Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Mar 6 Déc - 12:38
Là maintenant le Général du Kraken n’avait plus qu’une seule obsession : savoir si Elyn allait bien. Il n’était de retour que depuis quelques heures à peine de l’immense affrontement à Jamir et la situation l’inquiétait au plus haut point. Atlantis avait été en guerre durant leur absence et certains bâtiments en portaient les séquelles. Par chance, Nereus avait croisé rapidement Calista à qui il déposa Endymion. Le pauvre avait été la cible des Berzerkers durant leur affrontement et il avait été bien amoché. Bien que le combat avait été interrompu le Kraken et le Dragon des Mers devaient bien reconnaitre qu’ils étaient bien mal engagés, Nere ayant même dû encaisser les attaques de leurs adversaires pour permettre à Endymion de ne pas rejoindre le Seigneur Hades aux enfers. De ce fait lui-même avait eu chaud mais c’était pour l’Atlas qu’il avait agi de la sorte, la jeune générale lui ayant demandé de ramener Endy coute que coute.

Au moins sur ses deux missions, une avait été couronnée de succès, le Diable était toujours en vie mais à quel prix ? Lui comme Nere allaient payer le prix au niveau psychologique. Même pas capable de battre des Berzerkers de rang supposé inférieur… Pfff. Le Kraken allait devoir redoubler d’effort s’il voulait gagner en puissance. Ce n’était qu’une fois Endymion en sureté et qu’il avait ressenti l’aura de Tiha que le gardien de l’Arctique prit congé non s’en envoyer un garde prévenir le Légat. Il ne serait absent qu’une journée ou deux, une affaire vitale à régler avait-il dit au garde.

Bien que lui-même blessé, Nereus ne perdit pas de temps en soins inutiles estimant qu’il aurait tout le loisir de se soigner une fois assuré que la guerrière divine d’Epsilon aille bien. Même si leur dernière rencontre s’était soldée sur une sévère dispute au sujet du comportement du Kraken Nere était particulièrement attaché à cette jeune femme et jamais il ne pourrait être tranquille sans savoir. Il aurait pu utiliser la méditation pour la revoir mais trop inquiet, trop affaibli aussi il n’arriverait jamais à se transporter mentalement en Asgard.

C’est donc couvert, encapuchonné d’un vêtement noir, très ample ressemblant à une grande toge que l’ancien esclave foulait les terres enneigées. Grâce aux portes d’Orichalque il était facile pour les Marinas de voyager à travers le monde. Il ne portait pas son écaille, préférant la mettre dans sa pandora pour plus de facilité et ne pas se montrer hostile envers les guerriers d’Odin. Nereus ne voulait pas créer de conflit, juste savoir si son amie allait bien. D’après quelques rumeurs les Ases aussi étaient à Jamir et pas forcément dans le même camp que les Marinas….


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Mar 6 Déc - 13:28
Un pâle soleil laissait choir ses rayons sur les contrées du nord, comme une ode à la réussite des armées d'Odin en terre grecque. Bien sûr, comme dans chaque Ordre, il y avait quelques pertes, notamment de simples soldats non-éveillés, mais le gros des troupes, et en particulier les guerriers divins, était revenu sain et sauf de la bataille, couronnés de gloire.

Pourtant, au milieu de cette euphorie collective que même le climat semblait apte à rejoindre, quelques exceptions dénotait. Loin de se réjouir du massacre en bonne et due forme, Alvis avait vu ses croyances les plus fondamentales voler en éclats, en l'espace de quelques secondes, quelques mots seulement prononcés par celui qui devait en théorie tenir la place de son dieu protecteur. Un dieu en lequel il n'avait jamais cru autrement que via l'image d'un être cruel et insensible. Un être qui avait précipité un simple enfant monstrueux dans les abysses, au seul prétexte que celui-ci avait été prédit meurtrier de son fils, de l'humanité.

Totalement désorienté par les récents événements, et aussi par le soudain revirement d'Asher tant à son égard que dans l'Ordre en général, l'adolescent erra sur le territoire de Gamma sans trouver autre chose à faire que se diriger vers la mer, pour finalement s'asseoir au bord d'un piton glacé surplombant l'étendue marine.
Sans armure divine, les jambes pendues dans le vide, il promenait un regard vide d'ambitions droit devant lui, sans se douter une seconde qu'il se trouvait non loin de la Porte menant à l'Empire de Poséidon.

Un souffle glacé amena une de ses longues mèches noires devant ses yeux, et c'est en détournant la tête sur le côté par gêne qu'il aperçut la silhouette en contrebas qui grimpait fatalement vers lui par le seul chemin que la glace offrait de sûr depuis le rivage gelé. Sur son dos, une boîte dorée ornée de dessins qui lui rappelaient certains symboles croisés lors de ses recherches sur le Sanctuaire sous-marin.

Gardant sa position, Alvis suivit des yeux l'inconnu jusqu'à ce qu'il parvînt à sa hauteur, chercha un visage sous le capuchon machinalement.

"Je n'ai pas vu de navire approcher... Tu viens de sous l'eau ? Tu es un Atlante toi aussi ?"

Le ton était monocorde, désintéressé. Un simple automatisme. Pas encore remis physiquement de la bataille de Jamir, et tant par idéologie que par manque de conviction, Alvis ne cherchait pas à se battre. Il ignorait ce qu'il cherchait réellement à dire vrai.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Jeu 8 Déc - 12:37
Rapidement le jeune général prit le seul chemin accessible pour lui permettre de progresser dans les Terres Enneigés d’Asgard et rapidement il vit une silhouette un peu plus en hauteur, assis au bord du précipice de glace. Etait-ce un garde ? Quoi de plus logique après tout, la bataille de Jamir avait fait des dégâts dans chaque camps, c’était donc évident que les différentes factions seraient sur les dents. Mais il ne se cacherait pas non, Asgard et Atlantis n’étaient pas en guerre et s’il le fallait ce serait enchainé qu’il se présenterait dans le territoire d’Epsilon afin de savoir si elle allait bien. Mais la position et l’attitude pour le moins intrigante de l’inconnu titillait la curiosité du borgne. Voulait-il sauter ? Ou alors il voulait tout simplement admirer la vue ? Nereus hâta le pas afin d’arriver plus rapidement à la hauteur de cette silhouette qui s’avérait être un adolescent.

« Effectivement je suis un Atlante… enfin un pion qui se bat selon le bon vouloir des autres. » Il marqua une pause. « Je ne suis pas là pour me battre. A dire vrai une très bonne amie se bat pour le Seigneur Odin et au vu des évènements de Jamir j’espère qu’elle est saine et sauve. »

Curieusement, sans vraiment savoir pourquoi Nereus était plus que de raison inquiet quant à son amie, la petite louve d’Asgard comme il aimait à l’appeler. S’étant assuré de l’état de santé de ses collègues Généraux et en particulier Tihana, le Kraken était parti sur le champ pour les Terres du Nord. L’inconnu devant lui semblait perdu, amorphe même. Le borgne bien que pressé de voir l’étoile d’Epsilon ne pouvait pas le laisser ainsi, sans discuter un peu histoire de savoir s’il était bien ou non.

« Tu vas bien ? Je sais que nos deux camps ne sont pas ne train bon terme mais as-tu besoin de mon aide ? Et désolé de t’assaillir de questions mais tu as dit : Toi aussi. Il y a d’autre Atlante dans les parages ? »

Nere avait bien relevé ces quelques mots. Si jamais des Atlantes étaient ici il était de son devoir le savoir, peut-être que des habitants avaient fuis la cité pour se mettre à l’abri. En tant que protecteur de la cité il devait en avoir le cœur net et le jeune homme semblait si désemparé qu’il ne voulait pas risquer de le voir sauter dans le vide.

« Je ne vais te mentir, j’estime qu’il faut toujours être honnête alors sache que je suis un des Généraux de Poséidon… »

C’était un de ses principes, l’honnêteté et vu qu’il était lucide autant en profiter. Bien qu’il ne savait pas à qui il avait en face de lui le borgne n’était pas du genre à mentir et encore moins se cacher. Il y avait tellement plus important que des petites querelles entre deux camps dont l’adversité était presque historique. Il y avait Elyn par exemple….


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Jeu 8 Déc - 14:11
L'inconnu n'avait pas tardé à le rejoindre, et sa langue à se délier sans fausseté apparente. Alvis ne pouvait s'empêcher de noter ce détail, d'analyser sur son visage et dans ses mots s'il y avait duperie, ou pas. Force était de constater l'absence de cette dernière, surtout quand bien volontiers le personnage déclina son rang dans l'Ordre des mers, même s'il ne mentionnait pas son nom.

Le Premier rempart prit un moment pour réfléchir. Certaines personnes pouvaient donc se lier d'amitié, alors que leurs dieux différaient. Une relation de nature plutôt inconnue à Alvis. La seule personne qui jusque-là à ses yeux s'approchait le plus possible de ce qu'il imaginait comme un ami lui mentait peut-être depuis le début, depuis des années, tapie dans son cœur à connaître ses pensées et ses doutes. Jör restait muet depuis Jamir, depuis cette violente douleur qui avait secoué le sauvageon jusqu'aux tréfonds de son âme, et cette solitude toute relative convenait à l'adolescent, au moins pour le moment.

"Une ? Il n'y avait qu'une femme dans nos rangs à Jamir, et c'était Eirwen. Si ton amie n'est pas elle, alors elle va bien."

Déduction logique. Vigdis et Elyn ne devaient probablement pas avoir quitté Asgard en l'absence des guerriers. La première, on ignorait à quoi elle passait son temps. Discrète, trop même, elle n'apparaissait que peu souvent. En fait, Alvis ne l'avait vue qu'une seule fois, dans l'ombre d'Haldor. Quant à la Louve, elle s'occupait probablement encore de réparer autant que possible les dégâts dans sa forêt après le passage du Jotunn. Déblayer, replanter...

Le plus jeune des guerriers divins dévisagea Nereus un moment, mémorisa ses traits. Son visage asymétrique lui plaisait en quelque sorte : anomalie sur laquelle se portaient, pour sûr, beaucoup de regards. Par mimétisme, Alvis couvrit son œil gauche de sa main et darda son autre pupille fendue à la verticale dans celle du marina.

"Je ne te fais pas peur ?"

La question n'attendait pas particulièrement de réponse, mais il sembla à l'orphelin que l'entendre posée l'apaisait quelque peu. Après tout, s'il avait eu peur, l'homme n'aurait pas avancé jusqu'à lui. Pas de façon si détendue du moins. Sa propre cicatrice l'immunisait sans doute à ce genre de préjugés ridicules. L'avait-on injurié ? Molesté ? D'une façon ou d'une autre, rejeté ?

"Qu'est-ce que c'est pour toi, "un camp" ? Qu'est-ce que c'est pour toi, "une très bonne amie" ?"

Le silence tomba un moment, comme une plume : en douceur, en silence. Dans une chute inexorable, mais sans donner l'impression d'étouffer. Alors Alvis retira sa main de son oeil et regarda à nouveau la mer.

"Ce je peux te dire, c'est que deux marinas sont venus ici, il y a longtemps. Le premier est mort, enterré quelque part selon les rites d'Asgard. Le deuxième est venu demander de ses nouvelles, et je me disais qu'il vous l'avait raconté. A "votre camp". C'était un menteur. Il mentait et il nous prenait pour des idiots. Mais nous lui avons montré la tombe quand même. "

A quoi bon cacher cette information ? De toute façon ils devaient savoir, les uns et les autres. Nereus testait-il sa sincérité ? Sa fiabilité ? Ce serait bien la manière de procéder des Atlantes, de ce qu'il en avait vu avec Endymion.

Machinalement, Gamma ramassa un peu de neige dans ses deux mains et commença à sculpter une boule, la fit rouler près de sa cuisse doucement, puis la regarda tomber dans le vide et s'écraser une cinquantaine de mètres en contrebas, sur la glace. L'homme à ses côtés ne bougeait pas beaucoup, moins pressé apparemment depuis qu'il avait parlé d'Eirwen, évoqué les autres guerrières divines d'Asgard qui allaient bien. Car bien évidemment, un général ne se déplaçait pas pour de la piétaille. Les vierges aux boucliers recevaient les hommages de leur famille, de leurs proches. Les guerriers divins... Parce qu'ils maîtrisaient le cosmos, les grands se déplaçaient pour les acclamer, les soigner, les aimer et les enterrer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Lun 12 Déc - 10:02
L'adolescent en face de lui était pour le moins intriguant. Alors qu'il semblait ailleurs l'Asgardien arrivait à tenir la conversation et à surprendre le Général du Kraken. Le plus dingue c'est qu'il se voyait en le regardant. Cette lassitude apparente, ce manque de conviction... c'était comme si Nereus avait un miroir en face de lui. A écouter le guerrier nordique Elyn n'était pas de l'expédition à Jamir et le borgne ne put s'empécher de pousser un ouf de soulagement. Nere ne l'avait pas précisé mais de ce fait le nordique venait de s'assurer certaines réponses. Jamais l'ancien esclave n'avait précisé que la guerrière qui était son amie était une GodWarrior et cette sensation de soulagement qui l'avait envahit ne pouvait qu'amener le jeune homme dans ce sens. Quand bien même Nere n'avait pas le temps de jouer et la sincérité serait son meilleur atout pour pouvoir revoir sa jeune amie.

"Pourquoi tu me ferais peur ? Parce que tu sembles différents ?" Le Kraken barra alors son oeil valide de sa main. En un sens lui aussi était différent, lui aussi devait supporter le regard des autres. L'Asgardien et le Marina se ressemblaient beaucoup en fin de compte. "Fais de ta différence une force et tu verras..." Des paroles sages pour un être qui n'arrivait pas à oublier cette infamie barrant une partie de son visage. Nereus était comme ça, voulant aider il prodiguait des conseils qu'il n'était pas capable d'appliquer à lui même.

Puis au regard des nouvelles questions de son interlocuteur la conversation basculait tout doucement dans une profondeur que le Marina avait déjà tenté d'explorer par le passé, sans succès. "Un camp... disons que c'est le groupe pour lequel tu te bats, où tes camarades et toi partagez les mêmes convictions. Même si je dois t'avouer que je ne suis pas un exemple sur ce plan là." A nouveau Nereus tachait d'être le plus sincère possible avec l'inconnu, lui aussi ne savait plus vraiment pourquoi il se battait. Pourquoi avait-il dû affronter ces deux Berzerkers à Jamir ? Pour un Dieu qui se moquait pertinemment de lui ? A son retour il irait trouver des réponses, c'était vital ! "Par contre pour un ou une amie c'est quelqu'un sur qui tu peux compter, te confier et parfois même quelqu'un à qui tu peux confier ta vie. Certaines personnes te diront qu'ils en ont plein mais en creusant tu verras que les vrais amis ne sont pas légion."

Le jeune Asgardien embraya ensuite sur la venue de deux marinas il y a quelques temps dont un serait enterré ici en Asgard. Son prédécesseur ? Nereus n'en avait rien à faire et préféra couper court. "Nous ne nous sommes pas compris, en parlant d'Atlante je pensais récemment en fait et non pas à quelques semaines. Ce que mes compagnons ont pu faire ici ne me regarde pas et ne m'interesse pas... pour le moment du moins." Il marqua une pause avant de reprendre afin de ménager d'éventuelle succeptibilité. "C'est tout à votre honneur de lui avoir indiqué la tombe malgré ses mensonges. Tu connais le nom de ce menteur ? Je pourrais peut-être en référer à mon supérieur si c'est important pour vous."

Voyant le beson criant de son vis-à-vis Nereus décida de lui accorder un peu de son temps. Si Elyn n'avait pas pris part à la bataille de Jamir, elle devait bien se porter. Aussi, le protecteur de l'Arctique s'asseya aux cotés du jeune homme avant de reprendre.

"Nereus du Kraken et toi ? Tu es un guerrier divin ?" La main tendu vers le jeune homme le borgne attendait une réaction de sa part.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Lun 12 Déc - 12:31
Le petit brun dévisagea la marina avec une curiosité nouvelle. Cette réponse-là était inédite et il prit le soin de la soupeser patiemment. En un sens, malgré le regard des autres et les insultes qu'on proférait à son égard, il avait depuis bien longtemps accepté sa différence et aiguisé ses aptitudes en conséquence. Puisqu'ils faisaient de lui un serpent, Alvis savait se comporter comme tel : discret, vif, prudent. Si on le laissait tranquille, une relative paix demeurait. Si on l'attaquait, son venin pouvait faire des ravages, sa Mue effaçait ses blessures et il savait se défendre.

Un moment encore et Nereus énonça des définitions auxquelles il ne semblait pas croire, pas correspondre lui-même. A l'entendre, le marina nourrissait une certaine forme de désillusion face à ces définitions usées et abusées à tout va. Lui aussi connaissait probablement la déception et la trahison, l'amertume d'une confiance qui vole en éclats, et cette douloureuse blessure qui en résulte. Pourtant, il quittait l'océan pour rendre visite à une amie. Pourquoi cette personne différait-elle de toutes les autres à ses yeux ? Quelle qualité possédait-elle en plus, ou quel défaut en moins par rapport à tous ces Hommes menteurs, ces dieux manipulateurs et ces monstres traîtres pour compter vraiment ?

"Tu confierais ta vie à quelqu'un d'un autre camp ? Un camp avec lequel le tien n'est "pas en très bon terme" ? Pourquoi ? Et comment feras-tu le jour où il y aura une guerre ?"

Le Serpent haussa les épaules en guise de réplique à la précision du Kraken. Il ne faisait que répondre aux questions qu'on lui posait, sans même y être tenu. De la part des autres guerriers divins, cette attitude pourrait être prise d'une mauvaise façon, mais il n'en avait cure. Et puis de toute façon, ses informations ne devaient plus être très actuelles pour le marina, puisque selon toute logique le pirate les avait partagées avec ses confrères. En théorie. Si ce n'était pas le cas, cela signifiait que tous les membres d'un "camp" ne se disaient pas toujours tout. Dans ce cas, quelle confiance pouvait bien les unir ? Comment fonctionnaient-ils ? Certainement pas comme des amis. Et non plus comme des alliés soudés.

"Endymion. Il a parlé d'un Dragon des mers. Et franchement, si vous voulez essayer de devenir amis avec Asgard, envoyez quelqu'un d'autre. Nous ne sommes pas des idiots, pas plus que des barbares, contrairement à ce que tous les gens du sud croient."

Un certain mépris perça dans la voix du plus jeune, qui se souvenait de la façon dont l'Atlante l'avait ignoré pour se concentrer sur Toryald. Fafnir n'appréciait probablement pas qu'on haussât le ton à son encontre, et les choses s'étaient tendues pendant un temps, jusqu'à l'improbable défi au terme duquel l'ersatz de marchand avait rebroussé chemin la queue entre les jambes.

Tout à coup, brisant la distance qui les séparait, le sauvageon vit Nereus s'installer près de lui l'air de rien. Il s'éloigna de quelques centimètres, assez pour s'assurer qu'aucun contact de quelque sorte que ce soit ne se produirait fortuitement entre eux, puis observa la main du Kraken sans comprendre pourquoi il la tendait ainsi.

"Mon nom ? Alvis. Je..."

Il hésita, pas très sûr de la réponse à offrir.

"D'après ce tu as dit, je ne fais partie d'aucun camp. Mais les autres disent que porter une armure fait de moi un guerrier divin oui. Je ne sais pas si j'en suis vraiment un ou non."

Un soupir, et de nouveau le souvenir d'Odin, avec ces mots assourdissants de non-dits. Ragnarök. Liberté. Rédemption. Père. D'un geste à peine conscient, il alla chercher le bout de sa tresse et passa les doigts sur la lanière de cuir usée qui en maintenait le bout attaché. Ses pensées s'éloignèrent vers la seule personne à laquelle il aurait confié sa vie sans même réfléchir, jusqu'à la fin de son existence, toujours droite et constante.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Mer 14 Déc - 12:13
Comment ferait-il si Asgard et Atlantis entraient en guerre ? Question légitime qui avait valu quelques nuits blanches à une certaine époque. Puis avec le temps, Nere avait préféré l’oublier se concentrant uniquement sur sa relation avec Elyn. De toute façon à cet instant et depuis quelques semaines déjà le Kraken ne savait pas réellement pourquoi il combattait. Parce que c’était son destin ? Parce que son Dieu le lui ordonnait ? Le borgne ne le savait pas réellement. Et suite à un haussement d’épaule il répondit :

« J’aviserai au moment venu. Pour le moment avec les derniers évènements les différents camps ont d’autre chose à penser je pense. Mais oui le moment venu il faudra faire un choix, autant elle que moi. »

Le sien… il était fait en réalité. Il combattrait comme un bon soldat mais si Elyn viendrait à se présenter devant lui, il feinterait le combat, préférant tomber sous les coups de la Louve plutôt que l’inverse. Agir ainsi le rendrait sans doute coupable de trahison, il serait châtié voire tué mais Nere ne pourrait pas lever la main sur son ami. Mais tomber sur Elyn en pleine bataille n’était que le bon côté à dire vrai. Si Epsilon tombait sur Endymion ou Calista par exemple ? Que devrait-il faire ? Pour le moment le Kraken préférait éviter d’y pense tout simplement.

« Mais de mon côté je ferais tout pour qu’une guerre n’éclate pas… sans pour autant oublier que nous ne sommes que des pions. » Oui ce n’était pas forcément les guerriers qui décidaient, si l’envie lui prenait Poséidon pouvait déclarer la guerre à Asgard à n’importe quel moment les Atlantes n’auraient aucun autre choix que d’aller se battre.

Un sourire apparut sur le facies de Nere à l’évocation d’Endymion. Oui c’était bien la façon de faire du Dragon des Mers, pourtant Nereus le considérait comme un ami. Le pirate étant considéré par l’ancien esclave comme la première pierre du chemin menant à sa liberté. « Je peux comprendre votre méfiance dans ce cas mais honnêtement ne faites pas grand cas d’Endymion, mon frère d’arme peut s’avérer être très joueur par moment. Rien de personnel. »

Il ne chercha pas à en débattre plus, ce n’était pas le sujet véritable de cette conversation, pas plus que ce que les gens du Sud peuvent croire ou non. Nereus chercha donc à s’installer aux cotés de l’adolescent pour discuter un peu plus. Maintenant qu’il savait que l’étoile d’Epsilon allait bien, il avait le droit à un peu plus de temps. L’ancien esclave décida par la même occasion de rendre les présentations plus officielles en tendant la main et donnant son nom. Alvis, car tel était le nom de son interlocuteur ne semblait pas comprendre pourquoi le général lui tendait la main et après quelques secondes Nere décida d’abaisser la main.

« Alvis hein… Je vais te dire ce que mon représentant m’a dit lorsque je lui ai fait part de mes doutes concernant mon écaille mais avant est-ce l’armure qui t’a choisi ? Je ne pense pas que tu l’as volé non ? Alors tu as déjà une partie de ta réponse. Quant au pourquoi … moi-même je cherche encore la réponse. »

Il posa son unique œil azur sur Alvis avant de reprendre. « Tu t’es battu à Jamir alors tu fais partis d’Asgard. C’est simpliste, minimaliste même mais c’est un fait. N’avais-tu pas là-bas un frère ou une sœur d’arme pour protéger tes arrières ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Mer 14 Déc - 13:58
Un air neutre prit place sur les traits de l'adolescent alors qu'il écoutait le Kraken parler de son idéal comme s'il avait le moindre contrôle dessus. Sa version de l'histoire s'avérait un possible parmi tous. La guerre pouvait frapper à n'importe quel moment, et justement plus encore actuellement, pendant que toutes les troupes se tenaient encore sur le pied de guerre. Motivés par leur victoire, les soldats brûlaient d'une détermination suffisante pour poursuivre leur conquête, encore et encore, jusqu'à l'anéantissement de l'ennemi ou l'absence d'autres terres à s'approprier. Ainsi naissait l'Homme, toujours avide de plus, plus loin.

Ce choix dont il parlait comme d'une anecdote, changerait alors sa vie. Sous la contrainte, l'un ou l'autre des deux amis se trouveraient amenés à s'affronter, ou à décimer les camarades de l'autre, entraînant haine et vengeance, amertume et désillusion. Un nouveau cycle de guerre engendré par toutes les pertes commenceraient, et la guerre de nouveau frapperait à la porte, inlassablement.

"Seul tu ne peux rien. Le moindre faux pas comptera toujours plus que les innombrables avancées. C'est comme ça que les guerres débutent. Et jamais elles ne terminent vraiment, sauf si tous ceux qui l'ont commencée meurent. C'est à ça que servent les pions. Ils commettent des faux pas que les rois et les reines s'empressent d'utiliser à leur avantage pour s'emparer des villages voisins, des pays voisins, des vies des voisins. Si on tue le roi, un autre lui succède, et il se sert de ce meurtre pour commencer une nouvelle guerre. Les humains sont comme ça."

Le regard du Serpent se fit plus incisif face à la mer et il s'imaginait lancer sur l'espèce humaine l'une de ces immenses vagues salées, dans l'espoir de les sortir de leur incessante soif de sang. Un jour, à trop s'en abreuver, les rivières et les fleuves deviendraient rouges, puis les océans. Le monde se teinterait de la sinistre couleur de la souffrance et du regret.

A l'égard d'Endymion, le sauvageon laissa couler. On pouvait bien argumenter en sa faveur, ils avait ce qu'il avait vu : le Dragon des mers ne plaisantait pas. Cacher ses véritables intentions ne faisait que renforcer la méfiance à son égard, et par extension à tous ceux de son "camp". Le cycle du mensonge et du meurtre d'une possible confiance légitime commençait, réduisant en cendres les prémices de négociations qui n'auraient jamais lieu. Ou peut-être après tant de carnage que tous, d'un côté comme de l'autre, ne seraient que lassitude et désabusement.

Alvis se leva d'un bond à la demi-accusation, la colère animant ses gestes. Il allait répliquer mais la suite tempéra son impulsivité, jusqu'à doucement détendre sa garde.

"Pas "choisi"... C'est un cadeau. On me l'a donnée. Et ce n'étaient pas les guerriers divins."

Il promena son regard sur le jeune homme face à lui, puis sur l'énorme boîte métallique à son côté. Avec mille précautions, et en gardant Nereus dans sa vision périphérique, il s'en approcha, s'accroupit et tendit les doigts pour suivre le contour des figures aquatiques représentant le Kraken.

"Des doutes sur... ton écaille. Ça ? C'est une armure, pas vrai ? Je veux dire, dedans. Tu as des doutes sur ce qu'elle est ? Sur pourquoi elle t'est venue ?"

Le petit brun se releva, effleura une dernière fois la Pandora box, puis se tourna de nouveau vers l'Atlante.

"Je refuse d'être un pion. Je suis libre de partir à tout moment, je leur ai dit, ils le savent. Mon armure m'appartient, on me l'a donnée. Je n'obéis pas aveuglément à un maître, contrairement à ce que tu as l'air de penser. J'ai choisi de rester à Asgard, par moi-même, et j'ai mes raisons pour cela. Mais je n'aime pas Odin, je ne l'ai jamais apprécié et je n'ai pas l'intention de lui pardonner encore ce qu'il a fait ! C'est facile de se dire qu'on n'a pas le choix, mais on l'a toujours ! Ce n'est pas parce qu'on m'a "choisi" que je vais accepter d'aller me battre pour des choses que je ne comprends pas, que je ne soutiens pas. Ce n'est pas parce qu'on m'a hurlé que je devais mourir que j'ai accepté de me laisser tuer ! Dieu ou pas, Odin n'est pas mon maître. Si je suis allé à Jamir, c'était pour comprendre, pour voir ce qu'il y avait ailleurs, et j'ai été déçu. Je n'ai achevé aucune vie humaine, mais c'est ce que l'on attendait de moi. J'ai offert à mes adversaires une chance de fuir, mais ils se sont contentés de voir en moi un démon, comme tout le monde ! Les Hommes sont tous des menteurs et des meurtriers ! De même que les dieux ! De même que les monstres ! Tout Midgard n'est qu'un champ de bataille ! Pourquoi devrais-je participer à ça, hein ? Qu'est-ce que tu en penses ? Et qu'est-ce que ton fichu dieu en pense ?! Le jour où tu trouveras le corps de ton amie au milieu des cadavres, tu te diras encore que tu n'avais pas le choix ! MENSONGE !"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Mer 14 Déc - 15:25
« Ton armure t’a peut-être été donnée mais si tu es capable de la porter c’est qu’elle l’a bien voulu ! » Une chose était certaine, Nereus ne se laisserait pas démonter devant l’adolescent au regard de reptile. Il n’avait fait qu’émettre des hypothèses et non des accusations. Comme lui il y a quelques semaines Alvis était perdu et la moindre remarque pouvait être la mèche qui le ferait exploser. Le Kraken ne connaissait que trop bien cet état et personne ne lui avait jamais fait de cadeau alors il n’en ferait pas non plus. Alors que le silence s’installait de nouveau le jeune homme observait le guerrier divin qui détaillait les contours de sa cloth box.

« Oui mon armure se trouve à l’intérieur et une nouvelle fois oui j’ai des doutes… enfin j’avais. L’écaille du Kraken m’a choisi à cause du lien que j’ai avec elle mais je n’en sais pas plus. Disons que c’est un peu comme une quête personnelle qui s’ouvre à moi. »

Puis le guerrier divin se mit à partir dans un long monologue, il avait besoin de s’extérioriser de parler. La bataille de Jamir avait eu son petit effet psychologique sur l’adolescent. Rapidement, Nere se releva pour se mettre à la hauteur du jeune homme et d’un geste vif le gifla sans ménagement. L’air grave le Marina fixait le Guerrier Divin de son unique œil avant de prendre la parole.

« Ne te comporte pas comme un gamin ! Tu as l’honneur de représenter Asgard, ton peuple ! Si tu refuses de te battre laisse ton armure à quelqu’un qui saura s’en montrer digne. Si tu doutes tu es mort ! C’est la réalité. Malheureusement tout ne peut pas être blanc ou noir. Le gris existe aussi. » Il soupira avant de poursuivre. « Concernant mon Dieu je n’en sais rien, j’essaie de faire au mieux pour protéger les gens que j’aime, pour offrir une nouvelle vie aux personnes qui ont vécu l’enfer et si pour y parvenir, pour atteindre mon but je dois me comporter comme un pion alors soit je serais un pion. Et si je dois mourir sur le champ de bataille pour une cause que je ne comprends mais qu’en contrepartie je puisse sauver quelques personnes et bien soit je suis prêt à mourir pour eux ! »

Le borgne concentra ensuite légèrement sa cosmo-énergie afin d’ouvrir la pandora box de la scale du Kraken dévoila l’armure sous sa forme totemique. D’un geste de la main, il vint en caresser les pourtours avant de reprendre.

« Je connais bien la guerrière divine d’Epsilon et je suis prêt à jurer sur ma vie qu’elle n’est pas du genre à laisser quelqu’un avec des doutes, dans sa solitude. Va la voir, va discuter avec elle et tu verras. La Louve d’Asgard m’a été d’une grande aide. Lorsque j’ai revu Elyn j’ai compris que les Hommes n’étaient peut-être pas tous pareils. Qu’ils y avaient certains… certaines qui étaient de bonnes personnes. » Rompant le contact avec son écaille, il fit alors un pas en avant, le visage nettement plus amical cette fois.

« Ne comprends-tu pas ? Pour nous autre guerriers combattants pour une cause qui nous dépasse il faut vivre l’instant présent. Du jour au lendemain notre vie peut prendre fin. Si tu n’es pas prêt à l’accepter saute ! Je te parie que tes frères et sœurs d’arme pleureront ta mort. » Une en tout cas, il le savait.

Il avait été direct mais le GodWarrior n’était sans doute pas mourant comme lui, il pouvait remédier à la situation.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Mer 14 Déc - 16:24
Après toutes ces années à écouter aux portes et aux fenêtres, le sauvageon en avait entendu des tirades idéologiques, mais cela ne l'empêcha d'être totalement pris au dépourvu par la gifle soudaine que lui administra le général de Poséidon. Son instinct supplanta aussitôt sa raison et il saisit la main coupable avant qu'elle ne revînt à son propriétaire, pour mordre sa paume et ses doigts de toutes ses forces, jusqu'à sentir le goût ferreux de son sang sur son palais. L'instant d'après, il bondissait vivement en arrière et brandissait sa dague à hauteur d'yeux, en position défensive, clairement prêt à défendre sa vie si besoin.

Se battre pour les autres, pour de simples vies, quand ces mêmes vies pouvaient en faucher d'autres par dizaines, ne représentait rien d'autres que des mots en l'air pour Alvis. Ce "peuple" qu'on lui vantait à tout va n'avait jamais agi autrement qu'en le calomniant, en l'insultant et en le rejetant, simplement à cause de ces yeux particuliers sur son visage.

"Ce n'est pas un honneur pour moi ! Ces gens n'ont jamais cherché à comprendre ! Ces gens ne sont pas "mon peuple" ! Tu ne sais pas ce que ça fait d'être comme moi et tu ne sauras jamais ! Avant ta blessure, tu as eu une vie dans laquelle on ne te jugeait pas d'un regard ! Dans laquelle on te parlait comme à un humain "normal" ! Les vies de ces gens qui veulent ma mort, je m'en fiche ! Tôt ou tard tout le monde meurt de toute façon !"

Son cosmos grandissant, Alvis crut à une riposte de la part du Kraken, et un manteau d'énergie émeraude vint nimber son corps en conséquence. L'armure de Gamma vibrait au loin dans la chambre du palais mais ne se déplaça pas, pas encore.

Le nom d'Elyn tomba tout à coup dans la conversation sans trop que le cadet ne comprît pourquoi tout d'abord. La personne qu'il venait voir, bravant les frontières, c'était elle ? Sa "bonne amie" entre les mains de laquelle il n'hésiterait pas à confier sa vie ? Cela faisait sens. Elyn ressemblait à cette sorte de personnes pour qui les origines importaient peu, et qui entreprenaient tout ce qu'elles pouvaient pour aider, sans intérêt. Mais l'Epsilon, comme chacun des guerriers divins, apparaissait comme une exception à une règle qu'avait expérimenté le Serpent des centaines d'autres fois : les humains sont égoïstes, rejettent la différence, pillent et conquièrent pour le plaisir ou le gain, sombrent dans la violence tôt ou tard.

"Certaines personnes, ce n'est pas tout le monde ! Et rien ne dit qu'Elyn restera comme elle est, à force de se battre et de tuer pour Odin ! Je n'ai pas besoin de toi, ni de sauter, pour savoir que le monde me hait et préfèrerait me voir mort. Tu ne sais rien de qui je suis ! Arrête de juger rien qu'en regardant !"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Sam 17 Déc - 20:18
La réplique de l'enfant aux yeux de serpent Nere l'avait vu venir mais avait préféré se laisser faire. Provoquer un guerrier divin comme il venait de le faire pourrait avoir des conséquences plus grave qu'une simple morsure à sang. Une guerre pourrait être déclarée sur ce simple motif. L'air grave, son regard composé de son unique oeil ne quittait pas Alvis. L''adolescent pourrait le tuer ça ne changerait pas grand chose, Elyn et Tihana étaient sauves et c'était le plus important. Et quand la réplique du guerrier nordique tomba, Nereus ne put esquiver un sourire. S'il savait ! Simplement parce qu'il a des doutes il croit que Nere a eu normal ? Que tout se résume à un oeil ballafré ? S'il était sûr de n'avoir aucune conséquence derrière le Kraken n'aurait pas hésité à lui administrer une deuxième giffle pour le raisonner. Il parlait en connaissance de cause, la rouste que le Verseau lui avait infligé il y a quelques semaines avait fait son effet.

"Tu crois qu'avant cet oeil j'étais un homme normal ? Vraiment ? Tu as beau être auréolé du titre de guerrier divin pourtant je ne vois devant moi qu'un adolescent qui croit tout connaitre du monde !"

Nereus n'avait jamais eu le droit à une vie normale, excepté peut-être les cinq premières années de sa vie après ce fut la mendicité, l'esclavage, l'attaque des Saints.... Rares étaient les personnes à le considérer comme un humain normal au cours de ces années. En tant qu'esclave il était encore moins considéré que les chiens, juste un objet servant de monnaie d'échange et de combattant pour les combats clandestins. Il n'était rien, rien du tout. Même maintenat aux yeux des hautes sphères Atlantes le borgne n'était qu'un simple guerrier, un Sang-Impur qui n'avait eu la chance d'être élu par l'écaille elle même. Sa mort, sa vie.... Il disparaitrait personne ne s'en soucierait, peut-être Tihana... voire Elyn mais avec la distance cette dernière ne le remarquerait pas tout de suite c'est évident.

"Elyn ne changera pas. Si tu croises son chemin un jour, demande lui quand et comment nous nous sommes rencontrés, tu comprendras beaucoup de chose."

Les paroles du Marina étaient pleines de mystère mais cela laisserait du temps au jeune homme pour réfléchir. Il semblait si perdu que Nereus se voyait presque en Alvis.

"Oui effectivement je ne sais pas qui tu es, comme tu ne sais pas qui je suis. Pourtant je ne peux que constater ce que je vois, un guerrier divin perdu. Je me repete mais ton armure t'a accepté, cadeau ou pas et il doit bien y avoir une raison. Pourquoi Odin ne te l'a t-il pas reprise ?"

Nereus posant ensuite son regard sur sa main blessée puis en une fraction de seconde celle-ci se retrouva couverte d'une fine couche de glace. Il n'avait rien sur lui pour panser la plaie mais nul doute qu'Elyn aurait de quoi.

"Si tu ne veux pas que je te juge sur ce que je vois, raconte moi. Sinon laisse moi passer. Comme tu le dis, on meurt tous un jour alors le temps est précieux."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Sam 17 Déc - 21:37
Toujours sur la défensive, le bras replié prêt à abattre sa lame, Alvis patientait, attendait que sa proie franchît le pas de trop pour frapper, tel le serpent replié sur lui-même. Sa main ne tremblait pas sur le manche de son arme et ses yeux suivaient Nereus comme une ombre attachée à sa silhouette. Pourtant, le Kraken ne bougea pas, se contenta de panser sommairement sa main et de répondre à sa manière, un peu brute, plutôt froide, mais profondément vraie.

"Je sais que je ne sais pas tout du monde, mais la méchanceté des Hommes je la connais ! Depuis toujours je la connais ! Et rares sont les personnes à pouvoir en dire autant ! Plus rares encore celles qui peuvent la comprendre à sa juste valeur !"

Asher, encore et toujours, revenait dans les pensées de Gamma comme un aîné sur le chemin terrible de la vie. Il ne connaissait pas les détails, mais le Serpent savait que sa vie avait commencé dure comme la sienne. Depuis quand exactement, il ne pouvait pas l'affirmer, mais il avait vu les cicatrices sur son dos et la douleur dans ses yeux, encore vive, encore actuelle. Et surtout Kendrill, ses flammes, ses cris, sa vengeance douce-amère.

"Je n'y crois pas, mais puisque tu as l'air si sûr de toi, je le ferai. Nous verrons bien dans plusieurs années comment elle sera... Nous verrons si nous sommes encore en vie et elle aussi."

Un regard de défi à l'encontre du général. Pour un peu l'idée de faire tomber l'innocence d'Elyn comme on avait brisé la sienne l'aurait tenté, mais ce chemin-là n'était pas le sien. Depuis toujours il choisissait la paix, l'isolement, l'auto-protection. Salir Elyn signifiait devenir comme Asher et s'engager dans la rivière de sang. Quitter le bûcher pour ce rejoindre ce presque pendu au bout de sa corde.

Odin, toujours Odin. Pourquoi a-t-il fait si, et pas cela ? Pourquoi Odin ne dit-il rien ? Pourquoi Odin laisse-t-il faire ? Et si Odin ne possédait pas le pouvoir de contrôler ces fichues armures, mais bien les esprits emprisonnés à l'intérieur !? Il s'agissait quand même de Jör ! Du Serpent-Monde capable de détruire le plus puissant des dieux d'Asgard ! Stupide Odin et son œil borgne !

Et puis à tout coup, nouveau coup de tonnerre dans l'esprit du sauvageon. Son hostilité, sa résolution, sa colère chancelèrent. Il scruta Nereus un long moment, le souffle coupé, sans quitter sa pose, mais avec bien moins de hargne.

"C'est ce que... j'allais dire... Finit-il par souffler. Tu... Tu es... le premier à demander..."


Désarmé psychologiquement, Alvis fléchit les genoux, lentement, jusqu'à se laisser tomber au sol avec sa dague toujours à la main. Il ouvrit une première fois la bouche pour parler, puis se rendit compte que les mots ne voulaient pas sortir, plus durs et enfouis qu'il n'y paraissait. Une deuxième fois puis une troisième, le même résultat se produisit, le laissant pitoyablement muet, à rassembler ses souvenirs, et raviver cette douleur brûlante au fond de ses entrailles.
Nereus patientait, compréhensif et peu pressé. Ce comportement, le petit brun n'arrivait pas à le comprendre. Ces gens qu'il côtoyait tous les jours s'en fichaient, ou n'osaient rien dire, et lui en quelques minutes, il posait la seule question qu'Alvis attendait, la seule qui montrait qu'on s'intéressait une fraction de seconde à lui, à ce qu'il avait traversé jusque-là. Par où commencer maintenant ? Que dire qui méritait qu'on le mentionnât ? Sur quoi s'attarder ? Dans quel but ? Il ne ressentait pas le besoin de se faire plaindre, il voulait seulement qu'on essaie de le comprendre. Juste un peu. Juste un instant.

"J'ai été abandonné à la naissance. Sans doute à cause de mes yeux."

Ton monotone. Un souffle à peine audible. Et petit à petit sa voix s'affirma, se posa avec plus d'émotion :

"C'est un mauvais signe en Asgard d'avoir des yeux de serpent. Ça annonce la fin du monde... Ce n'est pas "normal"."

Il serra les poings, se demandant si Nereus était au courant pour ce genre de mythes, associés à chaque armure divine.

"C'est une sorcière qui m'a élevé. Elle s'appelait Lala. Elle était laide, et vieille, et grincheuse, Lala. Mais elle n'avait pas peur, elle. Je suis resté plusieurs années avec elle. Je ne sais pas exactement combien. Je ne savais pas compter encore à ce moment-là. Elle m'a appris à survivre. Elle m'a appris à me méfier de ceux qui me veulent du mal. Elle m'a appris à trouver des herbes, à tailler des outils, à reconnaître les traces des animaux... Plein de choses en fait. Et puis un jour, les gens du village lui ont lancé des pierres. Elle avait traversé la rivière, et personne ne la suivait, mais ils ont commencé à lancer, de plus en plus grosses. Je l'attendais de l'autre côté, je leur ai dit d'arrêter mais... mais... ils l'ont tuée. Comme ça. Parce que c'était une sorcière. Parce qu'ils n'aimaient pas Lala. Ensuite ils sont partis. Ils l'ont laissée là, de l'autre côté de la rivière. Elle ne bougeait plus. Elle saignait beaucoup. Je n'ai pas réussi à la reprendre aux walkyries. Je ne voulais pas qu'elles l'emmènent."

Écartant toute notion de prudence, l'adolescent ferma les yeux un instant pour mieux revoir la scène, le cauchemar qui avait si longtemps hanté ses nuits. Son dernier souvenir de Lala et le plus cruel de tous.

"J'étais tout petit mais j'ai compris à ce moment-là qu'ils me tueraient aussi si je restais là. J'ai pris quelques choses dans la maison et je suis parti dans la neige, sans savoir où aller. Et je suis resté comme ça, tout seul. Tout le temps. Il fallait bien que je mange aussi, alors parfois j'allais vers le village et je volais. Du pain. De la viande. D'autres vêtements quand les miens devenaient trop petits. Au début c'était dur. Quand ils me voyaient, ils essayaient de me frapper avec des fourches ou des lances, avec des épées aussi, et des flèches. Ils ont bien failli réussir. Et avec l'habitude, j'ai réussi à me faire moins remarquer. Et aussi, j'ai commencé à pêcher, à chasser, à nager, à grimper. Tout seul. J'écoutais les gens parler quand je m'ennuyais. Je le fais toujours en fait."

Il regarda avec dédain les vêtements décents sur son corps, que les prêtres avaient insisté à lui faire porter en échange de ses vieilles peaux usées et malodorantes. D'un geste rageur, il retira sa tunique et la lança plus loin, sans paraître craindre la morsure du froid outre mesure. Ses muscles roulant sous sa peau blanche de jeune homme témoignaient du passé difficile qui l'avait bâti jour après jour, un entraînement plus assidu que n'importe laquelle des formations de chevaliers. Et pourtant, sur ce corps harassé par le climat et la vie trop rude d'Asgard, aucune cicatrice, aucune marque. Elle était lisse et régulière, comme au jour de sa naissance.

"En écoutant une fois, j'ai entendu parler de lire et écrire, de compter, de maîtrise d'armes. Et je suis revenu, plusieurs fois. Et j'ai appris petit à petit pourquoi je me faisais attraper, frapper, ce que voulaient dire les mots qu'on me hurlait, et encore d'autres choses. J'ai tout écouté comme ça. Tout seul. J'explorais aussi. C'est comme ça que j'ai trouvé la pierre de Jör. Il m'a raconté les mythes d'Asgard, ce que Odin lui a fait pour qu'il se retrouve dans une pierre. Tu connais toi, Jör ? C'est un grand serpent. Les devins ont dit il y a longtemps qu'un jour, quand viendrait la guerre des dieux, il tuerait Thor et avalerait le monde. Mais c'était le seul à me parler normalement, Jör, et je sais maintenant que c'est parce que j'étais comme lui. Les yeux de serpent, aussi. Alors, quand il m'a donné l'armure, je l'ai écouté. J'ai suivi la route qu'il m'a montrée jusqu'à cette vallée, et je suis allé au palais. Et c'était étrange, parce qu'ici mes yeux ne font pas peur aux guerriers. Ils disent que je suis petit, et faible, et idiot, et naïf, et plein d'autres choses, mais pas maudit. Pas nuisible. C'est pour ça que j'ai accepté d'essayer d'être un guerrier divin. Je n'aime pas tuer des humains, mais au moins ici on me laisse un peu tranquille. Sauf Asher, il veut toujours m'envoyer à la guerre, mais il est différent Asher. Un peu comme moi mais pas de la même façon. Sauf que... à Jamir... Odin..."

Tout s'était déroulé si vite. Le dieu remettait en question jusqu'aux principes de base que tous les enfants apprenaient de la même façon, ce savoir collectif transmis de génération en génération par les bardes et les anciens. Combien de fois tous ces contes mentaient-ils à ceux qui les croyaient avidement, cherchant réconfort, héros à admirer ou but à poursuivre ? La Vérité n'éclatait qu'aux yeux de ceux qui vivaient les faits par eux-mêmes. Les récits, du premier jusqu'au dernier, déformaient toujours tout. En fin de compte, la vie revêtait un manteau de fausseté, un mensonge poursuivi aveuglément par quiconque osait écouter, rêver et imaginer.

"Je ne sais plus qui je dois croire... Jör m'a dit il y a longtemps qu'Odin possède le don de tout savoir. Mais Odin dit que Jör m'a menti... Qu'il n'est pas emprisonné réellement dans ses pierres, qu'il pourrait être libre aujourd'hui s'il le voulait... Les dieux peuvent mentir... Les monstres peuvent mentir... Les Hommes mentent ! Alors qu'est-ce qu'on peut croire dans ce monde ?! Pourquoi on devrait vivre et se battre pour des gens qui ne font pas confiance aux autres ! Pourquoi on devrait souffrir pour ceux qui nous font souffrir ! Pourquoi tout le monde veut la guerre !"

Impulsivement, Alvis reprit sa tunique en main et planta sa dague dedans, traça de larges déchirures puis plusieurs fois la poignarda sauvagement, comme si quelqu'un se trouvait vraiment à l'intérieur. Son besoin de défoulement passé, il la rejeta à nouveau et pointa un index impérieux sur le Kraken.

"A ton tour ! Raconte-moi !"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
NereusavatarArmure :
Scale du Kraken

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
240/240  (240/240)
CC:
215/215  (215/215)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Dim 1 Jan - 18:51
Statique, sans réaction, Nereus regarda le jeune homme tomber à genoux. Sa question ou plutôt sa demande avait selon toute vraisemblance désarmé le guerrier divin. Mais quoi de plus normal ? Pour comprendre il faut savoir et pour savoir il faut demander. Peut-être qu'en ayant toutes les cartes en main le Kraken serait à même de pouvoir aider Alvis ? Et si même après avoir entendu son histoire Nere ne pouvait rien pour lui, il orientait le guerrier divin vers son amie, l'étoile d'Epsilon. Elyn l'écouterait et comprendrait c'était évident. C'est ainsi que le général des mers écouta le récit d'Alvis, chaque mots raisonnaient dans son esprit, se mettant du mieux possible à la place du GodWarrior. Lui aussi avait donc connu l'abandon, les brimades.... Les deux guerriers avaient de ce fait quelques points communs c'était indéniable.

Nereus ne broncha pas non plus lorsque le jeune homme retira sa tunique soyeuse, l'asgardien avait besoin d'extériorisé et cela était tout à fait normal. Alvis n'était pas dangereux, une personne qui n'était pas maître de ses émotions n'arriverait pas à se battre de manière optimale, lui même ayant fait l'expérience il y a quelques semaines avec le chevalier d'or du Verseau. Puis lorsque le récit prit fin, son regard n'avait toujours pas quitté Alvis, essayant de le sonder de son mieux et alors que l'adolescent venait de transpercer son habit de coups rageurs Nere prit enfin la parole.

« Très bien. » Lâcha-t-il alors qu’Alvis lui demandait de raconter à son tour son histoire. Nereus avait néanmoins pris quelques secondes pour y réfléchir, le ton qu’avait employé le guerrier divin n’était pas particulièrement plaisant. « Je vais néanmoins être bref, si tu veux des détails concernant notre rencontre demande à la guerrière divine d’Epsilon. »

Le Kraken s’approcha alors du vide, son regard azur se perdant dans l’immensité qui s’offrait à lui. Nature sauvage et dangereuse mais également très belle !

« Je vis le jour à Constantinople. Ma mère décéda rapidement d’une maladie… elle était ce que l’on pouvait appeler une prostituée. Je n’avais alors que dix ans et de ce fait avais pris la décision de me rendre ici en Asgard. Les légendes parlaient de grands guerriers qui avaient combattu fièrement contre les Saints d’Athéna mais durant le voyage je fus capturé et… » Il se mordit les lèvres avant de reprendre. « Je devins esclave pendant plusieurs années, coups, tortures et brimades étaient mon quotidien jusqu’à l’intervention du Kraken. Je me réveillai ensuite près d’Alexandrie où j’y ai vécu en tant qu’apprenti marchant jusqu’à l’attaque des Saints en 545. J’ai perdu mon œil en voulant sauver des habitants et à force de travail me voici. »

Le Gardien de l’Arctique avait passé sous silence certains détails de sa vie mais ce n’était pas très important selon lui. En quoi lui apprendre qu’il était déjà condamné par le poison de l’ancien chevalier d’or des Poissons l’aiderait ? Ou encore qu’il fut pendant une année le garde du corps de l’héritière Atlas ? Non ces détails n’aideraient en rien le jeune guerrier divin. La plupart des éveillés avaient le droit à une vie bien triste, Alvis ne dérogeant donc pas à la règle.

« Malheureusement la plupart des gens souffrent, tu n’es pas le premier… ni le dernier. Tous à différents degrés certes mais ainsi va la vie. Je conçois que tu te poses des questions surtout après ce que la population t’ai fait enduré. Pour Jör et Odin la seule chose que je peux te dire est de suivre ce que te dicte ta conscience. Si cette Lala était à ta place qu’aurait-elle fait ? »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1099-nereus-general-du-kra
AlvisavatarArmure :
Godrobe de Gamma

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
280/280  (280/280)
CC:
225/225  (225/225)
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   Dim 1 Jan - 20:06
Assis en tailleur le temps d'écouter Nereus, Alvis afficha une mine sceptique, et peut-être légèrement boudeuse. Le récit avait été court, beaucoup trop. L'important résidait dans les détails. En balayant si vite tant d'années de sa vie, probablement plus que n'en comptait celle du Serpent, le général omettait forcément des choses. Pourquoi ?
D'une voix plus calme, beaucoup plus proche de celle d'un enfant en demande d'une histoire que de celle d'un guerrier féroce, l'adolescent trépignait sur place.

"C'est tout ? Tu résumes ta vie en quelques phrases et ça te convient ?"

Un air distrait se peignit sur son visage juvénile tandis qu'il jouait habilement avec sa dague, pour finir par la ranger dans sa gaine et replanter son regard reptilien sur la boîte dorée près d'eux.

"Il y a forcément autre chose. Quelqu'un qui considère sa vie en si peu de mots n'a pas de raison d'exister. Mais toi, tu as l'air d'en avoir une. Raconte-moi plus. C'est où Constantinople ? C'est quoi une prosti... ? Pourquoi on l'a tuée ? Qu'est-ce que tu as fait pendant les dix premières années ? Pourquoi tu voulais venir à Asgard ? Tu n'aimes pas les Saints ? Tu voulais devenir guerrier divin ? Dans ce cas, pourquoi tu es au service du dieu grec de la mer ? Pourquoi tu es devenu esclave ? Ça semble horrible, d'être esclave. Pourquoi on te frappait ? Pourquoi tu ne partais pas ? Et maintenant que tu es à Asgard, qu'est-ce que tu vas faire ? Je veux dire, d'accord, tu vas voir Elyn. Mais tu ne la connaissais pas à dix ans, Elyn, si ?"

La curiosité l'emportant temporairement sur la colère, Alvis se traîna de nouveau jusqu'à pouvoir toucher la Pandora box, les sourcils froncés. Il essayait en un sens d'atteindre l'âme de l'armure, de communiquer avec elle comme il le faisait avec celle de Gamma -avec Jör. Cela ne semblait pas fonctionner, ou alors le fait que la boîte soit fermée l'empêchait.

"Pourquoi il t'a aidé, le Kraken ? A quoi il ressemble ? Comment il a fait ? Il est dans cette armure pas vrai ? Tu as dit "Général du Kraken", donc c'est un monstre dans l'armure lui aussi, c'est ça ? Pourquoi il t'a choisi toi ? Pourquoi tu l'as écouté ?"

L'avalanche de questions fut coupée court par la suggestion du borgne. Suivre sa conscience ? Le problème était qu'actuellement, sa conscience, il ne savait plus trop ce qu'elle voulait. Jusque-là il suivait son instinct de survie, se suffisait de rôder, de rapiner, de survivre comme un animal parmi les animaux, comme une ombre parmi les Hommes. La donne changeait depuis l'armure. Les questions affluaient sans cesse, les réponses absentes, et suivre le troupeau ne lui avait jamais convenu. Si seulement...

"Lala n'est pas à ma place et ne le sera jamais."

Sentence irrévocable, objective. Aucune violence dans sa voix, mais son ton ne souffrait pas la contradiction. Lala était morte. Lala ne prendrait jamais sa place. A quoi imaginer ce qu'il en aurait été autrement ? Cette tendance des humains à toujours spéculer sur le passé pour expliquer le présent tendait toujours à intriguer Alvis. A quoi bon étudier un possible révolu ? A quoi bon changer fictivement les choses, quand elles s'avéraient arrêtées, dépassées, obsolètes.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t824-alvis-l-ouroboros-gamm
Contenu sponsorisé
Message Re: [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]   
Revenir en haut Aller en bas
 
[1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [1ers jours d'Octobre] Perte de repère et inquiétude [PV Alvis]
» [1ers jours de Juillet 550] L'Éveil des Fléaux [Event Berz]
» [1ers jours de juillet] De nos gouttes de sang naissent un sacrifice équitable [Oropher vs Dragos]
» Les 100 premiers jours du gouvernement vus par...
» Les 100 premiers jours du president Preval vus par les media

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Germania :: Tribus barbares-
Sauter vers: