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 [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]

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Message [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Jeu 3 Nov - 18:27
Lugdunum. Un souffle. Ce n'était plus qu'une vilaine buée, qu'Ariane préférait -pour l'heure- savoir discrète plutôt que vive, intrépide et joyeuse. La rue était sombre et les bruits des habitants se faisaient rares, préférant prétendre au sommeil et aux rêves accordés par Morphée, avec légitimité. Oui, c'était moins inquiétant que les voleurs de minuit. Que les assassins des cauchemars. Tant mieux pour la Capuche Noire, dont la cape semblait avaler entièrement l'ensemble de son petit gabarit. Et pourtant, aussi perdue semblait cette silhouette furtive, une lueur éclairait, attirait et envoûtait les lumières faiblement éclairées.

Cette lueur, c'était l'Escarboucle de son habit.

Ou le prix de sa malédiction. Peut-être était-ce pour cela que la jeune femme passait par des ruelles inconnues, en un temps des plus inquiétants. Son pèlerinage n'était pas fait d'un quelconque luxe, offert par une taverne ou une auberge, mais c'était déjà un bien grand pas d'effectué pour la mener "quelque part". Le Sanctuaire, certainement. Elle ne savait véritablement, ou plutôt, ne voulait pas savoir. Pas encore.

Personne. La voilà souriante et un peu plus heureuse. Et pourtant, il y aurait là un vol. De quoi manger en tout les cas, depuis qu'elle avait été déchue, l'argent se faisait rare. Son autarcie à Brocéliande n'avait certainement pas aidé les choses non plus...

L'ancienne Générale des mers s'approcha d'une charrette qu'elle devinait pleine. Peut-être des pommes, des légumes et des fruits en tout les cas. Oh, ça ferait l'affaire d'ici là, et ce genre de larcins était toujours moins pénalisant que d'autres. Elle allait remplir son sac lorsqu'une voix s'éleva ses côtés.

- Vous!


Sursautant, ses yeux se tournèrent en direction de l'homme qui s'approchait à vive allure, munie de ce qu'elle devinait être une sorte d'épée, rouillée. Levant son arme, il l'abaissa sur elle comme on l'aurait fait sur un ennemi. Et pourtant, la vétéran ne prit pas la peine de l'éviter et l'empoigna vivement, blasée. Blessée, par les gouttes de sang qui coulaient légèrement de sa main. Et pourtant, déjà, elle tentait de s'écarter sans trop intervenir avec violence.

"Allez-vous-en..."


Bien sûr que non, le marchand n'allait pas partir. La brune encapuchonnée lui volait une partie de ses vivres, mais...Elle n'eut pas le temps d'agir que le parfum opéra.

De la gorge de l'homme, s'échappa un hoquet surpris, et de sa bouche, un filet de sang s'imposa. Il vascilla debout quelques instants, quelques maigres secondes, avant de s'écrouler de tout son poids sur le sol. Reculant de trois pas, Ariane resserra de sa main gauche sa cape, reprenant ses esprits. Il était mort. Et elle savait pourquoi...Ses mains lui semblaient de nouveau crasseuses.

Mais son esprit tentait d'alléger les choses: au moins, il avait eu une mort rapide.

Tenant une pomme dans sa main, déglutissant une bonne fois, la Vouivre ne savait véritablement si la situation d'aujourd'hui était enviable à celle d'hier. Folle, elle avait l'impression qu'elle allait le devenir, mais son sang froid l'empêchait d'hurler ou quoique ce soit. Il fallait surtout éviter d'attirer l'attention, et transporter le corps en lieu sûr. Vérifier également s'il n'y avait pas de témoins...

C'est là qu'elle repéra une autre source, étrangère, trahie. Dans la pénombre, l'Escarboucle ne distinguait ni son visage, ni sa silhouette. Mais elle était là, cette autre personne. Ariane le savait.

"Qui êtes-vous? Qu'avez-vous vu?"


Questions directes. Intérieurement, l'ancienne Lyumnades se préparait à jouer un rôle si nécessaire, si l'auteur de ces bruits de pas avaient été trop curieux. Tendue, la maudite était sur ses gardes.




Dernière édition par Ariane le Ven 11 Nov - 15:52, édité 1 fois
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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Jeu 3 Nov - 21:52
"Mon nom est Konstantinos. Et j'ai vu la mise à mort la plus foudroyante qui m'est été donné d'apercevoir depuis longtemps. Vous êtes?"

La voix qui surgit ainsi de l'obscurité était douce et calme, comme le reste de la nuit environnante. En rien choquée par la violence qui venait de frapper sans prévenir, elle semblait même contenir une nuance d'admiration. Et c'est sans guère plus se faire attendre que l'énonciateur desdits propos avança dans la lumière, se révélant sans le moindre fard à sa vis-à-vis.

Au premier chef, on pouvait distinguer un jeune homme, sa peau lisse reflétant la lueur des étoiles, sa tenue de cuir sanglée renvoyant l'atmosphère d'un guerrier. Mais par dessus tout cela venait se balancer en longues mèches sauvages une chevelure d'un blanc grisé, comme trop vite délavée par le temps. Et un regard d'un jaune ambré qui brillait d'un éclat d’intérêt redoublé devant la scène qu'il avait découvert. Une longue cape noire comme la nuit qui avait certainement servie à le fondre dans l'obscurité battait à son coté pendant qu'il avançait de quelques pas supplémentaires, comme pour mieux s'exposer à la dame qui lui faisait face. On put alors distinguer plus clairement de longues et fines cicatrices parcourant la peau dudit homme, comme de vielles marques de lacérations presque effacées. Ses mains étaient elles aussi découvertes, et mimaient silencieusement un geste d’applaudissement afin de rajouter à son compliment précédent. Une simple épée semblait rangée à la ceinture dudit Konstantinos, qui pourtant ne semblait pas se sentir le moindre du monde en danger, et ce malgré la scène qu'il venait d’apercevoir.

Et pour cause, l'homme était plus fasciné qu'autre chose. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il avait vu se passer, mais une chose au moins était sûre, c'est que cet homme s'était effondré tout juste après que cette personne encapuchonnée l'ait à peine touché. Et il avait alors naturellement exprimé ce qui lui était venu à l'esprit lorsque la criminelle s'était alors adressée à lui. Il avait beau avoir une solide expérience en matière de meurtres et de tuerie, une exécution si rapide, instantanée et sans arme, il n'avait jamais contemplé cela. Ce qui le fascinait d'autant plus à présent. Qui que soit cette personne, il était désormais décidé à ne pas la laisser s'en aller ainsi sans avoir eu le fin mot de l'histoire. Et qui sait, peut-être apprendre de ces talents.

Certes, d'autres auraient clamés que cela ne faisait que le ralentir. S'il se trouvait présentement si loin de la Transylvanie et du Dédale où il devait normalement monter la garde, c'était après tout pour une bonne raison. Il n'était pas ici juste pour profiter du bon air mais plutôt y recruter à la hâte certains mercenaires montés dont la Gaule pouvait encore se prévaloir. Il avait en effet besoin de rassembler le plus de forces rapides possibles afin de les rapporter en renfort auprès de la citadelle de chair. Et pour cela, il s'était rendu à de multiples endroits à travers ce que l'on appellerait plus tard l'Europe, rassemblant toujours plus de troupes, que ce soit par la force ou l’appât du gain. Il pouvait pour cela en remercier Funérailles, sa vaillante monture propulsée à travers les vastes étendues de terre par l'urgence et une cuirasse la dotant d'une vitalité hors norme. Un bien brillant destrier qui attendait d'ailleurs un peu plus loin que son maître en ai fini avec sa curiosité.

