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 [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.

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Message [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 28 Nov - 20:54
Le plan était mûri, réfléchi, assumé.
Depuis des nuits, je sentais au plus profond de moi les rouages du destin se mettre en branle. Les cartes confirmaient mes sentiments, le mouvement des étoiles également. Le moment était venu. Enfin ou déjà. Les deux concept se disputaient encore dans mon esprit.
J'avais revêtu pour l'occasion une tenue qui ne pourrait que raviver de lointains souvenirs. Chemise ouverte en soie, ample manteau sombre et tricorne. La parure avec laquelle j'avais secondé Nimue durant de longues années. D'un pas rapide, je m'étais dirigé vers son pilier, pressentant que je ne pouvais que l'y trouver. Car même la sirène maléfique ne saurait se soustraire au destin.
Ermite. A jamais.
Masqué par les ombres, je l'avais observé sans tenir compte du passage du temps. Et sa vue avait ramener à la surface de ma conscience un mélange étrange de souvenirs ardents : respect, admiration, trahison, peine, déception, amertume. Avec peut être une modeste dose d'amour charnel. Le type de sentiment qui de blessure se mue en nostalgie avec le temps. Telle était Nimue O'Bannon. Une solitaire en pleine lumière.
De mon poste, j'avais l'impression de distinguer son fardeau, le poids de sa destinée qui l'empêcherait toujours de prendre son envol. De ma belle capitaine, la liberté serait à jamais un trésor inaccessible. Peut être le seul. J'aurais pu en un temps l'aimer, envisager de tout faire pour la soustraire à cet avenir peu enviable. Mais Calista avait croisé ma route, et la voie que j'aurais pu devenir pour Nimue s'était définitivement éteinte. L'espace d'un instant d'égarement, je ressentis de l'empathie envers cette femme. Puis cela passa.
Une carte s'envola, portée par un vent invisible, pour venir se poser devant le regard de la sirène. Une rose rouge du plus bel éclat.

Piétinée, meurtrie, souillée mais toujours aussi radieuse. Et je présume épineuse.

A quelques pas derrière elle, je l'observais de mon air le plus mystérieux. Cette expression qu'elle connaissait si bien. Diable et ermite de nouveau réunis. Enfin.

Je suis heureux de savoir que tu as enfin quitter les geôles du Sanctuaire. Crois bien que Cinead a pleinement mesuré mon ire lorsqu'il m'a appris le sort qui t'avait été réservé. Une possession, rien que cela... Trainais-tu déjà cette malédiction à l'époque où nous parcourions les mers ?

Une question sans réelle importance, posée sur un ton badin et léger. Mais par habitude, je tachais de récolter un maximum d'informations. Une nécessité en quelques occasions. Surtout lorsque la lignée des O'Bannon y était mêlé.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 28 Nov - 21:59
Diable et Ermite







« Enfin, je me demandais si tu sortirais un moment ou un autre des ombres, beau Diable. Ton observation était-elle à ton goût ? »

Que croyait-il ? Que la jeune femme ne l'aurait pas senti dans son propre Pilier ? Plus encore en plein cœur de cette serre improvisée qu'elle avait érigé depuis un moment déjà et qui prospérait sous sa férule ? D'autant qu'Endymion n'était pas au fait des petits systèmes ingénieux finement élaborés par ses soins et qui semblaient, à priori assez efficaces pour qu'elle eut été informée de la venue d'un vieux compagnon. Sa voix ne trahissait aucun réel sentiment, et son regard demeurait fixé sur la plante qu'elle étudiait avec amour, portant ses doigts pour en caresser la fleur unique et mauve. Pourtant l'éclat vif et rouge d'une corolle bien connue – couleur des temps anciens – l'attira brièvement : assez pour la détourner de ses observations.

Cheveux relevés en queue-de-cheval, habillée d'une robe blanche et or généreusement offerte par son père en cadeau la veille – trouvée sur son lit avec un mot pour le moins étrange – elle finit par se tourner vers le Dragon des Mers. Un sourire amusé naquit aussitôt sur ses traits un rien tiré. La Sirène paraissait souffrir quelque peu de sa condition. Une main glissa à son ventre arrondit qu'elle frôla du bout des doigts, avec une certaine affection inconsciente.

« Te voilà drôlement fagoté Endy' ! Aurais-tu la nostalgie de l'ancien temps ? » Un léger rire. « Toujours épineuse oui. Une rose restera une rose à jamais. »

Elle s'éloigna de ses ouvrages pour se placer en face de son ancien compagnon pirate. Si la belle tiqua au reste du discours du jeune homme, son faciès ne trahit rien d'autre que cette once mutine qui ne la quittera pas. Jamais avec le Diable. À quel jeu allait-il se risquer cette fois ? Doucement les mains de la belle se saisirent de la carte qui flottait toujours dans les airs.

« Quelle est cette nouvelle carte ? Ne suis-je plus l'Ermite ? Ai-je une nouvelle destinée qui s'ouvre à moi ? »

Le coin de ses lippes s'étirèrent davantage à sa remarque.

« Une bien triste histoire. Mais… oui, il semblerait que le Destin m'ait joué un nouveau tour. Comme tu le disais une rose même si elle est piétinée, meurtrie reste radieuse. Ne meurs jamais. Et cette rose noire me collait à la peau depuis… de bien trop nombreuses années. Une malédiction, une nouvelle que je vais devoir éradiquer. Seule. »


Car c'était bien ce qu'il désirait entendre, non ? Car oui, la voie de la solitude restait celle qu'elle aimait le plus arpenter. Quand bien même elle était devenue aujourd'hui non plus la porteuse de Mort mais de Vie.

« Bien je suppose que tu n'es pas ici que par simple courtoisie ou pour me rappeler le passé, hm ? Que puis-je faire pour toi ? »





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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 28 Nov - 22:20
Une reine en son domaine.
Je saluais sa sagacité à me repérer par un simple mouvement de main vers mon tricorne. Belle, radieuse, mais en retrait. Où étais donc sa chaleur, sa flamme si ardente ? Je ne voyais rien de tout cela.

Je pourrais passer des heures à te regarder, Nimue. Tu es une femme si extraordinaire...

Un mot puissant, mais à double sens. Je ne la flattais pas, contrairement à ce qu'un esprit futile aurait pu penser. Je reconnaissais juste sa particularité. Tout en promenant un regard curieux sur ce refuge de verdure et de vitalité foisonnante. Belle illusion dans laquelle tu te vautres, ma belle capitaine.

Serais-ce mal d'avoir bonne mémoire ? Et de se souvenir parfois que toi et moi étions les terreurs des sept mers ? Allons, capitaine... Ne me dites pas que les souvenirs de ce temps d'insouciance ne reviennent pas vous hanter de temps à autre.

Léger rire en réponse au sien. Complicité, rivalité peut être. Machinalement, je me penchais pour promener une main méticuleuse vers un parterre harmonieusement travaillé. Tout ce jardin n'était au final rien d'autre que la symbolique de ce que la sirène vivait en ce moment. Mais un affrontement, un seul, et tout ce travail finirait en poussière. Vain, futile.

Quel travail minutieux et de patience. Je ne t'aurais jamais cru capable d'un tel ouvrage. Comme quoi, les gens peuvent parfois révéler des facettes ironiques d'eux même.

Une vraie comédie. Je finis par me relever, laissant flotter les pans de mon ample manteau, avant de me retourner vers elle, pour la transpercer d'un regard complice qui, l'espace d'un battement de cils, laissa place à un sérieux inhabituel.

La destinée ne change pas. Jamais.

Elle aurait beau se débattre, la solitude resterait à jamais sa fidèle compagne. Et l'amitié ambivalente que je ressentais pour cette femme me poussait à doucher ses espoirs. A elle de s'aveugler ou non.
D'un mouvement de bras, je balayais le jardin pour en revenir vers mon interlocutrice.

Crois le ou non, mais je m'inquiétais à ton sujet. Cela commence à faire bien longtemps que tu te trouves sur le damier de mon jeu, Nimue. Et les sentiments s'installent malgré nous. Parfois du moins.

Sur ce point là, je ne mentais guère. Car la vérité pouvait parfois servir mes plans les plus noirs. D'une œillade, je désignais la vie qui grandissait à chaque seconde dans celle qui fut ma capitaine.

Les rumeurs sont donc exactes... Je pense que les félicitations sont de rigueur. Décidément, la vie est si taquine... Tu portes la vie, et je suis jeune marié... Qu'aurions nous dit jadis, en voyant ce que nous deviendrions ?

Le sourire qui s'étira sur mon visage d'ange se voulait empli de morgue, mais j'y détectais un soupçon de tendresse. Oui, j'avais peut être un peu changé.
La reine des épines et son beau diable, quel duo.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 28 Nov - 22:52
Dame Destinée






Une femme si extraordinaire. N'importe qui aurait succombé aux beaux mots du Diable. Vil tentateur, perfide et habile dans son Verbe, il n'en restait pas moins un homme que la belle connaissait que trop bien. Sous ce compliment elle descellait tout autre chose. Une bien sordide ironie qui la touchait en plein cœur. Mais cœur qui ne souffrait plus de cette vérité si absolue chez la Sirène Maléfique. Où Mort et Vie s'entremêlaient dans un complexe canevas. Destinée acceptée, pourrait-on dire, ou voilée par une nouvelle note de musique bien plus agréable à l'oreille. Une lumière dans ses ténèbres. Brillant d'un éclat plus apaisant que celui de l'étoile rouge accrochée par ses soins dans les cieux. Stella Rubius dont elle était la gardienne, responsable et fautive de l'ébranlement de la Terre et des Eaux pour qu'une ombre titanesque ne les couve tous, atlantes et les embrasse de sa toute puissance. Un mal nécessaire, de cela, la Sorcière en avait été informée. Mais pour les autres, il était question d'un réveil brutal rien de plus. Les rumeurs ne pouvaient n'être du silence. Et Nimuë fut bien étonnée d'entendre que son petit secret avait été découvert. Qui ? Oh avait-elle seulement cherché à dissimuler sa condition ? Pas assez. Aujourd'hui elle en avait cure, terrée dans son antre aux senteurs suaves et entêtantes.

« Ils reviennent souvent oui, mais j'ai appris à regarder devant moi. Et à prendre, plus qu'à donner. Sais-tu par exemple que le grand Amiral Nhaerys en personne veut faire de moi son successeur ? Une idée qui avait déjà germé dans mon esprit bien avant qu'il ne me la propose en personne. Au moins n'aurais-je pas à l'évincer par la force. » Comme elle semblait assurée la fière fille O'Bannon ! Narguerait-elle son vieil ami ? Oh, cela faisait parti de leur jeu. « Et encore, je pense que tu ignores nombre de choses sur moi, comme… moi, de toi. »

Le joueur de cartes n'entama pas ce semblant de bonne humeur et d'assurance qui flottait chez la Sirène Maléfique. Pire, elle le défia du regard, comme elle l'avait si souvent fait autrefois. L'amusement laissa place au sérieux quand Endymion s'y plongea :

« Nous verrons. Cela ne m'empêchera pas d'essayer de la tuer, Dame Destinée. »


Des mots à double sens, que le Dragon des Mers pourrait saisir sans mal. S'appuyant à l'une des tables en bois, la belle soupesa les paroles du pirate.

