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 [Fin Octobre 550] Repli stratégique

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Message [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Mer 14 Déc - 21:11
Je refis mon apparition à l'orée d'un bois obscur. Dissimulé dans l'ombre d'un arbre mort, je perçus la présence d'humains aussi nombreux qu'une colonie de fourmis. Des villageois ? Possible.
Je pestais en silence contre les imbéciles avides de sang qui m'avaient obliger à battre en retraite de la sorte. Adepte des replis stratégiques, je n'appréciais toutefois pas une telle situation. Tout ce que je voulais c'était présenter une opportunité à ces rustres ! Mais encore fallait-il pouvoir en placer une sans me faire éventrer avant.
Que faire désormais ? Je pouvais traquer Kostas pour lui tendre une embuscade et l'achever avant l'intervention de ses petits camarades. Mais à quoi bon ? Outre l'aspect délicat de la chose sur un territoire plus favorable à mon adversaire, je ne pourrais retirer de ce duel qu'une brève et vaine satisfaction. Or cette vengeance semblait bien face comparée au bénéfice que je pouvais tirer de l'aide des Berzekers. Oui, Kostas attendrait.
Sortant de la protection de l'arbre, je m'avançais de quelques pas dans les profondeurs des frondaisons, observant d'un oeil aguerri la direction qui pouvait me mener de nouveau vers le camp des fils d'Arès. La main sur le menton, je tachais de soupeser chaque option. Il m'apparut rapidement que le plus sage rester de parcourir quelques jours les lieux jusqu'à croiser un Berzeker de la même trempe que cet Akir. Avec un peu de chance, il saurait écouter mes arguments. La mission confiée par ce maudit Amiral me navrait au plus haut point, et je me voyais mal l'effectuer en personne sans assistance. L'option Berzeker semblait bancale sur plus d'un point, mais j'étais adepte de l'adage "qui veut la fin, veut les moyens".
Et puis il ne fallait jamais cracher sur l'avenir. Aujourd'hui les Saints étaient alliés aux marinas, mais demain ? Arès et Poséidon, divinités capricieuses au possible, pouvaient fort bien s'entendre sur un coup de tête, ou une opportunité mutuellement profitable.
Je ne devais donc pas me décourager pour si peu. Ombre parmi les ombres, je repris donc ma route en silence, traquant le moindre cosmos à proximité.
Quelques âmes perdues à mes cotés, éclaireurs silencieux et compétents, je priais mon dieu de me donner un petit coup de pouce après tant de mésaventures...
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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Jeu 15 Déc - 1:21
-Alors ? Toujours dans les parages en dépit de ta déconvenue ?

Une petite fille apparaissait soudain aux yeux d'Endymion. Les cheveux d'ébènes débraillés, la robe paysanne et les pieds nus, l'enfant – qui semblait avoir tout juste atteint l'âge de raison – adressait un sourire énigmatique à ce drôle d'individu. Du haut des remparts de la Citadelle, cette dernière avait pu assister aux échanges musclés entre cet étranger et ses semblables. D'évidence qu'il n'était pas un ami ; son appartenance aux Marinas ne jouait pas en sa faveur eu égard la dernière bataille passée devant la tour de Jamir. Mais bien heureusement pour cet homme, Esther n'attachait que peu d'importance à la représentation des faits ; d'une curiosité insatiable. En tout cas, y trouvait-elle une forme d'amusement, comme en témoignait son expression des plus légères. Elle avait veillé à taire sa présence auprès de ses congénères, et ne permettait que maintenant à cet individu de la percevoir, quand bien même il se l'était traînée dans les environs un long moment.

-Tu n'es pas tombé sur des lumières, ça me paraît évident. Enfin... on peut pas dire que t'aies brillé non plus... Tu t'attendais à quoi exactement ?

Comme pour illustrer sa moquerie, la Tarentule s'amusait à révéler pendant quelques brefs moments le clair de son cosmos, découvrant ainsi sa nature spectrale. Prenait-elle la situation au sérieux ? Il était permis d'en douter. Elle ne risquait de toute pas grand chose à ainsi se rire de cette situation des plus singulières autour du Dédale de chair. Oui... cet homme avait quelque chose de rafraîchissant, quelles que soient ses intentions. Il y avait toujours du plaisir à retirer dans ce qui sortait de l'ordinaire. Aussi lui donnerait-elle la chance de la divertir un peu plus.

-D'ailleurs, qu'est-ce que t'es venu chercher ici ? Tu disais t'appeler Endymion ?

Distraite, Esther commencerait tout juste à ressasser les mots empruntés par ce Marina avant de quitter ses assaillants. Il avait veillé à capter l'intérêt des siens en les appâtant sur des pistes pertinentes pour ce dessein. La question était maintenant de savoir s'il rencontrait enfin la bonne personne pour exaucer ses souhaits. Au jugé de la nonchalance de l'Araignée, cela semblait mal partie.






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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Jeu 15 Déc - 10:26


C'est au pas de course supersonique, dévalant les kilomètres à la recherche de ce foutu Marinas que le wendigo fouillait tous les environs. Heureusement pour lui les gens du coin connaissaient parfaitement les berserkers, après tout la plupart des hommes des villages alentour faisaient partie des simples mortels utilisés en chair protectrice pour les levers de troupes du dieu de la guerre. Il n'avait rien en poche pour le moment aucune trace du pédant des océans mais alors qu'il allait entrer dans un énième village, un soubresaut de cosmos se fit sentir. Kostas éclata de rire car il reconnaissait qui possédait ce cosmos. Ce cosmos appartenait à la petite fouine du Dédale, la petite espionne rampante et grimpante le long des murs, l'araignée... Ni une ni deux, le chef du clan Misthophoros se ruant vers l'endroit où il avait ressenti faiblement le cosmos et il éclata de rire en voyant Endymion entrain de causer avec une petite fille, c'était Esther. Il s'adressa à elle en premier, tout sourire.

_ J'vois que tu as retrouvé ma proie l'araignée, j'dois t'en remercier.

Il dégrafa à nouveau sa pourfendeuse de son dos et la pointa vers Endymion encore une fois. Comprendrait-il qu'il ne lui échapperait pas. Première loi du dédale, quand on veut quelque chose, on le prend par tous les moyens possibles....

_ Arrête donc d'fuir tête d'hareng.

Il avança d'un pas, baissant légèrement Graban. Il stoppa puis fit un autre pas et posa le haut de sa lame contre le sol aride.

_ T'as un message t'dis. J'te propose qu'on l'écoute après qu'on c'soit battu. J'veux ma vengeance mec, et j'la veux plus que tout en c'moment.

Bien qu'à terre, il serra un peu plus la longue poignée de Graban, son cosmos rougeâtre commençait à l'envelopper et à recouvrir l'arme maudite. Elle voulait du sang et il voulait lui en donner.

_ Acceptes mon offre, la petite araignée ne s'mélera pas de c'combat, c'est pas du tout son genre t'sais. Et aussi soit un peu plus honnête, ça pue l'cramé ton offre...

Kostas espérait qu'au pire, Esther ferait qu'il ne puisse pas s'enfuir, non pas encore une fois. Kostas voulait savoir pourquoi le gars était là. Il sentait clairement que son histoire sentait aussi mauvaise qu'un étalage de poissonnier à la fin du marché, mais son envie de revanche, sa soif de vengeance le dévorer de l'intérieur. Ce n'était pas que lui qui le voulait, oh non... La créature morbide avait gouté le sang du Marinas un mois plus tôt et elle était restée sur sa faim quand les deux compères des mers avaient mis les voiles, lâches qu'ils étaient. Oui le wendigo voulait un peu plus du sang d'Endymion, il voulait lui croquer le coeur!


Spoiler:
 






Tout ce qui apaise la faim paraît bon.

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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Dim 18 Déc - 15:18
Une gamine.
Malicieuse et dotée d'une intelligence acérée au vu de son âge apparent. Toutefois, cet aspect peu conventionnel ne me trompa pas. J'avais en face de moi une femme redoutable et susceptible d'entreprendre un semblant de discussion civilisée. Une prouesse au vu du comportement des autres Berzekers.
Je m'inclinais donc devant elle, tout sourire.

On ne peut rien te cacher. Endymion, pour te servir... Et si cela peut te rassurer, j'étais parfaitement conscient des réactions que ma venue risquait de provoquer. Mais je suis un homme joueur et j'avais émis l'espoir de croiser la route de fidèles d'Arès en mesure de tenir une conversation.

Malheureusement, cette situation encourageante fut mise à mal lorsque je perçus de nouveau le cosmos de Kostas à proximité. Non mais quel pot de colle ! Je levais les yeux au ciel d'agacement et de lassitude quand le Berzeker borné m'apostropha de nouveau, notant au passage un semblant d'amélioration dans son attitude. Un simple vengeance ? Ma foi... Si je devais en passer par là pour le calmer et pouvoir enfin passer aux choses sérieuses...

Soit. J'accepte un duel mais uniquement entre toi et moi. Pas d'intervention d'aucun coté. Défoule toi tant que tu voudras et après parlons avec franchise de l'affaire qui m'amène vers vous.

Bon, je pouvais entrevoir une certaine logique de guerrier. Sens de l'honneur bafoué et vulgaire soif de sang, que pouvais-je attendre d'autre d'un guerrier voué au culte du dieu de la guerre ? Mon regard dévia vers la jeune fille à qui j'adressais une moue d'excuse.

Je suis venu proposer une affaire mutuellement profitable. Non en tant que membre d'une faction mais pour parler en mon propre nom. La tête d'un chevalier d'or est à votre portée si vous décidez de m'écouter. Je m'occupe de Kostas mais cela ne m'empêchera pas de discuter de ce petit arrangement.

Pour connaitre le bougre, je savais ne pas devoir le prendre à la légère. Bouclons cette affaire de vendetta une bonne fois pour toute.

Défi accepté

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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Lun 19 Déc - 12:50
Bran Ruz
"La Réponse"




« Malgré tout te revoici à arpenter les routes, mon aimé. »

L'ombre drapée de noirceur eut un petit rire à la remarque de cette Louve blanche. Aussitôt retourné chez lui, sous la férule de son Dieu-Soleil, le Bran Ruz avait ressenti un appel dans le lointain, un rouage se mettre en branle une fois encore. Et avec cela, une odeur qu'il connaissait que trop bien et qui le révulsait. La mer. L'écho d'une trahison, d'un exil forcé, souvenirs confus de sang et de larmes.

« Il le faut bien. Le monde a basculé dans le néant et il me faut endosser mon apostolat d'autrefois. Car ne suis-je pas « La Réponse » ? »

Sous la forme d'un rouge corvidé, le Bran Ruz sorti des ténèbres pour voler à travers ce bois, fendre tout ce noir et y rechercher ce que ses augures lui avaient soufflé. Avec douceur, le charognard alla se poser sur un branche, non loin, au dessus d'une petite fille qui l'intriguait et éveillait sa curiosité. Un fait assez rare pour être souligné. Il poussa son cri pour attirer son attention, sautilla, comme le faisait ces oiseaux de malheur quand un festin s'apprêtait à être offert.

« Bonjour mon enfant. »
se risquait une voix dans la tête de la femme-enfant. « Curieux spectacle, n'est-ce pas ? Mais il ne m'étonne guère, le jeu des complots et des trahisons s'ouvre et avec lui des promesses bien étranges. Je suis ici pour démêler le vrai, du faux. Car tel est mon rôle. Je suis le Bran Ruz, le Corbeau Rouge, enchanté. Comment se porte Thivan ? Et Li Mei ? »

Il ne savait pas si cette petite chose avait déjà entendu parler de lui, mais au final il en avait cure, ce qui lui importait pour le moment, c'était d'observer cette petite joute. Regarder et comprendre. Car le savoir était le pouvoir. Et c'était bien là son arme de prédilection. Ses questions n'étaient donc pas innocentes. Bien au contraire.

« C'est une perte de temps mais… que veux-tu, si cela est nécessaire à l'ouverture de l'esprit… me permets-tu de te tenir compagnie un moment, mon enfant ? »




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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Lun 19 Déc - 14:52
Le cardinal de la guerre restait introuvable, il n'avait surement pas envie qu'on le trouve, ou il était déjà en route, certainement d’ailleurs, Akir ne le concevait pas autrement. En tout cas il fit demi tour à très grande vitesse pour retrouver la trace du marina et de Kostas.

Les portes du remparts s'ouvrirent rapidement, comme si elle réagissaient à son approche, une fois passées il reprenait sa course folle dans la direction qu'avait pris le Wendigo. Il s'aiguilla rapidement dans la direction de plusieurs cosmos qu'il ressentit. Il en connaissait au moins deux pour les avoir déjà croisé dans le dédale, c'est déjà ça, si ça tournait mal il aurait des alliés sur place.

Guidé par le flux d'énergie il retrouve bientôt ceux qu'il cherchait à travers la forêt. C'est drôle voici très peu de temps qu'il avait changé d’environnement et il s'y était déjà habitué, il se mouvait comme un tigre qui avait toujours vécu dans la jungle, si aisément qu'il se demandait si ce n'était pas l'armure qui le guidait à présent. Il arriva à l'orée d'un bois et retrouva des personnes connues.

Le Berzerker et le marina venait de commencer à se mettre joyeusement sur la tronche, cela ressemblait à un duel et il n'interférerait pas. Il voyait sur le coté la tarentule qui avait décidé certainement de la même chose qu'Akir. Un corbeau rouge était à coté de la jeune fille, il l'observait attentivement et se demanda si c'était le fait d'un effet de deux belligérants.

C'est vrai, il n'avait encore jamais vu combattre Kostas, bien qu'il supposait son style de combat sur le peu qu'il en avait vu. Il resta attentif au combat en estimant les capacités du Wendigo et les stratégies auquel il serait le plus efficace. Le poisson quand à lui, il était toujours bon de connaitre la stratégie de combat d'un futur allié ou d'un ennemi pour la même raison, ou si cela devait arriver de devoir l’affronter plus tard.

Il s'assit à quelque distance de la jeune fille pour observer le combat et jetait un coup d’œil suspicieux à cet étrange oiseau qui était présent.


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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Lun 19 Déc - 16:34
L'étranger exécutait une révérence qui ne manquerait pas d'arracher un sourire à la Tarentule. En effet, l'étiquette n'était guère répandue au sein du Dédale de chair, si ce n'est inexistante. Les Berserkers ne se distinguaient les uns des autres que par la force, le charisme ou l'intellect, si bien que les titres signifiaient finalement peu de chose dans l'armée du dieu de la Guerre. Seul importait la qualité intrinsèque de l'individu, une forme de méritocratie dont les zouaves plus tôt s'étaient fait de piètres ambassadeurs. Enfin, la réputation des fauves n'avait jamais été associée à quoi que ce soit de positif. Aussi ne devaient-ils pas s'inquiéter de mal recevoir un agent extérieur ; en l'occurrence, des plus aventureux. Pourtant, en dépit de la bêtise recouvrant ses actions, cet homme inspirait une sensation toute autre à la Tarentule. Comme espéré, cet Endymion ferait un partenaire de conversation des plus divertissants.

Hélas, à peine entreprit-elle de lui répondre que ses sens se mettaient en alerte. L'un des siens approchait avec le dessein évident de lui voler son plaisir. À son arrivée, l'Araignée pestait intérieurement. Mais sa façade laisserait apparaître un sourire loin de sa contrariété intrinsèque alors que le Wendigo la remerciait pour le service rendu. Si cela avait été son intention, il l'aurait su. Là, il n'était qu'un nuisible sur sa route. Mais un nuisible qu'il ne fallait pas sous-estimer.

-Très bien. Si tu meurs, tu l'auras cherché.

Froide, son amusement avait disparu. Manifestement, la petite fille vivait mal cette situation et dissimulait difficilement son espoir de voir son allié abreuver cette terre maudite de son propre sang ; qu'il se taise à jamais et emporte avec lui sa rage anonyme. Pensait-elle sous le coup de la colère ? L'avenir le dira. Dépitée, elle s'adosserait à un arbre, avant de s'asseoir en tailleur avec en filigrane l'espoir que cette mascarade soit la plus brève possible.

Cependant, tandis que l'ennui la guettait, un croassement l'interpellait. Levant les yeux, un drôle de volatile rougeâtre l'observait. Intriguée, ses yeux allaient s'écarquiller après que résonne dans son esprit une voix à la marge de sa conscience. Mais au lieu de la peur, se dessinait une curiosité enfantine sur son visage. Retournant son attention vers le combat, la Tarentule se décidait à jouer le jeu, non moins intéressant que le premier. Souriante, l'Araignée veillerait tout de même à obscurcir ses pensées les plus intimes, ne trahissant de sa psyché que ce qu'elle voulait bien concéder. Un verrou que l'oiseau devrait forcer, en outre. Mais l'enfant avait bon espoir qu'à l'instar de tout jeu, son partenaire en respecte les règles, aussi tacites soient-elles. Pour lui répondre, sa propre voix sonnerait dans l'esprit même de son mystérieux interlocuteur. Le contrat était à présent posé.

*De tels combats m'ennuient. Je préfère mille fois les mots à la bête violence. Mon nom est Esther, fille d'Arachné ! Heureuse de te rencontrer petit corbeau !*

Soudain, une énième présence faisait irruption sur cette place, curieuse de la lutte se profilant entre un Marina et un Berserker. Lui au contraire d'autres s'attirait la sympathie de l'Araignée. En effet, d'une certaine manière, le Tigre était différent de la plupart de ses semblables. Peut-être était-ce sa candeur, mais il faisait un interlocuteur reposant. Aussi lui ferait-elle signe d'approcher.

-Akir ? Ne sois pas timide ! Viens !

Gérer deux discussions à la fois n'intimidait pas le moins du monde la petite Tarentule, habituée à jouer plusieurs consciences à la fois, telle une marionnettiste. Certes, cette pratique appartenait au passé, mais il y avait de la nostalgie à retirer de sa lointaine résurgence.

*Tu sembles bien renseigné sur ce qu'il se passe ici. Je t'envie... Moi, il en est toujours un pour se mettre sur mon chemin. Ils ne comprennent pas que le plus amusant se cache derrière l'observable. Il n'y a pas de mérite à reconnaître un corbeau. Mais en découvrir le nom, déjà... c'est moins banal.*

Dans le temps où s'installerait probablement le Tigre, Esther retrouvait un sourire insondable. En face, le dénommé Endymion entreprenait de mener la danse devant Kostas. À en juger ses mots, il n'était pas dans ses intentions de tuer son adversaire. Des intentions obscures, mises en perspective par cette apparition ailée des plus mystérieuses.

*Es tu un ami de Thivan et Li ? J'espère que tu n'es l'ami que de ce Marina. Tu serais bien triste, sinon. Une perte, c'est bien assez pour une journée.*




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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Lun 19 Déc - 17:43
Bran Ruz
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L'oeil du corvidé, d'un noir absolu comme l'encre, se posait sur la petite Tarentule. Loin d'être dénuée d'émotions, sa pupille s'animait, reflétait le combat qui s'ouvrait alors. Les propos tenus par Esther semblaient l'amuser puisqu'il continua ses petits sauts répétés, ébouriffant ses plumes, faisant claquer son bec noir.

« Le plaisir est partagé, je suis heureux de voir des Lieurs d'Esprits parmi les rangs d'Arès. Oh, nous avons un autre invité ? » Tandis que la femme-enfant l'invitait à la rejoindre, l'Oracle dardait son regard dans la direction du Marina et du Berserker. « Pas autant que tu le penses, comme toi je suis un simple Observateur du Monde. Le Verbe est mon arme, mais il m'arrive parfois de sortir de l'ombre pour faire couler le sang. Nous sommes loin de l'image du Charognard que l'on me prête. »

Un petit rire mélodieux éclata dans la psyché d'Esther. « Connaître le nom véritable de quelqu'un c'est déjà avoir un ascendant sur lui, fille d'Arachné. C'est là l'enseignement premier de ceux et celles qui côtoie la magie des Poètes. Souviens toi de mes paroles, un jour, peut-être, auras-tu l'occasion de la découvrir. »

Des mots bien sibyllins, tenus par un oiseau que l'on disait de mauvais augure. Il notait bien la suspicion du jeune homme à son endroit, mais choisit de ne pas se dévoiler à lui pour le moment. Juste découvrir son silence et ses musiques avant de se prononcer. Après tout il possédait déjà son patronyme. Akir.

« Je ne sais pas si je peux me considérer comme tel. Disons juste qu'il y a peu de temps j'ai été l'instigateur d'une alliance entre nos deux factions, une aide pour un chasseur quant à l'élimination du précédent Grand Pope. Une autre pour une femme qui souffrait à cause d'un fardeau bien lourd mais innocent. » Un soupçon de gravité dans le son de sa voix. L'oiseau s'envola pour se poser aux pieds de la demoiselle. En un coup de bec, précis et efficace, le voilà prêt à avaler un ver de terre qu'il venait d'extraire du sol.

« Aucun marina n'est mon ami. Et les « pertes » sont mon quotidien. Je vois tous les jours la nature dépérir, l'engrenage de la grande Roue du Temps se mettre en branle. Se stopper, reculer, gémir sous son propre poids. Je suis pour ainsi dire une relique des Temps Anciens. » Une pause. « Je ne suis là que pour regarder. Pour le moment. La suite me dira si je dois intervenir ou non. »

D'un coup, l'insecte qu'il tenait fut coupé en deux. Les deux parties reposant sur le sol, continuaient de bouger dans tous les sens.

« Voilà une bien drôle de prédiction. » Son œil noir se posa sur les deux hommes qui se faisaient face.




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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Lun 19 Déc - 23:20
    Courir... pourquoi faut-il toujours que les débiles se mettent à courir dans ce genre de situation. Enfin, le poisson s’est plutôt téléporté qu’autre chose et c’est ensuite parti en couille. Tout le monde s’est mis à la suivre joyeusement. Par pour les mêmes raisons. Kostas mué par sa haine et sa soif revanche. Akir, je sais pas trop, peut-être pour se retrouver une race et une dignité après la grosse branlée que je lui ai mise. Mais il faut dire que je me suis aussi lancé à la poursuite de ces gros enculés. Pour des raisons qui me sont propres. La raison du jeu. Celle du plaisir. Mais pas n’importe lequel ! Celui du sang et de la violence. Un jeu plaisant de la torture et de la souffrance. Car il est bien dommage de ne pouvoir jouer qu’avec ses supposés alliés et sans jamais avoir l’occasion de croiser quelqu’un qui en vaut la peine. J’ai du raté le joyeux bordel qu’a été Jamir et son lot de sang. On m’a raconté, la douleur, le chaos, les râles d’agonies et la violence ! Mais Velya m’a commandé de me mettre à l’abri, loin des combats et de ce bordel sans nom ! Loin du plaisir...

    Et ce que Velya demande, il faut le lui donner. De tous les sacs à merde de cet endroit, c’est le seul à vraiment avoir quelque chose à offrir. Le seul capable de donner quelque chose qui pourrait m’aider à m’élever. A avancer dans le rien et la négation de la vie. Le plus amène de comprendre le rien et sa beauté. Enfin, même s’ils sont rapides ces gros débiles, ils sont pas très difficile à suivre. Alors je les laisses passer devant, j’aurais bien assez de mon tour pour m’amuser et pour jouer avec eux ! Pour jouer avec le sang ! Bien, essoufflé, je fini par arriver sur place, visiblement le dernier. Akir est déjà là, Kostas se la donne déjà avec la précieuse ridicule. Même Esther semble être venu pour profiter du spectacle... Et ce putain de corbeau rouge !

    « - Dites voir, je suis encore défoncé ou bien ce putain de poulet est rouge ? »

    Le rouge du sang. Peut-être que je devrais attraper ce volatile et m’en faire un animal de compagnie, voilà qui serait amusant. Enfin, il était au pied d’Esther et il semblait s’intéresser à la jeune fille. Sûrement à cause de l’odeur de la mort qu’elle doit dégager. La véritable saloperie qui se cache sous le visage de l’innocence. Qu’elle prenne le volatile dans sa toile ou même Akir si elle veut. Qu’elle joue avec nous et le marina. Car pas question que je reste derrière encore une fois. Pas question de se situer loin de ce qui donne un sens à la vie. De la douleur et du néant. Du désespoir et de sa belle construction. Oh oui, au cosmos qu’il dégage, il a l’air puissant, plus que Kostas. Mais moins que Zvezdan. Ma vie c’est du suicide. Et j’entends la musique douce de l’armure du wendigo content de se battre. Amusé de voir son porteur souffrir peut-être. La joie de la musique. Cette chose que je suis le seul à entendre. Le seul à voir aussi. Mon cadeau, mon secret ! Ma beauté et ma nouvelle raison de vivre.

    Tout ça pour la musique. La musique et le sang. Et je me suis mis à rire alors arrivé dans ce nouveau champ de bataille. Bien, il est l’heure de combattre, il est l’heure de mourir ! Et de mourir dans le sang !
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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Mar 20 Déc - 11:53
Un spectacle, un beau spectacle, la force brute face à un style plus délicat. Akir se réjouissait déjà de regarder la démonstration qu'allait donner les deux combattants et la danse chorégraphie auquel ils allaient se livrer.

La tarentule invita Akir à s'assoir auprès de lui, de tout les berzerkers, elle était celle avec qui il avait le plus de souvenirs agréables. Il ne se fit pas prier. Elle était assise tranquillement avec cet espèce de corbeau, pour l'instant celui-ci se comportait comme un animal normal, mis à part sa couleur étrange, mais voilà une raison de plus pour deviner que cet animal n'est définitivement pas ordinaire.

Et puis César débarquait, visiblement atteint d'une soif de sang qu'il voulait épancher, après avoir fixé l'oiseau, il posa une question, et tout en regardant intensément l'oiseau pendant un moment, il imaginait surement faire des trucs tordu avec cet animal mais il ne préférait pas savoir quoi...

Tu ne rêve pas, il est bien rouge vif, il n'arrête d’ailleurs pas de sautiller aux alentours d'Esther, je me demande ce qu'il lui veut

Le corbeau avait à un instant regardé le tigre et il lui avait semblé percevoir un regard qui semblait l'observer d'une façon peut être un peu trop intelligente pour un animal, ramenant le bédouin à se poser de nouvelles questions sur la nature réelle de ce oiseau.

César détourna le regard et alla d'un pas décidé vers le combat, il avait l'intention d'en découdre et Akir ne ferait absolument rien pour l’empêcher, ils n'avaient aucunes affinités pour le moment mais il en avait encore moins avec le poisson, d’ailleurs il espérait que celui-ci souffre, après tout, même s'il complotait contre eux, il s'était allié aux Saints et tant qu'il n'était pas dit qu'ils étaient officiellement alliés, il restait un ennemi.


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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Jeu 22 Déc - 3:33
Le sourire radieux, Esther offrait à un Akir approchant une jovialité somme toute disproportionnée eu égard ce qui se tramait non loin d'eux. La Tarentule n'avait guère affiché beaucoup d'entrain à l'instigation d'un tel affrontement, peu friande de ces plaisirs primitifs. Heureusement, un interlocuteur autant appréciable qu'inattendu se proposait de lui tenir la jupe le temps qu'un guerrier rende son dernier souffle de vie. Les mots sibyllins, le ton était à l'énigme ; un jeu prompt à rendre enthousiaste la petite fille. Était-ce une preuve de discernement ou son défaut, mais ce drôle d'oiseau faisait visiblement peu de cas de son apparence ; déparé de pédagogie. Un respect qui contrastait profondément avec le traitement que lui réservaient des Berserkers tels que Ludmila. Une condescendance commode à l'inattention de ses pairs quant à ses projets et intentions. Chose arrangeante, considérant la voie entreprise au mépris prévisible des siens.

Feignant l'intérêt pour les coups que s'échangeaient les trois combattants, Esther trouvait un certain rafraîchissement à rencontrer une entité si peu avare de paroles. En effet, tendant la perche sur la relation entretenue avec ce Marina, la jeune Berserker n'était pas déçue au regard de ce que lui rapportait le volatile. Ses mots faisaient échos à de nombreuses expériences de son cru, lui permettant de connecter entre eux plusieurs événements menant vers la conclusion de son allégeance : un Oracle. À ce moment, plusieurs scènes lui revenaient à l'esprit.

La première, la plus heureuse, était ce repas partagé avec ce Thafnout, jadis présent au Dédale pour des raisons diplomatiques. La deuxième, plus désagréable, lui évoquait cette réunion dans la demeure du Pontifex – accompagné du cardinal de la Guerre et celui de la Mort – d'où avait été livré son rapport de Carthage. La dernière enfin la ramenait au trajet partagé avec Li Mei jusqu'en Sicile, traversé d'émotions ambivalentes. D'une part, elle avait rencontré une semblable maternelle, lui ayant réservé une attention sans pareille sur fond d'espoir en l'attente d'un enfant. D'autre part, Esther gardait à l'esprit la peur tirée de la rage perçue sur le visage de la Panthère peu de temps avant qu'ils soient rejoints des Oracles au point de rendez-vous. L'Araignée laissait au corbeau des visions lacunaires de ces souvenirs, ne donnant à voir que des visages suivis de voix livrant plus de tonalités émotives que d'informations froides. Aussi abordait-il superficiellement les relations de la Tarentule avec les différents protagonistes.

La petite fille se verrait sortie de son introspection par le biais de plusieurs facteurs. D'abord, l'arrivée regrettée de César venu assister Kostas. Ensuite, l'action du corbeau de tirer un vers de terre du sol. Enfin, la remarque d'Akir. Ce dernier d'ailleurs verrait le regard de l'enfant s'illuminer en embrassant le sien.

-Quoi ? Tu t'étonnes de son apparence ? Tu ferais mieux de t'y habituer maintenant que tu vis dans le coin ! Tu risques de rencontrer bien pire... comme ce Vozhd qu'Arès a relâché dans la tour de Jamir... Tu aurais dû voir ça... C'était vraiment pas joli à voir ! Brrr...

Simulant un frisson exagéré en se frottant les bras, la jeune éveillée retournait à sa légèreté enfantine, amusée de son partenaire.

-Et n'est-ce pas naturel qu'une personne gentille attire à elle les animaux ? Moi j'aime bien ! Je le trouve mignon ce petit oiseau ! ... Surtout, fais attention à ne pas faire de geste brusque ! Il ne faudrait pas l'effrayer !

Surenchérissait-elle tout sourire à son interlocuteur. S'appliquant à ce petit jeu avec le Tigre, Esther répondait déjà à l'Oracle.

*C'est bien triste ce que tu dis là... Enfin, je ne peux pas vraiment te blâmer là-dessus ! J'ai appris comme toi la vanité qu'il y a à se laisser dévorer par ses démons... C'est quelque chose de difficile à assimiler... mais avec un peu de volonté... Oui, il suffit d'accepter l'état de nature. Tu dois le comprendre mieux que personne avec tes plumes et ton bec !*

Une voix semi triste, semi enjouée s'alternait dans l'esprit du petit corbeau. Pour autant, aucune des deux intonation ne semblait vraiment authentique. Un parfum de façade enveloppait chacun de ses mots ; d'une intimité distante. L’œil posé un moment sur les deux bouts d'asticot qui s'agitaient contre le sol, cela piquait de plus belle sa curiosité.

*Ce vers n'a que l'apparence de la vie. C'est tout ce que je vois. Je dois bien reconnaître que le sens de cette vision m'échappe. Je ne suis pas une spécialiste des présages. Tout au plus puis-je rêver l'avenir. Mais bien souvent, il demeure un songe.*

Ces mots devaient inspirer le souvenir de sa discussion avec l'Augure d'Apollon au sein de la tour de Jamir. Une image que la Tarentule voulait bien concéder dans un flash à l'esprit du corbeau rouge.




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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Jeu 22 Déc - 21:47
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Le rouge, c'était bien là sa couleur et il en fut toujours ainsi. Il y a des siècles de ça, quand il pouvait encore circuler dans les Tertres Anciens des Dieux celtes, beaucoup le connaissait sous bien des surnoms, mais chaque fois chargés par la particule écarlate. Corbeau Rouge, Barde Carmin, le Druide roux, il semblait toujours accompagné par cette teinte qu'il avait appris à affectionner. Tel ne fut pas toujours le cas. L'étonnement général l'amusait en un sens, mais ne prenait pas la surprise en considération. Seuls les mots et leur musicalité intéressaient « la Réponse » et sa promise. Et cette enfant, sans savoir pour le moment pourquoi. Pas avec exactitude en tout cas. Vozhd ? Le nom prononcé par la petite figea l'oiseau qui, à l'instar d'une statue de marbre, resta de longues minutes ainsi dans cette parfaite immobilité.

Le Vozhd d'Arès. Cette créature ne lui était pas inconnue et peut-être aurait-il mieux valu pour lui de s'entretenir plus avant avec l'Augure qui, selon ses informations, s'était rendu à Jamir. L'ombre était bien plus grande et épaisse qu'il l'avait donc soupçonné. Le rouge corvidé poussa son cri lugubre, comme un humain l'aurait fait en lâchant un grossier juron.

« Mignon, vraiment ? Ta candeur est presque plus grande que celle de mon neveu. » Si la voix dans l'esprit d'Esther se trouvait plus grave et pesante, il n'en demeurait pas moins que l'allusion à son sang le faisait sourire. « M'effrayer… »

Il ricana plus franchement dans sa tête à la suite de ses paroles. Leur échange prenait une tournure intéressante à ses yeux. Le Bran Ruz trouvait un réel intérêt à dialoguer avec la petite fille d'Arachné.

« Ce qui est le plus effrayant dans tout ceci c'est qu'Arès ait osé relâcher cette engeance démoniaque. C'est qu'il n'avait pas d'autres choix, sans doute. Il est bien regrettable que le charognard que je suis n'ait pas été là… mais le Soleil me voulait ailleurs. Et comme je suis sa Mort... »

Une pause, il dardait ses prunelles noires dans celles de la gamine. « L’interprétation des songes ou des visions, cela revient au même, au final… c'est personnel… inexacte, le plus souvent. Mais parfois elles apparaissent si clairement qu'il est impossible de viser à côté. Ou de les manipuler. Alors tu étais avec notre Augure quand le Monde à basculé. »

Son attention se reporta sur les combattants. L'autre de tout à l'heure s'y mêlait, prêtant main forte à son camarade Berserker. Cette fois sa voix éclata aussi bien dans l'esprit d'Esther que de ce Akir :

« Il n'y a rien d'honorable dans un tel combat, je pensais les guerriers d'Arès plus… hm, non, ma vision de vous est erronée, je suis un Corbeau trop vieux maintenant pour pouvoir juger de la nouvelle génération. Après tout je viens d'une époque où les Dieux que les Anciens vénéraient étaient bien différents de ceux qui gouvernent le monde actuellement. Le Dagda, Ogmios, Dana, Lug, Llyr, Nuada au bras d'argent… et nous, les arpenteurs du Sidh. Sur le point de sombrer dans l'oubli. » Une pause dans son discours, l'oiseau s'était perché en hauteur, étudiant la joute avec attention. « Esther à raison jeune Akir, ne t'étonnes pas des apparences que peuvent prendre les élus du cosmos. Mais tu sembles être un homme du Verbe et de la réflexion. Plus que ces deux-là en tout cas. As-tu prêté une oreille aux mots de ce marina ? Oh et je suis le Bran Ruz, enchanté de faire ta connaissance, Tigre. »

Puis se tournant vers Esther :

« Mais je n'ai pas le souvenir d'avoir eu une réponse de ta part concernant mes deux amis Thivan et Li Mei ? »



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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Ven 23 Déc - 23:32
A sa remarque sur le corbeau, Akir croisa le regard de la tarentule qui s'était illuminé, elle invita le tigre à s'assoir près d'eux, le jeune homme ne se fit pas prier, elle était surement la personne la plus souriante des environs. Mais effrayer cet oiseau? Il n'était pas gêné le moins du monde avec autant de personnes à proximité dont trois qui étaient en train de se battre avec acharnement.

Ce Vozhd devait en effet faire froid dans le dos, Akir imaginait une créature de la même matière organique que la citadelle. Il eu un léger frisson également, et il était sincère, la matière qui composait cette citadelle le dégoutait assez il devait le dire, même s'il avait une maisonnée, il n'y passait pas souvent pour cette raison.

Et puis ce volatile venait de se mettre à parler, et il l'entendait en plus. Il le regardait et ne voyait pas son bec s'ouvrir en même temps que le flot de mots sortait, c'était donc ça qu'il faisait avec Esther depuis tout ce temps? Le corbeau écarlate se mit à énoncer une liste de nom aussi interminable qu'inconnu aux oreilles du jeune homme. Un élu du cosmos? C'était donc un humain? Ou peut être un animal qui a avec le temps acquis des pouvoirs, il ne le savait pas.

Réflexion? Il sourit intérieurement, oui il l'était, mais ça ne l'empêchait pas de foncer parfois tête baissée dans les ennuis.

Mais bon après comment lui répondre? Il ne savait même pas que c'était possible de le faire, il imagina donc la scénette ou il lui répondait et le fixait dans le même temps.

*Je suis étonné, mais je ne suis pas très familier avec l'étendue des pouvoirs lié au cosmos. Ne croit pas ça, je me suis déjà battu contre celui qui vient de se mordre, j'ai répondu à une de ses provocations, il m'arrive de m'emporter dans le même genre de ces deux là. J'ai écouté ce qu'il a dit, mais j'ai vu rouge après qu'un de mes deux collègues m'ai annoncé qu'il était allié avec les Saints que je déteste. Ils sont surement directement ou indirectement du massacre de ma famille. J'ai écouté et je me demande pourquoi ce Marinas prend-il autant de risques pour ce qui est en train de se passer, il l'a blessé à mort le Wendigo. Enchanté, mon nom est Akir, Akir Al Kahoulani.*

Il ne savait pas pourquoi mais cet animal lui donnait envie de se confier.


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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Sam 24 Déc - 15:47
Pendant un moment, le corbeau se figeait de stupeur. Sans doute quelque chose dans le discours de la petite fille l'avait brusqué. Mais trop d'informations circulaient à la fois pour en deviner le point de crispation. En effet, alors même que cette voix mélodieuse chantonnait ses métaphores dans la tête, la Tarentule observait et écoutait les joutes que s'échangeaient les combattants, plus particulièrement attentive aux mots du Marina. Les intentions qui l'avaient mené vers une situation aussi désespérée l'intéressaient davantage que les capacités qu'il pouvait révéler dans un combat si absurde. Avant ou après l'arrivée du dément, la discrète teinte de mépris logée au fond de ses prunelles d'émeraude persistait. Malgré tout, les rires du volatile allant pour résonner dans son esprit tirait son humeur vers le haut. Les vestiges de ses masques successifs faisaient encore leur œuvre.

Pour autant, son dédain intrinsèque prendrait en filigrane un peu plus d'ampleur tandis que ces pensées étrangères lui vendraient – avec de plus en plus d'évidence – les plaisirs guerriers, jusqu'à parler de valeurs aussi obscures que celle de l'honneur. Aussi son regard se ferait-il plus froid, plus distant ; toujours dirigé vers les trois combattants.

*Il n'est pas d'honneur dans la violence. Elle n'est qu'un moyen, non une fin. Je regrette que nombre d'entre nous se perdent dedans comme il est commun de sombrer dans l'Opium. Mais au moins ne nous perdons nous pas dans une morale illusoire censée distinguer la bonne violence de la mauvaise. Non... Elle nous a tous pris aux tripes quand bien même certains aspiraient à autre chose. Petit corbeau... j'ignore quelles chimères se sont tenues entre tes yeux et nos ancêtres, mais c'est là un fait... nous autres êtres maudits n'avons pas de votre vertu dans le sang.*

Ses mots s'inspiraient naturellement à la vue de César. Il incarnait le mieux une certaine idée qu'elle se faisait de ses semblables. Un archétype dont la Tarentule se semblait des plus distantes. L'intonation révélait cette fois une plus juste tristesse mêlée à de la colère ; du dépit. Son destin était une succession de non-choix, et l'éthique qu'on lui renvoyait au visage l'irritait à tous les coups. Pour autant, Esther ne dirigeait pas sa colère froide vers le Bran Ruz en tant que tel, cela se retrouvant dans l'adoucissement de ses traits. L'ensemble de son discours lui plaisait, sensible à l'harmonieuse musique qui endormait sa méfiance.

La jeune Berserker regrettait toutefois que l'oiseau rompe si précocement le petit jeu venant juste de s'installer entre elle et le Tigre, à présent conscient de la vraie nature de cette drôle d'apparition. Ce dernier, au jugé de son expression, semblait tenter de rentrer dans cette harmonie télépathique. Une expérience naïve, à l'origine d'un léger rire de la part de l'Araignée ; visiblement amusée. Car ainsi, il invitait les deux maîtres de pensées à se confondre dans les siennes, au risque de trahir ses secrets les plus intimes. Chose dont elle s'était gardé, respectueuse. Aussi n'avait-elle rien entendu de ses pensées. S'approchant doucement du jeune homme, Esther lui murmurerait quelques mots à l'oreille.

-Si tu veux mon avis, tu ferais mieux de lui parler normalement. Te baladerais tu nu comme un vers dans le Dédale ? J'imagine que non... Eh bien là, c'est pareil !

Puis venait la question – ou plutôt, le rappel – du Bran Ruz à son adresse. La Tarentule lui répondrait avec un sourire malicieux. Il n'était pas étonnant qu'un amateur du Verbe ne se laisse pas abuser par des ruses somme toute élémentaires. En parallèle, la lutte s'achevait plus précocement que prévu. Au moins le Marina avait-il eu l'intelligence de ne pas poursuivre cette farce suicidaire, livrant à chacun l'objet de sa venue. À son départ, il faisait apparaître aux pieds de la Tarentule une carte censée indiquer le point de rendez-vous. Un moment silencieuse, l'Araignée allait se tourner vers Akir.

-As tu bien retenu ce qui s'est dit ici ? Je te le souhaite, car tu vas remettre cette carte à Zvezdan et lui rapporter les griefs de cet Endymion. On peut au moins respecter ça !

À vrai dire, l'envie de retrouver le chemin du Cardinal de la Guerre ne l'enchantait guère, encore marquée par le goût âpre que lui avait laissé leur dernière conversation. Et puis... il fallait bien que le Tigre démontre son utilité aux pontes du Dédale. Un impératif plus pressant que jamais, à un moment où la Citadelle était décapitée. Toutefois, reportant enfin le regard vers le corbeau, l'Araignée lui faisait comprendre que son interrogation n'était pas tombé dans l'oubli.

*Si tu veux des réponses, petit corbeau... Il va falloir me trouver ! Je t'aime bien... Je ne veux pas d'adieux entre nous !*

Un sourire enfantin sur le visage, la Tarentule perdait lentement de son opacité avant de disparaître des sens de son entourage. Son esprit retournait à sa prison de chair.




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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Lun 26 Déc - 15:41
Bran Ruz
"La Réponse"



Esther pu clairement entendre le rire du corbeau dans son esprit. Le simple mot vertu éveillait une hilarité qu'il ne laissait que rarement éclater. Autrefois le Druide Rouge avait pu se targuer d'être « Noble » et pourvu de certaines vertus. Un autre temps, d'autres lois et règles régissaient alors le monde. Un monde que le Bran Ruz et sa femme ne reconnaissait plus. Il laissa les deux croyants d'Arès s'entretenir, se gardant bien le moindre commentaire. Le jeune homme comme la femme-enfant pouvaient lui parler librement et de la manière dont ils avaient envie. Que le jeune Tigre s'essaye au même mode de communication que lui était, à ses yeux, une certaine marque de respect. Ou de curiosité qui, l'un dans l'autre, plaisait à l'Oracle. Cela voulait bien dire que cet Akir n'avait pas un esprit et un cœur étriqué.

« Si mes yeux se sont posés sur vous, guerriers d'Arès, ce n'est pas sans raison. » Une phrase énoncée dans l'esprit des deux protagonistes qui lui faisaient face. Son attention se focalisa sur l'homme qu'il regardait de ses yeux ronds et sombres : « Tu n'auras de cesse d'être surpris si tu n'es pas initié aux Arts du Cosmos. Mais garde toi de perdre ta capacité à t'étonner du monde. Sans elle, tu deviendrais bien fade. Si tu le désires, le vieil Oracle d'Apollon que je suis pourrais te faire marcher sur des sentiers qui te sont encore invisibles. »

Car tel était le rôle du Bran Ruz. Instruire ses quelques élus qu'il choisissait arbitrairement. Et aujourd'hui, il avait eu la surprise d'en découvrir deux au même endroit. Le Corbeau Rouge comprenait mieux les raisons de son attraction pour les soldats de Sang.

« Les Saints se sont hissés trop hauts dans l'Ordre établit. Si je me suis éveillé en ce siècle-ci, c'est bien d'abord pour annoncer ce fait et ensuite agir en conséquence. Pas de la même manière que mes frères et sœurs Oracles mais… Lug connaît la place qui est la mienne et ne m'a pas éveillé pour rien. J'ai tué moi-même l'ancien Grand Pope Bélisaire aux côtés de Zvezdan. Il faut continuer en ce sens et si ce marina nous donne une opportunité, même infime… il faut… essayer de voir plus loin et plus grand. Cet Endymion est un signe qui vous ait envoyé. Je suis ici pour vous aider à l’interpréter. »

Un lourd silence se fit. Sa tête rouge se tourna vers la petite :

« C'est une bonne chose… Nous allons pouvoir avancer. Je te retrouverai. Il n'est en effet pas venu le temps des adieux. »

Avant que la Tarentule ne s'évapore totalement il lui glissa, sur un ton qui laissait croire que cet être étrange et sibyllin… faisait un trait d'humour :

« Tu laisseras quelques graines devant ta fenêtre. »

Enfin, il s'adressa à Akir en sautillant dans sa direction.

« Puisque une invitation m'est adressée il ne me manque plus qu'une escorte. Si cela ne te déranges pas de guider le vieil oiseau que je suis ? Nous pourrons parler sur le chemin, si tu le désires. Je te sens… emplit de questions. Peut-être pourrais-je t'apporter quelques réponses. »

Car tel était son rôle également.



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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Jeu 29 Déc - 22:38
Lâche, nébuleux, maladroit, voici les mots qui résonnèrent à l'adresse du poisson qui s'était à présent éclipsé. Ce qu'il avait pu voir du style de combat du marina n'était probablement pas suffisant pour savoir de quoi il était capable la prochaine fois qu'il le verrait prendre les armes. Ce lâche a fuit au moindre signe d'adversité qui se présentait à lui.

Et puis ce schéma, cette énigme idiote et nébuleuse qu'à présent Akir devait transmettre au cardinal de la guerre. Son rôle semblait tout trouvé, c'est vrai qu'il n'avait jamais réfléchi à un poste qu'il pourrait occuper, un travail pour se rendre utile chez les Berzerkers, quand on y pense, le rôle de messager lui allait assez bien.

Soit, il se releva donc et acquiesça de la tête à la suggestion de la tarentule. Mais Zvezdan ne serait probablement pas très content vu le peu d'informations qu'il y avait à transmettre.

En se préparant à partir, il repensa à la maladresse d'Endymion d'arriver ici les mains dans les poches et à se présenter le plus naturellement du monde à la personne qu'il avait battu à mort quelques temps auparavant. Ce n'était en effet pas un règlement de compte de faction, mais plutôt celui d'un homme qui voulait se venger de ce que la personne en face lui avait fait subir. La personne qui l'avait envoyé ici était soit très maladroite, soit foncièrement sadique.

Il s'adressa à présent au corbeau,

*Je suis familier avec le cosmos, mais je m'étonne à chaque rencontres de voir ce que l'on peut en faire. Je ne pense pas perdre mon étonnement car les possibilités du cosmos sont aussi infinies que le nombre de personnes qui l'utilise*

Il ne le savait évidement pas mais il était d'accord pour un rééquilibrage des forces surtout si c'est pour descendre celle des saints. A la demande de cet oiseau, il le conduirait jusque la maison d'Esther et sur le chemin il finirait surement par croiser le cardinal de la guerre. En tout cas, il espérait qu'il tomberait dessus avant d'arriver.


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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Mar 3 Jan - 19:26
Oh, des Cosmos qui s'activent à l'entrée. Ca faisait longtemps. J'ai hésité à m'y rendre, au début. Semblait bien y avoir du monde sur place, après tout. Des gens pour gérer le souci quel qu'il soit. Oui... Des gens comme... César. Et Kostas. Hm...



Ouais non, j'vais aller voir.

On est jamais mieux servi que par soi-même, qu'ils disent, hm ? Tseh. Je sais pas pourquoi, mais cette réalité me semble d'autant plus vérifiable ici. Oh, avec un peu de chance, ça brisera l'ennui. Prodiguera de quoi passer la frustration, peut-être même. Ce serait pas de trop, oui. Des questions qui restent en suspend depuis Jamir. Le pourquoi du comment de cette espèce d'armée. Cette Amphore. Plein de questions, et personne pour y répondre. Thivan n'a jamais été un grand bavard, oui, mais... Mais je sais pas. Sale pressentiment. Et sale impression d'être le seul encore à faire tenir ce tas de chair purulente debout. Tseh. Non, je me donne trop de mérite. Il tiendrait debout sans moi. Une anarchie un peu plus prononcée à chaque jours, voilà. Je pourrais y imposer un frein, oui. Je pourrais... Mais plus tard.

D'abord, une curiosité à rassasier, un soupir à ne pas pousser face aux potentielles bourdes de portiers trop empotés. Alors avec une Salamandre de cachée sous la manche, je m'y rends, à ces portes. Trop tardivement, semblerait-il. Hm, oui, j'avouerai ne pas m'être pressé sur place, c'est vrai. Farce du subconscient, peut-être. Ou avertissement. Un espèce de, T'es sûr que tu veux vraiment y aller?

Le vouloir, non. Le devoir... Non plus. Se l'imposer, oui. Fichu bonne conscience. J'suis bien le seul connard à s'encombrer de ce genre de saloperie ici. J'devrais pas. J'devrais plus. Plus maintenant. Je devrais même pas en avoir la patience, en fait. J'irais presque jusqu'à me demander où je trouve la force de pas juste en avoir rien à foutre. Et une réponse, qui m'arrive, comme un signe. Comme si Braise avait écouté les soupirs de mon esprit. Ce signe, c'est la petite Salamandre qui se met à gigoter dans ma manche, sortir une tête pour poser ses billes noires sur moi. Oui, je sais... Pour elle.

Quoiqu'il en soit, quelques échanges avec les gardes à l'entrée. Un Marina, disent-ils. Souvenir double. Celui d'yeux turquoises, d'un sourire perdu de vue. Regretté. Battements d'un cœur un peu plus rapide. Puis celui d'Écailles portées par ceux qui nous ont fait face à Jamir. Jointures blanchies d'un poing plus resserré. Et entre les deux, moue inquiète. Peur panique cachée au fond d'une lueur différente dans le regard. Peur de croiser une Salamandre sur le champ de bataille. Appréhension. Parce que j'me connais. Je sais que je pourrais pas juste tout mettre de côté, si ça arriverait. Et derrière ça, derrière l'inquiétude, autre chose. Espoir interdit, apeuré. Et si c'était elle, à la porte...?

Non...Parmi ces Cosmos que je suis à la trace, à crapahuter entre les branches d'arbres pleins de branches sinistres, je ne reconnais pas le sien. Et je ne risque pas de l'avoir oublié. Déception rassurée. Un espoir réduit à néant, mais il s'agissait d'un espoir dangereux. La revoir, oui. La revoir avec certains de ces chiens débiles à ses trousses... Tseh, quoique ça pourrait presque me faire sourire, de la voir les semer tranquillement, moqueuse, goguenarde. Comme on l'a fait avec les gardes, ce jour-ci. Trop de souvenirs

Trop, oui. Alors un effort pour garder tout cela enfoui, le temps d'approcher. Pour finalement tomber sur quelques silhouettes. Deux plus loin, celles d'un César et d'un Kostas. Hm. Sortie de combat ? Hm... J'aime pas ça.

Mais surtout, celle d'un Berserker encore inconnu – sûrement une recrue – et d'un Oracle moins inconnu. D'un Oracle... Sourcils froncés à cette rencontre imprévue.

- Le rapport parlait pourtant d'un Marina, à la porte.

Phrase lâchée au vent, plus pour soi-même qu'autre chose. Puis un regard plus acéré qui se porte sur le Corbeau Rouge. Et enfin sur le plus jeune l'air basané à ses côtés. Deux petits yeux noirs qui furètent sous cette ample manche à mon poignet, tantôt curieux, tantôt inquisiteurs.

- Quelqu'un peut m'expliquer ce qui s'est passé ici ? Et où est-ce que cette marche entamée menait-elle au juste ?

Oui. Ces deux-là, ils allaient vers là d'où je viens. Vers le Dédale. Vers là où il n'est pas question que le moindre Oracle n'entre pour le moment. Même toi, Épervier. Même toi que j'estime, pour tes services. Pour avoir aidé cette mère perdue. Alors le regard d’adouci, à la mémoire de ces différents gestes. Non, n'importe lequel de tes comparses aurait eu doit à un bien rude accueil de ma part, mais pas toi. A toi, je réserve un respectueux signe de tête, ni hypocrite, ni faux. Pour changer.

- Et nos chemins se croisent de nouveau. J'irais presque croire qu'elles ont quelque chose de cher à tes yeux, ces terres sur lesquelles je te retrouve vagabonder une fois de plus.

Terres d'infamie.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Mer 4 Jan - 9:48


Le trou de cul avait fui, ce qui fit autant rire Kostas que le fit enrager. Le misérable flétan puant la marée basse pensait clairement pouvoir se jouer des Berserkers. Il était vraiment bête à bouffer des algues lui, peut-être que le Wendigo lui avait trop martelé le crâne à Jamir pour qu'il en soit devenu à penser cela. Il disparut croyant bien que les fils d'Arès avaient quelque chose à foutre de son offre... Pensait-il vraiment qu'ils allaient baissers leurs frocs et l'inviter à venir comme ça? Pathétique... Le Misthophoros avait peut-être outrepassé ses droits mais il s'en foutait clairement. Pour Kostas, les paroles d'Endymion n'étaient qu'insulte envers l'armée du dieu de la guerre, et il resterait sur sa position, un seul homme, une seule tête ne valait même pas le prix d'un déplacement... Il se posa alors un moment contre une pierre, attendant que le maléfice du Marinas quitte son corps et qu'il retrouve donc ses deux sens perdus. Kostas repartit ensuite en direction d'Akir qui semblait vouloir jouer le guide auprès du corbeau rouge. Il fallait être con pour ne pas savoir que c'était un éveillé, mais Kostas pestait contre lui, comme s'il ne pouvait pas prendre sa véritable forme physique. Affront, encore et toujours contre la faction du maitre du chaos guerrier. Kostas rattrapa le petit groupe au corbeau quand le Cardinal de la Guerre lui-même arriva à leur rencontre. Il posa quelques questions que Kostas n'hésita pas à y répondre.

_ Oh c'est fort simple Cardinal. Un couillon de Marinas, l'un d'ceux qu'j'ai combattu à Jamir s'est pointé ici avec une offre qui d'après lui était intéressante. Monsieur v'nait soit disant ici par lui-même pour nous offrir la tête d'un Gold Saint sur un plateau. Ça puait un peu l'truc ou le p'tit pédant n'avait pas les couilles de faire lui-même sa sale b'sogne et voulait donc qu'on s'salisse les mains à sa place... Ayant comme une idée de travail inachevé à Jamir, j'ai pas pu m'empêcher de vouloir le raser d'près avec Graban. Mais l'type vient de s'barrer ayant eu peur de moi et de not'brave César...

Kostas éclata de rire à la fin de sa tirade, le saumon pas frais avait eu peur du cloporte, risible comportement que voilà, comportement d'un véritable lâche. Le Centurion regarda ensuite Zvezdan, se demandant bien comment il allait réagir à cela. Allait-il l'engueuler? Le soutenir? Ou bien s'en foutre royalement? Justement le cardinal semblait connaître le corbac, cela attisa quelque peu la curiosité du Wendigo.

_ Je lui ai clairement fait comprendre qu'son offre était merdique mais l'mec a quand même tenu à nous voir, ou du moins à parler à d'autre membres d'notre ordre... Mais j'reste sur ma position qu'cet étron de baleine ne mérite même pas l'attention qu'on lui porte en ce moment, un jour l finira embroché sur ma chère lame...

Un sourire carnassier illumina le visage de Kostas, cela faisait deux fois que le Marinas se tirait en plein combat contre lui, la prochaine fois, cela ne pourrait être que la bonne...






Tout ce qui apaise la faim paraît bon.

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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Mer 4 Jan - 14:11
Akir avait à présent rencontré les quelques principaux antagonistes de la citadelle. Par contre pas l'ombre d'un cardinal, ce qui était étrange d’ailleurs étant donné qu'ils étaient leurs supérieurs direct. Peut être n'étaient-ils pas rentré en un seul morceau, ou peut êtres étaient-ils toujours là bas, à l'endroit où Arès leur est apparut et d'où Kostas a ramené ses blessures profondes.

Il ne savait pas si la vie ici se passait toujours comme ça, mais pour le moment c'était assez anarchique.

Tout en escortant le corbeau et en espérant en croiser un entretemps pour signaler la présence de cet éveillé, il se questionna également sur l’apparence des cardinaux, ressemblaient-il plus à des guerriers ou a des commandants de troupes, plus formés à la stratégie militaire qu'à se battre sur le champ de bataille?

Étant donné les circonstances et ce qu'il s'était déjà passé, il risquerait surement d'être surpris. Surtout qu'ils sont sensé être quatre, mais a t-on déjà remplacé toute les pertes? S'il y en a eu bien entendu.

Sur que ce coup là pas d'erreurs, s'il devait respecter quelqu'un d'autre qu'Arès et son représentant, c'était bien eux. La guerre, la mort, la famine et la pestilence, lequel de ces quatre cavaliers légendaire rencontrerait-il en premier?

Et en voila un il lui semblait, mais quelqu'un de son age et d'une couleur de peau aussi sombre que la sienne il ne s'y attendait pas. Il ne le paraissait pas, mais même sans que Kostas avec son ton un peu familier qui le rendait sympathique fasse remarquer son rang, Akir se doutait que le jeune homme qu'il arrivait dans sa direction était redoutable au combat, bien plus que tout les adversaires ou instructrice qu'il avait pu avoir. Et comme il ne savait pas comment était cette personne, il allait devoir surement la jouer fine. Il posa la main sur son torse et s'inclina dans sa direction.

Kostas a bien résumé la raison de la venue du Marina Cardinal, je ne sais pas qui l'as envoyé, mais ils auraient du choisir quelqu'un d'autre qu'un de ceux qui a blessé à mort mon camarade. Et il est parti en disant ceci "retrouvez moi dans le lieu sacré où l'eau plonge dans les étoiles" et cette carte... Akir pointait du doigt l'endroit où il avait vu se poser la carte laissée par Endymion quand il s'était enfui, et qui se trouvait à l'endroit où se trouvait Esther quelques temps auparavant. Concernant ce corbeau et moi, je me dirigeait vers la muraille pour vous le présenter, personne ne devrait pouvoir circuler librement sur les terres de la citadelle sans être un Berzerker, ou avoir une dérogation spéciale, mais cela n'est que mon avis. J'ai d’ailleurs oublié de me présenter, je suis Akir, le Berzerker du tigre pour vous servir mon Cardinal.