Car oui, en cet instant présent, toute autre préoccupation s'était effacée de l'esprit de Konstantinos autre que celle de ce magnifique décès. Et quand bien même cela dû lui prendre la nuit, il ne partirait pas de là sans en avoir pleinement profité. Après tout, chacun ses priorités.




Armure de la Mort

Les sauver...je vais tous les sauver....à mort!


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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Lun 7 Nov - 1:00
Ancienne générale aux aguets et ombre du Légat, Ariane n'avait pourtant jamais été aussi impressionnable de sa vie. Une dualité en elle frappait de plein fouet ses décisions. L'assassin du Sanctuaire Sous-marin ne bronchait pas face à la mort, mais la jeune femme d'aujourd'hui semblait peinée par les circonstances. Prise en plein délit.

Un mort aux pieds, le regret que l'ex-atlante ressentait n'avait rien de naturel sur son visage. Il était comme un animal; la bête tentait de la mordre de ses mâchoires avec force et ruse, frappant là où les doutes pouvaient bien se cacher. Les mains tremblantes, oui, le dit assassin ne regrettait pas l'homme à proprement parlé, mais il n'estimait pas pour autant ce meurtre. Pas assez démonstratif, trop fulgurant, sans but. Finalement, Il en avait oublié l'essentiel, ce qui permettait de rendre au défunt ce qui aurait dû lui appartenir: le souvenir d'un sourire. Le dernier acte d'une vie pour clore une magnifique tragédie.

Et la mort frappait, mais le village ne bougeait pas, éternellement fixé dans leur forme, immobilisé par la lueur de la lune. Le sang sur les mains, le rythme respiratoire de la jeune femme s'emballa quand une voix masculine coupa court à ses questions. Eclairci par la lueur blafarde des étoiles, elle aperçut sa silhouette et cet étrange personnage aux cheveux gris. Un personnage pourtant pas si désagréable à observer malgré ses cicatrices. Haussement de sourcils. Son cœur battait la chamade mais l'homme aux balafres approuvait ses gestes.

Que lui voulait-il? Pourquoi? Ce cosmos...Il lui semblait familier. Non pas que la brune l'avait déjà rencontré, mais il était un peu comme...Zvezdan. En moins amical. Il en avait l'odeur de la guerre et du sang. Mais son sang froid l'énervait. Se faire ainsi épier, aussi. Le demi-Remède, maudite par une eau de légende, s'approcha vivement d'une démarche étrange, poussée à la fois par la colère et la curiosité de voir quelqu'un se dresser face à elle.

La démarche était celle précise, discrète et légère d'un assassin.

"Et ça vous amuse? En quoi est-ce...Je ne le voulais pas." Se coupa-t-elle elle-même. Son propre cosmos fluctuait au gré de son incertitude, ne tachant pourtant pas sa belle aura. Qui était-elle? Ariane n'arrivait pas à placer réellement de mots là-dessus. Oh, elle avait bien son prénom, mais à quoi servait-il pour la présenter? Rien. Elle n'était plus générale. Elle n'avait plus d'armure. La renégate venait de retrouver un cosmos perdu. Seule une conviction l'amenait à prendre un chemin qui lui semblait le plus logique. Alors, qui? Qui es-tu Ariane, à donner la mort à un homme qui ne le méritait peut-être pas à ce moment-là? "...Je ne sais pas qui je suis. Ou plutôt, je ne sais plus, et quelle importance pour l'heure? Oh non..." Théâtralement, elle mima sur son visage un instant de surprise avant de rester parfaitement innocente. "J'aurai tendance à vous dire, devinez donc."

Moqueur mais joueuse, elle le devenait un peu plus subtilement, défiant par amusement le Cardinal. La situation n'avait rien de drôle et voir un homme inconnu s'approcher d'elle et la féliciter d'une erreur la perturbait intérieurement. Ces roses, cette douce fragrance qui l'accompagnait à ses pas, que représentait-elle pour elle, générale déchue? Ses manches à demi-salis -dont l'extrémité se terminait par de la dentelle finement travaillée- , ressortirent de sa cape noire. Et sous la Capuche, continuaient à briller deux orbes bien différentes. Hétérochromes. Mais rien de tout cela n'enlevait de sa précision, quand bien même elle savait qu'elle avait besoin de réponses pour ne plus douter.

Un clignement eut suffit pour définir les prochaines minutes. Fragment de miroir à la main, dents serrés, le Remède s'était comme éclipsé de la scène pour revenir presque aussitôt au côté du Cardinal. Menaçante et ferme à la fois, une gloire qu'elle n'attribuait qu'à très peu de personnes. Le tranchant de son miroir pointait dans le dos de Konstantinos, tout éveillé du cosmos qu'il était.

"Pourquoi êtes-vous là? Je doute que ça soit véritablement pour observer la première inconnue faire une erreur, puis l'épier."


Un sourire goguenard et apparent s'esquissa un bref instant sur ses lèvres, jaugeant du regard l'homme aux habits de cuir, avant de reprendre son sérieux.

"Sachez qu'il m'est moins difficile de reconnaître un guerrier d'Arès, pour en avoir approché quelques uns par le passé. Et si vous semblez fasciner par la mort, l'étude du cosmos et ce qui s'y rapportent ne me sont pas inconnus."

Le ton n'avait rien de comparable au reproche, car ces deux souvenirs n'étaient pas véritablement mauvais. Deux...Zvezdan, et Arachné. Le Cardinal de la Guerre qu'elle avait côtoyé à sa libération, poussée par plus de naïveté que de violence, et Arachné...Sa chère Arachné, victime de son propre défi avec Athéna, qui partageait pourtant les mêmes violences que l'ancienne Lyumnades. La Ariane d'antan. Les yeux dans les yeux, sa voix s'appuya sur une maigre constatation, ponctué d'un avertissement explicite mais précautionneux.

"Vous n'avez rien à voir là-dedans, vous ne devriez même pas vous attardez sur moi...Ceux qui l'ont fait sont morts pour l'heure. Je n'y peux rien. Vous n'y pouvez rien..."


Renforçant sa prise, Ariane aurait eu bien tord de lui faire confiance pour l'heure. Alors, elle attendait une réponse de sa part avant d'agir. Oh, elle ne doutait pas qu'il pouvait se défaire de sa lame de miroir pour l'heure. Toutefois, elle ne comprenait pas sa réaction, et continuer ainsi reviendrait probablement à de la provocation ouverte.
Evidemment, un mort de plus ou de moins ne la gênerait pas. Surtout que celui-ci serait fait volontairement, par ses plus grands soins.

"Alors?"




Dernière édition par Ariane le Lun 7 Nov - 10:29, édité 3 fois
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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Lun 7 Nov - 3:33
Suivant l'évolution de la demoiselle devant lui, Konstantinos ne pouvait s’empêcher de continuer à sourire malgré son désarrois. Même quand elle vint à le menacer de prendre sa vie, il conserva cet air ravi que pourrait avoir n'importe qui devant une heureuse surprise. Et plus la demoiselle faisait de références à son caractère mortel, plus son sourire s'élargissait. On aurait dit un gosse apprenant à chaque instant que sa fête d'anniversaire était avancée de plusieurs mois. Pourtant il ne bronchait pas. Pas de peur de la menace, mais plus pour respecter celle-là. Il ne voulait pas passer pour quelqu'un qui se moquait, aussi se tenait-il respectueusement sur place sans bouger, si ce n'est son visage qui suivait celui de sa rencontre alors qu'elle poursuivait ses propos, se tenant prêt de lui. Ses yeux se plongèrent alors dans les siens, et sans le moindre recul devant leur couleur dissociée, ce fut plutôt une profonde affection qui y transparaissait. Comme si en à peine quelques instants de rencontre et malgré le danger, il l'adorait. Oh, il ne savait encore rien d'elle, mais rien que ce qu'elle pouvait faire, ce comment elle se comportait, tout cela lui allait à ravir. Et c'est d'instinct qu'il exprima donc cela en premier, parmi la quantité de choses qu'elle avait énoncée, ses propres yeux toujours rivés sur les siens.

"Alors je dirais qu'à votre allure, vous avez du passer un temps à vous faire agent de l'ombre. Qu'à vos gestes et ce que vous pointez dans mon dos vous avez du faire de la mort silencieuse un art. Qu’étant donné votre connaissance des berserkers, vous étiez dans les rangs d'une déesse ou d'un dieu. Mais qu'actuellement vous avez en vous quelque chose que vous ne contrôlez pas. Quelque chose qui, peut-être, vous effraie?"

Ainsi l'ancien chevalier se retourna complètement vers elle. Porté par son discours, il en oublia toutes ses bonnes résolutions et ignora la menace de la lame de verre, la laissant l'entailler au passage si elle conservait sa pression. Car il fit cela lentement et sans mouvement brusque, sans relever ses bras ou autre chose, juste lui faire face entièrement afin de lui livrer la suite de son message avec toute sa sincérité. Il savait que ce qu'il allait dire, pour le reste du monde était une folie, une aberration, une erreur. Et pourtant il ne vivait plus que pour cette seule idée depuis maintenant 20 ans. Aussi tant pis pour la propre incompréhension de cette femme, il se devait de lui dire. Car un talent tel que le sien était trop rare pour être perdu. Parce qu'elle était plus proche de la vérité que bien d'autres. Il se sentait obligé. Sa voix prit alors le diapason de son regard, devint d'une douceur limpide, d'une sincérité touchante. Il croyait chaque mot qu'il prononçait et faisait virer cette conviction de tout le poids de ses expériences passées. Le tout dans un seul but, l'éclairer sur elle-même.

"Mais vous ne devriez pas. Vous êtes bien plus que tout ce que j'ai cité et pourrais imaginer. Vous êtes devenue un salut pour ce monde. Vous avez le moyen d’ôter en un instant toute la souffrance, toute la misère de ce monde pour laisser chacun reposer en paix vers une existence meilleure. Vous avez un don, ce seul don qui permet d'aider chacun à se libérer des chaines de la vie pour avoir sa mort et une nouvelle vie, pareille à nulle autre, dans un monde parfait où le mal n'a plus d'existence. Vous pouvez être cette émissaire de bonté et de pitié, en portant en un souffle la délivrance. Et je serais prêt à vous supplier de m'accorder ce destin...."

Mais à ce moment vint dans le regard de Konstantinos le regret. Le regret d'un être qui a ce qu'il désire plus que tout devant ses yeux mais qui sait qu'il ne peut pas y accéder. Pas maintenant, pas de son plein grès. Pas avant qu'il ait pu porter ce salut à tous les humains de ce monde. Et s'il devait mourir avant d'avoir accompli son devoir, soit, d'autres y parviendront sûrement à sa place. Mais il se devait d'essayer à son paroxysme d'aider les autres avant de s'aider lui-même. Lui savait. Il avait cette conviction qui le supportait chaque jour et chaque nuit, qui lui faisait ignorer toute souffrance et misère à venir. Plus rien ne pouvait l'atteindre dans la poursuite de cet idéal. Mais les autres n'avaient pas cette chance. Aussi se devait-il de supporter sa vie le plus longtemps possible. Car il y avait encore de la souffrance à bannir en ce monde. C'est donc dans un soupir et en fermant les yeux à regret que le guerrier d'Ares termina finalement sa phrase.

"...mais je ne mérite pas encore cela. Je n'ai pas votre talent mais je m'efforce à ma façon d'apporter le plus de soulagement possible à chacun. Et ces gens qui souffrent ont encore besoin de moi. De vous. De tous ceux prêts à se salir les mains pour leur accorder la sérénité d'une existence meilleure."

Il rouvrit alors les yeux sur la fin de ces propos, un regard porteur d'une conviction pleine et entière, déterminée. Et comme en gage d'affection sincère, il vint doucement lever une de ses mains et la poser sur la sienne, en accompagnant le tout de ces derniers mots chargés d'émotions.

"Alors non. Vous pouvez ne pas y croire et ne pas en vouloir, mais me demander de ne pas m'attarder sur vous est impossible. Vous êtes la seule chose que j'espère de cette existence, et je ne suis pas prêt à vous laisser aller vous perdre vous aussi, retourner à ce cycle inique de souffrance et de désespoir. Je veux vous montrer un plus beau chemin."




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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Lun 7 Nov - 18:55
La pointe de sa lame de verre pressait dangereusement contre le dos du Cardinal de la Mort, et pourtant, sa victime en ligne de mire ne ressentait pas la peur. Par ses orbes turquoises qui rencontraient ceux mordorés du Cardinal, Ariane se savait dangereuse. D'une, parce qu'elle était certainement perdue, mais n'éprouvait que peu de choses face au guerrier. Il aurait pu mourir que la brune n'aurait pas cillé. Il aurait pu lui sourire qu'elle ne le lui aurait probablement pas rendu cette joie. De deux, parce qu'elle n'était peut-être plus la dramaturge au sang froid mais complètement théâtrale, celle qui devinait instantanément le vécu d'une personne en un simple regard. Il n'y avait qu'une pulsion, contraire à elle, contraire au perfectionnisme des Lyumnades: serrer les dents, puis regretter ce regard admiratif qu'il lui lançait par dessus son épaule.

Pour une telle chose, il n'y avait rien à admirer. On était bien loin des spectacles où telle une funambule, il lui paraissait bien ardu de tenir sur un fil suspendu au-dessus du vide, l'adrénaline forte. Bien loin également de ce qu'elle voulait à tout prix cacher sous cette Capuche noire.

Oh, l'aveu du Berserker vouait le blasphème et l'hérésie d'un assassin, ayant autrefois été de ces soldats d'une petite élite. Ariane n'avait toujours pas relâché la pression qu'elle tenait sur son arme, vouée à faire couler le sang en une légère entaille sur le torse lorsque, mue par un désir plutôt que par la prudence, Konstantinos s'était retournée, détaillant avec plus de précision les traits sous une apparence avortée. Autrefois, quand les joues rondes de son enfance la qualifiaient bien plus que ce visage soudainement devenue plus gracieux qu'enjôleur, jouer avec ce qu'elle devinait être un vétéran de guerre l'aurait certainement enchantée. Cet amusement-ci fut moins présent en l'instant que le réflexion sur ses pensées. Ou plutôt, ce que l'ancienne générale des Lyumnades devait penser.

"Exact. J'ai servi un temps une divinité, mais bien plus dans le rôle de prisonnière qu'autre chose, ne m'éveillant par deux fois qu'aux premières lueurs de la guerre et jamais lors de la paix. A l'aube. Non, ce n'est pas cela qui me fait peur, ni même ne m'effraie...Je pense."


Oui, elle avait été aperçue à l'aube comme les fées que l'on n'observait au bord du lac qu'à certains moments précis. Mais ce n'était rien de plus qu'une métaphore trop joyeuse, incomplète pour la qualifier, elle et son mal. Et aujourd'hui si elle se tenait droite, c'était tout simplement parce que la Mort, elle l'avait vécu quelques secondes...Des secondes interminables. Des secondes qui l'avaient éveillé de nouveau et l'avait sauvé. Et tout avait changé à ce moment-là. Sa vision, sa vie, ses compétences, ses envies un peu plus éteintes et moins réceptives à envier autrui...tout. Y compris ce toucher mortel et cette odeur éphémère, mais prégnante de la rose qui s'inscrivait aux feuilles, aux mousses, aux arbres, à l'air, aux stands, aux hommes, et ce à chacun de ses passages.

Etait-cela qu'enviait l'homme à ses côtés? Ce qui lui était désormais inconnu? Un souffle s'échappa de ses lèvres. Amusée par cette sorte de naïveté émanent du Cardinal de la Mort.

"Je ne prône pas que la mort. Je ne suis pas aussi idéaliste que l'envie irascible d'aider autrui à atteindre la fin de leur destination... Il y a des règles pour toutes choses, et si je ne ressens plus le regret d'une vie à proprement parlé, je tente de discerner ceux qui doivent mourir, de la façon la plus propre et anonyme de préférence, et ceux pour qui la mort viendra probablement plus tard. Non, peut-être ne connaissez-vous pas la vraie souffrance, parce que vous n'appréciez pas la vie en elle-même. A quoi servirais-je si j'outrepassais cette simple règle?"


Ariane ne jugeait pas véritablement cet homme, comprenait son point de vue quand bien même pour l'heure, elle ne la partageait pas dans son entièreté. Oh, la Mort était très certainement une délivrance, et la vie avait son lot de souffrance. En ayant tout perdu, en étant survivante, le ressenti n'en était que plus fort. Le tribut des Saints. Mais son sacrifice n'avait rien de bien vain, ou tout du moins préférait-elle le penser. Auquel cas, penser à la vie de ses anciens collègues aurait relevé de l'absurdité.

Et cela, Ariane ne pourrait jamais le comprendre. Tant de douceur en ce regard aussi doré que l'éclat du Soleil, pour des mots durs. Si durs...La renégate garda pourtant son calme, ses yeux restant concernés mais pas troublés. Et lorsqu'enfin ses paupières se fermèrent,

"Si la mort est une délivrance, si vous la prônez tant que cela, pourquoi ne tentez-vous pas de me tuer? Vous avez un objectif et vous venez de me l'avouer, de me le partager. Sauver le monde, sauver les autres de leur misère... Si je suis honorée d'être à votre goût..."
Un sourire s'emballa sur ses lèvres roses, tandis que sa main effleura son épaule presque tendancieusement avant d'appuyer davantage la fragment de miroir contre lui. "Ce n'est pas véritablement ce que je souhaite pour vous non plus. Ce pouvoir m'effraie comme il m'attire, je ne le renie pas, je sais qu'il me permet aujourd'hui de souffler encore, sans quoi, je serai probablement morte...Mais je ne le connais pas. Ce sang, cette odeur..."

Elle releva son regard en sa direction, cherchant une réponse dans les prunelles de l'homme qui tentait de l'aider à sa façon. Mais pouvait-il seulement parvenir à comprendre qu'il y avait là devant lui autant de fermeté que de doutes? Son visage se fit presque de nouveau enfantin, curieuse de savoir à quoi pensait réellement l'Utopiste.

"Soit, Memento mori à défaut du Carpe Diem. Mais dîtes-moi, quel chemin voulez-vous me montrer, en ce cas? Quelque chose me dit que vous avez probablement plus de compétences que vous ne voulez l'affirmer et pourtant, vous faîtes un bien bel orateur."
La Mort...Le Salut...La Mort. Oui, es-tu un Cardinal lié à ce fléau? Un instant de réflexion passa, avant qu'elle n'en vienne à ses propres conclusions, à son ancienne identité. "Vous êtes la Mort, n'est-ce pas? J'aimerai vous dire enchantée, mais j'ai bien peur que ça ne soit de mauvais goût alors que je vous menace actuellement. Je suis...une Ancienne Salamandre. La Salamandre Cramoisie. Je n'ai pas pu vivre uniquement dans l'eau, encore moins depuis que "quelque chose" s'est éveillé, oui. Faites attention lorsque vous me touchez la main..."


Mais l'ancienne Salamandre au service de Poséidon était belliqueuse et fourbe, comme cette femme qui hésitait à encore à faucher sa vie. Aujourd'hui pourtant, sans Armure et sans divinité, les temps étaient différents. Et si le caresse était peut-être bien douce, Ariane l'enleva plutôt rapidement, tout en repensant au nom du Cardinal. Konstantinos. Byzantin. Etrange affiliation divine pour une telle origine. Mais qui était-elle pour juger? Sa conviction résidait en un simple parchemin détenu dans l'un de ses sacs déposés dans une auberge...Une auberge presque vide. Le parchemin que le Grand Pope lui avait tendu naguère était peut-être bien son salut. Peut-être pas.

Et elle était là.


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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Mer 9 Nov - 5:40
Suivant les réponses de la demoiselle, Konstantinos n'en eut qu'un sourire plus amer. Mais qu'il effaça rapidement pour retrouver un visage plus serein, bien que toujours mêlé d'un peu de mélancolie. Il n'avait pu s’empêcher d'être quelque peu déçu devant les remarques de son interlocutrice, quand bien même il savait qu'en attendre plus était déraisonnable. Déjà, elle ne l'avait pas directement traité de taré psychopathe ou de monstre sanguinaire, et il devrait s'estimer heureux de ce simple fait. Mais que voulez-vous, il avait du mal à se satisfaire simplement de ce qu'il pouvait avoir, quand il s'agissait de son idéal. Il désirait tellement que chacun puisse quitter ce monde inique et douloureux pour un bien meilleur avenir qu'il cherchait parfois en chacun la moindre trace de ce désir. Et ce quand bien même les raisons en seraient bien différentes des siennes. Après tout c'était pour cela qu'il avait finit chez les berserkers d'Ares. Bien peu partageaient ses idéaux même là-bas, mais chacun avait pour ses propres raisons une volonté forte de semer la mort dans son sillage. Et cela lui convenait jusqu'à présent. Il savait qu'il ne fallait pas forcément en demander plus à ses confrères humains, qu'il resterait à jamais un marginal porté par ses idées. Seulement voilà, quand il tombait sur de tels cas comme cette mortelle demoiselle, il avait toujours cet espoir qui s’éveillait en lui, cet espoir de trouver quelqu'un qui penserait comme lui, qui comprendrait la vision qu'il essayait d'instaurer et qui serait ainsi de plus belle prêt à en faire avancer le déclenchement.

