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 [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)

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Message [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Jeu 26 Jan - 20:41
Un déchirement dans la chaire. Elle s'ouvrit alors que les vaisseaux de nerfs et de sang laissait se matérialiser un homme dans son sillage. Il déposait le corps de Thivan dans le mur qui se faisait lentement absorber. L'horloge de la vie prenait toute sa dimension et le Vampire n'en avait cure. Il savait que le temps où Arès serait sous son contrôle arriverait. Le coeur gelé, il n'avait plus ces sensations humains qui supplantaient les meilleurs des plans. Chaque pas était comme susurré, macabre et des serviteurs de chaire étaient en train de naître de la citadelle afin de lui créer une cour magnifique et sanguine.

Soudain, il sortit de sa main droite un des coeurs et le posa sur le sol. Comme une graine, il entrait dans les profondeurs de la terre. Chaque mètre était de plus en plus profond. Chaque étape de ses racines s'engouffrait vers un esprit depuis trop longtemps en somnolence. Il était clair que le sourire du Vampire n'augurait rien de bon aussi bien pour les troupes d'Arès que pour les forces ennemies des Carpates. La ronde des fous venait de commencer et alors, soudain, un arbre gigantesque sortit du sol. Des pommes rouges apparaissaient comme dans l'ancien paradis que les Chrétiens aimaient tellement adorés. Les corps se cassèrent autour du Vampire alors qu'il se tournait vers les autres points de la citadelle. D'un signe de la main, il fit apparaitre à ses côtés une magnifique cuirasse ressemblant à un Frelon. Il se coupa alors les veines de son poignet droit et y versait de son sang.

- Oh mon bon Frelon, payez par le sang de mes veines, je te redonne vie. Sois mes yeux et mes oreilles, soit ce qui fera baisser les bras des puissants qui s'opposent à nous...

La corruption était partout. Léchant la plaie à son poignet, il prit une des pommes et l'ouvrit comme une grenade, son jus écarlate était comme une seconde bénédiction pour la cuirasse. Un sourire mauvais aux lèvres, le premier vampire levait les yeux vers les personnes qui se rapprochaient de lui. Ils étaient idiot de penser qu'ils ne pouvaient les entendre. Dans un craquement d'os et de chairs, un trône de cadavres putréfiés se formait alors qu'il s'asseyait dessus pour faire face à ses représentants.





Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Ven 27 Jan - 1:45
    Est-ce que je suis fou ? Oh oui, pour les gens, c’est certain. C’est une façon gentille pour eux de parler de moi. Mais ils n’ont aucune raison de le faire ! Mais est-ce que je suis vraiment fou ? Est-ce que mon esprit a vraiment glissé si loin de la réalité qu’il s’est inventé son propre monde. Ou bien plus simplement, avais-je ouvert les yeux sur quelque chose de plus beau. Quelque chose de bien différent. Oui, un monde que seul peu d’élus pouvait observait. Au fond, c’était ça la folie, s’écarter de la normalité. Avoir les yeux grands ouverts sur le monde et sa triste réalité. C’était un peu l’histoire de ma vie depuis que j’avais rencontré le grand cardinal. Dans une souffrance nouvelle que je n’avais jamais encore vécue, il m’avait ouvert les yeux sur le monde et doucement fait glisser mon esprit dans cet état de vérité. Dans cette faille de mon esprit qu’il n’avait fait que mettre au grand jour. Le véritable moi qu’il avait libéré de sa gangue de terre en somme. La véritable merde bonne à servir. Sans espoir n'y désire que celui de la souffrance simple et gratuite. Le parfait vaisseau pour le sang.

    Et puis, il y avait eu la guerre. Et la violence. Et le sang ! Et la frustration ! D’avoir raté ce spectacle et d’avoir raté une occasion si belle de prêcher la parole de l’ouverture et celle de la réalité. D’aider les gens à quitter leur monde inutile et futile pour devenir quelque chose de mieux ! De beau ! De plus grand ! De complet ! Mais il fallait encore qu’ils en soient dignes ! Digne et capable ! De comprendre et de renoncer. Surtout de renoncer. De se détruire pour grandir. Et puis il y a eu l’appelle. Comme si le sang de mon corps chantait le requiem de ma souffrance. Comme si les notes de la musique qui résonnait dans le coin de ma tête trouvaient enfin une logique. Le maître des crânes, le mangeur des âmes, le chancre des ânes ! Doucement, avançant dans les tunnels spongieux et puant du dédale de chair, je répondais à l’appel de cette créature infâme que nous nommions maison.

    Et il était là, roi du rien sur son trône de mort. Roi du tout devant son assemblé de cadavre. Ma vision est grande, le monde est trop petit ! Mais bientôt les autres viendraient. Prendrait leur place sur l’autel de la pourriture. Offrande du vice. Je pouvais le sentir et bientôt, je ne serais pas le seul à diriger vers l’épicentre du vice. De la pourriture qui se rependait doucement dans le dédale. Comme quoi, ce qui est déjà souillé peut l’être encore plus. Ce qui est déjà vicié peut pourrir. Et marchant sur les souillures, je me suis avancé devant mon maître. Celui qui au fond, avait peut-être plus à offrir qu’Arès en personne. Blasphème infâme. Mais, après un dernier pas, je me suis retrouvé suffisamment près du modeleur de chair pour esquisser une révérence grotesque et ridicule.

    « - Que pouvons-nous faire pour vous, seigneur du sang versé ? Voulez-vous le voir couler ? »

    Oh, il y avait une cuirasse à ses pieds. Émettant une douce et enivrante mélodie. Et une étrange odeur de sang se mêlait à l’odeur de pourriture qu’on pouvait sentir habituellement dans le dédale, plus fortement ici. Voilà qui risquait d’être l’occasion d’une réunion des plus intéressantes. La merde du dédale qui se bouge pour son nouveau maître. Le chien qui vient quand on le siffle. Voilà qui illustre bien ce que nous sommes et voilà ce qu'il y a de beau dans notre condition. Celle de s'oublier, de vivre dépouiller d'illusion et d'ainsi demeurer en paix. De ne jamais aller plus loin que nos idées noirs.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Ven 27 Jan - 2:45
En repos dans son cocon artificiel, un balbutiement saisit soudain l'habitation, à l'instar d'une vague parcourant l'ensemble du Dédale. Un tressaillement différent des agitations communes de ces parois visqueuses. Ce battement semblait incarné, au point d'éprouver le cœur de la Tarentule. Dans un sursaut, la petite fille se redressait et pressait sa cage thoracique. Son expression stupéfaite, il lui était difficile d'expliquer ce ressenti. Tout au plus l'impression approchait-elle de cet appel avant qu'elle ne pose le pied devant la Citadelle. Appelée ? La dernière fois qu'elle y avait répondu, une toile immense l'avait piégée. L'Araignée se décidait-elle enfin à venir dévorer son butin ? Une perspective qui n'était pas sans lui inspirer un frisson le long de son échine. Mais quoi ? Elle ne pouvait négliger une telle invitation.

La curiosité aidant, la jeune Berserker confiait à sa protégée la garde de sa maisonnée, se dirigeant vers l'épicentre de cette volonté mystérieuse. L'idée de rencontrer l'entité intelligente de la Citadelle était à l'amont de nombreux questionnements, autant que de spéculations. Mais aucune ne tenait plus d'un instant dans son esprit, car tout pouvait arriver. Tout un chacun dans cette prison avait l'intuition de cet état de fait : d'aucun ici n'était libre de son destin. Toutes leurs émotions destructrices n'avaient toujours été que portées par... autre chose. Nul mot ne saurait traduire ce sentiment... ineffable. Cet instinct... était-il une preuve de plus de leur nature bestiale ? Il ne demeurait qu'une seule certitude : cette dernière trouvait bien ses racines quelque part.

Arrivant dans une cour aussi lugubre que le reste du domaine, la Tarentule n'en découvrait pas moins un lieu nouveau alors même qu'aucun recoin ne lui était étranger. Oui, de toute évidence, ce lieu venait d'être façonné. Le plus troublant résidait dans le détail de cette transformation « architecturale », loin de répondre aux codes du hasard, en faveur d'un chaos ordonné. Cet arbre notamment, habité de pommes écarlates et dégageant une aura des plus... dérangeantes. Cela ne pouvait que répondre à une intention, et cette intuition se trouvait renforcée de la présence d'une silhouette inconnue. Non loin de lui se tenait César ; selon toute apparence, le premier arrivé sur place. À peine Esther entreprenait-elle de détailler l'inconnu du regard qu'une autre silhouette – cette fois plus familière – attirait son attention. Une forme qu'il lui avait été difficile de remarquer spontanément, déjà bien encastrée dans la chair du Dédale. Un élément a priori sans importance, mais qui ici arrachait à l'Araignée un nouvel élan de stupéfaction. Ce visage...

-Le... Pontifex ?

Abasourdie par cette vision, Esther se tournait alors vers cet homme, amorçant un pas de recul sans même s'en rendre compte. Qui pouvait-il bien être ? Un être capable de dominer la bâtisse de chair... quand Arès lui-même en était incapable... et le meurtrier de son représentant ? De toute évidence, la petite fille était troublée au devant d'une situation dépourvue de sens. Une seule assurance la frappait aux tripes : les monstres avaient trouvé leur roi. Ce constat s'accompagnait d'un sentiment de terreur. Ce dernier prendrait de l'ampleur ; son instinct viscéral le lui susurrait.




Codes couleur dialogues : Esther, Agnès, Arachné.
Chroniques d'une Tarentule, Armure, Agnès.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Ven 27 Jan - 12:11
Un étrange cosmos venait de faire son apparition, mais avant de se dire qu'on entrait comme dans un moulin dans cette citadelle, rapport à l'autre poiscaille, il se ravisa. Le cosmos palpita à l'unisson avec les pulsations du dédale, comme s'il en était le cœur. Et le cœur de la citadelle était en train de les appeler.

Curieux de voir l'architecte qui avait conçu une telle dégoutante citadelle de chair, il se mit en route. Il n’était pas vraiment pressé de rencontrer la chose malsaine qui était un prolongement presque naturel de la citadelle. Ca ne pouvait être que ça, tant le cosmos et les palpitations étaient harmonieux. Il sentait à présent deux autres cosmos qui étaient déjà présent à l’endroit ou se trouvait le nouveau venu.
Il ne lui fallut pas très longtemps pour les rejoindre et vi alors ce qu’il se passait ; Esther et César, un arbre quelqu’un qui se faisait absorber par le mur de la citadelle et ce nouveau venu qui n’avait plus grand-chose d’humain en apparence.
Rien n’était normal dans cette situation, César qui salua cet être avec le peu de déférence qui lui restait, Esther horrifiée qui reculait d’un pas à la vue du cadavre qui se faisait absorber par le mur, ce cadavre justement qu’Esther avait appelé Pontifex, qui l’avait mit dans cet état, et pourquoi ? Ce pommier, alors que toute la végétation des alentours était morte, mais la couleur de ces pommes n’était évidement pas naturelle du tout. Et enfin, cette personne, qui était respectée par César, qui faisait peur à Esther, et qui semblait commander aux murs de la citadelle. Akir s’avança là où tout les compagnons présent étaient rassemblés, mais prudemment, à n’en point douter, cette chose devait être extrêmement puissante.

Surmontant l’odeur des chairs en putréfaction des installations qui avaient été érigées récemment, il imita César et s’inclina un instant devant la créature. Même si il semblerait que ce ne soit pas Arès, mais de toute façon Akir l’ignorait, il fallait faire preuve de respect devant lui.


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Sam 28 Jan - 21:13
Le Vampire observait les insectes qui entraient dans son antre. Jouant avec le crâne de l'enfant qui lui faisait office d'accoudoir, il tournait la tête vers le premier venu. Il le reconnaissait et se demandait où était la Chauve Souris, deux proies qu'il aurait aimé voir ici. Respirant lentement, la citadelle semblait suintée d'un plaisir non dissimulé. Quelque chose de sombre et d'indéfinissable était en train de renaître dans ces murs, ces veines et ce sang corrompu. Puis, vint la seconde. Un moue boudeuse se fit voir alors qu'il se rendait compte de la nature de la jeune fille.

Une fille d'Athéna. En soit la corruption n'avait pas de limites mais cette fille lui déplaisait tout simplement. Il serra alors le poing sur le crane de son accoudoir et fit explosé l'enfant dans le creux de sa paume. Léchant ses lèvres de ce sang innocent, ses yeux fixaient cette petite sorcière qui était pas encore un de ses jouets. Ceci étant dit, le sang lui avait apporté des informations. Elle était une marionnettiste du sang. Intéressant finalement. Puis, vint un homme. Il avait une rage dans le regard qui ne pouvait se faire oublier de la bête qu'était le premier Vampire.

- Voici donc mes premiers invités. Et pas un seul Cardinal. C'est assez étrange que je ne sois pas reçu selon mon rang.... Je saurais m'en souvenir. Alors voilà l'image d'un petit insecte que je n'avais pas vu depuis quelques temps. Et un autre qui tisse sa toile dans le sang alors que le dernier plante ses crocs dans les chairs. Voici un aéropage assez délicieux. Sans logique, je vous dévorerais tous pour me repaître de mon réveil trop longtemps retardé.

Tournant la tête vers Thivan que Esther avait vu.

- Voici ce qui arrive quand on est un incompétent notoire. Le seigneur Arès ne souffre pas de faiblesse sur un champ de bataille. Le sang doit couler, c'est une chose que vous avez trop souvent oublié.... Ou en sont les drames, les cris, les peurs des vivants par rapport à la Citadelle ? Il est temps de réveiller la rage meurtrière qui se trouve endormi ici. La Citadelle s'affaiblit à cause de vous ? Où sont les sacrifices ?

Les questions fusaient comme des traits froids et assassins. Son regard noir et malsain ne laissait rien oublié sur la menace qu'il pouvait déclencher à leur encontre s'il n'était pas satisfait. Sa logique lui était propre et il en avait assez de cette Mascarade que Zeus avait imposé. Ce ne serait pas la première fois que son fils violerait l'une de ses lois. Prenant le crane de l'enfant sur son accoudoir, il le levait à ses lèvres pour engloutir le cerveau si savoureux. Du sang coulait à la commissure de ses lèvres quand il fit signe aux présents de répondre.





Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Sam 28 Jan - 22:46
Et ça palpite. Impie, sale, lugubre, la Citadelle bat un rythme bien différent de l'habituel. Plus malsain qu'il ne l'est en temps normal. Et ce n'est pas mince exploit.

J'aime pas ça.

J'aime pas ça, mais il faut bien aller voir. Arès... non. Non, ce n'est pas lui. L'appel est différent. Peut-être plus désagréable encore. Sale pressentiment. Sourcils froncés, sur ce chemin de viande emprunté sans véritable hâte. Comme si mon corps me le dictait. « N'y va pas. » Mais ce que mon corps dit, mon esprit le contredit. Mon instinct. Il me dit que j'ai quelque chose à y faire, là-bas. Pas nécessairement quelque chose qui me plaira. Mais quelque chose de nécessaire.

Et au bout de quelques pas, j'y arrive. Pas le premier, semblerait-il. J'entends parler, je vois. Pas tout, pas pour l'instant. Mais je vois ce César curieusement respectueux. Cet Akir égaré. Perdu. Cette Esther apeurée. Et ce mot qu'elle prononce. Qui tinte à mon oreille, quand je suis son regard.

Et elle monte, menace de se déchaîner sans plus de retenue. Une rage sans borne qui me vient aux tempes, quand je vois.

- Qu'est-ce que...

Et à la Rage suit l'incompréhension. Et bientôt, les questions. Les souvenirs. Les regrets, peut-être. Un Thivan que je n'ai pas vu depuis quelques semaines. J'aurais dû m'en douter... J'aurais dû... J-...

- Non...

Non... Pas encore... Combien ? Combien encore, à crever pour le caprice de quelques dérangés ? Tu vas m'en voler encore combien, chienne de vie ? J-... Thivan... On avait encore beaucoup de chemin à faire, mais... Je pensais que, peut-être, je pourrais...
Le regard se reporte sur la chose, assise sur son trône. Un regard de haine. De Rage.Peut-être au moins aussi intense que celui qu'avait eu cet enfant séparé de son père, plus jeune. Toi...

Toi, grand inconnu au bataillon, à proclamer ton autorité, parce que les murs de la Citadelle te répondent. Parce qu'Arès a cité ton nom, quelques fois. Toi qui vient, juge, fauche, selon tes principes, sans même savoir une seule seconde de quoi tu parles. Toi, oui...

Un pas devant l'autre. La bile se forme doucement dans la gorge, venimeuse. Chaque pas vers lui, chaque pensée néfaste qui investi mes sens. Peu à peu, la Rage s'invite. Puissante, confuse mais puissante. Et tes mots... Espèce d'abruti fini...

- Les Drames, les cris et les peurs, ils on été au Sanctuaire, sur le passage des chiens de Guerre, passés décimer par paquets de dix, montés sur leurs monstres de terreur. Ils sont dans les cœurs de ces Saints privés d'un Grand Pope, sur mes mains pleines de son sang. Ils sont vers là où Thivan a commandé qu'ils se déchaînent. Sur Athéna et ses bâtards hypocrites.

Et le Cosmos commence à chanter sa litanie furieuse. Murmure dans le vent de l'haleine fétide du Dédale, souffle de courroux.

- Les Drames, les cris et les peurs, ils ont été à Kiev, lorsque le Seigneur de Guerre s'est éveillé. Ils ont tué, tous, même les plus purs, réduits à l'état de bête selon le bon vouloir d'un esprit bestial qu'ils ne se connaissaient pas. Les fils tuaient les mères, les pères tuaient les filles. Un homme éventre sa femme, un frère viole sa sœur. Tout ça au nom du Chaos, tout ça pour célébrer son retour. Là où Thivan a tué à n'en plus compter, comme il l'a fait des années durant, en bon bras pestilentiel, à répandre les maux sur les plus vertes terres, qu'elles puissent pourrir aux couleurs du Conflit.

Hurlement de Fiel qui perce au travers de la cacophonie suintante des murs de chair. Yeux de braise, imprimés d'un dégoût méprisant à voir cet enfant dévoré d'un coup de mâchoire.

- Les Cardinaux, ils ne sont pas là pour t'accueillir car tous faillissent, disparaissent ou meurent de la main d'enfants du Soleil trop zélés. Thivan était l'un des seuls à être resté, moi compris.

Alors dis-moi, toi qui ne sait rien mais pourtant déclare tout, qui es-tu, pour aller prendre la vie d'un des seuls à encore répandre la parole des damnés ? Où étais-tu, lorsque le sang a coulé chez ces Saints ?


Et des souvenirs. Ces quelques conversations un peu maladroites mais amusantes à leur façon, avec ce curieux monstre dans un corps d'homme. Ce faux monstre. Ces soupirs agacés partagés, dans le froid du Grand Nord, avec une Hyène à l'époque raisonnable. Ce songe de cauchemar conjoint, la révélation de ces deux passés miroirs. Ce sentiment d'empathie. De connaître ce que l'autre a connu. Tout ça, envolé, parce qu'un grand absent décide de se réveiller en grande pompe. Le poing se serre. Et le Cosmos ne se contente plus de hurler, il gronde. Il explose.

- T'ETAIS OU, HEIN ?!

Hein fils de pute ? T'étais où, quand il coulait plus qu'il ne le faut, le rouge ? Oh ouais, j'le sens bien que t'es tout-puissant ici. J'le sens bien, ton sentiment de supériorité. Tu ressembles à ces enfants d'Apollon, passés à Jamir. Ceux qui se pensaient intouchables, et ça, ça se lisait dans leurs yeux. Je les déteste, les comme toi. Ces faux-dieux, peut-être plus risibles encore que les vrais. Vulgaires farces démesurées.

Dis-moi, toi qui juge.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Dim 29 Jan - 1:24
    Le programme de Velya... c’était donc ça son grand plan pour le dédale ! Ce qu’il avait en tête pour l’avenir. Oh que oui. C’était beau ! La chanson de la douleur, la symphonie du sang et la tourmente du sacrifice. La guerre arriverait bientôt. Et bientôt avec elle, son conflit et les affrontements. Zvezdan contre le grand cardinal. Car à n’en pas douter qu’il y avait là une place dans la hiérarchie à jouer. Même un débile tel que moi pouvait l’anticiper ça. Et ce dernier semblait s’être défait du précédent pontife pour prendre sa place. À la mode du dédale. En se gorgeant de son sang et de sa chair. Mais il se plaignait des sacrifices qui manquaient du sang qui ne coulait pas. Sortant alors une petite lame du revers de mes loques de laines. J’ai délicatement laissé l’acier mordre mes chairs et faire couler mon sang. Puis j’ai commandé à ce dernier de danser légèrement autour de nous. Je me suis relevé de mon promontoire de chair. Menant le sang et le présentant au pied du grand cardinal.

    « - L’offrande du sang Grand cardinal ! J’ai essayé de faire celle de la chair, mais la seule chose qui aurait pu passer sur l’autel, c’est cette bête féroce aux dents de lait que vous voyez là. Je doute qu’il soit un sacrifice acceptable maître. »

    Akir ne devait rien comprendre. Et Velya semblait faire peur à Esther. Mais moi, ce monstre infâme, je l’aimais d’une bien étrange façon. Pour la masse de souffrance qu’il représente. Cristallisation d’une idéologie de la douleur. Symbole des souffrances. L’amour du sang et du vide de la souffrance. C’était ça, que représentait Velya. Mais les choses allaient vraiment devenir des plus joyeuses et des plus belles. Une voix que je connaissais bien se fit alors entendre et je repris ma place sur le petit renfoncement de chair. Oh oui, la peur d’Esther était déjà une chose délicieuse à lire dans les yeux de cette infâme petite créature malfaisante ! Je sens monter en moi l’excitation à mesure que le visage de Zvezdan est déformé par la colère. Surtout de la colère, à vrai dire, il n’était plus que rage. Mais sur ce tableau de rouge, plus rouge encore que le sang, dénotait une petite note de gris. Triste. Il était triste de voir cet homme-là, mort, devant lui. Bien. C’est un service que te rend Velya. Il te coupe des attaches inutiles qui te retiennent à ce monde non moins inutile. Il te fait, doucement, atteindre le point de non-retour. Le vide ! Bientôt, tu approcheras du plus beau moment ton existence, alors tâche de pas le fuir mon bon Zvezdan.

    Mais tout ça, je le garde pour moi. Et comme seul mes traits pouvaient éventuellement trahir mon appréciation de la situation. Les mots du cardinal de la guerre volèrent alors. Requiem de colère. Crescendo de rage. Si seulement ces deux forces pouvaient se jeter l’une contre l’autre et nous offrir un agrégat de douleur. Souffrir, c’est se sentir en vie. Attends, est-ce que je suis défoncé ? Est-ce que je rêve de tout ça. Parfois, je ne fais même plus attention, je ne fais plus la différence entre le vrai et le faux. Mais il y a la musique. La musique de la cuirasse de Zvezdan qui chante avec son maître. Dans une douce harmonie. Avec, beaucoup moins fort en arrière, un petit bruit de fond, agréable, enivrant, attractif ! Il était bon d’écouter la messe de la rage de la guerre. Une litanie qui aurait fait un chant de guerre parfait. Oh, par sa voix et sa rage, il aurait pu faire face à des armées et les faire se déplacer. Les faire fuir ou combattre. Il aurait pu, avec cette rage-là, déplacer des montagnes.

    Oui, définitivement, de tous les morts du dédale, il était digne d’avoir les yeux ouverts. Patience mon mignon, le maître te donnera la leçon. Sinon, plus tard, je te ferais ce cadeau. Tu m’as appris, tu m’as forgé. Pour être l’arme d’Arès... de Velya. Des deux. Et je te ferrais ce cadeau en retour. Celui de la vérité. Quand le moment sera venue. Tu compteras parmi les élus à marcher les yeux grands ouverts !
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Dim 29 Jan - 2:54
L'arrivée d'Akir n'avait rien de bien rassurant eu égard l'animal se tenant sous leurs yeux. Ce dernier aurait mieux fait de rester à l'écart, ignorant du danger que représentait cet individu. De la bêtise... pouvait-elle lui jeter la pierre ? Elle-même avait fait le choix de se montrer au présent prédateur et selon toute évidence, en sa qualité de proie. Le voir écraser de sa main le crâne d'un enfant pour se nourrir de son contenant lui glacerait le sang, se voyant dans cette poigne cruelle. Oui... elle avait été idiote de se rendre si docilement dans la gueule du loup, mais cela avait été la même erreur que de répondre à l'appel jusque la Citadelle, liant son destin à celui funeste de cette Citadelle.

Quand ce regard inhumain se poserait sur sa pauvre silhouette, une mine de terreur saisirait l'expression de la Tarentule. Immobile, la petite fille engageait la stratégie inconsciente de se tenir figée devant une bête sauvage duquel il était impossible de se soustraire, espérant n'être pas vue et que sa faim se dirige autre part. Une sensation familière, animant un flash dans son esprit ; la vision de sa course éperdue et esseulée dans une forêt menaçante, à l'orée de sa vie en fumée. D'évidence que cette attitude ne la servait pas, le maître des lieux n'attendant pas de ses soldats qu'ils fassent montre de faiblesse. Pour cette heure, il fallait montrer sa force, signifier son inhumanité et par là sa légitimité à épouser la voie du nouveau Pontifex. Quand bien même l'Araignée voyait l'impasse dans laquelle elle se dirigeait, il lui était impossible de se sortir de son effroi ; impuissante à tisser un masque pour cette occasion somme toute particulière et livrant à tous sa plus juste expression.

Soudain, alors même que l'homme sur son trône appelait le sang, une voix tonitruante allait restaurer un peu ses perceptions sur le reste de son environnement. Le Cardinal de la Guerre faisait son apparition, fort de la volonté de demander des comptes sur la mort de Thivan. Cette vision... comme s'il cédait finalement après une éternité de retenue. Aussi l'émotion du Cardinal se déverserait-elle toute entière en place et lieu de ce palais macabre ; au meilleur moment, sinon le pire.

L'observant stupéfaite, ses mots font écho dans son âme et conscience. Un cri de désespoir... le désespoir de voir leur vie dépossédée de tout libre arbitre. Une existence de servitude. Un service fait de haine, de violence et de destruction. Un service contre autrui et soi-même, pour ne plus laisser qu'un trou béant dans lequel finissaient par se perdre tous les serviteurs d'Arès. Un lien empathique s'esquisse et émeut la Tarentule, si bien que sa vision se trouble, des larmes glissant de ses prunelles. S'affrontent l'imminence d'un mur et l'espoir d'une porte. Un combat qui ne peut laisser gagnant les fourmis ouvrières de ce grand Dessein.

Cette ultime pensée jette brusquement un froid dans son ressenti, comme un frisson balayant la moindre de ses émotions. L'environnement s'obscurcit et recouvre les traits d'un autre lieu. Un souvenir emporte ses perceptions et se fait réalité pendant un instant. Les murs de chair deviennent de métal sombre. La silhouette de Velya se meut en deux formes recouvrant les traits des dieux jumeaux. Ses congénères quant à eux empruntent à présent l'apparence des dépositaires de ce monde. Un moment précis, duquel les esclaves s'étaient érigés contre leur condition. L'imminence de leur exécution, succédant finalement à la redéfinition de leur avenir. Ce destin, ces personnes l'avaient repris en main.

La voix de César dégage la Tarentule de son songe. Les mots de ce dernier ne lui parvenaient que tels des sons. Le sens de ses paroles n'avaient aucune importance. Il se jouait un choix d'une toute autre intensité dans l'esprit désorienté d'Esther. La tentation de se réfugier dans sa tétanie, et la volonté viscérale de résister. Au prix d'une âpre lutte, des mots s'échappaient de ses lèvres en dépit de sa gorge nouée.

-Vous... Vous n'êtes pas mon maître... Je ne vous dois... rien...

Les lèvres tremblotantes, sa voix était à peine audible. Par ces mots, elle signait sa déchéance. Pour autant, cela était insuffisant. Cela ne régalait toujours pas l'émotion que sa récente absence lui avait servie. À l'esprit, se remémorer ces visages assurés... jusqu'à trouver la force d'énoncer clairement sa volonté ; sa conviction.

-Je ne vous appartiendrai jamais !




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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Dim 29 Jan - 16:15


Kostas était arrivé depuis un petit moment, observant perché près d'une glande les étranges scénettes qui se déroulait devant son regard. Ainsi donc c'était la fin de Thivan et c'était cet étrange homme à la peau pale habillé en peau d'humain qui semblait en être la cause. César semblait jubiler de la situation, Esther elle semblait en pisser à la culotte de peur. Akir était toujours aussi "joyeux", plein d'entrain. Par contre Zvezdan lui était en colère, voir semblait haïr la situation, voir même l'homme en face de lui. Kostas laissa le cardinal s'exciter, s’énerver contre le dénommé Velya et se décida enfin à descendre de son perchoir. Sauta de sa hauteur de double plafond, il se laissa atterir lourdement sur le sol caoutchouteux fait de chair. Il se dirigea vers tout ce petit monde, cuirasse scintillante sur le corps, épée pourfendeuse dans le dos. Il marchait de son pas lourd habituel, de sa démarche particulière.

_ C'est donc vous qu'avez créé c'te créature dégueulasse à Jamir. Beau boulot. Sa p'tite injection était comment dire... vivifiante?

Il salua le petit monde d'un petit signe de tête, il s'attarda un moment sur le Cardinal de la Guerre. Il semblait être sur le point d'exploser. Cela allait être explosif. Devait-il soutenir la colère du Cardinal ou bien tenter de l'apaiser face à l'homme à la peau pale.

_ Du sang, d'la mort, d'la violence, d'la destruction... J'en offre toutes les semaines à not' maître, après tout je n'suis que l'un de ses chiens de guerre...

Il éclata de rire, il se tourna ensuite vers César.

_ J'savais bien qu'on aurait du garder Endymion avec nous, il aurait fait un beau sacrifice non?

La tension allait-elle retomber? Ou cela allait-il empirer? Quel était le véritable but de tout cela. L'homme pale sur le trone de chair pourri était-il la pour faire sa petite scène de prise de pouvoir. Un "j'ai tué le pontife, je deviens donc le pontife"? Et si Zvezdan jouait à cela aussi? Cela ne serrait pas pour déplaire aussi au Misthophoros, après tout il l'appréciait un temps soit peu. Il faudrait donc attendre la suite de cet acte de théâtre...






Tout ce qui apaise la faim paraît bon.

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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Dim 29 Jan - 19:13
Mais c'est qui ce gars? C'est le cardinal de la haine cui-là? Parque mine de rien l'exacerbation de colère du cardinal de la guerre déteignait sur les sentiments du tigre et son armure aidant, la colère monta peu à peu.

Il n'aimait pas trop être insulté, il avait explosé contre César et ça c'était mal passé pour lui. Que dire à propos d'un être d'une puissance sans doute infinie par rapport à eux.

César semblait entretenir une relation particulière avec cette chose. Il lui frottait trop la manche, il n'est pas comme ça d'habitude, il semblerait qu'il lui ait réveillé ses pouvoirs ou un truc du genre, d'après du peu qu'il avait compris.

La pauvre tarentule qui semble encore plus vulnérable et innocente, était très impressionnée par le monstre. Mais ce monstre était du même genre qu'Akir à son niveau, la lutte intestine avec un bête, mais lui avait choisi de la faire ressortir complètement de l'exalter. Il avait transcendé son état et était certainement devenu un prédateur au sommet de la chaîne alimentaire. Ca ne l'étonnait pas plus que ça que la bête soit la créatrice de cet endroit répugnant.

Mes félicitation pour cet endroit il inspire aussi bien la terreur que le dégoût pour qui n'y est pas habitué. Un sacrifice, c'est dommage, en effet on aurait du garer la poiscaille avec nous il aurait servi à quelque chose après tout.

Ne savant pas grand chose depuis qu'il était arrivé, il était bien obligé de prendre du recul et d'observer par moment comme simple spectateur. Son système d'essais erreurs était très peu efficace ici, surtout si ce n'était pas bon du premier coup. Là il allait se mettre à coté de Kostas qui avait gardé sa personnalité habituelle ce qui était une de choses les plus rassurante dans ce tableau. Il n'avait pas besoin d'être rassuré, mais rien que pour éviter une mandale perdue ça valait le coup de rester à coté de lui.



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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Dim 29 Jan - 19:43
Il avait écouté sans l'interrompre. Puis, tout le monde avait parlé, comme libéré par la parole du Cardinal. Les mouches savaient donc répondre en inondant de sons "vociférants" ses oreilles. Oui mais il n'était pas le cadavre dont ils auraient aimé se nourrir. Ses pupilles finirent par tourner en direction de celui qui était la cause de cette joie. Ce courage éphémère était bien un aspect humain qu'il ne comprenait pas, ce qu'ils appelaient naïvement espoir. Un sourire froid et mauvais se dessinait lentement sur ses lipes quand il prit la parole à l'intention de Zvezdan.

- Et alors ? Les Saints ont disparu de la surface de la Terre ? Tu as la tête d'Athéna à m'offrir présentement ?

La réponse était non. Comment pourrait il en être autrement ? Le sourire se fit alors sardonique.

- Tu ne peux que répondre par la négative évidemment.


La présence de Velya se faisait lentement sentir, au point où la citadelle commençait à trembler doucement. Des yeux s'ouvraient sur toutes les façades des murs, des insectes se libéraient peu à peu en miasme des pores de la chair qui les environnaient. Le Vampire se leva alors et s'approcha lentement de l'impudent pour le toiser.

- J'étais où ? C'est cela ta question ? Mais j'ai toujours été là.

D'un coup, la main de Velya toucha la poitrine de Zvezdan qui semblait exploser de l'intérieur. Une gerbe de sang sortit de ses lèvres et teintait le visage du fils prodigue de gouttes de sang. Soudain, un poing suivit et fit vrombir l'air, le corps de la Guerre vola alors à l'autre bout de la grande salle de l'estomac calamiteux.

- Oui, j'ai toujours été ici petit insecte, observant chaque jour vos mots, vos paroles et vos pensées. A chaque fois que vous traversez les murs de chair, tu penses que cette chair appartient à qui ? Pauvre minable à pleurer sur le sort d'un incapable. Thivan a tué des gens et, je le répète, et alors ? Il était mon pantin depuis toujours, né de ma chair, comme quelques personnes ici présentes. Tu penses que son poison venait de lui naturellement, tu es aussi naïf que les Saints que tu détestes. Pauvre minable.

Les paroles étaient clinquantes, froides et l'aura du Vampire avait pris possession des lieux au point d'étouffer les cosmos des membres présents. C'était comme si l'envie de respirer devenait plus difficile, chaque bouffée d'air déchirait la poitrine au point où ils étaient contraint de s'agenouiller devant lui. Un sourire satisfait, il se tourna alors vers la musaraigne qui se faisait appeler Tarentule.

- Tu te trompes. Tu connais ta mère seulement.... hein ?

Il laissait la suite sans prendre la peine de répondre. La réponse était tellement évidente. Seulement, il n'avait jamais imaginé qu'elle prenne la cuirasse de la Tarentule. Toutes les autorités de la Citadelle, Arès lui même, savaient que cette cuirasse avait une part du cosmos de la Déesse de la guerre. Une forme de sagesse et de résolution qui empêchait le cosmos d'Arès de la contrôler parfaitement. Et en cela se rajoutait un autre cosmos plus gênant, c'est comme si son pouvoir était contré par un autre. C'était rageant mais il était hors de question de s'épancher sur cette vérité devant des témoins. Il la contrôlerait par d'autres moyens de toute façon.

Puis, il se tournait lentement vers les deux cafards restés en retrait. Aucun intérêt, il les ignorait sans dire un mot jusqu'à que cette histoire de "poiscaille" attire son attention.

- Endymion ? Poiscaille ? Et pourquoi n'est il pas ici s'il était entre vos mains ?

Son regard se fit plus dur vers les deux personnes qu'il avait ignoré jusqu'ici. Ils avaient gagné son intérêt, ils allaient devoir assumer leurs vies maintenant par une réponse qui lui convienne...





Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Lun 30 Jan - 4:48

Ridicule.

Ridicule petite boule de chair capricieuse, bloquée dans son sentiment de toute-puissance. Sûre de sa force sans limite et de sa légitimité absolue. Peut-être a-t-elle raison. Car la légitimité se gagne par la force, en ces lieux. Mais ces mots, ils ne peuvent que le faire sourire, Zvezdan. Un sourire mauvais, lui aussi, mais bien peu froid. Non, au contraire, très expressif.

Alors elle est là, cette aura étouffante qui prend la citadelle, qui fait ployer les genoux. Il approche, cet homme – si l'on peut le qualifier de la sorte – grand de toute sa majesté terrifiante. Mais le Vandale ne ploie pas. Le Vandale ne baisse pas son regard planté dans les billes sans humanité de la créature. Du mépris chargé dans les prunelles, pareil à celui qu'il réserve habituellement aux pantins drapés d'or.

- Ridicule...

C'est sifflé d'entre ses lèvres, en un murmure serpentin, clairement audible, mais bas, comme si lui-même n'osait pas faire écho à la bêtise qu'il conçoit au Vampire. Murmure de venin, de fiel, clamé de cette voix haineuse, tout droit sorti d'une gorge prise par cette bile noirâtre qui gonfle, gonfle, gonfle depuis des années, des décennies presque.

- Alors quoi que l'on dise, nous sommes des incapables trop faibles pour tuer la Sagesse, hein... ô, honte sur nous, simples mortels, de n'avoir su tuer le divin, forts de nos effectifs réduits.

Une ironie acerbe qui coule d'entre ses lèvres, furieuse. Une voix posée, mais remplie d'une Rage maîtrisée, d'un fiel retenu par la lucidité. Pour l'instant. Oui, tu es le vrai incapable ici.

- Heureusement que tu es là pour tous nous tuer un à un, nos chances de triomphe n'en seront que plus grandes, une fois les derniers guerriers du Dédale décimés entre eux dans un caprice sanglant, hein... ?

Oui, c'est ça, grand ver gris, tue, tue donc. Dévore comme tu l'entends, comme tu as annoncé vouloir le faire. Et viens ensuite te plaindre de ne pas avoir la tête d'Athéna sur ton plateau. Étonne toi-en. Ce sera là l'ultime preuve de ta bêtise. Approche. Approche le monstre, stoïque le Cardinal. Stoïque, emprunt de ce courroux latent, ferme, inchangé par le sentiment de peur imposé par le Vampire. Oui, la peur existe, dans ce cœur rageur. Mais elle est étouffée sous bien trop de haine. De morose, de fatigue. Fatigué de la bêtise des hommes, mais plus encore de celle des surhommes. Des Dieux et aspirants Dieux.

Un contact, fugitif, à peine dessiné, et pourtant, la poitrine du Cardinal se tord, explose en une gerbe sanguinolente. Hurlement douloureux, comme rarement il ne l'a été auparavant. Une douleur à l'arrière-goût de miel. Douleur grisante. Car oui, d'entre deux crachats de sang, les lèvres rougies du Cardinal se fendent en un grand sourire. Et il rit, même, rit son hémoglobine, à recracher un peu plus du fluide de vie quand il s'esclaffe.

- Vas-y, je t'en prie... Condamne-nous tous, mâche le travaille de nos ennemis... J-

Une phrase qui ne finit pas. Au lieu de ça, un poing, et l'envolée d'un corps propulsé loin dans la pièce, pour aller s'écraser dans les murs de chair à l'autre bout, en un impact spongieux. Et une nouvelle giclée sanglante, alors qu'il retombe au sol. Douleur. Souffre sous les coups du tout-puissant pantin. Mais il vit. Il vit, il entend. Il écoute. Il se relève. Il titube. Mais il avance, claudiquant.

- Et qu'est-ce que ça peut bien me foutre, qu'il soit de ta chair...

Sans intérêt. Qu'est-ce que tu crois obtenir, avec cette déclaration? D'autres pas.

- Et qu'est-ce que ça peut me foutre, que son poison vienne de toi... « Pantin », tu dis... Tseh.

Énième crachat sanguinolent. De nouveau, ce rictus mauvais sur les lippes rougies.

- « Insecte », oui... L'on en parlera encore longtemps, du conte de la Reine qui a tué ses dernières fourmis guerrières, pour se retrouver démunie face à l'extérieur...

Alors toi qui était là depuis le début. Toi qui a tout entendu, tout vu, tout pensé. Tout construit. Que feras-tu, lorsqu'ils se présenteront à tes portes?

Un regard vers les deux Berserkers alpagués tout à l'instant. Oh, il les a méprisé, eux aussi.
Lorsqu'ils se sont avancés, avec leurs paroles vides, leurs courbettes hypocrites. A conter leurs échecs, par-dessus le marché. Imbéciles... Et même là, même avec tout ce sang qui coule, il les regard de haut, le Cardinal. Presque amusé, à ce qu'ils se fassent prendre à parti de la sorte. Un sourire carnassier vient même jusqu'à lui barrer le visage. Plus rien, plus rien de cette sympathie de façade qu'on a pu lui connaître. Velya a gratté la surface, et plus qu'il ne faut. Alors il attend leur réponse, sans intervenir. Agacé par leur lâcheté banale, sans même se rendre compte du danger qui plane. Pire que l'adoration fanatique de César, que la peur révoltée d'Esther, il y a la docilité craintive de ces deux-ci.

- Et vous, alors... Tseh. Et vous vous prétendez Berserkers...

Et peu à peu, elle monte au cerveau, ne se limite plus au cœur. La Rage qui supplante la logique. Alors il s'avance vers les deux. Les dévisage, plein de hargne. Jusqu'à s'arrêter sur Akir. Le saisir à la gorge. Serrer. Et fixer de ces yeux fous, respirer de ce souffle court, blessé, fournaise furieuse. Les mots partent d'entrer ses dents, mâchoire serrée, sans que les dents ne se quittent.

- Vas-y... REPOND. DIS. DIS VOTRE BETISE, VOTRE FAIBLESSE. VA LUI EXPLIQUER, QUE TA VERSION NE LUI PLAISE PAS. Et reste là comme ça, stoïque quand il te massacrera...

Il serre. Il enrage. Il serre. Il fulmine. Il serre. Il serre. Puis il le projette aux pieds du Vampire, en une dernière injonction.

- VAS-Y !

Puis se tourne vers Kostas.

- Et toi alors, toi qu'Arès a béni par deux-fois... Tu vas rester ce fétu de paille prêt à accueillir la massacre à bras ouverts ? Sans rien faire d'autre qu'enchaîner les courbettes face à l'incarnation d'une mort prochaine ?

Ton frère t'a-t-il retourné le cerveau au point-même d'y effacer ton héritage Berserker ? Ton héritage familial ?


Puis se tourne vers Esther.

- Et toi... Non... Il se ravise, porte un regard au pendentif sur le cou de la Tarentule. Vous. Vous allez imiter le troupeau ? Attendre silencieusement que ça passe, en espérant que le mutisme vous offre un cocon de protection ?

Puis ne se retourne pas vers César. Folie masochiste d'un illuminé persuadé de toucher du doigt quelque chose. Si le ciel devait te révéler ses mystères, tu n'y gagnerai qu'à brûler face à la lumière solaire. Pour toujours. Alors tu l'entendras, ta fameuse mélodie finale.

L'appel. Un effort de concentration, pour tenter d'y puiser. Cette colère sans borne, source de puissance, non la sienne, naturelle, mais celle de sa Cuirasse. Car il a finit par s'en rendre compte. Que depuis qu'il la porte, il n'est que plus instable, plus rageur.Enfant de la Guerre, chien d'Arès. Oui... J'ai beau détester l'idée, je conçois au moins d'être un outil d'Arès. Que ce soit ma place, malgré mes réticences. Mes doutes. Mais pas de toi.

"Et toi Arès, que penses-tu de ces enfants mous et dociles ?"
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Lun 30 Jan - 14:33
Dans ce terreau de fumerolles, un petit vers de terre miraculé sort de son refuge et met à l'épreuve sa chance pour une plainte désespérée à la lune de sang. Sa rébellion est pathétique ; levant son frêle corps contre une force céleste n'ayant besoin que de comprimer la terre sous son œil rouge pour écraser l'insecte impertinent. Du courage ou de l'inconscience, la poussière s'élevait contre l'Univers. Mais c'est bien tout ce qu'elle était, de la poussière tout juste capable d'irriter le regard et de faire tomber quelques larmes artificielles. Celle-ci s'était laissée emportée par un vent audacieux, déterminé à tenir tête à l'imposteur.

Ses prunelles d'émeraude observaient pleines d'espérance le Cardinal de la Guerre faisant front devant le nouveau Pontifex, en passe de le rejoindre à sa hauteur. Ce dernier semblait apprécier le spectacle avec toute la perversité morbide le caractérisant ; oui, il s'amusait de la situation ainsi que des faits d'arme qu'avaient à lui retourner Zvezdan. Il ne retombait plus de réaction qu'un lourd mépris, accompagné par une aura d'une envergure telle que la chétive Tarentule ne pouvait mimer de la soutenir. Cette force happait toute sa volonté combative, moquant l'homme debout désormais réduit à la bête les crocs contre terre. En dépit de ses efforts, la petite fille ne pouvait bien qu'adopter une posture intermédiaire, celle d'une bête sauvage ayant soif d'humanité. À genoux, le parterre de chair caressait sa faiblesse quand l'essaim d'insectes autour narguait sa mortalité. Otages du tyran, les esclaves n'avaient plus d''espoir que leur meneur encore debout contre l'oppresseur. Forte de ce soutien moral, la Tarentule œuvrait à se redresser de nouveau, prête à accompagner celui pour qui elle confierait son destin.

Un bruit sourd suivi du claquement retentissant à l'autre bout de la salle. Avec une facilité déconcertante, le maître des lieux abat la résistance et décompose l'élan de candeur ayant alors gagné la malheureuse. Cela ne se peut... Le souvenir encore frais de ce miracle passé à Jamir, tant improbable que l'Araignée c'était attendue à sa résurgence à l'endroit même où revenaient les mêmes signes d'objection. Mais cette fois, le Monde trouvait à répondre une cruelle réalité : le fort régit le faible. Il l'étouffe et se rit de ses pathétiques élans de résistance. Cette vision la tétanise tandis que Velya se tourne en sa direction. Sa fin... Figée de terreur, rien ne peut empêcher le monstre d'écraser l'insecte. Mais l'exécution ne vient pas, forte de son insignifiance.


À la place, d'étranges paroles. Faisait-il référence à Arachné ? Déjà, elle entendait le rire cristallin de cette dernière aux tréfonds de son subconscient. Qu'aux deux spectateurs, il soit retourné leur lâcheté, accentue encore un peu plus ce rire, jusqu'à friser l'hilarité au retour du Cardinal de la Guerre. Vraiment... hilarant.

Terrorisée, la petite fille s'efforce de se tenir les tempes, recroquevillée sur elle-même. Ce n'est pas le moment. Elle refoule cette influence. Tremblotante, les violentes émotions qui meurtrissent son âme éprouvent ses barrières mentales une à une. Celles-ci cèdent un peu plus de terrain à sa Mère ; impuissante.

-Non... Non... Va-t-en... Je ne t'appartiens plus...

Dans un râle, la jeune Berserker balaye l'invisible d'un revers de main. Les yeux empreints de détresse, ils se laissent un instant happés par la vision de cette main. Du bout de ses doigts, sentir remonter des fourmillements vers l'intérieur de son corps. Elle vient. Violemment, rentrer ses crocs dans sa main. Elle ne la sent plus. Serrer les dents de plus belle. Son bras ne lui répond plus. Un filet de sang glisse sur son poignet. Un battement cardiaque résonne dans son enveloppe charnelle. Elle se relève brusquement. Elle se relève pour observer avec surprise la haine que lui adressait Zvezdan. La gorge serrée. Les yeux écarquillés. Pâle. Ses mots la blessent. Ils réduisent à néant sa volonté. Ce vide se lit dans ses prunelles, en passe de se dilater. Ils se confondent avec ses prunelles, pour les habiller du carmin d'Arachné. Alors change son expression, pour un sourire sardonique.

-Eh bien... quel pathétique spectacle nous servez vous aujourd'hui ? Le Cardinal de la Guerre... serait-il en réalité celui de la Bouffonnerie ?

Un rire teinté de mépris agite ses cordes vocales. Une scène à voir ramper ce vers de terre contre son destin ; risible. Se tournant vers César, amusée par le jeu que ce dernier avait servi jusqu'alors.

-Est-ce si dur de s'écouter et de s'accepter, comme celui-là ?

Son regard se dirigeait après vers les deux Berserkers restés en retrait. Hautaine, ils n'avaient guère brillé pour ce moment censé découvrir leur vrai visage. Eh bien quoi, au fond, ils n'étaient que des imbéciles ?

-Ou à défaut de cela, connaître sa place à l'instar de ces deux crétins ?

Retournant dans le fond des yeux du Cardinal de la Guerre, l'expression d'Arachné serait des plus glaciales.

-Non, il faut que vous nous cassiez les oreilles avec ce stupide chant du cygne... Votre vanité n'a-t-elle donc aucune limite ?

Se déplaçant un peu, la Mère appréciait le macabre des lieux que leur avait servi Velya. Une forme d'émerveillement se lisait sur son expression tandis que les volatiles désincarnés semblaient danser tout autour dans une mélodie sinistre à la gloire du grand Chaos. Elle reconnaissait bien là ses goûts, un artiste des plus respectables ; bien différent de ceux qui s'empoisonnaient d'absurdes conventions. Après quelques secondes de contemplation, ses iris de rubis se plantaient de nouveaux dans ceux de Zvezdan.

-Un survivant, dites vous. Et en dépit de cette avance sur tous les autres, l'essence de ce lieu vous est toujours étrangère... Ne comprenez vous pas quelles engeances illimitées ce monde a à servir au roi que vous injuriez ? Que tous ici rendent leur dernier soupir, impuissants à contenter la faim de leur maître, la relève n'aura aucune peine à suivre dans ce monde de haine. Vous n'êtes que des jouets, et il est aisé d'en changer. J'en sais quelque chose...

Le sourire carnassier, Arachné effleurait du bout des doigts le cou de sa protégée. Soudain, arrêter ses ongles dans un point précis pour que d'un pincement puissant, l'une de ses jugulaires soit sectionnée ; placide. Que perle le sang de l'enfant de cette plaie pour se noyer dans son habit, la Tarentule retournait enfin son attention vers celui-là même qui l'avait invitée dans ce Dédale monstrueux. Pour autant, ses mots s'adresseraient toujours au Cardinal de la Guerre.

-Une fois dans votre vie, soyez digne et versez le sang que vous réclame votre roi.




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Dernière édition par Esther le Lun 30 Jan - 14:45, édité 1 fois
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Lun 30 Jan - 14:43
Merde encore un mauvais réflexe, pourquoi ne l'avait-il pas fermé, au moins il aurait eu moins mal. Enfin la douleur ce n'est pas grand chose au final, l'autre cinglé s'en est bien accoutumé lui. Ca fait mal mais il l’a bien mérité sur ce coup là. Ca se serait mieux passé chez des autres sans doute, mais pas ici. Il a la poigne rude le cardinal, surtout après que cette maudite bête l'ai envoyé d'une pichenette s'éclater contre les parois de la citadelle.

Maintenant il avait été lancé comme un bout de viande devant un lion, qui semblait vouloir se nourrir de tout ce qui vit aussi. La menace de se faire dévorer n'avait pas beaucoup d'effet sur le tigre. Après tout il avait fait exactement pareil avec ses compagnons, les punir pour leur incompétence, de toute façon il s'en était sorti indemne même seul. Par contre lui là, celui qui a l'air de se prendre pour Arès lui même alors qu'il ne l'était pas, il fera quoi une fois qu'il aura décimé toute l'assemblée? Il ira la chercher lui même la tête d'Athéna? Finalement, cette décision était surement aussi idiote que ce qu'avait lâché Akir. Ce monstre était semblable à lui, au fond de lui une bête semblable sommeillait, les mêmes instincts, la même fureur,...

Avoir peur de ça? Il n'est que le reflet de son âme, la version qui a accepté le fauve et qui à perdu toute humanité.

Il peut bien les tuer va, ils sont tous responsables, même ce lèche botte de César, ça fait bizarre de voir chez les autres ce qu'ils nous avaient reproché, c'est même assez dérangeant, il comprenait mieux son point de vue, mais se doutait aussi que quelque chose de très particulier avait du se passer entre ces deux là.

Il cracha du sang suite à l'étreinte violente du cardinal et se redressa. Ridicule il risquait sa vie mais ce n’était pas contre un ennemi, ni même de la main même d’Arès, mais d’un monstre supposé de leur camp qu’il ne connaissait pas 1 heure avant. L’heure n’était pas à la peur, au pire il nourrirait debout mais pas comme un esclave à plier le genou, peut être son dernier acte, mais le dernier dont on se souviendrait, il espérait ne pas complètement ruiner celui-ci, son existence était en jeu, ce n’était pas de la peur, mais le sentiment d’être mort pour rien qui le poussait à rester debout. La fureur du cardinal faisait réagir sa cuirasse qui bouillonnait de rage. Dans ses yeux, l’étincelle de la Bête se refléta dans ses yeux. C’était sans doute le moment d’une victoire éclatante ou un pathétique échec.

Oui, ce poisson couard qui s’est présenté chez nous, il s’est échappé avec un puissant sort et s’est transporté on ne sait où loin d’ici. Je suis faible, oui, un insecte, peut être, le plus faible des Berzerkers surement, mais je m’entraine avec acharnement pour devenir plus fort et être plus qu’un poids mort au service d’Arès. Et en parlant de mort précisément, ce serait inutile de supprimer le peu de Berzerkers qu’il reste, surtout ceux motivés, qui obéissent aux moindres injonctions de notre Seigneur Arès. Ce serait une grande erreur et reviendrait à priver un dieu de ses fidèles dévots, le peu qu’il reste vivant.

Au fur et à mesure de son discourt, le phrasé devenait plus volubile plus enflammé, la passion de la cuirasse du tigre aidant et celle du cardinal, cela lui avait remonté le moral.
Et voila, ça passe ou ne passera pas, au moins Akir n’avait pas de regrets et avait dit ce qu’il avait sur son cœur qui venait de s’enflammer.


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Lun 30 Jan - 16:33


La situation se dégradait de plus et en plus et l'homme pâle en foutait dans la tronche de tous. Mais celui qui en prenait vraiment plein la gueule pour le moment c'était Zvezdan. Après s'être fait sécher oralement, c'était physiquement qu'il subit le même sort. L'homme était puissant, surpuissant même et Kostas en frissonner de peur et d'admiration à la fois. Zvezdan laissait exploser sa colère et ce fut sur Akir qu'il commença à passer ses nerfs, c'était la première fois qu'il le voyait ainsi, lui aussi comme tout le monde perdait de sa réflexion en laissant sa haine sortir et le pauvre tigre venait d'en faire les frais. Il s'adressa à Kostas, Kostas qui ne se démonta pas malgré tout.

_ Ai-je plié le genou d'vant lui? Non à ce qu'je sache et je ne l'ferais pas. Même avec toi que j'respecte j'agis pas comme ça et tu l'sais, seul Arès mérite ce geste et c'sera à jamais. Tu crois vraiment que j'vais l'laisser nous saigner comme des porcelets sans rien dire ou faire? Gnarf...

Il cracha à terre, toisa Zvezdan du regard puis il se détourna vers le fautif de tout cela, Velya l'autoproclamé grand chef du Dédale.

_ Endymion s'est taillé alors qu'on l'mandaler César et moi. Un lâche et un peureux qui avait d'jà fuit juste avant, tout comme à Jamir. Sur'ment sa deuxième nature...

Rien d'autre à dire pour le moment. Oui il s'était taillé, oui il s'était taillé au nez et à la barbe de quatre Berserker et d'un Oracle, c'était ainsi point. Que fallait-il faire jeter la faute sur Esther et Akir qui préférait jacasser avec un corbeau rouge au lieu de surveiller le combat? Non cela ne servirait à rien. Mais les punir pour cela était une chose débile à souhait et comme le faisait remarquer si bien Akir, les berserkers n'étaient déjà pas nombreux, tailler dans leurs rangs serait une belle erreur, une erreur qui reviendrait à l'extinction de l'actuelle génération de guerriers d'Arès. Et cela étonnerait beaucoup qu'Arès soit d'accord avec cela.

Puis ce fut au tour d'Esther de péter une tuile, prenant une voix et un ton bien différent de celui d'habitude. Elle commença à déblatérer contre un tas de conneries, visant surtout le Cardinal de la Guerre qui s'en mangeait plein la tronche depuis le début de cette drôle de réunion. Si la voix n'avait pas changé, on aurait pu croire qu'elle sortait enfin tout ce qu'elle avait sur le coeur à l'encontre du Zvezdan mais cela ne lui ressemblait tellement pas, ce ton... Que se passait-il de son coté? À croire que le but de tout cela n'était autre que de foutre le chaos dans les rangs et de faire sortir la véritable personnalité cachée de chacune des forces présentes. Mais quelque chose fit tiquer Kostas dans les paroles de l'araignée.

_ Roi? Les Berserkers n'ont nul roi, seulement un dieu. Un dieu qu'ils servent d'leur propre façon, de différentes manières mais ils l'servent tout d'même! Leur dévotion n'est tourné que pour Arès que ce soit par la voie du sang, du combat, de la destruction ou de la mort! N'oubliez donc pas c'la, not'seul maître est et restera le dieu de la guerre!

Kostas se rangeait plutôt du coté de Zvezdan pour le moment, l'homme peinait à croire que le pâlichon en face de lui serait un élément qui rendrait la grandeur passée du clan des Misthophoros. Velya semblait bien plus rouler pour lui que pour les autres, du moins il ne démontrait rien d'autre pour le moment....






Tout ce qui apaise la faim paraît bon.

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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Lun 30 Jan - 18:05
    Jalousie. Leçon. Velya a décidé de montrer à Zvezdan de quel bois il était fait. Et que j’aurais aimé moi aussi goûter de nouveau à cette souffrance qu’il était capable d’infliger. Douleur plaisante, forçant doucement le corps à se plier et se contorsionner douloureusement. Mais j’étais le seul là à ne pas jouir de la protection d’une des cuirasses sacrée des guerriers d’Arès. Et il était plus difficile pour moi de même respirer. Comme quand on avale trop de fumer, mais sans pouvoir se libérer les poumons en toussant. Je sentis doucement le contenu de mon estomac remonter le long de ma gorge et la bile acide commencer à la brûler. Mais combien de fois avais-je résisté à rendre le contenu de mon estomac ? Bien trop souvent. Alors ce n’était pas dur et j’ai ravalé cette bile. Mais j’ai réussi à reprendre un peu contenance, à empêcher mes genoux de toucher le sol. À ne pas me briser complètement ! Puis le maître a repris la parole, répondant à la guerre. Ces mots étaient justes. Injuste aussi. Mais il n’en eut pas qu’après la guerre, tous prirent, tous sauf moi. Oublié... Triste !

    Mais il revient à la charge, désireux d’en prendre encore plus ! C’est bien, approche, apprend ! Souffre et comprend ! Arroche et oublie ! Oublies-toi et libères-toi ! Désespère et élève-toi ! Toi, plus que tous les autres, tu es digne de comprendre ce qu’il faut pour avoir les yeux grands ouverts, oh oui, toi plus que tous les autres ! Je me suis toujours demandé quel goût pouvait bien avoir ton sang, mon petit cardinal. Dommage qu’il ne soit pas pour moi de le goûter, plus tard, un jour. Mais Velya n’est pas le seul à être la cible du tonnerre des tambours de guerre. Tous en prennent pour leur grade, tous non ! Pas moi ! Encore une fois pas moi ! Je me relève alors doucement finalement complètement. Reprenant ma place tranquillement installée. À assister à ce spectacle de sang et de colère. À battre avec mon sang dansant autour de moi, le rythme de cette mélodie enivrante que je pouvais entendre. Que je pouvais presque voir. Bercer par la douleur que je pouvais sentir vriller ma tête et l’excitation du spectacle à venir.

    La suite, vient alors de celle chez qui j’espérais le moins. C’était la pire saloperie du dédale. Et enfin, je pouvais comprendre pourquoi. Il y avait dans cette petite merdeuse sordide, quelque chose de bien plus sombre. À laquelle je répondis quand elle me désigna par une petite révérence. Mais c’était l’heure des règlements de comptes et tout le monde insultaient tout le monde ! La créature qui vivant en Ester cracha donc son venin sur les trois autres. Puis ce fut le tour d’Akir. D’être égale à lui-même, à côté de ses pompes et de la réalité. Et après, on parle de moi. J’aurais dû le tuer ce jour-là, c’est un service que j’aurais rendu à tout le monde. Mais je ne l’ai pas fait ! Pourquoi déjà ? Je ne me souviens plus... Mais oui, j’aurais dû vraiment en finir avec lui. Ça aurait été très simple. Puis ce fut le tour de cet attardé profond de Kostas. Cet esclave stupide de sa propre faim qui se croit homme et libre. Qui n’est rien en réalité, peut-être même pire que les autres. Trop borné pour comprendre. Trop stupide pour entrevoir. La réalité et son pouvoir. Le désespoir et sa puissance.

    Mais c’est la réponse du maître des chairs qui risque d’être belle. Et les choses risquent d’exploser. Une faim digne pour les chiens que nous sommes, condamnés à s’entre dévorer ! Peut-être qu’un autre pourrait échapper aux griffes serrées de l’esprit servile. Nous sommes les chiens d’Arès. Sans individualité, sans rien d’autre. Une entité qui pourrait bannir le « je » de son vocabulaire. Vivre dans la chair, vivre sous le rouge et le sang, c’est renoncer à soi. Une chose qu’ici, tous semblent avoir oubliée. Mais qu’il n’est pas à moi de rappeler. Oh non. Je suis observateur muet. Maître d’orchestre sanglant. J’aurais vendu mon âme pour pouvoir boire quelque chose en regardant tout ça. La scène était plutôt cocasse.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Mer 1 Fév - 8:38
Le Père de la Citadelle plissa les yeux en entendant quelque chose dans l'air.

Quelque chose de familier.

Il fit quelques pas vers son trône en écoutant vaguement les propos de ses "invités". Un soupir filait entre ses lèvres alors qu'il s'asseyait sur cette chair si précieuse. Ses serviteurs lui servirent du sang dans un crane alors qu'il sortait de son état second en regardant les personnes présentes. Sa main porta alors son "verre" à ses lipes alors que ses pupilles injectées de sang observaient le ballet d'insectes qui papillonnait autour de lui. Nouveau soupir d'ennui.

- Cardinal. C'est toi qui m'a dit que vous aviez tué le Grand Pope, vaincu des Saints. Pourtant, aussi fêlés soient les anges, la calamité s'est arrêté là. Tu n'as pas fini le travail et tu t'enorgueillis de quelques bagatelles physiques sans intérêts. Et je connais le nouveau Grand Pope, Akritès Salonikas. Il possède des informations bien supérieures à celui qui s'appelaient Bélisaire. C'est en cela que je dis que la finalité de ta "Guerre" a été un changement de régime. Nous est il favorable ? Je ne pense pas et Arès n'y a rien gagné. Donc oui. Je l'affirme en buvant ce sang de nos victimes, tu es un insecte incapable.

Le ton était devenu encore plus froid, méprisant pour celui qui se laissait emporter par la colère de cette manière. C'était une chose intéressante à noter. Toutefois, Zvezdan montrait trop facilement ses faiblesses "humaines" et ce n'était pas une bonne chose pour la Citadelle qui palpitait étrangement.

- Tu veux te venger des Saints. Continuait le Vampire avec un sourire mystérieux. Mais tu ne t'es pas encore donné les moyens... La guerre fait fi de tout code d'honneur, de toute idée de vengeance, de toute pensée calculée... Des bêtes. Nous ne sommes que cela pour la gloire de l'armée d'Arès. Et te comporter comme un enfant face à la mort de l'un des tiens est puérile. Montrant le visage de Thivan qui disparaissait lentement du mur de chair, absorbé peu à peu par l'estomac calamiteux. Il est ma création. Il est né de mon sang. J'en fais ce que je veux, pourquoi il n'avait pas d"émotion ? Car c'était ce que je voulais mais sa résolution était plus fragile que je ne l'avais calculé. Donc je le renvoie d'où il vient. Si tu veux te venger, apprends à donner plus de grandeur à ta bête et en cela je peux t'aider petit cafard !

Puis ses yeux s'abaissèrent sur Arachné et César. Un simple hochement de tête saluait les propos ou les pensées de ses deux pantins. D'un geste de la main, il invita les Frelon à aller piquer son porteur. D'un coup, la Cuirasse explosa dans une gerbe de sang avant de prendre possession de certaines parties du corps de César. Celle d'Arachné semblait gagner en puissance, comme si le cosmos de Velya inondait l'âme d'Arachne. Cette créature lui plaisait, elle la Reine des Araignées en ce monde. Un sourire. Oui, il y avait là l'occasion d'une étrange alliance.

Puis, il se souciait enfin du Tigre à ses pieds. Alors qu'une étrange robe vermeille entourait le corps du Vampire, les traits de Velya se féminisait pour devenir une femme splendide et sensuelle. Un longue chevelure noire de jais se tissait sur sa tête et croisant les jambes de façon sexuelle. Elle dégageait des miasmes qui attirèrent l'attention d'Akir. Comme pris dans une toile envoutante, le Berserker vint s'agenouiller à ses pieds et elle en profitait pour arracher une partie de la chair du Berserker afin de se créer des gants de peau écarlate. Puis, d'un geste des pieds, elle renvoya le corps de l'homme encore groggy par sa chair à l'air libre vers le Cardinal.

- Enfin, voici qui sied à une noble Dame. Elaine est de retour Maître Velya. Je vais les recoudre ne vous inquiétez pas...

Un parfum de démence s'échappait de celle qui était quelques instants avant le terrible Velya. Une autre personnalité ? Non, certaines choses semblaient dire que c'était une personne à part entière. Une ancienne proie de Velya ? Il était facile de le penser mais cette femme avait eu assez de mental pour prendre le pas sur la psyché du Mathusalem. Etrange sensation pour les membres présents. Puis, elle se tournait alors vers Kostas.

- Pas de Roi. J'en suis consciente, je suis votre Reine. Approche que je te le prouve mon petit animal. Que je te dresse la queue pour te faire un drôle de numéro. Je vais te prouver que j'ai le sang si chaud que tu viendras dans mon sillage afin de me faire l'hallali. Allez approche...

D'un signe envoutant, Kostas sentait qu'il ne pouvait résister sans se blesser lui même. Seule une douleur redoutable pouvait le sortir de cet appel métaphysique...

Citation :
César aura son armure officiellement à la fin de ce RP.

Pour résister à l'envoutement de Elaine (Velya), il faut s'infliger 35 HP de dégats (avec effet sanglant). Sinon, on ne peut plus résister de tout le topic.

Bon RP à tous !







Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Mer 1 Fév - 14:15
    Franchement... Le nom du Pope ou quoi que ce soit d’autre, c’est vraiment des détails dont on se fout ! L’un après l’autre, ils auront le droit de goûter à la colère des chiens d’Arès. Mais ce qui était plus intéressant, c’était la confrontation qui avait lieu devant moi. Entre Velya et Zvezdan. Deux pôles du dédale qui se clashent. Oh, plus que tout autre, mon allégeance va au grand monarque du sang. Et peut-être que l’explosion nous emportera tous dans un torrent de rage et de souffrance. Oh oui, quelle belle fin pour les hommes du carnage. S’entre-tuer comme les animaux que nous sommes, prédateurs et proie, une véritable orgie de tripes de haine. Une orgie dans le sang ! Une tornade de plaisir, et un parfait cadeau pour ce que nous sommes. Mais non, le destin en a décidé autrement, ou plutôt, Velya en a décidé autrement. Même s’il semble plutôt remonter contre le cardinal de la guerre. La suite du discours du maître des chairs fut nettement plus intéressante. Il souligna une partie de ce que je pensais au plus profond de moi. Que le salut se trouvait dans l’auto-destruction.

    Surtout quand il évoqua d'être le créateur du Pontifexe. Nous ne sommes rien. Et nous allons mourir. Des choses qui dansent pour divertir un maître. Et puis... et puis j’ai senti ses yeux se poser sur moi. Et je ne me suis plus senti humain, mais proie. Petit morceau de viande devant un grand prédateur prêt à déchirer mon corps et mes tripes. Quelle putain de sensation grisante ! Mais mieux encore, après son regard, j’entends la musique qui n’était là qu’en arrière-plan depuis tout à l’heure me vriller la tête. Raisonner comme si l’orchestre jouait à côté de moi. Et puis un éclair rouge passa devant mes yeux. Et une nouvelle forme de douleur me cloua au sol. Détaché de mon corps, je vivais l’expérience sans le vivre. J’étais là sans être là. Je souffrais, autant que je jouissais ! Je sentis alors les épieux pénétrés dans mes bras et laisser couler le feu. Puis, les lames mordre ma colonne et se planter au plus profond de mon corps. De la base de mon cou au bout de mon dos. Le tout, dans un concerto de râle de plaisir et de cri de souffrance. Le pire est le plus beau moment de ma vie !

    Et je pouvais aussi sentir mon cosmos répondre. Cette aura rouge sang qui s’est alors embrasé autour de moi. Poussant mon corps à se régénérer. Mêlant les essences de mon corps et celle de la cuirasse. Les muscles de reconstruisant autour des dards du frelon. Mon sang adsorbant le poison qui en découlait. Et la musique... obsédante ! Enivrante ! Je pouvais sentir l’odeur du sang et de la chair, des boyaux du dédale devant mon visage. Je pouvais sentir le feu passer dans mes veines et mes organes. Et puis, je me suis laissé allé, j’ai arrêté de lui et embrasser cette souffrance sordide. Dans un cri devenant rire. Dans un rire devenant cri. Et puis je me suis relevé. Pour mieux retomber lourdement sur le sol. Ma vision troublée, les yeux probablement injecté de sang. La pire des défonces et le plus beau des voyages. La musique aussi, c’est l’ouïe qui m’est revenu avant la vue.

    Oh oui, cette musique, qui hantait mon esprit. Maintenant, elle parvenait à avoir plus de rythme, plus de beauté. Plus de clarté aussi. Comme si presque, elle avait une logique, une signification. Quelque chose d’étrange que je n’avais compris avant. Mais pas seulement, une fois que le voile rougeâtre du sang a quitté mes yeux, je peux me rendre compte d’autre chose. Que la musique, je ne l’entends pas seulement. Je la vois ! Maelstrom de couleur et de mouvement, tornade impossible à décrire. Mais c’est quelque chose de beau et de terrible à la fois. Chaque guerrier ayant sa propre chanson. Chaque cuirasse sa propre tornade de couleur. Un monde nouveau. Je laisse couler de mes lèvres entrouvertes, à genoux sur le sol, un filet de bave et de sang. Avant de me relever pleinement.

    « - Je suis mort suis ressuscité. Le Christe sanglant ! »

    Puis, une fois de retour à la réalité. Velya n’était plus, remplacé par une sublime jeune femme qui semblait avoir aiguisé son appétit sur Kostas. Akir gisait dans son sang dont je pouvais sentir d’ici l’odeur de boue. Décidément, le maître du sang et des os brisés semblait un être beaucoup de surprises et capable d’offrir mille et un plaisirs. Je ne me put m’empêcher de me lécher les babines. Appétit de vice et de carnage ! Inexplicablement, je me suis mis à rire.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Jeu 2 Fév - 11:41
J'en attends définitivement trop de la part de ces abrutis.

Mais sûrement est-ce la Tarentule qui décerne la palme, dans le palmarès de la bêtise que s'est constitué mentalement le Cardinal. Et ils sont là, tous. Certains passifs, certains livrés à de maladroites justifications bégayantes, et d'autres.... Oui, elle.

Elle, cette grande mouche agaçante à l'oreille du Vandale. Un mépris sans regard lui est adressé, sans regard parce que le discours mérite à peine son attention. Alors les mots glissent sur sa peau rougie de sang, sans importance, vides. Au mieux aura-t-elle droit à cette moquerie de sourire, carnassier, plein de la bile qui rempli sa bouche depuis quelques minutes. Et finalement, elle l'attire, cette attention désirée. Finalement, il lui accorde de poser un regard dessus, sur ce parasite méprisant, méprisable. Et ce regard, il s'accompagne d'une hilarité soudaine. Rire mauvais, avec cette lueur de dédain sans aucune limite qui brille, tout au fond des prunelles. Et ce qui aurait pu pousser un geste furieux il y a quelques temps de cela, il le laisse faire. Cette tortionnaire prétendument mère, il la laisse aller déchirer le corps d'Esther, sans même sourciller. Emporté par les dernières minutes, par la rage encore forte, par ce qui flotte dans l'air de cette salle. Assez pour ne plus en avoir que faire, et préférer la moquer, cette araignée sanguinolente. Une voix s'élève alors, déformée par cette espèce de risette insolente, furieuse. Rire de bête.

- Mais écoute-toi parler, pauvre conne... Reste donc dans tes travers de sadisme sans but ni saveur, puisque tu n'es bonne qu'à ça...

C'est d'une ironie plutôt savoureuse, que tu sois la plus aveugle sur les réalités de cette mascarade... Toi, le jouet à qui l'on a offert de pouvoir s'improviser marionnettiste à son tour...
Et il sourit, encore. Oui, ça pour sûr que tu en sais quelque chose... Mais pas pour ces multiples liens qui te relient à la petite... Pas seulement... La phrase lui revient, et il la reprend de la même bouche sale de cet immondice. Ne comprends-tu pas quelles ennemis illimités ce monde a à servir au « roi » que tu soutiens ? Ne sais-tu donc pas qu'ils peuvent être à nos portes dés demain, ces Saints qui eux aussi ne tarderont pas à réclamer représailles ? Oh, oui, sûrement que d'autres élus auront été choisis... Avec le temps... Dis-moi, combien de temps as-tu mis à briser cette gamine ? L'amener jusqu'ici ?

Combien de temps penses-tu que ce leur mettrait à ces Saints, de faire brûler ce havre de Chaos, vidé de ses gardiens ?


Il ne doute pas des défenses du Dédale, ce Cardinal. Il sait ce qui sommeille dans ces murs. Ou tout du moins, il devine ces silhouettes qui se dessinent parfois à la surface de cette chair rosée. Mais il sait aussi ce qui se bat, du côté de leurs ennemis. Des puissances colossales, des volontés résolues. Eux-aussi, servent une divinité de la Guerre. Zvezdan ne le sait que trop bien. Il a connu l'attribut Guerrier d'Athéna bien plus que son attribut de Sagesse, après tout...

- Peut-être dans ton monde, le luxe du recrutement avec l'ennemi si proche est-il quelque chose. Hélas, vois-tu, dans ce monde-ci, façonné de faits concrets et réalités bien palpables, les choses ne sont pas si simples.

Mais faites ! Prenez le risque de ce pari. Et je vous regarderai, depuis les Enfers, tomber sous les coups, vous éteindre doucement. Et je pourrais rire. Et peut-être pour un fois, aurais-je le cœur à supporte les insectes d'or. Non pas parce que je ne les haïrai plus, mais parce le spectacle de cette leçon sera plaisant.

Ca de dit, le Vandale n'accorde pas plus longtemps son attention à la Tarentule. A la haine non-dissimulée qu'il lui a adressé dés les premiers mots de la première rencontre s'ajoute un mépris hautain, pareil au sien, si ce n'est dans sa nature. Alors l'attention retirée à l'une revient vers l'autre, revenu sur son trône macabre depuis le temps. Et il écoute. La hargne furieuse d'avant toujours présente, mais sous-jacente, cachée derrière une grimace de haine plutôt qu'hurlée en des mots et gestes de courroux.

- Qu'il ai donc ses informations. Qu'il soit meilleur meneur que l'a été le précédent chien. Il mourra lui aussi. Et un autre le remplacera, là encore. Et les massacres continueront jusqu'au jour final, au bon plaisir du Seigneur de Guerre. Toi qui a toujours été là, tu ne peux que trop bien le savoir, n'est-ce pas ? Mais tu te trompes sur un point, Maître du Dédale. Ca n'a pas rien apporté.

Ca a apporté ce qu'ils ont longtemps oubliés, parmi les Saints. Parmi la plèbe. Tant oublié qu'ils osaient envoyer de leurs pauvres cancrelats dorés jusqu'aux portes de la Citadelle, avec à la bouche rien de plus pertinent que de vaines provocations.

Ca a apporté la peur. Ce sentiment que l'on a trop longtemps cessé d'inspirer, dans ces cœurs résolus. J'ai vu leurs yeux pleins d'effroi, leurs gestes tremblotants. J'ai entendu les sanglots dans leurs esprits terrifiés. J'y ai vu des foi inébranlables se briser face au carnage des bêtes de Guerre, des cœurs purs s'avilir au son des massacres.


Oui, il se rappelle, le Cardinal. De ce Wedge. Cet enfant perdu, tantôt sûr de sa foi sans faille envers Athéna, tantôt terrifié face aux fantômes du passé et horreurs de la Guerre, puis enfin vidé de cette résolution sans borne envers la Déesse de la Sagesse. Un vœu sacré, brisé par les affres du Chaos. Oui, peut-être n'avons nous pas rapporté la tête d'Athéna, en effet. Mais au moins savent-ils qui nous sommes, maintenant. Au moins cela cessera, de moquer la furie des enfants d'Arès. Au moins j'ai vu leurs faciès apeurés, leur foi ébranlées. Et ça, seulement ça, ça m'a fait sourire. Mais peut-être n'est-ce pas assez concret, comme victoire, hein... ? Tseh.

Mais peut-être est-il vraiment un enfant, ce Cardinal. Si bien que la formule le sort pour la première fois de sa fureur imperturbable, une fraction de seconde. Oui, à entendre ce reproche, il se questionne, un moment, muré dans son intérieur l'espace d'un clignement d'oeil.

Il ne sait pas.
Il ne sait pas à quel point il a raison, ce monstre. Raison sur toi. Bien sûr que tu es un enfant. Un enfant a qui l'on a enlevé le sein de sa mère trop tôt pour l'abreuver plutôt à celui de Guerre, une mère plus impitoyable, un sein qui donne le sang plutôt que le lait. Et qui le donne à profusion, quitte à ce que tu te noies dedans. Que tu t'y perde.
Tu t'y es noyé. Tu t'y es perdu. Et tu es là, aujourd'hui, devant lui. Avec le même sentiment d'injustice enragé que quand ils t'ont tout pris. Avec ta Rage d'enfant du Chaos.
Tu t'en fiches éperdument, de savoir Thivan sorti de ces murs, n'est-ce pas ? Tu ne vois que la mort d'un frère de Chaos. Un bien étrange frère, lié en un bien étrange lien. Et pourtant, le voir partir, s'enfoncer dans ce mur peu à peu, ça blanchi tes jointures, resserre ta mâchoire, prend tes tripes en cet espèce de sursaut furieux. Enfant de caprice. Enfant de Guerre.
Et vois. Le monstre parle de t'aider. T'aider...


Et lorsqu'il entend ces mots, le Cardinal porte son regard vers ce César hurlant, riant, fou. Fou d'une folie différente de celle qu'il peut se connaître, parfois. Fou d'une folie sans fond, sans rien. Alors il le fixe, de cet œil neutre, presque morne. Ennuyé.

- M'aider comme celui-là ? Sans façon, disait clairement le regard du Vandale. J'ai su m'aider seul et donner bien assez de grandeur à ma « bête » sans besoin de qui que ce soit, jusqu'ici. Et elle continue de grandir, sans avoir encore trouvé de limite. Alors qu'est-ce que m'offres, ici ? Le même sort que Thivan, peut-être ?

Ces émotions que tu ne voulais pas chez lui, elles sont chez moi ma raison de me battre. Ma force. Ma faiblesse aussi, mais c'est un prix que j'ai depuis longtemps assumé de payer.


Alors qu'as-tu à offrir, toi qui sait tout. Ton aide, je n'y crois pas, pas plus que je crois avoir besoin de me détacher de ce qui fait de moi cet enfant de Guerre. Et c'est dit, d'un regard fixe, déterminé. Un regard qui aurait volontiers été glisser indécemment sur les courbes dessinées devant lui, en d'autres circonstances. En d'autres temps. Alors Velya se métamorphose, devient cette créature magnifique, bonne à réveiller les pulsions les plus basses. Même celles de ce tigre amorphe, duquel est confectionné quelques gants de chair. Un jeu de poing-pong a presque l'air de s'instaurer entre Zvezdan et le maître des lieux, avec pour table la chair du Dédale et pour balle le corps meurtri d'un Tigre hagard. à peine un regard abaissé vers le pauvre hère que le Cardinal revient river ses yeux sur la silhouette féminine.

Qu'as-tu à offrir, si ce n'est des promesses de festin macabre et trépas prochain.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Ven 3 Fév - 3:24
Les secondes filaient en même temps que sa vitalité. Placide, Arachné méprisait la détresse de son corps en passe de blêmir ; cette faiblesse était celle de son hôte, non la sienne. Glaciale, ses yeux de rubis observaient son Roi. Ce dernier lui avait rendu la vie au seuil de la mort. Aussi était-elle intimement liée à ce Tyran, devenue une composante de son univers. Hors de question de s'en tenir à l'offrande artificielle d'une coulée de sang, confiant la mortalité de sa protégée à cette volonté inhumaine. L'essence du Dédale rendait caduque toute raison. Les Berserkers ne devaient pas trafiquer avec la guerre, mais l'incarner. Cela passait par le plus absolu effacement de soi. En ce sens, il incombait à chacun de s'accepter dans ce typhon de démence appelé le Dédale. Un labyrinthe duquel l'humanité ne pouvait que s'égarer au profit du plus pur instinct de destruction. Ainsi représentaient-ils une infini énergie de violence pour ce Monde. Là se plaçait la beauté : dans l'éphémère d'une certitude que caractérisait toute raison.

Sitôt son jugement rendu à l'intention de Zvezdan, Velya acceptait l'allégeance reconduite par Arachné. Les insectes virevoltant autour de sa silhouette chétive, la Tarentule observait cette danse pour ce qu'elle était ; la reproduction d'un cycle. Il ne revenait pas à un tyran d'être aimé. Son rôle s'attachait à une vision : l'acceptation de sa Bête. Celle-ci ne s'encombrait d'aucune règle, vouée à faire basculer l'Ordre. Ce dernier ne l'avait que trop déçue par le passé. Les paupières closes, l'enfant ne faisait montre d'aucune souffrance en dépit de la douleur que pouvaient lui infliger les innombrables piqûres de ces agents du Chaos. Cette sensation appartenait au monde matériel. Celle lui parvenant était toute autre, se délectant d'un nectar accessible à une poignée d'élus. Ainsi s'esquissait sa vengeance pour cette déesse hypocrite.

Jusque là insipide, un soupçon de plaisir se lisait sur son expression pendant ce rituel macabre. Finalement, une voix derrière finit par l'interpeller et la dégager un peu de son introspection ; celle du Cardinal de la Guerre. Qu'il alimente sa rage, Arachné ne semblait guère réagir à ses paroles. Tout au plus haussait-elle un sourcil, comme cherchant à voir où son détracteur voulait en venir ; en vain. Ce n'était là que de vaines paroles jetées en l'air, fruit d'un ridicule entêtement et bien en deçà de ses affects. Ses arguments ne pouvaient bien convaincre que lui-même, ne reposant que sur des présomptions. Au fond, peu importe. Indifférente, elle lui laissait le temps d'achever ses inepties. Cependant, au moment où elle crût discerner la fin de son discours, et s'apprêtant à lui répondre, l'Araignée écarquillerait les yeux en observant le Cardinal enchaîner aussitôt sur un nouveau monologue. Relâchant un soupir, elle se contenterait d'une simple remarque.

-Eh bien... même Athéna n'apprécie pas autant de s'écouter parler...

Elle se donnerait une pause pour enchaîner sur une deuxième réplique cinglante. De toute, le propos de ce grand orateur ne semblait trouver aucune fin. Impossible à arrêter, il fallait bien se résoudre à animer un peu cette logorrhée infernale. D'autant plus quand il s'enorgueillissait d'avoir inscrit une peur durable dans l'esprit des Saints.

-De la peur ? C'est étrange, voilà un moment que je n'en vois plus aucune sur le visage de nos ennemis. Ignorez vous qu'un feu se meurt s'il n'est pas entretenu ?

Son regard suivant constamment celui d'Esther, elle ne pouvait être ignorante de ses escapades autour du Sanctuaire. Officiellement, elle persévérait dans la surveillance de ce lieu bien stratégique. Cela était l'occasion de discussion riches d'informations. Mais parmi celles-ci ne se lisait aucune peur palpable. Du moins, rien de comparable avec ce qu'elle entendait là des lèvres de Zvezdan. Inévitablement, la petite fille étoufferait un rire.

-Et je pensais Esther naïve...

Soupirant de plus belle, Arachné finit par perdre patience. Adressant un regard à Velya qui avait maintenant épousé les traits d'une femme magnifique. Hélas, l'état de son hôte ne permettait pas d'observer de ses yeux le sort savoureux que la maîtresse du Dédale réserverait au Wendigo. Au moins aurait-elle pu apprécier l'écorchement du Tigre. Un menu plaisir qui lui arracherait un léger sourire, avant de relâcher l'emprise sur la psyché de sa protégée. Le retour de cette dernière se retrouvait en ce que ses pupilles se dilataient de nouveau, recouvrant ses prunelles d'émeraude. Son expression quant à elle changeait du tout au tout, virant de l'apathie à l'effroi. Instinctivement, sa main se portait sur son torse, et la vue de sa main entièrement maculée d'un sang frais serait à l'amont d'une tétanie momentanée.

Chancelante, ses jambes échoueraient vite à la maintenir debout, s'effondrant au sol. Gémissante et en pleurs, la malheureuse tenait fermement sa plaie à son cou, limitant au mieux l'hémorragie qui ne l'avait déjà que trop affaiblie. Ses prunelles paniquées et éperdues balayant la scène, l'enfant appellerait désespérément à l'aide. La détresse était telle que son intention parviendrait jusqu'à Maïwenn, dont le secours empressé demanderait un moment. Dans ce temps de latence, le destin de la Tarentule reposait entièrement entre les mains de tout un chacun.




Codes couleur dialogues : Esther, Agnès, Arachné.
Chroniques d'une Tarentule, Armure, Agnès.
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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Ven 3 Fév - 11:41


Les flèches fusaient de toute part entre Velya et Zvezdan, bientôt Esther ou du moins la personne qui parlait à travers elle s'était rajoutée à la joute verbale entre le Cardinal et le présumé roi. La joute était elle aussi féroce, comme si les deux protagonistes réglaient enfin des comptes en suspendent depuis un moment déjà. Esther semblait se sentir gonflée par la présence de l'homme pâle, comme si elle avait enfin eu du courage grâce à lui mais son changement de ton et de voix montrait bien que ce n'était pas vraiment cela. Il ne connaissait vraiment pas le Berserker à l'allure de gamine pour se faire une réelle idée par lui-même, écoutant les flots acerbes entre les deux guerriers d'Arès.

César pendant ce temps la était assiégé par des frelons qui lui ravagèrent le corps de piqure. Une cuirasse apparut devant lui, mais au lieu d'éclater pour venir le recouvrir, elle se mua en un flot de sang, sang qui le recouvrit mais qui s'infiltra dans son corps. Quel était donc ce maléfice étrange, son compagnon de boisson absorbait la cuirasse sanglante? Nul doute que cela ne devait pas faire du bien, il beuglait comme un dingue, cris de douleur et de joie en même temps, de la pure folie. Le voila un Berserker maintenant, un vrai et Kostas apprécia ce geste de Velya, peut-être le seul truc bien pour le moment...

C'est alors que devant ses yeux ébahis, l'homme sanguinaire se transforma en une somptueuse femme, le genre de gonzesse à faire dresser le sexe d'un vieillard grabataire. Akir s'approcha d'elle tel un chaton cherchant des caresses. Sa récompense ne se fit pas attendre, elle lui arracha une partie du corps pour se faire des gants avec. Elle semblait se nommer Élaine et c'est sur le chef du clan des Misthophoros qu'elle jeta son dévolu. Inutile de dire que l'excitation sexuelle du bougre se réveilla et que cela commençait déjà à chauffer de ce côté-là. Le pauvre centurion s'avançait d'un pas calme et lent vers la reine des perversions, son regard se perdait sur la volumineuse poitrine qu'il souhaitait téter comme un nouveau né le ferait pas avec sa mère. Mais quelque chose le gênait, et fortement. L'image de Velya se superposait à celle d'Élaine et il commença à se refroidir. Il stoppa ses pas mais il sentait clairement l'attirance bestiale et sexuelle qui voulait que son corps se fonde dans celui de la "reine". Son cosmos écarlate entoura alors son index et son majeur droits qui allèrent se planter dans la chair de la cuisse du même côté. Il les enfonça avec violence, laissant gicler son sang devant lui, laissant la douleur lui vriller le corps et faire partir la pulsion passionnelle qui le parcourait juste avant. Intérieurement il remercia son putain de frangin. C'était grâce à lui et toutes ses tortures mentales qu'il venait de sortir de cette dernière. Ménélas sale enfoiré....

_ Bien qu'vous êtes bonne à faire damner l'un des plus purs cur'tons dans ses vœux de chasteté, je préfère refuser pour l'moment. P't-être que si j'avais pas vu votre p'tite métamorphose, j'serais déjà en vous là mais... Voila...

Il retira ses doigts de sa cuisse, son sang commençait à couler avec abondance de sa blessure, courant le long de sa jambe ainsi que sur sa cuirasse pour laisser déjà une trace sur le sol caoutchouteux de cet endroit du Dédale.

_ Et si vous nous expliquiez vraiment l'but de tout c'la? Car pour l'moment cela sonne plus comme un putain d'bordel où les Berserkers s'déchirent ou s'font blesser...

La discorde, cela n'avait emmené que cela... La discorde et le sang. Était-ce le but de tout cela. Il manquait un meneur ici, un véritable meneur pour les berserkers. Le seul qui pouvait avoir ce rôle dans cette pièce actuellement était Zvezdan. Velya et son penchant féminin étaient trop violent et irréfléchi dans leurs démarches pour avoir ce rôle.

_ Si les Saints ont eu un nouveau Pope immédiatement, pour l'Pontife il s'passe quoi?








Tout ce qui apaise la faim paraît bon.

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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Ven 3 Fév - 12:11
Bin tient ! Pendant qu’Akir était dans la poigne du cardinal Esther venait de Peter une durite, c’est toujours au pire moment que ça arrive ce genre de truc, mais c’était la première fois qu’elle entendait s’exprimer un autre personnage. De la même voix, mais pas du tout de la même personnalité. Voilà pourquoi cette petite était ici, la saloperie qui était en elle venait de se réveiller, et comme chacun de nous elle n’était pas belle à voir.

Il pensait que c’était fini, que le grand prédateur allait le bouffer comme lui-même l’avait déjà fait, mais non il n’en fut rien, il se métamorphosait en une superbe femme dont l’attitude provocante mettait mal à l’aise le tigre peu coutumier de ces choses. Il faut croire que le changement soudain d’Esther avait distrait le tigre pacque cette espèce de…venait de lui arracher de grand lambeaux de chair juste après avoir utilisé sans doute une technique pour attirer le tigre docilement à ses pieds contre sa propre volonté. Et Bam pas le temps de se remettre il se faisait à nouveau promener pour atterrir tout prêt du cardinal et tomba quelques temps dans l’inconscience suite à la violence de l’attaque et de la douleur. Au moins il était encore en vie…

L’avantage quand on est a terre inconscient, c’est que plus personne ne fait attention à vous. Et même si dans son esprit embrumé par la demi-conscience le bédouin parvenait à saisir quelques paroles, il eu du mal à comprendre les dialogues de chacun. Il rouvrit les yeux après un temps qu’il n’aurait pas su déterminer et qui semblait dans sa conscience interminable, le monde revint à lui avec ses bruits ses couleurs son odeur et ses sensations physiques.

La douleur, deux épaulettes de chair meurtries, écorchées et à vif. Le plus drôle dans tout ça c’est que les traces étaient plus ou moins symétriques, au moins les cicatrices seront harmonieuses. Le sang coulait encore abondamment des plaies et il se releva doucement. Il arracha plusieurs morceaux de sa vielle toge grecque, et les serra en pansements autour de ses plaies. La douleur était forte, le geste imprécis à cause de la douleur et de son inexpérience, mais ça ferait surement l’affaire pour stopper un tant soi peu l’hémorragie. Il faisait un rapide état des lieux.

Cette femme était en train de s’approcher dangereusement de Kostas, mais dans son état, il ne parviendrait même pas à se déplacer jusque là a temps. Le cardinal était toujours vociférant pas loin de lui et avait son attention attirée par la femme et l’espèce de transformation d’Esther. César était toujours dans le même état, pas besoin de s’inquiéter pour lui, de toute façon il s’en foutait des autres.

Puis Esther semblait avoir repris le contrôle, la chose s’en était retournée dans les tréfonds de son esprit, et la petite fille appelait à l’aide désespérément, Akir s’en approcha, sans trop savoir si ce qui était enfuit en elle allait refaire surface ou pas.

Me voila Esther, j’ai été un peu retardé, je ne suis pas médecin mais je vais essayer d’éponger ton hémorragie.

Joignant le geste à la parole, Akir déchira un morceau de sa toge et tenta d’essuyer tant bien que mal le flot de sang qui s’écoulait d’Esther.

Pendant ce temps Kostas semblait parler à la femme aux cheveux noirs de jais et s’infligea une blessure pour se sortir de son espèce d’envoutement, devant l’efficacité de la démarche, Akir garda dans un coin de sa tête cette information s’il devait subir une nouvelle fois cette espèce de technique.


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Message Re: [Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)   Jeu 9 Fév - 9:04
Un soupir.

La jeune femme s'ennuyait d'entendre des jérémiades à tous les niveaux. Regardant le plafond de sang comme un échappatoire, elle n'avait même pas fait attention à ce qu'il pouvait bien se passer autour d'elle. Son "jouet" avait décidé de résister, nouvelle moue de déplaisir. C'était pas drôle. Puis, soudain, elle entendit quelque chose que ces pauvres mortels ne pouvaient entendre. Un souffle. Un appel. Un sarcasme peut-être au vu de la situation ? Oui et non. Il était vrai qu'en laissant Velya face à ces imbéciles, ils les auraient tous tuer à refermant la Citadelle sur eux comme un livre. Mais ils étaient encore utiles dirons nous...

Arès ?

Oui, lui aussi était utile. Il avait été invité autrefois dans ces murs non fait de chaires et de sang pour le rencontrer et voilà qu'Athéna l'avait scellé. Lui. Pauvre monde. Soufflant de dépit, un souffle venant de nulle part car son corps n'était que morte en l'occurrence. Ses yeux passaient de l'un à l'autre sans prendre le temps de bien réfléchir. Puis, elle stoppa sur le Cardinal. Elle comprenait. Il avait mal. Il souffrait. En soit c'était compréhensible et c'était sa force à la tête de la Guerre. Mais était ce "utile" ? Elle en doutait.

- Tu te nourris d'un pouvoir que je comprends, que ma bête intérieure combat à chaque instant mais il arrive au bout du chemin que l'on trouve l'équilibre avec soit même. Tu n'es pas né comme Thivan au sein de la Citadelle, donc bon... La question de ton devenir n'est pas le même. Au moins toutes les connaissances de Thivan apporteront un souffle nouveau dont tu n'as pas encore consciences, mais, je comprends.

Se levant lentement, elle s'approchait de Zvezdan telle une succube en mal de sensations fortes. Les autres n'existaient plus en cet instant.

- Mais pourquoi te nourrir de cette douleur ? De cette peur ? Quand tu peux te nourrir d'autres Choses ? Enfin... Pour te répondre, je ne compte pas tuer tous les Berserkers, je ne suis pas folle. Non. Pas folle. Oui, je me dois de veiller à l'équilibre pour son retour...

Les propos d'Elaine commençaient à divaguer, comme si quelque chose la prenait alors qu'elle était maintenant face au Cardinal.

- Dis moi, veux tu connaître la vraie peur ?

Un sourire enfantin aux lèvres, elle attendait la réponse.





Hélas ! les Portes de vie ne s'ouvrent jamais que sur de la mort, ne s'ouvrent jamais que sur les palais et sur les jardins de la mort... Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie...


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[Fin novembre 550] Le retour du Fils (ouvert à tous)
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