Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Sam 19 Nov - 17:44
Visite nocturne






« Elle dort, Aoden. »

L'homme tout encapuchonné arrêta son geste, retira sa main de la poignée de la porte menant aux appartements de sa fille. Même sous l'ombre de son habit, la créature qui était dans son dos devina la contrariété et l'irritation mêlées ensemble dans un complexe canevas. Pour elle, cet homme ô combien mystérieux était pareil à un livre ouvert. Sans secrets, désarmé. Un petit rire mesquin s'échappa de la gorge de l'homme qui défia sa vis-à-vis en soutenant son regard.

« Que vous êtes têtus les O'Bannon ! Qu'est-ce que tu lui veux en plein milieu de la nuit ? Tu pourrais au moins attendre que l'aube se lève. »

La langue du Grand Amiral claqua contre son palais : 

« Tu sais aussi bien que moi que l'aurore à laissé sa place au crépuscule perpétuel. Atlantis doit se relever et elle est l'une des clefs pour y parvenir. Elle, comme les autres Généraux. Poséidon à été très clair là-dessus. »

Un sifflement désapprobateur lui fut opposé. Dans les ténèbres, une forme glissa jusqu'à lui, sans pour autant se révéler. Mais lui, la devinait. Ils étaient étroitement liés tous les deux.

« Tu sais que Poséidon peut être un véritable connard. Un divin connard mais, un connard quand même. »

Aoden ne put s'empêcher de rire à la remarque de cette voix féminine et d'une douceur enchanteresse. Elle avait du caractère et c'était l'une des raisons pour laquelle elle et lui, formaient un duo assez solide et destructeur. D'une efficacité sans nom, certes, mais véritablement dangereux. Ils étaient les Ombres d'Atlantis, lui l'Oreille et la Main de Poséidon et elle…

« Tu as de la chance d'être ce que tu es, tu aurais été foudroyée sur l'instant ma vieille. » Un autre sifflement. « Oh, tu peux parler vieux salopard. »

La main gantée du vieux forban se replaça sur la porte qu'il s'apprêta à ouvrir. Une dernière fois, la créature des ombres s'adressa à lui :

« Je te recommande la patience et de ne pas y aller trop fort avec ta fille, elle a été pas mal éprouvée ces derniers temps. Elle porte un enfant en elle. »

La senestre d'Aoden se crispa un instant et cela n'échappa pas à l'autre silhouette gardienne de ce Pilier. Il finit par lâcher avant de repousser les battants :

« Je sais. J'ai déjà pris des mesures en ce sens. »


Un long frisson parcouru l'échine de la chuchoteuse. Longtemps, elle resta là à songer à ce que le « Monde » venait de lui dire. Cela n'augurait rien de bon.

« Nimuë. »

La Sirène Maléfique ouvrit les yeux et observa le visage penché au dessus d'elle, ce regard dur et froid. Sa propre image qui s'y reflétait.

« Père. »






© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Sam 19 Nov - 18:09
Différents ?






« Père ? Eh ben ! Y a du progrès ma fille ! Ah ah ! »

Aoden partit dans un grand rire, pendant ce temps Nimuë se redressa sur sa couche, laissa la couverture glisser sur son corps nu. Les yeux du père dévièrent par ce ventre arrondit qui stoppa net toute hilarité. En relevant les yeux vers le visage de la Sirène Maléfique et le petit sourire sournois qu'elle lui adressait, il comprit rapidement que sa manœuvre était calculée et qu'elle avait plutôt bien marché. Il devait bien l'admettre, elle était la digne fille de son paternelle, et de sa mère, au demeurant. Si bien qu'une once de mélancolie fila comme une étoile filante dans ses prunelles un rien sombre, en cette heure tardive. L'homme se retourna pour aller ramasser une ample chemise qu'il lança à la jeune femme.

« Enfile ça et dépêche toi de me rejoindre, nous avons à parler toi et moi. »


Il quitta la pièce rapidement et sans autre forme de procès. Sa contrariété revenue, le vieux forban ruminait dans sa barbe des sombres pensées. Arrivé sur le balcon, il prit place sur la balustrade et au lieu de regarder l'au-dehors -lui évitant ainsi d'autres sujets d'agacement- il vissa son attention sur l'arrivée de la Générale qui ne tarda pas à le rejoindre. Habillée rapidement, les cheveux épars, il n'en demeurait pas moins qu'elle possédait cette même beauté naturelle et envoûtante que sa mère. Sauvage, indomptable, comme tout irlandais qui se respecte. Un sang bouillonnant animé par la flamme patriotique et celle de la famille. Il ne doutait pas qu'elle était semblable à lui, à eux… Une véritable O'Bannon.

« Alors qu'est-ce que tu me veux ? Si c'est pour venir me faire chier je... » Il l'arrêta d'un coup d'oeil sévère qui l'amusa d'autant plus. « Tu veux mon titre hein ? Tu veux devenir Grande Amirale Atlante, je le sais. Les rumeurs circulent vite ma fille. Et je sais que tu étends ton influence un peu partout… Et que tu t'y prends d'une manière de plus en plus prompte et forte. Tu n'obtiendras rien par la force et la peur. Rien de durable en tout cas et il te manque beaucoup de choses pour pouvoir prétendre à mon rang, jeune fille. »

Nimuë croisa les bras sous sa poitrine.

« C'est vrai, mais regarde, ça commence à payer. J'ai une certaine notoriété… »

« Pas ici. Ici tu joues dans une autre catégorie, dans des sphères bien plus hautes qu'un ramassis de sombres merdes, d'humains sans avenir et pouvoir, de pirates, de voleurs et de putains. À cela oui, tu te débrouilles très bien, tu parles la même langue qu'eux. Je reconnais ton audace et ton talent. Mais comme je le disais, si tu veux briller ici, tu dois t'y prendre autrement. »


Il remarqua qu'au moins, il avait su éveiller son intérêt. Quelques secondes passèrent sans qu'elle n'omette la moindre protestation.

« Je vais t'apprendre mon art. T'enseigner tout ce que tu as à savoir. Pour que tu puisses me succéder. Tu n'y parviendras pas en me défiant. Je suis bien plus puissant que tu ne le penses. Tu n'auras rien en y allant frontalement. »

Les sourcils de Nimuë se rencontrèrent au milieu de son front. Une ombre progressivement prenait place sur son faciès.

« Ce serait changer ce que je suis. »

Un ricanement :

« Parce que tu penses que je suis différent de toi, dans le fond ? »





© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Sam 19 Nov - 18:31
Disparaître






Ils étaient retournés à l'intérieur du Pilier pour arpenter le noir. Ils évoluaient tous les deux comme des fantômes, d'une même démarche. Les premiers enseignements commençaient et avec eux une première difficulté : Nimuë, contrairement à ce qu'elle pensait, était aussi rayonnante qu'une étoile dans la plus noire des nuits. Elle qui se pensait d'une grande discrétion, son père lui prouva bien souvent que tel n'était pas le cas. Le « jeu » était simple, enfantin même puisqu'il s'agissait de retrouver l'autre, de se cacher, de ne plus respirer, ne plus exister comme lui avait dis son père en la corrigeant chaque fois qu'il la trouvait. Un peu plus à chaque fois, la sulfureuse rouquine perdait patience. Au point d'être découragée. Une main se posa sur son épaule et Nimuë capitula en poussant un juron irrité.

« Ah ah ce n'est pas si facile hein ? Tu pensais que c'était l'une de tes spécialités ? Savoir te fondre dans la masse et devenir personne, ou ce qui te chantes ? Te déguiser en homme et tromper tout un tas d'écervelés t'as convaincu toi-même de tes capacités. La réalité est toute autre et je sais que c'est frustrant. »

La jeune femme poussa un long soupir exaspéré. Comment savait-il autant de choses à son sujet ? La question revenait encore mais resta à la barrière de ses lèvres. Quelque part, elle était fière d'avoir un homme tel que lui comme père. Quand bien même tous les deux n'étaient vraiment pas partis du bon pied. Là encore, la belle se sentait manipulée et elle n'aimait vraiment pas cela. Et la Sirène Maléfique était loin d'imaginer l'influence qu'il avait partout, tissé bien plus loin… au-delà de la cité, dans le Monde.