Voilà pourquoi il parlait ainsi librement de ce qu'il pensait, dans l’espérance d'un jour atteindre quelqu'un. Et même si dans l'instant présent, les choses ne semblaient pas gagnées, il en fallait bien plus pour le décourager. C'est donc en souriant de plus belle à la dangereuse demoiselle qui continuait de le menacer que le cardinal reprit son propos, plissant le regard sous le coup d'un enthousiasme retrouvé. Après tout, s'il était encore vivant, c'est bien qu'elle désirait l'entendre encore un tant soi peu?


"Si je ne te proposes pas de t’ôter ta vie pour mettre fin à tes souffrances, c'est parce que je vois en toi quelque chose de plus que quelqu'un qui a juste besoin d'être sauvé. Je vois quelqu'un qui pourrait aider l'humanité comme nulle autre. Porter la mort à chacun en un claquement de doigt et ainsi apporter le salut au plus grand nombre. C'est pour cela que j'aimerais te convaincre de la justesse de mon propos."

Levant alors ses bras de par et d'autre de son corps, Konstantinos ouvrit ses mains et les présenta au ciel, comme pour englober tout le reste du monde autour de lui dans son exposition. Faisant toujours face à la demoiselle, il poursuivit ainsi son raisonnement, comme prenant la pose.

"Car tu dis choisir pour qui tu portes le glas. Et c'est là que je trouve ton erreur. Ce n'est pas à nous de juger de cela. Chacun recevra son jugement une fois passé dans l'au-delà. Et pourra alors vivre une bien meilleure vie que celle qu'il aurait pu avoir ici bas. J'ai vu ce qui nous était offert après notre décés, et cela est bien plus vivant que toute cette bassesse que l'on retrouve ici. En ce monde, l'humanité reste le jouet des dieux ou d'elle-même, sans cesse ballotée et méprisée, soudoyée et contrôlée. Et je veux plus que cela pour chacun!"

Laissant finalement retomber ses bras, le sourire de l'ancien chevalier se teinta à présent d'ironie lors qu'il vint laisser poser ses doigts sur l'arme pointée sur sa chair. Puis, prenant le temps de chaque instant, vint refermer sa poigne sur l'objet de verre, mais non pas pour la retirer mais au contraire, la faire s'enfoncer dans sa chair. Légèrement tout d'abord, il semblait néanmoins à aller plus profondément encore. Et c'est alors qu'il laissa s'exprimer la tristesse contenue dans son âme, au travers de ces quelques derniers mots.

"Tu dis que je suis la Mort, mais je n'en suis en fait qu'un fidèle semeur. J'ai connu bien des souffrances mais celle que j'ai trouvé la plus terrible fut celle que j'ai vue dans le regard d'autrui. Je ne suis pas utile pour ce monde dans le sens qu'il prend actuellement. Je suis là pour lui en imprimer un nouveau. Mais je pourrais ne pas être le seul. Et pour cela, je suis prêt à risquer bien plus que le soulagement de ma propre mort. Et s'il le faut t'aider à apprendre, à connaitre ce que tu es."







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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Ven 11 Nov - 3:57
Déçu, puis remotivé. Le Berserker d'Arès était un être relativement changeant en cet instant. Tantôt écouté, tantôt menacé, il avait pourtant de quoi réagir ainsi. Toutefois, les paroles de Konstantinos étaient si libres et si évocateurs que la jeune femme pensa pendant quelques silencieuses et troublantes minutes, s'enfonçant profondément dans des limbes dont elle seule connaissait l'entrée et la sortie...

----------------

Tout autour d'elle, la guerre faisait rage. Il lui semblait bien avoir entendu au loin, l'écho de la voix d'Hassan, le Légat persan qui en avait fait frémir plus d'un Saint, tant sa haine pour ces derniers était intense. Mais toujours enfoui, prononcé sous un calme effarent. Et tandis qu'elle haletait, tentait en vain de regagner son souffle pour maintenir une illusion décente et sa frustration, ses propres hurlements, Ariane se demandait si actuellement, c'était toujours le cas. Si cet homme aux sourcils froncés réagissait toujours ainsi. S'il lui arriverait quelque chose de mauvais à lui aussi, équivalent de père adoptif. Cette scène l'effrayait, elle ne le niait pas. Et pourtant, les ordres avaient été claires: défendre Atlantis. Tuer les envahisseurs, cette charogne un peu trop cupide qui pillait, envahissait leurs chez-eux sans gêne aucune. Tremblante, elle déglutit, se munit de sa plus "belle" volonté, et continua à trancher ce qu'elle pouvait, détresse en vue, certainement. Anéantie d'une certaine façon, mais n'en montrant qu'un simple sourire pour cacher son manque de foi.

La Sirène venait de tomber, et si elle devait suivre cette tragédie, ce ne serait pas en fuyant les lieux. Cet échec, c'était de sa faute. Parce qu'elle avait été faible, trop faible pour maintenir cette façon de faire normalement. Comment avait-elle pu échouer? "T'es fichue, Ariane."

Alors, des Saints étaient venus mettre un terme à cette illusion branlante. Et cette illusion défaite voit son instigatrice défaite par le nombre et les pertes. La fatigue aussi. Peut-être bien également par cette autre personne jadis inanimée et à ses pieds, sa sœur, et cette petite salamandre, au cosmos insufflé. Salamandre rougeoyante un peu trop tentante; l'envahisseur avait à peine approché sa main qu'elle croqua son doigt et suivit dans les airs, sans lâcher sa proie, le mouvement de main endolori du chevalier. Souffle coupé, Ariane avait néanmoins ris. "Elle t'a eu." Et un Saint avait tu l'adolescente. Ce qui n'empêcha pas qu'un nom lui avait été donné. Tout bas. Elle le prononcerait de nouveau cinq ans plus tard. En revenant "là-bas."

"La Teigne."


Ce qui vint la réveiller fut un grondement. Le grondement d'une Vouivre...

----------------

Comment pouvait-elle comprendre ce genre de raisonnement? Son sourire s'agrandit l'espace d'un instant. Un sourire agacé, quoiqu'amusé de voir une telle personne complexer sur la grandeur des dieux. Alors Ariane s'était défait de son emprise, s'écartant, examinant le Cardinal de loin de façon méthodique, bien éloigné de cet air un peu perdu qui l'avait caractérisé. Oh, elle avait fait son choix.

