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 Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]

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Message Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   Jeu 8 Oct - 19:11
Quelques jours plus tôt, Thivan avait quitté le territoire d’Arès avec une quête bien précise à réaliser. Il n’était pas rare que parmi les Berserker, il soit celui envoyé le plus souvent sur le terrain, tout simplement parce qu’il n’était pas réfractaire à voyager, ni passer ses journées dehors même par un temps aussi froid. En cette belle saison d’hiver, les températures au nord de l’Europe étaient particulièrement  glaciales. Mais ce n’était pas ce qui dérangeait vraiment le jeune guerrier. Originaire d’un pays pas spécialement plus chaud, sentir son corps frissonner ne le surprenait pas outre mesure. Il avait pris de quoi se couvrir, c’était bien suffisant pour le voyage. Ayant traversé toute la Transylvanie pour arriver vers la Germanie, il s’était déplacé sur la monture octroyée à chacun des Cardinaux. A l’image de son cavalier, la bête n’avait pas fière allure. Oh elle avait cette belle musculature de coureur, cette force dans les pattes, mais était négligée, sale, sa crinière poussiéreuse et terreuse. Tout comme la peau de Thivan l’était. Ils avaient tous deux laissés sur la neige des traces noires, marque de leur passage comme la Mort avance à pas lents.

Perdu dans les grandes forêts de pins et d’épines dans les montagnes germaniques, le Berserker avait avancé comme guidé dans sa mission par une curieuse aura. Il ne connaissait pas son chemin en particulier, mais l’instinct le poussait à continuer, comme une certitude qu’il finirait bien par trouver ce qu’il cherchait. Combien de jours passés dans ce froid glacial, dans ces hauteurs hostiles – quoique sans doute moins que chez les Berserker – et silencieuses ? Qui sait, le temps n’était pour l’instant pas bien important, Thivan savait que tant que les neiges persistaient, il pouvait se permettre de se perdre et se retrouver. Au matin d’un jour quelconque, dans son sommeil léger, il se réveilla en percevant une aura, un cosmos ou quoique ce soit d’autre. Ses perceptions étaient aiguisées, fines et compétentes, et malgré la distance évidente entre lui et la source de cette énergie, il n’eut aucun mal à la ressentir. Et à vrai dire, il nota que les énergies étaient en fait deux, mais la seconde moins agitée. Curieux, mais pas non plus surpris, Thivan hésita un instant à détourner sa route pour aller à la rencontre de ce premier cosmos encore plus froid que le temps lui même. Puis, il se décida, sans grandes difficultés à vrai dire, curieux comme la bête qui régnait en lui. Grimpant sur Roach, sa monture, il partit en direction de ce qu’il sentait depuis quelques minutes.

Plus il s’approchait, plus l’énergie grimpait en force, et il est vrai que la proximité commença à le faire frissonner de plus bel. La seconde resta calme, plus solaire. Non vêtu de sa Cuirasse qui recouvrait seulement discrètement son cheval, comme une simple armure de guerre, il finit par arriver enfin à une distance raisonnable pour voir de ses propres yeux ce qui était la source de ces éclats de cosmos. Caché par la cime des arbres et des pins, Thivan observa en contrebas dans une clairière ce qui semblait être un être humain. Bon, sur la base, ce n’était pas ce qui le surprenait, il ne s’était pas attendu à ce qu’un animal dégage une telle force. Mais la silhouette fine, plus petite et moins musclée ne semblait pas être celle d’un homme. Un peu plus loin pourtant, il semblait bien y en avoir un, mais ce n’est pas ce qui l’intéressa le plus.

S’il ne descendit pas plus bas que l’orée de la clairière, Thivan descendit néanmoins de Roach pour observer un peu plus. C’était idiot à dire, mais c’était sans doute la première fois que le jeune homme voyait une femme se battre, une femme posséder le cosmos. On ne pouvait pas dire qu’elles étaient très nombreuses sur le territoire des Berserkers, et peu sociable comme il était, Thivan ne leur avait jamais adressé la parole. Aussi, poussé par la curiosité, il observait en silence cette femme qui semblait s’entrainer. Etait-elle une Sainte d’Athéna ? Ou peut être autre chose, il n’en savait rien. Il aurait put rester ainsi sans se faire remarquer, mais ce ne fut pas l’avis de Roach qui, non content de rester immobile si longtemps, hennis avec caractère, ce qui dans le silence ne passa pas inaperçu. Un regard dépité, Thivan soupira. Il n’était pourtant pas un habitué de la discrétion, mais là, c’était quand même un peu gros…
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Message Re: Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   Jeu 8 Oct - 23:33
Comme chaque jour, je me levai à l'aube afin de rejoindre l'arène. C'était mon rituel, je m'entrainais un peu en solo avant de rejoindre Seneca dans son temple pour un entrainement plus poussé, celui-ci m'ayant en quelque sorte prise sous son aile. J'étais devenue beaucoup plus forte grâce à lui au fil des années. J'étais certaine que quelques mois d'entrainement me suffiraient à acquérir mon graal, l'armure d'or du Verseau. Je me battais sans relâche dans ce but, devenant un peu plus forte chaque jour. Profitant du fait d'être seule dans l'arène, je fis apparaître un mannequin de glace et commençai à le frapper avec force, faisant voler quelques éclats de glace au passage. Un cosmos familier me fit interrompre ma concentration. Mon ami le Sagittaire m'avait rejointe, m'expliquant que le Grand Pope lui avait confié une mission apparemment secrète. Je ne posai pas de question, sachant pertinemment qu'il ne m'en dirait pas plus, étant bien trop dévoué au Pope pour dévoiler un secret. Je fus surprise lorsqu'il me proposa de l'accompagner. Oui pourquoi pas ? Cela ne pourrait être que bénéfique pour moi après tout. Après avoir rassemblé quelques vivres et vêtements chauds, nous nous mîmes en route.

Après plusieurs jours de marche, nous arrivions enfin à destination, dans le pays froid et neigeux qu'était la Germanie. Le froid était mon élément, mon cosmos de glace m'habituant aux températures extrêmement basses. Je m'étais tout de même vêtue chaudement, de plus, je n'avais pas d'armure pour me protéger n'étant que simple aspirante, les vêtements me protégeraient légèrement. Bien entendu, il était hors de question que j'abandonne mon entrainement matinal et je me trouvai un petit endroit tranquille où je malmenais un arbre qui ne m'avait pourtant rien fait de mal. Je n'avais pas osé me servir de mes pouvoirs de glace pour me créer un mannequin, ne sachant pas sur qui je pourrais tomber, Seneca m'avait appris à ne pas dévoiler mes pouvoir n'importe où. Un peu paranoïaque, mais il fallait avouer qu'il n'avait pas tords dans le fond. Je concentrai donc mon cosmos dans mes poings, les recouvrant d'une couche de givre pour éviter de les écorcher, et frappai l'arbre de toutes mes forces. Je m'arrêtai avant qu'il ne cède sous mes coups, voulant m'atteler à une petite séance de méditation. Le Gold Saint du Sagittaire n'était pas loin de moi, mais je ne savais pas ce qu'il faisait, j'étais bien trop concentrée dans mon entrainement.

Tandis que j'allais le rejoindre afin de lui demander s'il souhaitait méditer avec moi, j'entendis un hennissement non loin de là. Je levai les yeux vers la source de celui-ci et remarquai un garçon assez jeune d'après ce que je voyais avec un cheval. Pourquoi n'avais-je pas ressenti ce cosmos avant ? J'étais sans doute trop concentrée sur le mien pour m'en rendre compte. Je me tournai vers Seneca, l'interrogeant du regard tandis que je lançai une parole, ma voix raisonnant sous mon masque, le ton glacial comme à mon habitude.

"Ce n'est pas très poli d'espionner les gens vous savez ?"

Froide, directe, comme d'habitude, on ne se refait pas !
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Message Re: Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   Ven 9 Oct - 11:30
Cela faisait désormais plusieurs jours que nous marchions dans les terres enneigées du grand Nord. J’avais fait croire à Eiko que le Grand Pope m’avait confié une mission et lui avais proposé de m’accompagner. En réalité, il n’était rien, je lui avais simplement demandé si je pouvais m’absenter quelques jours afin de jauger une aspirante chevalier sur le terrain, ce qu’il avait accepté. J’étais emmitouflé dans une peau de bête, un ours brun d’après le marchant qui me l’avait cédé pour quelques piécettes d’or. Même si l’alchimie entre l’eau et la glace m’avait toujours émerveillée, je ne pouvais pas en dire autant des basses températures. Eiko quant à elle semblait dans son élément, pas vraiment gênée par le froid et la neige qui ralentissaient notre progression. Nous nous enfoncions plus profondément dans la forêt essentiellement composée de pins jusqu’à arriver dans une petite clairière. Il était déjà tard et la nuit commençait à tomber. Je retenais doucement Eiko par le bras qui était déjà partie s’installer en plein centre de la clairière.

« Regarde, si tu t’installes à cet endroit, tu offres une vue à d’éventuels assaillants. L’endroit est connu pour ses barbares. Tandis que si nous restions ici, nous sommes couverts par les arbres et en cas de nécessité nous pourrions grimper dessus. »

Je pointai du doigt les différents éléments nous entourant, la clairière était clairement en contre bas d’une petite colline enneigée, ce qui nous aurait valu une exposition maladroite à toute sorte de danger. Comme pour les jours précédents, je demandai à Eiko de former un dôme de glace nous protégeant ainsi du froid et nous permettant de passer la nuit presque au sec. Je déposais ma pandora à l’intérieur et sortis pour faire un petit feu histoire de nous réchauffer un peu enfin surtout moi ! Je déposai quelques brindilles avec des morceaux de bois secs et entrepris de faire partir un feu, grâce à mon cosmos de vent, le feu prit aisément dès la première étincelle. M’asseyant sur un vieux rondin de bois, je m’adressai à Eiko.

« Va te reposer, je m’occupe de la garde cette nuit. Et surtout, pas touche à l’armure d’or. »

Je savais la jeune femme intriguée par les armures d’or et obnubilée par celle du Verseau et je ne pouvais pas m’empêcher de la taquiner quelques fois à ce sujet. Plongeant mon regard dans les braises, je m’autorisai quelques secondes de méditation afin de jauger les alentours mais rien hormis quelques ours n’attirèrent mon attention. Mon arc de bois contre moi, je veillai attendant désormais que les premières lueurs du soleil fassent leur apparition.

Eiko se leva un peu plus tôt qu’à l’habitude, saluant la jeune femme, je décidai de faire un petit tour histoire de me dégourdir les jambes. Quant à elle, elle allait sans doute faire ses exercices matinaux afin de s’entretenir, un bon point selon moi mais attention à bien calculer les priorités cela pourrait lui jouer des tours. Je l’observai frapper contre un arbre (le pauvre il n’avait rien fait), tout en affutant la pointe de mes flèches. Lorsqu’elle s’arrêta enfin de frapper, j’allais lui demander si elle était prête à repartir pour la suite de notre périple lorsqu’elle s’arrêta nette et se retourna. Je remarquai un jeune homme, trop jeune pour faire partie des barbares opérant dans la région. Il était à coté d'un cheval assez imposant, pas très discret le bougre. Néanmoins, je ne l’avais pas remarqué, depuis combien de temps était-il là à nous espionner ? Ma fierté venait d’en prendre un coup, Eiko l’avait repéré avant moi alors que quelques heures plus tôt j’avais sondé la forêt et les alentours. Je fis un signe de la tête à Eiko pour lui faire comprendre d’avancer vers l’inconnu, mon arc dans une main et ma flèche dans l’autre j’étais prêt à lui en décocher une entre les deux yeux au besoin.

« Réponds à la dame gamin où tu ne feras pas long feu ici ! »

J’avais été tout aussi froid qu’Eiko à l’encontre du jeune homme, pas vraiment mon habitude mais bon à croire qu’à force de côtoyer la jeune femme elle commençait à déteindre sur moi.
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Message Re: Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   Mar 13 Oct - 1:10
Ça n’avait pas été dans les intentions de Thivan de froisser qui que ce soit. Mais il ne pensait pas une seule seconde qu’observer discrètement sans aucunes mauvaises intentions pouvait à se point lever l’agressivité à son encontre. Sur le coup il ne compris pas les deux réactions qu’il jugea légèrement démesurées. Puis ensuite il se demanda si ce n’était pas lui qui était purement en tort dans l’histoire. Il n’était pas certains de savoir, mais la voix menaçante de l’homme quand il s’adressa à lui le fit dévier son regard d’un bleu glace sur lui. Gamin ? Etait-ce une blague ? Thivan ne jugeait jamais personne ni ne s’offusquait des multiples insultes qu’on pouvait lui adresser, mais pour une fois, il trouva la remarque déplacée devant d’un garçon qui avait le visage tout aussi juvénile que le sien, peut être même plus. A ses yeux, ce fut des paroles d’une grande arrogance, et pire encore, injustifiées dans leur virulence alors que Thivan n’avait rien fait. Mais soit, il répondrait de son erreur. La bride de Roach dans une main, il entreprit de descendre la petite pente de la colline, ses pas crissant dans la neige et ses yeux ne lâchant pas l’homme au cosmos doré. Arrivé à hauteur, quoique gardant ses distances, il répondit d’une voix mécanique et sans intonation particulière, ses yeux quittant pour la première fois depuis quelques minutes la personne qui le menaçait pour se poser sur la jeune femme.

« Oui je sais. » Telle était sa réponse car telle était la demande qu’on lui avait formulée. Répondre à la question de la dame, ni plus ni moins. Mais il jugea intelligemment néanmoins que ce ne serait surement pas suffisant pour éloigner leur méfiance. En avait-il seulement envie ? Pas la moindre non. Il s’en fichait éperdument. Selon lui, il n’était pas tant fautif que ça. « Mais si par espionner vous sous entendez que je vous suivais pour récolter des informations sur votre compte, je crois que vous vous trompez. J’ai simplement ressentis votre cosmos, et j’ai été intrigué. » Ses paroles étaient à double tranchant, car en parlant de cosmos, Thivan annonçait clairement sa connaissance en la matière. Mais il n’était pas menteur, et pas particulièrement manipulateur non plus. En l’instant, sa propre force était légèrement bridé, et ne subsistait que ce mince filet qui l’entourait, cette pourriture de Pestilence qui pourtant n’avait rien de vraiment agressif. Le cosmos de Thivan veillait juste autour de lui, comme une seconde peau de perception qui observait à tout instant.

Laissant quelques secondes le silence s’installer, le Berseker n’eut guère l’envie de faire un effort pour engager une quelconque conversation. Il n’était certes pas bon connaisseur des relations humains et sociales, son empathie était limitée, mais il savait reconnaître quand il était de trop, et curieusement, c’était l’impression qu’il en ressentait. Cependant, le jeune homme au cosmos doré ne semblait pas prêt à le lâcher, à son grand mécontentement. Sans aucunes consciences pour le malaise qu’il pouvait inspirer en observant aussi intensément ses interlocuteurs de son regard vide de vie, il plongea celui-ci à nouveau dans les yeux de l’homme avant de reprendre la parole.

« Je ne crois pas que vous ayez besoin de vous en servir. »

Même si en l’occurrence, Thivan doutait que ses paroles eut une quelconque influence sur les gestes de son interlocuteurs. Il aurait espéré au moins qu’il range son arc et sa flèche, même si pour l’instant, on ne pouvait pas dire que l’instinct du Berserker s’inquiétait outre mesure. Pour sa part, il n’était pas venu pour être dangereux, ses capricieuses envies n’étaient pas au meurtre, mais bien à la curiosité. Se retournant à nouveau vers la jeune femme, laquelle était certes d’une froideur déroutante, mais lui inspirait plus de sympathie qu’une personne le menaçant, il reprit. Sa voix était peut être moins neutre d’un coup, le timbre plus interrogateur, presque naïf, mais il était quasiment imperceptible.

« Vous aurais-je fâché ou blessé pour une raison ? Je n’avais pas l’intention de vous empêcher de continuer vos affaires. »
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Message Re: Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   Mer 14 Oct - 1:02
Seneca et son besoin de guider les gens, il ne pouvait pas s'en empêcher. A peine avais-je choisi un endroit pour nous reposer qu'il me le déconseillait. Il n'avait pas tord c'était certain, mais de mon côté, j'aimais bien avoir raison. Je suivis tout de même ses directives, grimaçant gentiment sous mon masque à son égard, quel dommage qu'il ne pouvait pas le voir, ça l'aurait fait sourire. Avant de me coucher, Seneca me lança une taquinerie à propos de son armure d'or, je ronchonnais un peu avant d'aller m'allonger. En effet, j'étais irrémédiablement attirée par une armure d'Or, mais pas la sienne ... C'était celle de la constellation du Verseau que je convoitais, et je me sentais proche de ce but. Je m'endormis rapidement sous mon dôme de glace, sachant pertinemment que je pouvais faire confiance à mon ami pour surveiller les environs.

Le lendemain, alors que j'étais en plein entrainement en me servant d'un pauvre arbre sans défense, je fus perturbée par un hénissement perçant le silence. Je ressentis à cet instant un cosmos étrange, je n'avais jamais ressenti ce type d'aura. Je fixai le garçon qui ne semblait pas beaucoup plus vieux que Seneca et moi. Je lui lançai donc d'un ton froid qu'il n'était pas poli d'espionner les gens. Enfin, qu'est-ce que j'en savais moi de la politesse en fait ... Je n'entendais plus mon ami affûter ses flèches et me retournai vers lui rapidement pour ne pas quitter des yeux trop longtemps l'inconnu et son cheval qui n'était pas bien discret d'ailleurs. Le Gold Saint du Sagittaire me fit signe d'avancer tandis qu'il pointait sa flèche sur le jeune homme. Cette fois, il ne rigolait pas, il n'était plus le Seneca que je connaissais, là c'était tout simplement un chevalier d'Or qui protégeait une aspirante. Enfin, j'étais plutôt puissante pour une aspirante, plus que quelques mois avant d'atteindre mon but. Mais moi je n'avais pas d'armure pour me protéger en cas d'attaque. Je fus surprise par le ton froid de mon ami habitudelle si doux et gentil. Il avait été pire que moi sur ce coup là et après, on me disait que c'était moi l'asociale ! Il m'avait rendue plus sage et moins froide à son égard, mais envers les autres, je restais toujours la même : un visage de porcelaine et un coeur de glace.

L'inconnu qui était assez étrange, il fallait le reconnaitre, s'avança vers nous, accompagné de sa monture. Je ne le quittais pas des yeux et je savais que mon Ami suivait ses moindres mouvements avec son arc. Il répondit à ma question le plus simplement du monde, je me tus, continuant de le fixer, mon aura blanche m'entourant légèrement, prête à me battre si besoin. Il semblait tout aussi amical que moi ce jeune homme. Il avait ressenti mon cosmos, j'avais ressenti le sien, je me demandai qui il était. Il avait été intrigué par ma cosmo-énergie et je devais avouer qu'il en était de même de mon côté par la sienne. Mon coeur battait lentement, attendant le moindre geste de sa part. Son regard étant franc, il avait deux personnes éveillées et même confirmées au cosmos, et pourtant, il ne semblait pas être gêné ou apeuré le moins du monde. Il s'adressa de nouveau à Seneca, faisant une remarque sur l'arme qu'il pointait toujours sur lui. Cela m'étonnerait qu'il baisse son arc, surtout qu'il ne donnait pas vraiment envie de baisser notre garde. Je n'avais pas bougé d'un pouce, me tenant immobile, suivant simplement le nouveau venu du regard. Celui-ci se retourna de nouveau vers moi, son regard sur moi me mettait mal à l'aise, et il prit la parole d'un ton beaucoup plus neutre qu'il n'avait employé envers mon ami. J'en fus la première étonnée, étant donné la froideur que je dégageais au premier abord.

"Je ne suis ni fâchée, ni blessée. Je m'interrogeai simplement de part le fait que vous me fixiez de la sorte. En quoi vous ai-je intrigué ? Est-ce dû à la froideur de mon aura ou à mon masque de porcelaine ? Vous avez l'air de savoir ce qu'est le cosmos, vous en êtes également doté, je le ressens. Je ne comprends pas... Comptiez-vous simplement m'observer ainsi sans vous manifester ?"

A moins qu'il s'agissait une fois de plus d'un homme qui pensait qu'une simple femme ne devrait pas se battre et contrôler le cosmos ? Qu'elle n'était bonne qu'aux tâches ménagère et à le satisfaire ? Bref, j'avais dit ceci en prenant le même ton neutre que lui, toutefois un peu plus froidement, comme à mon habitude, pourquoi devrais-je changer face à un parfait inconnu qui semblait autant s'y connaitre que moi en relationnel si ce n'est peut être moins ?

Sans broncher, toujours en fixant les yeux bleus de mon interlocuteur, je m'adressai à Seneca, sans évoquer son nom, ne voulant pas le révéler au jeune homme qui me faisait face.

"Baisses ton arc s'il te plait. S'il avait voulu nous attaquer, il l'aurait fait. De plus ... Je ne suis pas certaine qu'il fasse le poids face à nous deux réunis s'il tentait la moindre offensive."

J'étais peut être démunie d'armure, mais ma puissance avait presque le niveau d'un chevalier d'Or, j'étais parfaitement capable de vaincre un ennemi sans avoir besoin d'une armure, j'étais plutôt robuste malgré ma silhouette fine et élancée. J'avais lancé cette parole comme un simple avertissement envers l'inconnu, lui faisant comprendre que nous étions de taille à l'affronter si besoin. Il n'avait pas besoin de mes mots pour le comprendre, le simple cosmos de Seneca parlait de lui-même.

"Qui êtes-vous ?"


Froide, simple, directe, c'était pour le moment la seule chose que j'avais envie de savoir. S'il décidait de ne pas me répondre, je m'en moquais. Ce qui était sûr, c'est que je ne savais absolument pas où cette rencontre allait nous amener.
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Message Re: Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   Mer 14 Oct - 14:01
Le pointant de ma flèche, je ne le quittai pas du regard pendant toute la durée de sa descente, mon arme suivant son trajet. Mon cosmos augmentait progressivement bien que je n’avais nullement l’impression qu’il nous voulait du mal, enfin pour l’instant. Si le jeune homme avait voulu nous attaquer il l’aurait déjà fait. Bien, il préfère garder ses distances c’est tout bon pour moi ! Il est beaucoup plus facile pour un archer de toucher sa cible à distance plutôt qu’au corps à corps et mon interlocuteur devait l’ignorer bien que cela semblait évident. Il est bizarre, il nous observe comme si de rien n’était se cachant presque et maintenant qu’il est découvert, il vient vers nous. Cela ne me disait rien qui vaille. Il s’adressa alors à Eiko qui l’avait repéré un peu plus tôt mais un détail attira mon attention : Cosmos ! Il avait ressenti notre cosmos et en connaissait donc l’existence. Son cheval m’intriguait également, il était si imposant ! Presque semblable à ceux que j’avais vu dans les rues de Rome lors de la bataille contre les Vandales.

Le jeune garçon se retourna désormais vers moi me disant simplement que je n’avais pas besoin de me servir de mon arc. Je n’avais pas spécialement envie de m’en servir mais je n’hésiterai pas en cas de besoin. La région étant réputée pour ses bandits en tout genre, je n’allais certainement pas baisser ma garde aussi facilement. Coinçant ma flèche avec la corde de l’arc, je l’étendais prêt à tirer pour montrer à mon interlocuteur que je ne plaisantai pas, étant prêt à faire ce qu’il fallait. Intensifiant ma cosmo-énergie, un léger vent se levait faisant tourbillonner quelques feuilles entremêlées à de la neige.

« Et moi je crois qu’il est nécessaire que je reste vigilant…. »

J’allais rajouter gamin au bout de ma phrase mais je m’abstenais autant ne pas le provoquer d’avantage mais j’étais certain que ma phrase l’avait piqué à vif bien que nos âges semblaient identiques à première vue. L’inconnu se retourna de nouveau vers Eiko la questionnant sur son attitude pendant que je tournai autour tel un prédateur autour de sa proie pour me positionner juste à côté de mon amie. Au moins de cette position, je pourrai intervenir si le « gamin » tentait quoi que ce soit. L’observant plus en détail, je vis qu’il avait les yeux bleus, très bleus tirant sur l’azur une nuance que je n’avais jamais remarqué jusqu’ici, une vraie gueule d’ange en somme. Par contre pour ce qui est de sa tenue ce n’était pas vraiment ça et ça contrastait beaucoup avec son visage.

A ma grande surprise, Eiko lui répondit rapidement l’interrogeant sur le pourquoi du comment il était intrigué par elle-même. Tss, elle parle trop même si il est évident qu’elle dégage une aura froide, elle vient d’en donner confirmation à potentiel ennemi ! C’est une chose qu’elle devrait retenir sinon ça pourrait la perdre. Même si actuellement le Sanctuaire a annexé tous les camps ennemis, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle bataille avec un camp revanchard. Et voilà maintenant qu’elle me demande de baisser mon arc ? Elle outrepasse ses droits, elle a beau être mon amie, je n’en suis pas moins son supérieur, enfin pour l’instant, elle n’avait pas d’ordre à me donner.

« Eiko, restes à ta place veux-tu ? Je suis à même de juger si je dois baisser mon arme ou non. »

Le ton était sec et ferme. Je ne m’étais adressée qu’une seule fois de la sorte à mon amie et elle devrait comprendre qu’elle n’avait pas à me dire ce que je devais faire, j’avais horreur de ça. Les seules personnes autorisées à le faire n’étaient autres que le Grand Pope et la déesse Athéna elle-même ! Je baissai néanmoins l’intensité de ma cosmo-énergie en gage de bonne volonté mais l’inconnu devrait comprendre qu’il ne serait pas évident de me faire baisser la garde devant une personne que je ne connais pas et sur un territoire dit « hostile ». Ignorant les dernières paroles d’Eiko demandant à l’inconnue de se présenter, je pris la parole :

« Tu as parlé de cosmos, qui es-tu ? De toute évidence tu es un éveillé, de quelle caste fais-tu parti ? » J’enchainai : « Je n’ai pas envie de me battre avec toi mais je n’hésiterai pas si jamais tu tentes quoi que ce soit ! »

Joignant le geste à la parole, je plantai la flèche dans le sol juste à mes pieds, montrant ainsi au jeune homme que mes intentions ne sont pas hostiles, enfin pour le moment. Je gardai mon arc dans ma main gauche et passai subtilement devant Eiko faisant ainsi barrage en cas d’attaque. Le Grand Pope avait raison, les sentiments pouvaient amenés à de fâcheuses postures et il était clair que si je devais faire opposition pour sauver Eiko je le ferais sans aucune hésitation. L’inconnu semblait très intrigué par mon amie et cela me dérangeait vraiment.
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Message Re: Des bouleversements inattendus [Janvier 549 - Eiko et Seneca]   
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