« Je serai presque touchée par ton inquiétude Endymion, si je la savais vraie. » Un petit clin d’œil et Nimuë O'Bannon reprit d'une voix suave : « Je vois oui, des sentiments, hm. Notre faiblesse et notre force. »

Une révélation qui la fit hausser des sourcils.

« Jeune marié ?! » lâcha t-elle incrédule avant de partir dans un rire léger. Et s'arrêter brusquement. « Oh, tu ne plaisantais pas ? Je… eh bien. Comme quoi… Oui, la vie peut se montrer taquine. Qui es donc parvenu à ravir ton cœur beau Diable ? Me voilà curieuse et presque… jalouse ! »

Elle rit plus franchement, brisa la distance qui pouvait bien les séparer pour poser une main sur l'une des épaules d'Endymion. Toute hilarité effacée en un simple battement de cils et la rousse lui offrit un sourire sincère et bienveillant.

« Peut-être que… tu t'es trompé Endymion. Sur ton compte, sur le mien, sur celui du Destin et de la Vie. Je suis heureuse pour toi. Vraiment. »

Un peu d'espoir se dessinait devant eux. Ou une vaste mascarade de mensonges et d'illusions.





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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Mar 29 Nov - 19:01
Si je n'avais pas disposé d'années d'expérience en matière de comédie, j'aurais éclaté de rire sans pouvoir me retenir. Fort heureusement, cette hilarité subite fut assez réduite pour se manifester uniquement par un sourire qui se voulait une félicitation.
Bougre d'amiral ! En voilà un qui savait y faire en matière de manipulation. Un allié de poids... A surveiller de près pour éviter de me faire moi même rouler un jour. Comme elle semblait fière de sa future promotion ma belle capitaine... Pauvre malheureuse. J'eus presque pitié d'elle. Mais au final, peut être que cette promesse suffirait à compenser des pertes à venir ? L'amiral faisait-il preuve d'une certaine dose de compassion ? L'idée était à elle seule amusante.

Que de chemin parcouru... Amirale, rien que cela... Tant mieux. Je pourrais me flatter d'avoir été ton fidèle second. On a jamais assez d'amis hauts placés.

Sourire faux et hypocrite, le jeu se poursuivait selon les règles mutuelles.
La main sur le coeur, je pris un air outragé face aux paroles qui suivirent.

Allons Nimue ! Tu sous-estimes mes sentiments sur notre histoire mutuelle. Même moi, je sais me souvenir des bons moments.

Vérité intéressée, manipulée. Mais réelle dans le fond.
Un haussement de sourcils sceptique à l'évocation du meurtre de dame Destinée. Je fus tenté d'ouvrir la bouche pour doucher ses espoirs, mais à quoi bon ? Si la sirène tenait tant à se complaire dans ses illusions et cette fragile confiance en soi qu'elle affichait, c'était son choix.
Mais sa réaction suivante mais laissa pantois. Non, elle ne pouvait pas être sérieuse... Cet espoir auquel elle se raccrochait... Nimue y croyait vraiment ? Pauvre femme. Je secouais la tête d'un air navré, et pour une fois sincère. On n'échappe pas au destin. Je l'aurais cru plus réaliste, mais sa recherche désespérée de bonheur semblait avoir engendrer cette foi ridicule. L'amiral avait raison, il fallait agir et vite.

Et oui ! La bague au doigts, qui l'aurait cru... Mais attention, capitaine ! Le diable ne saurait partager son coeur avec n'importe qui, tu le sais. Tu as donc devant toi le prince d'Atlantis par alliance.

Je ponctuais cette révélation par une révérence parfaite et gracieuse. Avant de saisir la main de la sirène dans la mienne. Avec la plus infinie douceur. Mon regard dans le sien, je révélais la véritable raison de ma venue.

Il faut avancer, Nimue. Cesser de se retourner sans cesse vers le passé et ses fantômes. C'est pourquoi je suis ici, devant toi. Notre histoire inachevée fut un tourment, le savais-tu ? Homme avec ton masque puis femme assumée, je me suis longtemps consumé pour toi. Respect, désir, que sais-je... Mais nos voies étaient inexorablement vouées à se séparer. Mais j'ai un regret. Un seul. Celui de n'avoir jamais connu l'ivresse de l'un de tes baisers.

Je n'aurais jamais penser avouer cette faiblesse ancienne. Cet attachement contre lequel je n'avais rien pu faire durant tant de temps. Aujourd'hui ne restait que l'amertume d'une occasion ratée. Et le temps était venu de réclamer la compréhension de Nimue envers ces années de souffrance à n'être que le second. Un baiser, un seul et je pourrais moi aussi aller de l'avant.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Mer 30 Nov - 16:34
Juste un baiser






« J'applaudis ton audace Endymion ! Il semble que nous soyons fait du même bois, même si… les moyens employés ne sont pas les mêmes ! Quoique. Prince, moi je ne rêve pas d'une vie « royale ». Mais tu as pris ce que tu désirais et en cela c'est louable. Je t'en félicite et je sais que ton cœur n'était pas si facile à dompter ! »

Elle ne releva pas ses allusions à leur « histoire mutuelle » ou les « sentiments » qu'elle semblait avoir réellement sous-estimé. Leurs bons moments. Oh cela les deux compagnons avaient eu de quoi noircir des pages avec leurs aventures. Nimuë ne pouvaient le nier, à une époque, pas si lointaine, ils avaient été plutôt proches. Des oreilles attentives l'un pour l'autre, des amis, des confidents. Mais jamais des amants. La révélation eu alors de quoi la surprendre et la faire froncer des sourcils. Brièvement, ses yeux observèrent sa main nichée dans celle du Dragon des Mers. Celle qui était encore libre alla se poser avec douceur contre le cœur du Général et ancien Second. Les yeux pers de la Sirène Maléfique étaient rendus troubles par les mots du Diable.

« Le Diable et l'Ermite, hm ? » souffla t-elle en se rapprochant de lui, assez pour que son corps frôle le sien. « Un seul baiser, c'est là tout ce que tu désires ? »

Leur jeu prenait une nouvelle tournure des plus dangereuse. Sans ajouter un mot, sans attendre de réponse, Nimuë se hissa sur la pointe des pieds tout en emprisonnant le menton du Dragon de ses doigts afin de le guider jusqu'à ses lèvres. Alors que leurs deux souffles se mêlaient, leur baiser proche d'être consumé avec ardeur, la belle rousse eut un sourire malicieux, un petit rire taquin. Elle minauda, se recula quelque peu pour le regarder droit dans les yeux :

« Ce serait bien trop dangereux pour toi beau Diable. Tu succomberais à la Sirène Maléfique pour un seul de ses baisers. Alors je ne puis te l'accorder. Mais ce n'est pas là la raison première à mon refus. Mon cœur, comme le tien est promis à un autre. Tu t'es engagé, et je sais que comme moi tu ne trahirai jamais un serment. Même pour le goût suave du passé. » Un soupir. « Le passé est le passé, il faut me tourner vers l'avenir, vers le présent… tu viens de le dire. Tu es l'un de mes fantômes, Endy'. Je suis l'un des tiens. Ne faisons pas n'importe quoi. »

La Générale fit quelques pas en arrière pour lui sourire avec chaleur. Elle se rendit compte alors que la main du Dragon des Mers était toujours enlacée à la sienne.

« Endymion... »

Souffla t-elle, lui ordonnant implicitement de la relâcher. Sans se l'expliquer son cœur se prit à battre plus durement dans sa poitrine.





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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Mer 30 Nov - 20:32
Séduisante, traitresse créature. Tout aussi perverse et manipulatrice que moi.
Mais en matière de vilenie, je n'étais le second de personne, pas même d'elle. Sa réponse ne me surprit guère, mais je restais immobile quelques instants, les paupières à demi closes, frustré de cet échange, de ce présent qu'elle avait failli me faire pour me le reprendre au dernier moment.
Je relâchais sa main, la libérant d'une étreinte non sans avoir au préalable posé mes lèvres sur sa peau douce.

Tu es devenue bien prude ma belle Sirène. Pourtant dieu sait que toi et moi, chacun de notre coté, avons fait bien pire... Un baiser ne ternit nulle promesse, il n'est rien d'autre qu'une marque profonde d'attachement, ou parfois un simple moment de partage intime.

Tel était son choix, et je m'amusais des raisons qu'elle me donnait. Mensonge, brume qu'elle imposait à son esprit et sa raison. Mais je ne comptais pas poursuivre cette lutte vaine.
Je répondis à son sourire par une expression presque peinée, assurément troublée.

Depuis quand ce fossé s'est-il creusé entre nous, Nimue ?

Un clignement de cils et j'apparus dans son dos, mon souffle sur sa nuque.

Pensais-tu que le Diable quitterait ton épaule ? Non, ma belle capitaine... Je suis toujours là pour te susurrer mes doux conseils. Tes ténèbres sont bien plus présents que tu ne le pense. Ce jardin, cette vie qui germe en toi... Ce n'est qu'une étape.

Nulle menace, mais une simple constatation. L'énoncé d'une vérité que la belle semblait taire. Et son mauvais génie était là pour lui déciller le regard. Quand soudain un fait étrange m'interpella.

Oh ? Mais dis moi, Sirène... Aurais-tu ramener une âme errante avec toi ? Je vois... Un esprit tourmenté, blessé, en colère. Et des ailes d'or. Cela te dit-il quelque chose ? Pourquoi ce fantôme te serait-il attaché ?

Que voila une surprise pleine de mystère. Qui Nimue avait-elle tué de la sorte pour qu'il refuse la paix ?
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Mer 30 Nov - 21:18
Ailes d'Or






Un soupir s'était échappé de ses lèvres. Son intuition l'avait exhorté à la prudence et sa conscience continuait de lui murmurer de sages recommandations. Beau Diable, que cherchais-tu à faire en ravivant d'anciens souvenirs, en déterrant le passé, en l'invoquant pour faire flancher son cœur et sa raison ? Prude ? Cela eut au moins le mérite de la faire sourire, se détendant presque. Oui, tous les deux avaient fais bien pire, mais qu'importe dans le fond ? Aujourd'hui la Sirène Maléfique n'avait pas besoin des murmures de son ancien Second. L'Ermite désirait être seule avec ses pensées pour cheminer et trouver sa voie. Porteuse de Vie, de Mort, marchant sur un fil, il lui suffisait d'un seul faux pas pour tomber d'un côté ou de l'autre. Ombre ou Lumière. Son être s'apaisait, elle lui glissa d'un timbre plus léger :

« Peut-être oui, mais nos bains improvisés ne t'ont-ils pas suffit ? »
Un clin d’œil avant que la mine d'Endymion ne s'assombrisse d'un air attristé. Elle répondit par un simple haussement d'épaules, avant de tenter de lui fournir un semblant de réponse. « Quand tu t'es décidé à te dressé contre moi en élaborant une mutinerie ? Ou bien… quand tous les deux sommes devenus des Généraux. Ou encore à l'instant même ou Poséidon m'a lavé de mon sang empoisonné. Je ne suis plus celle que tu affectionnais, la Bête de Sang, la Fourbe Créature, le Poison. »

Nimuë O'Bannon se raidit quand elle le sentit disparaître et réapparaître dans son dos. Ce ne fut pas suffisant pour la faire réagir. Pour l'heure, la belle rousse le laissait continuer sa petite tragi-comédie. Un frisson, sa tête se tourna légèrement sur le côté.

« Une étape ? »


Incompréhension. La suite de son petit discours acheva de la plonger dans la plus grande des perplexités. Alors la Sirène Maléfique se tourna vers le Dragon des Mers, lui octroyant un coup d’œil peu amène. Orion.

« Qu'est-ce que tu racontes ? Cette âme-ci a été transportée en personne par la Déesse Athéna. Il repose parmi les étoiles, mort à Jamir… mon ami… tu l'as par ailleurs rencontré. Une étoile ne meurs jamais. Je sais qu'il veille sur moi… ce que tu dis n'as aucun sens. Ne te risques pas à jouer pareil jeu avec moi, Endymion, tu te risques sur une pente bien glissante. »

Comme pour affirmer ses propos, l'Ermite se recula d'un pas et commença à laisser son aura parler pour elle. Faisant face au Diable. Bien décidée à ce qu'il ne la plonge pas dans les ténèbres. Pas cette fois.





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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Mer 30 Nov - 22:45
Un point pour moi.
Sous le vernis de la bonne conduite, d'une sorte de renouveau, se dressait l'ancienne Nimue. Celle qu'elle pensait avoir dominer. Quelle erreur. Son aura parla mieux que bien des discours, et j'y répondis par un rire léger, accompagné d'un mouvement de la main sur mes cheveux.

Des menaces ? Déjà ? Et bien... Il semblerait que malgré tes dires la rose sanguinaire soit encore parmi nous.

Elle se recula, comme pour mieux me fuir, moi et ce que je représentais. Son passé, sa honte. Sa réalité. Je l'observais d'un air mystérieux, dévisageant ses traits, ses expressions, hochant même la tête d'un air faussement navré. En évoquant la présence de cet esprit borné dans sa souffrance, trainant dans le sillage de la sirène, j'avais touché un point sensible. Et lorsqu'on finit par trouver la faille d'une armure trompeuse, on la creuse pour faire émerger la vérité.

Oh je me souviens parfaitement de cet homme... Une âme pure, noble, rayonnante mais dotée d'une face cachée. Tout comme toi.

D'un geste assez lent pour éviter tout quiproquo sur mes intentions, je fis apparaitre une carte que je jetais face à moi. Cette dernière flotta entre nous, avant de révéler ce que la sirène ne pouvait ou ne voulait pas voir. L'homme en question, Orion je crois, apparut tel un spectre silencieux. J'avais rarement perçu une telle mélancolie, une telle détresse chez un être mort ou vivant, et en entrouvrant la porte du monde des esprits je fis en sorte que Nimue la ressente aussi fort que moi.

Je ne joue pas. Pourquoi te manipuler alors qu'il suffit de te montrer la réalité... Une part de cette âme repose peut être dans un endroit meilleur, mais l'une de ses facettes ne t'a pas quitté. Comme si elle attendait quelque chose... Ou quelqu'un... Veux-tu que je t'en débarrasse ?

La main levée, prêt à bannir cet esprit tourmenté, je haussais un sourcil interrogateur en attendant une réponse. Je brulais de curiosité à l'idée d'entendre leur histoire commune, mais cela ne servait à rien de brusquer les choses. Pourtant une telle détresse devait puiser sa source dans une histoire terriblement traumatisante. Nimue semblait cultiver els secrets tout autant que les plantes de son jardin.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Sam 3 Déc - 10:38
Arbhaal







Une face cachée, une part ténébreuse en son sein. Semblables. Lui Arbhaal puis Orion, elle Jack puis Nimuë. Deux bêtes dont l'engeance était trouble, dont l’affiliation s'ancrait profondément dans les noirceurs d'un autre monde. L'un avait été Juge des Enfers, la Sirène, une Voix porteuse de Mort. Le rapprochement se faisait évident mais pour autant, la jeune femme luttait toujours contre cette idée. Avec énergie, la belle repoussa les propos du Diable, secouant sa tête de droite à gauche pour faire danser ses cheveux roux. L'oeil allumé d'une flamme nouvelle et ravivée par cette « agression », la Rose se révélait une fois encore. Dotée de griffes et d'une soif de sang inextinguible. Ces fleurs ne mourraient jamais.

« Arbhaal. » Car ce n'était pas Orion qui venait de naître devant ses yeux. Mais bel et bien cet homme qui avait évolué dans le Pandémonium. Le voir ainsi lui arrachait le cœur. « Tu es encore enchaîné à ton ancien maître ? »

Souffla Nimuë sans se préoccuper d'Endymion, agissant comme s'il n'existait plus. La jeune pirate approcha, voulut lever l'une de ses mains vers lui pour le toucher, le réconforter. Seulement, à mesure que sa dextre trouvait le chemin du spectre, une froideur incroyable l'enveloppait peu à peu. Si semblable à celle qu'elle avait ressenti devant Thanatos. L'ombre de la Mort.

« Non ! » s'était-elle écriée quand le fourbe Dragon des Mers lui proposa de l'en débarrasser. « Non laisse-le avec moi… J'ai une promesse à honorer. Je dois retrouver sa femme. »

Ainsi tomba t-elle dans le piège du Diable, s'enchaînant à cette partie sombre d'elle-même où passé et futur se confondaient avec complexité et fatalisme. Elle en avait oublié la Vie qui grandissait en elle, portant son regard vers le fantôme qu'elle avait tant voulu sauver de ses propres affres. Son plus grand échec.

« Je suis désolée Arbhaal, j'ai échoué. Mais je sauverai Satine... »

Alors elle tourna des talons, mue par une volonté nouvelle, un élan irréfléchi. La fille O'Bannon commença à rassembler quelques affaires, virevoltant comme un papillon, poussée par la présence du Spectre. La voilà en train de trébucher et de tomber dans ce piège qu'il lui avait tendu. Son esprit était focalisé sur ce projet-ci, balayant toutes ses préparations qu'elle menait depuis ces derniers mois. Précipitée dans la peur et la mélancolie. L'Ermite venait de trouver une compagnie.

« Je pars. » annonça t-elle à Endymion. « Tu m'excuseras auprès de Cinead. Il comprendra… »

Ses yeux étaient étrangement fixes, inanimés, rendus ternes par cette quête. Prise d'un soudain vertige, la belle porta la main à son regard. Pourquoi ne distinguait-elle presque plus rien ? Comme un pantin de bois, elle continua pourtant, l'air de rien, chercha Celtos placé dans un recoin de la pièce.





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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Dim 4 Déc - 20:31
Touché, échec et mat.
Même si mes talents martiaux n'avaient jamais rivalisé avec ceux de ma belle capitaine, en matière de perfidie j'avais toujours été le dominant. Il fallait bien avouer que Nimue était une âme noble en son for intérieur. Un coeur généreux et bon, mais empli de ténèbres, secoué par un destin capricieux et cruel. Je n'avais donc nul mérite.
La belle avait donc une faiblesse, et tout expert dans le domaine que j'étais, j'avais appuyer sur le point de fissure susceptible de briser son armure de certitude et de quiétude. La belle sirène était parvenue à s'avancer sur la terre ferme avant que je ne lui replonge malicieusement la tête dans l'eau. Elle partait donc à la recherche d'une chimère. Courir après une promesse faite à un défunt, quel noble idéal. Et quelle stupidité. Son ami était mort et enterré. Que pouvait donc bien valoir une parole envers lui ?
J'observais en silence, scrutant ses expressions, attitudes, la peine revenir sur son faciès, là où la quiétude dominait voilà encore quelques instants. La renvoyer à ses vieux démons faisait de moi un monstre, un diable en puissance, et j'en conçus presque un certain regret. Presque.
Alors qu'elle rassemblait ses affaires, je portais discrètement un mouchoir à mes lèvres, puis à mon front pour faire diversion au cas où elle remarquerait mon manège, ce dont je doutais vu son état et la relative banalité de ce geste.
De toute manière, son père ne la laisserait jamais être heureuse, alors autant que ce soit un ami qui la rappelle à ses obligations. Moire funeste, je venais de couper de mes ciseaux d'argent le fil qui reliait Nimue à sa liberté. Une idée, un espoir qu'elle ne connaitrait jamais.
Son regard parlait bien mieux que maints discours, et cette expression me fit aller vers elle. Sans attendre cette fois-ci de permission, le diable prit ce qu'il était venu chercher.
Un bref baiser sur ses lèvres que je devinais tremblantes puis sur son front. Soupirant devenu ami, tel était le symbole.

Et bien pars, puisque ton destin t'appelle. Ton fidèle second t'attendra ici pour retrouver le chemin de l'aventure quand tu en auras besoin.

Une main sur sa joue, l'autre sur son épaule et je me reculais sans hâte. Son état de choc avait joué en ma faveur et cette mascarade venait donc de s'achever sans que la sirène n'en ait conscience. Pourrait-elle lire la tristesse sincère, fait inédit, dans mes pupilles ? Car oui, je la plaignais au fond. J'avais fini par obtenir un amour sincère et véritable, chose que je n'aurais jamais imaginé, et mon modèle, ma muse se retrouvait une fois encore victime de son sang et du malheur qui semblait enchainer ses chevilles. Quelle injustice et pourtant...
Je m'en retournais, l'abandonnait ici. Le mal était fait. Les effets du poison ne prendraient effet que d'ici quelques jours, voire quelques semaines vu le monde de transmission. J'espérais qu'elle aurait le temps de mener à bien sa quête avant que les premières douleurs ne la paralyse. Un vœu pieux.
Le diable pouvait désormais retourner dans son antre. Un sourire aux lèvres mais le coeur légèrement alourdi.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 5 Déc - 21:15


Mais alors que le Général était sur le point de quitter les lieux, une ombre se glissa jusqu'à lui pour le frapper juste derrière la nuque. Le noir s'imposa. La dernière chose qu'il put entendre, ce fut un petit rire. Celui d'une créature qui jamais, n'avait quitté ce Pilier. Qui n'avait jamais quitté Nimuë O'Bannon.

« On se réveille! »

Un sceau d'eau glacé se déversa sur un Endymion encore plongé dans les ténèbres. Quand il décida d'ouvrir les yeux, il n'y avait rien. Juste cette voix étrangement familière. Grave, bien plus grave qu'à l’accoutumé. Qu'il tente de bouger et il se rendrait compte qu'il était solidement attaché par les poignets, enchaîné d'une bien douloureuse manière, suspendu au plafond. Le Diable allait se confronter au Monde. Un Monde bien cruel et sombre.

« La première loi d'Atlantis est très claire : Jamais un Sang Pur ne devra souffrir d'une aucune manière d'un Sang Impur. Tu comprends ? Nous sommes intouchables. Enfin… Tout dépend. Mais je me demande si je n'aurais pas parié sur le mauvais cheval, en fin de compte. »

Des ténèbres surgit un être tout encapuchonné. En un éclair il fondit sur le pauvre hère qui dû essuyer un terrible coup au creux de l'estomac. D'un revers de la main, il molesta une joue, puis se saisit de la chevelure du Diable pour qu'il s'essaye à sonder son regard pers. Emprunt d'une rage indescriptible. Là, au creux de son poignet surgit une fine lame argentée qui brilla faiblement sous l'effet des petites torchèrent accrochées ça et là dans cette petite pièce humide et froide.

« Qu'est-ce qui t'as pris, abruti ?! Et tu pensais que je n'en saurais rien ? Rah… Je te croyais plus intelligent que ça. »


Déçu, il l'était.

« J'ai des yeux partout, pauvre petite chose qui se fait appeler Diable. Regarde comme tu es misérable. Si faible. Oh je dois dire que ton petit jeu de séduction m'a beaucoup amusé. Je ne pensais pas que la princesse Calista serait une jouvencelle écervelée. Je n'y crois d'ailleurs pas un seul instant, après tout, elle est une Atlas ! Mais une Atlas bien stupide de croire qu'elle pourrait te faire venir dans la Lumière. Sa pureté est louable, mais je ne te laisserai pas l’entacher davantage. Tss, quel gâchis, je portais tellement d'espoir en ta personne. Nous aurions pu faire de si grandes choses… mais toucher à ma famille… »

Prêt à abattre son poing, il s'arrêta au dernier instant. Lui souffla à l'oreille :

« Mais j'écoute ta plaidoirie, « Diable ». Je reste assez curieux de savoir pourquoi tu as tenté d'empoisonner ma fille... »
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 5 Déc - 21:42
Les ténèbres puis la captivité. Pour moi qui aimait les jeux sexuels les plus tordus, la situation tout en m'inquiétant me fit sourire intérieurement. L'arroseur arrosé. Combien de fois m'étais-je tenu face à de pauvres hères, souvent volontaires, dans la même posture que celle où je me trouvais actuellement ?
Mais l'heure ne semblait pas aux gamineries et autres jeux plaisants.
La douleur, puis les critiques, la déception. La fureur d'un père.
Je l'écoutais, incrédule devant tant de naïveté. Silencieux. Car tout prisonnier devait savoir quand parler et quand se taire. L'amiral ne faisait pas exception à la règle. Il aimait s'écouter parler, avant d'être en mesure d'écouter les réponses.
J'analysais ses propos, chaque mot, chaque expression. Sentiments, règles, discours.
Et je réagis comme je savais si bien le faire : par la dérision.
Un léger rire désabusé malgré la souffrance. Puis, les yeux larmoyants, je tachais d'éclairer la lanterne de mon geôlier.

Sauf votre respect, vos sentiments envers votre fille altèrent votre jugement. Pourquoi vous aurais-je cacher cette manigance ? Bien au contraire, j'aurais attendu que vous me contactiez comme prévu pour mieux vous présentez mon plan.

Par quelle folie, l'amiral imaginait-il que j'avais agi dans son dos ? Ridicule vraiment...
De nouveau pleinement sérieux, une lueur de pure malveillance dans le regard, je poursuivis ma plaidoirie.

Notre accord est clair, Amiral. Vous voulez que l'Ermite devienne Impératrice. Et sur le chemin menant à ce glorieux futur, un seul obstacle se présentait devant elle. Or, ce fruit né d'un amour entre votre sang pur et un sang impur n'est plus. Ou du moins, ne sera plus d'ici quelques jours. Le chemin qui écartait Nimue de sa destinée est désormais éteint. Et d'autres lumières plus propices à vos souhaits pour elle ne demandent qu'à s'éclairer.

Pourquoi tant de scrupules ? Pourquoi douter quand ses rêves pour sa fille tant aimée approchaient de leur réalisation ? Me balançant au bout de mes entraves, je poursuivis d'un ton sourd, assuré.

Pensez-vous que le Diable reculerait devant quoi que ce soit pour tenir ses engagements ? M'auriez-vous confondu avec un ange ou un un saint quelconque ? Allons... J'ai fait la seule chose que vous étiez incapable de faire, tout puissant que vous êtes. J'ai changer le destin de votre fille sans me soucier de sa souffrance présente pour me concentrer uniquement sur son avenir. Quel qu’en soit le prix.

Oui, Nimue allait souffrir. Mais c'était le seul moyen pour elle de devenir l'Impératrice. J'étais fait de ce bois et tant l'Amiral que le Légat devraient le savoir. Je demeurais celui capable de plonger dans les pires ténèbres pour permettre aux autres d'entrer dans la lumière. Marionnettiste.
Pourtant, les derniers propos de l'Amiral m'interpellèrent. Pourquoi reprouver ma liaison avec Calista, alors qu'il en était le commanditaire ? Même si sans le savoir, ce plan avait abouti sur le véritable amour. Un bonus appréciable.

L'Impératrice et le Pendu... L'étoile et le Diable... Et le Monde au dessus. Le jeu est désormais sur le bon damier, ne trouvez-vous pas ?

J'attendis sereinement sa réponse. Ou ma mort. Bah, j'avais joué et je ne regrettais rien. L'amiral et moi avions un accord et s'il réprouvait les moyens extrêmes que j'utilisais alors effectivement, je n'étais pas son homme. Mais alors lui aussi me décevrait. Lorsqu'on veut arracher son destin des mains du destin, il faut savoir y mettre les moyens nécessaires. Le futur et la grandeur n'ont que faire des timorés.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Lun 5 Déc - 22:14


Sans crier gare son poing alla s'écraser sur le nez d'Endymion. Ses doigts s'enroulèrent autour de son cou gracile, son cosmos commençait à écraser l'impudent personnage. Quel fou présomptueux. Il n'avait donc rien compris. Et pire que ça il venait de se rendre compte qu'il avait exposé sa fille à un danger immense.

« Tu me manques de respect en ouvrant ta grande gueule ! Altérer mon jugement ? Mais que crois-tu savoir de moi au juste ? Tu ne sais pas à qui tu as à faire, gamin. Tu ne t'es plus senti pisser ou quoi ? Tu n'es qu'un pion entre mes mains. »

Lui cracha t-il au visage avant de se reculer.

« Ne me prend pas pour un imbécile. T'ai-je seulement demandé de prendre de pareilles initiatives ? Je pensais avoir été très clair sur le sujet. Visiblement pas alors laisse moi être tout à fait limpide avec toi... »

Une pause durant laquelle l'Amiral se prit à faire les cents pas, faisant claquer le talon de ses bottes contre le sol. Froidement, dans une musique assez étrange et hypnotique…

« Cet enfant est certes une tâche noire sur mon tableau mais il n'entravait en rien mes desseins. Je me demande si je n'aurais pas dû te faire assassiner dès le début. Ai un peu de jugeote ! Cet enfant… reste et demeure une partie de ma chair et de mon sang. Un pauvre petit être innocent dont j'allais m'occuper MOI ! Ce n'est pas par manque de courage que je ne suis pas allé dans les mêmes et absurdes extrémités que toi. Pauvre idiot ! Mais parce que contrairement à toi, j'ai quelques principes, vois-tu. »

Il se stoppa d'un coup, hurla, brandissant vers lui un doigt inquisiteur :

« JE SUIS CELUI QUI DOIT LA GUIDER VERS SON DESTIN ! »


Aoden O'Bannon reprit son souffle, lentement, rajustant le tissu de son capuchon, se frottant les mains.

« Tu vas te contenter d'être mon chien. Fidèle et obéissant… » souffla l'homme d'une voix blanche. Cela faisait bien longtemps que l'Amiral ne s'était mis dans un tel état. Jamais personne encore ne l'avait vu perdre son sang froid. « Tu sais qu'il suffirait d'un seul mot de moi pour te jeter dans le Puits ? Alors écoute moi bien, car c'est un ordre : je te demande de quitter le Sanctuaire Sous-Marin pour me trouver ce Childéric du Lion. Et le tuer de tes mains. En me ramenant sa tête, tu éviteras la potence… Et tu ferais mieux de te plier à ma volonté sinon … »

L'atlante au Sang-Pur laissa sa phrase en suspend. Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour qu'il comprenne que l'unique être qui croyait en lui pourrait être informée de ce qu'il avait osé faire à une Générale, et à fortiori à un pauvre petit être sans défense.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Ce qui doit être fait.    Mar 6 Déc - 20:19
Il m'avait déçu.
L'Amiral n'était donc au final qu'un homme ? Cruelle désillusion. Je réalisais alors pleinement un fait que j'avais passé sous silence. Cet individu appartenait à la plus haute caste d'Atlantis. Né avec une cuillère d'argent dans la bouche. Son destin assuré et sans réels obstacles. Il semblait ne pas savoir ce que c'était de devoir lutter encore et encore pour espérer dépasser les autres et se forger une place en pleine lumière. Là où je connaissais les épreuves de cette existence d'horreurs, l'Amiral ne faisait qu'effleurait la surface des efforts à fournir. Je l'avais surestimé, et cette révélation m'ôta tout sarcasme. Je l'écoutais donc avec un certain détachement. Comme si ses menaces ou sa parole n'avaient plus aucune valeur à mes yeux. Je le reléguais au rang des multitudes d'individus qui passaient dans mon existence sans y imprimer de marques. Je subirais son ire, et ses actions envers ou contre moi mais il venait de perdre mon intérêt.
Tuer le lion d'or ? Rien que cela... Soit, si cela pouvait l'apaiser. Au final quelle importance ? Je ne pouvais que laisser le courant du destin me poussait en avant, attendant comme d'ordinaire la moindre branche pour m'y accrocher et dévier ma route vers le sens désiré.
Son chien ? Je relevais la tête pour dévisager mon interlocuteur sans une trace d'émotion dans le regard. Le mépris, l'indifférence restaient ma seule réponse à ses imprécations. De toute manière avais-je le choix ?
Mais au final je m'étonnais. Pourquoi être venu me chercher, lui qui semblait si bien informer ? Pourquoi tout cet outrage, cet étonnement ? M'accuser de n'avoir aucun principe ? Mais c'était là une évidence depuis le départ ! Je pensais même que c'était l'une des raisons de sa venue vers moi. Mais qu'importe désormais.
L'amiral attendait une réponse. Je lui offris donc celle qu'il désirait : la soumission.

Soit. Si tel est votre... bon vouloir.

En fin stratège, je devinais ne pas avoir assez de jeu pour bluffer ou nuire à cet homme dans l'immédiat. Mais cela viendrait, j'en fis le serment. Il m'avait sous-estimer une fois. Espérons qu'il commette de nouveau le même impair. J'attendis donc ma libération pour courir accomplir cette mission ridicule et suicidaire. Avant d’échafauder ma vengeance...
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