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 [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]

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Message [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Ven 11 Nov - 10:36
Orion







La douleur était trop dure à supporter. Même dans les cieux, la sérénité qu'elle y trouvait d'ordinaire était balayée par l'odeur de la Guerre. Sous ses yeux s'étendait un champ de mort et de désolation, chaos, dont elle avait été, sans le savoir l'instigatrice. Non, pas à l'origine, mais dans son esprit cela ne changeait pas grand-chose : malgré sa volonté de protéger, malgré la puissance délivrée pour faire face à la Mort et au Sommeil eux-même, Nimuë avait perdu bien plus qu'elle avait gagné, une fois encore. Soudain ses ailes d'airain ne fendirent plus l'air et la rousse commença à chuter, d'abord lentement, puis, étoile rouge décrochée du ciel, elle fut précipitée des nues vers une sombre et inquiétante forêt. Les ramures griffues et noires des arbres amortissement sa dégringolade, si bien qu'au tout dernier moment, prise d'un sursaut, la main de la belle se saisit d'une branche. La Sirène Maléfique serra les dents mais, en fin de compte, ne réprimant pas sa rage et sa tristesse, elle poussa un long cri qui se répercuta partout entre les silhouettes des troncs tordus.

En plein cœur de la noirceur, sous les frondaisons des arbres ne laissant filtrer aucuns rayons d'un soleil qui de toute façon se couchait, elle eut l'impression que même ici, la Guerre s'était abattue. Tout n'était que silence, c'est à peine si elle entendait les dernières clameurs des batailles. Qui avait gagné, qui avait perdu ? Peu lui importait. Ses paumes étaient toutes souillées d'un sang encore frais. Le sien ? Celui de ses ennemis qu'elle avait dû abattre froidement, sans discontinuer. Elle même ne le savait pas. Il y avait juste cette souffrance, lancinante. Là un point d'eau, où elle voulut s'abreuver. En découvrant son reflet à la surface, la Sorcière Bleue recula d'un pas, écarquilla grand les yeux. Puis, lentement, elle se pencha.

« ... »

Elle était méconnaissable sous cette couche sanguinolente. Son visage maculé de sang, la rendait un rien terrifiante. Seul son regard pers traduisait toute son humanité, la foule de sentiments qui se bousculait dans son esprit. Oscillant entre peine infinie, celle d'avoir perdu un être cher, sa seule famille qu'il lui reste, colère dirigée entre elle et les Dieux… Nimuë se laissa choir à même le sol, avec force de cliquetis. Ses grandes ailes s'enroulèrent autour de sa personne pour dresser une barrière impénétrable. C'est alors qu'elle se souvint des coups, les siens, ceux portés à son encontre. Chaque estocade, chaque vie fauchée, la montagne de cadavres, quand, à son « éveil », elle avait réalisé ce qui s'était passé. Dressée tout en haut de ce macabre point de vue, elle avait pu estimer toute l'horreur des choses.

« Orion... »

Souffla t-elle douloureusement en se recroquevillant plus encore. Une étoile est éternelle. Elle ne meurt jamais. Les mots de la Déesse Athéna lui revinrent. Alors d'un coup elle se fendit, brandit Celtos devant elle qui libéra une gerbe de flammes bleues. Petit à petit une trouée se forma, la lumière crépusculaire tomba sur elle.

Nimuë, les bras ballants, resta ainsi immobile, à chercher l'étoile de l'ancien Juge des Enfers.





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Message Re: [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Ven 11 Nov - 12:23
Ils n'avaient pas ménagés leur peine, c'était le moins que l'on puisse dire. Alors que le soleil fermait lui aussi ses yeux petit à petit sur cette région en guerre, les deux enfants d'Apollon reprenaient le chemin qui les conduirait à la maison. Les derniers reflets de l'astre éclairaient la Chlamyde d'Asclépios, qui ne parvenait pas à se réjouir de l'accomplissement de leur mission. Son Père avait pourtant semblé heureux du dénouement de ce conflit. Une bonne chose pour le cycle à venir, il en était persuadé. Et pourtant, lui-même ne parvenait pas à oublier ce qu'il venait de faire. Il y avait été contraint. La bataille avait été rude et pour limiter le nombre des morts, il avait prêté son pouvoir aux Oracles pour balayer cette engeance du démon. Malgré tout, ses attaques avaient ôtés des vies. Allant à l'encontre des préceptes de la médecine.

Il ne parlait pas. Il n'y parvenait pas. Il n'était pas encore parvenu à abaisser les barrières mentales qu'il avait érigé pour se protéger. Si physiquement, il était indemne, moralement il était brisé. Du temps, il lui en faudrait. Célestia l'aiderait, il le savait. Elle était là, près de lui. Elle aussi muré dans ce silence alors même qu'elle avait regagné sa voix véritable. Un son enchanteur qui l'avait aidé à quitter le champ de bataille. Mais qui restait insuffisant au regard de la peine réelle qu'il portait en son cœur.

En d'autres circonstances, il aurait cherché à soigner les blessés qu'ils croisaient de temps à autre. Il aurait cherché à s'assurer que son frère, Lykeios, allait bien. Mais sa conscience était pour l'heure emplie de ces mêmes ténèbres qui commençaient à envahir le ciel. Tout était tristesse, peur et haine. Même ces arbres qui commençaient à se faire de plus en plus nombreux. La forêt proche n'était pas accueillante. La contourner semblait être la solution. Ce fut là qu'ils perçurent la gerbe transpercer l'épais manteaux de feuilles. Là qu'il eut l'impression de reconnaître l'aura qui en était à l'origine. Le voile se leva légèrement. Esculape lui-même se redressa, alors qu'il n'avait pas bougé un seul instant du bâton de combats de son maître. Ses yeux croisèrent ceux de la douce Célestia. Sa décision était prise. Il n'avait pas le choix de toute évidence.
    - Je crois reconnaître ce qui est à l'origine de cela. Pars devant, chère sœur. Ne m'attends pas. Je te rejoindrais aussi vite que possible lorsque j'aurai éclairci ce mystère.

Elle ne serait pas rassuré, il le savait. Ce pourquoi il se rapprocha d'elle, lui effleurant les doigts comme pour lui dire que tout irait bien. Il se détourna d'elle et usant de son pouvoir, il frappa de la pointe de son bâton le sol à ses pieds. Une lueur tomba du ciel, l'enveloppant complétement, et en un instant la lumière se dissipa, emportant avec elle la silhouette du médecin.

Le flash l'amena au cœur de la forêt, non loin de l'endroit d'où était parti le rayon d'énergie. Esculape était aux abois. Un ennemi pouvait très bien rodé dans les ombres de ces bois. C'est alors qu'il repéra la silhouette qu'il cherchait. Entachée de sang, l'air absente, Nimuë se dressait là. Lui qui était sensible aux émotions humaines fut assaillis sur le champ par une vague de tristesse qui le cloua sur place. Esculape se redressa et grimpa sur ses épaules, comme pour le libérer de cette entrave. Il avança de quelques pas, sans chercher à se cacher mais en prenant toutes les précautions possibles tout de même. Jugeant qu'il lui faudrait se montre prudent, surtout en apercevant l'armure qui était la sienne, il prit la parole.
    - Nimuë. Est-ce bien toi ?