"C'est pourtant en cela que le monde est plus beau. Ils ont besoin de nous pour mettre en écho leur importance. Mais tu oublies une chose, un détail précis..."
Un soupir s'échappa sous forme de buée, comme pour se volatiliser dans les airs et sceller ses dires. "Des gens ne veulent pas de ton rêve. Et à titre personnel, je me fiche d'être la marionnette de qui que ce soit. Mon dernier dieu m'a longtemps considéré imprévisible, pour autant...Je suis là. Je ne sais dire si j'ai été "prévisible" ou non, si le jouet a été amusant ou non...Mais au fond, quel sens? Quelle importance a ce genre de constatation? Ce n'est pas une découverte. Juste une complainte de plus pour l'humanité, de quoi se morfondre, ou tenter de trouver un sens à notre existence. Autant accepter qu'ils sont supérieurs, non? En utilisant chacune de ses petites caractéristiques, le matériel devient intéressant. Je ne sais pour l'instant quel dieu s'entichera pour quelques seconde de ma petite personne, mais vois-tu, je me sens désormais la volonté de "jouer". Lutter. Un tout petit peu."

Le fragment de miroir que tenait fermement Konstantinos se brisa bien facilement sous sa poigne un peu plus ferme. Mais c'était une bien fourbe idée. Plus grandes étaient ses blessures, plus chanceux était le poison de son poison. Son sang maudit. Elle qui redoutait habituellement les morts trop sanglante, quelque chose était venu inspirer, attiser cette curiosité au plus profond d'elle-même. Finalement, elle termina par conclure ses pensées et son raisonnement tout haut.

"Car mon Cardinal...Après la Mort, il n'y a pas grand chose d'amusant. C'est comme une prison, le tout devient bien moins drôle et bien moins fascinant. Il y a juste l'abandon. L'oubli. Et les enfers. Si bonheur après la mort, il y avait..." L'ancien Tribut marqua une pause, sélectionnant avec choix, remords et passion ses mots, comme pour mieux les cracher tandis qu'elle cédait vers quelque chose de plus. Probablement de la colère. Une grande colère de voir une personne aussi utopiste, optimiste devant elle. Ariane ne croyait pas aux bienfaits de la mort, tout comme la réalité et ses plaisirs n'étaient que des illusions factices dont elle se gardait bien d'en détenir le fin mot de la comédie. "Alors expliquez-moi, expliquez-moi pourquoi les prières de cinq ans n'ont pas marché? Pourquoi les souvenirs des morts ont longtemps plaidé à ce que je leur redonne la vie, d'une force, d'une tristesse qui m'ont autant intrigué que déchirée, pour finalement se volatiliser le lendemain et laisser uniquement quelques cadavres aux visages décomposés à la Toute Fin?"

A la fin d'une Générale. Ariane maudissait le refus. Et elle faisait face au Byzantin, d'un regard carnassier plus que révélateur, lame de verre à la main. Reconstitué comme de petits fragments venant rajouté cette fois-ci, son sang à celui du Cardinal. Elle haïssait ses paroles, ne les comprenait toujours pas. Quand bien même elle aurait voulu les respecter.

"Mais apprenez-moi donc, mon Cardinal. Votre expérience pour "semer la mort", comme vous dîtes, m'intéresse."


"Oui, vous pouvez continuer à vous moquer de moi, je ne broncherai pas pour le prix que je vous demande."


Son cosmos s'enflammait, son escarboucle scintillait d'une énergie violente. Bestiale et reptilienne, comme les crocs de ces serpents, ou de ces lézards un peu trop venimeux. Mais Ariane n'était pas véritablement ainsi, las et pourtant munie d'un éclat éveillée au fond de son œil. "Tuant par dépit ce qu'elle sème", en reprenant les mots du Cardinal. N'apportant pourtant pas plus la Mort qu'elle la fuyait. Et si ce défi était lancé ainsi, elle savait que les risques étaient osés de son côté. Lui, protéger par Arès, par sa Cuirasse. Elle, munie d'un vulgaire parchemin troué. Sans divinité. Sans Cuirasse. Comme mise à nue.

Et Ariane la sentait, cette essence à peine frôlée. Une pulsion, une envie. Etait-ce réellement ce qu'elle recherchait depuis le début? Faire couler le sang, se découvrir dans cette intention de bonheur et de catharsis? Apprendre à savoir qui, oui, qui se cachait derrière ce regard apeuré et féroce? Toujours était-il qu'en cet instant, face au représentant de la Mort qu'elle rêvait d'éveiller vers une réalité plus sombre, la brune aux yeux hétérochromes ne lâcherait pas l'affaire.

@Ariane a écrit:

Ariane te défie, combat normal, pas de fatalité. °° Bon, étant sans Armure, je gagne le défaut Erosion en plus dans ma FT. x)

Le sujet de lancer est ici : http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1396-mi-septembre-550-defendre-ses-interets-konstantinos-vs-ariane





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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Dim 20 Nov - 5:42
"Funérailles."

Un simple mot, à peine murmuré. Auquel pourtant on répondit dans l'instant. Sortant de la pénombre d'un pas claudiquant, Funérailles répondit à l'appel de son maître et vint se poser à ses cotés. Grand et sombre étalon à la robe de jais, le destrier était arnaché comme la monture de tout un chacun, afin de passer le plus discrètement possible dans le paysage. Tout du moins de loin. Parce que de prés, la musculature saillante de l'animal, le reflet écarlate dans son regard, ses babines se retroussant en un sourire moqueur, tout cela avait de quoi perturber plus d'une personne. En plus de son calme olympien avec lequel il obéit au doigt et à l’œil à son maître, restant le temps que ce dernier s'empare de ce qu'il portait, puis repartit sagement en arrière.

Ce que le cardinal tira de son cheval n'était ni plus ni moins qu'une faux. Mais à l'inverse du simple outil de paysan pour faucher les blés, l'objet en question avait été façonné tel une véritable arme. Faite d'acier tout du long, de la lame au pommeau, elle était même ornementée du buste d'un squelette couronné d'épines. Et alors que Konstantinos la saisissait d'une main pour la poser à ses cotés, comme pour lui servir d'appuis, elle sembla comme s'éveiller à son contact, reflétant un cosmos sombre et froid. Comme reflétant tout le malheur des victimes qu'elle avait fauchée. Et tel un frappant contraste, le berserker la tenant continuait d'arborer son large sourire, alors qu'il répondait aux propos précédents de sa vis-à-vis. Le ton et les arguments employés par l'atlante ne semblaient pas le surprendre outre-mesure et il avait une réponse toute trouvée à donner.


"Nous ne sommes pas des instruments que des dieux, là est le problème. Nous sommes nos propres bourreaux de part nos actes bien souvent égoïstes et iniques. Et oui, certains veulent néanmoins lutter. Continuer à souffrir. Ceux-là, je les laissent vivre, parce qu'ils ont montrés qu'ils avaient la volonté de vaincre cette souffrance et de la transcender. Aux autres j'offre le repos et le salut. Car après la mort se trouve une existence bien plus douce et agréable que tu le penses..."

Sur la fin de cette phrase, l'homme d'Ares avait néanmoins un ton curieux. La tête penchée de coté, il était visiblement toujours plus enclin à continuer d'écouter la propre version de la salamandre. Ce dont il l’encouragea ensuite de quelques mots et d'un geste encouragent de sa main libre.

"Mais je serais justement curieux de savoir un peu plus de quoi tu parles. Ces morts suppliants puis fuyants...quel fut ton propre vécu?"

Néanmoins, voyant dans un même temps sans trop de difficulté l'attitude de la demoiselle, le cardinal empoigna finalement son arme à deux mains, la lame dressée au dessus de sa tête, le reste de la hampe dressée tout du long devant son corps. Et dans le même instant, comme surgie de nulle part, sa carapace apparut pour le couvrir entièrement. D'un rouge sombre intense, presque noir, ladite protection était ornée de représentations stylisées de corbeaux et de funestes ailes. Le visage de l'ancien chevalier se discernait encore assez à travers les auvents de son heaume et son sourire était toujours là, que la situation ne suffisait toujours pas à entamer. Sa voix, devenue plus sourde et profonde par l'écho du métal, s'éleva alors une nouvelle fois.

"Mais cela ne me pose pas de problèmes de discourir tout en luttant, si tel est ton désir. J'espère que mes mots comme mes gestes sauront se montrer alors convaincants."

@Konstantinos a écrit:
Défi relevé! ^^




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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Ven 25 Nov - 2:28
A peine venait-il de terminer sa phrase que Konstantinos se lança alors d'un coup à la rencontre d'Arianne. Agissant avec une rapidité surprenante pour quelqu'un maniant une arme aussi lourde que la sienne, il ne semblait pourtant nullement gêné dans ses mouvements. Son arme levée bien au dessus de lui, il l’abattis ainsi telle une guillotine vers le visage de sa vis-à-vis, comme pris du désir irrépressible de la fendre littéralement en deux. Le cosmos de la lame sembla alors s’éveiller sous ce geste, s’entourant désormais d'un halo écarlate propre, comme entaché du sang de ses innombrables victimes. Et qui semblait en désirer plus encore. Mais le cardinal n'était pas dupe. Il allait et venait sur les champs de bataille depuis plus d'une vingtaine d'années. Il avait appris plus de milles et unes façons de donner la mort et de l’éviter. Et les gestes précédents de son adversaire ne trompaient pas, elle était quelque des plus capables qui avait aussi eut son comptant de combats. Aussi même malgré son manque de rapidité, il était peu probable qu'elle ne parvienne pas à éviter un coup aussi prévisible. Voilà pourquoi le berserker avait un coup préparé spécialement pour ce genre de situation. Ainsi lorsqu'il fendit l'air en deux et que la demoiselle logiquement esquiverait, il dévirait son coup au dernier moment pour balancer sa faux en un large mouvement horizontal pour la frapper à la taille pendant son esquive. Le tout à la seule force de ses poignets, force qu'il avait forgé au fil des combats pour lui permettre ainsi de manier son arme avec une dextérité surprenante.

Mais l'ancien chevalier n'allait néanmoins pas s'en tenir là pour ce premier assaut. Toujours tâter le terrain sur plusieurs fronts avant de passer aux choses sérieuses, c'était une habitude qu'il avait pris. Il stoppa donc finalement sa course une fois son coup infligé, avec succès ou non, et laissa retomber sa faux pour à la place pointer sa main dans la direction de son adversaire. L'index, tendu comme pour désigner une cible, forma alors une sombre concentration de cosmos qui prit rapidement l'apparence d'un corbeau juché sur ledit doigt. L'animal semblait néanmoins ordinaire, à l'exception de son œil droit, teinté d'un rouge écarlate, flamboyant. Et c'est dans un croassement de sinistre augure que l'animal prit son envol d'un tour d'ailes pour ensuite plonger sur sa proie désignée, sur les mots prononcés tels un ordre par son porteur, d'un ton haut et clair, comme une sentence:


"Feu de l'âme."

Le but du volatile était clair. Atteindre le visage de la jeune femme, et plus précisément son œil, dans lequel il disparaitrait soudainement, comme s'il n'avait jamais été là. Après tout ne dit-on pas que les yeux sont le siège de l'âme? Car en faisant ainsi, le cosmos ayant prit cette apparence se fondrait dans le cosmos adverse pour aller le ravager de l’intérieur, infliger la sensation de cuisante brulure à son âme même à travers une déflagration d’énergie interne pure.

Et c'est sur ce dernier mouvement que Konstantinos se replaça sur la défensive, attendant l'inévitable contre-attaque qui surviendrait. Sa faux reprise entre ses deux mains, tenue en sa moitié de biais par rapport au reste de son corps, dans une posture aux multiples possibilités, il était prêt à recevoir la réponse à ses mots comme à ses coups.








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Dernière édition par Konstantinos le Ven 25 Nov - 20:14, édité 3 fois
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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Ven 25 Nov - 11:37
Konstantinos, il serait bon à l'avenir que ton Récapitulatif gagne en clarté. Ici, sans même les stats et les dépenses notifiées ni la description rp des techniques utilisées, ça n'est en aucun cas conforme à ce qui est attendu de la démarche - bien qu'il s'agisse de ton premier Recap', j'entends bien. Il faut que ton adversaire comme un potentiel correcteur puissent tous deux repérer instinctivement les points importants, non pas les chercher dans ton profil ou autre. Je te laisse modifier ça pour ce post-ci.

Autre point, à ton niveau d'éveil, tu es limité à 40CC bruts dédiés à l'attaque Cosmique en un seul tour. (Voir ICI, section phase offensive) Il faudra de fait que tu adaptes également ta phase offensive en conséquence.

▬ Zvezdan

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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Dim 27 Nov - 3:11

Un animal était sorti de l'ombre. Claudiquant, plaidant presque pour ce prénom que son maître lui avait attribué, il aurait pu hennir, sous cette faux invoquée. Funérailles. Doucement, un soupir s'échappa des lèvres rosées de l'ancienne Salamandre sous une nostalgie certaine. L'ex atlante ne pouvait plus s'égosiller sur l'imperturbable et intrépide petite Urodèle écarlate, car de Salamandre, la jeune femme était peut-être bien devenue la Vouivre qu'elle avait désiré être, autrefois.

Cette bourrasque folle, celle qui emporterait ses ennemis croisés.

Mais que voulait-elle réellement? Ariane n'avait jamais apprécié la vue trop prononcée du sang, préférant les assassinats propres. Une gorge coupée sèchement, étouffée sous un col serré. Une dague laissée dans le cœur, pour en empêcher l'hémorragie de tâcher trop rapidement de sa liqueur rouge le sol intact. Tout cela nécessitait une belle et triste précision, celle d'une experte en la matière entraînée à cette fin.

Mais finalement, quel fut son propre vécu? Le Cardinal allait l'attaquer, tenter de lui asséner l'un de ces coups finaux dont il en avait certainement le secret, du haut de la célébrissime arme de la Faucheuse. Un éclat de miroir, caché au coin de la rue, montra déjà pourtant l'intention du Berzerker en une vision simple, son prochain mouvement, ce dont d'un œil avisé et relativement discret, Ariane prit bien soin de dissimuler sa future petite tricherie, blottie dans cette cape marron.