« Ombre parmi les ombre tu deviendras. Alors tu pourras choisir le masque que tu désires, la personnalité que tu veux, te mouvoir à ta guise sans que personne puisse te soupçonner. La politique n'est qu'un jeu, au final. Et il me plaît de t'en montrer les rudiments. M'enfin, je préfère la pratique à la théorie barbante. Si tu suis mes conseils, plus rien ne t'atteindras puisque tu auras toujours un coup d'avance sur tous les autres. Tu pourras te protéger, protéger ceux que tu aimes… cela demande des sacrifices, sache-le… »

La fin de sa phrase sonnait drôlement aux oreilles de la Générale. Elle comprenait cette notion, et la respectait. Cependant, tout ne pouvait être effacé comme ça, d'un simple claquement de doigt. Il y avait encore quelques ressentiments, de la méfiance. Et puis, elle ne le connaissait pas. Aoden semblait avoir capté tout cela car il retira sa main de son épaule, l'encouragea à recommencer une nouvelle fois.

« Tu dois disparaître, ne plus exister, ne plus respirer. Songe à ton cosmos, à tes derniers combats, tes luttes, tes peurs, à ton enfant. »


Jack.

« Alors tu sais cela aussi... »

L'homme encapuchonné hocha doucement de la tête sans montrer le moindre sentiment à ce sujet. Masque d'impassibilité qu'elle devrait apprendre à revêtir et à moduler.

« Je sais tout, tout ce qui a à savoir en tout cas. Vivre dans un monde de secrets, vivre chaque instant à peser ses mots, ses mimiques, tout ce qui pourrait te trahir… Jouer sans cesse avec le cœur et les pensées des autres n'est pas une mince affaire. Nous sommes tous les deux des Ermites, c'est notre façon à nous de nous protéger du reste du Monde. Allez, recommence. »


Cette fois, Aoden ne retrouva pas sa fille.





© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Dim 20 Nov - 10:47
Grain de folie






« Bien, je pense que tu pourras t'entraîner toute seule pour cela maintenant. On va passer à tout autre chose. Je préfère te prévenir, ça risque de ne pas te plaire. »

Nimuë revint vers son père, légèrement intriguée par ces quelques mots. Que voulait-il dire par ne pas lui plaire ? Que savait-il de ses goûts, que savait-il d'elle au final ? Visiblement tout et c'était bien ce qui l'inquiétait. Nimuë n'aimait pas être un livre ouvert pour les autres. Habituée à vivre recluse, même et surtout maintenant, puisque l'on disait que les habitudes étaient tenaces, elle avait eu l'avantage de ne côtoyer presque personne lorsqu'elle était Sainte des Poissons. Et étrangement… l'inverse était tout aussi juste : en choisissant d'être Capitaine d'un navire pirate, elle s'était risquée à bien des dérapages. À une vie de communauté. Pourquoi ? Parce que dans la fond elle souffrait de cette étiquette qu'Endymion avait choisie pour elle. Son humeur s'obscurcissait comme le faux ciel d'Atlantis, encore en proie aux troubles d'Océan. Une nouvelle guerre, une nouvelle catastrophe par sa faute.

Sans dire un mot de plus, la belle suivit son père dans les profondeurs de son Pilier. Curieusement, Aoden la guida dans un endroit qu'elle ne connaissait même pas : elle se souvint alors que lui aussi, avait dû occuper les lieux quand il était encore Sirène Maléfique. La curiosité de cette nouvelle intrigue occulta très vite cette once de contrariété qu'elle ressentait envers son paternel. Après tout, il avait dû garder ces lieux bien plus souvent qu'elle. Ils s'arrêtèrent devant un mur en pierre.

« C'est vrai que les cailloux ne me palpitent pas énormément. » La remarque sembla amuser l'ancien maître des lieux qui glissa à sa fille un regard mutin. Semblable au sien. « Attends de voir un peu ce qui se cache derrière. »

Par trois fois il tapota la même pierre, puis une seconde située plus bas et enfin une troisième marquée d'un symbole étrange et rouge qu'elle n'avait pas remarqué jusqu'ici. Dubitative, elle observa un passage secret se dérober lentement. Comme un sourire triomphant sur le visage du Grand Amiral.

« Ah ! Ça t'en bouche un coin, hein ? Allez, on descend. »


La tête de la future mère se pencha sur le côté.

« Et on va aller où comme ça au juste ? Pas que je n'aime pas les petites visites, mais d'ordinaire j'aime savoir où je me rends. Question de principe. »

Un soupir.

« Tu n'as donc aucun grain de folie ma fille ? L'attrait de la découverte, c'est ça qui est palpitant non ? L'inconnu. Il ne faut pas en avoir peur mais l'embrasser ! »

Nimuë haussa des épaules. Les surprises ? Elle avait eu son compte pour au moins des centaines d'années. Si ce n'est plus. Le voyant s'enfoncer dans les ténèbres, la rousse marqua une légère pause. Avant de le rejoindre dans ce qui semblait être les Enfers.

Car au loin, elle crut discerner une odeur de sang et une longue plainte d'agonie.





© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Dim 20 Nov - 17:45
Le Savoir c'est le Pouvoir






Sous ses doigts, les pierres étaient humides, rendues poisseuses. Et toujours cette fragrance entêtante qu'elle reconnaîtrait entre mille autres : celle du sang. Son nez s'était plissé, écœurée. Pas qu'elle soit incommodée d'ordinaire par ce parfum, mais depuis qu'elle attendait un enfant, certaines choses lui étaient inaccessibles, impossibles. Ses sens déjà bien développés, étaient exacerbés par ce petit être qui croissait en son sein. Elle ne put d'ailleurs s'empêcher de poser une main en travers son ventre comme pour le protéger de l'extérieur. De ces notes sanglantes. En libérant une quantité infime de son cosmos, la jeune femme eut cette sensation que Jack lui répondait, mêlant son énergie à la sienne. Ce n'était pourtant pas la première fois mais, elle en était toujours très étonnée. Son père parut remarquer ce petit manège car son œil s'était tourné vers sa fille, l'étudiant brièvement d'un air grave. Une pointe de mélancolie traversant ses prunelles pers.

Bien vite il se ressaisit et ouvrit une nouvelle porte en bois qui grinça d'une façon lugubre. Pour peu, la jeune Sirène Maléfique aurait fait un commentaire visant à détendre l'atmosphère mais ce qu'elle découvrit derrière la laissa toute pantoise. D'une parfaite immobilité. La bouche à demi-ouverte. Là, à quelques mètres d'eux était suspendu un homme à demi dévêtu. La tête couverte d'un sac en toile, il se balançait par les poignets, solidement attaché par des chaînes qui tintaient à chaque fois qu'il s'essayait à bouger. Il suppliait encore ses bourreaux, d'une voix déchirée et fatiguée alors que de plaies béantes, se déversait un sang étrangement noirâtre. Pour Nimuë et son œil expert, il ne faisait aucun doute qu'il avait été empoisonné. Pas assez pour le tuer, mais suffisamment pour le tenir éveillé. Pour que la main de la souffrance puisse faire pleinement son œuvre.

« Je t'ai pris quelques plantes, tu m'excuseras. Je te rembourserai si tu veux. M'enfin ton petit jardin botanique là, c'est une très bonne idée, je n'y avais pas pensé. Je suis pourtant un maître en la matière ! Les poisons sont très pratiques dans ce que j'aimerai te montrer. »

Sans s'en rendre compte, Nimuë s'était écriée :

« Je ne l'utilise pas pour ça ! C'est des expériences pour soigner… quelqu'un. Ou… guérir. »

Il balaya tout ça d'un revers de la main.

« Oui j'ai entendu parler de ta petite organisation. C'est bien joli je dois l'admettre mais… il te faut voir plus loin, plus grand. Quant à ce Nereus ... »

La jeune femme ravala ses remarques pour s'approcher de la victime. Ses poings se serrèrent et elle faillit bien laisser parler sa colère. Au lieu de cela, elle regarda Aoden froidement.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » Le père eut un petit sourire et se dirigea vers la table couverte d'instruments divers. Il s'empara d'un petit poignard légèrement recourbé. « De quoi ça a l'air à ton avis ? Tu n'as jamais assisté à une séance de torture ? Oh allez ! Ne me la fait pas à moi, je sais que tu faisais bien pire à l'époque. Jack O'Bannon, Capitaine du « Blodyn a'r Ddraenen ». La Rose Sanglante tu te faisais appeler. J'avoue que ça à de la gueule. Tu sais que l'on peut obtenir les informations que tu souhaites de différentes manière… n'oublie jamais une chose ma fille : « le Savoir c'est le Pouvoir. »

« Le Savoir c'est le Pouvoir. »

Répéta t-elle amèrement en considérant la main gantée d'Aoden armée de la petite lame d'argent qui accrochait les lueurs des bougies. Soudain l'homme s'anima, parla dans une langue qui leur était totalement étrangère. Elle remarqua alors la peau sombre et les tatouages du prisonnier :

« Mais c'est… un des soldats de... »


Aoden hocha de la tête. Un Muien.





© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Dim 20 Nov - 18:16
Liberté






« Je ne comprends pas… qu'est-ce que tu veux en foutre, tu le comprends au moins ? » Le Grand Amiral eut un haussement d'épaules pour toute réponse, provoquant la colère de Nimuë qui éclata tout à coup : « Tu es sérieux ?! Tu me parles d'obtenir des informations d'une autre manière et… je ne comprends pas ! Obtenir quelque chose par la force, cela, je sais déjà le faire. Je croyais que... »

Il l'interrompit, la voix d'Aoden enfla quelque peu agacé.

« Tu croyais que quoi ? Que j'allais te montrer un tour de magie ? Tu dois te confronter à la dure réalité pour l'accepter et voir au-delà du sang versé. Tu n'es décidément pas prête pour les jeux atlantes. Tu devras pourtant te plier à ces nouvelles règles. Tu es une Sang Pure et à ce titre tu doit faire un jour ou l'autre ton entrée dans le monde. C'est ainsi que notre famille à su briller toujours un peu plus jusqu'à accéder à cette place qui est la mienne ! Je suis le Grand Amiral Nhaerys et bien plus encore… »


« Toi aussi tu joues un rôle. »
répliqua Nimuë sèchement en croisant les bras sous sa poitrine, reculant de quelques pas. « Ai-je dis que toi et moi étions différents dans le fond ? Je souhaite juste te montrer ce nouveau monde qui s'ouvre à toi. »

La jeune femme avait du mal à comprendre ce cheminement. À quoi jouait-il ? Car en fin de compte, il s'agissait de ça, un jeu ? Aoden sentait que la Sirène Maléfique commençait à flancher, que ses premiers enseignements portaient ses fruits. Qu'elle finirait tôt ou tard, par ouvrir les yeux sur Atlantis.

« Tu dois être armée, préparée pour ce qui t'attends. »
Un soupir. « Et si je ne le désire pas ? »

« As-tu seulement le choix ? »

On en revenait toujours au libre arbitre. Or cette fois-ci la jeune Sorcière Bleue était bien décidée à avoir le choix.

« On a toujours le choix. »

La remarque de la jeune femme fit sourire le Grand Amiral qui finit par lâcher un petit rire narquois.

« C'est ce que tu penses. Mais jusqu'ici, as-tu réellement été libre de tes choix ? »

Elle accusa le coup sans sourciller. Pour autant son cœur fut noyé aussitôt par le doute et l'amertume de ses échecs. Et qu'ils étaient nombreux.

« Comprends moi bien. Tu ne seras véritablement libre que si tu l'obtiens ici. Auprès de Poséidon. J'ai œuvré en ce sens depuis le jour de ta naissance. C'est pour cela que je souhaite te préparer à… tout ça. À devenir Grand Amirale à ton tour. Pour que tu puisses me succéder. Il faut simplement que tu prennes conscience que le Monde des Eaux est… noir et trouble plus que beau et merveilleux. D'une beauté irréelle vue de l'extérieur, c'est ce qui t'as attiré, je le sais, t'as fait revenir parmi nous. Le chant des sirènes et bien d'autres choses… or… ce n'est qu'une illusion. »

Puis, sans douceur aucune le père prit la main de sa fille et la força à prendre le petit instrument de torture. Qu'elle regarda longuement sans savoir quoi faire. Interdite, blafarde, les yeux dans le vague, elle entrouvrit la bouche pour mieux la refermer. Un autre soupir.

Et elle fit un pas en avant.





© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   Dim 20 Nov - 18:49
Seule certitude






Sous le regard attentif d'Aoden O'Bannon, Nimuë brisa la distance qui pouvait bien la séparer de leur prisonnier. À son approche, l'homme à la peau sombre se crispa avant de s'agiter dans tous les sens, prit par un spasme incontrôlé. L'odeur de sang et de sueur était forte chez cet être mit aux fers, perdu, probablement paniqué. Elle ne voyait pas son visage et peut-être était-ce mieux ainsi, plus facile. Pourtant, ce n'était pas la première fois que la belle rousse était confrontée à ce genre de choses. Plus d'une fois elle avait été contrainte à employer pareils supplices. Pour le bonheur de son équipage assoiffé de sang et de gloire morbide, ou pour obtenir ce qu'elle désirait. Mais là, elle avait un goût amer en bouche. On la contraignait à faire une chose dont elle n'avait pas du tout envie. Qui allait au-delà de sa compréhension.

« Ne t'interroge pas sur le pourquoi du comment »
glissa Aoden à son oreille comme s'il avait deviné ses pensées. « Fais-le, c'est tout. »

Elle lui décrocha un regard farouche, peu amène.

« Et ne le tue pas tout de suite. »

L'avertissement était de trop, si bien qu'elle libéra son cosmos. L'homme suspendu cria alors de douleur au point de se rompre les cordes vocales. Les yeux écarquillés, Nimuë comprit trop tard ce qu'il venait de se passer. Elle tituba en éradiquant sa propre force, dû prendre appui sur la table derrière elle pour récupérer. La pirate siffla à l'adresse de son père :

« Salopard tu savais que... » Il l'interrompit, encore, mais cette fois il chercha à la soutenir. Elle voulut le repousser mais constata qu'elle en était parfaitement incapable. « Que tu allais te mettre en colère ? Oui. C'est pour cette raison que j'ai utilisé l'un de mes tours pour que tu comprennes. »

Une nouvelle leçon bien dure et éprouvante.

« Arrête de jouer avec moi... » susurra t-elle en tentant de se remettre sur ses deux pieds. « Alors ouvre les yeux Nimuë. Accepte tout cela. Ce que tu es, la réalité qui est nôtre. Embrasse notre cause, celle de notre famille. »

Les O'Bannon. Que savait-elle d'eux au final ? Pas grand-chose.

« Dame Amphitrite va continuer de t'appeler à elle, tu ne pourras pas l'ignorer indéfiniment. C'est un honneur… Tu vas devenir la prochaine Sorcière Bleue, comme ta mère avant toi... »


L'évocation de sa mère la plongea dans un profond mutisme. Elle laissa échapper le petit poignard recourbé qui tinta sur le sol. Elle se laissa glisser entre les bras de son père qui alla l'enlacer, la porter. L'une de ses mains glissa dans sa flamboyante chevelure.

« Je suis là… je serai toujours là, ne l'oublie pas. C'est là ta seule et réelle certitude. »

Les yeux mi-clos, la belle se laissa transporter ailleurs. Le temps des illusions et des rêves était révolu. Le Savoir c'est le Pouvoir.





© Never-Utopia



"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


Habits:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t239-nimue-gold-sainte-des-
Contenu sponsorisé
Message Re: [Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial   
Revenir en haut Aller en bas
 
[Début Octobre 550 Entraînement] L'amour filial
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Entraînement d'orientation
» [Entraînement] Lame
» Entraînement sous haute température [ Sento - Tenzen ]
» La roche n'est pas si solide! Chapitre d'entraînement numéro 4
» Entraînement d'escrime

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Mare Nostrum :: Atlantis :: Pilier de l'Atlantique Sud-
Sauter vers: