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 [Octobre 550] Gardien de la Paix

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Message [Octobre 550] Gardien de la Paix   Lun 2 Jan - 20:11
Les plumes déployées au vent, le Héron volait tranquillement sur les courants aériens. Cette sensation de légèreté totale lui plaisait toujours autant, tout comme le panorama qui défilait sous ses yeux, que les mortels ne verraient jamais pour la plupart. Le jour courait sur ses premières heures tandis que la fille du Soleil allait à contre-courant des pâles rayons automnaux.

Si l'on excluait la récente bataille dans l'Asie lointaine, elle n'avait pas quitté la Tour depuis plus mois, et cette enivrante liberté valait pour elle comme un trésor à chérir. Apollon lui signifiait-il de la sorte son pardon pour ses précédents échecs ? Pour une fois, elle pensait ne pas devoir rougir de quoi que ce soit concernant sa mission : son combat avec Lykeios s'était soldé par la fuite des spectres, et les assauts de l'armée de Mü la laissaient pratiquement indemne. En définitive le plus dur à assumer furent les voyages aller et retour, longs de plusieurs heures chacun, et partiellement nocturnes.

Toute à sa réflexion sur la situation actuelle des Oracles, la Belle vit arriver l'objet de son déplacement au bout de l'horizon : levée tôt pour voler sans attirer les regards des civils, elle atteignait à présent la Grèce voisine. Une heure encore et elle survolait la terre, puis dans un dernier effort arrivait vers la capitale. Elle se posa à bonne distance comme toujours, renvoya sa chlamyde et prit quelques minutes pour se reposer et se rafraîchir dans le clair d'une rivière. Se présenter devant un prêtre couverte de poussière ne servirait en rien Apollon.
Lorsque sa mine se trouva plus élégante et ses muscles détendus après ce vol assez long, elle enfila un manteau de voyage et voila ses cheveux pour se donner l'air d'une pèlerine. A ce que disait la lettre qui l'invitait en terre athénienne, un chevalier Grec l'attendrait à l'entrée d'un village appelé Rodorio. Elle ignorait où exactement, ni si cette personne porterait son armure, émettrait des signaux de cosmos ou quelque chose du même ordre, et devait donc se débrouiller sur le tas.

Elle relut le parchemin pour s'assurer des précisions données, le rangea dans son étuis de cuir, puis emprunta un petit sentir pour rejoindre la route principale depuis la forêt. Le soleil approchait de son zénith.


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Mer 4 Jan - 18:15
    Cette mission n’était pas vraiment au goût du lion d’or, mais bon, il devait simplement se plier aux ordres de son supérieur. Après tout, il était là, juste au cas où, et c’était bien comme ça. Il n’était pas concevable de laisser vagabonder librement dans les terres si proches du Sanctuaire des potentiels ennemis. Même si ces derniers étaient venu sur l’invitation d’Akrites. Il aurait juste aimé savoir avec précision qui il avait à escorter, on lui avait simplement dit qu’un des évêques d’Apollon avait demandé un pourparler avec le chef des chevaliers. Enfin, contre mauvaise fortune bonne cœur. Si cette rencontre pouvait aider à en apprendre plus sur les intentions du soleil, c’était une bonne chose. On a vu ce qui s’est passé la dernière fois qu’un des serviteurs de l’astre solaire s'était introduit dans le Sanctuaire. Avec les forces d’Arès, un autre des évêques d’Apollon avait pris la vie du Pope. Mais au final, c’était un mal pour un bien. La vie était bien meilleurs sous le règne d’Akirtes que sous celui de Bélisaire... C’était triste à dire, mais vrai !

    Le lion avait pris soin de se présenter sur le lieu du rendez-vous assez longtemps à l’avance. Plusieurs heures en réalité. Ce qui lui donnerait l’occasion d’inspecter les lieux pour éviter une embuscade ou un piège du genre. Même s’il s’agissait d'une visite commandée, le Mérovingien n’avait pas confiance la parole des invités du Pope. Il s’était donc profité de son avance pour faire un petit tour des lieux, à la lisière de la forêt, à un petit quart d’heure de marche de Rodorio, c’était là qu’il devait retrouver le serviteur du soleil. Bien, son petit tour du propriétaire lui révéla qu’il était bien le seul être humain présent sur les lieux et que la seule chose qu’il avait croisée c’était un hérisson qui l’avait regardé d’un air interdit d’être ainsi dérangé dans son repas. Ce qui avait beaucoup amusé le chevalier d’or. Son avance avait donc été bien grignoté par son inspection et visiblement, aucun piège n’était préparé à l’avance. Aucune force armée ne s’était placé ici attendant pour prendre d’assaut le Sanctuaire en suivant le chevalier qui guiderait sans le savoir les troupes ennemies vers le domaine sacré.

    Ainsi, à l’heure prévu du rendez-vous, le lion d’or s’était mis en avant, sur le chemin, qu’il bloquait presque totalement de son immense stature. En somme, rien ne pouvait passer par ce chemin sans passer par le chevalier d’or. Il avait pris soin de revêtir son armure, signe de son rang, pour cette mission. Avec en dessous, une simple tunique de lin blanc, profitant encore des dernières chaleurs du mois d’octobre avant de voir doucement arriver le froid de l’hiver. Il n’eut pas encore longtemps à attendre pour voir quelqu’un arriver au loin et remonter la route, vêtu à la manière d’un pèlerin, pratiquement à l’heure dite, d’après le soleil pratiquement à son zénith. Bien, c’était sûrement la personne que Childéric devait ramener à Akrites. De loin, le lion ne pouvait pas discerner les traits de la personne qu’il devait recevoir, le visage couvert par la capuche d’une bure. Mais à la silhouette, il savait déjà que ce n’était pas un homme. Trop élancé, trop féminine pour être un homme.

    Il laissa donc la silhouette de femme avancée, jusqu’à arrivée assez proche de lui. Et étrangement, il semblait reconnaître dans cette personne quelqu’un qu’il avait déjà croisé. Sans pour autant en être sûr. Il s’agissait là plus d’un pré sentiment que d'une réelle certitude. Mais il ne connaissait personnellement que très peu d’oracles. Celui qu’il avait affronté lors de l’affaire de Kiev et... la jeune femme qu’il avait rencontrée à Athènes qui c’était fait passer pour ce qu’elle n’était pas.

    « - Vous êtes bien l’invité que je suis chargé de conduire à Rodorio . »


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Mer 4 Jan - 19:18
De ses sens aviaires, Célestia repéra bientôt un homme posté sur le chemin. Avant même de distinguer ses traits, elle discerna l'éclat d'une armure de l'écliptique qui seyait son corps et une longue crinière de cheveux blonds. Sa taille et sa stature l'identifièrent alors comme l'un des seuls chevaliers qu'elle avait croisés jusque-là, à deux reprises.

"Childéric..."

Un sourire se forma sur ses lèvres au souvenir de ce soldat, à l'impression vaillante et juste qu'il avait laissée, puis mourut lorsqu'elle se souvint qu'elle lui mentait sur son identité. Elle se retint d'accélérer le pas afin de dissiper tout malentendu. Elle s'accorda le temps de ces quelques pas pour réfléchir plutôt qu'agir trop impulsivement. Les fois se comptaient trop nombreuses à son goût où son ressenti sincère la menait à une situation embarrassante. Ici, elle ne tromperait pas son vis-à-vis mais prendrait le temps au moins d'apaiser ce qu'elle voyait dans ses yeux, qui ressemblait à du mépris, de l'agacement peut-être.

Ainsi, elle parvint près du Lion d'or le visage serein, son regard franc vissé droit dans les iris de ce si grand personnage. Son accueil plutôt froid lui confirma que, à ses yeux, elle n'était pas la bienvenue en ces lieux. Alors, elle glissa la main dans sa cape de voyage et lui montra le cachet rompu sur le parchemin, celui d'Akritès, puis replaça le pli à sa place. Ensuite de quoi, elle joignit les mains et s'inclina modestement.

"C'est bien moi. Je souhaite m'excuser à votre égard Childéric, comme vous le savez certainement j'ai dû mentir sur mon identité la première fois que nous nous sommes rencontrés. J'ignorais également qui vous étiez alors, si cela peut atténuer vos doutes à mon encontre... S'il vous faut une justification, sachez que l'un de vos confrères m'a directement agressée lors des événements de Kiev, et je souhaitais voir par mon regard propre si les Saints d'Athéna faisaient tous preuve de la violence que j'ai constatée là-bas. Vous, bien que vous soyez un soldat fort dévoué, m'avez paru bien plus posé et droit. En cela, je ne peux haïr les Saints. En cela, j'ose espérer que vous ne haïssiez pas les Oracles."

La jeune femme se redressa, cherchant le contact visuel avec le Franc, à déterminer si son honnêteté atteignait l'âme du colosse en face d'elle ou s'il écartait toute possibilité de traiter. Après Jamir, les possibilités se trouvaient nombreuses, mais cela comptait-il autant pour les serviteurs de l'humanité que pour elle ?

"Je m'appelle Célestia, Évêque du Héron de Boréas. Et cette fois, ce n'est pas un mensonge."


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Jeu 5 Jan - 2:21
    Une vague de colère monta dans le cœur du chevalier du lion et il eut du mal à ne pas se laisser aller à cette colère. Même après tout ce qu’il avait fait pour mieux la maîtriser. Il aurait pour cette fois, aimer laisser libre cours à sa rage quand il vit la jeune femme dévoiler son visage et qu’il reconnut sans problème celle avec qui il avait passé une après-midi d’été à discuter dans le vieux temple d’Athéna dans la ville de la déesse. Elle montra au lion d’or le cachet de cire, symbole de la missive reçu par le Pope. C’était donc bien elle qui devait venir. Et ce n’était pas à lui de juger si avait ou non le droit de rencontrer le Pope quand ce dernier l’avait invité. Mais s’il avait son mot à dire là-dedans, il aurait renvoyé la jeune fille dans le domaine d’Apollon rapidement. Les ordres sont les ordres et on ne peut pas aller contre eux. Et c’est ce que ferait le Mérovingien. Il suivrait les ordres.

    Il planta alors son regard froid et dans lequel on pouvait sans mal lire la colère qu’il éprouvait envers la jeune femme, dans ses yeux. Mais elle avait la tête baissée. Une colère contre laquelle il luttait. Mais il l’écouta tranquillement dire ce qu’elle avait à dire. Elle lui présenta d’abord des excuses pour lui avoir menti sur son identité. Lui non plus n’avait pas été des plus honnête sur sa vie au moment de la conversation. Il n’avait néanmoins pas caché le détail le plus important de sa vie, son rôle de soldat. Là où la jeune femme avait prêché un discours à l’opposé de la réalité du soldat. C’était ça, plus que toute autre chose, que le lion d’or prenait mal. Après tout, on lui avait appris depuis longtemps que la jeune femme était une évêque d’Apollon. Encore une fois, il devait remercier Ariane pour les informations qu’elle lui avait fournies. Le reste par contre, l’amusa plus tôt et il éclata d’un long rire jaune quand elle eut terminé. Il retrouvait bien là la même jeune femme que l’autre fois, parfois aussi lucide que naïve.

    Son regard n’avait pas changé le moins du monde quand elle se redressa. Encore peut-être, plus froid qu’avant. Quand il eut fini de rire, il l’écouta ensuite se présenter, elle savait qui il était également et n’avait donc pas besoin de se présenter à son tour. Bien, il ne l’aurait pas fait de toute façon, les bonnes manières n’étaient pas forcément de mise.

    « - Oh je pourrais dire la même chose de l’un des vôtres qui, allié avec le cardinal de la pestilence d’alors, Thivan, ont bien failli me faire la peau. C’est même à ce dernier que je dois ces méchantes cicatrices. Alors que nous étions tous poussé à nous entre tuer par la volonté d’Arès et de sa rage guerrière. »

    Le lion d’or releva alors doucement une portion de sa tunique de lin pour dévoiler ses flancs, que son armure ne couvrait pas. Et en plus des autres cicatrices visibles çà et là sur son corps, Celestia aurait tout le loisir de contempler le petit cadeau de Thivan, qui avait bien failli coûter la vie du lion d’or. C’est comme si quelqu’un avait roulé sur la peau du chevalier d’or un tison chauffé à blanc, la mutilant atrocement. Le résultat des nécroses de la pestilence.

    « - Et les exploits des enfants du soleil ne s’arrêtent pas là. S’il s’agissait simplement d’une volonté de nuire aux chevaliers poussés par la rage d’Arès. Mais non, l’un des vôtres s’en engouffrés dans le Sanctuaire avec les guerriers d’Arès une fois de plus, pour cette fois prendre la vie de notre précédent grand Pope. Vous avez plus de sang de Saint sur vos, que nous de sang d’Oracles. Mais c’est un détail que vous semblez bien vite oublier ! »

    Et sur ces mots, dans même attendre qu’elle ne lui réponde, le lion commença sa route vers le village de Rodorio. Il avait de la marche devant eux, et elle aurait sûrement l’occasion de lui répondre durant le chemin. Mais cette façon de penser à deux vitesses avait énervé le chevalier d’or du lion. Et il pouvait sentir la bête tempêter dans son cœur, au rythme de la colère qui la faisait rugir.



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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Jeu 5 Jan - 11:54
Pâle de nature, le Héron se figea à l'écoute de la réponse sèche du Lion d'or à son encontre. Un instant on aurait pu la croire de redevenue statue, avec une expression qui dénotait parfaitement sa surprise. Pour Kiev, elle ne pouvait blâmer personne d'autre qu'Arès. Son réveil avait lancé chacun des chevaliers dans une lutte contre lui-même et contre tous ceux qui se trouvaient aux alentours. La chance voulait qu'elle se fût retrouvée en présence d'inconnus, à ne pas devoir justifier ses allégeances, surtout quand deux berserkers se retrouvaient dressés l'un contre l'autre. Aedan et Bran, probablement, rencontraient alors à un moment simultané Childéric et ce fameux Thivan. Si ce même cardinal et son allié s'en étaient pris au Grec alors... Bran et Aedan...

La Princesse aux mille oiseaux leva une main devant sa bouche, abasourdie d'apprendre de tels gestes de ses propres camarades de la part d'un supposé ennemi. Qui ? Qui avait tué le Pope ? Sur ordre d'Apollon ou de son propre chef ? Pourquoi ?

Le Franc entama la marche de son pas de géant et distança Célestia d'une bonne dizaine de mètres avant qu'elle sortît de sa torpeur pour le rattraper en petites foulées.

"Très bien, si c'est ce que vous souhaitez je n'ai pas d'excuses pour les gestes de mes frères d'armes. Considérez-moi coupable si le cœur vous en dit. Toutefois, eux n'ont pas averti la déesse Athéna du péril qui évoluait en l'une des anciennes terres du triumdiei. Eux n'ont pas combattu les spectres comme je l'ai fait. Nous ne sommes pas tous identiques Childéric ! Vous l'aviez dit vous-même, nous sommes des soldats, de simples pions, il faut s'attendre à des escarmouches d'un côté comme de l'autre, ce sont les lois de la guerre."

Essoufflée de suivre son rythme de marche trop allongé, elle le dépassa et se plaça devant sur lui, sur son chemin, petite nymphe montée sur 1 mètre 50 de détermination. Elle tendit les bras en croix comme pour mieux l'empêcher de progresser, n'ayant aucun doute quant au fait qu'il pourrait la balayer si l'envie le prenait.

"Je ne suis pas venue ici pour chercher querelle, mais pour la paix ! Nous avons certains ennemis communs, certaines blessures partagées que je veux aider à guérir. Apollon décide des actions de ses Oracles. Nous allons là où il le veut, nous faisons ce qu'il souhaite. Toutefois, comme vous, nous avons un libre-arbitre. C'est celui-ci qui m'a permis de venir à votre rencontre précédemment, celui-ci qui me pousse aujourd'hui. N'est-ce pas l'une des valeurs d'Athéna que vous défendiez ?"

Le regard émeraude de la fille du Soleil se chargea de lumière, de l'espoir de lever la barrière de colère et de haine qui entravaient leur communication. Comment lui dire combien elle abhorrait devoir en venir aux mains quand les peuples pouvaient s'entendre en parlant pacifiquement ? Sans l'influence de ces dieux belliqueux, les Hommes semblaient capables de stopper leurs atrocités, alors pourquoi s'en référer toujours à eux ? Athéna n'offrait-elle pas la liberté aux Saints dans le but qu'ils comprissent le monde qui les entourait et le protégeassent de leurs propres idéaux ? Pourquoi Childéric s'obstinait-il à regarder les méfaits, toujours les mêmes ?

"Vous me semblez plus épanoui que la première fois. Cela vient-il de notre échange, du changement de Pope, je ne saurais le dire. Vous avez changé. Moi aussi. Le monde change perpétuellement. Et Apollon accompagne ce changement afin que les cycles se suivent sans se détruire. Regardez l'avenir Childéric. Qu'importe ce qu'ont pu faire les autres, moi, je ne désire que la paix. L'harmonie entre tous. J'ai appris l'art de guérir auprès de mon frère pour sauver des vies, pas pour en condamner. J'apprends les mœurs des Hommes pour mieux les calmer et les assainir. "

Elle laissa ses bras retomber le long de son corps et le regarda le plus sérieusement du monde, ses yeux semblant percer au plus profond de son âme pour ne plus laisser aucune ombre, tel un soleil miniature. Et ce qu'elle voyait ne la surprenait pas le moins du monde. Le Lion de Némée conservait dans son armure la rancune d'être enfermé et incapable de se déchaîner. Comme beaucoup de monstres mythologiques, l'idée de ne plus pouvoir sortir de sa cage l'insupportait, et il essayait de faire basculer son porteur dans la même bestialité.

"La Bête qui dort en vous le sait. Elle veut me détruire car sans la guerre, elle n'a plus de raison d'exister."


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Mar 24 Jan - 11:40
    Quand elle parle de s’excuser pour ses frères d’armes, le lion étouffa un petit rire narquois. Il n’y avait pas de raison de s’excuser d'action accomplie dans le cadre de la guerre. C’était le rôle du soldat d’être l’épée de son maître et les oracles d’Apollon ne faisaient pas exception. Ce qu’il voulait c’était souligné le fait qu’il était risible de détonner la violence d’un saint en particulier. Quand son propre camp n’était pas non plus en reste sur la chose. Une vie pour une vie. Même si la jeune femme semblait se porter bien mieux que ce que lui avait expliqué Silas lorsqu’il avait parlé de leur petite visite à Kiev. Bélisaire lui, n’avait pas cette chance et se trouvait maintenant dans les bras du sombre monarque. Une fin peu enviable. Mais il avait accompli son devoir. Puis, elle exposa alors son propre curriculum vitae. Ce qui arracha au lion un haussement d’épaules. Il l’écouta parler et nota ce qu’elle avait fait. C’était louable mais ce n’était que son devoir. Il n’y avait pas de quoi vraiment se vanter de faire ce pour quoi on est là.

    « - C’est bien. Et je suppose que votre dieu est content de vous. Sauf peut-être pour la partie où vous avez prêté assistance à ma déesse. Mais ça ne change pas ce que je voulais dire. Personne ne peut juger personne. Surtout pas quand on a le sang des autres sur les mains. Je trouve donc bien hypocrite de vouloir voir si tous les saints ne sont pas des monstres assoiffés de sang c’est tout. »

    Il lui adressa ensuite un petit sourire amusé quand la petite créature blonde se posa devant l’impressionnant géant qu’il était. Il fallait reconnaître que cette jeune femme était têtue, peut-être mais trop pour son propre bien. Mais soit. Le lion, bien qu’encore irrité par le discours pacifiste qu’elle avait tenu lors de leur dernière rencontre, pour ensuite se rendre compte que tout ça n’était que du vent et que comme lui, elle devait combattre. Mais il était du genre à laisser le bénéficie du doute aux gens. Ou au moins, une chance de s’expliquer… dans la plupart des cas. La paix… c’est encore ce mot-là qu’elle avait à la bouche. Ce mot qui n’a pas sa place dans les conflits immémoriaux des divinités. Entre les hommes, entre des nations, entre des amants, peut-être. Mais entre les dieux ? Aucun n’autre mot n’était plus déplacé que la paix !

    Mais il pouvait au moins le reconnaître ça. Il n’était plus le même homme que celui qu’elle avait croisé dans le vieux temple d’Athéna sur les collines bordant le Sanctuaire et la cité éponyme. L’avenir hein ? C’était une chose qu’il venait seulement à considérer depuis peu et qu’il voyait comme bien sombre. Même si une lumière le poussait à aller vers cet avenir incertain. Tout ce qu’il avait d'autres… c’était la mort d’Achille. Et il n’était plus certain de faire le même choix que le héros s’il y était confronté. Une vie heureuse et être aimé des siens ou la mort et la gloire éternelle ! Mais ce qui acheva de le faire exploser de rire, c’est quand elle mentionna la bête de son cœur. Comme un être assoiffé de guerre et de carnage ! Si seulement c’était aussi simple…

    « - Vous ne savez rien de la bête qui se trouve à l’intérieur de moi. Vous n’avez fait que l’entrevoir. Moi, je vis avec le poids de sa faim sur mon cœur continuellement. Et ce n’est pas seulement de chaos et de guerre qu’elle veut se repaître. Mais de bien d’autres choses encore. Moi-même, constante des subtilités dans son essence de jour en jour. Rien n’est jamais aussi simple. Et la paix encore moins. C’est une utopie à laquelle je ne crois pas. L’avenir… oui. Autre chose… peut-être. Mais la paix, c’est impossible. La guerre fait trop partie de l’âme des hommes. Ils aiment autant qu’ils combattent. Plutôt que d’assainir les mœurs des hommes, comme vous dites, laissez-leur le choix. Tout le monde a le choix. D’Achille à vous. La paix ne doit pas primer sur le libre arbitre»

    Le choix de faire la guerre ou de l’éviter. Mais la paix ne dure jamais, contrairement à la guerre, qu’il était tellement plus facile de mener et de gagner. Childéric n’était pas le plus objective sur ce sujet. Il était un soldat et l’une de ses seules raisons d'être, c’était de mener les guerres de sa maîtresse. Il avait été formé pour ça. Sauver pour ça. Toute son existence reposait sur ce socle. Celui du service qu’il devait et des crocs qu’il devait forger, pour pouvoir ainsi mordre les ennemis qu’on lui désignerait. Il n’était pas un tueur. Et n’avait la mort d’aucun des hommes qu’il avait tués sur la conscience. Pas plus qu’il n’avait de sang sur les mains. Une épée ne peut être tenue responsable de la personne qu’elle tue. C’est la faute de celui qui l'a brandi. Il en était le même pour le chevalier d’or du lion. Même s’il avait accepté avec plaisir et honneur d’être cette épée et qu’il ne regrettait pas cette décision et le regretterait probablement jamais. Mais ça, c’était une autre histoire…



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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Ven 27 Jan - 0:19
"Je ne vous comprends pas. Hommes de guerre, Hommes de sang. Ce besoin de toujours se battre et se déchirer... Je ne comprends pas. Il existait autrefois une utopie comme celle-ci. Atlantide. Avant que les perturbations extérieures ne polluent son essence, avant que son fragile équilibre ne soit délibérément rompu par les envieux et les cupides, Atlantide constituait un exemple d'harmonie. Les Phéaciens de même, si proches de votre Grèce, semblaient vivre de béatitude. La Perse également jouissait de prestige et de prospérité. L’Égypte, des milliers d'années durant. Ces peuples ont connu la paix."

Dans son esprit de nymphe, faire la paix s'avérait mille fois plus facile que de demeurer en guerre sans cesse. Cela épargnait temps, sang, ressources, souffrances inutiles, conflits et représailles incessantes. Concentrer tous les efforts d'une nation ou d'un Ordre sur la guerre représentait la même dépense que de boucher le trou d'une taupe dans un champ alors même que l'animal en creusait un autre juste à côté du premier.

"Je ne sais rien de vous, c'est vrai. J'aimerais que vous me parliez de vous, mais je doute que vous y soyez disposé. La paix, ai-je souvent pensé, commence par la discussion. C'est pour cela que la diplomatie existe je crois. Si vous souhaitez un jour la paix Childéric, ma porte sera toujours ouverte."

En l'état actuel des choses, il s'agissait du seul geste suffisamment neutre, espérait l'Aube, que le chevalier accepterait de sa part. Laisser une porte et attendre qu'il souhaitât la paix. Car, si l'Homme aimait se battre par nature, il désirait aussi le bonheur. Et bien souvent ce bonheur passait par une paix accomplie, qui permettait de vivre d'autres expériences que celles du sang et des carnages.

Elle s'écarta de son chemin, lui laissant le loisir de reprendre la route le premier. Il eut été inconvenant qu'une étrangère menât le pas jusqu'à la plus haute autorité de sa hiérarchie.


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Dim 29 Jan - 0:11
    Quand la jeune femme se mit à parler des civilisations passées, de nombreux souvenirs revinrent alors en mémoire au lion d’or. D’abord, la première conversation qu’ils avaient eu tous les deux. Qu’il avait plutôt apprécié, il devait sur ce point être honnête avec lui-même. Mais apprendre que la jeune femme portait les mêmes vêtements que lui, celui du guerrier sacré, rendant caduque une partie du fond de cette conversation. Brisant surtout l’embryon de confiance qui aurait pu exister entre les deux individus. Il ne lui en voulait pas d’avoir caché son allégeance. Lui aussi l’avait fait. Ce qu’il lui reprochait, c’est d’avoir caché cette partie de guerrier qu’elle possédait elle aussi et de jouer le rôle de celle qui ne savait pas, le lion trouvait avec du recule, ça très hypocrite. Lui avait au moins été honnête sur ça. Ce qui lui revient en mémoire ensuite, ce furent les quelques leçons d’histoire qu’il avait prises avec son maître. Philistin, Sadducéen, Perse et Égyptien. Auquel on pouvait rajouter aussi le nom des Romains et celui des Grecs.

    Tant de grandes civilisations, qui étaient monté aux pinacles de la gloire. À il ne connaissait pas grand-chose aux détails du monde des Égyptiens. On l’avait plus instruit sur les Perses, les Grecs et les Romains. Et de tout ça, il avait retenu deux choses. Les guerres et l’esclavage. C’était sur ces deux piliers que c’étaient construites ces deux civilisations. Rien à voir avec les images de paix que la jeune femme dépeignait alors. Elle pourrait sans mal lire ce que le lion pensait de tout ça sur son visage. Elle oubliait une partie de l’histoire, par dessins ou par ignorance et c’était une chose de plus qui agaçait le chevalier d’or du lion. Il n’arrivait pas vraiment à dire si elle pêcher par ignorance, par naïveté ou bien simplement par hypocrisie.

    « - Ce que vous semblez oublier, c’est que toutes ces civilisations se sont construite sur la guerre et l’esclavage. Pour Atlantide et l’esclave, j’avoue ne pas savoir, mais l’armée de Poséidon encadrait et encadre toujours la cité. Vous pouvez sans problème y rajouter les Grecs, avant même le très grand Alexandre et les Romains. Est-ce donc ça, votre conception de la paix ? Une armée si puissante qu’elle ne souffre d’aucune comparaison et asservi sous son joug le monde ou bien réduit en esclavage les plus faibles . Je pense qu’il vous faut voir le tableau d’ensemble, avant d’idéaliser certaines sociétés. Le christianisme a de bon qu’il a banni l’esclavage. Même s’il a toujours librement cours de par le vaste monde... »

    Aucun homme ne devrait pouvoir priver de son libre arbitre un autre. Et c’était ça l’esclavage. La privation de soi. Le lion n’aimait pas ça. Vraiment pas. Il n’avait même pas de servant dans son propre temple et s’occupait de tout dont il avait besoin. Seul. Il avait aidé son maître à le faire lorsqu’il y avait un lion et un lionceau. Mais une nouvelle réplique fusa des lèvres de la jeune femme et laissa le lion surpris. Oui... c’était grotesque. Elle demandait qu’il se livre à elle et qu’il parle de lui, alors qu’il l’avait fait, avec une certaine honnête la dernière fois, où elle, ne lui avait servi que mensonge et faux-semblant ! Elle s’écarta ensuite, laissant le lion reprendre sa marche. Qu’il reprit à plus petites foulées. Il laissa une ou deux petites minutes de silence avant de répondre.

    « - Et si plutôt, vous commenciez par parler de vous. Sans mensonge cette fois. Plutôt que de parler de paix et de diplomatie. Oh, le mensonge en est la clef, cacher ses informations d’une main pour mieux jouer à ce jeu de dupe qu’est la diplomatie. Mais mettez, pour une fois, vos propres principes en applications plutôt que de demander beaucoup des autres en ne leur donnant que du vide à chaque fois ! »

    Le lion avait parlé fermement. Mais c’était plus de la résolution qui perçait de sa voix que de la colère. Sur ce qu’il venait de dire, il ne souffrirait d’aucune contestation. Qu’elle commence par être honnête avant de vouloir parler de paix et d’accord entre les gens et les peuples. Percher la paix d’une main et tout cacher de l’autre, ce n’était pas une solution viable de toute façon. Et ce qu’elle faisait uniquement ici, c’était de frôler l’utopie naïve !


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Lun 30 Jan - 21:02
"Vous n'écoutez pas Childéric. Ou peut-être n'écoutez-vous que ce que vous voulez entendre."

Sa voix chantait calmement, comme la surface d'un lac clair sous un ciel d'été. La Princesse aux mille oiseaux désespérait de convaincre le Lion d'or, mais quitte à ne pas y parvenir, elle refusait que ses mots fussent détournés par ses préoccupations d'Homme.

"Atlantis était le plus proche exemple de ce que vous appelez une utopie. Je dis bien "était" et "le plus proche". Les autres peuples que j'ai cités manquaient donc de plus d'aspects qui auraient pu en faire un idéal. Et c'est intentionnellement que j'ai omis la Rome d'autrefois et la Grèce. Savez-vous pourquoi ?"

Elle lui laissa un instant pour émettre ses propres hypothèses, puis répondit à la question de son propre point de vue, l'air détaché :

"Rome et la Grèce ont ceci d'inné que leurs guerriers y sont ambitieux, conquérants. La guerre n'y est plus une nécessité mais un besoin, une passion, presque un sport. Ménélas aurait fort bien pu tenter de négocier le sort d'Hélène plutôt que de lancer immédiatement à ses trousses la plus grand flotte jamais mise à la mer. Et que dire de Jules César ? Une vie de guerres qui s'est soldée par un assassinat. En Phéacie l'Homme respecte et honore les mers, desquelles il tire son profit par la pêche et le commerce. La renommée des navigateurs en fait des individus renommés, bien payés, satisfaits de leur sort. La Perse, carrefour entre l'Orient et l'Occident, a joui d'une richesse continentale. Les denrées n'y manquaient jamais, et des merveilles s'y sont élevées, tout comme en Égypte, où la femme est libre, la citoyenneté sacrée, les dieux et Pharaon plus encore.
L'esclavage et la guerre... oui, ces choses ont pollué l'équilibre de ces pays. A l'origine, chacune de ces nations n'avait nullement besoin de la guerre, elles cherchaient même à l'éviter, étendant par là même plus encore son influence autour d'elle. Mais l'obstination de l'humanité a fini par pousser les uns et les autres à s'affronter. Les esclaves sont nés pour contrôler un peuple soumis, donner un exemple impitoyable. Et petit à petit cela s'est révélé... rentable. Alors la pratique s'est pérennisée. Alors ces formidables empires ont commencé leur déclin, rattrapés par les ombres qu'ils avaient eux-mêmes créées. Non, l'esclavage ne fait guerre partie de ma conception de la paix. Je parle de temps déjà révolus, à l'aube desquels les Hommes ne savaient pas encore violer les serments sacrés et les paroles d'harmonie et d'honneur. Cet âge, je le crains, est à jamais éteint.
"

Ils cheminèrent par la suite en silence et le Cinquième gardien prit l'initiative d'engager de nouveau la conversation. Il semblait vraiment mal digérer le fait qu'elle ait dû cacher son identité à leur première rencontre, pourtant la nymphe avait été claire : seule son identité, qu'il connaissait désormais, changeait par rapport à la fois précédente. Sincère dans sa volonté de paix comme dans son refus de la guerre, combattante de mots et de principes plutôt que d'épée et de sang, elle livrait volontiers son ressenti du monde tel que son esprit inhumain le concevait. Dérivait-elle à ce point de la psyché d'un mortel pour que le Franc s'en méfiât de la sorte ?

"Hormis mon nom et ma fonction, je n'ai fait que cela depuis le début. Me croirez-vous, quoi que je dise, maintenant que vous êtes persuadé que je mens comme je respire ? Posez donc vos questions, j'y répondrai. Cela ne me dérange absolument pas. Que voulez-vous savoir sur ma personne ? Quel sujet pourrait vous convaincre de ma bonne foi ? Allez-y, parlez. Je vous écoute et je vous regarde."


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Dim 5 Fév - 17:44
    Le lion commença par rire quand elle lui expliqua qu’il n’entendait pas ou plutôt, qu’il ne voulait pas entendre. Mais c’était là la confrontation de deux points de vue diamétralement opposé et incompatible. Le réalisme que représentaient le lion d’or et l’idéalisme que représentait la jeune femme. Or, elle semblait dans ses propres occulter une partie de la réalité. Ainsi, elle évoqua l’histoire de la guerre de Troie, l’un des plus grands conflits de l’histoire. Il était vrai qu’il s’agissait d’un conflit d’homme, mais qui avait pris son origine dans les conflits des dieux. Et il n’aurait pas été possible pour des hommes de négocier les cadeaux d’une déesse. Encore une fois, les hommes n’avaient fait là qu’être les instruments du divin. Pour la suite, il était vrai que César avait principalement agi par ambition, mais il avait fait de Rome le pinacle du monde. Le soleil de l’Occident. Aussi, il a commencé à planter le clou dans le cercueil de la République, système moribond.

    La suite montra une nouvelle fois l’idéalisme naïf de la jeune fille. Oh, elle avait cité des noms de soldats qui avaient mené des grandes armées et lutté contre la paix qu’elle aimait tant. Et encore, c’était discutable. On pourrait parler des heures des résultats des actions de César de la pax Romana qui s’est installée dans ce qu’Auguste a fait devenir l’Empire. Mais elle oubliait là, dans son monde Perse, des noms comme Darius ou Xerxès, dieu-roi qui ont mené des armées pour plier le reste du monde sous leur botte. Brisé par Alexandre et Léonidas. Qu’il est facile de réécrire l’histoire en se contrant uniquement sur les éléments qu’on choisit. Il pourrait aussi parler des Grandes guerres des Égyptiens contre les Numides ou bien encore du portrait qu’il est dressé d’eux dans l’Ancien Testament pour mettre du plomb dans l’aile du monde idéal dépeint pas la jeune femme. Encore une fois, c’était le rêve et la réalité qui s’opposait et ne pourrait jamais s’accorder.

    « - Vous êtes une rêveuse. Tellement loin du monde et de sa réalité. Vous parlez de monde qu’aucun de nous deux n’a connu. Mais je vous invite à lire sur les guerres médiques ou bien de l’opposition entre Égyptiens et numides. Vous péchez, ou par naïveté ou par ignorance. Mais les mondes que vous décrivez là n’existent pas. Il s’agit, encore une fois, de rêve ou d’utopie. Loin de la réalité et ce que représentent l’homme et sa nature. La guerre est liée à notre sang. Mais il faut être humain pour le comprendre. »

    Puis ce silence se posa alors entre eux. Mais il avait ensuite brisé le silence et posé quelques questions auxquelles il attendait des réponses. Il écouta donc ce qu’elle avait à dire et écouta attentivement. Un petit sourire amusé sur les lèvres. Elle lui demandait donc ce qu’il voulait savoir sur elle. De l’honnêté. C’est simplement ce qu’il voulait. Mais il était maintenant convaincu que la jeune femme qu’il avait en face de lui était d’une naïveté utopique. Il venait de lui dire, elle rêvait d’un monde qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Simplement, parce que la guerre est l’homme. Et que les hommes sont faits à l’image des dieux.

    « - Vous êtes parmi les guerriers d’Apollon. Vous avez combattu et probablement tué. Vous savez le poids de la guerre. Vous combattrez encore. Vous étiez à Jamir et aviez fait couler le sang. Et le ferrez sûrement encore. Vous n’êtes pas une femme de paix, vous êtes, comme nous, le soldat de votre cause. Rien de plus. Mais si vous avez plus à m’apprendre sur vous, je vous écoute. »

    Le lion connaissait son sort. Mais il était curieux de voir comment celle qui se revendiquait fille de la paix se voyait elle dans l’échiquier divin. Elle devrait combattre, et tuer. Faire la guerre. Il était curieux de voir comment elle faisait vivre cette réalité avec son rêve et son utopie de paix. Si elle oubliait son rôle de soldat divin avant tout chose ou si justement, elle se voyait différemment. Douce utopiste...


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Message Re: [Octobre 550] Gardien de la Paix   Dim 5 Fév - 18:17
"N'existent plus."

Ils pouvaient se disputer encore et encore sur le pourquoi du comment, et Célestia commençait à fatiguer de cet homme fermé à tout espoir, fermé à tout avenir, à des lendemains meilleurs et à ce que la vie offrait de plus merveilleux. Naïve ? Ignorante ? Avait-elle jamais prétendu tout savoir du monde, de ses dieux et de ses habitants mortels ?

"N'est-ce pas un Rêve que défend Athéna ? N'est-ce pas pour modifier la réalité qu'elle protège les Hommes, pour les assagir ?"

Dans ses yeux une vague de pitié pour ce Childéric qui n'avait probablement et ne connaîtrait que rarement le bonheur, si ce cadeau lui eût été accordé un jour. Son obstination à vouloir se battre, sans arrêt, mourir pour la gloire et la pérennité de son nom n'avait rien de réaliste, bien au contraire. Il voulait marcher dans les pas d'une légende, devenir une légende lui-même. N'était-ce pas un rêve que cela ? Un vœu bien égoïste pour un soldat borné.

Puis, l'omniscient Lion d'or lui peignit un portrait bien macabre de ce qu'elle était selon lui. Une meurtrière. Une simple femme de sang. Elle le plaignit en son for intérieur. Sans doute imaginait-il que ses victimes se comptaient par centaines, mais prendre les vies de ceux qui ont déjà trépassé ne comptait pas. Les choses de Jamir semblaient plus spectres que vivants. Ceux-là ne comptaient pas dans la balance des justes. Quand bien même, comparé à lui, sa pureté s'étendait bien plus loin, presque intacte encore.

"Il n'y a nulle question dans vos propos. Puisque vous savez déjà tout, je n'ai rien à dire de plus."

A partir de là, ses lèvres demeurèrent closes.


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