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 [Début novembre] Fausse cascade où l'eau rencontre les étoiles [PV Esther]

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Message [Début novembre] Fausse cascade où l'eau rencontre les étoiles [PV Esther]   Mar 31 Jan - 12:29
Pourquoi était-elle ici?

Selon l'endroit, la réponse allait et venait. Ou plus simplement, elle variait. Hésitante, la jeune femme s'était pourtant levée ce matin sans y songer un seul instant, profitant de ce petit bourg où elle avait temporairement élu domicile. Le temps de se poser, et de se désaltérer avant sa dernière destination. Coquette, elle avait enfilé une simple robe de coton blanc, dont une ceinture entrelacée était nouée autour de sa taille. En outre, l'orée d'une forêt accueillerait la Vouivre ainsi accoutrée, elle qui était déjà descendue dans les rues.

Un instant de hâte monta en un coup d'adrénaline. Plus elle approchait des Carpates, et plus se rapprocher de Zvezdan était à portée de mains.

Il y avait tout à rattraper, et feu la salamandre Cramoisie en était parfaitement consciente. Comme un appel, Ariane s'était décidée à s'éloigner un peu de ces champs et de ces maisonnettes classiques, passant par delà les barrières boisées et les murs de pierre. Derrière elle, une petite bête galopait. Porcine de corps et simiesque d'âme depuis peu, la bête huma la terre pendant un court instant et l'air qui y soufflait, recula d'un bond et observa le départ de la demoiselle d'un regard furibond. Moins intelligente que jadis les salamandres qu'elle utilisait, les barborygmes inintelligibles étaient soufflés par un petit groin furieux, tandis que la patte tordue dénonçait déjà la fugueuse.

"Ougougou! Ougouuuu! Ougougougouououououuuuuuuuouou!


A la fois amusée et en colère, la jeune femme fronça des sourcils, retint d'un pied le porcelet, et ferma derrière elle la petite grille de bois qui la faisait franchir les limites du village et s'aventurer face à la cascade. D'un soupir révélateur, elle coupa les braillements de l'étrange petite chose d'un haussement de ton, non sans défaire sa prise sur un curieux sac bien rond qu'elle transportait depuis maintenant longtemps.

"Chut! Petite chose...Tu finirais par être enfermée dans un coin sombre...Alors que ce n'est pas ça qu'on veut, hm?"

D'un pas, elle s'était éloignée du porcelet en la direction de ce que les habitants avaient prédits être une cascade, un coin d'eau, non sans entendre, à chaque petit pas entrepris, les vociférations porcines au loin. Mais quelle bestiole entreprenante! Et quelle mauvaise idée de jouer avec la vie. Modifier ses bases, ses capacités...

Ca m'apprendra, à faire de la première bête venue ma nouvelle petite expérience.


Au moins venait-elle de reprendre la main, sur ce ratio à maintenir pour faire d'une bête, le sujet d'un messager. Un peu de courage suffirait certainement à la jeune femme pour revenir au domaine de la déesse d'une Guerre avisée.

Une ancienne prison, et pourtant un lieu sûr à la fois.

Une sensation qui avait effrayé légèrement la Tribut, à la suite des propos qu'avait entretenu Silas. Alors elle s'était enfuie, comme ces biches apeurées à la vue d'un chasseur. Une fuite pour laquelle Ariane s'avançait vers ladite cascade aujourd'hui même.

Car pas plus loin que la barrière du village, se tenait un miroir où se reflétait des nuages blancs. La nature reprenait ses droits, et une brise s'était levée et deux paupières se fermèrent pour en apprécier la tendre caresse d'un début d'hiver. Ariane prenait goût à une vie de liberté qu'elle n'avait jusque-là jamais connu, avec pour autant un arrière-goût amer. Celui d'un emprisonnement. Après tout, il n'y avait rien pour elle, à ce jour. Pas même un foyer, sauf les étranges murmures prononcées par les entités qui coulaient dans le sang de ses veines.

Des réponses, elle en avait besoin, pour ces fées de la forêt, égorgées dans un lac.

Tendant l'oreille, un bruit sec avait coupé court à ses réflexions, tandis que l'ancienne Lyumnades s'était retournée pour tenter de percevoir ladite venue. Du cosmos, l'énergie avait été pressenti avec une pointe de nostalgie, si bien que la question traversa librement les lèvres de la silhouette assise, qui jouait avec quelques brins d'herbe, comme s'ils étaient liés.

"Hm...Vous me rappelez quelqu'un...Vous êtes..."


Les doigts sur ses lèvres, le regard hétérochrome roula en la direction de la nouvelle venue, joueuse. Moqueuse. "Peut-être bien quelqu'un d'un célèbre tournoi, non?" Elle réfléchissait faussement, d'un esprit déducteur qui, de toute évidence, aurait sa réponse avec la nouvelle venue.


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Message Re: [Début novembre] Fausse cascade où l'eau rencontre les étoiles [PV Esther]   Dim 5 Fév - 1:34
Qui suis-je ?

Une question sempiternelle. Une réponse ineffable. Un labyrinthe fou. La pensée de la Tarentule s'incarne ci et là dans la périphérie du Dédale de chair. Ce bassin forestier avait retrouvé de son intérêt après la visite inattendue d'un agent de Poséidon. La venue de cet homme prouvait l'intérêt que le Monde leur portait encore. Cela changeait de la peur qui les confinait à la marge des pensées d'êtres censés. Ainsi étaient-ils une réalité refoulée, que l'on fuit comme la peste après l'avoir mise en quarantaine dans une prison de chair. Une existence refoulée, mise en branle par le simple passage de cet Endymion. Cela suffisait à l'Araignée pour se sentir interpellée. Quand bien même l'intention de cet homme s'était clairement exprimée, une aura mystérieuse habillerait toujours les audacieux foulant du pied ces terres maudites. Ils s'attachaient d'office son intérêt, en dépit des ordres que la Citadelle pouvait lui imposer. Mais si son corps était bien esclave de la politique, sa conscience jouissait pleinement de sa liberté ; capable de s'incarner où sa volonté la guidait.

En l'occurrence, celle-ci cherchait ce mystérieux Marina. Elle devait lui parler. Pour quelle raison ? Esther l'ignorait elle-même. Sans doute était-elle en quête d'une discussion avec autre chose qu'un semblable plus ou moins rongé par la démence. Hélas, sa piste s'avérait plutôt incertaine. En effet, cet Endymion n'avait laissé derrière lui qu'un indice bien sibyllin, si ce n'est fantaisiste. Aussi n'avait-elle retenu que l'élément de la cascade avant de repartir dans sa maisonnée organique. Pour une rencontre officieuse avec un Berserker, il avait dû songer à un point d'eau non loin du Dédale. Qu'elle passe d'une cascade à l'autre, son excitation retombait au rythme d'une cataracte. Que progresse la vacuité de son action, s'interrogeait celle plus pernicieuse de sa raison d'être.

Suis-je moi ?

S'arrêtant devant une énième trombe d'eau, son regard s'assombrissait. Au fil des discussions, son caractère obscur gagnait un peu plus en évidence, pour devenir une vérité claire comme de l'eau de roche. Au-delà du constat d'avoir perdu son identité au milieu de mille autres, Esther désespérait à en reconstruire une d'assez cohérente pour y croire. À la fin, il ne restait que ce goût âpre ; le métal de l'artifice. L'expression grave, la petite fille songeait à cette conversation avec la Hyène. Celle-ci l'avait traitée de fantôme. Une insulte qui ne l'avait pas fait réagir outre-mesure. Du moins, sur le moment. Mais la question posée derrière sur sa nature ne cessait depuis de la hanter.

Suis-je vivante ?

Un battement cardiaque. Portant sa main au visage, Esther s'étonnait de ce ressenti momentané dans une enveloppe immatérielle. À ce moment, lui venait une nausée impossible à chasser. Dans ce corps, elle ne devait éprouver aucune sensation. Cela justifiait qu'elle passe autant de temps dans cet état, pour ce sentiment de plénitude ; une mise à distance de la douleur. Grimaçante, la petite fille ne s'expliquait pas cette incongruité. Un regard vers son amulette, l'Araignée se souvenait alors de cette sensation désagréable. Cette femme... sa Mère...

Soudain, se rendre compte d'une présence non loin. Se tournant vers l'origine de ce cosmos, elle s'y dirigerait intriguée, mais en même temps inquiète. Ainsi se révélait-elle, sous son apparence ordinaire de petite fille les cheveux d'ébène, la peau d'albâtre, la robe paysanne et les pieds nus. Ses prunelles d'émeraudes rejoignaient ceux vairons de cette jeune femme. La détaillant du regard, la jeune Berserker retirait une forme de trouble à sa vue, renforcé par l'insinuation que lui portait cette femme. Elle la connaissait. Et pourtant, il lui était impossible de mettre un nom sur ce visage, ni même de visualiser ce tournoi dont elle faisait référence.

-Je ne sais pas. Ce sont les nobles que l'on invite pour ces occasion, non ? … Ai-je l'air noble ?

À défaut de comprendre ses mots, au moins se décidait-elle à jouer le jeu. Le sourire forcé, la petite fille s'avançait vers cette personne mystérieuse ; une étrangère familière. Arrivée à quelques mètres de distance, elle s'arrêter pour toiser un moment l'eau tranquille, puis l'éclat que leur offrait la cascade.

-Et puis, ces événements célèbrent la violence. J'ai d'autres plaisirs. Je ne me vois pas y assister... encore moins y participer. Je vois assez de sang tous les jours pour ne pas m'en infliger plus. Non...

Le sourire retombant, son visage se ferait plus interrogatif. Plissant les yeux, son trouble n'était pas difficile à lire.

-Je préfère rencontrer de nouvelles personnes. Mais c'est bizarre... je n'ai pas l'impression qu'aujourd'hui... je te rencontre.


Citation :
Son vrai corps se trouve dans le Dédale.




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Message Re: [Début novembre] Fausse cascade où l'eau rencontre les étoiles [PV Esther]   Mar 7 Fév - 1:39
Contempler un paysage étranger avait un quelque chose de magique, d'étrange, et de fascinant à la fois. Pendant plusieurs mois, et même plusieurs années, on lui avait conté la barbarie de ces fameux guerriers d'Arès. Et les histoires décrivaient alors un univers sombre, une sorte de territoire s'étalant sur des kilomètres, soumis au sang et à la pourriture. A la crasse et aux déjections de toute sorte. A commencer par celles qui étaient humaines.

Toutefois, ce n'était pas véritablement le cas. Et l'ancienne Urodèle l'avait perçu quelques mois plus tôt, bien rapidement certes. Et même désormais, la Tribut de cinq années se permettait de souffler à moitié sereinement sur des terres hostiles. Ô, Ariane ne doutait pas de l'effroyable Dédale de Chair, mais le village dont elle ressortait semblait plutôt "paisible". Vaguement. Parce qu'il avait pire.

Il y avait toujours pire.

Et les bruits de pas qui craquaient les branches trop rigides au sol avaient bien fini par annoncer à cette jeune femme qu'elle n'était pas seule. Et quelle présence! Verrouillant ses orbes vairons sur la petite forme qui se dressait pas trop loin, son esprit n'avait pas pris plus de temps pour analyser la situation. Feu la générale des Lyumnades connaissait bien cette fillette aux cheveux semblables au sien, à la couleur ébène, ainsi que ces yeux émeraudes qui juraient sur sa peau d'albâtre.

Arachné. Elle, qui manipulait une forme de vie liée à son fil de la destinée...

Et ses propos avaient été écoutés, non sans que la jeune ne détacha son regard du lac qui lui rappelait peut-être bien le Lac Miroir. De quoi parlait-elle? Bien sûr que le tournoi avait lieu; la Maudite avait été son adversaire après tout.

Ou peut-être jouait-elle tout simplement à son jeu?

"Pourquoi pas?" Haussant les épaules, Ariane avait pris un brin d'herbe entre ses doigts, pour que celle-ci parvienne pourtant à grandir puis à pourrir sous le surplus de cosmos utilisé par la jeune femme. Mauvais dosage, il en avait été mortel. "Peut-être bien. Je ne prends pas véritablement à la légère ce jeu d'apparences. C'est bien trop trompeur, tout le monde peut devenir n'importe qui sans pour autant l'être à l'origine, de nos jours. Ca ne t'est jamais arrivé de constater ce genre de...phénomènes?"

L'ancienne Lyumnades en savait quelque chose à ce sujet ci. Et de ce qu'elle avait entraperçu au tournoi, Arachné aurait pu toucher dans ce domaine, sous les traits d'une petite fille...

D'une petite fille...

Tout cela n'avait aucun sens. Tant et si bien que la Vouivre s'était tournée vers elle, comprenant petit à petit que le ton employé, le cosmos usé et les traits de la jeune femme ne pouvaient appartenir à cette personne connue par le biais d'Aphrodite.

"Arachné..." Etait-ce une illusion du tournoi, ou bel et bien la vérité? Fronçant les sourcils, l'ancienne Urodèle s'était faite pensive, pesant le pour et le contre de ses idées. De ses hypothèses. Non, la petite fille n'avait rien de bien menaçant, pas plus qu'elle n'arborait davantage l'aura d'Arachné.

"Tu n'es pas...Ca ne te dit pas quelque chose? Ce prénom, Aphrodite, et...les fragments du Lac?"

Pour peu, la jeune femme en aurait été déçue. Mais ça n'avait pas véritablement été le cas, car ses yeux continuaient à analyser ce qui lui faisaient face. Bien sûr, que rencontrer une enfant à la place de la célèbre martyre d'Athéna ne lui faisait ni chaud ni froid. Et puis, l'ancienne Lyumnades était bien loin d'entretenir une pensée certaine à un instinct maternel. Du moins, pas pour le moment. Mais il y avait là un soupçon d'énigme dans toute cette histoire. Une sorte de casse-tête vivant qui attisait sa curiosité. Alors la Tarentule monopolisait de nouveau son attention.

Il était temps, en quelque sorte, de renouveler une présentation plus pacifique. Mais pas moins théâtrale, preuve en était ce sourire de nouveau restaurer sur les lèvres rosées de la Renégate.

"Qui sait, peut-être est-ce une simple attention partagée. Eh bien, peut-être me suis-je trompée... Je m'appelle Ariane. Comme la Tisseuse à un fil abandonné par Thésée, oui."

Roulant des yeux à l'évocation de ce prénom devenu plus ou moins véridique, elle fit signe à la fillette de venir s'asseoir à ses côtés. Etrange impression. Il lui avait semblé constater une Cuirasse, de celle de l'un de ces insectes à huit pattes que la plupart des hommes aurait certainement bien voulu écraser. Et au plus profond d'elle-même, d'un état non stabilisé, la Vouivre en avait bien envie elle aussi. Un désir commun, éprouvé envers ces êtres énervants. Ces êtres qui avaient un but. Mais Arachné était une..."amie". En quelque sorte. Alors Ariane avait fait taire ces idées pour entretenir une légère conversation avec la fillette, au moins pour approcher de quoi éclairer ses lanternes.

"Peux-tu me dire ce qui a inspiré une petite fille araignée à venir ici?"

Le cosmos trahissait certes sa nature d'éveillée, mais les probabilités étaient nombreuses. L'hôte de la Tisseuse était-elle au courant de son allégeance à la Guerre? Probablement, à l'écouter parler de ces écarlate. Les questions se multipliaient, encore et toujours, sans que l'ancienne Lyumnades ne puisse parvenir aux luxes des réponses aisées. Mais cette enfant semblait chercher quelque chose. Ou quelqu'un. Ariane doutait qu'elle n'en soit le fruit de cette attention. L'œil vif, un éclat taquin venait de s'allumer dans l'une de ces deux orbes, celle qui était turquoise.

"Fais attention aux Lacs. De là d'où je venais, on dit que de subtiles créatures aiment y demeurer pour dévorer les enfants pas sages. Et qui peut bien savoir quel genre de créatures, tu pourrais bien rencontrer près de lui..." A commencer par elle-même. L'Homme est un loup pour l'Homme, comme on dit. Un reflet apportait toujours son lot d'étonnement, de ce doigt qui avait désigné le point d'eau qui n'avait pas été perturbé depuis un long moment. "Mais ce ne sont probablement que de viles légendes."

Et là voilà, l'Urodèle devenue Vouivre, à la place d'un homme du passé pour effrayer une enfant trop curieuse, là où jadis, Ariane avait été à la place de l'hôte de la martyre. Un rire s'échappa de ses lèvres, pas véritablement menaçant et plutôt cristallin. Mimant une moue, Ariane avoua pourtant à demi-mot son propre ressenti.

"Si ça peut te rassurer, j’ai la même impression que toi. Je n'ai pas le sentiment de te rencontrer pour la première fois. Sur bien des points. Mais je me trompe peut-être...Comme toutes les autres fois, récemment."

Rien n'était jamais sûre, ni même jouée d'avance. Redressant l'Escarboucle attachée en guise de broche sur le tissu fin d'un blanc immaculé, Ariane ne devait qu'à ce bijou cet état encore un peu tolérable, auquel cas, un mal de tête l'aurait certainement prise de vertiges. Fichue malédiction de sang.

Mieux valait éviter de réveiller les fées égorgées, de toute façon.




Dernière édition par Ariane le Lun 20 Fév - 14:52, édité 1 fois
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Message Re: [Début novembre] Fausse cascade où l'eau rencontre les étoiles [PV Esther]   Ven 10 Fév - 3:04
Méfiante, elle l'observait jouer avec l'herbe, usant d'un curieux artifice pour le faire dépérir. À sa vue, la petite fille n'éprouvait pas la peur, mais une certaine circonspection. Cette manière d'être... familière. Et ses sous-entendus... c'était faire mouche avec bien trop de précision pour spéculer la chance. Les masques avaient conditionné son existence, jusqu'à produire l'être incertain tenu debout devant cette étrange personne. Sa question ne trouverait à ce titre aucune réponse, travaillée par une angoisse lancinante. De la stupeur suivrait cette émotion tandis que serait mentionné le nom d'Arachné. Désorientée, Esther regardait choquée cette étrangère si coutumière de ses intimes secrets. De façon quasi inconsciente, elle effleurait son pendentif. Cette nausée, en était-elle l'origine ? Cette aura de mystère ne manquait pas de la désappointer, l'écoutant penaude sans ne rien trouver à répliquer.

Selon toute vraisemblance, son interlocutrice trouvait elle-même de l'étonnement à ce que la Tarentule la considère autrement que telle une connaissance. Une attitude qui ne pouvait que l'amener à revisiter sa mémoire à la recherche de ce visage. Qu'elle donne son nom, une grimace enlaidissait un instant sa figure, comme piquée d'une céphalée. Une douleur bien éphémère, car se reprenant presque aussitôt en faveur d'un air plus introspectif. Quelques résurgences lui parvenaient. L'expérience d'un profond vertige. Un malaise habillé de visions oniriques. Des chimères composées de couleurs, de murmures et de chaleur. Certaines s'enchevêtrent et empruntent une forme cohérente. Elles deviennent souvenirs et lui font voir dans un flash l'image d'une arène aveuglante. Une silhouette lui fait face. Silhouette de laquelle ne se discerne que le brillant des yeux, vairons. Deux pierres inoubliables, et ce sentiment de torpeur. Esther revisitait ces perceptions ; médusée.

Pendant ce temps, Ariane continuait de s'exprimer, ses mots parvenant à l'enfant comme un son derrière une cloison. Sa chair est une enveloppe protectrice. Une protection artificielle, mais bien efficace pour couvrir ce simulacre d'existence. Pourtant, elle n'était pas totalement absente, relevant ses billes d'émeraudes quand lui était soumise l'invitation de s'approcher. D'un pas timide, elle s'exécutait et venait s'asseoir audit emplacement, sans jamais relâcher le contact visuel ; une prudence surprenante, eu égard sa nature immatérielle. Mais ses sens s'effaçaient jusqu'à faire mentir leur silence. Interrogée sur les raisons de sa présence, l'Araignée plissait un peu les yeux. Une réponse qui ne lui était plus si claire, mais qui tout de même lui reviendrait.

-Une personne... J'espérais la rencontrer ici...

Peu loquace, elle ne voyait pas grand intérêt à en dire plus. Avec le temps, la Tarentule avait assimilé la retenue, pour ne jamais dire plus que nécessaire. Du moins... selon sa volonté. Mais elle ne se trouvait guère dans une situation d'où on tâte le terrain et marchande les informations dans un jeu malicieux. Non... cette impression approchait celle de la spectatrice, pendue aux lèvres d'un conteur. Et c'est ce qu'exprimerait son regard, transporté dans l'inexistant d'une apparition imaginaire sur le dos de l'étendue d'eau. Pendant un instant, Esther traduisait cette peur enfantine d'être surprise par un croque-mitaine. Comme hypnotisée, un tressaillement l'emporterait à la surprise d'un rire. Un rire qui ne lui serait guère rendu, trop occupée à la détailler du regard, la bouche entrouverte. Cette femme... De sa manière d'être se devinait de constantes arrières pensées, à l'instar d'un palimpseste. Elle se montrait soucieuse en manipulant l'un de ses bijoux.

-Quelque chose ne va pas ? Tu sembles triste.

À son tour, Esther tenait son pendentif entre ses doigts. Était-ce une bête imitation ? L'intuition d'une curieuse résonance avec sa vis-à-vis la prenait. Une complicité étrange, qui lui inspirait une paradoxale confiance quand tout appelait à la vigilance.

-Ce nom tout à l'heure... Où l'as tu entendu ?

Le nom d'Arachné avait été invoqué sans aucune antipathie. Ce détail – a priori anodin – n'avait pas échappé à la jeune Berserker. Un nom maudit, propre à s'attirer la haine. Pour son cas, cette haine était couvert de peur, longtemps resté de la terreur. Mais à présent, son sentiment était plus apaisé. Une oppression moins forte, qu'elle avait appris à dominer. Son identité lui appartenait de nouveau. Une identité bien timide, mais qui avait retrouvé la force de s'exprimer pour elle-même.

-Je m'appelle Esther.




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[Début novembre] Fausse cascade où l'eau rencontre les étoiles [PV Esther]
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