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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Sam 7 Jan - 13:30
Bran Ruz
"La Réponse"



Le Bran Ruz s'ébroua, une forme d’acquiescement alors qu'Akir lui répondait. Il était heureux de trouver chez nombre de Berserkers une oreille attentive et un Verbe qui lui plaisait. Comme s'il captait chez eux une énergie à la fois étrangère et familière à ses sens. Peut-être parce que certains possédaient ce même éclat, cette flamme vacillante qui brûlait encore dans ses vieilles veines de corbeau rouge. Cette faculté à danser au bord du gouffre, cette propension à se repaître des larmes, des chairs et du sang sans en ressentir de culpabilité. Un mal nécessaire sans cet arrière goût amer. Force d'expérience, premiers préceptes de ses leçons. L'Oracle ne cilla pas lorsque l'un de ceux qu'il estimait se présenta au devant d'eux. Sans savoir dire quoi avec précision, celui que les autres appelaient la « Réponse », sentit que quelque chose avait changé chez Zvezdan. En réponse à son salut respectueux le volatile esquissa une révérence, ouvrant largement ses ailes pour les faire vibrer.

Il laisserait les guerriers d'Arès faire leur rapport. Lui, se contenta de répondre au Cardinal directement dans son esprit à lui :

« Cette marche nous guidait jusqu'à toi, à n'en point douter. N'as-tu pas compris que nos chemins, régulièrement se croisaient ? »
S'il avait pu sourire, l'oiseau l'aurait fait. Sur cette remarque un rien enjouée, Bran continua : « Ce sont mes augures qui ne cessent de me ramener en vos terres, Berserkers. Et c'est moi qui ai décidé de les écouter. Ce n'est pas en digne représentant des miens que je me présente chaque fois à vous, mais bien en mon nom propre. »

Soudain l'air se raréfia, comme si une force obscure était à l’œuvre. L'image du corbeau rouge ondula pour se tordre encore et encore jusqu'à éclater. Dans une pluie de plumes écarlates une silhouette toute encapuchonnée émergea. Dans son dos un drôle d'instrument à cordes, bien vieux, car le verni qui avait dû le recouvrir autrefois était écaillé. De sa cape sombre et cramoisie émergèrent deux mains effilées qui se tournèrent vers les cieux. La carte laissée par le marina apparue dans sa paume. Longuement le magicien étudia cette dernière et sous l'ombre de sa capuche, un mince sourire s'étira sur son faciès indécis. Une voix grave et profonde fut alors audible par tout le monde :

« Une énigme que même moi je ne saurai déchiffrer. Les Marinas ont toujours été ainsi… de fourbes et odieux manipulateurs obnubilés par leur prétendue « Purification ». Un nouveau Déluge pour laver le Monde. Tseuh. » Qu'il était rare d'entendre le Corbeau Rouge manifester une réelle expression de dégoût et de désapprobation haineuse. « Foutaises. Mais n'écartez pas trop vite ces quelques propos. Car j'ai senti en eux une pointe de vérité. Un sentiment d'empressement, de peur, de haine, cet homme, aussi maladroit était-il, désirait réellement faire couler le sang à des fins certes nébuleuses mais... »

Tout dans sa réflexion, Bran jouait avec la carte, usait de ses pouvoirs pour projeter ses sens dans le Monde. À travers le Sidh fermé, il lui était difficile de repérer le Marina.

« Je pourrais très bien le retrouver, avec un peu d'aide. Alors vous pourrez décider de l'écouter ou bien d'achever votre travail. »


Ses yeux, d'un vert étincelant se posèrent sur Kostas puis sur Zvezdan.

« Il semblerait que j'ai été attiré ici pour mener une ancienne vengeance plus personnelle. J'y vois une occasion pour moi de détruire Poséidon et ses usurpateurs. Que ce soit ici, avec vous, Berserkers, n'est pas un effet du hasard. Peut-être que l'Alliance pré-établie avec Thivan serait définitivement scellée entre nos deux factions… avec le sang des marinas. »


Bien moins entouré de mystère qu'à l’accoutumé, le Bran Ruz révélait une toute autre facette de sa personnalité et qu'il croyait morte depuis des siècles. Enfin… la vendetta qu'il avait toujours rêvé se dessinait…



    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Mer 11 Jan - 1:55
    Hurlement de rage.

    Putain, c’est donc trop demandé que de pouvoir tomber sur quelqu’un capable de comprendre ? De trouver quelqu’un digne de recevoir l’illumination, de s’élever ? Mais non... c’est un fardeau que je vais devoir porter seul. Encore. Personne n’est digne de recevoir entre ses mains la difficile vérité. Mais non, encore et toujours, je vais rester le seul à comprendre. Tant pis, s’ils ne sont pas dignes, ce sont eux qui ratent quelque chose d’intéressant. Bien, j’ai mis un peu de temps à me retourner vers ce petit monde. Occupé à lacérer encore mon propre corps. À mélanger si intimement plaisir à souffrance que j’en pendrais presque le contrôle. Mais c’est ce qu’il faut pour ne pas laisser le sang traîner. Pour le ramener dans mes veines et avec lui, toujours plus de douleur. Le cercle infernal. Puis, dans un dernier râle de rage, j’étends mon cosmos et le laisse réparer mon corps. Je sens dans mon dos, une présence que je connais plutôt bien au final. Notre cher cardinal de la guerre, au nom toujours aussi merdique !

    Bien sûr qu’il est venu voir ce qui se passait. Un mec assez con pour se ramener devant le dédale et demander à l’armée d’Arès de lui sucer la bite, ça se voit pas souvent et ça attire du monde. Quand on voit qu’un putain de volatile qui parle s’est ramené pour voir ce qui se passait ici aussi... Bref, j’ai laissé la primeur à Kostas qui a plutôt bien résumé la situation, oubliant bien sûr quelques détails subtils que son intellect limité de pachyderme boulimique ne lui a pas permis de saisir. Bien sûr que c’était un fils de pute d’étron de baleine, mais pas pour les bonnes raisons que tu évoques ici gros porc ! Et quand on parle d’étron, voilà Akir qui se manifeste à son tour, il aurait lui aussi mieux fait de fermer leur gueule ! Tous ! À défaut, j’aurais peut-être pu entendre les brides de musique qui se sont dissipé. Toujours plus intéressant que le bruit qu’ils vomissent tous ! Enfin, ce qui me rassure, c’est que personne ne semble avoir compris ce qu’a bavait de baveux des océans. Sans déconner, même défoncer ce que je dis à plus de sens que son discours à la con ! J’ai besoin d’avoir mal... Je commence donc par m’avancer vers Zve' en grattant mon bras avec violence, dans arrivant rapidement au sang. Pas assez, mais c’est toujours ça.

    « - Regarder sa proposition ? Quand ce gros connard veut faire de nous ses putes ? Nous enculer, sans même nous payer et nous demander d’avaler bien gentiment ? Nous ne sommes pas des putains de mercenaire abruti qu’on utilise pour régler ses propres problèmes. Nous sommes les guerriers d’Arès ! Ses choses à lui ! Et il n’y a que lui qui peut nous utiliser pour ses propres besoins, nous sommes ses putes à lui et à personne d’autre ! Une chose que personne ne devrait oublier ! »

    À peine ma petite tirade terminée que je commence à mordre mon bras avec plus de force. Oh, pas pour arracher la peau et les chairs comme tout à l’heure. Non, juste pour me faire mal. Pour permettre à mon esprit de garder le fil de ses pensées et de rester lucide. Oh putain oui, j’ai besoin de me défoncer le cerveau et de tuer quelque chose. Oui, peut-être même quelque de beau. Dommage que ce putain d’oiseau ait parlé. Je l’aurai bien caillassé à mort pour mon propre plaisir. Mais est-ce que j’avais encore des choses à dire seulement ? Pas vraiment... Alors que déjà, stimulé par le violent afflux de cosmos précédent, mon corps semblait toujours motivé pour ce régénéré rapidement et ne pas me laisser la joie de mes souffrances. Un jour, je le tuerai aussi lui... Oh oui, avec plus de violence que pour tous les autres !

    « - Mais je suppose que Sa Majesté la guerre a un avis sur la question non ? Allons nous sucer la queue du poisson ou rester la merde prête à servir de notre Dieu ? »


    Après tout, aussi pourri que soit le prénom de notre cher cardinal de la guerre, c’était à lui de décider de ce genre de chose. Et je sens que la suite de la conversation va être amusante, peut-être que je vais rester regarder ça un peu. Ouais, faisons ça ! Je me dirige alors vers le gros rocher que j’avais repéré et m’y installe. Sortant de ma poche ma pipe, je dépose dans la tête un peu de chanvre et commence à essayer de faire un petit feu avec de l’amadou à côté pour allumer tout ça.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Ven 20 Jan - 20:25
Si peu de secondes écoulées, et déjà de si nombreuses raisons de pousser d'aussi nombreux soupirs.

En commençant par le compte-rendu de Kostas. Un sourire qui se dessine au fur et à mesure de l'exposé, un rictus faux au possible, prémices d'un soupire résigné, poussé sans se départir de cet air finalement amusé. Amusé, mais agacé dans le même temps.

- Ma parole, c'est le défilé des abrutis, aujourd'hui.

Oh oui. Oui, je ne sais pas qui sont les plus débiles de l'histoire, mais ce résumé place chaque protagoniste à un niveau de connerie tout de même plus qu'élevé.

Et je sais pas face à quoi je dois finir le plus perplexe. Face à cette proposition mal amenée, la réaction de Kostas, la politesse trop mielleuse de cet Akir décidément bien docile, l'énigme-... Attends.

- De quoi ?

Là où quand Kostas a parlé, j'ai écouté silencieusement, une main portée à la tempe, ici, un sourcil haussé, une expression incrédule.

- Le lieu sacré où l'eau plonge dans les ét-... hein ?

Un regard vers la carte, à peine. Puis retour vers cet Akir.

- Bordel de... Merde, on me l'a jamais faite celle-là.

Et j'en ris. Putain, c'est si con que je viens à en rire. Le résumé se fait rapide, comme l'a apparemment été la venue de ce Marina. Et j'essaie de rassembler toutes les pièces de cette fresque chaotique, avec au-dessus la voix et les grognements d'un César trop... César. Et je le fixe, sans trop savoir si je dois afficher du dépit ou de l’agacement, face à ses mots comme ses gestes. Faut vraiment que je me coltine tous les putains de tarés du patelin... Tseh. Ouais. J'ai cherché un peu, c'est vrai. Toujours est-il que...

- Psssst, César, ferme un peu ta gueule pour voir, j'essaie de penser.

Et je pense. Je rassemble le tout, et pas moyen non, ça n'a rien d'une fresque, ou si c'en est une, elle se paie le luxe d'être à la fois mauvaise et incomplète... Mais soit...

- Doooonc. Si je résume bien : Un type de chez les poissons se pointe, et non content de nous prendre pour une espèce de milice à lancer dans une direction avec un ordre de mission, se paie en plus le luxe d'être de ceux qui ont combattu contre nous à Jamir. Ca commence fort ! Très fort.

Oui, nous ne sommes pas des putains de mercenaires, je te concède au moins ça, César. Enfin... Enfin non, je n'aurais tout de même pas retenu ce regard appuyé vers Kostas à cette mention, un fin sourire étiré l'espace de quelques secondes. Mais oui.... Kostas.

- Et ça continue dans le même ton, avec un joyeux duo de gai lurons pas capables de maîtriser leur envie de cogner plus de trente sec-... A qui j'vais faire croire que j'suis surpris...

Un rictus carnassier, et finalement, un regard vers les deux.

- La prochaine fois, vous êtes gentils, vous attendez que papa arrive à table pour entamer la viande, hm ?

Oui, j'aurais aimé entendre ses mots exacts, à ce Marina. Sa proposition, son visage, voir ce qu'il y avait à lire sur ses traits pendant qu'il débitait ses joyeuses paroles quelques mois après les événements de Jamir. J'aurais aimé le voir tenter de plaider sa cause, se dépêtrer tant bien que mal dans la toile d'une araignée bien farouche : la rancune Berserker.

- Il a un nom, notre diplomate de l'extrême ? Une Écaille ? Que je sache qui a laissé un message sur le paillasson, si d'aventure nous devrions nous rencontrer.

Oui, j'avoue être curieux, tout de même. Il a un certain culot, de s'être avancé aux portes du Dédale de la sorte, pour parler d'offrir des têtes de Gold Saint. Offrir... Un bien grand mot. Alors elle finit par s'afficher, cette moue vaguement déçue. Moi qui pensais pouvoir m'amuser. Mais j'ai quelqu'un d'autre pour ça, maintenant. Non pas un envoyé de la marée, mais un du soleil.

- J'ai fait mieux que comprendre, j'ai constaté.

Oui, nous nous croisons de nouveau, Épervier. Plus que je ne l'aurais imaginé lors de cette venue aux portes, avec cet autre Oracle prompt à tirer la lame au clair. Je retiens un rire, à la suite du discours. Un rire amère, mais un rire tout de même.

- D'autant plus que les tiens ne sont pas en odeur de Sainteté dernièrement, vois-tu.

Non, pas après Jamir. Pas après ces deux-là, venus répandre l'ô combien grande miséricorde de l'ô combien lumineux Apollon, à tuer les nôtres sans raison apparente, si ce n'est ces espèces de vagues justifications incompréhensibles. Oh oui, je m'en rappelle de ces deux-ci, à parler et agir comme en terrain conquis, sûrs de leur légitimité. Comme je déteste ce genre de bâtard. Rien que d'y repenser, j'ai les nerfs qui chauffent. Ce pendant qu'un corbeau prend forme humaine, que l'humain étudie la carte. Nouveau sourire.

- Chacun sa lubie, n'est-ce pas ? Certains manipulent pour voir le Déluge, d'autres pour « Renouveler le cycle »... Mais qui suis-je pour juger. Ironie acerbe poussée d'un ton trop doucereux. Irritation sous-jacente, mais palpable. Ceci dit... Kostas avait au moins raison sur un point : Il s'agit ici au final de bien trop d'attention pour un bien trop emmanché Marina. Non, il n'y a ni temps ni effectif à perdre en « voyage diplomatique » à la rencontre d'un messager trop peu dégourdi pour soi-même se montrer clair sur ses requêtes et indications. Alors... Ben écoute, il ira proposer à l'eau ou aux étoiles si elles veulent bien l'aider à tuer ce fameux Gold Saint, hm ?

Oui, voilà. Son énigme est tant perchée qu'elle arrivera peut-être à attirer l'attention des étoiles, à force d'altitude. Mais pas la mienne. Oui, je suis déçu, au fond. Tu ne seras finalement pas la source d'amusement tant attendue, celle venue briser l'agaçante routine. Celle du calme avant la tempête. Non, celui qui va remplir ce rôle, ce sera Bran. Une rancune personnelle vis-à-vis des Marinas, hein ? Intéressant... Par contre...

- Tseh. L'Alliance entre nos deux factions a j'ai bien peur été mise plus qu'à mal... Avec le sang des Berserkers.

Un ton léger, contraste avec une attitude et une aura qui ne le sont que trop peu. Un regard se tourne vers Akir.

- Et ça n'est pas seulement ton avis, Akir, c'est un fait. Plus encore aux vues des derniers événements. Alors... Mon regard revient se braquer sur l'Oracle. Alors les ouailles de l'infiniment lumineux Apollon auront à se montrer moins schizophrène dans leurs comportement, si elles veulent compter sur l'assistance des chiens de Guerre. C'est d'une douce ironie, de voir les Oracles si obscures dans leurs agissement. J'y reconnais bien là votre côté dual.

Mais dis-moi, combien de temps est-ce que ça va encore durer ? Combien de temps vais-je avoir le Crépuscule qui me tend la main, puis l'Aube qui préfère la mordre ?


Combien de temps, avant que je ne me décide à préférer la lumière lunaire, quitte à détruire le soleil pour offrir à l'astre de la nuit le monopole de ce ciel plein d'étoiles.
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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Sam 21 Jan - 15:40
Akir avait de nouveau tapé a coté, mais comme une fois sur deux on lui avait cassé la gueule, il estima que ce n'était pas un échec pour autant. Il fallait juste montrer moins de déférence, ça devait être pareil pour Ares, sinon César serait-il toujours en vie? La prochaine fois il observerait les autres berzerkers qui n'avaient pas du tout changé de personnalité pour autant à l'approche du cardinal.

Chose étrange, il avait quelques similarités avec le langage de la hyène, il viennent probablement du même coin, cet espèce de "tseh", il avait entendu un son similaire de la bouche de Ludmila.

Il s'est présenté comme Endymion le général du dragon des mers.

Cardinal de la guerre? César l'a appelé par ce titre. C'était le premier qu'il rencontrait, et c'était celui des quatre qui était le plus raccord avec la vision d'Akir, de nom en tout cas, il n'avait pas encore pu analyser son caractère et encore moins ses motivations. Héhé, le marinas risque d'attendre encore longtemps à l'endroit de son rendez vous secret et ce n'était pas pour déplaire au tigre étant donné son identité dévoilée. L'assaillant de Kostas n'a qu'à prendre un bain dans son endroit ou l'eau rejoint les étoiles et vice versa.

Ces fameux oracles ne sont pas mieux que ces marinas, peut être même pire, d'après le cardinal il semblerait qu'ils aient souillé l'alliance par le sang des nôtres, mais ce corbeau que l'homme semblait connaître, n'était peut être pas responsable ou peut être même pas au courant de cet état de fait.

"Oraclures", pensa-il, il trouva ça très bon sur le moment même et le garda en tête pour le sortir au bon moment, inutile de faire un mot d'esprit inutile dans cette atmosphère un peu tendue.


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Message Re: [Fin Octobre 550] Repli stratégique   Jeu 26 Jan - 19:50
Bran Ruz
"La Réponse"



La légitimité des Oracles était mise à mal, voire bien pire. Cette constatation froissa le Bran Ruz qui remit son masque froid de stoïcisme absolu. Une roideur que l'on pouvait aisément interpréter chez cet être crépusculaire. Ainsi écouta t-il le résumé de la situation d'une oreille attentive et sérieuse, ponctué par quelques roulements graves provenant de sa gorge. Sorte de musique sourde, une autre preuve de sa désapprobation muette. Mais Zvezdan avait entièrement raison de mettre tout ceci en cause. Plus encore de l'énoncer très clairement aux oreilles de tous. Les propos mielleux ou enrobés d'une douceur feinte, l'hypocrisie et les détours ne mèneraient nul part. L'air sombre, les bras croisés sous sa poitrine, l'homme soutenait le regard ennuyé du Cardinal. Un simple hochement de tête signifiait son accord, et un soupir sa lassitude.

« C'est le propre des Oracles oui, je ne peux le nier. Mais non, comme les fils d'Apollon, je suis du genre à vagabonder plutôt que de lécher les pieds de notre Dieu. » Il était lui aussi agacé par les « trop lumineux ». Or n'était-il lui même pas trop sombre ? Sa voix claqua comme un nouvel augure : « Peut-être est-il temps de faire naître l'équilibre au sein même de notre Ordre… Ah... »

Soupira t-il une nouvelle fois.

« Mais je reste intimement persuadé que notre salut dépendra de vous, Berserkers. Nous entrons dans l'ère des Hommes… »

L'Oracle restait encore bien évasif. Lui-même n'avait pas toutes les cartes en main. Il reprit, non sans regarder Akir qui venait de prononcer le nom du marina. Le Dragon des Mers… il saurait s'en rappeler.

« Je n'étais pas au fait d'une attaque entre nos deux factions. Et la raison m’apparaît bien obscure… Tu as toutes les raisons du monde de te méfier de notre dualité. Plus que les mots ce sont les actes que tu dois prendre en compte... »

Des propos lourds de sens, la « Réponse » laissa un vague silence s'installer. « Moi qui désirait me tenir à l'écart de tout ceci, je constate que je n'ai nul autre choix que d'agir et de faire tomber le Crépuscule sur Rome. »

Bran commença alors à s'éloigner, à disparaître dans les ombres des arbres.

« Je reviendrai vers toi une fois cela fait. Ou jamais si je venais à être balayé par l'Aube. »


Une guerre se profilait. Le Crépuscule approchait. Il était temps pour lui d'agir.

Spoiler:
 


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[Fin Octobre 550] Repli stratégique
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