'une traversée qui tourna mal qu'il eut cette idée. Et depuis, il s'était ainsi retrouvé capitaine de navire pirate. Sans vraiment avoir de grandes connaissances navales, sa bonne éducation lui avait néanmoins donné certaines bases, assez pour donner les instructions qu'il fallait à son second, qui lui se chargeait vraiment des instructions plus complexes. Lui ne se montrait en fait bon capitaine que dans sa façon de traiter chacun de ses membres d’équipage comme un égal et ainsi de les inspirer à donner le meilleur d'eux-mêmes, quel que soit la dureté de la tache. Même parmi les horribles criminels qu'ils étaient, l'estime et la reconnaissance avait une certaine force de loi.

Car oui, si ce navire, le Resac Sanglant, avait une si terrible réputation, c'était bien parce que le principe de merci leur était inconnu, qu'ils s'en prenaient sans distinction à n'importe quel cible qui venait à croiser leur route et qu'ils laissaient derrière eux des navires jonchés de cadavres massacrés en tout sens. Ils ne prenaient que des richesses qui ne les encombraient pas ou peu, laissant ainsi parfois derrière eux de véritables trésors, mais échappant ainsi à toute poursuite jusque là. Ils avaient ainsi déjà leurs habitudes et alors qu'ils se frayaient un nouveau chemin en mer à la recherche de nouvelles proies, ils finirent par apercevoir un autre navire en vue!




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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Dim 6 Nov - 17:38
Fourbe Créature






 « John, tu peux entrer. »

Une ombre silencieuse se glissa dans la grande cabine du Capitaine. Un bref moment, le prénommé John, en sa qualité de Second, attendit que le maître des lieux lui commande de parler. En attendant le jeune homme, dans la fleur de l'âge, s'était laissé happer par le doux parfum de rose qui flottait continuellement dans la pièce. Douce fragrance entêtante, captivante. Et là, devant la fenêtre laissée ouverte, une silhouette contemplait l'au-dehors dans ce parfait immobilisme propre aux statues d’albâtre, froides, inexpressives, figées le plus souvent dans son stoïcisme absolu. Pourtant, le Capitaine finit par briser sa posture pour se tourner vers le rouquin.

« Approche, montre-moi ta blessure. »
lui ordonna froidement une voix d'homme, grave mais dont la sonorité laissait une drôle d'impression. « Oui, mais tu sais, nous sommes seuls Nimuë, tu peux abandonner Jack pour un instant. »

John tomba sur le masque que son amie d'enfance portait et dont elle ne se séparait presque jamais. Même pas en sa présence. Ces mots avaient échappé à sa vigilance et il savait qu'il se heurterait, une nouvelle fois, à ce mutisme glacé qu'elle lui opposait de plus en plus souvent. Depuis qu'elle était devenue Sainte des Poissons. Il ne la reconnaissait plus. Outre ce nouveau rôle qu'elle s'était forgée, les atours d'hommes dont elle se paraît, il y avait cette distance, cette froideur qu'elle avait érigé entre eux, comme un rempart. « Jack » le nom du père de John, son père adoptif. Dernier reliquat d'une vie brisée.

Car aujourd'hui elle portait le titre de Bête Sanglante, monstre, aux yeux de tous, fierté de son maître qui l'avait forgé à son image. Fourbe Créature empoisonnée qui laissait dans son sillage l'écho du Trépas. Déjà à cette époque, la belle marchait dans les pas de la Mort. Elle ne savait pas encore que, plus tard, on l'adouberait de ce titre : « Celle-qui-annonce-la-venue-de-la-Mort. ». Dans de bien nombreuses années quand l'attrait de la mer serait le plus fort. Chant d'une Sirène sombre qui l'attirerait dans les profondeurs abyssales d'une terre sous les eaux.

« La plaie me semble bien nette, ça cicatrise bien. Mais tu devrais te ménager. Les marchandises que nous allons dérober au... »

Mais, à peine eut-elle le temps d'expliquer ses recommandations à son Second, qu'une voix l'interrompit. La Capitaine du Blodyn a'r Ddraenen reconnaîtrait entre mille, le timbre nasillard de celui qui était chargé de rester perché tout en haut du mât. Sous le couvert de son carcan de fer blanc, la jeune femme eut un sourire satisfait.

« Bien… John tu connais la procédure ! »

Des chuchotis accompagnèrent son entrée sur le pont. Jack O'Bannon venait de surgir des ténèbres pour embrasser la lumière éclatante de ce jour plein d'une promesse de sang. Ses hommes s'ennuyaient profondément depuis des jours entiers à ne pas bouger de leur position, dissimulés derrière un immense rocher tordu, rongé par le sel et le temps. Le voir sortir ne signifiait qu'une seule chose : les choses allaient être plus sérieuse que jamais. Car il était chose rare de le voir combattre aux côtés de cette troupe triée selon des critères aussi surprenant que subjectif. Mais cela n'étonnait plus personne, la réputation de la « Rose Sanglante » n'était plus un secret pour personne. Aussi, chacun avait sa spécialité et excellait dans son domaine, le capitaine O'Bannon y avait veillé personnellement. Sous sa férule, cette troupe très hétéroclite, au demeurant, était disciplinée et ne s'étonnait plus des tactiques un peu étranges de cet homme un rien austère.

Mais, chaque fois qu'il apparaissait, la magie opérait et l’effervescence secouait chacun d'eux d'un long frisson.

« Capitaine il... » D'un geste impérieux de la main, il interrompit un John inquiet : « Oui, je sais, le Resac Sanglant est en vue. Il semblerait que notre jeu va se corser. »

« Que faisons-nous ? Nous ne pouvons pas laisser la marchandise nous passer sous le nez ! »

« Pourquoi pas ? »

Répliqua sèchement Jack O'Bannon en s'avançant vers la proue de son navire. Là où il serait bien en évidence quand ils se dévoileraient. Tout drapé dans un lourd manteau noir, il était pareil à une ombre tranchant dans l'horizon bleu du ciel et de la mer se confondant derrière lui.

« Avancez et ne faites rien. »





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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Dim 6 Nov - 20:43
*Hé mais c'est qu'en plus, il ne fuyait pas ce navire!*

Pour le coup, c'était franchement une chance. Parce qu'à force d'avoir fait un peu trop entendre parler de lui, le Resac Sanglant se trouvait de plus en plus souvent actuellement dans des situations où les navires qu'ils tentaient d'attaquer s'esquivaient au plus vite plutôt que de les affronter, quitte à s’alléger dans leur fuite de toutes leurs marchandises. Résultat, certes l'équipage s'enrichissait, mais ne tuait plus aussi souvent qu'auparavant. Et cela déprimait considérablement leur capitaine. Après tout il faisait cela pour ça, lui. Peut lui importait toutes les richesses du monde, seul mettre fin à la souffrance de chacun par une mort expéditive avait du sens pour lui. Et il commençait présentement à voir les limites du système qu'il avait instauré. Ici sur mer, les gens pouvaient par trop facilement s’échapper. Il leur fallait être plus léger, plus rapide, afin de rattraper quiconque serait à leur portée. Ou alors se développer. Engager suffisamment de gens pour avoir d'autres navires et sillonner ensembles les mers. Oui, la vision d'une armada entière dédiée à la mort lui remettait du baume au cœur. En plus, cela irait parfaitement avec les instructions qu'il avait reçu du Dédale. A savoir semer le chaos et la destruction en méditerranée autant que faire se peut. Et si les choses ne s'étaient pas trop mal passées jusqu'à présent, désormais il venait d'avoir l'idée qui lui permettrait de passer à la vitesse supérieure. Ne manquait plus qu'à l'appliquer désormais!

Mais chaque chose en son temps, et pour l'instant, il y avait un navire à attaquer! C'est donc de quelques directives bien senties que le berserker lança son équipage à la manoeuvre. Laquelle était ma foi sort simple. Foncer droit sur le navire adverse, comme s'ils allaient l'éperonner, malgré l'absence totale de ce genre d'outil sur leur propre navire. Puis dévier légèrement sur le coté au dernier moment et passer ainsi juste à coté de l'autre vaisseau, bords à bords, pour ainsi lancer un abordage de toute beauté. C'est donc dans un grand bras-le-bas de combat que l'équipage se prépara pendant que le navire manœuvrait, le tout sous la harangue de Konstantinos.


"Allez les gars, on se bouge et on se prépare à tailler tous ceux-là en pièces! Envoyons-les vers les Enfers y faire un petit coucou de notre part en avance à Hades, je suis sûr qu'il appréciera le geste!"

Alors qu'ils approchaient ainsi de leur cible, le capitaine put alors apercevoir sur la proue de l'autre vaisseau la présence de quelqu'un tout vêtu de noir, engoncé dans sa lourde cape, se tenant là comme par défi. Souriant face au geste, Konstantinos comprit que ce navire ne venait pas à leur rencontre par hasard. Ou en tout cas désirait leur montrer qu'il n'avait pas peur. Bien, il aimait ce genre d'attitude! Alors comme pour y répondre, il monta à son tour sur le gaillard avant de son navire. Mais pas de grand drapé dissimulant pour lui, c'était même tout l'inverse. Torse nu, portant de simples braies en tissu sombre, il révélait ainsi à tous les multiples cicatrices qui striaient son corps de toutes part, ainsi qu'une musculature fine mais bien dessinée. Sa longue chevelure blanchâtre flottait au vent, son regard ambré fixé sur son supposé confrère en face, un large sourire présent sur son visage. Et négligemment posé sur son épaule, à peine soutenue d'une main, une très large faux stylisée au motif morbide semblait le couvrir telle une sombre chape à la sinistre évocation. Et il attendait ainsi, que ses adversaires viennent à lui ou l'inverse, plus que prêt une fois encore à ôter la vie.




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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Dim 6 Nov - 21:35
A game






D'un calme étrange et sibyllin, le Capitaine de la « Rose Sanglante », bras croisés sous sa poitrine, attendait patiemment. Quoi au juste ? Lui seul connaissait la réponse et déjà les membres de son équipages montraient des signes de nervosité. Même John, habitué aux tactiques de son amie d'enfance, fronçait des sourcils, se risqua même à l'approcher. D'un très léger mouvement de la tête, Nimuë l'arrêta. Juste encore un peu… Ses yeux se posèrent sur la silhouette d'un homme qui, dans cette même attitude qu'il avait adopté, répondait à son « invitation ». Capitaine face au Capitaine. Elle ne put s’empêcher de détailler les multiples cicatrices qui constellaient ça et là son corps musculeux, forgé pour le combat. Assurément, il devait être expérimenté. Plus qu'elle. Mais la pirate avait un esprit rebelle et retord. Assoiffée d'aventure et de conquête. Drapée dans un devoir divin, aussi. Relevant son faciès masqué, le Capitaine salua son futur adversaire d'une gracieuse révérence. Comme chaque fois qu'elle avait dû combattre son maître. Le combat était une danse, elle devait être belle, unique et elle ne doutait pas que doté d'une pareille arme, son rival disposait d'un certain éclat.

Alors le vent se leva. Jack O'Bannon, portant sa main à sa hanche, tira sa lame hors de son fourreau. Dans un crissement caractéristique, celle-ci, brandie vers les nues, accrocha un rayon de lumière d'or. Au signal, les hommes s'agitèrent, y répondirent d'un même élan, gagnés par la frénésie d'une bataille tout proche. Les voiles dégringolèrent, furent solidement attachées et le navire s'envola presque aussitôt, porté par une étrange énergie. Peu à peu, celle-ci se manifestait et voletait tout autour de la sombre forme à l'avant du navire. Un puissant cosmos, sauvage, presque primaire et à la fois captivant. Un parfum de rose et de sang entremêlé s'envola vers l'équipage du « Ressac Sanglant. »

Au lieu de ralentir, au lieu d'user d'une stratégie plus fine, Jack avait décidé de jouer tout autrement. Et cette perspective l'enchantait. Peut-être que l'effet de surprise serait vain mais… l'homme en noir était d'humeur taquine.

« John. » l'intéressé hocha la tête et se recula de quelques pas pour aller s'accrocher où il le put. « Oui, Capitaine, comme d'habitude. »

Nimuë resta ainsi encore de longues secondes à contempler l'homme à la blanche chevelure, à le sonder, à chercher son regard et à le considérer, l'évaluer. Elle crut ressentir comme un écho en lui, une impression étrange, mais ne s'en formalisa pas plus que ça. Au moment où ils allaient s’éperonner, elle, à l'instar d'un fantôme glissant dans l'ombre de la nuit, disparue du champ de vision du Capitaine. Sa fragrance se fit plus persistante, plus forte. En un instant, sa silhouette était déjà au milieu du pont, à se fendre, à débuter quelques pas de danse d'une beauté froide et macabre. Le tissu noir de sa cape suivant chacun de ses mouvements de plus en plus véloces, d'une précision chirurgicale. Jack savait très bien où il devait frapper, à un tel point que l'on aurait pu se poser bien des questions. Nimuë n'était pas qu'une empoisonneuse, elle avait aussi appris l'art de guérir et connaissait les secrets du corps mieux que personne. La pointe de Needle, son épée, s'enfonça sans effort au milieu de la gorge d'un premier quidam, puis d'un second, là, au front, là où il y avait une faiblesse, entre les deux yeux. À peine le second pauvre hère touchait le sol qu'elle s'élançait vers un autre. Et là, d'un coup, elle s'arrêta face à un grand gaillard qui, beuglant comme un animal, était sur le point de l'écraser entre ses mains immenses.

« Maintenant John ! »


Son équipage crièrent à l'abordage. Et lui, spectre de la mort, leva une main gantée de blanc vers le géant. Qui, d'un coup, s'arrêta, le regard torve, écarquillé. Il porta ses mains à sa gorge, chercha à respirer mais ne le pouvait plus. Déjà Jack le sentait paniquer, ouvrir grand la bouche mais il était trop tard. Il vomit un flot de sang à ses pieds, sans comprendre, dodelina de la tête, tituba même avant de choir, face contre terre, une flaque écarlate s'étendant sous lui. Doucement, sans se préoccuper de quoique ce soit d'autre, prêtant une oreille distraite au tumulte, Nimuë piétina allègrement le corps pour se dresser de toute sa hauteur, conquérante, cherchant à narguer le Capitaine qu'elle cherchait des yeux…





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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Lun 7 Nov - 0:30
Curieux, Konstantinos attendait donc de voir ce qui allait se passer. Et pour le coup il fut plutôt servi. D'abord par cette première émanation de cosmos semblant porter l'autre vaisseau à leur rencontre. Puis par la disparition soudaine de l'individu masqué, qui réapparut ensuite au beau milieu de ses propres hommes et y commença son œuvre de mort. Ne cachant pas son étonnement, le berserker se retourna donc pour assister au spectacle, se désintéressant totalement de la manoeuvre de leurs deux navires. De toute façon ses hommes savaient quoi faire pour cela, ils n'avaient plus besoin depuis longtemps que quelqu'un leur tienne la main en leur disant quoi faire. L'abordage, ils savaient faire. Par contre, se faire aborder par un individu solitaire qui avait surgit de nulle part, là c'était assez inédit par contre! Tant et si bien que profitant de la confusion, ce fut le bateau adverse qui se mit à les assaillir.

*Bah, dans le fond, peu importait du moment que la mort pleuvait, non?*

Konstantinos, lui, gardait son regard rivé sur la forme recouverte de noir dont l'épée brillait en contraste d'un vif éclat. Et admirait son art à l’œuvre. Une grande économie de mouvements. Frapper directement aux points vitaux. Une mort rapide et sans excès. Il aimait bien cette personne là! Alors il décida de se porter à sa rencontre. Bon, évidement l’équipage adverse venant d'envahir son pont, la chose ne se ferait pas instantanément, mais ce n'était que détail. Alors l'ancien chevalier se mit à se frayer un chemin à travers le champ de bataille jusqu'au mystérieux encapuchonné. Il fit pourtant pour cela preuve d'une démarche lente et mesurée, ne se pressant pas outre-mesure, avançant un pas après l'autre, son regard constamment fixé sur son objectif, un fin sourire inquiétant toujours sur les lèvres. Et tout au long de son avancée, il frappait. Percevant les mouvements environnants du coin de l’œil, de l'habitude d'un homme ayant mené des dizaines de combat tout seul, il levait alors son immense arme dés que quelqu'un s'approchait ou bloquait son avancée. Et là il fauchait. Avec une maitrise indéniable de son arme, souvent en de grands moulinets de l'arme, il venait prendre au défaut la garde de son opposant pour ensuite fendre sa chair de part en part, le tuant dans l'instant. Il ne frappait visiblement lui aussi que pour tuer. Pas de bras ou jambe amputée, de torse mutilé, il abattait son arme pour ôter une vie, que ce soit en fauchant une tête où en séparant directement le corps en deux. Il faisait preuve d'une force démesurée, surhumaine, le tout décuplé par l'amplitude et le poids de son arme. Qui semblait gagner en éclat au fur et à mesure qu'elle se gorgeait de vie.

Ainsi il se retrouva rapidement face à sa cible. Les pirates n'étaient pas idiots et s'étaient vite écartés de lui après qu'il eut fait quelques démonstrations de son propre talent. Et c'est de grands yeux illuminés, une expression presque béate de satisfaction empreinte sur son visage, qu'il prit finalement la parole, faisant une pose devant son vis-à-vis, sans arborer la moindre garde.


"Magnifique!....Vraiment, magnifique! Comment as-tu fait pour tuer aussi facilement Cernos? Je n'avais jamais vu cela auparavant!"

Car oui, malgré le chaos des combats, il n'avait pas quitté du regard la personne masquée. Et il n'avait ainsi raté aucun détail du moment où elle avait exécutée ce colosse de Cernos sans même le toucher. Cela avait peut-être quelque chose à voir avec le cosmos qui avait poussé leur navire en avant juste avant l'assaut. Ou bien pas du tout. En fait peu importait, du moment qu'il l’apprenait. Car s'il avait une expression aussi ravie sur ses traits à cet instant, c'est bien parce qu'à ses yeux, ce qui venait d'être réalisé était magnifique. Bon, à perfectionner tout de même pour que cela soit plus rapide mais quand même, tuer ainsi juste en montrant du doigt...cela faciliterait ô combien énormément sa tâche s'il pouvait faire cela! Pour lui, cet inconnu était presque comme un messie venu lui délivrer un message, une nouvelle façon de porter le salut aux hommes. Et il serait prêt à tout pour désormais le suivre. Le reste des combats qui se poursuivait tout autour d'eux lui était désormais sans la moindre importance.




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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Jeu 10 Nov - 16:32
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Face aux paroles de l'homme à la faux, Jack O'Bannon esquissa une révérence gracieuse, à peine exagérée. Heureux d'avoir sut attirer l’œil de son auditoire, éveillé l'intérêt de celui qu'il pensait être le Capitaine du Ressac Sanglant, il l'observait avec un mélange d'ironie, de curiosité et méfiance. Bien que son adversaire n'ai adopté aucune posture agressive, l'immense lame qui brillait d'un éclat étrange pour lui, ne faisait que renforcer son sentiment. S'il avait bien appris quelque chose en mer, c'était que la prudence était toujours de mise. Et qu'il fallait savoir manier aussi bien le verbe, que l'épée. Le problème avec Nimuë, c'était qu'elle n'avait et n'aurait jamais une langue de bois.

« Me voilà ravi si ma prestation a su te plaire… Capitaine ?... » sa voix d'homme était grave et profonde, assez appuyée. « … Je suis Jack O'Bannon, Maître du Blodyn a'r Ddraenen et si tu acceptes ta défaite et ta reddition, je pourrais éventuellement considérer la question. »

Quel personnage curieux. Intriguant pour tout dire, qui éveillait de plus en plus l'intérêt de la Sainte. Pourquoi être si intrigué par sa manière de tuer ? Qu'est-ce qui rendait un homme à ce point curieux pour ne pas agir et protéger ses biens ? Ses pouvoirs. Son secret, son poison. Jack considéra un instant les corps fauchés de quelques uns de ses hommes, selon toute vraisemblance, lui aussi disposait d'une certaine astuce. Un sourire étira ses lippes sous l'ombre de son masque. Qu'il révéla au grand jour quand, de sa main libre, il rabattit son capuchon sur ses cheveux roux coiffés en catogan. Ceux-là se prirent à danser librement à la faveur de la main invisible du vent.

Un homme au masque de fer blanc. Le pirate à la Rose, Jack O'Bannon. Sa réputation grandissait de plus en plus et il étendait son affluence de plus en plus loin. On entendait parler de lui jusqu'au port de Massalia.

« Alors, ta réponse ? »

Soudain, une ombre apparue dans le dos du Capitaine ennemi. Silencieuse, fourbe qui pressa sans attendre la lame de son poignard contre la gorge de l'homme à la chevelure de neige. Un petit rire mesquin résonna à son oreille, une légère note cosmique put être perceptible dans le métal de son arme. Il lui glissa, audacieusement :

« As-tu franchement le choix, de toute façon ? » Un nouveau rire. « Alors c'est ça le Capitaine du Ressac Sanglant ? Tu parles d'une terreur ! »

La voix de Jack claqua comme un fouet.

« Lâche-le John, laisse le décider de son sort et de celui de son équipage. »


Peut-être aurait-il envie, comme lui, de croiser le fer et de découvrir dans le feu d'un combat, à qui ils avaient à faire ? Autour du trio, la clameur sanglante était toujours audible. Râles d'agonie, de supplications et eux, au milieu. Elle, au sommet du géant qui baignait dans son propre sang.

La Sainte des Poissons, la Bête de Sang. Maudite. Empoisonnée.

Fourbe Créature.





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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Dim 20 Nov - 2:03
Jetant un coup d’œil derrière lui à cet homme s'étant si impoliment glissé dans son dos pour le menacer, le visage de Konstantinos se figea un instant alors qu'il le fixait. Puis un sourire s'étira derechef sur ses lèvres en même temps que quelques mots emportés par le vent. Un sourire aux accents cruels et joyeux, comme libéré de toute contrainte ou réalité, savourant juste l'instant présent. Et c'est d'une conviction intense qu'il délivra son propre message à celui qui aurait pu tenter de lui ôter la vie.

"On a toujours le choix."

Retournant ensuite son attention sur son vis-à-vis, il lui répondit avec bienveillance, comme s'ils se trouvaient au sein d'un salon de bonne société. Il semblait pleinement satisfait de la situation et s'y complaire à l’excès, comme si le sang et la mort l'environnant était pour lui comme une douce berceuse.

"Enchanté alors! Konstantinos pour ma part, Capitaine du Ressac Sanglant. Et merci pour ta proposition mais vois-tu, mes hommes sont merveilleux mais il y a une chose qui n'accepteront jamais, venant de moi comme de toi ou de quiconque. Et c'est bien l'idée de se rendre. La mort est un bien grand soulagement en comparaison. Je crains donc de devoir t'arracher ton secret...par la force!

Ce faisant, il fit tournoyer sa faux pour plus sérieusement l'empoigner de ses deux mains et la pointer en direction de son confrère capitaine pirate et néanmoins adversaire du moment. Mais alors qu'il prenait appuis sur ses jambes comme pour se projeter sur Jack, il se propulsa d'un coup en arrière d'une cabriole pour atterrir droit sur John. Pieds en avant, il tenta d'impacter le second en pleine poitrine pour le projeter en arrière et l'envoyer bouler par dessus le bastingage pour y rejoindre les poissons. Le berzerker voulait avoir un combat appréciable contre son rival et il ne tenait vraiment pas à être interrompu en plein milieu par une attaque surprise de cet homme un peu trop vicieux à ses yeux. En l'envoyant ainsi balader, l'ancien chevalier espérait ainsi gagner le temps nécessaire pour son petit combat, d'ici que l'excité du couteau parvienne à remonter sur le navire et tout.

Mais en attendant, réussi ou pas, il avait un capitaine à s'occuper. Repartant ainsi directement dans l'autre sens, il fonça cette fois bel et bien sur l'homme au roux catogan. Son arme largement brandie en arrière afin d'obtenir la plus grande amplitude possible, il vint frapper son adversaire de taille, en un large coup de sa faux qui vint fendre l'air sur plusieurs mètres autour de lui, frappant tout autour de lui en un seul grand coup. L'avantage de posséder une telle arme. Certes le coup se voyait venir de loin mais les combattants avaient bien peu l'habitude d'affronter une arme d'une telle amplitude et ne voyait que rarement venir le fait que ladite lame faucherait tout autour de son porteur, rendant tout esquive latérale inutile. Un premier coup, un premier test. Car vu la vitesse précédente de son adversaire, s'il n'avait pas fait ce genre d'erreur de prédiction, il avait pu esquiver sans mal. C'est pour cela que sans attendre la fin de son propre coup, l'homme couturé de cicatrices fit glisser le long manche de sa faux entre ses mains, inversant sa prise dessus et la tenant ainsi juste sous la lame. Laissant ainsi une grande longueur de hampe dépasser de l'autre coté qu'il utilisa pour frapper d'estoc en direction de la nouvelle place qu'avait dû prendre sa cible. Pas de tranchant de ce coté là, juste l'acier solide et lourd mais assez pour briser une ou deux côtes à l'impact. Deuxième pas de danse désormais, le bal pouvait commencer!




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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Dim 20 Nov - 16:36
Survivant





John s'était laissé surprendre. Il poussa un cri rageur et disparut du champ de vision de son Capitaine qui, d'une froide impassibilité, n'avait pas quitté son adversaire du regard. Le dos du Second heurta la surface de l'eau avec violence. Très vite, sa silhouette fut avalée par les vagues et l'écume. Le soleil était toujours haut dans le ciel, témoin silencieux de cette rixe entre deux navires aux noms de sang. Ses rayons s'accrochèrent à la lame immense et courbée de Konstantinos ; prêt à jouter, refusant de capituler. Pour lui, pour ses hommes. Quitte à ce que la Mort soit la solution. Une réponse tout à fait satisfaisante pour le forban masqué. Qui, au tout dernier moment, se fendit pour échapper à la morsure de l'acier. Le coup était vif, bien plus vif que les coups qu'on lui portaient d'ordinaire. Une preuve suffisante pour la Sainte des Poissons : elle avait devant elle un éveillé. Un être capable de lui opposer une belle résistance. La perspective d'un réel défi excitait ses sens, autant que ses plus bas instincts de tueur. Fourbe Créature aux épines acérées. Autant de griffes qui iront lacérer cette peau à nue déjà bien marquée par de précédentes danses.

Un homme doté d'une certaine expérience donc. Un survivant pourrait-on dire. Comme lui, Jack. Comme elle, Nimuë des Poissons. Quant à savoir si leur combat serait équitable, elle n'avait qu'une seule manière de le savoir c'est ainsi qu'elle lui opposa sa douce fragrance. Alors qu'il frappait à grand coup d'estoc, lui, reculait avec agilité, s'échappait pour mieux jauger de son adresse, la Rose libérait son perfide parfum. Effluve portée par le vent. Pour le moment, ce serait bien suffisant. Jack était d'humeur à instaurer un jeu du chat et de la souris.

« Bien, c'était la réponse que j'attendais. Tu te débrouilles pas mal au corps à corps. Mais j'ai bien peur d'être bien trop véloce pour toi et une lame si difficile à manier. Je ne nie pas qu'il serait difficile d'entrer dans ton cercle intérieur, mais voyons si tu es capable de tenir sur la longueur. »

Le fatiguer, c'était là sa première stratégie qu'il ne chercha même pas à dissimuler. C'était bien évident de toute manière. L'homme qu'il avait en face de lui était loin d'être un imbécile. Jack O'Bannon le sentait. Il cachait des choses, cet homme-là et il était bien décider à les découvrir. Des secrets dévoilés à la faveur de quelques pas d'une valse macabre. D'un coup vif, il décrocha sa cape noire qui s'envola.

« Je n'ai plus besoin de ça. »

Une aubaine pour lui que John ait été écarté de la sorte. Ainsi Nimuë serait certaine de ne pas le tuer par inadvertance. Car à cette époque elle ne maîtrisait pas totalement ses pouvoirs. Sa malédiction. Libérer la Bête de Sang qui résidait en son cœur n'était en soi pas bien compliqué, c'était la maîtriser, la museler et la contenir qui s'avérait être plus mal aisé. Or là, son ami d'enfance écarté, la moitié de ses hommes décimés, le Capitaine de la Rose Sanglante n'avait plus de scrupule. Évitant un énième coup, Jack s'immobilisa, leva sa main gantée droit devant lui. Froid et impérieux. Son masque, d'un blanc éclatant, étincelait plus encore sous l'effet de son cosmos.

« Il te reste dix secondes à vivre Konstantinos. Que vas-tu en faire, je suis bien curieux de le savoir... »
dit-il sombrement alors que les premiers quidams s'effondraient face contre terre, le regard vitreux, la bave au bord des lèvres. « 1… 2… 3... »

La Mort, déjà, faisait son sombre office. La danse avait cessé pour laisser la place à un chant funèbre. Une ode sombre au trépas. Des hoquets de surprise, de désespoir, des râles sanglants, des soupirs désabusés… Et lui, Jack, s'en délectait alors qu'il continuait de compter. Chaque seconde les rapprochant de l'inéluctable.

« 4… 5… 6... »

Sous le couvert de son carcan d'ivoire, Nimuë continuait de sonder le jeune homme à la peau constellée de cicatrices. Le Survivant. Comment se tirerait-il de cette situation ?





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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Ven 25 Nov - 1:08
Bon, évidement, maintenant que les choses sérieuses commençaient, cela devenait moins évident. Par exemple, prenez ce cher capitaine Jack. Il aurait pu poliment se laisser couper en deux proprement comme le reste de son équipage et le tour aurait été réglé. Seulement voilà, il se mettait à esquiver les coups de Konstantinos! Le fourbe! Voilà de ce fait une situation inédite que le berserker n'avait pas envisagé. A savoir comment réussir à coller un grand coup de faux dans un petit gars agile qui s'agite dans tous les sens? Hummm, pour le coup la question était ardue et la réponse des plus floue.

Mais en attendant de trouver une illumination, l'ancien chevalier n'en continua pas moins ses efforts. Frappant régulièrement à fauche comme à droite, tentant des feintes, le blanc guerrier poursuivait son remarquable effort visant à nouer l'agréable rencontre entre le corps du capitaine adverse et la lame de sa faux. Ces deux-là avaient beaucoup à se dire, aussi aurait-il été triste de les faire attendre plus longtemps. Et pourtant le fameux Jack s'obstinait. Homme sans cœur va! En plus, cela n'allait mener à rien, tout ce manège! Car en effet, Konstantinos avait beau balancer en tous sens son encombrante arme, malgré les instants qui passèrent, il ne sembla pas démontrer le moindre signe de fatigue. Ses muscles ployaient sous l'effort mais pas une once de sueur ne venait apparaître sur sa peau couturée. Il faut dire que l'art de tuer était quelque chose que le berserker pratiquait depuis une dizaine d'années déjà. Son corps s'était forgé à cet effort, acclimaté à de l'abatage sans fin sur d'innombrables champs de batailles, pouvant ainsi tenir la distance des heures durant en combat régulier. Ainsi même s'il devait désormais se dépasser quelque peu, il en aurait encore pour un moment avant de véritablement se fatiguer.

Seulement voilà, ce capitaine ne semblait pas prêt à s'en tenir à la seule fatigue physique. Alors qu'il s’efforçait à mieux ajuster ses coups, Konstantinons se mit à ressentir une fragrance...particulière. Comme un odeur enivrante se rependant à travers tout le vaisseau, venant saisir ses sens et attaquer son corps de l’intérieur. Et alors que les autres marins présents tombaient les uns après les autres sous l'effet de la mortelle essence, le capitaine désormais sans équipage venait enfin à comprendre à quoi il avait à faire. Du moins dans le gros de l'idée.

Il sourit alors de plus belle. Et cessant finalement de brasser de l'air avec sa faux, il se tint face à son rival d'affaires encore en plein décompte. Il laissa s’échapper les mots suivants, d'un air ravi et pleinement satisfait.


"Du poison donc, humm? Fascinant! Avec une telle chose à disposition, tuer devient effectivement aussi facile que de respirer. Je t'envie. Et je n'ai pas vraiment envie de trouver un moyen de t’empêcher de continuer ainsi. J'aurais plutôt envie de t'y encourager...."

Et alors qu'il laissait cette phrase en suspend, le cosmos de Konstantinos s'exprima brusquement. Tout du long du décompte, ledit poison avait prit son dû sur la constitution du guerrier, amenant doucement son corps vers une étape de non-retour. Mais alors qu'il se trouvait ainsi en situation d'inferiorité, ses sens n'en furent que plus dépassés. Son rival put sentir émerger de lui un cosmos sombre et intense, comme une encre s'écoulant de son corps par tous ses pores. Puis alors que son sourire atteignait son regard, cette sinistre aura s'expulsa de la silhouette du berserker pour fondre sur celle du capitaine du Blodyn a'r Ddraenen. Pourtant dans un premier temps, rien n'en ressortit. Comme si rien ne s'était passé, le mystérieux homme ne sentit pas la moindre douleur ou autre conséquence à cette intrusion en lui. Pourtant, lorsque Konstantinos se mit à cracher du sang sous l'effet de son redoutable poison à l’œuvre, il y eut comme une réponse. Une sensation de brûlure intense en elle, alors qu'elle ressentait pour une fois le prix de sa propre médecine. Car un lien existait désormais entre les deux combattants, dressé par le grand blond platine lui-même. Et il renvoyait ainsi à son assaillant une bonne part de la douleur et de la souffrance qu'il endurait. Sans vraiment se douter qu'il pouvait ainsi faire ressentir peut-être pour la première fois à son adversaire la blessure du poison vu que transfiguré par son propre comos, il était néanmoins déterminé à voir comment l'individu réagirait. C'est donc en attendant clairement de voir la suite qu'il reprit la parole tout en chassant d'un revers de la main le sang ayant coulé à ses lèvres.

"...mais je tiens d'abords à m'assurer que tu aurais porter la mort quel qu'en soit le prix. Est-ce que tu seras capable de tenir plus longtemps que moi une telle souffrance? Est-tu prêt à porter la douleur du monde pour continuer ton œuvre de mort?




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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Dim 27 Nov - 15:06
La beauté de la Mort






7… 8… 9… La voix grave de Jack résonnait de plus en plus fort, comme enivrée par la simple idée de voir cet homme suivre le même chemin que les autres. Ce n'était pas tout à fait cela. En réalité le Capitaine de la Rose Sanglante attendait quelque chose. Et ce quelque chose ne tarda pas à se manifester enfin. Le cœur de Nimuë se gonfla d'espoir et elle s'immobilisa. Réellement intriguée par ce qui se passait. Enfin quelqu'un capable de lui résister se disait-elle en affermissant sa poigne sur Needle. Une perspective réjouissante qui fit sourire la rousse. Une joie de courte durée puisqu'une chose insoupçonnée se produisit. Chose qui frappa la silhouette de Jack pour s'immiscer en lui, perfidement. À l'instar de son vis-à-vis, le rien s'imposa au tout. Aucun signe ne trahissait un quelconque mal être. Il restait droit et fier dans la tourmente, alors que des hommes étaient fauchés par la Mort. Victime des effluves nocives de son parfum. Alors le sang glissa. L'un à ses lèvres, l'autre à peine visible, tout juste un mince filet de sang coulant sur sa gorge. Stoïquement, comme une statue d'albâtre, le pirate resta droit, écouta son rival s'exprimer. Des mots qui trouvèrent directement écho dans le cœur d'une jeune femme tourmentée par des bien sombres et morbides souvenirs d'un maître tant aimé.

Sa main gantée trembla légèrement sur la garde de son épée. La voix de Jack O'Bannon résonna plus faiblement aux oreilles de Konstantinos :

« Cette douleur, elle m'habite chaque jour, elle me ronge. Si je porte ce masque c'est pour bien tromper le Monde. Je porte cette souffrance depuis quelques années, transmise de la plus cruelle des manières. Mais un mal nécessaire. Je suis un Poison, une Bête de Sang. La Mort ne m'est pas étrangère. On m'y a poussé bien souvent. Je connais ses bras, son souffle, sa froideur. Ouvre moi les veines et tu comprendras que mon Sang est la Mort elle-même. »


Un petit rire désabusé.

« Maintenant que tu connais mon secret, y a t-il un intérêt à continuer ce petit jeu ? »


La réponse, pour la Sainte des Poissons, était évidente. Alors la fragrance se fit plus imposante. Des sarments épineux vinrent alors prendre possession du navire, s'enroulant partout, jusqu'à harasser les survivants. Ceux-là ne purent contenir leurs hurlements de douleur… de stupéfaction et d'émerveillement au moment où des centaines de roses rouges, de concert, ouvrirent leur corolles.

« Mourir sur un lit de roses… Car si il y a bien une chose que mon Maître m'a transmis, c'est bien que la Mort peut être belle et douce aussi… D'une beauté froide et implacable. À l'image de ce que je suis. Alors oui, pour te répondre, je suis capable de supporter tous les maux de la Terre, car je suis l'un d'entre eux. »

Un fléau, une fourbe créature.

« Et… 10. »

Un éclair blanc fila avec vélocité vers l'éveillé. S'il ne l'esquivait pas, le projectile se planterait alors dans sa poitrine et il découvrirait une rose immaculée, avide de s'abreuver de son sang et d'injecter son redoutable poison.





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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Sam 3 Déc - 13:27
Et c'est sans offrir le moindre geste de résistance que Konstantinos laissa la rose blanche comme neige se ficher dans son poitrail. AU contraire même, il s’avançait droit vers Jack au moment où ladite fleur fut lancée et il la prit ainsi de plein fouet. Mais cela ne sembla pourtant pas stopper pour autant sa marche. Pas plus d'ailleurs que le champ de ronces et de roses désormais présent sur tout le navire. Son cosmos rougeoyant désormais clairement d'une sombre aura formait comme une sorte d'armure autour de lui, une protection repoussant le poison du parfum pourtant fort tentant de ces végétaux. Mais contre la dernière fleur décochée, il ne fit rien, l’accueillant comme on accepte une décoration, avec stoïcisme et panache. Pourtant sa mine qui jusqu'à présent était toujours restée souriante était désormais tordue par une grimace mauvaise. Résultat combiné de la douleur qui assaillait désormais de plus en plus ses sens ainsi que du profond déplaisir qu'il ressentait face à la réponse qui lui était offerte.

Frappant de part et d'autres de sa redoutable faux, le berserker se fraya ainsi silencieusement un chemin à travers l’étalage de ronces jusqu'à son adversaire. Mais alors qu'une énième frappe ne semblait venir heurter que les roses, une sorte d'image rémanente surgit de la faux, sorte de double spectral de la lame qui fendit l'air pour aller frapper l'instigateur de ce parterre de fleurs malgré la distance. Et sans perdre un instant, il brandit aussi un doigt dans sa direction et sur ce doigt naquit un corbeau. Sinistre volatile fait de cosmos pur, seul son œil écarlate ressortait dans son plumage de noirceur. Et guidé par la volonté de son maître, l'oiseau vint fondre sur l'autre éveillé pour venir percer de son bec le masque de ce dernier. Mais s'il y parvenait, plutôt que de frapper l’albâtre, l'animal se fondrait alors dans la psychée de sa cible et y propagerait une sensation de brûlure intense, comme si un feu intérieur venait ravager le sein de son âme.

Mais tout cela n'avait dans le fond qu'un seul but, tenir occupé ce capitaine le temps que Konstantinos parvienne jusqu'à lui. Et ce ne fut qu'une fois arrivé devant lui qu'il ouvrit à nouveau la bouche pour déclamer tout ce qu'il avait sur le cœur. Son regard désormais sinistre portait aussi bien son propos que son rictus de colère ou ses traits tirés par la contrariété. La fleur fichée en son sein avait commencée à se gorger de son sang, mais l'ancien chevalier semblait n'en avoir qu'ure. Il tenta même dans l'impulsion du moment d’ôter ce masque pour voir enfin son adversaire face à face, le confronter pleinement à ses errements.


"Toi, tu es la Mort? Alors que tu te caches derrière un masque, et que tu ne vois que froideur et fatalité dans ce que tu fais? La Mort est la meilleure chose qui a été offerte à nous autres humains, et tu ne pourras véritablement être son héraut à moins de comprendre cela. Un mal nécessaire? C'est juste que tu n'as pas encore compris ce que doit être la Mort!"

Arrachant d'un geste rageur la rose plantée en son cœur, la laissant à demi teintée de son carmin nectar, Konstantinos retrouva le sourire alors qu'il ouvrait en grand ses bras, sa faux toujours dans une main et l'autre nimbée de cosmos. S'offrant librement à toute nouvelle attaque de la part de son rival, il n'en continua pas moins ses propos, d'un ton nettement plus joyeux.

"La Mort n'est que le commencement. La fin d'une vie de souffrances et de douleurs pour une existence meilleure. Elle est la plus chaleureuse parce qu'elle accepte tout le monde sans distinction. Elle est un soulagement. Quelque chose que l'on devrait être ravi de donner, et ne pas s'en cacher!"

Le corps du berserker tremblait tout du long de son discours. Le poison qu'il avait délibérément reçu jusqu'alors prélevait lentement mais surement son dû, même sur un corps aussi résistant que le sien. Et le sang coulait toujours à la commissure de ses lèvres. Mais il semblait complètement s'en moquer. Acceptant son destin comme il venait, l'homme pâle était tout à sa déclamation. Après tout il n'avait rien à craindre de la mort, de cette délivrance qu'il chérissait plus que tout. Ainsi si elle devait venir le chercher aujourd'hui, hé bien soit.




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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   Sam 3 Déc - 15:04
Ôter le Masque ?






À sa plus grande stupéfaction, le capitaine Jack O'Bannon vit sa rose blanche se ficher dans la poitrine de Konstantinos qui ne chercha pas un seul instant à s'en prémunir. Pas un geste, pas un seul mouvement, rien de plus qu'un rictus mauvais qui venait fleurir sur son visage déjà marqué par une ombre que la belle Nimuë connaissait que trop bien. Et la faux frappa ses ronces, encore et encore pour parvenir jusqu'à lui, silhouette immobile. Perdue au milieu des épines dont il était le seul monarque. En réponse à ses interrogations silencieuses, le Capitaine vit surgir un noir corvidé qui fondit sur lui. À l'instar de son adversaire, Jack accepta le présent qui lui fut fait, ouvrant grand les bras dans un geste emprunt d'un certain fatalisme ou sens de la mise en scène. Le message était clair, la symbolique étrange à ses yeux.

« Cette chose ne m'est pas inconnue, mais j'ignore pourquoi. »
lui dit-il d'une voix de plus en plus vacillante. « Toi, tu es la Mort. »

Avait-elle comprit en arrêtant au tout dernier moment ce geste qu'il avait eu pour lui ôter son masque d'ivoire.

« La Mort à t-elle seulement un seul visage ? »


Le brûlure que la jeune femme ressentait la poussait dans ses derniers retranchements. Quel pouvoir vraiment étrange. Mais pour autant différent du sien ? Elle n'en était pas certaine. Le voir arracher sa fleur – une action normalement impossible – lui arracha un hoquet de surprise. De toute façon, la graine de la discorde devait s'être déjà enracinée profondément. Qu'est-ce que cela changerait ? La finalité serait la même. Et pourtant, il lui répondit.

« Tu n'as pas compris ce que je t'ai dis. Je parlais de la souffrance, et non de la Mort elle-même. Ce mal nécessaire est le poison qui coule dans mes veines. Non pas cette fatalité quand il fauche mes victime. La plupart du temps, elles glissent dans le sommeil éternel sans ressentir la moindre douleur. Dans ton cas, c'est différent et... »

Brusquement et sans douceur aucune, la main gantée du Capitaine pirate alla frapper le plexus de Konstantinos. En résulta une gerbe d'énergie carmine qui se concentra au cœur de sa paume. Sous les yeux du Survivant, une toute petite chose ensanglantée que Jack lui présenta, gravement.

« Tu as probablement raison. »

Toute douleur s'était envolée pour lui. Il ne devait sentir en lui qu'un profond et total soulagement. Une plénitude savoureuse, après la frénétique cavalcade du poison écarlate de son vis à vis qui le considérait toujours avec gravité, ses yeux, d'un éclat irréel, perçait les ténèbres de son masque.

« Autant que tu me montres alors, et ne pas te donner cette satisfaction de partir trop tôt. Ta philosophie est intéressante, j'aimerais en savoir davantage. L'ignorance est quelque chose que j'exècre. Peut-être suis-je un érudit dans l'âme. Après tout, je suis en quête de la liberté absolue... »


Un Diable lui apprendrait quelques années plus tard qu'elle possédait en son sein une part de ténèbres. Qu'elle était et resterait à jamais l'Ermite dans son jeu de cartes. Et eux, silhouettes solitaires, dominaient un véritable champ de morts où ronces et roses se gavaient du sang de leurs victimes. Dans un crissement de métal contre métal, Nimuë rangea sa lame dans son fourreau.

« Pourquoi vouloir m'enlever mon masque ? Tu veux savoir qui je suis vraiment ? Contempler le visage qui a bien failli t'emporter dans les Ombres ? Tu serais immensément déçu. »

Un rire s'échappa pour éclater plus joyeusement.





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Message Re: [printemps 546] Yohoho, et une amphore de sang! [pv Nimuë]   
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