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 C'était lors d'un aprem pourri... || Feat Amadeus. [547]

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Message C'était lors d'un aprem pourri... || Feat Amadeus. [547]   Sam 10 Oct - 4:12

Cela faisait maintenant quelques jours que j’étais en Transylvanie. Région pas bien gaie, d’ailleurs. Je ne tombais que rarement sur des bourgades, mais j’étais très vite congédié. A croire que les asiat’ n’étaient pas les bienvenues dans cette région de l’Europe. Ces gars n’étaient pas du tout ouverts au contraire des byzantins. Va savoir pourquoi d’ailleurs. J’aurai pu buter tous ces gens qui pensaient pouvoir se débarrasser de moi, mais à chaque fois, j’avais fini par me retenir on ne sait comment. Peut-être était-ce à cause de l’aura de l’armure rangée dans ma pandora que j’avais au dos qui m’aidait à me contenir. Dans le temps, je leur aurais arraché les yeux, avant de les faire bruler ou de les empaler sur de grosses piques. Des pratiques barbares qui avaient fait ma renommée dans la Chine du Sud. Le bon vieux temps. Mais quoiqu’on dise et même si j’avais un tout petit peu changé, un connard restait un connard. C’était indéniable. Ce pourquoi j’avais abusé d’une jolie jeune fille du dernier village qui m’avait chassé comme un malpropre avant de disparaitre du canton comme par magie. Après, c’était pas ma faute. C’était jamais ma faute d’ailleurs. Mais faut dire qu’elle avait un gros cul qui m’avait fait de l’œil. On se refait pas, comme on dit.

Ma « fuite » me conduisit très loin à des kilomètres dudit village où j’avais commis mon forfait. Je m’enfonçai dans les terres de ce recoin perdu à la recherche d’un je ne sais quoi. Si la vie au sanctuaire n’était pas mal, elle se révélait être ennuyante ces derniers temps, ce pourquoi j’avais prétexté une ronde en ces lieux. Sans aucune guerre, je me perdais et j’avais l’impression que mon existence était vide de sens. Je pouvais me défouler, mais l’idée ne m’enchantait pas tellement. Tuer des innocents sans aucune raison valable pouvait me faire perdre ma précieuse armure. J’étais censé représenter la justice, ce que je m’efforçais de faire. Pis, c’était tout ou rien. Taper sur des personnes lambda n’avait rien de vraiment intéressant, même quand ces dernières le méritaient. C’était peut-être la vraie raison qui expliquait pourquoi j’avais épargné les petites campagnes qui m’avaient chassé comme un malpropre ! C’est sous ces réflexions (existentielles pour moi !) que j’arrivai vers un fleuve. Je posai ma pandora box recouverte d’un fin tissu au pied d’un arbre, avant d’approcher le cours d’eau, lorsque j’entendis une voix. Un cri de détresse. Un vieil homme se noyait. Il était emporté par le courant, très fort, soit dit en passant. Sauf que voilà quoi…

J’étais pas disposé à lui sauver la peau.

Si j’avais eu comme dons la télékinésie comme don, pourquoi pas ? Si ça avait même été une meuf avec un gros cul comme je les aime, j’me serais dévoué, sans problème, sans souci, mais là… Non. C’était juste pas possible. J’voulais pas. Je voulais pas me mouiller pour quedal. Il était vieux, il avait bien vécu et cette noyade serait sans doute une mort parfaite ! Moi, méchant ? Mais pas du tout. Qui plus est, j’étais sûr qu’il ferait l’ingrat : Les peuples des environs n’étaient pas du tout hospitaliers. Je ne voyais pas pourquoi ils seraient reconnaissants. Et puis c’était sa faute hein ! Vu sa gueule, il devait avoir plus de soixante ans. Si en soixante piges, il n’avait pas pris la peine d’apprendre à nager, bah, c’était son problème. Il en payait maintenant les conséquences. Alors qu’il passait maintenant juste en face de moi, je haussai mes épaules. Je me penchai vers l’eau, non pas pour mieux le regarder clamser, mais pour recueillir de l’eau au creux de mes mains histoire de me rincer le visage. Comme si de rien était. C’était pas de ma faute ! J’pouvais même me noyer également si je venais à l’aider. Cette pensée foireuse sensée me donner bonne conscience me fit rire avant que je me relève et que je le regarde être emporté par le courant…

- « Puisse ton âme reposer en paix, vieil inconnu… »

Sans remords.
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Message Re: C'était lors d'un aprem pourri... || Feat Amadeus. [547]   Mar 13 Oct - 7:38
De tout temps, Amadeus avait aimé voyager, mais jamais tant que depuis qu'il avait des ailes pour l'y aider. Ce n'était pas la première fois qu'il traversait l'Europe, mais il n'avait jamais vu la Transylvanie d'aussi près. Ce n'était pas ce que l'on pourrait appeler un endroit idyllique, en particulier comparé aux grandes capitales de l'Empire. Néanmoins, cela restait dans les limites du tolérable comparé à d'autres contrées qu'il avait pu visiter - et probablement verrait-il pire encore.
Et puis, c'était un mal nécessaire. Ses Oisillons étaient éparpillés de part et d'autre du continent. Aussi lui fallait-il parfois les visiter pour revoir leurs attributions. S'ils lui faisaient part par courrier de leurs découvertes, leur répondre de la même manière était difficile tant ils étaient toujours en mouvement - sur son ordre. Aussi n'avait-il d'autre choix que de se rendre auprès d'eux pour leur seriner à l'oreille de nouvelles chansons. La machine gagnerait encore à être huilée, mais le système avait déjà prouvé son utilité.

Tout aube et scapulaire, il s'était aventuré dans ces contrées, s'aidant de ses allures d'homme de foi pour mander l'hospitalité. Se présenter de la sorte avait le don de désamorcer l'animosité des villageois - quand bien même le fait qu'il parle parfaitement la langue aurait eu de quoi attirer l'attention. Pire encore, nombre d'entre eux se jetaient à ses pieds (quand ce n'était dans ses bras ; fichus plébéiens), trop heureux de rejoindre une foi encore mal installée. Seul comptait l'Unique ; les Anciens Dieux étaient de moins en moins les bienvenus. S'ils savaient.

Ainsi n'était-il nul besoin de se décarcasser pour s'attirer leur confiance - et avec elle leurs confidences. Il n'était pas arrivé d'un jour que déjà lui parvenait l'histoire d'un guerrier d'or errant dans ces régions. Aidé de ses Moineaux, il ne lui avait pas fallu longtemps pour le localiser. À la simple rumeur de sa présence s'en mêlaient d'autres moins flatteuses, qui n'étaient pas sans faire douter Amadeus s'agissant d'un Chevalier d'Athéna. Toutefois, s'il fallait démêler le vrai du faux, le meilleur moyen n'était-il pas encore de le rencontrer ?

C'est un chemin de cris qui l'accueillit dès qu'il se trouva dans les environs. On disait l'homme paré d'une aura de sauvagerie, mais il n'aurait pas pensé que ce soit à ce point. Il s'avéra cependant qu'il n'y avait cette fois pas prêté la main - à moins que pousser à l'eau ce pauvre homme soit une œuvre dont il puisse se vanter. Faisant abstraction de ses cris de détresse, l'Évêque se tint à l'ombre d'un grand ombre. Les bruits de l'eau avaient, en dépit de la noyade, quelque chose d'harmonieux. Désireux de signaler sa présence, il se racla la gorge poliment. En ces temps reculés, les dieux et leurs guerres secrètes n'étaient pas aussi tabous qu'ils le deviendraient.

N'allez-vous pas le sauver ? dit-il d'un ton empreint de fausse sollicitude. N'est-ce pas ce que signifie cette armure que vous portez ?

Il fit mine de porter la main jusqu'à la boite dorée, puis se figea, se ravisant au dernier moment. Qui savait quel effet cela produirait s'il entrait en contact avec elle ? Une curiosité malsaine l'incitait à vouloir vérifier, mais sa prudence naturelle l'emporta finalement. Même s'il ne laissa rien paraître de son trouble, il jugea que cette défiance envers le sacré aurait sa place dans son jeu d'acteur. Se tenant auprès de l'oriental bien loin de chez lui, Amadeus l'examina plus avant.
Rarement l'occasion lui avait été donnée de côtoyer des êtres partageant ses racines (quel en aurait été l'intérêt ?), mais ses proportions lui apparurent rapidement comme absurdes. Taillé pour la guerre, diraient certains - une parole qui n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Mais à être si sain de corps, l'esprit est prompt à en pâtir ; était-ce son cas également ? L'ecclésiastique avait bien son avis sur la question, mais ne pouvait se targuer de juger objectivement... Attentif, il guetta sa réponse, collectant patiemment le moindre détail qui puisse lui servir. Ce n'est pas tous les jours que l'on tombe sur un Chevalier d'Or - seul et vulnérable moins encore.

Citation :
Le cosmos d'Amadeus est bien évidemment imperceptible pour le moment.


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Message Re: C'était lors d'un aprem pourri... || Feat Amadeus. [547]   Mer 14 Oct - 2:09
- « Oooh… Tu es plutôt discret, toi… »

Plutôt que de lui fournir une réponse adéquate de manière immédiate, je m’étais tourné vers le petit inconnu qui m’avait adressé la parole, sourire amusé aux lèvres. C’était bien la première fois, mis à part Darius mon défunt maitre, que quelqu’un arrivait à pénétrer mon périmètre sans que je ne puisse le détecter. Une prouesse plutôt étonnante ! Prouesse ? C’était le mot. Car les humains et les animaux aussi lambda soient-ils, avaient indéniablement une présence. Le type à quelques mètres de moi n’avait rien. Ou presque. Ce qui était bien entendu assez inhabituel pour que j’en conclue immédiatement en mon fort intérieur que je n’avais pas affaire à un faible. S’il avait voulu m’attaquer, j’aurai été dans de beaux draps et l’admettre me faisait encore sourire. M’énerver ? Pas la peine. Il n’avait rien fait ou rien dit de déplacé pour le moment. Par contre, j’avais tous les sens en alerte. J’étais aux aguets, même si ma posture naturelle et mon sourire enjoué ne pouvaient en aucun cas me trahir. Ce type n’était peut-être pas de ma trempe, de mon genre, mais jouait sans aucun doute dans la même ligue que moi. Après, je pouvais peut-être me gourer sur toute la ligne, mais mon intuition me trompait rarement. D’autant plus que…

- « C’est pas vraiment poli de vouloir s’approcher des affaires d’autrui aussi ouvertement, quand bien même, tu t’es ravisé. C’est également impoli de ne pas se présenter… »

Ouais. La main qu’il avait approchée de ma pandora box pourtant recouverte d’un tissu me confortait dans mes idées. Les guerres saintes étaient peut-être vulgarisées, mais il y a des signes qui ne trompaient pas. Ce garçon n’était pas normal. Pas du tout. Il devait être un guerrier aguerri, même si à mater sa tronche, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Je passai alors ma langue sur mes lèvres, assez satisfait par le tournant que prenait ma journée plutôt ennuyante. Mais je restais tout de même prudent. S’il s’agissait d’un ennemi, il pouvait y avoir ses acolytes cachés quelque part, non loin d’ici. Cependant, je ne sentais rien encore une fois et cette pensée ne restait qu’une pure hypothèse, une spéculation. « Je te concède ce point, sinon. Mon armure a sans aucun doute cette signification… » Je laissai mes dires en suspens en pivotant vers le cours d’eau qui emportait le vieil homme bien loin de notre emplacement. A l’horizon, il n’était plus qu’un petit point a peine perceptible, qui se débattait dans l’eau. Définitivement, il allait clamser comme un con. Je haussai mes épaules, avant de bailler vulgairement, puis je passai mes paluches sur ma chevelure la lisser. Je détestais qu’elle soit ébouriffée pour rien. La faute à la brise ambiante…

- « Cependant, mon armure en a d’autres, des significations. Je pourrais commencer à t’en expliquer certaines, mais ça va occasionner un débat qui va me donner de fausses excuses, en plus de me faire terriblement chier. Si tu veux une réponse franche, claire et directe, je dirai ceci : Rien à foutre qu’il crève comme une grosse merde. »


Pour ponctuer mes dires, j’eus un sourire particulièrement railleur, mauvais même. A quoi bon cacher le fait que j’étais un connard ? C’est pas comme s’il était exempt de tout reproche non plus, vu comment on tapait gaiement la discussion. Cette réflexion m’arracha un petit rire, avant que je ne me penche au sol pour ramasser une grosse pierre. J’inondai brusquement ladite pierre de mon cosmos pendant quelques secondes, avant de la balancer violemment tout droit devant moi. Le projectile fila façon missile à quelques millimètres de l’oreille droite de mon vis-à-vis, puis traversa complètement le crane d’un joli cerf qui passait par là. L’animal tomba au sol, raide mort, sans avoir pu comprendre ce qui venait de lui arriver. J’eus alors un sourire satisfait et je me mis tranquillement à marcher vers mon repas du soir. Je dépassai l’inconnu sans un mot, revint vers la rive avec la bête que je tirais à ma suite, avant de me mettre à réunir le nécessaire pour effectuer un feu. Et lorsque je réussis à en allumer un, je commençai immédiatement à dépecer l’animal à l’aide d’une sorte de canif que j’avais sorti de nulle part. Sauf qu’au beau milieu de mon œuvre, je redressai la tête vers lui en le fixant d’un air interrogateur. Qu’est-ce qu’il fichait encore là ?

- « Faut croire que c’est à mon tour de te retourner la question, inconnu : Pourquoi tu vas pas l’sauver, ce vioque ? Qu’est-ce que tu attends ? »
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Message Re: C'était lors d'un aprem pourri... || Feat Amadeus. [547]   Lun 2 Nov - 10:47
C'est en effet l'une de mes qualités, répartit-il avec un sourire matois.

Et il n'avait aucune intention d'en dire plus. Amadeus savait en dissipant son aura que cela risquait de le rendre suspect ; néanmoins, mieux valait cela que de griller sa couverture dès l'instant où il le verrait. À la différence de nombre d'Éveillés qu'il avait pu côtoyer (souvent à leur insu), le Faucon n'avait point de confiance aveugle en sa propre puissance. Loin de là. C'était le premier pas vers la décadence - un pas réalisé depuis longtemps par la Chevalerie d'Athéna. Quoi qu'il en soit, et quand bien même il l'aurait préféré, un Chevalier d'Or n'était pas à sous-estimer. Et si tous ne partageaient pas la même dangerosité, ce n'était pas pour autant qu'il était tenté de découvrir quelle place sur l'échelle avait échu à ce dernier. Rester naturel étant le plus important pour ne pas attiser des soupçons déjà en éveil, le Faucon résolut d'agir comme si de rien n'était. C'était son rôle, et il s'y tiendrait.

De même qu'il se cramponna à son aménité ; non qu'il se sente réellement menacé - qu'avait-il à leur envier ? - mais il était encore trop tôt pour qu'un conflit ouvert vienne à éclater. Les oiseaux d'Apollon, si majestueux qu'ils soient, devaient pour l'heure éviter de se faire repérer - faire de chaque nuage un foyer, de chaque chant un secret bien gardé. C'était ce vol silencieux qui, le moment venu, leur permettrait de fondre sur leur proie en toute quiétude - et de sur leurs cadavres festoyer. Il refoula au plus profond de lui cette animosité, se fendant d'une courbette savamment étudiée. Une aisance qui aurait pu sembler anormale, si ce n'était pour son alibi : qui s'étonnerait qu'un homme d'église sache comment s'incliner ? Mais son interlocuteur n'avait rien d'un dieu, non ; cependant, l'élever au rang de démon serait lui faire trop d'honneur... Si le sens de ce mot ne leur avait pas depuis longtemps déjà échappé.

Le concernant, c'était différent : il n'avait jamais eu la prétention de s'en soucier.

Vous avez tout à fait raison, veuillez m'en excuser. L'enthousiasme, très certainement. Il se racla la gorge, affectant de reprendre un peu de sérieux. Je me nomme Amadeus. Puis-je me permettre de vous retourner la question ?

Tout en parlant, il avait posé la main sur son torse de manière à accentuer la solennité du moment. Présenter un faux nom n'aurait eu aucun intérêt : le sien n'avait pas encore résonné par-delà les vallées. Quant à celui de son vis-à-vis, il n'en avait que faire en vérité ; néanmoins, tant qu'à amasser les informations à son sujet, autant savoir comment les intituler. Le guerrier ne tarda pas à confirmer ses assertions, sans toutefois sembler y mettre beaucoup de conviction de son côté. Cette insistance qu'il mettait à différencier son armure de lui-même avait de quoi amuser, bien qu'Amadeus tâchât de n'en rien montrer. Le but de ces protections, n'était-ce pas d'être au diapason de leur propriétaire ? Sans cela, à quoi bon ? Les séides de la Sagesse, leurs principes et leurs notions à ce sujet, étaient pour le moins distrayants.

Cela a le mérite d'être clair, accepta-t-il l'explication - ou l'absence d'explications - de ce bien étrange Chevalier. Avec de tels protecteurs, il y avait de quoi être inquiet pour l'avenir de l'humanité. Pour ce qui est d'Amadeus, la curiosité lui suffirait. C'est bien dommage, j'eus été curieux de savoir ce qu'un des fameux Chevaliers d'Or pouvait avoir à raconter.

Tant qu'à devoir côtoyer cet individu, qu'il en tire autant qu'il le pouvait. Les Saints avaient la fâcheuse manie d'agir en troupeau, et, même quand ils étaient seuls, d'exiger des trésors de patience pour leur arracher la moindre information. Celui-ci était différent - et jusqu'à preuve du contraire, cela faisait bien son affaire. Le sens atrophié du respect qu'il semblait avoir devait le rendre peu soucieux de préserver les secrets de son ordre... Néanmoins, son manque de loquacité rendait la chose plus ardue qu'il ne l'aurait cru. L'idée de s'éterniser à ses côtés n'était pas pour le rendre extatique, mais si c'était le prix à payer... D'autant qu'avec un tel caractère, le Gold Saint devait avoir bien peu d'amis dans ses contrées.

Poussant son art de la comédie dans ses derniers retranchements, l'Oracle s'astreignit de ne pas bouger quand la pierre passa à ses côtés. Tout son être lui criait d'esquiver - sait-on jamais - mais il était de ceux à croire avant l'heure que l'esprit domine la matière. Aussi attendit-il qu'elle atteigne sa cible avant de tourner le regard dans sa direction, feignant à la perfection de ne l'avoir pas vue passer. Si de simples humains pouvaient suivre ne serait-ce que du regard la vitesse de pointe des Chevaliers, dans quel monde vivrait-on ? Quand enfin il tourna les talons pour observer l'œuvre du chasseur, un nouveau sourire se dessina sur ses traits, comme repousse la mauvaise herbe. Il fallut attendre que le feu émette les premiers craquements pour qu'il revienne vers son nouvel ami.

Vêtu comme je le suis, je ne réussirais qu'à couler avec lui, fit-il en levant les bras en signe d'impuissance. Et le temps que je les enlève, il serait déjà trop tard. C'est regrettable, mais je crains de n'être pas une option. Croisant les bras, il s'adossa à l'arbre, reportant son regard sur le futur noyé. Toute chose a une fin. Peut-être le Seigneur a-t-il simplement décidé de le rappeler à ses côtés, sans quoi il aurait mis sur sa route quelqu'un de plus enclin à le sauver. Vous ne croyez pas ?



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