Sa Chlamyde semblait absorber les derniers rayons solaires, s'en gorgeant comme une éponge se gorgeait d'eau. Lui, aussi pur que l'astre solaire. Elle, sombre et ténébreuse comme la nuit. Il semble qu'une fois de plus, la Mort et la Vie se retrouvaient face à face.
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Message Re: [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Ven 11 Nov - 13:43
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Ombre et Lumière, Lumière et Ombre. Son regard, lentement s'accrocha à celui de la Vie. Aussitôt, la Mort serra sa lame avec fermeté, laissant ses doigts trembler face à l'éclat de son vis-à-vis. La Vie face à la Mort, encore. Ses yeux se refermèrent sur le monde pour tenter d'évincer la moindre clarté. Que seule demeure l'ombre et la noirceur. Parce qu'elle n'avait pas trouvé son étoile. Parce qu'elle avait précipité la fin d'Orion, de Satine. Un Destin écrit mille ans en avance… et par sa faute, au lieu de réunir ces deux êtres, elle n'avait fait que signer leur perdition. Déjà, le chant de la Sirène Maléfique s'insinuait dans l'esprit de la Vie, vieille connaissance marquée par le feu, la maladie et les larmes. Le moindre mal, une leçon durement enseignée, acceptée pour autant ? Porteuse de Vie, porteuse de Mort. Comme à chaque fois la belle se retrouvait entre deux eaux. À tenter d'essuyer les tempêtes sans jamais faiblir. Sang sur ses mains. Alors, bercé par le doux murmure de Nimuë, des images purent s'insinuer dans l'esprit d'Asclépios. Des échos de ce qu'il avait probablement lui-même vécut. Sauf qu'il s'agissait de sa propre vision à elle, de ses prunelles.

Son arrivée devant Alamunt, sa rencontre avec la Prêtresse d'Asgard, celui d'Apollon et la femme-enfant. Perdues toutes les deux au milieu de tout ça, hôtes de la Mort, et pas du Sommeil. Pantins dont les fils devaient être audacieusement tirés. Mais c'était sans compter sur le cœur des Hommes, leur volonté d'outrepasser les divines lois de ce Monde. Nimuë montra à la Vie comment ils avaient agi chacun de leur manière. Et elle, en entendant le chant d'Amphitrite, sa Maîtresse, couler peu à peu dans les profondeurs abyssales de sa nature première. Cachée, dissimulée, ensevelie. Sorcière Bleue Gardienne d'un rubis responsable des Grands Tremblements. Comment l'étoile Rouge avait pris place pour siéger, promesses obscures d'une Ère Sombre…

« J'en suis responsable… » Sa voix glissait dans l'esprit du Médecin. « Du haut de la Tour j'ai vu l'armée déferler sur vous… La Mort s'abattre. L'Ombre grandir, par ma faute, alors que je ne le désirais pas. Et pourtant... »

Il put voir le moment où, une fois saufs, les représentants de cette vaste mascarade se séparèrent, avec d'autres promesses. Espoirs futiles. Elle s'envoler à tire d'elle, vers l'armée. La douleur immense qui avait crevé son cœur quand elle sentit Orion s'éteindre. La découverte de son corps inanimé qu'elle avait tenté de raviver, encore vainement. Son impuissance, sa rage, sa peine et l'amour au milieu de tout ça. Le Lion d'Or qui lui chuchotait l'espérance. Sauvegardés alors que le Monde s'effondrait. Qui s'effondrerait un jour ou l'autre sur eux. L'instant d'après la Sirène Maléfique abattait sa lame sans distinction, faisait couler le sang sans rien ressentir. Froidement, impérieuse, telle la créature qu'elle incarnait. Et le feu bleu purificateur, celui des Atlas.

« Tu sais toi, combien j'avais peur du feu. Tu l'as vu… J'ai eu du mal à l'accepter. Est-ce que je l'accepte maintenant ? Non, je ne crois pas et pourtant… un mal pour un bien. »


Ses propos pouvaient paraître décousus et incompréhensibles. L'enchantement prit fin quand Nimuë O'Bannon rompit le contact entre leurs deux psychés.

« Oui, c'est moi Nimuë… C'est bien moi… Je suis heureuse de te retrouver là, Médecin. »

Vie, face à la Mort. Mort, suppliant la Vie.





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Message Re: [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Sam 12 Nov - 1:07
Les images défilèrent dans l'esprit du médecin mais il n'était pas le seul à les voir. Car à l'orée de sa conscience, Esculape veillait. Prêt à protéger son maître si d'aventure cela devenait nécessaire. Pour sa part, Asclépios n'avait pas la même retenue et il se gorgeait des informations données. Le chant des sirènes avait un fort pouvoir d'envoûtement, il ne pouvait le nier. Mais ce qu'il avait vu n'était en rien une image faussée. La réalité, dure et crue, comme elle l'était. Nimuë ne lui avait rien caché de ce qu'elle avait vu, de ce qu'elle avait fait. De terribles actions. Mais lui-même n'était pas en reste. Un détail parmi le flot d'images attira son attention.

L'étoile Rouge. Effectivement, elle avait été à l'origine du désastre qui s'était abattu sur ces lieux. Et sans doute responsable du danger qui pesait désormais sur son propre peuple. La libération des âmes maudites s'expliquait désormais. Seules les raisons de cet acte lui étaient encore inconnues mais il n'était pas encore temps de la questionner à ce sujet. Lui aussi était dans un état déplorable. Mentalement parlant. Qui était-il alors pour juger un acte sans en connaître mes tenants et les aboutissants. Jamais il ne serait prompt au jugement.

Les Voix des différents Dieux s'étaient rencontrées. S'étaient parlées. Et s'étaient quittées pour rejoindre le champ de bataille. Il avait lui aussi certains détails qui semblait corroborer ce qu'elle dévoilait au médecin. Il comprenait de fait beaucoup mieux certaines choses. Les paroles de la Sirène résonnaient dans sa tête. Responsable. Elle portait un fardeau sur ses épaules qui semblait bien trop lourd. A ce rythme, elle ne tiendrait jamais. Il fit alors ce qui lui parut le plus juste. Le plus commun. Alors que la voix et les images se retiraient de sa conscience, il libéra une partie de son propre Cosmos pour envelopper la Belle et lui même dans un cocon protecteur. L'illusion fut telle qu'elle gomma en partie la forêt dans laquelle il se trouvait initialement. Peu à peu, le décor se remodelait, laissant découvrir de magnifiques jardins. Des oiseaux voletaient ça et là, sifflant à chacun de leur passage. Pour les connaisseurs, il n'aurait pas été difficile de reconnaître les jardins qui se trouvaient aux pieds de la Tour des Vents. Un endroit magnifique, qui apaisait les sens du médecin.

Il prit une profonde inspiration. Quel était le sens de ces remarques concernant le feu ? Il se souvenait de la fois où ils avaient purifiés un village. Il se souvenait des visages durs des habitants. De la chaleur qui s'était élevée dans les cieux, rendant l'air presque irrespirable. Il connaissait l'aversion de la pirate pour le feu. Mais pourquoi lui montrer cela ? Les choses semblaient avoir pas mal évoluées pour elle depuis qu'ils s'étaient quittés. Il était ravi, pourtant, de croiser de nouveau sa route. Mais les circonstances n'étaient pas bonnes.
    - J'en suis heureux aussi.

Esculape siffla. S'il restait toujours aussi étonné de vor les mortels faire preuve de tant de sentiments, il savait qu'il était aussi là pour épauler Asclépios le cas échéant. Ce dernier s'approcha d'elle, lentement, avec cette douceur qui le caractérisait tant. Là, avec délicatesse, il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme. Seul son regard était visible puisque son visage était encore et toujours masqué afin de ne jamais montrer cette cicatrice. Mais ce seul regard était plus parlant que les mots eux-mêmes. De la tristesse. Il était lui aussi terriblement affecté par ce qui était arrivé. Et si les raisons différaient, le sentiment était tout de même omniprésent. Tristesse et colère ne faisaient pas bon ménage. Et pourtant tels étaient les deux émotions majeures qu'il ressentait actuellement. Colère à l'encontre des Dieux. Leur jeu avait une fois encore amené mort et désolation sur ce monde. A quelle fin ?
    - Nous sommes tous responsables de ce cauchemar. Les Dieux, surtout. Tout ceci aurait de toute façon été déclenché. Toi ou un autre, peu importe finalement.

Dans les images qu'il avait perçu, deux visages ressortaient du lot. Hypnos et son frère. S'il avait croisé la route du premier lors d'un voyage impromptu, le second n'avait encore jamais fait face à lui. Heureusement. Car s'il s'évertuait à ne pas prendre les armes, il se savait dans l'incapacité de réfléchir correctement face à Thanatos. Si par malheur sa route croisait la sienne, il agirait pour le stopper dans sa course. Sous cette impulsion, il ressentit une vive douleur dans la poitrine. Sa main se posa sur son cœur, le visage crispé. Il prit quelques longues secondes pour se ressaisir. Ses propres images étaient tel un poison s'écoulant dans son corps. Elles neutralisaient ce qu'il y avait de meilleurs en lui.
    - Je suis inquiet pour l'avenir, Nimuë. Pour le tien, en particulier.
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Message Re: [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Sam 19 Nov - 15:04
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Le regard pers et perdu de Nimuë obliqua vers cette main posée en travers de son épaule. Un geste apaisant, emprunt de cette douceur qu'elle avait immédiatement sentie chez le Médecin. Un soupir fila d'entre ses lèvres vermeilles. Un souffle las, qui en disait long sur l'état de son cœur et de son esprit. La fatigue qui y trônait en maîtresse incontestée. Totale, brutale. Mais de toute évidence Nimuë n'était pas la seule à en souffrir. Ses yeux détaillèrent ceux d'Asclépios avec une certaine gravité. Une insondable colère, une irrépressible tristesse. Ils semblaient partager les mêmes sentiments. La Vie et la Mort. Dieux terribles qui les manipulaient tous. À leur manière. Un haussement d'épaules et sa voix glissa :

« J'aurais préféré ne pas être à l'origine de ce cauchemar, mais tu as probablement raison. » Puis la main du jeune homme, jusqu'ici posée sur elle, se plaça contre son cœur à lui. Les sourcils de Nimuë se froncèrent. Inquiète, elle leva ses mains pour le soutenir s'il en ressentait le besoin. « Je... »

Alors la Sirène Maléfique stoppa son geste pour s'immobiliser. Son visage maculé de sang se para d'une expression de stoïcisme absolu. Frappée par ces mots. Inquiet pour l'avenir, en particulier le sien. Un long silence s'instaura entre eux, de ceux dont la musicalité était aussi sombre que communicative. À croire qu'elle était toujours un poison pour son entourage. Ses bras retombèrent et elle resta un moment ainsi sans rien dire, ni faire.

« Ne te soucies pas de mon avenir, je vivrai encore un millénaire, à ce que je sais de mon futur. Et ce que j'ai pu entrevoir n'était pas si sombre… »

Childéric l'avait affublé du titre magnifique de « porteuse de Vie ». Même si ces derniers temps la belle rousse se rendait compte qu'elle était principalement la Voix qui annonçait celle de la Mort, elle gardait cet infime espoir. Comme un précieux cadeau. Combien même, il y a peu, elle s'était dressée au dessus d'une pile de cadavres…

« Dis moi si tu peux la sentir, cette Vie en moi... » Sa voix faillit bien se briser. Tout à l'heure, Nimuë avait cru sentir son fils s'éveiller, se manifester même un tout petit peu, comme une étincelle jaillissant dans les ténèbres. « S'il te plaît, dit-moi que je n'ai pas rêvé tout ça… qu'il me reste au moins un peu d'espérance… Ou si j'ai définitivement tout perdu. »

Les doigts de la jeune femme se nouèrent à ceux d'Asclépios, qu'elle porta à son ventre, lentement. Dans ses prunelles, qui ne quittaient pas celle du Médecin, une supplication muette. Elle chercherait dans celles du jeune homme une réponse, serait attentive au moindre changement.





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Message Re: [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Mer 1 Fév - 10:45
Vivre un millénaire ? Etait-ce vraiment une bonne chose ? Il en doutait fortement. Mais si ce qu'elle avait vu n'était pas si noir que cela, alors il en était heureux. Il espérait sincèrement qu'elle puisse vivre en goutant un peu au bonheur. Après tout, personne ne méritait de n'exister qu'à travers la mort et la guerre. Mais là encore, il savait le destin capricieux. Les Dieux pouvaient changer le destin de n'importe qui. Et ils se moquaient bien souvent de ce que cela signifiait pour ceux qui suivaient leur Voix.

Alors qu'il plongeait son regard dans celui de la jeune femme, elle prononça d'étranges paroles qu'il ne comprit pas immédiatement. Lorsqu'elle noua ses doigts aux siens et qu'elle lui fit toucher son ventre, il comprit. Sans la lâcher du regard, il concentra alors l'ensemble de ses sens vers l'extrémité de ses doigts, afin de les rendre plus sensibles. Etait-ce vraiment possible ? Ressentir la vie en elle. Simple question rhétorique ou fallait-il le prendre au sens plus commun du terme.

D'abord il ne perçut rien. Il était sur le point de lui poser la question lorsque ses sens perçurent quelque chose. Infime, presque imperceptible. Mais pourtant bien présent. Ses yeux s'agrandirent de surprise. Il tût sa question pour se concentrer pleinement sur sa propre analyse de la situation. Ce devait être récent. Mais ses sens percevait clairement un changement. Majeur. Il entrevoyait un avenir, il comprenait aussi le trouble qui habitait le regard de Nimuë. Il retira délicatement sa main et se recula d'un pas. Unique. L'ombre d'un sourire passa sur son visage. Devait-il se réjouir pour elle ou craindre pour la vie de l'enfant à venir. Il n'était pas Oracle. Il était fils d'Apollon. Mais les dons de son Père n'étaient pas les siens.
    - Un être grandit en toi. Je peux le sentir.

Esculape restait aux aguets. Mais lui aussi portait désormais son attention vers la parcelle de vie qui grandissait en elle.
    - Le savais-tu déjà ou n'était-ce qu'une intuition ?

L'un dans l'autre, elle risquait gros à suivre la voie qui était la sienne. Une mère en devenir devait veiller à ne pas prendre trop de risque. Or, un serviteur d'un Dieu, quelque qu'il soit, courait d'office de gros risques. Surtout en ces temps troubles.
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Message Re: [Fin Septembre 550] La Vie face à la Mort, une nouvelle fois [PV Asclépios]   Sam 4 Fév - 12:56
Même chemin






Un soupir. Un unique souffle s'extirpa d'entre ses lèvres entrouvertes. Un soupir de soulagement qui aurait pu la faire vaciller si elle n'était pas aux côtés d'Asclépios. Sa présence, son essence, sa compagnie étaient autant de choses qui lui permettait de rester debout. Une force louable que la belle devait à cet homme dont une partie du visage était masquée. Un sourire sincère lui fut adressé pour tout présent. Une reconnaissance infinie dans ses prunelles. Alors elle ne l'avait pas rêvé. Après un moment de silence, Nimuë O'Bannon lui répondit :

« Je le savais déjà… Mais jusque-là je ne l'avais jamais senti. Tout à l'heure, sur le champ de bataille, j'avais cru rêver tout ceci. Merci... » Le remercia t-elle avec sincérité. « Au moins me reste t-il une part de Lumière dans toutes ces Ténèbres. De Vie, face à la Mort. Il semblerait que je sois porteuse des deux. »

Un constat qui ne rassurait pas réellement la Sirène Maléfique. Perdue entre ces deux mondes à toujours osciller, elle était fatiguée, éreintée de se voir constamment malmenée. Et de se voir tirée d'un côté comme de l'autre.

« Puis-je faire quelques pas avec toi ? Ou sommes nous censés être ennemis toi et moi ? »

La fille O'Bannon n'entendait rien à la politique et aux alliances. Elle s'était juste retrouvée ici, invitée par les Dieux Jumeaux. Elle, pas pour représenter son camp. Du moins l'avait-elle compris ainsi. Non ?

« Non. » Fit-elle après un temps. « Tu es comme moi n'est-ce pas Asclépios ? Neutre, mais tiraillé. »

Cette ressemblance qu'ils partageaient, cette liberté, cette volonté d'être libre, d'être une ombre traversant ce Monde absurde, semblait de plus en plus évidente à la belle rousse qui dardait ses prunelles pleins d'espoir dans ceux du Médecin. Une même volonté les animait tous deux.

« Il va se prénommer Jack... » confia t-elle au jeune homme avec un nouveau sourire fragile. « Cela aussi je le sais par avance. Avoir un futur dévoilé, déplié comme une carte n'est pas forcément une mauvaise chose. C'est une petite parcelle de clarté à laquelle je peux me raccrocher quand tout est noir autour de moi. »





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