Oh, rien n'était parfait. Et certainement pas les guerriers des dieux. Réponse soufflée, Ariane se prononça à la suite, hésitant à y conter une part de vérité. Y céder maigrement en coupant quelques pans d'histoire.

"J'ai servi un dieu, il y a longtemps, pensant reprendre le flambeau d'une guerrière qui fut plus méritante que je ne l'ai jamais été, luttant sous l'eau pour un tout. Oui, pour devenir une partie de ce monde malgré une nature contradictoire. Ca a plutôt bien marché en neuf ans d'appartenance."
Konstantinos s'approchait dangereusement d'elle, et viendrait l'heure où la Renégate devrait s'éclipser sans qu'il ne se puisse l'expliquer. Telles avaient été les Lyumnades après tout, l'une de ces farceuses de cirque. "Mais on ne force pas le destin. J'ai longtemps promis de protéger par deux fois mes générations. J'ai...Ou plutôt, la Salamandre Cramoisie a échoué et ne s'en est jamais remise, de cette promesse brisée. De ces guerres passées en tant qu'unique survivante."

Ainsi avait-elle perdu bien rapidement son Ecaille, probablement en récupérant cette vile bague d'Avalon de son endroit jadis scellé. Presque l'Arctique. Vaine consolation. Elle n'aurait su dire si une condamnation à mort aurait été préférable à celui de recevoir un retour à ses expérimentations sur les souvenirs humains. Décalant légèrement son pied vers la droite, son cosmos s'était intensifié.

"Oh, j'ai bien cru devenir folle, si on n'avait pas levé mon mal au profit d'un autre. Et celui d'aujourd'hui me parait peut-être plus conciliable...."

Et elle ne savait pas, à dire vrai. Tout ce qu'elle attendait, c'était que cette avide lame ne tente d'entailler sa peau, ne tente de faucher sa vie. Et elle approchait, cette lame. Dangereusement. Tout comme l'adrénaline dans son sang ne fit qu'un tour: réfléchir à ses appuis. Prendre ses appuis. Cesser de penser à cette envoutante escarboucle qui lui dictait ses conduites. L'objet en grenat, oui c'était lui la cause de cette impression. Il la faisait réfléchir sur ses envies, ses désirs, et sur cette colère sourde.

Un sang froid coulait dans ses veines. Et elle connaissait son nom.

"Ferme les yeux. Concentre toi. Cette escarboucle...Elle est presque vivante. Elle est la source du maintien de ta condition. A l'origine...Mais pas maintenant que tu t'es stabilisé. Elle ne fait que..."

A l'origine oui. Mais désormais c'était différent.

"Aujourd'hui, "ça" a changé, je crois bien. J'ai bu un remède, un sang interdit, incomplet, où des vies ont été jadis égorgées en guise de fragment et de sacrifice pour échanger une vie." L'endroit est aussi horripilant qu'envoûtant, aussi mystérieux que connu. Une prison délicate où il avait peut-être bien fait bon vivre, de ne pas subir les autres influences. Divines ou humaines. "Et j'ai été maudite. En devenant rien qu'une moitié de Remède."

Incomplet, empoisonné. Il manquait son second fragment pour en être un entier, en porter le nom. ET c'était bien le strict minimum à savoir. Aucun mot sur cette motivation, sur cette vision qui lui avait été montré avant sa mort. Rien. Et c'était ainsi, lorsque la lame n'était plus qu'à quelques centimètres d'elle-même, que le miroir avait fait office d'éclat éblouissant. Le Cardinal était désormais autant un spectateur qu'un acteur de leur mise en scène, un adversaire qu'elle observait frapper contre une cape presque flottante sous ses assauts. Intacte, une magicienne avait ses mauvais tours de magie. Et les tours de magie, prônant la distraction, concertait bien à attirer l'attention sur les éléments qui n'avaient pas lieu d'être plutôt que sur les évidences camouflées.

Visiblement, la Mort était tombée dans son piège. Volatisée, l'ancienne générale.

Et sous cette disparition calculée lui ayant permis d'éviter que cet Oiseau de Malheur aille crever l'un de ses yeux, une rose rouge avait subtilement tenté lors de la disparition de se figer dans le cœur de son adversaire. Envoyé tel un couteau d'assassins. Voilà une danse de l'ombre, emmitouflée parmi de petites nuées de pétales cramoisies qui n'attendaient plus qu'une chose: leur légère révolution dans les airs. Elles étaient de ces ailes tranchantes qui détruiraient ce qui pourraient bien croiser leur passage, avec toujours un peu plus d'élan. Et proche de ce Cardinal qu'elle surprenait désormais de dos, à plusieurs reprises, alternant la gauche et la droite, le bout de ses doigts enveloppées de ses petits fragments de miroir tentèrent de percer à répétition cette Cuirasse, de leurs aiguilles assassines. Le visage grimaçant d'Ariane montrait ses efforts fournis, un moyen de pousser le Cardinal de la Mort à conduire un illusionniste de toute base vers ses derniers retranchements. On eut dit des griffes cherchant désespérément à avoir un quelconque rendu sur la peau de son adversaire. Ariane finit par reculer de plusieurs pas, en apercevant la contre attaque du Berserker, qu'elle contempla silencieusement.

"Les morts ne m'ont jamais montré qu'une facette désespérée de ce qu'ils sont devenus. Ils culpabilisent les vivants... Alors on conserve leur mémoire pour qu'ils ne soient jamais oubliés. Comment pouvez-vous affirmer qu'ils ne souffrent plus? N'y a-t-il pas l'Enfer à la Toute-fin? Quelle preuve avez-vous de ce qui les rendent heureux, derrière tout cela?"
Oui, l'ancienne Générale avait pour sujet sensible la Guerre, et les mémoires. Mâchoire serrée. Toute son œuvre d'antan, volé en éclat du jour au lendemain. Seule considération: les morts ne hantaient désormais plus son quotidien. Ni ses rêves, ni ses désillusions. Une pluie de sang dansait en petites aiguilles. "..Vous savez, leur fantôme m'ont autant berné que je viens de vous berner..."

Si cela aurait pu passer pour une moquerie, le regard hétérochrome de la jeune femme était vide. Car jamais Ariane ne lui ferait ce bas plaisir: prendre un égal de haut, retenir ses coups, ou ses astuces. Elle ne faisait plus qu'un avec l'escarboucle de sa cape, et cette dernière, envolée pour ne plus laisser place qu'aux prémices d'une tempête, trahissant sa valeur, désormais comme incrustée sur la gorge plus découverte de la jeune femme d'où le poison émanait. Et celle-ci ne cillait pas, pourvue de roses et de lames de miroir, dans lesquelles se reflétait un seul et unique orbe: un œil de reptile.

L'œil de la Vouivre. Et déjà, son poison atténué, savamment dosé par instinct, coulerait dans le sang du Cardinal pour tenter d'en prendre possession, filant comme l'une de ces petites substances interdites contre les parois de ses veines.

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Message Re: [Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]   Sam 7 Jan - 8:41
En raison de son inactivité prolongée, Konstantinos est déclaré forfait.

Ariane, tu peux aller demander tes gains.

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[Mi Septembre 550] Renégats [PV Konstantinos]
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