Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Sam 12 Nov - 11:43
Les ténèbres. Elles sont seules. Seules et uniques à présent à m'accueillir dès lors que mes paupières vainement s’entrouvrent. Aujourd'hui encore, j'avancerai privé de ma lumière, mais que m'importe. Elles ne m'ont jamais effrayées. Non. Je n'ai jamais crains les nuits sans lune. Inutilement, mon regard se tourne vers le ciel. Ô, je ne vois pas la couleur de cieux mais ça ne m'empêche pas de sentir sur ma peau la chaleur du soleil. Agréable. Agréable et pourtant, il n'arrive pas à totalement réchauffer mon corps. Glacé. Un gémissement discret vient distraire mes pensées. Un sourire léger couvre mes lèvres en réponse alors que ma main maladroitement vient se perdre dans le pelage immaculé de mon compagnon canin. Mon guide en cette heure alors que je m'avance au delà de la Tour des Vents. Ô, je peux m'avancer à travers la foule sans qu'un humain ordinaire ne puisse se rendre compte de ma cécité, néanmoins la présence de Setanta n'en reste pas moins une encre qu'il m'est bien plus aisée à suivre. « Je te suis, ne t'inquiète pas. » L'animal vient lécher doucement ma main en réponse. Il s'inquiète, et je ne peux pas vraiment le rassurer totalement. Ma main libre vient se poser sur mon torse là où je peux encore sentir le feu de mes plaies s'échauffer sous ma peau.

Je ne suis pas totalement remis de mes blessures, mais je ne veux plus rester inactif. Rien faire et ressasser, encore et encore, jusqu'à ce que la bile de nouveau ne vienne racler ma gorge et que les larmes menacent de s'échapper encore une fois. Une fois de trop. Futile. Inutile. Ce n'est pas mon genre de m'apitoyer sur mon sort. Regret. Culpabilité. Ces images hantent toujours mes rêves malgré ma cécité nouvelle. Ces images là... rien ne pourra les faire disparaître pas plus que cette sinistre impression. Cette étrange... sensation.

Un vide grandissant.

Ma main s'élève devant moi, lentement. Et avant qu'un seul flamboiement de cosmos n'ait lieu, je me détourne, reprenant ma route, la mâchoire crispée. Pas encore. Non, je ne suis pas encore prêt à recommencer. Je... Un tremblement vient secouer ma main qui vient effleurer le dos du chien blanc qui m'accompagne et reprend sa place de guide. « Éloignons nous Setanta. » Juste... Juste un peu. Un peu plus loin. Loin de la Tour des Vents et de l'agitation pour juste me sentir au plus près de chez moi. Dans un lieu un peu plus calme... La morsure du soleil se fait de plus en plus lointaine, annonçant son déclin prochain. Le crépuscule approche. Mon heure. Le Merle babille à mes oreilles. Il m'attire sur un autre sentier. Sur un autre chemin que celui que je prends de coutume. Nulle hésitation ne vient m'entraver. Le Merle ne chante jamais inutilement. Jamais vainement.

Un grondement vient s'échappe de la gueule du chien blanc. Je l'ai senti moi aussi. Lentement, mes doigts viennent glisser dans le pelage blanc de l'animal dont l'intention se détourne sur moi. « Calmes toi. » Qu'importe mon trouble. Qu'importe ces sensations. Le crépuscule est mon heure. Nous nous sommes bien éloignés du centre de Rome. La nature y est plus présente. « Désolé, Setanta est protecteur à mon égard mais il n'attaque pas sans raison. » Un sourire vacillant vient glisser sur mes lèvres à ces mots. Des paroles que j'adresse à quelqu'un d'autre. Quelqu'un que je sens plus que je ne vois. Il n'y a que les ténèbres pour l'heure.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CastielavatarArmure :
Aucune
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Dim 13 Nov - 13:32
Des jours et des jours que l'adolescent n'avait rien à se mettre sous la dent. La faim se faisait de plus en plus forte et les cauchemars redevenaient récurrents. ILS approchaient, c'était la seule explication logique. Les sous-fifres de la démone étaient sur le point de le retrouver, ce n'était plus qu'une question de temps. A chaque fois c'était la même chose, quelques semaines de tranquilité puis les premiers cauchemars pour enchainer avec l'apparition des feux-follets et pour finir les gros chiens avec les adeptes de ce culte démoniaque. Mais là Castiel n'avait plus le choix, trouver de la nourriture était maintenant vital car s'il était affaibli, il ne pourrait plus LEUR échapper.

C'était donc amoindri physiquement que l'Enfant-Démon avait décidé de se rendre dans la ville la plus proche à la recherche de nourriture. Il avait attendu patiemment la début de la nuit, ce moment si beau entre la jonction du jour et de la nuit nommé crépuscule. L'adolescent afin d'être le plus discret possible avait récupéré une vielle toge encapuchonnée qu'il avait abaissé à son maximum afin de cacher son regard hétérochrome. Même si à cette heure tardive de la nuit il n'y avait pas beaucoup de risque quant à croiser du monde, il valait mieux prendre ses précautions.

Castiel approchait de la ville, évitant soigneusement de prendre le chemin principal, se contentant uniquement de le longer. Ainsi il ne croiserait personne. Des bruits de pas attirèrent son attention et presque aussitôt l'adolescent se jeta dans un bosquet. L'inconnu était vetu simplement mais au delà de ça c'était surtout l'énorme monstre qui l'accompagnait qui retenait toute l'attention du jeune garçon. Comment cet homme pouvait marcher tranquillement alors qu'une bête féroce qui pouvait le manger d'un seul coup de gueule était juste là. L'Enfant-Démon commençait à paniquer, et si il s'agissait là d'un des membres du culte de Lamashtu ? C'était probable, jusqu'ici il ne les voyait que vétu d'une longue toge à capuche alors....

Mais quand la bête féroce poussa un grondement dans sa direction, l'adolescent ne put s'empecher de déglutir. Le démon immaculé venait de la repérer, ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il ne se jette sur le pauvre petit Castiel. Pauvre petit Castiel qui était tétannisé par la peur, ses membres refusant de bouger, le moindre muscule de son corps ne répondant à aucune commande.

"Hiiiiiiiiii" C'était un véritable cri de surprise qui s'échappait alors de la bouche du futur Saint d'Athéna, l'inconnu l'avait repéré sans doute grâce à l'intervention de canidé des enfers, à coté de lui Cerbère ressemblait plus à un chien nain qu'à un garde des enfers. Toujours prostré au sol, seuls quelques mots s'échappèrent de sa bouche. "Laissez moi... Je... je ne veux pas la revoir." Il tremblait de plus en plus alors qu'une aura rouge se mit à l'envelopper. Inconsciemment l'Enfant-Démon était prêt à se défendre mais le pourrait-il face à un ennemi pareil. Un monstre de fourrure, n'épprouvant aucune pitié, n'attendant que le moment propice pour enfoncer ses crocs dans sa gorge juvénile. Bien que toujours caché, il était une proie facile, une proie respirant la peur.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Mar 15 Nov - 13:00
A vrai dire, la réaction de cet inconnu avait de quoi surprendre. Elle me surprend totalement même. Ô, bien sûr, j'imagine très bien que ce dernier devait se cacher, ou tout du moins était ce l'impression qu'il donne - quand bien même je ne peux le voir et donc, je ne fais qu'extrapoler sur ce dernier. Son cri me fait sursauter. Cela ressemblait à un cri de peur. De terreur même. Aigu et incontrôlable. Un frisson dégringole le long de mon échine alors que Setanta à mes côtés s'ébranlent au moins autant que moi, ne s'attendant visiblement pas à une pareille réaction. Et nous sommes deux dans le cas. « Est...Est-ce que ça va ? » Je demande, un rien hébété, ne sachant vraiment comment réagir à pareil... réaction. Si ce n'est de la peur, peut-être est-ce là de la douleur ? Malheureusement, mes yeux ne peuvent pas me guider, et je me contente des sensations et impressions entourant cette personne. Un... homme sans doute, bien que je ne peux vraiment l'assurer pour autant. Le canidé blanc demeure à mes côtés sur la défensive, bien que surpris... Il n'en est pas moins méfiant, peut-être un peu plus à présent à vrai dire. Ma main reste dans son pelage, comme pour l'empêcher de mettre à mal la personne face à nous. Ou plus à mal qu'il semble déjà l'être.

Et si cela ne suffisait pas, ses paroles se font bien confuses à mes yeux. Laissez moi. La revoir. De qui parle t-il donc ? « Vous devez me confonde avec quelqu'un d'autre, je ne vois pas du tout de qui vous parlez... » Ma voix se fait aussi apaisante que possible alors que mon sourire ourle doucement la commissure de mes lèvres. Un sourire léger qui se veut rassurant tout en demeurant à la même place. Pas trop prêt, ni trop loin. Enfin, je l'espère. Et j'espère qu'il sera ainsi perçu par mon vis à vis, surtout que ce dernier appel son cosmos à lui. Cosmos. Je crois que je commence à comprendre la raison pour laquelle le Merle m'a ainsi guidé jusqu'à lui. « Calmes toi, je ne te veux aucun mal, pas plus que Setanta je t'assure ! » Il n'a que ma sincérité comme seul argumentaire, ce qui pourrait être bien maigre, j'en conviens... Mais je peux difficilement faire mieux. Surtout en l'état actuel des choses, je ne peux même pas voir si ce dernier est blessé... Pas voir non. Je ne sens pas l'odeur de fer qui s'accompagne des saignements mais ne pas saigner ne signifie pas forcément ne pas être blessé.

Lentement, je m'accroupis aux côtés de mon compagnon blanc qui s'assoit sous un ordre invisible. Mon bras vient entourer son encolure afin de me maintenir correctement alors que mon regard fixe essaye vainement de détailler l'indiscernable. Le sentir ne suffit pas. Il n'y a que cette flamme vacillante face à moi, mais nul visage. Ce n'est pas grave. « Ne t'inquiète pas, je m'appelle Aedan, et lui c'est Setanta, mon compagnon de voyage. » Ma voix est douce. Calme. Je veux l'apaiser. Lui prouver que je ne suis pas là pour lui faire du mal, bien au contraire. Ce n'est pas dans ma nature mais cela, il ne peut vraiment le savoir. Ce serait bien plus simple si c'était le cas. « Comment tu t'appelles ? Tu es blessé ? Je peux peut-être t'aider si c'est le cas. » Ou même si ce n'est pas le cas à vrai dire. Un instant, je m'étonne presque de mes propres paroles. Il est rare que je tutoie les gens à la première approche... un réflexe pour ainsi dire, pour parvenir à l'apaiser... En espérant que ça servira réellement.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CastielavatarArmure :
Aucune
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Mar 15 Nov - 21:42
Etre silencieux, ne plus faire aucun bruit. Garder son calme, enfin essayer de le garder surtout. L'homme en face de lui ne semblait pas être en mesure de le voir... curieux. Le problème était donc cette immonde tas de poils aux crocs acérés. Oui c'était lui le véritable souci, cette bestiole l'avait senti et avait grogné sans crier gare. Non mais vous avez vu la taille de ses pattes ? Ce Tantata l'avait flairé, ils en étaient capables ceux de son espèce, Castiel le savait. Il y avait quand même une différence notable entre ce canidé et ceux qui traquaient l'Enfant-Démon... la couleur ! Oui celui là avait une robe immaculée alors que celle des autres était d'ébène, noire comme les ombres.

L'adolescent se refusa tout d'abord de répondre lorsque l'inconnu lui demanda si ça allait comme si quelqu'un pouvait bien s'intéresser à lui sérieux. Puis Castiel ignora sa seconde intervention celle où cet homme disait qu'il devait être confondu avec quelqu'un d'autre comme si il allait tomber dans le panneau ! Les lèvres de l'Enfant-Démon brulaient, il avait envie de répondre, de hurler qu'il ne succomberait pas, qu'il ne se laisserait pas capturer comme il y a quelques années mais parler, indiquer sa position ne serait-il pas le premier pas qui l'aménerait dans une cage ? Son cosmos commençait à irradier de plus belle, s'il ne se calmait pas, son aura ou plutôt sa couleur carmine allait trahir sa position.

"Mais il a grogné !" Cette fois Castiel ne put s'empecher de parler, ne comprenant pas cet homme. Pourquoi cette horrible bete avait-elle grogné après lui s'il ne craignait rien ? Même s'il y avait un risque, un danger potentiel cet inconnu commençait à intriguer Castiel. Alors que le stress commençait de nouveau à le ronger le jeune garçon se mit à chanter ou plutôt chantonner ce chant désormais si familier.

« Grande est la fille du très-haut qui torture les bébés
Sa main est un filet, son étreinte est la mort
Elle est cruelle, furieuse, colérique, prédatrice
Une coureuse, une voleuse est la fille du très-haut
Elle touche le ventre des femmes qui accouchent
Elle arrache leur bébé aux femmes enceintes
La fille du très-haut fait partie des dieux, ses frères
Sans enfant à elle
Sa tête est la tête d'un lion
Son corps est le corps d'un singe
Elle rugit comme un lion
Elle hurle sans cesse comme un démon-chien »


Il s'agissait là d'une de ses tactiques lui permettant de ne pas perdre pied, de stresser inutilement. Son timbre de voix était tremblant, hésitant mais également très bas, le plus bas possible. Chanter cette ode à la démone était aussi une sorte de test, les partisans de ce monstre le connaissant, il verrait ainsi à la réaction de cet homme s'il était là pour lui ou non.

Par la suite l'homme se présenta lui et ce monstre tout en poils. "A..dam, Tatane ?" Son cosmos faiblissait, bien qu'encore sur ses gardes, il ne se sentait plus réellement en danger, seul le chien l'intimidait et jusqu'à présent les sbires de Lamashtu ne s'étaient jamais présentés lors de leurs tentatives pour attraper l'Enfant-Démon.

"Castiel... c'est moi." L'adolescent avait répondu machinalement sans réellement s'en rendre compte, toujours cette curiosité maladive qui prenait le dessus. Pour dire Castiel était tellement intrigué qu'il était dorénavant sur ses genoux, seule sa tête dépassant des buissons. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu'il se rendit compte que le chien et l'inconnu étaient proches, très proches. Castiel fit alors les gros yeux prenant conscience que le chien le fixait. Alors qu'il pensait se murer dans le silence, se contentant d'observer purement et simplement, son estomac décida de le trahir, grogna sa faim, réclamant de la nourriture.

"Pardon." Lacha-t-il alors qu'il se maintenait le ventre avec force afin que celui-ci se taise.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Mer 16 Nov - 19:44
Une seule parole vient répondre aux miennes, tout du moins aux premières. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir de garder le silence en l'état actuel des choses. Grogner. Ma main demeure sur le chien blanc qui parait moins méfiant... Le reste malgré tout. Il semble avoir peur. Plus de peur que de douleur. Peur de nous, bien que je serai d'avis de dire qu'il a peur de Setanta, surtout. « Il a grogné parce qu'il se méfie de toi... tout comme tu sembles te méfier de lui. C'est juste sa manière à lui de dire de ne pas t'approcher avec de mauvaises intentions. Il veut me protéger et te prévenir. » Je m'explique avec le même calme, aussi apaisant que possible. J'ai déjà vu des gens se méfier de mon compagnon, mais jamais encore je n'avais perçu une telle réaction. Pas plus que je n'avais déjà entendu une telle balade pour le moins sinistre. Une bien cruelle contine. Je ne peux m'empêcher de l'entendre, quand bien même n'est ce là qu'un chuchotement. Nous ne sommes que tous les trois ici, je devrais me boucher les oreilles pour ne pas entendre le son de sa voix.

Je ne l'arrête pas. Je me tais seulement en écoutant sa voix tremblotante qui chantonne une mélopée que je ne connais pas. La fille du Très Haut. Très Haut. De coutume, ce terme fait référence à ce dieu unique que les chrétiens vénèrent, pourtant, je ne lui connais pas de fille. Cela ressemble bien davantage à un conte d'enfant tordu qu'à un réel culte. Son cosmos faiblit. Lentement, au rythme de ses mots, il reflux comme une vague s'échappant de l'emprise du sable. J'en suis rassuré, et c'est un sourire qui vient couvrir mes lèvres lorsqu'il marmonne ce qui doit être mon nom et celui du chien blanc. « A-é-dan et Sé-Tan-Ta. Mon prénom signifie Feu dans ma langue. » Ma main vient caresser la tête du canidé qui se calme davantage à mesure que notre comparse fait de même. La peur entraîne la peur. « Setanta veut dire Chemin. C'est le prénom d'un grand héros par chez moi. » Ces paroles sont loin d'être importantes, mais j'ai l'impression que ces dernières lui permettent de se calmer un peu. Ou tout du moins, de le rassurer sur... sur ce que je suis peut-être ? Je ne sais pas vraiment, mais ça ne me semble pas si futile. Et puis j'ai toujours aimé parler.

« Castiel. C'est un joli prénom. » Castiel. Je crois me souvenir que les prénoms se terminant par -el sont reliés à cette fameuse religion. Je crois. A vrai dire, ce n'est pas ce qui m'importe le plus pour l'heure, non. Le fait qu'il m'ait donné son prénom est bien plus important. Ça signifie qu'il me fait un peu plus confiance et... Et c'est une bonne chose, même si je ne sais pas vraiment pourquoi. Le Merle ne babille jamais sans raison. Un bruit vient attirer l'attention. Un son que je connais bien. Celui d'un estomac affamé. Un rire léger vient s'échapper de mes lèvres, bref et harmonieux avant que je ne secoue ma tête de droite à gauche, ma chevelure de feu venant chatouiller mon dos. « Ne t'excuses pas. » J'ôte de mon épaule la besace qui m'accompagne toujours, hésitant sur ce que je dois faire. Castiel ressemble à un animal craintif qui pourrait détaler au moindre geste un peu trop brusque de ma part, alors je dois faire preuve de prudence. « J'ai de la viande séchée et du pain dans mon sac... Il doit y avoir une ou deux pommes aussi, je peux te les donner, ça apaisera ta faim. » En déclamant ces mots, je récupère un chiffon dans lequel se trouve mon frugal repas. Je n'ai pas très faim mais je récupère quand même un morceau de viande que j'offre à mon chien et j'en garde un pour moi afin de le rassurer. Non, ce n'est pas empoisonné. Lentement, je me redresse pour venir déposer mon repas entortillé dans son torchon au plus près de lui sans risque avant de reprendre ma place à côté de Setanta et de mâchonner ma viande. Mes gestes sont mécaniques. Je perçois mon environnement, mais certaines particularités m'échappent comme les aspérités sur le sol.

Assit en tailleur, je prends mon temps avant de reprendre la parole sans pour autant me tourner vers lui. Ô, un peu, maladroitement, mon visage se tourne par habitude vers ce que je crois être un garçon peut être de mon âge, mais je ne le détaille pas. Il faudrait que je puisse le voir pour ça. Mon regard est fixe. « Je peux te demander ce que tu fais ici, Castiel ? Tu m'as l'air... » Je cherche un instant mes mots avant de lâcher avec un rien d'hésitation. « troublé ...? » C'est le mot qui me parait le mieux correspondre à mon vis à vis. Ou peut être pas.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CastielavatarArmure :
Aucune
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Ven 25 Nov - 14:28
« Je n’ai pas grogné aussi ! » Lança-t-il comme s’il était indigné par la réponse d’Aedan. D’accord le monstre immaculé se méfie de Castiel, ça le jeune garçon l’avait assimilé mais pourquoi grogner ? Dans ce cas-là lui aussi aurait le droit de grogner à l’encontre du canidé si on écoutait les propos de l’aveugle. Mais non, il était peut-être anormal, différent mais il n’était pas un animal et encore moins un monstre de fourrure capable de planter ses crocs dans la gorge d’autrui. L’Enfant-Démon se mit alors à chantonner très doucement l’ode à la démone, chant qui lui permettait de garder son calme et de faire le vide en lui. Etonnant lorsque l’on savait dans quelle condition Castiel l’avait apprise.

Alors que le jeune adolescent répétait les noms des deux inconnus devant lui, Aedan le reprit, articulant un peu plus afin qu’il comprenne mieux. « Feu… comme tes cheveux ? » En parlant de la signification des prénoms, l’Homme avait réussi à apprivoiser le sauvageon, sa curiosité maladive reprenant le dessus. « Chemin… et Castiel ça veut dire quoi ? » L’Enfant-Démon ne connaissait pas vraiment ses origines, la seule chose qu’il connaissait vraiment sur son enfance était ses flashs ou cauchemars que la démone avait directement introduit dans son esprit. Castiel n’était même pas son véritable prénom, simplement celui attribuait par le vieil homme qui l’avait recueilli. Il ne pourrait jamais le connaitre, alors il se rattachait à la moindre chose possible et si jamais il pouvait connaitre les origines de son second prénom il n’hésiterait pas. Même si la personne connaissant potentiellement ce secret s’était acoquinée à un chien infernal.

Son ventre se mit alors à crier famine rappelant au garçon pourquoi il avait quitté sa cachette : Trouver de quoi se sustenter pour quelques jours. Aedan déclara alors qu’il avait de quoi manger ce qui attira encore plus l’attention de Castiel. Il n’avait pas l’air bien méchant après tout et le principal danger était ce gros chien avide de sang. « C’est vrai ? Je peux ? » Sans même attendre la réponse, Castiel sorta définitivement du bosquet où il avait trouvé refuge s’approchant des provisions tel un prédateur. Les yeux hétérochromes du jeune garçon s’illuminèrent à la vue des victuailles ne se privant pas pour dévorer la viande séchée alors qu’il attrapait une pomme par la même occasion.

L’Enfant-Démon se stoppa lorsqu’Aedan lui demanda ce qu’il faisait dans les parages, argument qu’il lui semblait troublé. Comment lui donner tort ? Castiel passait son temps à fuir et à sa cacher et de fait il avait développé une personnalité assez complexe. « Je me cache mais je devais chercher à manger alors me voilà. » Aedan venait de partager son repas et par ce geste venait de gagner la confiance du jeune homme qui malgré tout gardait un œil sur le chien. « Ton regard…. » Il marqua une pause avant de reprendre. « Je peux prendre ta main ? » Il n’y aurait pas eu ce Sétanta l’adolescent n’aurait pas hésité à lui prendre mais là hors de question de tenter le diable. Un mouvement mal interprété pourrait avoir de lourde conséquence. Cast avait remarqué qu’Aedan ne devait pas voir correctement mais à quel degré ? Il voulait lui montrer une chose, une chose qu’il comprendrait sans même pouvoir la voir.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AedanavatarArmure :
Oracle du Merle

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
210/210  (210/210)
CC:
244/244  (244/244)
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Jeu 1 Déc - 13:15
Mon sourire est doux, probablement semblable à celui d'un être cherchant à rassurer autrui - ce que j'essaye de faire présentement. Il parait aussi craintif qu'un animal, mais néanmoins curieux. C'est sans doute cette curiosité, pour ainsi dire, qui l'a empêché de détaler. Enfin, j'imagine. Un rire léger vient s'échapper de mes lèvres à ses mots. « Oui, comme mes cheveux. Mon essence est de feu. Il réchauffe et purifie, éclaire et guide dans la nuit noire les égarés. » Un guide. Mon essence même est semblable au Merle, nulle autre créature n'aurait pu mieux me définir. Le feu est tout ce que je suis. Il reprend et finalement, sa question me surprend. Que signifie Castiel. Difficile question si il en est, je n'ai pas assez de connaissance dans cette religion pour en connaitre la signification exacte, mais je n'ai rien à perdre à lui faire part du peu que je sais. « Dans mes souvenirs, les noms se terminant comme le tien font références à des êtres qui sont les messagers du Dieu Unique. Aux Anges. » Je connais le nom de certain d'entre eux, mais pas celui là, aussi je préfère ne pas trop m'avancer à ce sujet, me contentant de ça. Je ne suis pas vraiment un spécialiste de cette... religion. Célestia en aurait peut être su davantage... Elle sait tellement de chose. Beaucoup plus que moi, il va s'en dire.

Mon sourire demeure sur mes lèvres lorsque le jeune homme - pour ce que j'en entends - me demande si il peut vraiment manger ce que je lui ai offert. Un simple acquiescement vient lui répondre. « Bien sûr. » Je ne l'aurai pas fait si je ne le voulais pas - ça aurait été bien cruel. Je l'entends se nourrir, étant visiblement affamé et il prend quelques minutes supplémentaires avant de répondre à ma question. Au moins, il y répond. La méfiance semble s'être envolée - tout du moins pour l'heure. Un sourire évanescent vient étirer mes lèvres. Comme un animal, oui. Un animal apeuré prenant confiance en celui qui lui tend à manger. Néanmoins, ce sourire s'échappe quand il reprend. Se cacher ? De quoi ? « Heureusement que nos chemins se sont croisés alors ! Et que j'avais de la nourriture sur moi. » Je commence de manière légère alors que les questions pourtant s'accumulent. Je préfère cependant me faire plus mesuré, peut-être par peur de le braquer. Sans doute oui. Ou alors de le faire fuir comme l'animal craintif qu'il semble être.

Mon regard. Mes lèvres s'étirent en un sourire résigné alors qu'il me demande l'autorisation de prendre ma main. « Mes yeux ne peuvent pas te voir pour le moment, mais je te perçois bien malgré tout. » J'ai l'habitude de voguer dans le noir. Et puis je sais que je retrouverai ma vue. Ce n'est pas une fin en soi. N'ayant aucune raison de lui refuser de prendre ma main, je la tends devant moi afin qu'il puisse la saisir. Je ne sais pas vraiment pourquoi il veut faire ça, mais je ne le crains pas. Moi aussi, d'une certaine façon, j'ai confiance en lui. Et puis je sais encore me défendre. Mon autre main demeure sur le dos de mon compagnon canin qui s'est finalement allongé, contemplant de ses prunelles azures le jeune homme face à nous. Les miennes doivent paraitre bien ternes à côté. Lentement, je reprends, choisissant bien mes mots, mon intonation afin de ne pas paraitre trop... trop curieux peut-être ? Même si je le suis. Une curiosité cependant relative. « Dis moi Castiel, tu peux me dire de quoi tu te caches ? Je peux peut-être t'aider. » De quoi ou de qui... Si le Merle m'a guidé jusqu'à lui, ça ne peut-être sans raison. Il doit bien y avoir quelque chose. Une raison. Rien n'est dû au hasard.

Je dois pouvoir faire quelque chose pour lui.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t269-aedan-l-oracle-du-merl
CastielavatarArmure :
Aucune
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   Lun 12 Déc - 9:19
"C'est à cause de tes cheveux que l'on t'a donné ce nom ?"

Castiel était pour ainsi dire émerveillé, écoutant Aedan et les explication sur les origines de son patronyme. C'était vrai qu'il était gentil et qu'il avait l'apparence d'un guide... enfin d'après l'idée que l'Enfant-Démon se faisait d'un guide. "Tu guides les gens alors ? Setanta aussi ?" Son attention se reporta alors instinctivement sur le monstre de fourure qui n'avait pas bronché d'un poil. L'adolescent se gratta la tête quand l'aveugle répondit à sa question concernant la signification de son nom. Les messagers du Dieu Unique ? Les Anges ? "Pas de démon ?" Cette nouvelle question fut posée très spontanément, Castiel y voyait peut-être là un lien indirect avec Lamashtu et ses sbires.

Oui Aedan ne pouvait pas se tromper, sans leur rencontre Castiel était voué à se rendre dans la ville voisine pour trouver de quoi manger et ça il en avait horreur. Ces gens qui l'auraient dévisagé sans aucune retenue voire même insulté et dans certaines contrées on lui avait même lancé des ordures à la figure ! Non cotoyer les autres gens, "ses semblables" n'était pas pour Castiel, et d'ailleurs lui il n'était pas méchant non. C'était pour cette raison qu'il préférait vivre à l'écart, seul.

L'Enfant-Démon s'était stoppé dans son office, rangeant soigneusement ce qu'il restait de la pomme partiellement dévoré dans son petit sac et lorsqu'Aedan donna son accord il se saisait délicatement de sa main, gardant un oeil sur le chien par précaution. Lentement l'adolescent se tourna de moitié et posant la main de l'aveugle sur son homoplate qu'il venait de dévétir. "Je me cache des gens qui ont dessiné sur mon dos. " Il marqua une pause avant de reprendre. "Tu sens les marques ? Le dessin représente la démone et moi je suis son offrande."

Après de longues secondes où Aedan pouvait à loisir sentir les marques sur le dos du jeune homme, Castiel se recula ne pouvant plus supporter cette main étrangère sur son épiderme. Ce que l'aveugle venait de faire là personne ne l'avait fait avant, l'Enfant-Démon ne se laissant pas facilement faire. Ce geste était en quelque sorte un remerciement pour le repas qu'il venait d'avoir.

"On ne peut pas m'aider, ILS me retrouvent toujours." Ce fut avec une pointe de dépit que Castiel avait prononcé cette dernière phrase, attendant les impressions de son ami d'un soir.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Message Re: [Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule   
Revenir en haut Aller en bas
 
[Juin 550 - PV Castiel] Le chant du crépuscule
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 70ème anniversaire de l'appel du 18 juin
» Fatal 4 Way - 20 juin 2010 (Résultats)
» superbe reportage sur notre saut du 4 juin 2010 sur FRESVILLE
» Bien taux un chant-bardement jeux nez ralle !
» Capitol Punishment nouveau PPV Juin 2011

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Praeteritum :: Chroniques-
Sauter vers: