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 [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]

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Message [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Mer 30 Nov - 18:38

Au loin, près de cet endroit où l'ancienne générale avait bien failli succomber, elle l'avait pressenti, cette connaissance, foulant la terre de ses pieds d'un pas perdu. Oui, foulant là où même des fragments de miroir étaient tombées non pas par rage de combat, mais par espérance, quelques secondes plus tôt.

Bretagne.

Le pressentiment avait été étrange, tout comme l'absence de sécurité au Sanctuaire lui avait semblé bien vide de ses gardiens. Le regard rivé sur ces personnes qui vendaient tantôt un fruit, tantôt une écharpe bon marché, Ariane ne portait plus ce bandage qui avait autrefois recouvert une orbe la plus rouge qui soit. Du moins, pour le moment. Consciente de cette chère stabilité qui lui avait été conférée par l'escarboucle, quelques mèches d'ébène vinrent la recouvrir pour éviter d'attirer les regards.

"Ce n'était pas le moment", que son esprit disait.

La conclusion lui était venue à dire vrai bien rapidement, à la vue de cette Sainte de la Chevelure presque plus morte que vive. Plus sympathique que repoussante, plus tolérante que foncièrement catégorique. Et pourtant, ce n'était pas assez. Il y avait toujours ce sang coulant de ses veines, celui qui exigeait autre chose. Pas de l'amitié, non. Pas une quelconque autre reconnaissance. Juste..."quelque chose". Le souffle expiré donnait son consentement explicite comme on en concluait un troc.

Et ce troc avait aujourd'hui son élément essentiel. Ce qu'il appelait froidement "chose" pour déterminer l'objet de son attention. Quelque part, l'intérêt de ce simple désir un peu capricieux l'avait conduit à quitter le Sanctuaire par un rappel de vie d'une ancienne seconde. La femme d'Alexandrie.

Pistant la présence, elle avait été menée à un coin d'eau, près des roches, où le ruissellement de l'eau s'inscrivait parfaitement dans l'image de cette forêt peuplée de ses petits êtres. Oh, les contes à ce sujet étaient nombreux, bien nombreux. L'endroit l'amusait, et fortement. Un écureuil au pied d'un arbre vint grignoter le petit gland marron qui trônait tout contre ses pattes. Mais l'histoire de ce lieu n'importait pas tant que cette silhouette qui longeait une rivière. Mélancolique. Et sombre...La jeune femme mit un temps avant de réagir, prise de peur pendant quelques minutes d'un souvenir étranger d'antan.

Oh, les fantômes de son passé guerrier, de ces expériences étaient désormais réglé. La fière escarboucle qui ornait un début de cape en attestait, de ce problème résolu. De salamandre, Ariane était devenue Vouivre.

"Arellys?"
Ses yeux s'étaient faits ronds à cette reconnaissance. La gorge sèche, Ariane avait compris tout l'enjeu qui se tenait juste devant elle. "C'est bien toi?"

Changée. Oui, l'ancienne générale de la Sirène qui les avait quitté pour retrouver son maître, tant et si bien, qu'aux yeux de la nouvelle Vouivre, la Wizigoth était devenue différente. Et elle aussi, à dire vrai. De sa peau pâle à ces yeux hétérochromes, ceux-là même qui fixaient dorénavant attentivement la jolie blonde, Arellys aussi saurait le distinguer. Si bien sûr, il s'agissait bien de l'atlante de cette "deuxième génération".

Elle traversait un chemin sinueux, la jeune femme de Neustrie, et en cette nouvelle compagnie qui saurait faire office d'un au revoir. Un voyage jusqu'au bout de la nuit, jusqu'à ce passage caché.

En ces lieux de Saint Guénolé appelés Roches du Diable.


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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Ven 2 Déc - 22:24

Voilà maintenant trois mois que tu étais maudite par Poséidon. Trois mois que tu avais renoncé à ton ancienne vie marine. Trois mois que tu ne pouvais plus approchée cet océan bleu azur. Le destin était parfois cruel n'est-ce pas ? Mais comment aurais-tu pu rester ainsi parmi l'armée de Poséidon ? Tu n'avais plus de camarades, plus personnes à qui parler, plus d'écaille. Depuis ta dernière disparition, tu voguais comme un bateau qui attendait pour amarrer. Tu te sentais enfin libre. Toi-même. Libérée de cette oppression du monde sous-marin. Même si tu ne savais toujours pas ou tu allais... c'était peut-être mieux que de rester au sein d'une prison Aquatique n'est-ce pas ? Tu aurais pu le prendre bien... si tu avais seulement pu partir en fermant les yeux sur cette ancienne vie. Le hic... s'était qu'en réagissant ainsi, tu n'avais pas prévue de provoquer la colère de ton ancien dieu protecteur.

Loin de là cette idée. Tu ne te faisais pas à cette idée. L'idée de t'être fait bannir par Poséidon lui-même et d'être devenue maudite. En soit, tu ne considérais pas que tu l'avais trahis... tu avais juste décidé de rompre le lien. Juste tourner la page. Plus rien ne te retenait au fond de l'eau. Tu avais tellement douté cette fois-là. Ce fut la plus dure décision de toute ta vie. Parfois pour résister il faut savoir partir... Avait-tu seulement eu connaissance des risques que tu encourrais alors ? Pas à cet instant. En réfléchissant bien... tu avais surement fait ça par coup de tête, ou peut-être part peur ? La recherche de Celsio t'avais poussée à bout. Tu ne te sentais plus capable de rester dans cet univers.

Tu avais besoin de renouveau. De stabilité. De te sentir bien. Tu errais. Seule. La solitude était devenue ton compagnon de voyage. Lorsque tu n'étais pas à cheval. Les larmes avaient longtemps défiler sur tes joues. Comme les nuits blanche à la belle étoile. Tu menais désormais une vie de Bohème et de vagabonde, tous ce qu'il y avait de plus flagrant. Très rapidement, tu avais réussi à te relever. Toi, sang impur. Tu continuais malgré tout à avancer, en quête d'un idéal. Un idéal qui te suivrait jusqu'à la mort. Tu recherchais la paix intérieur plus que tout autre chose. Tu ne savais pas ou le chemin te mènerais. Tu sais qu'il serait semé d’embûche, en étant seule pour les affronter. Mais tu savais aussi que tu arriverais à surmonter les obstacles pour suivre ta propre destinée.

En réalité, tous ce que tu avais fait jusqu'ici ? Suivre Celsio. Tu étais en quelque sorte devenue une véritable... esclave amoureuse ? L'amour rend vraiment aveugle lorsqu'on tient énormément à quelqu'un. Et cela fait d'autant plus mal lorsqu'on perds cet être aimé. C'était un des premiers bilan que tu faisais aujourd'hui. Tu avais les yeux rouges, comme si tu avais pleuré. Changée. Tu étais entrain de le devenir. Tu n'étais plus la même Arellys qu'avant. Celle qui suivait les ordres sans discutions pour l'honneur et la fierté d'un dieu qui au final n'avait pas tenu à toi plus que cela. A quoi cela servait-il donc de servir les dieux ? Tu n'étais pas sûre que cela soit bénéfique pour l'humanité.

Toujours se reposer sur les dieux pour votre propre protection... n'était-ce finalement pas une erreur ?Tu doutais encore. Lorsque tu te surprenais à cette pensée comme maintenant. Coupée du reste du monde, de toute civilisation tu étais arrivée en Francia il y a à peine quelque semaines. Plus précisément, tu étais arrivée en Bretagne. Ce petit bout de l'ouest. Les cheveux attachés en queue, la peau abîmée par les intempéries et les éraflures des combats pour fuir les Marinas. Tu portais sur toi, qu'un simple manteau-cape, noir ayant viré au marron. Trop longtemps... que tu le portais... La phobie de l'eau. Trop longtemps que tu n'avais pu approcher l'océan. Tu étais désormais rentré dans la foret de Saint Guénolé, appelés Roches du Diable. Tu tâtes ta marque qui commence à briller légèrement.

Signe que ta phobie commençais à se monter. Encore car tu arrivais près d'une rivière qui dévalait une pente se faufilant entre d'énormes rochers, donnant naissance à des rapides et des tourbillons. Sombre mélodie que tu jouais par ton ocarina au milieu de cette foret, de ses rochers ruisselants. Tu avais entendu pas mal de rumeurs et de comtes sur ce lieu en arrivant dans la région. Notamment, la légende qui veut que cet endroit ait accueilli le diable en personne... Personnellement, tu n'y croyais pas trop. Enfin bon, tu n'avais pas vraiment le moral pour penser à ça. Quoi que après tout, peut-être que ta place était au près du diable justement ? ...

Tu tournas délicatement la tête vers "l'inconnue" qui venait de l'appeler. La surprise fut trop grande pour contenir tes émotions. Ariane... ? Elle avait tellement changée que tu la reconnaissais à peine ! Surtout au niveau de ses yeux... et puis sa peau... était... si blanche. Et puis son aura aussi avait changé. Tes longs cheveux blonds abîmés virevoltait et tu plongeas ton regards en celui de l'ex-Générale des Lyumnades. Tes yeux bleus océan profonds dévisageaient Ariane. Ne sachant quoi répondre. Tu étais si interloquée... tu n'aurais jamais penser la revoir en ces lieux perdus ! En tes pupilles la générale pouvait lire une certaine inquiétude. Que devais-tu faire ? Tu bougeais à peine les lèvres pour parler tellement le stresse montait. Cela faisait si longtemps que tu ne l'avais plus vue.

Depuis les quelques rares fois ou tu l'avais abordée. Tu n'osas répondre que ces quelques mots qui pouvaient traduire ton angoisse, car tu avais toujours été seule jusqu'à présent ! Rares furent les fois ou tu du entrer en contact avec les autres. Sauf pour demander des chambres ou du travail pour survivre et te payer à manger.

"Oui... C'est moi... tu..." Tes phrases se coupaient petit à petit tellement tu bégayais.
"Que... que fais-tu ici Ariane ? et tu... a tellement changée ?" Fit-tu sur un ton d'hésitation profond. Vous vous revoyez dans une situation bien différente de vos débuts. Votre lien était entrain de se forger... lentement mais surement toi, l'ex Générale de la Sirène, tu avançais vers ton ancienne sœur d'arme. Ne sachant toujours pas comment réellement l'aborder... Elle lui laissait le soin d’interagir... peut-être qu'elle aurait de moins de mal que toi ? Mais rien n'était moins sur...

"comment va-tu ? qu'est-tu devenu depuis tous ce temps ?" Il n'y avait que des questions qui n'arrivaient qu'à sortir d'entre tes lèvres.




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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Sam 3 Déc - 2:35
Ses yeux peinaient encore à y croire, et son cœur, a en tirer une émotion nette. Tout du long et jusqu'à la fin de son service, Ariane avait pensé se battre pour un idéal spectral, évanescent. Et pourtant, Arellys était là, à l'observer de son regard aussi inquisiteur que surpris. Et, dans toute sa prestance, si ni même ses cheveux, ni même ses yeux ne pouvaient trahir l'ombre d'une trahison indécise et sans futur, l'enjeu demeurait le même pour les deux renégates.

Une seule question demeurait, une simple interrogation: Etait-elle réellement là, cette femme aux cheveux dorés?

Retiens ta respiration Ariane, pendant au moins dix secondes.

Autant en avoir le cœur net, de sa véritable existence. Et les secondes avaient bien fini par lui affirmer que devant elle, ne se tenait pas un fantôme du passé, mais bel et bien son ancienne sœur d'armes. L'ancienne Générale de la Sirène.

Un hoquet, un silence foudroyant s'en était suivi. Ariane n'était donc pas seule...Pas véritablement.

Hésitante, l'ex-Salamandre effectua trois pas, comme si l'espace d'un instant, ses bras avaient désiré serrer la jeune femme avec une amitié rassurée, preuve de son soulagement. Mais cette concession n'était plus au goût du jour maintenant qu'un véritable Tanin coulait dans les veines de la Sainte à venir. Trois pas en sa direction avaient été effectués, avant que celle-ci ne se résolut à retenir cet élan de joie. Simple précaution, puisque la minute suivante, elle faisait calmement face à la blonde d'une proximité raisonnable. Sourire entendu à la place, accompagné d'une légère tape sur l'épaule.

Et cette fois-ci, pas de petite Teigne pour les accompagner et menacer sa vis-à-vis d'un souffle strident.

"Arellys...Je te pensais ailleurs, dans le monde qui nous entoure. A tenter de trouver..." Ah, mais voilà qu'elle oubliait soudainement où elle était. "Ailleurs" oui, comme cité dans sa phrase. Hébétée, Ariane reprit pourtant la parole, à l'évocation de ce nom et de ce lieu en corrélation avec le sien, et ce lieu pas si loin de Brocéliande. De cette vision. "Enfin, disons que je commence à m'acclimater à cette région. C'est devenu un peu mon second chez-moi. Une seconde potentielle prison, aussi."

Un vague sourire ni réellement gai ni véritablement sincère vint orner ses lèvres avec attention. Les prisons n'avaient rien de véritablement secret pour celle qui avait sacrifié son enfance pour un intérêt commun qui n'était plus le sien. Sans regret, cela dit: elle continuait sa route avec ses propres croyances. Un mélange de ceux qui berçaient les contes marins de la vie sous-Marine. Un mélange de cette Justice plus froide et neutre qu'était la Sagesse du Sanctuaire qui avait bien fini par avoir raison de ces barrières belliqueuses à leur encontre. Sinon, la jeune femme aux cheveux d'ébène ne serait pas ici, en Bretagne.

"Et c'est peut-être même un tombeau, à bien y réfléchir..."

Un tombeau duquel elle était parvenue à s'échapper pour l'heure. De la mort, des souvenirs de ses précédentes expériences humaines, de son indéniable qualification de Remède incomplet. Mais pour combien de temps? Mélusine n'apparaissait plus dans ses rêves, ne la guidait plus, la laissant seule au proie de cette bien étrange et familière Vouivre dans ses souvenirs, où le hurlement d'un reptile emprisonné prévoyait bien sa vengeance personnelle. C'était comme faire face au présent et au passé à la fois.

Son regard s'était levé en sa direction, jouant toujours avec le petit bouton de roses qui longeait son index de tout son long. Et lorsqu'enfin Ariane entendit la question, ce fut sans tiquer ni même sauter de joie qu'elle expliqua sa situation en quelques mots simples, sans détailler pour autant.

"Eh bien, je ne sais pas honnêtement. Je me sens bien, mieux qu'il y a quelques mois en tout cas. Entre ces morts, que j'ai été bien incapable d'empêcher pour la seconde fois de ma vie, puis ces changements...Oh, je me sens libre depuis, bien libre, mais je dois encore franchir un cap. Le fait est...Que je dois de nouveau ma vie à "quelqu'un"."
La réponse fut maladroit. Mais il lui était difficile de concilier à la fois ressenti et faits simples, d'autant plus que la Sirène avait lâché auparavant son rôle, et qu'Ariane avait été déchue de ses fonctions. Etait-elle au courant de tout cela? Mieux valait éclaircir ce point-ci plutôt que de se perdre davantage dans les pénombres du détail. "Tu es retourné là-bas, au Sanctuaire Sous-Marin ou je dois t'annoncer la...Ou plutôt, les nouvelles?"

Leur génération n'avait pas "survécu", non. A part elles deux, seul héritage d'une protection plus que relative, on ne pouvait véritablement en dire de même sur les autres. Il fallait dire qu'ils n'avaient pas vécu la protection de Poséidon, ayant simplement permis à ce dernier de retrouver sa liberté temporaire.

"Tu n'as pas l'air des plus à l'aise, par ici. J'ai raison?"
Simple constatation. Et la générale n'avais pas besoin de lire dans les cœurs pour deviner la signification de la plus petite fossette de gêne sur un visage. Là, résidait sa précédente injustice de lectrice des cœurs durant ces dernières années. "Si tu souhaites continuer à marcher, je n'y verrai aucun mal. Ces lieux ont beaucoup à cacher, après tout. La Bretagne et ses lieux enchantés, je pense que cela ne m'est plus inconnu, maintenant que deux mois se sont écoulés depuis mon dernier séjour en autarcie ici-même. Pas que j'ai eu le choix"

Elle souleva le regard plus terne de son ancienne sœur d'armes, avec une inquiétude relative; une compassion non feintée. "Oh, il s'est passé beaucoup de choses, jeune Sirène. Beaucoup de choses. Mais tu ne m'as pas l'air sans reste."

Voilà que la rencontre recommençait à faire remonter à la surface sa dose de liens.


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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Ven 9 Déc - 15:34
Ton regard bleu profond continuait d’observer Ariane, plus elle parlait plus ton cœur à toi se serrait. Plus un frisson parcourait ton échine. Tu secouais la tête vivement comme pour chasser les quelques souvenirs qui remontaient de ta vie Marine. Tu étais devenue le sang impur terrestre. Souillée par la trahison et maudite par l’océan. C’était un fait. Tu étais devenu renégate à ton tour. Et tu ne pensais pas.. qu’ici était devenu la seconde prison d’Ariane. Enfin… prison ou liberté ? Et pourtant, lorsqu’elle prit la peine de t’expliquer sa situation sans forcément la détailler d’avantage. Tu réalisais très vite que vous étiez dans la même situation. La situation délicate d’être une renégate.

Si on te l’avait prédit quelque année auparavant tu n’y aurais… surement… jamais cru. L’avantage était que nous étions toute les deux libres… mais pour combien de temps encore ? C’était un fait… La mort était surement ce qui nous attendait au bout du chemin. Il n’y avait de retour possible pour celles qui avaient tourner le dos aux dieux… et même si d’une certaine manière vous en veniez à en servir un nouveau… rien ne serait jamais comme avant. Vous aviez pris un chemin bien différent.

Elle posa la question qui te fit le plus de mal. En soit, ce n’était qu’un simple fait et de simples mots… mais… tu n’étais plus du tout sereine. Toujours aux aguets… Ariane n’avait pas clarifié sa situation plus que cela, et tu te devais d’être méfiante et tu ne devais pas dévoiler ta position… tout de suite ? Au risque de devoir le regretter par la suite… si elle savait… que ferait-elle ? Tu fis un sourire faux. Un sourire inquiet et tordu pouvait se lire sur tes lèvres. Tu fis un regard noir sans le vouloir. C’était un pur réflexe de défense. Elle s’approchait trop… de la vérité. Tu serrais le poing.

Touchant la marque que tu dévoilas au grand jour. Cette maudite marque apposée sur ton cou. La marque des maudits. La marque des damnés. La marque des rejetés. La marque des sangs impurs.
La tape sur l’épaule fut le geste de trop qui te fit vaciller vers l’autre bout de la rivière. Comme si tu cherchais à mettre de la distance entre elle et toi. Ses trois pas vers toi tu ne le supportas pas vraiment. Tu avais laissé une once de colère s’échapper par ton cosmos. Perturbée. Tu ne savais pas quoi faire.

« Je… ne suis pas à l'aise à cause de l'eau... c'est tout... je ne peux pas retourner là-bas… c’est… impensable… j’ai perdu mon écaille… et je ne suis plus la bienvenue là-bas… ce n’est plus mon monde. CE n’est plus ma vie. »

Cette phrase aurait de quoi en faire refroidir plus d’un. Cependant… tu n’avais pas pu le cacher. Elle était la seule à pouvoir comprendre… la seule à avoir été aussi prisonnière d’une vie antérieure pour une cause qui n’était pas la sienne au départ.

« Je… pensais être la seule survivante de notre génération… lorsque je suis retournée là-bas… il y avait un nouveau légat… de nouvelles têtes… je n’ai pas pu me résoudre à y rester… je n’avais plus d’écaille… que s’est-il passé après mon premier départ ? avec Liao, Lytès, les autres ? … »


Tu bégayais tellement tu avais du mal à prononcer ces phrases. Comme quoi… la solitude ne faisait pas du tout bonne chose… Il était difficile de vivre seule… sans jugement de la part des autres. Il fallait clarifier la situation… « Je veux bien continuer à marcher… si tu me dis en détail ce qu’il s’est passé… ce qu’il t’est arrivée… pourquoi tu n’es pas retournée au sanctuaire sous-marin… »

Oh non… tu n’étais pas si forte que cela. Madame l’ex-générale de la Sirène… tu n’étais pas si Maléfique que cela non plus… Tu ne voulais savoir qu’une chose… la vérité sur tous ce qui s’était passé. Même si cela ravirait des souvenirs douloureux… être dans l’ignorance…faisait encore plus mal… car Sinéad ne t’avait rapporté qu’ils avaient seulement disparu en mission… Alors ? pourquoi se tenait-elle là devant toi ?




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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Sam 10 Déc - 0:16
Avec un calme qu'elle ne s'était pas connue jusque-là, Ariane avait observé la jeune femme reculer pas à pas, se profilant au-delà du petit ruisseau qui continuait près d'elle à apporter quelques vagues d'eau fraîche.

Et elle passait oui, précisément, de cette eau fraîche à cette eau crainte, pour la femme plus mûre qui, d'un aveu honteux pour une ancienne Marina, venait de plaider sa peur innovée. Venait de renier l'attention de son ancienne sœur d'arme, celle-là même qui avait fini par la menacer. Inconsciemment, certes. Mais il y avait eu cette volonté.

Alors, soupirant avec légèreté et percevant clairement les blessures invisibles et irréversibles de l'ancienne générale, Ariane s'exprima sans hésiter, cherchant du regard le contact avec les prunelles bleues de sa vis-à-vis. Vieille habitude, lecture plus soutenue désormais car plus complexe.

"Arellys, regarde-moi. Regarde autour de nous."
Cherche un autre contact visuel que le mien. Où était ce savant, sauvage et timide regard animal? Où était cette petite bête que l'on confondait souvent à tord avec un reptile pour les néophytes?

Les billes noires de la petite Teigne n'étaient désormais plus là pour en attester de leur présence. Ni elle, ni son souffle menaçant. Ni elle, ni aucune des petites urodèles qu'Ariane avait modifié sur le terrain à la place d'oiseaux, de grenouilles. De tout cela.

Absolument rien de visible. Comme une feuille blanche dont l'encre s'était évaporée mystérieusement.

Lentement, son regard avait dévalé la forme plus élancée de l'ancienne Sirène, dépourvu de toute agressivité. Mais ce regard n'avait rien de véritablement doux pour autant, l'escarboucle de sa cape influençant drastiquement l'équilibre de la jeune femme, désensibilisant un peu plus celle-ci de sa condition physique à chaque semaine qui passait. Une condition non révolue qui rappelait celle d'un des douze Saints d'Athéna. Et ce, jusque dans l'éclat plus réfléchi de ses pupilles.

Alors, Ariane s'était redressée, invitant la jeune femme à en faire de même pour entamer leurs marches à travers les bois sombres. Ses forces lui revenaient, à l'ancienne Lyumnade, une force plus bestiale, toutefois Arellys était dans un cas similaire au sien, du temps où son cosmos lui avait été pris. Exténuée, peu sûre d'elle. La gorge de la jeune femme était serrée.

"Elles ne sont plus là. Mes salamandres...Les bêtes que j'aimais manipuler plus que tout autrefois...Au-delà de mon rôle de Lyumnades. Ma passion, lorsque j'étais la messagère d'un Légat, une simple Capitaine. Comprends-tu la situation?"

Son regard parlait de lui-même. "Je ne te ferai aucun mal. Je ne suis plus Générale". A quoi bon de toute évidence? Arellys n'était plus atlante. Ariane non plus. Et probablement ne partageaient-elles pas l'envie de lui faire du mal.

Car toutes deux étaient visiblement perdues à sa façon, des enfants abandonnés. L'une plus que l'autre du point de vue de la Salamandre Cramoisie, qui scruta avec attention cette étrange marque massée par la main de la blonde. Quelques secondes s'étaient écoulées pour comprendre sa situation. Quelques secondes, pour ne pas effacer ce froncement de sourcils.

Une malédiction. D'Atlantis, certainement, mais la brune ne savait véritablement ce qu'il en était. Pas à cette distance. Elle hésitait même...Ah, peut-être que non. Ou si...Mais alors...

Un silence. Puis un rire brusqua le tout. Son intonation n'avait rien de particulièrement méchant, perfide. Non, ce n'était qu'ironie, une pointe de conviction désabusée.

"Si j'avais sû que ça relevait de ça...Mais pas que, je suppose?"
Quelle version, Arellys? Que t'ont-ils fait pour que ça en termine jusque-là? Avais-tu douté ouvertement, comme Lytès? Oh, la réponse était confuse mais le dénouement de l'histoire parfaitement limpide. Elle s'était adressée au mauvais endroit, au mauvais moment pour exprimer un tel doute. Son air était désolé, mais se voulait encourageant. "Tu as déjà eu l'audace de revenir voir ce qu'il en était, après ses derniers mois...Je ne suis pas sûre que tout le monde l'aurait fait."

Et c'était déjà beaucoup. Les pas s'enfilaient et déjà, les deux renégates atteignaient un drôle d'endroit, où des cailloux étaient empilés en petit dôme, les cairn. Une fois arrivée près de la Sirène, gardant une distance afin de ne pas l'effrayer, un geste explicite de la main indiqua la direction dans laquelle Ariane comptait l'accompagner. Lorsque la parole devait être prise, elle le fut.

"Je vais y aller sans détour, même si je n'en sais pas plus que toi. Liao est toujours en vie, je crois...Je ne sais plus. D'après certains en tout cas."
Elle prit une pause, tenta d'expliquer la situation. "Le reste...Malheureusement, je pense que tu peux faire une croix sur les vétérans d'antan, comme tu l'as dit. Enfin...Je n'en sais pas plus. Je n'ai plus jamais recroisé l'un d'entre eux. Et tout juste deviné la mort de Lytès."

Et pour un ancien Océan Antarctique, perdre son opposé avait été éprouvant. Parce qu'Ariane n'avait pas été là pour le protéger. Elle n'avait pas été assez forte pour sortir d'affaire qui que ce soit. Tandis qu'elles marchaient toutes deux vers les bois épais, verdoyants ou plus sombres, dépassant chênes, lichens et mousse à travers cette forêt, elle s'y était assise, près de ces cairns.

"Je sais, Arellys. Je sais ce que t'as vécu, je sais que ça n'est pas mince affaire...Je suis désolée, pour tout. J'ignorai que tu étais encore là, moi aussi. J'ai douté également. De mon rang plus que du fait d'avoir à quitter Atlantis. Mais ça allait de paire et je ne m'en suis pas rendue compte. Ni de ça, ni du fait que mes années passées à écouter des propos n'étaient peut-être pas les miens. Et comme les acteurs du théâtre grec le joueraient, ça m'a valu ça."


Sa main s'était théâtralement pour lever le majeur. Le fameux digitus impudicus. C'était fait, sans émotion, sans impatience, un simple fait qui aurait pu faire rire certains. Pas elle non.
Pour l'heure, le passé n'avait que peu de sens, et plus le temps passait et plus elle se demandait ce qui la poussait encore à garder un tant soit peu goût à la vie.

La foi. Ah, plutôt une dette. Encore une fois. Mais ça pouvait suffire.

Pour preuve, elle-même ne savait absolument dans quoi elle s'embarquait. Ni même si sa décision était la bonne. Un véritable casse-tête entretenait ses esprits, augmentait ce sentiment d'incertitude qui entourait chacun de ses gestes.

C'était terrible, de ne pas être guidée.

"Mais j'avais peut-être tord, à ce moment-là. Non pas sur ce qui fait de moi désormais une renégate, mais plutôt...Eh bien, pour le fait d'avoir pensé, l'espace d'un instant, qu'ils étaient morts. Pour nous, pour moi. De penser à la fatalité de leur destin et à la vacuité de ma fausse entente."

La pensée avait été parfaitement égoïste, autrefois. Attirée par un tronc en bois, le Demi Remède s'y assit et invita sommairement la jeune femme à en faire de même, tapotant mollement une place non loin de la sienne.


"Au moment où on m'a retiré l'Ecaille, j'étais vouée à mourir. Plus rapidement finalement. Mais ce n'était pas mon heure visiblement, excepté pour le fait que je suis moi aussi maudite pour avoir échappé à la Mort. De la tête au pied. Protégée par quelqu'un. Et quelque chose."
Un fin sourire ironique orna ses lèvres, pour sitôt s'évanouir, une main remit en place cette cape où scintillait délicatement la pierre en grenat. Si nous sommes encore là, c'est grâce à eux. Toutes ces personnes rencontrées auparavant, qui forment aujourd'hui simplement ce que nous sommes, détenant cette part de vérité.... De souvenirs. Je ne regrette pas. J'ai appris, et j'espère avoir trouvé mon chemin. Peut-être bien pour revivre cela, découvrir autre chose, ailleurs. Mais je n'ai pour l'heure aucune allégeance, tout comme toi. Notre réponse est simple en apparence, mais difficilement atteignable. Il nous faut redécouvrir notre route, une utilité."

Maintenant qu'elles n'avaient plus de foyer, en fonder un -le sien- était une idée, mais une idée difficilement atteignable. Voir Arellys était pourtant appréciable pour la jeune femme, tout comme le sentiment de culpabilité lui atteignait le cœur à coup de poignards. Etait-ce réellement sa faute? La pensée l'obsédait, mais plus par volonté que par réelle conviction, celle-ci fut chassée et bannie de son esprit.

Car Arellys avait besoin d'elle aujourd'hui. Leur route se séparerait certainement, mais pour la dernière fois en tant que générale, Ariane aiderait cette sœur d'armes qui n'en était plus une. Autour de sa petite forme, brillaient étrangement quelques éclats parmi lesquels le sang maudit retombait au sol et les fragments se rejoignaient, se connectaient entre eux par un mince fil invisible.

Fil d'Ariane? Peut-être bien. Ses doigts continuaient à se frotter, acclamant silencieusement sa nouvelle création.

"Certains aiment le Carpe Diem, comme les dramaturges, et ce fut longtemps mon cas. Profiter de la vie, tenter de rendre un sourire malgré tout...J'y ai longtemps cru, à défaut de penser que je n'avais aucune valeur."
Mais était-ce une réalité, cette fausse joie avant la mort? Il ne lui semblait pas. Et s'il n'y avait certainement aucune ombre dans cette douce aura qui entourait désormais l'aristocrate perdue, quelque chose avait changé. C'était brisé. Et voilà qu'à force de réflexion, les mentalités changeaient. "Memento mori, ma chère Arellys. C'est valable pour les vivants et les morts. Une chose meurt, une autre se révèle. Et vice versa."

Sa main lui tendait désormais un nouvel objet de son choix. L'un de ses préférés, à l'heure actuelle. Et enfin, profilait une bien étrange prophétie. Prends cet éclat de miroir Arellys, et dis-moi ce que t'y vois. Aucune prétention, seulement un semblant de désir pour celle qui utiliserait rien qu'un fil de cosmos plus naturel de la jeune femme, et son imagination. Désormais, il n'y avait plus qu'à espérer que la Wizigoth parviendrait à retrouver son nouveau chemin à arpenter. Tout ce qui lui fallait, était de se prendre à ce jeu d'acteur.

Après tout, elle détenait un objet apparenté au Miroir des Fées.


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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Dim 18 Déc - 15:41
Tu continuais de l'observer, sur tes gardes certes, mais plus neutralement désormais. Tu ne savais pas pourquoi mais un pressentiment te disait qu'elle aussi avait vécu quelque chose d'improbable. Cette première phrase eu comme un effet de brisement intérieur, car au fond de toi, tu savais que plus rien n'était comme avant. Oui, Tu regardais autour de vous comme si tu cherchais finalement qu'à la fuir du regard, incapable d'assumer tes actes. Pour le moment en tout cas... Tu ne sentais pas prête à l'affronter de face pour fuir encore inlassablement chaque personne que tu connaissais... Cette envie de fuir loin d'ici était grande... et pourtant, tu serrais ton cœur comme pour réussir à tenir. Ses salamandres n'étaient plus là en effet, ces petites bestioles qui lors de leurs rencontres te tenait à l'écart de l'ex Lyumnades.

Tu devais bien avouer que tu étais complètement perdu, et que tu ne savais pas vraiment comment te comporter face à elle. Ton cœur te disait de l'approcher, la serrer contre toi, ces retrouvailles te faisaient plus que du bien en soi... mais sur la forme... car sur le fond... c'était différent. En tant qu'ex-générale, tu avais appris à ne pas montrer de sentiments envers les autres. Tu avais appris à te tenir éloigner. Tous ce temps avant que tu ne réalises que finalement tu tenais à tes compagnons. Cependant, le sanctuaire marin n'avait pas arranger les choses car tu aurais pu ne jamais refaire surface là-bas. Ce qui aurait été un peu paradoxal... Tes propos intérieurs semblaient incohérents, et confus.

Tu te mises à rire sur le coup. Un rire nerveux certes mais qui se voulait encourageant.
"De l'audace qui m'a coûtée très chère, une audace qui m'a coûtée le semblant de place que j'avais réussi à obtenir là-bas... Celsio était de sang pur... libre et moi j'étais de sang impie, condamnée"

En cette phrase amère se trouvait là une vérité dissimulée. En réalité, tu avais fais cela assez inconsciemment. Cependant, c'était aussi une manière pour toi de lui dire que tu avais mis un terme à ta vie antérieure. Celle qui te retenait enchaînée au fond de l'eau par un amour aveugle et une foi intransigeante. Tu considérais désormais cela comme un fardeau. Un lourd fardeau à combler. Par quelque chose ou quelqu'un. Alors, tu pris la parole d'un air plus que calme et serein. Stoïque. Tu comprenais la situation parfaitement.


"Je comprends la situation... tu n'es plus générale n'est-ce pas ? et toi ? Comprends-tu cette marque ? Ce qu'elle représente ? Comment as-tu fais pour ne jamais douter de ton choix ? Au début... j'étais comme toi... et puis ma foi s'est brisée inéluctablement après la mission à Rome. Et puis du jour au lendemain lorsque j'ai disparue".


Tu suivais Ariane d'un pas assez inquisiteur, gardant tes distances, la capuche de nouveau sur ta tête couvrant largement tes épaules dans le même temps. En face de vous deux, apparurent des cailloux empilés en petit dôme au même endroit, nommés les cairn. Tu fis un sourire, tu devinais presque ou Ariane voulait en venir. Tu acceptas de jouer le jeu. Non seulement pour toi-même mais aussi pour elle. Pour cette générale en qui tu avais encore confiance malgré tout. Le doute se dissipait progressivement envers elle. Y aller sans détour... C'était peut-être pour ça que tu l'avais suivie sans discuter.

"Nous n'avons plus rien à perdre de toute façon n'est-ce pas ? Autant y aller sans détours, de toute façon... "

Believing. Believing a few abject tears will wash away all of our stains. Creyendo por llantos viles lavar todas nuestras manchas. Tu réalisas également dans le même temps qu'Ariane un digitus impudicus envers l'eau qui se trouvait désormais loin derrière elle car vous avanciez plus profondément dans la foret.

Le regard déterminée et brillant que tu avais pris à cet instant, jamais tu n'aurais crus pouvoir le reprendre un jour. Surtout en invoquant un Digitus Impudicus. La trahison n'était peut-être pas si mauvaise chose après tout. Les destins se séparaient, et les cœurs se brisaient petit à petit vers une nouvelle destinée. Mais le plus important était qu'en soit tu n'avais plus rien à perdre car tu avais déjà tous perdu une fois.

Oups. Tu avais du être inspirée ou influencer par les coutumes Romaines. Et au pire... tu n'aurais de compte à rendre à personne maintenant. Tu étais une Renégate. Poséidon n'avait plus d'influence sur toi. Tu étais libre et libéré de ses chaînes. Tu fis de nouveau un rire mais pas nerveux, sincère cette fois-ci. Il fallait assumer. Après tout, personne ne t'avais pousser à partir. Tu n'avais que rompre les liens, c'était peut-être une réaction stupide pour certains. Mais mûrement réfléchie pour toi. Tu n'avais plus d'écaille, plus de camarades à part Liao, et Ariane sur le coup.

Tu continue ta route et acquiesce de la tête tous ce qu'elle racontait, tu finis par aller t’asseoir près d'elle. Mais assez pour garder tes distances. Vos camarades étaient finalement importants pour vous deux, mais vous ne l'aviez compris que trop tard. Trop tard pour revenir en arrière et espérer faire bouger les choses. Vous fumes impuissantes aux moments ou ils partirent vers l'autre monde. Un monde surement meilleur... d'ailleurs. Toutes ses rencontres vous avais permise d'avancer et vous avais soutenus lors des moments difficiles. Vous aviez vécus des épreuves. Des conseils et des réunions ensemble. Et une chose était sure...

"nous ne les oublierons pas... Liao et Lytès..." Soufflas-tu "tu as raison... rien n'est encore joué d'avance, si nous sommes encore là, c'est qu'il y a une raison... nous n'avons aucune allégeance, nous sommes des sangs impurs, mais on nous as accordés la voix du choix. Chaque homme vit pour accomplir quelque chose, et si nous n'avions rien à accomplir là, cela ne veut pas forcément dire que le livre se ferme... "

Tu te sentais coupable, et comme un coup de poignard dans le dos, tu appris qu'elle n'avait plus d'armure non plus, plus de scale, plus de liaison avec Atlantis. Vous étiez pareils dans le fond. Votre destin de générale s'éteignait. Ainsi va la vie. Perdre son écaille pour un général était un acte déshonorant. Un acte de blasphème intense vis à vis des sangs pures. Et pourtant, tu repris toujours de ta voix calme en regardant Ariane jouer avec ses fils étranges comme s'ils étaient de sang :

"on semble s’accommoder dans ce nouveau présent, vivre ainsi n'est peut-être pas une si mauvaise chose. No hay atajo, sin trabajo. Point de sentier, sans quelques encombres. Ni ausente sin culpa, ni presente sin disculpa. Point d'absent qui ait raison, ni de présent qui ait tort. N'est-ce pas ma jeune Amie ? La vie est courte, il faut en profiter tant que l'on peut la chérir. Nous avons eu cette deuxième chance, il ne tient qu'à nous de la faire changer. Alors s'il te plait, arrête, arrête de dire que c'est de ta faute. Ce qui est écrit arrivera. Ce qui doit arriver arrivera. Mais de toute façon, ce qu'il y a au bout du chemin sera toujours la mort. Memento mori, ma chère Ariane. "

Tu te lèves et d'une forte détermination, tu prends l'objet tendu d'Ariane. Tu esquisses un sourire profond de bon sens. Son soutient à l'heure actuelle t'avait le plus grand bien. C'est sans une once de crainte que tu regardes à l'intérieur. Et ce que tu y voyais eut pour effet de te faire verser quelque larmes. Ta vie d'avant. Tout ce que tu avais accompli jusqu'ici et enfin l'âme de Celsio qui semblait t'encourager sur cette voie prise dans le doute.

"Tu sais Ariane, j'ai longtemps suivi par amour, et quand j'ai perdu cet être, cela m'a briser complètement de l'intérieur. Pourtant, je veux continuer à espérer. Continuer à marcher, encore et encore, jusque vers l'infini jusqu'à ma mort. En espérant d'ici là, trouver une nouvelle destination ou amérir en douceur. Profite de ce qu'il t'a été offert. Car ni toi, ni moi, ne savons quand nous partirons pour les enfers. Quand j'ai perdu mon écaille j'ai cru mourir. Pourtant, on m'a simplement bannie. C'est pour une raison. Je ne sais pas ou je serais demain, mais tu peux me faire confiance, je serais toujours là pour toi. Car tu m'as aidé aujourd'hui, et je ne peux que te dire : Merci. Pour tous ce que tu as fais pour moi. Mais que veux-tu faire à présent ? Ou plutôt devrais-je dire que vas-tu faire ? J'imagine que tu vas allez chez les saints ?"

Un dernier sursaut d'orgueil qui désignait la fin d'une étape.




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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Mar 20 Déc - 3:12

Une bonne réponse. Ariane n'était plus générale. Une deuxième bonne réponse. Elles devaient poursuivre leur chemin. Ce que la jeune femme ne se doutait pas pour l'heure, c'était que cette rencontre changerait le cours des choses.

Elle qui avait un lien très fort avec le Sanctuaire Sous-Marin, aurait désormais à s'en défaire. Un véritable tournant s'opposerait à ces révélations.

Memento Mori.

"Il y a un temps, j'ai été le Souvenir. J'ai abandonné ce que j'étais réellement au moment même où je me suis haïs de tout mon cœur, au moment où j'ai décidé de ne plus exister, et ce, pour être autrui. Ignorant tout. Le monde, outrepassant mes peurs, oubliant mes peines. Tout comme par amour, tu as abandonné ce que tu étais Arellys. J'aimerai t'en libérer, aujourd'hui. Maintenant...Mais comment?"


Les deux femmes étaient assises sur un rocher, au beau milieu d'un cercle en pierre où l'eau n'avait plus aucun pouvoir. Il n'était pas très loin, certes, ce ruisseau. Mais il n'aurait plus aucune emprise sur les peurs innées d'Arellys. Souriante, Ariane se voulait rassurante. Certes, elle doutait d'elle-même, et écoutait avec patience les mots de l'ancienne Sirène. La brune tiqua à la première mention faite sur ce "sang impie".

De quoi parlait-elle?

Sang impur.
Jamais n'en avait-elle entendu parler, de cette appellation. Et pourtant, elle avait vécu longtemps à Atlantis. Du moins, une partie de son enfance, avant de se retrouver exilée au lieu-chef d'Athéna. Sa bouche devenait sèche, et elle, abasourdie. Quelle signification devait-elle en tirer?

Arellys avait été maudite pour cette simple et bonne raison. Et si l'idée de se fustiger personnellement aurait simplement pu la faire sombrer dans une culpabilité propre à elle-même, imaginer des vies sacrifiées et bafouées par ce qui ressemblait à une insulte sortie de nul part embrasait la colère d'Ariane. Une colère qu'elle ne s'était pas connue. Une colère à laquelle l'Escarboucle de sa broche répondait et envenimait largement. Tout en silence.

Sa sœur, les vies des atlantes en l'an 545...N'avaient-elles qu'une moindre signification pour ce qui était aujourd'hui l'objet de son ancienne protection?

"Comment...?"

Sans voix. Cinq années passées en prison. Pour rien, pour quelque chose d'infime, d'ingrats, d'improbable, contraire à ses idéaux. A ce qu'une fillette avait forgé tout au long d'une petite vie de Lieutenant, prise sous l'aile d'un ancien Légat. Sang Impur lui aussi? Des gens bons à mourir, comme cette impression qui s'était forgée jusque dans le plus petit fragment d'émotion de sa vis-à-vis.

Cerbère d'une porte marine. Cerbère de rien du tout.

Et lorsque sa colère s'apprêtait à émerger, la jeune femme la ravala. Oh, elle aurait tout son temps pour reforger ce qui semblait s'apparenter à un véritable détournement. Quel conte avait-elle forgé? Pouvait-elle seulement en parler en commençant par un simple "Il était une fois"? Qu'avait-elle poursuivi?

Rien. Une chimère, un sacrifice bien vain aujourd'hui. La jeune Syagrii aurait pu s'écrouler à ce monde déchiré, pourtant elle n'en fit rien, se contentant d'écouter les propos de sa vis-à-vis sans jamais laissé percevoir sa tristesse. Pourtant, elle est bien palpable. Dans l'atmosphère, autour d'elle, autour de bois, de cet endroit, près des pierres.

Est-ce ce que tu ressens également, mon ancienne sœur?

Non. Ariane connaissait son rôle, encore aujourd'hui. Elle n'avait aucun droit de faillir maintenant, alors que pour la dernière fois de leur vie, la brune agirait en sœur d'armes face à celle qui l'avait accueilli, l'avait aveuglé pour ces jours de décadence profonde. Et celle-ci chantait. Dans plusieurs langues, pour laquelle tu l'observais d'un regard aussi maternel que fraternel.

Les temps avaient changé pour elle deux. Si bien que plusieurs fragments de verre vinrent voltiger dans les airs, prendre la forme d'un oiseau où quelques morceaux de lierres vinrent pourtant éclater subitement l'objet nouvellement crée. Comme par magie. Divertissant, à la manière dont avait toujours voulu être Ariane. Mais pas suffisant. D'un geste habile, la main de la brune avait saisi dans les airs le morceau de verre, pour le tendre vers Arellys.


"Arellys, regarde toi bien dans ce miroir. Es-tu un tel monstre? Je ne pense pas. Tu poursuis ta vie. Tes désirs. Tu es toi, et tu ne pourrais désirer autre chose qu'une illusion en voulant usurper ce principe."
L'instant faisait sourire Ariane. Cette pseudo-amitié, elle l'avait partagé avec Lytès, le Kraken d'une époque révolu. Et quelque part, la sensation de faire partie de cette dite époque la soulageait. "Ariane des Lyumnades" avait peut-être bien eu une appartenance. Tout comme la jeune femme en face d'elle. "Souris, Arellys. Rien n'est terminé. Tout vient de commencer" "Si Arellys. Nous avons à perdre la vie. Les convictions placées à ce qui fait de nous, encore aujourd'hui, des êtres soufflant sur cette terre peuplée de prédateurs en tout genre. Nous faisons partis d'un tout. Un tout où chacun de nous avons une place, un tout où le plus petit sera certes dévoré par le plus fort, mais où le plus fort sera dévoré à son tour. Alors, Arellys...Le secret est simplement de savoir dévorer l'autre avant qu'il n'en fasse de même pour toi."

D'un côté du fragment, Ariane s'entailla la paume de sa main, laissant couler son sang sur la pierre plate qui se tenait à sa droite. Les gouttes se cumulaient, sa promesse se renforçait. Puis vint un temps où la Vouivre Cramoisie doit passer le flambeau.

Presque le notre, désormais.

"Arellys, accepte mon présent. Ces lieux gardés par le sceau d'un Pacte marquera un moment des plus cruciaux pour nous deux. Le lien ne saurait être plus fort, et l'instant, plus propice à la création de notre œuvre."


Je veillerai à l'agrandir. Voilà ce qui se disait tout bas dans l'esprit de l'ancienne Générale.

"Nous œuvrerons pour la plus belle des valses, le plus beau des reflets, dans un fragment d'un plus grand tout. Et nous ne le cacherons pas. Nous avons dépassé les chaînes qui nous étreignaient, perdus nos amours et nos amitiés pour le prix de notre malédiction, d'un foyer."

Désormais Ariane savait ce qu'il en était de son côté. Peut-être n'était-elle pas si détestable que cela dans le fond. Pas plus que les autres, en tout les cas. De quoi s'en voulait-elle réellement? Pour qui s'était-elle inquiétée? Pour qui avait-elle sacrifié neuf années de sa vie? Cela l'agaçait, autant qu'elle se montrait peinée plus intérieurement. Pour rien. La générale avait simplement poursuivi le rêve d'un autre, pour des choses qui la dépassait et auxquelles jamais elle n'aurait dû être liée.

"Oeuvrons pour nos désirs, pour ces émotions que nous avons cumulé jadis au plus profond de nous-mêmes. Ta voix et mon jeu ont été arbitres un temps, nous ne perdons pas cette lame forgée. C'est ce que le Miroir m'a appris..."

Toutes deux. Portées par le Destin et le Théâtre de Dionysos. Cela, Ariane savait le faire. Et tandis qu'elle parvenait à atteindre le rocher sur lequel la blonde se tenait, la gardienne de la Vouivre s'était placée dans son dos, prenant dans sa main celle d'Arellys et le fragment. Le reflet n'était ni plus, ni moins, que leur deux personnes. Des orphelines reflétées.

"Dis moi Arellys, penses-tu véritablement que ce que tu vois dans ce miroir est si désastreux? Que ton chant n'a plus son envoûtement d'antan?" La voix est douce, le contact de sa main près de son épaule l'était tout autant. "Si impur?" Ariane observait son visage, puis celui de la blonde qui avait perdu son espoir. Elle détacha son emprise, et s'assit sur l'une des pierres vacantes. "Je ne le pense pas. Tu joueras ton rôle tant que tu vivras. Il te suffit désormais de savoir quel chemin tu veux prendre, et il est là pour te le rappeler, comme il l'a fait pour moi."

Suite à quoi, Ariane secoua la tête. Elle n'attendait aucun remerciement. Après tout, elle était dans la même condition en ce même instant présent. Aujourd'hui, deux Renégates, opposées à Liao désormais. Forger, puis détruire, tel était leur chemin. Ariane n'avait su lui en dire davantage à son sujet, ne préférant pas appuyer sur ce point sensible. Et lorsque la question d'Arellys se portait à la prochaine affinité de la brune, la brune sourit ironiquement. Hésita. Répond, finalement.

"J'irai là où les pas me porteront. Si Athéna veut bien de moi, il en sera ainsi. Je ne me bâterai pas contre cette volonté. pour l'heure, ce que je vois, c'est que cette déesse est bien la seule à avoir tenté de m'aider sans me demander un réel retour. Une aide gratuite, une main tendue. Et toi, Arellys? Où désires-tu allé?"
Les phrases étaient honnêtes. La curiosité gagnait les traits d'Ariane et la plus petite intonation de sa voix, sans pour autant créer de dissonance. Et enfin, quand elle entendit parler de seconde Chance, terme en provenance de la propre bouche de la Wizigoth, Ariane sut que sa sœur d'armes ne reculerait pas, peut importait les circonstances.

"Quoiqu'il arrive, je te promets que nous ne referons pas cette erreur une deuxième fois. Il ne t'arrivera rien, maintenant que nous saurons nous retrouver, rester connectées. "
Le sourire s'était fait tendre et réfléchi. Décidé. "J'y veillerai personnellement."

Après tout, ce qui demeurait dans ce miroir était en partie cette malédiction dont Ariane s'était défait. Un élément d'autrefois qui avaient repris vie par sa propre malédiction. "Qu'elle y reprenne vie par tes soins, et elle sera tienne également." Des vies, des souvenirs collectés qui n'étaient plus manipulables, mais qui conféraient la vie à ce fragment tranchant.

"Ton chant, ta lullaby, ma Sirène d'antan. Et l'ombre d'une Salamandre Cramoisie pour l'instant."


Ce Miroir n'en sera que plus envoutant à nous deux, ma chère Arellys. Il n'y a jamais une personne de trop pour Lui, de toute façon la valeur se ternit bien vite en ce monde. Chacun a sa place dans cette grande chaîne alimentaire. Seulement, il suffit de ne pas se faire dévorer avant les autres. Pour cela, il nous faut dévorer avant...


Son regard parlait, le miroir le murmurait clairement dans. Parce qu'à deux, elles étaient plus fortes. Pourtant, elle sentait le sang couler dans ses veines, celui qui lui intimait qu'elle ne vivrait plus aussi proche d'autrui qu'auparavant. Du moins, physiquement parlant.

Et une réponse alors franchit ses lèvres, lorsqu'elle repensa à une personne face à laquelle Ariane ne saurait comment réagir. Lien brisé.

Peut-être la pensait-il morte? Rayée de toute existence? Apprécierait-il tout autant cette femme que la peu sûre-d'elle-Lyumnades?

Autant d'appréhension qu'elle devait rayer de ses doutes.

"Je...Recherche une personne actuellement."
La pensée lui serrait le cœur. Elle regardait l'herbe, détournant son attention du principal. "Je n'aurai pas le cœur tranquille tant que je ne l'aurai pas retrouvé. J'aimerai le faire, bien que je me sens plus le cœur de contrôler aujourd'hui ce que je suis..."

Nous voilà Orphelines Reflétées, à la recherche de notre utopie. Seulement si tu l'acceptes...

Des gouttes de sang sacrifiées par le miroir suffiraient amplement. Un accord était un accord après tout. Et là n'était que le vœu d'une promesse tenue, celle d'œuvrer pour un jeu plus dangereux mais non pas moins fatidique.




Dernière édition par Ariane le Ven 30 Juin - 2:06, édité 3 fois
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Message Re: [début octobre]A ces roches diablotines, pacte et séparation [PV Arellys]   Ven 30 Juin - 1:42
Tu continues de scruter l’ancienne Générale. Vous exposiez chacune vos informations et votre point de vue, qui semblait légèrement concorder. Tu vivais désormais ta vie librement, sans plus aucune attache au monde sous-marin. Le seul souvenir que tu garderais serait ces rencontres, lui, et cette marque maudite apposée par la colère d’un dieu que tu servais mais était-ce vraiment par idéologie finalement ? Amour. Trahison. Tu ne pouvais plus y retourner, tu allais devoir apprendre à vivre avec ces fantômes.

Tu sentais au fur et à mesure que tu racontais la mésaventure qui t’étais arrivée, que la colère montait en ta compagne du moment. Vous aviez accompli votre rôle en tant que générale, et il était désormais temps de passer à autre chose n’est-ce pas ? car vivre avec les démons et rancœurs du passé n’aiderait pas à avancer vers le chemin du futur. Un futur surement encore plus magique que le passé. Un futur libre choisi par elles-deux.

C’est alors que tu vis, ou plutôt, observa quelques minutes plus tard, plusieurs fragments de verre qui vinrent voltiger dans les airs, pour finir par prendre la forme d'un oiseau où quelques morceaux de lierres vinrent pourtant éclater subitement l'objet nouvellement créer. Cet oiseau avait un effet mystique, magique, une aura apaisante. Tu sentais qu’il n’était pas dangereux. Tu fus surprise reculant légèrement lorsqu’Arianne ex, lyumnade en prit délicatement un morceau de verre. Elle te le tendit ensuite. Non sans méfiance, tu acceptas de le prendre. Tu avais encore ta fierté, ton orgueil, ton honneur.

Tu savais que tu pouvais lui faire confiance ? car elle voulait juste t’aider à y voir plus claire sur ton destin ? Sur ta roue du temps ? Un miroir…

« Arianne… je… merci. J’accepte… » Un petit begayement, une légère gêne, mais rien de bien méchant. Tu avais perdu l'habitude de ce genre de geste "affectif".

Ces simples paroles étaient sincères, pour la première fois de ta vie. Pourtant, tu avais eu du mal à connaître la Générale, que tu cernais un peu mieux désormais. Elle aussi marquée par son passé vif. Quelque part, on pouvait noter une certaine ressemblance, c’est pour cela aussi, que tu te sentais apaisée avec elle. Tu plonges ta tête dans le miroir quelques instants. Ce que tu y vois te remplit de nostalgie. Altantis, l’Entraînement, Celsio. Le bonheur et la joie. Tous tes anciens souvenirs te revinrent en mémoire comme une flèche de cupidon qui traverse votre cœur.

« Arianne… Sang Impur, c’est l’expression qu’a utilisé Poséidon pour créer une sorte de hiérarchie. Les Sang Pur et Impur. Ceux qui sont dignes et ceux indignes. Nous avons été rejetés, mais cela nous as permis de découvrir d’autres horizons, je ferais ferait tout pour trouver un nouveau chant. Une nouvelle mélodie à chanter, à admirer, à suivre peut-importe les sacrifices. J’ai déjà tout perdu de toute façon. Je n’ai donc rien à perdre à essayer maintenant d’aller vers l’avenir ».

Tu prends une pause et murmure au gré du vent :

« un nouveau départ Arianne. C’est ce qu’il nous faut à toute les deux, ce que tu sembles avoir déjà emprunté, j’emprunterais ce chemin aussi , tu sais ce qu’on dit, le cœur à ses raisons que la raison ignore. Recherche là et trouve là, j’ai l’impression que tu le peux toi ».

En regardant le miroir, tu avais aussi vue Celsio et ces dernières paroles. « Avance, marche vers l’avant, encore et encore jusqu’à trouver un petit pied à terre. Là où tu pourras continuer ta vie sans moi Arellys, marche seule à présent. Tu es libre. » Ces paroles étaient tout pour toi, et seraient ta vision de l’avenir. Marcher encore et encore à l’infini jusqu’à ta mort, tel serait on crédo. Là ou te mèneront tes pas comme le dirait Ariane finalement.

« Tu as quelqu’un à qui tu tiens, alors vas le retrouver, vas le chercher, toi tu le peux. Ne fais pas comme moi » Fis-tu tentant d’esquisser un sourire. Sacrifiant désormais quelques gouttes de ton sang pour répondre à l’appel du pacte du miroir. Ce qui suffirait amplement.




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