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 [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs

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Message [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Mar 20 Déc - 22:38
Encore mal en point après le combat avec mon épouse, j'avançais malgré tout d'un bon pas à travers les rues sales et étroites d'Alexandrie. L'air maussade, amer, je ne cherchais pas à attirer les regards, fait exceptionnel, mais à les détourner. L'humeur n'était pas joyeuse, et ce n'était en rien un mystère.
L'affrontement entre Calista et moi avait éveillé en moi des sentiments contradictoires. Fierté de lui avoir tenu tête, blessure d'âme de nous voir ainsi comme deux vulgaires adversaires. Point d'amour l'espace de quelques longues minutes. Et cela m'avait profondément attristé. Bon sang, quel individu pathétique j'étais en train de devenir !
Mais faisant fi de mon orgueil, j'étais parti en quête de mon amour. Ma seule faiblesse. Mon seul et unique lien avec une âme trop souvent ternie.
Mes contacts m'avaient permis de remonter la piste assez facilement. Et ce fut avec satisfaction, soulagement puis angoisse que je vis se dessiner l'endroit recherché. Une sorte d'orphelinat aux murs si mal en point que je m'étonnais que l'ensemble tienne encore en place. Une précaution des constructeurs peut être ? Si la misère de ces gosses abandonnés devenait trop forte, ainsi pourraient-ils eux même mettre un terme à leur existence médiocre et sans une once d'espoir ?
Je me morigénais de mon sens du pragmatisme. Pour une fois, ce type de réflexion ne devrait pas quitter mon esprit. Calista risquait de ne pas apprécier.
Après avoir pris une grande inspiration pour me donner du courage, je m'avançais pour pénétrer dans une pièce sombre et humide qui devait servir d'entrée. Avec une peine infinie, je parvins à conserver un visage relativement neutre malgré l'envie de vomir qui commençait à me monter à la gorge face aux senteurs du lieu. Urine, miel, saleté, un subtil mélange... Entre l'odeur et les cris, pas de doute, j'étais dans le refuge de marmots braillards.
Une femme d'un âge canonique s'approcha de moi en boitillant avant de s'interroger sur ma présence en ces lieux. Je tendis d'emblée une pièce d'or à la gueuse, tout en prenant garde de ne pas frôler sa peau vérolée.

Je cherche une jeune femme du nom de Calista. Elle vient souvent raconter des histoires aux orphelins. L'auriez-vous vue aujourd'hui ?

Difficile de faire plus aimable avec ma nausée et mon envie furieuse de prendre mes jambes à mon coup. Mais l'amour valait bien quelques sacrifices...
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Mer 21 Déc - 20:18
Elle avait laissé les ombres l'engloutir. La soustraire de la vue d'Endymion. S'éloigner, c'était tout simplement ce qu'elle voulait pour le moment. Comment en étaient-ils arrivés là tous les deux? Elle avait voulu l'aider, et il l'avait trompé, en lui mentant. Faisant celui qui allait bien, alors qu'elle savait parfaitement que non. Que sa fierté avait été blessé. Alors elle s'était entêtée. Aurait-elle dû insister vraiment? Ou bien faire comme si de rien était. Passer outre. Mais de cela, la Belle en était parfaitement incapable. Elle avait toujours tendu la main à ceux qui en avaient besoin. Et son erreur avait été d'agir de la même façon avec le Dragon des Mers. Mais lui n'était pas comme ceux qu'elle avait pu aider jusque là, disposant d'un caractère bien trempé, qui lui était propre.

C'est donc avec un soupir, encore meurtrie et blessée du combat mené, qu'elle avait passé le portail d'orichalque pour gagner Alexandrie. Revoir les enfants, savourer leur compagnie, après toutes ces semaines d'absence, allait lui faire le plus grand bien et lui remettre du baume au cœur. Eux seuls arrivaient à la faire sourire lorsqu'elle était d'humeur morose. Pourtant, elle ne pouvait décemment pas aller les voir, alors qu'elle était ensanglantée. Alors, un petit détour par la demeure des Atlas s’avérait nécessaire. Une fois prête, elle s'en fut donc vaquer à ses occupations.

Comme elle s'y était attendue, à sa vue les gamins s'étaient précipités vers elle, lui sautant au cou, lui bécotant la joue. Comme d'habitude, elle prit le temps de leur raconter foule de contes et d'histoires, s'amusant de leurs réactions qui bien souvent la faisait éclater de ce rire clair aux tonalités cristallines. Elle passa donc le reste de son après-midi ici, au milieu de ce public qui se régalait de chacune de ses paroles, et qui bien souvent recherchait son contact. Les deux plus petits s'étaient même endormis contre elle.

Quelque part plus loin à Alexandrie, dans l'un des quartiers les plus miteux de la ville, une vieille dame récupérait la pièce d'or qui venait de lui être glissée dans la main. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas vu un homme aussi beau que celui qui se tenait face à elle. Faisant tourner la dite pièce devant ses yeux, avant de la croquer à l'aide de ce qui lui restait de chicots, pour s'assurer qu'on l'entourloupait pas, elle finit par prendre la parole:

"- Calista hein? Une petite demoiselle à l'esprit vif, gentille et bien jolie? Les gamins l'adulent, mais malheureusement, il s'trouve qu'elle n'est pas là. En tout cas, elle m'a pas oublié la p'tiote. Si vous la voyez, dites lui que les maîtres d'oeuvre sont passés, les travaux de rénovation vont commencer semaine prochaine. Surtout remerciez la bien pour nous."

Et elle s'en fut, planta là le Général, qui sans nul doute serait fort ravi de quitter l'endroit, même s'il avait fait chou blanc. Où pouvait donc bien se trouver sa jeune épouse si elle ne se trouvait ni aux orphelinats, ni dans son Palais. Voilà qui méritait interrogation.

Oui en cette heure, alors que la nuit commençait à tomber, où était donc bien passée la princesse Atlante? Sûrement à des lieues de là, dans son refuge à elle. Cette crique où elle avait passé des heures enfant à nager avec les Néréides.


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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Ven 23 Déc - 0:15
Me voici donc à courir dans les rues de la ville, à la recherche de ma belle.
Comble de malheur, une fine bruine commença à tomber, faisant ruisseler l'eau dans mon dos, sur mon visage et rendant la chaussée glissante au possible. De colère et de frustration, j'envoyais toutes les âmes possibles à travers les ruelles, au dessus des toits pour la trouver. Invisibles mais efficaces. Du moins je l'espérais.
Je ne connaissais pas d'autres orphelinats en ville alors où pouvait-elle être ? Au palais ? Bah j'aurais tout le temps d'y retourner après avoir retourner chaque dalle de la cité !
Tout ceci était si bête... Mais pourquoi était-elle intervenue ?! J'étais blessé dans ma fierté, agacé, en rage contre moi même alors pourquoi ? Quelle réaction attendait-elle ? Bordel ! Le souffle court, inhabituellement dépaillé, décoiffé par les trombes d'eau qui avaient succéder au modeste crachin, j'accélérais ma course dans l'espoir d'entendre sa voix ou de percevoir sa présence. C'était elle qui m'avait défié non ? Alors pourquoi cette fuite ?! Bon sang, tout ceci était si stupide...
Comble de malheur, je sentis mes blessures à peine guéries se rouvrir dans ma course, et ce fut avec une infinie contrariété que je vis un filet de sang se mettre à couler le long de ma hanche. J'avais bien besoin de ça... Mais hors de question d'abandonner ! Maintenant coûte que coûte le lien avec mes entités, j'entrais dans chaque taverne pour chercher du coin de l'oeil ma belle. Mais rien. Au détour d'une ruelle, j'aperçus des gosses pouilleux serrés en rang d'oignon pour se protéger de la pluie et je filais les questionner sur ma belle.

Pardon m'sieur mais tu as pas l'air en forme. Tu es blessé ?

Bravo gamin ! Tu iras loin dans la vie... Je ravalais mon ironie mordante, avant de répondre le plus aimablement possible.

Pas grave, j'ai connu pire. Je cherche une femme du nom de Calista. Belle comme le jour mais caractère... hum aimable. Elle lit des histoires aux orphelins, vous la connaissez sûrement !

Oh que oui, ils la connaissaient mais aucun ne put me dire où elle se trouvait.
Découragé, rageur, épuisé et blessé, je me laissais choir comme un mur ruisselant d'eau, faisait fi de mes habits et de ma mise. La tête entre les mains, je fermais les yeux, essayant tant bien que mal de repousser la douleur et la lassitude. C'est alors qu'un cri me fit relever la tête. J'aperçus alors une espèce de Goliath tenir dans sa main le cou de l'un des gosses. Les autres rejetons semblaient trop terrorisés pour l'aider ou même s'enfuir. Une scène pathétique de violence.

Bande de petits cons ! C'est pas comme ça que vous allez me ramener de l'or ! Je me fous qu'il pleuve ou que vous creviez de faim ! Si je n'ai pas une bonne poignée de pièces avant le coucher du soleil, je vous saigne comme des gorets.

Alors qu'il levait déjà son poing pour frapper le gosse, une carte fusa pour lui transpercer la peau de la main. Le gorille poussa un rugissement plaisant avant de jeter le marmot au sol pour mieux se tourner vers sa nouvelle proie : moi.

Tu es con ou quoi ?! Je vais te crever !

Mouais, une nouvelle tête dans les bas-fonds ? Soit il ne me reconnaissait pas, ce que je pouvais lui pardonner vu mon accoutrement et ma tête de cadavre, soit ma réputation n'avait pas encore atteint sa cervelle de moineau. Une occasion parfaite de lui apprendre les bonnes manières. Je me relevais donc et... poussais un gémissement de douleur avant de vaciller. Hum... J'avais perdu bien plus de sang que je ne le pensais ! Crainte confirmée par l"état de ma chemise et la tache carmine qui continuait de s'épanouir sur le sol. Dans un effort pitoyable, j'essayais d'invoquer mes âmes à la rescousse mais la douleur m'en empêcha. Sans cosmos, à la limite de l'inconscience, une seule et unique carte en main et incapable de bouger, je me résignais à faire la seule chose possible : j'éclatais de rire.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Sam 24 Déc - 15:04


Le vent commençait doucement mais sûrement à se lever. En sentant ce dernier tourner, elle sut que le temps allait se gâter. Peut-être était-il temps pour elle de rentrer après tout? Elle n'allait pas passer sa nuit à dormir sur cette plage tout de même. Regagner Atlantis maintenant? Elle n'en avait pas vraiment envie. Alors le plus simple serait de retourner à Alexandrie et de passer la nuit dans la demeure que les Atlas possédait là bas. La nuit portait conseil paraîtrait-il. Alors demain, oui demain, elle retournerait chez elle. Auprès de lui. Peut-être même qu'elle s'excuserait, de ne pas l'avoir compris. De l'avoir déçu? C'était là aussi une option envisageable. Endymion n'était pas comme les autres, elle devait pourtant bien le savoir non?

Et les premières gouttes se mirent à tomber quand la Demoiselle passa la porte de la Cité. Le regard perdu dans le vide, elle continuait de s'interrogeait tout en avançant par automatisme dans le dédale des rues avant de s'immobiliser. Elle était entrain de s'interroger sur l'état de son époux. Après tout, il sortait tout juste de convalescence qu'elle l'avait replongé dans les combats. Alors oui, Calista s'inquiétait de savoir comment le Général si cher à son cœur se portait. Et la solution, elle l'avait, sur elle.

"- J'espère que tout va bien."

Murmurait-elle alors qu'elle sortait doucement la carte qu'il lui avait donné, juste avant leur mariage, sur le Roue de la Fortune. Si un sourire avait orné les lèvres de la Nymphe, nul doute que celui-ci avait tout simplement disparu. L'inquiétude pouvait se lire dans les iris d'améthyste, alors que son faciès semblait soudainement pâle. Car oui, la carte qu'elle tenait en main, lui indiquait clairement que son compagnon n'allait pas fort. Culpabilité quand tu nous tiens...

Rangeant la carte avec soin, la jeune femme se mit alors à prendre le chemin en direction du portail qui la mènerait à Atlantis. C'est alors qu'elle ressentit une présence familière. Immédiatement, elle s'immobilisa , scrutant un peu partout autour d'elle avant d'apercevoir cette forme fantomatique sur le toit d'une des demeures de la ville. Comme si de rien était, l'Atlas se faufila dans une ruelle, tournant la tête à droite et à gauche pour s'assurer que personne ne la voyait avant de grimper avec agilité en direction du sommet de la maison pour retrouver l'esprit qui s'y trouvait.

"- Que fais-tu là? Est-ce qu'il t'a envoyé à moi?"

La réponse, elle la connaissait. Bien entendu qu'il l'avait envoyé à elle.

"- Conduits moi à lui, je t'en prie. Il a besoin de moi."

Comprenant visiblement le besoin impérieux que la jeune femme avait de le voir, la forme fantomatique se mit alors en route au dessus des toits de la Cité, suivie par cette ombre. La pluie battante ne l'arrêterait pas, le pas se faisait vif. Agile. Elle voulait tellement le revoir. S'excuser. Prendre soin de lui. Lorsque l'esprit s'immobilisa, la Belle fit de même. Elle se trouvait dans les quartiers pauvres de la ville.

Adossée à un mur à l'angle de la rue, elle perçut le son de cette voix familière qui faisait battre son cœur plus fortement. Elle s'amusa de la réponse des gamins. Mais quand une voix aux intonations brutales se fit entendre, Scylla ne put s'empêcher de serrer les poings. Elle s'apprêtait déjà à intervenir quand elle entendit la remarque du Goliath. Serait-il possible qu'il soit intervenu? Lui? Pour protéger ses gamins miteux, comme il les appelait? Elle en fut particulièrement touchée. Puis vint cet éclat de rire. Un instant, elle pencha légèrement la tête pour voir ce qui se passait. Et ce qu'elle vit, la fit frémir. Le voir lui, si fier, dans un tel état lui fit de la peine. Devait-elle intervenir? La réponse ne se fit pas attendre, elle attrapa un caillou avant de le lancer sur le colosse, attirant de ce fait son attention sur elle, alors que sa fine silhouette se découpait dans la ruelle.

"- Hé! Faut vraiment être minable pour s'en prendre à une bande de gamins et à un blessé. Je suis persuadée que ça cache quelque chose."

La voix de l'Atlas s'était faite pleine d'ironie, alors qu'elle s'amusait avec un caillou dans le creux de sa paume. Un petit sourire narquois ourlait les lèvres de la demoiselle. L'homme blessé dans son orgueil de mâle lui répondit:

"- Ah oui ma jolie? Je suis certain que tu la ramèneras moins quand tu seras couchée sous moi."

"- Je serais toi, j'éviterais de tenir ce genre de propos à une Dame c'est parfaitement déplacé et discourtois. Et puis, tu ferais bien de rester sur tes gardes, mon amie déteste les malotrus de ton genre."

Un feulement se fit entendre derrière l'homme. La seconde suivante, la panthère tombait sur ce dernier, le clouant au sol sous son poids, faisant claquer sa mâchoire aux crocs acérés au dessus de son visage. Gracieuse, la Princesse Atlante passa devant tout son petit monde pour aller s'accroupir auprès de l'homme, le visage penché au dessus du sien.

"- Un mot de moi, et elle te transforme en charpie. Voilà ce que je propose. Plus jamais je ne veux te voir rôder ici ou même ailleurs en ville pour abuser des gamins, ou bien je t'assure que je mettrai tout en oeuvre pour te retrouver et te faire payer au centuple ce que tu as fais. Suis-je assez claire?"

Un grognement sourd de l'animal fit vivement acquiescer l'homme. D'un geste de la main la jeune femme intima au fauve de s'éloigner. Sa proie se mit alors à détaler, alors que les enfants venaient sauter autour de l'Atlas.

"- Wouah Cali! T'es vraiment trop forte."

Elle baissa sur eux son regard avant de lancer:

"- Merci, mais vous, vous devriez déjà être rentrés, alors zouh, sauvez-vous."

"- Au revoir Caliiii!"

Elle les regarda partir avant de revenir en direction du Général. Doucement, elle s'agenouilla face à lui, tendant une main douce pour venir la poser sur sa joue, désireuse de croiser le regard ambré tant aimé. La chaleur qu'elle dégageait, contrastait avec l'humidité alentour.

"- Te voilà dans un bien triste état mon cœur." Délicatement, elle glissera un bras autour de sa taille pour le soutenir, lui servir d'appui. "On ne rentre pas à Atlantis ce soir. Tu es bien trop épuisé. Je suis tellement désolée Endymion. Si je t'avais laissé ton instant de paix comme tu me l'avais demandé, tu ne serais pas dans un tel état." Dit-elle alors que sa gorge se nouait douloureusement, souffrant de le voir ainsi. "Tout est de ma faute." Murmura-t-elle, visiblement pleine de culpabilité.

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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Dim 1 Jan - 21:21
Maudite situation, maudites blessures mal cicatrisées, maudite faiblesse et surtout maudite évaluation de la situation. Pourquoi avoir tenter de sauver ces gosses ? J'avais clairement surestimé mes capacités actuelles, et le prix à payer allait être salé.
Mais comble de "chance", ma bonne fée des flots intervint et me tira de ce mauvais pas. Je ne pus retenir un soupir las et blasé, et me contentais d'observer le spectacle. J'avais perdu sur toute la ligne... Lorsque je sentis ses bras puis entendis le son de sa voix, je finis par reprendre la parole d'un ton aussi doux qu'un murmure.

Oublions ces dernières heures, veux-tu ? Nous avons commis erreur sur erreur, toi et moi... Je suis épuisé... Allons nous mettre aux chaud et posons un voile sur ces mauvais moments.

Je ne voulais ni explications, ni culpabilité. Juste prendre un moment de détente et de repos avec mon épouse.
Puisant dans mes dernières ressources, je me redressais tant bien que mal et indiquais à Calista une auberge à quelques rues de nous. Un lieu humble mais confortable et où le patron ne poserait pas de questions embarrassantes.
J'entrainais donc ma belle, me servant de son épaule lorsque les vertiges menaçaient mon esprit et nous parvinrent sans encombres dans l'auberge du Loup d'Argent. Un lieu discret qui offrait hydromel, bonne chère et logis à prix raisonnables. Et d'autres services discrets que je n'évoquais pas à ma princesse. Le patron, un vieil homme borgne répondant au pseudonyme de "Morse" m'accueillit d'un air surpris mais se contenta de m'indiquer que la chambre "royale" était disponible. Je lui jetais une pièce d'or en guise d'acompte, et me dirigeais avec Calista à l'étage. Là nous attendais une chambre propre et relativement spacieuse au beau milieu de laquelle trônait un grand lit sur lequel je m'avachis sans honte. Le regard posé sur le plafond blanc, le visage couvert de sang séché, je me laissais aller à un début de repos salvateur.

Le Morse va nous faire porter une baignoire et un repas. Rien de comparable à ce dont tu es habituée au palais, mais j'espère que tu y prendras plaisir quand même. Mon étoile...

Sourire fatigué.
Fait inhabituel, le diable venait de se confronter à sa vulnérabilité de mortel. Et l'expérience n'était pas plaisante.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Mar 3 Jan - 20:16
La Nymphe soutenait du mieux qu'elle le pouvait son époux, s'arrêtant lorsqu'elle le sentait tituber et prit de vertiges, pour lui permettre de récupérer un peu. Elle était prête à le conduire au Palais des Atlas, mais elle préféra lui laisser le choix. Peut-être éprouvait-il, après tout, le besoin de se retrouver dans un lieu familier. Elle se laisse donc guider jusqu'à parvenir face à cette auberge. "Le Loup d'Argent". Rien que le nom lui plaisait déjà beaucoup. En arrivant dans les lieux, elle nota l'air surpris du propriétaire à la vue de son conjoint. Il fallait avouer que le pauvre Général n'était pas sous son meilleur jour, et que tout deux avaient des allures de chat mouillé.

Pour sa part, la jeune femme lui offrit un sourire avant de suivre son amour dans les escaliers conduisant à l'étage. Elle se glissa dans le lieu en regardant autour d'elle avec curiosité. Le confort était présent et appréciable. Lentement, elle referma la porte derrière eux, et lorsqu'elle se retourna, elle sourit à la vue d'Endymion étendu sur la couche. Le pauvre, devait être épuisé. Doucement, la jeune femme approcha de son compagnon, alors qu'il s'adressait à elle. Délicatement, elle vint s'asseoir sur le rebord du lit, le laissant parler.

"- Ai-je donc l'air si hautaine et condescendante pour que tu penses que je n'apprécierais pas ce lieu? J'ai dormi dans des endroits bien loin de celui-ci, et je n'en suis pas morte."

Simple remarque, nul ton agressif dans la voix. D'ailleurs, elle affichait un tendre sourire, venant caresser la joue de son compagnon avec une douceur infinie.

"- Tu es vraiment dans un sale état."

Levant le regard améthyste, elle laissa celui-ci errer sur la pièce jusqu'à que ce dernier ne se pose sur une vasque et un broc d'eau:

"- Je reviens."

Quelques instants plus tard, elle revenait près du lit, invitant le Dragon des Mers à se redresser. Posant au sol, la vasque remplie d'eau dans laquelle flottait une serviette, la Demoiselle se mit assise aux pieds de son conjoint, avant de venir attacher ses cheveux mouillés afin de ne pas être gênée dans sa tâche. Elle, finit par prendre la pièce de tissu trempée, l'essora, avant de tendre le bras pour venir passer le tissu humide sur le faciès ensanglanté. Elle procéda méticuleusement. Doucement. Elle finit toutefois par rompre le silence qui pesait dans la pièce.

"- Merci... D'avoir cherché à les protéger. Ca me touche bien plus que tu ne peux l'imaginer."

Et se disant, l'atlante se tendit légèrement pour venir embrasser tendrement le Général cher à son cœur. Mais elle ne put en profiter davantage, car déjà on frappait à leur porte. Gracieusement l'Atlas se releva pour aller ouvrir. Nul doute que d'ici peu, elle pourrait profiter de la chaleur d'un bain.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Mar 3 Jan - 21:00
Enfin un peu de détente et de repos.
Pour une fois, j'abandonnais mon égo pour me laisser dorloter par la femme de ma vie. Un soupir de soulagement traversa mes lèvres quand la serviette fraiche fit son oeuvre, et mes paupières s'abaissèrent pour me permettre de profiter pleinement de l'instant présent. Après toutes ces épreuves, un peu de douceur ne ferait pas de mal.
Malheureusement, sans le vouloir Calista troubla ma quiétude en parlant du sauvetage des gamins qui avait manquer de me faire tuer par un rat des rues. Elle m'en était reconnaissante, et ce fait me fit sourire. Mais au fond je m'en voulais. Qu'est ce qui m'avait pris ? Un moment d'égarement ? Je ne connaissais pas ces gosses, je n'avais nul intérêt à les protéger. Et pourtant... Quelle folie. Bon pour l'heure, j'allais recevoir les remerciements de ma femme sans me poser davantage de questions. Cela n'en valait pas la peine, et je ne voulais pas risquer de gâcher ce moment.

Je n'irais pas dire que je le ferais tous les jours, mais si c'est important pour toi, c'est le principal.

Pure vérité.
Je rendais donc les armes, reléguant mon égo pour un court moment. D'un geste rapide, lorsque le baiser si tendre s'arrêta, je saisis la main de Calista pour la porter à mes lèvres.

Ténèbres et lumière. Notre union est si parfaite, si complémentaire... Ne la gâchons plus en espérant changer les particularités de l'autre, veux-tu ? Nous avons été stupides. Je suis désolé.

Ces dernières heures restaient ahurissantes de bêtise mutuelle. Et je ne tenais pas à ce que nos erreurs ne reviennent sur le devant de la scène un jour. J'avais perçu sa culpabilité et elle venait d'entendre mes sincères excuses. De mon point de vue, l'incident était donc clos.
On toqua à la porte et j'en déduisis que le bain venait enfin d'arriver. Parfait. Mais un étrange pressentiment me compressa soudain l'estomac.

Attends Calista ! N'ouvre p...

Trop tard. Alors que ma belle venait de poser la main sur la poignée, la porte s'ouvrit en grand pour révéler le stupide chien galeux qui avait menacer les enfants, quelques sbires dans son dos. Un coutelas à la main, le sinistre individu saisit Calista par le bras pour la menacer de sa lame dégoutante. Bordel de... Il nous avait suivi !
D'un bond qui me fit grimacer de douleur, je bondis du lit, une carte à la main, mais le regard du cancrelats des rues me fit stopper net.

Un pas de plus et ta gueuse crève !

La menace était sérieuse, et je m'exécutais sans fanfaronner. Dénuée de son écaille, sous la menace réelle d'une lame, Calista pouvait-elle s'extirper de ce traquenard ? Déjà les sbires pénétraient dans la pièce pour m'entourer. Au vu de leurs mines patibulaires, j'allais passer un sale quart d'heure. Pourtant, ce fut un sourire qui se dessina sur mon visage. Joueur jusqu'au bout !
Un regard entendu. La Nymphe pouvait agir à sa guise ou attendre. J'étais prêt.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Mer 4 Jan - 18:18
Trop tard. La Demoiselle avait tourné la tête vers son époux avec un air interrogatif en ouvrant la porte. Une fraction de seconde, c'était tout ce qu'il lui aurait fallu pour éviter de se retrouver dans cette situation. La poigne d'une paluche qui se referme sur son bras, celui du froid mordant d'une lame reposant contre sa gorge. La jeune femme cherche à se défaire de cette étreinte, mais le bougre à la mine patibulaire la tenait fermement contre lui. Alors le regard améthyste se porta en direction de son compagnon qui bondissait du lit, déjà près à attaquer, mais lorsque la lame s'appuya davantage contre la peau de sa Belle, faisant perler l'éclat écarlate, le Dragon préféra capituler. Ou tout du moins en donner l'air, et ce malgré ce sourire qui parait ses lèvres.

"- Une Gueuse? T'l'as bien r'gardé? Elle a plutôt l'air d'une Dame, moi j'dis!"


Tirant brusquement sur le bras de l'Atlante, son geôlier la força à lui faire face, attrapant fermement son menton entre ses doigts pour la forcer à le regarder. C'était bien mal connaître la Nymphe, s'il pensait que cela l'impressionnait. Bien au contraire, elle affichait un petit sourire narquois, les prunelles pleines de défi.

"- Faut croire que tes compagnons ont plus de jugeote que toi."

Bien mal lui en prit, la réponse, ou plutôt la réaction, ne se fit pas attendre. Le dos de la main de l'homme venait de rencontrer la joue de la jeune femme. La violence du coup la fit tomber à terre, son regard se faisant plus sombre.

"- Elle a p't'être des airs de grandes dames, mais c'que j'vois moi, là, c'est une sauvageonne. T'inquiètes ma jolie, j'vais te mater. Vous autres réglez son compte au bellâtre. Moi, je vais m'occuper d'sa catin."

Et alors qu'elle se relevait, la Brute vint la saisir par la taille pour la jeter en travers de son épaule, comme un vulgaire sac de patate, posant sa paluche sur son fessier, avant de la faire tomber sur le lit. D'une main il la maintenait fermement étendue, et de l'autre, commençait à défaire son pantalon.

"- J'vais t'faire oublier ton Apollon tu vas voir."

"- Ca, ça m'étonnerait beaucoup."

Attendre, encore un peu. et lorsque viendrait le moment venu, elle attaquerait. Sauvageonne avait-il dit? il n'avait pas la moindre de combien elle pouvait l'être. L'instant suivant il fut sur elle, ses mains horribles griffant la chair tendre et délicate des cuisses pour les forcer à s'écarter avant de remonter le tissu de sa robe. Lorsque sa bouche fondit sur la sienne et que sa langue força la barrière de ses lèvres, elle sut alors que c'était le moment.

Un cri de douleur retentit dans la pièce, semblable à celui du cochon qu'on égorgeait alors que l'homme se redressait, mains sur sa bouche, attirant sans nul doute le regard de ses compagnon. Vive, Calista relevait, crachant à terre un morceau de chair, de la langue visiblement, avant d'essuyer sa bouche ensanglantée d'un revers de la main. La seconde suivante, profitant de la confusion, elle se jeta sur le coutelas de sa proie. Car oui, les rôles étaient inversés. Armée, elle se glissa derrière lui, attrapa fermement son visage entre son bras, venant trancher la gorge de l'homme dans un mouvement net et précis, avant de le lâcher, sans un regard, à terre.

"- Bien maintenant vous avez le choix: soit vous dégagez d'ici, soit vous finissez comme lui. A vous de choisir."

Oh bien entendu la réponse ne se fit pas attendre, tous déguerpirent sans demandant leur reste. Immobile, l'Atlante finit par lâcher son arme, qui tomba avec fracas sur le sol, alors qu'elle portait son regard sur son époux, s'assurant qu'il allait bien.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Sam 7 Jan - 16:05
D'ordinaire j'étais bien assez maitre de mes émotions pour n pas succomber aux plus intenses de ces émois joueurs. Toutefois, la haine que je ressentis à cet instant, implacable, froide, ravageuse, fut une réelle exception à la règle. En voyant le malotru tentait de violer mon épouse sous mes yeux, une série de tortures toutes les effroyables les unes que les autre passa dans mon esprit.
Néanmoins, je savais mieux que quiconque que Calista n'était pas une jeune femme fragile et sans défense. Bien au contraire. Je restais donc immobile, concentrant mes forces en attendant la bonne ouverture pour agir. Et le spectacle, sauvage et divinement plaisant, fut à la hauteur de ma patience. Un sourire malsain se dessina sur mes lippes à la vue de la violence de la nymphe, redevenue bête à la place de belle. Magnifique démonstration d'une exécution à la hauteur du crime et de l'outrage. Pour un peu, j'aurais applaudi. Mais à mon grand dam, ma chère épouse fit preuve d'un peu trop de compassion et je ma hâtais de rectifier cette erreur, touchante au demeurant.

Je suis désolé ma chérie, mais je ne suis pas doté d'un aussi bon coeur que le tien.

Les hurlements atroces en provenance de la rue en contrebas appuyèrent mon affirmation. Tout sourire, j'attendis que mes esprits invisibles terminent leur oeuvre de mort, pour m'autoriser à souffler avant de prendre dans mes bras Calista. Les malandrins n'étaient heureusement pas des cibles bien difficiles et le peu de cosmos qu'il me restait avait suffit à leur faire rendre gorge sans témoins gênants.
Après de longues minutes d'une étreinte nécessaire à calmer les battements de mon coeur, je relâchais Calista pour me diriger vers la salle principale de la taverne où je fis un signe évocateur au Morse. Ayant entendu le raffut, ce dernier se contenta de lever les yeux au ciel avant de héler la serveuse.
Quelques minutes plus tard et on nous débarrasser du cadavre du violeur, avant de nous faire enfin porter une large baignoire remplie d'eau fumante.

Si tu veux bien m'y rejoindre...

Sans aucune pudeur, joueur et taquin, je me dévêtis avec une lenteur calculée avant de prendre place dans la baignoire. Un soupir d'aise m'échappa et j'offris un sourire ravageur à mon épouse. Nous avions tant de choses à nous dire, mais les mots n'avaient pas leur place dans cette réconciliation. La tenir contre moi suffirait à mon bonheur et la nuit nous attendait pour un pardon mutuel sur l'oreiller. Demain viendrait bien assez tôt.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Sam 14 Jan - 12:06
Il allait bien. Oui Endymion allait bien. Pas de blessure supplémentaire. Un soupir de soulagement lui échappa. C'est alors qu'elle se rendit compte que la main qui avait tenu l'arme tremblait, alors que son regard glissait sur le corps sans vie. En cet instant, elle comprenait ce qu'avait vécu Tiha, n'avait eu qu'un aperçu de ce qu'elle avait pu ressentir. Oh, elle se contenait pour ne pas s'acharner sur le cadavre qu'elle aurait voulu disparaître sur le champ. Et Calista se sentait sale. Horriblement sale. Ce bain n'allait-il donc jamais venir?

Elle entendit les paroles de son époux d'une oreille, haussa légèrement les épaules d'un air désabusé en entendant les hurlements au dehors. Quelque part ce n'était pas plus mal, Alexandrie serait ainsi débarrassée de quelques mauvaises âmes. Lorsque les bras du Dragon des Mers vinrent à se refermer autour d'elle, son corps, d'instinct se raidit. Mais la chaleur de son corps, les battements de son cœur contre lequel sa tête reposait, et l'odeur familière la rassura. Alors, la jeune femme laissa ses bras venir enlacer son aimé, jusqu'à ce qu'il l'abandonne pour aller, elle ne savait trop où. Sûrement réclamer ce fichu bain?

Seule, elle scruta le cadavre, avant de s'abandonner à son instinct primaire en venant donner un coup de pied dans ce dernier.

"- Plus jamais, jamais, une femme n'aura à souffrir ta présence. Jamais!"

Nouveau coup, avant qu'elle ne se recule, repoussant une mèche de cheveux lilas derrière son oreille. Fort heureusement, on vint rapidement les débarrasser du corps, nettoyant au passage le sang afin de rendre la chambre telle qu'elle était lorsqu'ils étaient arrivés. La baignoire fut enfin apportée et lorsque la porte de la porte se referma, ils étaient enfin à nouveau seuls. Pourtant, elle n'ouvrait pas la bouche. Ne disait mot. C'est à peine si elle l'observait se dévêtir, alors qu'en temps normal, ce spectacle la ravissait.

Pourtant, se furent ses mots qui la tirèrent de sa torpeur,auxquels elle acquiesça doucement, avant de se dépêcher de retirer cette robe dont le tissu était maculé de sang, elle ressentait le besoin de se laver, comme pour mieux supprimer toute trace de cet homme sur elle. Alors, elle se glissa doucement dans l'eau, appréciant la chaleur bienfaisante sur sa peau, tout en prenant place devant Endymion, dos à lui, sans se laisser aller toutefois contre lui. Un soupir d'aise lui échappa, alors qu'elle rêvait de pouvoir s'immerger entièrement sous l'eau.

"- Ca fait un bien fou."

C'était la première fois qu'elle reprenait la parole en sa présence, et pour se faire, elle avait même légèrement tourné la tête vers lui pour le scruter de son regard améthyste.
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Message Re: [Mi Octobre 550] Dites le avec des fleurs    Ven 27 Jan - 23:39
Je l'observais pour analyser ce qui la tourmenter désormais.
Un regard absent, son attitude, son silence pesant. Elle n'avait rien contre moi, je le savais, mais Calista demeurait sous le coup de cette traumatisante expérience. Heureusement avortée au bon moment. Avant que les dégâts ne soient irréparables. Je n'intervins pas, ni ne la presser. Elle vint me rejoindre de son chef dans le bain délicieux mais je perçus clairement la distance qui demeurait béante entre nous.

Le seul moyen de vaincre sa peur c'est de l'affronter. La dominer comme tu viens de le faire doit en effet être vraiment satisfaisant.

Car je sentais qu'elle ne parlait pas du bain, mais de l'acte commis de ses propres mains. Tuer son violeur dans un meurtre atroce, cruel et brutal. Calista avait failli rester paralyser par la peur mais dans une force de caractère incroyable, mais prévisible pour qui la connaissait, était parvenue à la détruire sans mal, ni faiblesse.
Ma main vint docilement se perdre dans sa chevelure avant d'être rejointe par sa jumelle. Ainsi débuta un massage du cuir chevelu.

Tu viens de toucher du doigt l'une des pires et plus anciennes frustrations de ma vie. Ce sentiment d'être un être puissant et supérieur, gâté par la naissance et béni par les dieux, mais désespérément humain. Soumis à la malédiction de la chair, des émois, des peurs communes. Un aigle royal capable d'avaler les cieux mais cloué au sol par une chaîne de mortalité. Ce combat face à nos propres failles est le pire châtiment possible. C'est pour cette raison que j'espère un jour m'en émanciper.

Embrasser l'éternité, l'immortalité, m'élever au rang des dieux eux mêmes. Ne plus craindre de perdre ma beauté, ma jeunesse, mon honneur ou mon intégrité physique. Ne ne plus être concerné par le viol, la torture ou la douleur. Un fantasme fou mais qui guidait mon existence.
Je restais donc là d'interminables minutes à masser ma femme avant de descendre vers son cou gracile, tendu par l'épreuve qu'elle venait de traverser. Lorsque j'eus l'assurance d'avoir engendrer l'effet escompté, l'eau commençait à tiédir. Un baiser sur le cou, et je sortis de la baignoire.

Nous devrions rentrer au royaume sous-marin sans plus attendre. Après tant d'émotions, nous dormirons mal ici. Au moins, au palais, nous serons en parfaite sécurité et nous pourrons véritablement prendre du repos. Qu'en dis-tu ? Es-tu trop lasse pour faire la route ? Je te laisse choisir.
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