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 La belle et le connard || Feat Ainia [550]

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Message La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Sam 10 Oct - 17:17

- « Sérieusement ? Il est reparti à Jamir ? »

- « Oui mon seigneur ! L’une de ses élèves l’a remplacé ! »


J’avais bien compris depuis la fin de l’an 49 qu’il y avait eu beaucoup de changements au sein de notre auguste caste. Ceci étant dit, tous les chevaliers d’or avaient la bougeotte. Tous ou presque. Du coup, les rencontres entre frères d’armes au sein même du zodiaque d’or étaient plutôt rares. Il m’arrivait d’aller voir le Cancer ou même de monter faire chier le scorpion, mais sans plus. Pour le reste, je ne les connaissais même pas. Pourtant je devais avouer que j’avais été surpris d’apprendre que le vieux (et c’est moi qui disait ça) Aslam avait fini par céder son armure à l’une de ses l’élèves. Une meuf ! Je savais pas ce qui lui était passé par la tête, mais c’était tout de même très étonnant ! Je l’aurai bien vu finir pope, ce gars. Sauf que les faits sont ce qu’ils sont et on se coltinait à présent un gamin dont le sadisme n’était plus à prouver. J’eus d’ailleurs un rire en pensant à ce cher Belisaire. Personnage haut en couleur ! Il me fascinait et me dégoutait à la fois. Sentiment contradictoire dont je ne pouvais pas du tout me défaire.

- « Qu’est-ce qu’il y a mon seigneur ? »

- « Rien, nfufufufu ! Rien du tout… »


Le garde à mes côtés haussa un sourcil, mais finit par se contenter de me servir une petite coupe d’alcool que j’avalai bien vite. J’étais plutôt songeur. Je me demandais quelles étaient les raisons qui avaient poussé cet illustre chevalier à s’exiler ainsi. Peut-être était-ce justement les agissements du pope ? Ou bien une lassitude ? Non… Cet homme était bien trop bon et dévoué… Lui et moi ne nous entendions pas tellement, même si nous avions plus ou moins la même passion sur le champ de bataille. ‘Fin, chacun à sa façon quoi, mais quand bien même il était débonnaire, l’ex-Bélier demeurait un redoutable adversaire que même moi je craignais sur les bords. J’eus un finalement un sourire. Ma dernière pensée semblait être la bonne. Et si ? Et si cette fameuse élève qui était devenue chevalier à sa place était bien plus puissante que lui ? Probable. Les chevaliers d’or étaient censés être gradés tous jeunes. Je faisais partie d’une certaine exception, puisque j’avais été investi plutôt tard. A l’âge de 25 ans, ce qui était énorme.

- « Et ce nouveau chevalier, tu sais quelque chose à son sujet ? »

- « Malheureusement non, mon Seigneur. Je ne vous cache pas d’ailleurs que la plupart des nôtres n’approuvent pas cette nomination. Vous imaginez ? Une femme en tant que chevalier d’or ? »


Je pouffai de rire ! Il est vrai que la femme n’était pas reconnue à sa juste valeur dans ces contrées. Ici, elles ne servaient qu’à faire le ménage, la cuisine, à encaisser des coups de bites et à enfanter. Vu de cet angle, c’était assez compréhensible de voir que la plupart des habitants du sanctuaire ne puisse pas approuver cela. Ceci dit, Aslam était connu pour sa sagesse et il n’a pas dû la recommander par hasard. Qui plus est, le pope que nous nous coltinions tous ne devait sans doute pas être très compliqué vis-à-vis du sexe de ses chevaliers, tant que ces derniers lui apportaient la victoire et le succès. Un sourire encore plus pervers étira mes lippes. J’avais la nette impression que cette nouvelle décennie allait bien m’amuser ! Les années ennuyeuses qui ont suivi l’an 545 ne seraient plus qu’un lointain souvenir. C’est sur cette pensée que je tendis ma coupe une nouvelle fois vers mon interlocuteur qui me resservit, avant que je ne porte intérieurement un toast à ce futur prometteur qui m’enchantait vraiment. On allait bien se marrer !

- « Bon, je vais voir cette fameuse élève… »

- « Hein ? »


Je portai une dernière fois la coupe à mes lèvres pour en vider le contenu, avant de me lever prestement sous le regard interrogateur du garde qui m’avait tenu compagnie toute la journée. Je m’étirai, avant de revêtir mon armure en deux temps trois mouvements. Elle n’était plus aussi brillante que lorsque je l’avais porté pour la première fois il y a dix piges. J’eus un sourire pour le garde qui s’interrogeait, avant que je ne le laisse planté là, en plein milieu de mon naos. Celui-ci se releva et me suivit à la hâte, avant que je ne lui explique que j’avais envie de faire connaissance avec elle celle qui avait poussé Aslam à la retraite. Elle devait être sacrément forte. La descente fut rapide, comme d’habitude. Les maisons étaient inoccupées. La routine en gros. Ce n’est que lorsque j’arrivai au sein même du temple du Bélier, au beau milieu du Naos, que je manifestai soudainement mon cosmos. Et ce de façon très agressive. Le garde à mes côtés prit la poudre d’escampette, croyant que j’allais faire une bêtise, mais il n’en était rien.

J’voulais juste titiller la gardienne de la première maison. Et ce, sans un mot prononcé. Si elle était là, elle se montrerait forcément.
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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Dim 11 Oct - 1:44



Je me tenais tranquillement dans mon atelier, entrain de réparer une armure que l'on m'avait emmené. Celle-ci était particulièrement dans un piteux et sale état. Cela faisait un bon moment que j'étais déjà dessus à chercher la moindre faille, à combler celle-ci si j'en trouvais une, avant de passer à la suivante. J'aimais particulièrement cette tâche, même si cette discipline avait été particulièrement éprouvante et difficile à intégrer pour moi.

Je n'avais pas la prédisposition des dons de réparateur comme mon Maître. J'avais dû travailler deux fois plus que n'importe quel autre müien pour parvenir à accomplir la tâche de réparation des armures Saintes. Lorsque j'y étais enfin parvenue, j'avais pu lire la fierté dans le regard de mon Maître. Lui qui c'était montré si dur et si intransigeant avec moi tout au long de mon apprentissage dans cet art, respirait soudainement la joie de voir son élève briller dans cette discipline.

Ce que j'aimais le plus, c'était que les armures me révélaient leurs secrets les plus profonds. Elles me montraient leurs différents porteurs, les combats les plus importants de ceux-ci. Je savais qu'ainsi, ces derniers ne seraient pas oubliés. Nous avions tous notre emprunte dans nos armures respectives, et j'appréciais en découvrir leurs secrets.

J'étais donc plongée dans les souvenirs de l'armure que je réparais, lorsque je ressentis la présence d'un cosmos des plus agressif qui se trouvait dans mon temple. Immédiatement, je relevais la tête, mes sens aux aguets. Peut-être que son propriétaire avait entendu les martèlements caractéristiques du marteau contre le fer. Après avoir posé mes outils avec le plus grand soin, je me levais. Il était temps d'aller accueillir mon invité.

Je quittais mon atelier et apparaissais dans le Naos, auréolée de mon aura dorée, qui contrairement à la sienne, dégageait un calme olympien, tandis que les pièces de mon armure venaient recouvrir une à une mon corps. Derrière mon masque mes iris vermeilles se portèrent sur l'individu qui se tenait là. Ainsi donc il s'agissait d'un chevalier d'or, et pas n'importe lequel: le chevalier de la Balance. Mon maître m'avait parlé de lui, et je me rappelais ses paroles. La Justice d'Athéna. Qui appliquait une Justice que je ne trouvais pas trop catholique si je suivais les récits de mon Maître, même si ses qualités de stratège et de guerrier étaient reconnus. Mais ne le connaissant, je préférais me faire ma propre opinion sur la question.

"- Bienvenu en mon temple Shin de la Balance. Je présume que c'est la curiosité qui a conduit vos pas jusque là. Mais je manque de politesse. Je me présente, je suis Ainia."

J’avançais à présent vers lui, ma longue chevelure de feu flottant librement dans mon dos, alors que je me demandais déjà ce qu'il allait faire pour la suite.






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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Lun 12 Oct - 0:09

- « Ooooh ? Tu me connais déjà ? Eh bien… Je suis flatté. Ainia du Bélier, c’est ça ? »

J’avais été touché par la prestance avec laquelle elle s’était déplacée pour venir me voir. Par le calme dont elle avait fait également preuve. Pas de doute. Il y avait la patte d’Aslam. Son cosmos était puissant. Pas étonnant pour une personne de son calibre. Son armure lui allait plutôt bien également. Cependant, la seule ombre au tableau était ce putain de masque qu’elle trimballait. Pas avec bon cœur très certainement, mais assez pour assombrir mon visage qui était pourtant souriant. Perso, je n’aimais pas parler à quelqu’un sans pouvoir sonder son visage et apprécier les traits de sa face qui trahissait la plupart du temps les humeurs et les états d’âmes. Du coup, j’allais y aller franco.

- « D’avance, pardonne-moi. »

La boucle qui constituait la « ceinture » de mon armure se détacha et forma d’un seul coup une lance qui avait plutôt la forme d’un trident. Et sans lui laisser le temps de réagir, je posai la pointe de ladite lance sur son masque sans faire le moindre geste brusque. Un zeste de cosmos dans l’arme qui touchait son masque, et le voilà, qui malgré sa solidité, s’effritait comme si de rien était. La lance finit par se rétracter et je replaçai la pièce sur mon armure, avec un petit sourire aux lèvres. Le masque fut réduit en miettes en quelques secondes et je pouvais enfin voir son visage. Une jeune femme. Assez belle d’ailleurs. Dont les traits trahissaient une certaine expérience de la vie. Intuition.

- « Désolé. Mais je trouve cette règle du masque pourrie. J’aime pas parler à quelqu’un de masqué. C’est si chiant… »

« Mon Seigneur !!!! »

« Reste où tu es, n’approche pas ! »


Le garde n’avait pas tout à fait foutu le camp. Il s’était planqué derrière un pilier et avait tout vu de la scène. Mais vu qu’il était loin derrière le Bélier, il ne pouvait pas voir son visage et c’était mieux ainsi. De mon côté, j’avais croisé les bras en l’observant sous toutes ses coutures, sans trop de gêne. Les contours de ses courbes que laissait deviner l’armure m’indiquaient une chose : Elle n’avait pas un gros cul comme je les aimais. Pas de bol ! Car elle était baisable. L’enculer aurait été un délice. Mais je suppose qu’elle devait être encore gamine. Elle ne devait sans doute pas avoir plus de vingt ans. Ouais. Un bébé. Carrément. Mais un bébé qui avait l’air de connaitre la vie. De quoi me faire sourire.

- « Ne t’en fais pas. Tu n’as pas besoin de m’aimer. Tu es bien trop jeune de toute façon… Et tu n’as pas non plus besoin de me tuer, mais c’est surtout que tu n’y arriveras pas. Même si tu avais tes chances de réussir, tu ne le ferais pas, parce que le sanctuaire perdrait un combattant de poids. Tu es intelligente après tout. D’autant plus que tu ne ressortirais pas toi-même indemne de ce combat. »

Je me mis à lui donner des raisons farfelues pour justifier mon culot. De toute façon, si elle me connaissait, c’est qu’elle avait déjà entendu parler des rumeurs qui courraient à mon propos. Et puis, à ma gueule, le bélier avait dû se rendre compte qu’elle avait affaire à un véritable connard. Lorsque j’arrêtai de parler, je prolongeai mon regard quelques mètres en avant, et je fis signe au garde pour qu’il sorte complètement du temple. Je n’avais plus besoin de lui ici en plus du fait que, si jamais il devait y avoir un one thousand wars, il serait à l’abri. Lorsqu’il s’en alla, je me mis à gratter mon menton, avant de faire le tour autour d’elle. Et lorsque je me pointai quelques secondes plus tard devant elle, je repris parole :

- « J’avais entendu du bruit. Je te dérange en pleins travaux peut-être ? »
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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Lun 12 Oct - 21:40


"- Elle-même, en personne."

Ca se voyait non? Si j'étais un imposteur, jamais je n'aurais pu faire appel à mon armure pour qu'elle vienne me recouvrir. J'attendais donc patiemment, me tenant face à lui, mais avec une certaine distance. On était jamais trop prudent, surtout avec ce genre d'homme. Et la suite me prouva que j'avais eu raison de me méfier, mais que je n'avais pas mis assez de distance entre nous en tout cas. Lorsqu'il tendit sa lance, je reculai tête, alors qu'il chargeait celle-ci de son cosmos, avant de laisser le trident se porter sur mon masque.

Un bruit sec me fit comprendre ce qui allait se produire ensuite. La protection de mon faciès commença lentement mais sûrement à s'effriter. Je fermais les yeux et secouais doucement la tête en signe de dénégation, alors que l'ovale de mon visage s'offrait à la vue de Shin. Cela me contrariait. Fortement. Vraiment. Même Silas qui mourait pourtant d'envie de découvrir ce qui se cachait derrière n'avait jamais osé agir de la sorte.

"- Raaagh, les hommes. Vous êtes tous bien trop curieux. Certaines règles peuvent être stupides je l'accorde, mais ce masque me convenait très bien à moi. Et cela ne t'a certainement pas effleuré l'esprit je suis sûre."

Je pris la parole en même temps que Shin lorsque le garde s'adressa à lui d'un air outré.

"- Je vous déconseille fortement d'approcher si vous ne tenez pas à saluer Charon trop tôt. Parce que croyez le ou non, si vous faites un pas de plus dans ce temple et dans cette direction, je vous tue sans état d'âme."

L'homme ne se le fit pas dire deux fois, il prit la poudre d'escampette. Derrière le rempart de mes paupières, je pouvais sentir le regard de mon interlocuteur dériver sur moi. Il m'observait comme si je n'étais rien de plus qu'une simple pièce de bétail. Et encore. J'avais cette sensation de revenir sept ans en arrière, au marché aux esclaves, où encore lorsque mon maître nous exposait à la vue de ses clients et que ceux-ci nous scrutaient de la sorte pour savoir laquelle d'entre nous serait "l'heureuse élue" qui auraient droit à leur faveur.

Une gamine? Ce mot me fit presque rire. J'avais beau avoir un corps de dix huit printemps, la vie, elle m'avait donné un mental bien plus élevé que mon âge. Néanmoins, il avait raison. Je ne pouvais l'aimer. Mon cœur ne lui appartenait pas, tout comme mon âme. Le premier était entre les mains d'un autre, la seconde, appartenait, elle, à Athéna. Quant à le tuer? Je fis bouger mes doigts. Ca me démangeait, mais je ne le pouvais. Nous étions peu nombreux, et il était bien plus expérimenté que moi. Lentement, mes paupières s'ouvrirent pour laisser mes deux iris vermeilles se porter sur lui, alors que mes lèvres s'étiraient en un fin sourire.

"- Certes, je ne peux te tuer. Pas dans l'immédiat en tout cas. Mais ça ne m'empêchera pas de faire ceci."

La seconde suivante, je laissais la pointe de mon pied toucher le sol, créant alors une vague cosmique. Celle d'après je disparaissais de sa vue, avant de me retrouver à ses côtés, tendant ma jambe pour que mon pied vienne rencontrer avec force les flancs de la Balance, l'envoyant alors valdinguer contre une colonne un peu plus loin. Je le laissais récupérer et l'observait, mon cosmos affichant toujours ce calme olympien.

"- Bien maintenant que nous sommes quittes, je peux répondre à ta question: j'étais en plein travail de restauration d'armure. D'ailleurs la tienne semble particulièrement amochée."

Je pointais du doigt le flanc que j'avais percuté. La pièce d'armure qui le recouvrait se mit à se fendiller.

"- Tu restes sourd aux appels de ta propre armure. C'est faire preuve de négligence. Suis-moi."

Sans rien ajouter de plus, je lui tournai le dos et me mis à avancer en direction de mon atelier, les sens aux aguets, prête à esquiver s'il lui prenait l'envie de me faire payer l'affront que je venais de lui faire.






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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Mar 13 Oct - 3:44
Rectification. Son pied n’avait pas atteint mon flanc. Car même si j’avais été surpris par sa soudaine disparition, j’eus tout de même le réflexe de placer l’un de mes boucliers là même où je sentis le coup arriver. Tout s’était joué à la seconde près. Le bouclier avait encaissé le plus gros de l’affaire, mais ça n’avait pas empêché sa force dévastatrice de me propulser contre un pilier, façon missile qui avait d’ailleurs éclaté en mille gravats sous ma folle envolée. Et alors qu’elle parlait comme si de rien était, je me relevai tranquillement avant de remettre en ordre ma chevelure, puis de m’épousseter comme si de rien était. L’armure avait tout simplement amorti ma collision et ma chute et je n’avais rien senti du tout. Je n’avais pas non plus de bleus, d’ecchymoses ou de blessures. Bonne nouvelle. Par contre, j’admis intérieurement que si je n’avais pas eu le réflexe d’utiliser mon bouclier au tout dernier moment, elle m’aurait certainement brisé quelques côtes quand même. Digne élève d’Aslam. Rien à dire, vraiment !

- « Elle manque pas de toupet, la p’tite ! HAHAHAHAHA ! »

J’eus un rire gras alors qu’elle se dirigeait déjà vers ses ateliers. La suivre ou ne pas la suivre ? Question qui ne se posait même pas. La rousse m’avait montré une facette d’elle plutôt intéressante. Une force tranquille qu’on pourrait qualifier d’intransigeante. Du coup, je me mis à marcher derrière elle, tranquillement. Lui rendre son attaque avec les intérêts ne m’effleura même pas l’esprit une seule seconde. Par contre, je pouvais clairement voir qu’elle était en garde, juste au cas où. Alors que j’arrivais à sa hauteur, j’eus un autre rire tonitruant. Elle était marrante finalement, la petite ! Même si après m’être rapproché d’elle, j’eus un sentiment de déjà-vu qui me vint à l’esprit. Je ne l’avais pas vraiment senti lorsque j’avais brisé son masque ; mais après avoir encaissé son attaque sans trop de mal, je pouvais dire qu’elle me faisait penser à une jeunette que j’avais eu au bout de ma queue, carrément. Mais je devais certainement me faire des idées et je chassai ces pensées parasites de mon esprit pour me concentrer sur l’instant présent.

- « Eh bien… Il est… Spécial, ton atelier. C’est Aslam qui t’a aussi appris ce savoir ? Parce qu’à voir les traits de ton doux visage, il me semble bien que t’es pas une native de Jamir. »

Spécial, c’était le mot. Car je n’étais jamais rentré dans cet endroit. Aslam et moi n’étions pas très réputés pour notre amitié. Nous ne nous détestions pas cordialement, mais il n’y avait aucun lien positif entre nous. On pourrait tout simplement conclure que nous étions neutre l’un vis-à-vis de l’autre, vice versa, mais c’était plus nuancé qu’un simple rapport de compagnons de guerre. Un lien presque indescriptible qui m’amusait assez. Mais pour en revenir à l’atelier, disons qu’il était un peu sale et désordonné. Sans doute parce qu’Ainia devait être pas mal occupée avec les armures qu’elle devait retaper ou même forger. Je me mis alors à faire le tour de son atelier, sans gêne, à toucher un peu à tout son matériel et tous les matériaux travaillés, puis je me tournai vers elle, sourire fin aux lèvres. Une vraie bosseuse. Une gamine qui mettait du cœur à l’ouvrage, semble-t-il. « Je suppose que je devrais retirer mon armure, non ? » Question rhétorique. Car je savais que c’était comme ça qu’on procédait. Comme avec son maitre.

- « Je me remets à toi, alors. Ne viens pas te plaindre, hahaha ! »


Sans attendre plus longtemps, je claquai des doigts pour que mon armure ne me quitte et ne reprenne sa forme totémique au beau milieu de la pièce. Sauf que mon rire à la fin de ma précédente phrase avait une très bonne raison : J’étais maintenant tout nu. A poil. Complètement. Carrément. Sans aucun caleçon. Elle aurait eu de la veine si j’avais trimballé avec moi la longue cape de mon armure, mais non... J’étais venu sans. Et c’était pas comme si j’avais prémédité tout ça. Vu que j’étais tout juste à quelques mètres d’elle, Ainia pouvait non seulement admirer mon torse bien sculpté, mais aussi mon énorme zboub et les larges couilles juteuses qui allaient avec. La balance dans toute sa splendeur. Je tournai ma tête un peu partout dans l’atelier, avant que mes yeux ne se braquent sur un siège; ensuite, sans même demander son avis, je partis m’y installer comme si de rien était, sans croiser mes jambes pour camoufler quoique ce soit. De toute façon, elle avait déjà dû voir des hommes nus. Ou pas. Mais peu importe, finalement.

- « Tu peux prendre ton temps pour la réparer, j’ai pas grand-chose à faire. Et merci de m’aider. C’est très sympathique de ta part, Ainia. »
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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Mar 13 Oct - 21:07



J'entendais son rire dans mon dos. Ce dernier avait de quoi glacer le sang, il fallait le reconnaître. Enfin surtout si vous étiez son ennemi. Visiblement je l'amusais. Tant qu'il ne m'approchait pas outre mesure et gardait une distance respectable entre nous, cela me convenait. Je continuais donc à m'avancer. Sur le seuil de mon atelier, je me retournais pour observer l'état de mon pilier. Un soupir s'échappa de mes lèvres, et la seconde suivante, des blocs de pierre lévitaient dans les airs, et la colonne se reconstituait, alors que je pénétrais dans ma pièce préférée, suivie de près par Shin.

Immédiatement, je me séparais de mon armure qui reprit sa forme totémique dans un coin de la pièce. Travailler avec ne me plaisait pas. Je portais une robe blanche blanche, allais pieds nus. Des bandes de cuir enlacaient mes chevilles et remontaient, croisées, sur mes mollets. J'écoutais ses commentaires sur la pièce. Il fallait dire qu'étant entrain de travailler à son arrivée à la restauration d'une armure, il était normal que je n'avais pas eu le temps de ranger.

« - C'est un peu en désordre, mais je sais où tout se trouve. En effet, je ne suis pas native de Jamir, c'est mon Maître qui m'a tout appris de l'art de réparer les armures, et crois-moi qu'étant donné que je n'avais pas les aptitudes müiennes, j'ai plutôt galéré à apprendre cet art. Bon j'en dirai pas plus, sinon tu vas croire que je vais encore plus abîmer ton armure qu'elle ne l'est déjà. »

Du coin de l'oeil, je vis qu'il retirait son armure. Je me retournais pour l'observer et... Sérieux il était vraiment sans gène ! Se retrouver nu comme un ver devant une parfaite inconnue - enfin pas si inconnue que ca, mais tant qu'il ne me reconnaissait pas, tout irait pour le mieux – et ça ne le dérangeait pas. Je secouais doucement la tête, affichant un air dépité, ne prenant même pas la peine de le regarder de haut en bas. Son corps je le connaissais déjà. J'aurais bien appelé Liara pour qu'elle ramène de quoi le couvrir, mais non, je ne mettrais pas ma bonne étoile en danger. Regardant à droite et à gauche, j'avisais la cape de mon armure, et me dirigeais vers elle pour l'attraper avant de la lancer en direction du chevalier de la Balance.

« - Pas que je sois pudique, mais un minimum tout de même. Tu te balades nu si tu veux dans ton temple, c'est pas mon problème, mais pas dans le mien. Question de respect. Bref voyons voir cette armure. »

J'approchais lentement de l'armure de la Balance qui reposait sous sa forme totémique. J'inspirais profondément et laissais mon aura m'envelopper. Doucement, je laissais mes doigts chargés de cosmos errer sur l'armure . Mon aura s'inserrait dans chacune des fissures, qu'elles soient visibles ou non et au final, je me reculais pour constater l'étendue des dégâts. Elle était vraiment dans un sale état, et je ressentais son mal-être jusqu'au plus profond de moi. Aussi lorsque son propriétaire me remercia, je me retournai vers lui, sourcils froncés.

« - Vu son état déplorable, il est certain que je vais prendre mon temps.Et ne me remercies pas. Que ce soit bien clair, ce que je fais, je le fais pour elle. Tu mériterais que je te botte l'arrière train pour l'avoir négligé la sorte. »

Merde ! Nos armures avaient une âme qui leur était propre. Je savais à présent ce qu'il me restait à faire. Tendant le poignet au dessus de l'amure, je laissais mon cosmos m'envelopper, avant d'user de ce dernier pour m'entailler la chair. Serrant mon poing, je laissais le sang s'écouler sur l'armure. J'aurais bien pu demander à son propriétaire de faire ce don, mais non. Il l'avait déjà bien assez souillé. Je restais ainsi quelques minutes, avant d'aller nouer un bandage propre autour de ma blessure. J'allais récupérer marteau et burin qui reposaient sur l'établi, et me mis alors en devoir d'offrir une deuxième jeunesse à cette armure.

Au fur et à mesure que le marteau s'abattait, des scènes du vécu de la protection du sixième gardien apparurent dans la pièce. J'appréciais les visions qu'elle m'offrait de la gloire de ses anciens porteurs. Mais ce que je vis surtout, fut la déception de Darius face à son élève. J'eus même un aperçu de comment était Silas lorsqu'il était plus jeune. Si cette vision m'avait fait sourire intérieurement, celles que me montra l'armure de son actuel propriétaire le firent disparaître. Les scènes de viols furent pour moi les plus dures. Au bout de quelques instants de la vision de ses victimes, je me reculais, et passais une main sur mon visage devenu livide pour chasser les souvenirs qui me revenaient en mémoire.

Travailler sur son armure me demanderait plus de temps que je ne l'avais pensé. Ce qui signifiait qu'il risquait probablement de rester là tout aussi longtemps.






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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Dim 25 Oct - 19:46
- « Nfufufu… Ça a l’air difficile, on dirait… »

J’eus un sourire en la voyant aussi blême. C’était réellement marrant. Je n’étais pas un réparateur d’armures comme elle, mais son maitre m’avait un peu parlé de son travail lorsqu’il nous arrivait d’avoir une discussion. Il m’avait avoué qu’il pouvait voir les souvenirs que gardait une armure en son sein. Ce qui incluait les exactions que j’avais pu commettre avec la mienne. J’avais d’ailleurs subi des remontrances du vioque au sujet des nombreux viols qu’il avait pu apercevoir au travers de mon armure, ce qui démontrait que la rousse devant moi avait dû voir la même chose. Pauvre petite chose. Elle devait être sacrément choquée vu sa gueule. Pas étonnant, cela dit. Pis, cela montrait à quel point les armures d’Athéna étaient permissives. Tous les moyens ou presque étaient bons pour gagner les guerres, apparemment. Même un connard comme moi avait sa place parmi la noble caste des chevaliers d’or. Risible. Toutes ces réflexions faillirent me faire éclater de rire, mais je me retins in-extrémis. Sans armure, j’étais pas sûr de sortir indemne d’un autre coup de pied sauté de sa part. ‘Fin, j’en avais vu des vertes et des pas mûres, mais je préférais en rester là. Même un salopard sait quelles limites il ne fallait jamais franchir.

J’aurai voulu ajouter une phrase pour meubler le silence qui s’était installé, mais je ne savais pas trop quoi dire, sans que cela ne passe pour une moquerie gratis. Je haussai mes épaules, avant de porter un regard au drap qu’elle m’avait jeté à la gueule et que je n’avais pas encore pris la peine de revêtir. Vu son avertissement et le caractère « sacré » de son temple, il était peut-être bon que je me vêtisse. Cependant, sa précédente phrase sur ma nudité m’avait quand même interpellé. Une femme pas pudique ? Voilà qui était intéressant. C’était plutôt rare. Après, ce que je ne saisissais pas, c’est pourquoi elle m’avait flanqué un coup juste parce que je lui avais brisé son masque. Vu qu’elle n’était pas en faute, je ne comprenais pas trop … Question de fierté peut-être ? Va savoir… Je haussai une nouvelle fois mes épaules, puis je nouai le drap autour de mes reins pour camoufler l’énorme poutre qu’elle avait sans doute eu le temps d’admirer, avant de me mettre à tourner un peu partout dans son atelier. Réparer des armures ? Hobby fascinant. Il fallait vraiment les aimer pour passer son temps à le faire, et surtout, à sacrifier son sang pour. D’ailleurs, elle avait bien fait de sacrifier le sien. J’étais pas forcément enclin à le faire moi…

Mais alors que je réfléchissais en l’observant à distance, j’eus une vision. De moi entrain de culbuter une gosse. J’eus une drôle de sensation, puis je me mis à froncer les sourcils en observant le chevalier du Bélier avec un peu plus d’attention. Mais après plus d’une minute, je remuai ma tête de droite à gauche. Mon imagination me jouait certainement des tours. Pour ne pas faire de conneries, je pris la résolution de sortir. Sauf que la même sensation grisante me secoua encore quelques instants avant qu’une trique naissante ne tende un peu le drap que j’avais ceinturé autour de mes hanches. Non… Ça ne pouvait pas être elle… La coïncidence serait trop forte, d’autant plus que la gamine que j’avais connu et que je m’évertuais à enculer onctueusement m’aurait sans doute buté au moindre moment d’inattention. Je devenais presque parano, ma parole ! « Je vais te laisser finir. Je serai devant ton atelier, nfufufu. » Sur cette phrase et sans même lui laisser le temps de répondre, je quittai rapidement la pièce. Vu que j’étais à moitié nu et qu’il ne fallait pas que je profane son temple, je pris place à même le sol, contre l’un des nombreux piliers de l’endroit. Après une grande inspiration, j’eus encore un sourire. Dément cette fois-ci. Et si ?

Et si la jeune Ainia était cette gamine qui m’avait vendu du rêve quelques années auparavant ?
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AisleenavatarArmure :
Aucune

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200/200  (200/200)
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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Mar 27 Oct - 21:53


Il observait mes moindres faits et gestes, semblant quelque peu hypnotisé par ces derniers. Je pouvais comprendre sa réaction, j'avais eu la même en observant Aslam réparer les armures à Jamir. La première fois, j'étais restée à ses côtés, une étincelle d'émerveillement avait alors allumé mon regard. Je trouvais cet art des plus beaux, des plus purs et des plus nobles. Nous avions cette chance de pouvoir communier avec les armures. La chance que celles-ci nous montrent leur passé et leur vécu, ainsi que ceux de leurs maîtres. C'était comme une fresque qui défilait sous nos yeux. Enchanteresse. Mais Shin s'en alla, et au final, le fait qu'il ne soit plus à mes côtés m'oppressait beaucoup moins.

Mon sang faisait des merveilles. Le marteau s'abattait avec force sur le burin. Le cosmos doré m'enveloppait, de même que l'armure que j'étais entrain de réparer. Qui aurait pu croire que la petite bonne femme que j'étais, possédait une force aussi importante? Certainement pas lui. Il n'aurait certainement pas pensé que sa petite "préférée", deviendrait un jour la jeune femme que j'étais aujourd'hui. D'ailleurs, si il le découvrait, je ne doutais pas le moins du monde qu'il se ferait une joie de m'emmerder. J'en étais certaine. C'était un art dans lequel il excellait. Je m'en rappelais très bien. Il avait exercé sur moi à l'époque, la peur, la crainte, et la violence. Aucun autre n'avait eu cet ascendant que lui avait eu sur moi.

Mais ce temps là était révolu. La jeune adolescente n'était plus. Je disposais à présent d'une force similaire à la sienne, capable de le mettre à mal. C'est alors que l'armure se décida à me montrer une scène qui me concernait. Celle d'une adolescente se débattant bec et griffes dehors, son poing s'abattant contre le torse puissant, ses lèvres cherchant à mordre, la masse sombre qui s'imposait à elle, sûre de sa force. Il me semblait encore entendre son rire amusé, alors que sa main s'était abattue sur ma joue, enflammant celle-ci, à plusieurs reprises. Mon regard de braise s'était posé sur lui, remplit de rage et de hargne, mais cela semblait follement l'amuser. L'exciter. Le faisant se pourlécher les lèvres. Et puis, vint la douleur, la volonté de voir mon esprit se détacher de mon corps, alors qu'il me forçait, m'enveloppant de ses paroles graveleuses. Les doigts qui se crispent, les dents qui se serrent, mais pas une seule larme qui ne coule. Lui qui prenait son pied. Sa tâche accomplie, je m'étais sentie telle une coquille vide, mais non brisée. Non, brisée, je ne l'étais pas. Ne le serai jamais. Ma volonté n'avait jamais failli. Mes larmes, je les laissais couler lorsqu'il s'en allait. Je l'avais haï, méprisé. Je m'étais imaginée à maintes reprises le tuer. De bien des manières il fallait l'avouer.

La vision de mon calvaire n'avait duré qu'une fraction de seconde, pour laisser place à une autre victime. Il me semblait que j'étais entrain de purifier l'armure de ses sombres souvenirs, et prenais sur moi pour ne pas sombrer. Un instant, je m'arrêtais. Reprenant mon souffle, écartant de devant mon visage, parsemé de perles de sueur, quelques mèches de cheveux carmines. J'allais poser mes outils sur l'établi, prenant en main la coupe de vin à moitié pleine qui y était posée, en avalant quelques gorgées. Puis je fis une tresse rapide dans mes cheveux, passant celle-ci par dessus mes épaules, révélant celles-ci et ma nuque, qui étaient parsemées de cicatrices, légères, mais anciennes. Tournant la tête, j'observais le chinois qui se trouvait contre une colonne. Un petit soupir, j'allais remplir une nouvelle coupe, sortant de l'atelier pour venir lui offrir le verre.

"- Tiens. Je voudrais pas que tu finisses déshydraté et qu'il soit dit que je ne sais pas recevoir mes invités."

Sans lui laisser le temps de répliquer, je me détournai et retournai accomplir ma tache. Combien de temps celle-ci dura? Je ne sus le dire, mais il me fallut davantage de travail que sur une autre armure. Lorsque j'en eus terminé, je reculais lentement pour observer le travail accompli. J'étais satisfaite, la Balance avait retrouvé son éclat d'origine, et était bien plus pure qu'elle ne l'était lorsque je l'avais récupéré. Mes lèvres s'ornèrent d'un sourire fort charmant, malgré la fatigue.

"- J'ai fini. Tu peux venir la revêtir et me dire si tu sens une différence."

Je me reculai et pris la direction du récipient d'eau, dans lequel je plongeai mes mains avant de passer celles-ci sur mon visage pour me revigorer, appréciant la fraîcheur de l'élément aqueux sur ma peau. Je me détournais alors pour observer ce qui allait suivre, prenant appui contre mon établi, bras croisés sous ma poitrine, me demandant comment Shin allait réagir, guettant son jugement.





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Message Re: La belle et le connard || Feat Ainia [550]   Mar 27 Oct - 23:28
- « Nfufufufu ! Nickel ! »

L’armure resplendissait, respirait la vie et brillait de mille feux ! Flambante neuve ! Que du bon, vraiment. J’eus un regard plutôt admiratif sur ma possession et j’émis même un sifflet d’admiration. Ainia était aussi bonne (Hahaha) que son vieux maitre. Rien à dire. Cette rousse avait toute la panoplie d’un chevalier du Bélier qui se respecte. Je me mis alors à applaudir. Carrément. Malgré le fait que mon sourire apparent pouvait sembler moqueur, j’étais réellement en admiration devant le boulot accompli. Elle avait fait des merveilles et il n’y avait pas de raison que je ne le démontre pas par mes dires et mes gestes. Autant j’étais un connard, autant je savais reconnaitre les choses à leur juste valeur. Le vioque pouvait être vraiment fier. Contrairement à mes habitudes, je vins poser l’une de mes mains sur l’armure qui répondit à mon appel, plutôt que de claquer des doigts. Les pièces me recouvrirent en un temps record et je pouvais sentir qu’une vague de puissance inondait tout mon être. Comme la première fois. Sans aucune gêne, je déployai mon cosmos dans toute la maison du Bélier, qui, l’espace de quelques secondes, vibra dangereusement. Puis mon trop plein d’énergie s’évanouit, alors que je serrai mon poing droit.

- « Magnifique, héhéhé ! Alors que je ne t’ai pourtant rien demandé, hein… Tu as ma gratitude, Ainia du Bélier. »

Il n’y avait pas de raisons que je la déteste. Elle venait de prouver son utilité et m’avait même démontré sa force. Je l’estimais comme il se doit donc. Peut-être pourrais-je en faire une sœur d’armes… Ou peut-être pas finalement. Car lorsque je redressai mon visage en sa direction, je vis qu’elle me regardait d’une drôle de façon. Comme si elle me craignait. Ou comme si elle me détestait. J’eus un regard interrogatif avant de hausser un sourcil. Ce devrait être les rumeurs me concernant qui devaient la rendre aussi méfiante. Pis, vu comment j’avais bousillé son masque, elle avait de quoi être ainsi, sans doute. Ce fait me fit marrer d’ailleurs. Si elle était encore focus sur ça, c’est qu’elle était vieux jeu. « Je sais pas trop comment te le rendre. Merci infiniment. Si t’as besoin d’un service, je serai ravi de te… » Blanc. L’espace d’un instant, j’eus comme une vision. Comme si mon armure avait absorbé une partie des souvenirs de celle qui venait de la remettre en état. Mais très vite, je secouai ma tête de gauche à droite comme un gosse. Je devais divaguer, un peu comme à mon arrivée dans le coin. Quoique… Quoique.

- « Toi, on se serait pas déjà connu par hasard ? »

Je fronçai mes sourcils en la scrutant carrément. Mes doutes revenaient encore. Ainia me faisait penser à cette gamine qui, plus que n’importe quelle femme m’avait fait connaitre l’extase. C’était marrant de constater qu’en dépit de son âge et de son statut, c’était cette gosse qui m’avait fait le plus planer. Il y avait deux ou trois meufs qui avaient réussi à la concurrencer, comme cette chinoise que j’avais niqué dans une forêt quelques années auparavant, mais sans plus. Bref… Là n’était pas le plus important. « Tu me fais presque penser à quelqu’un, tu sais. Mais bon, je dois me tromper. Cette personne n’aurait pas pu changer à ce point, nfufufu ! » Pour me changer tout simplement les idées, je fis exploser mon cosmos de sorte à ce que les armes se détachent de mon armure. Sans me gêner alors que je n’étais pourtant pas dans ma maison, je me mis à manier les armes, une à une, avec toute la dextérité d’un chinois dans l’art. Mes katas brassaient l’air et provoquaient même des ondes de choc un peu partout. Je me perdis dans mes enchainements pendant près d’un quart d’heure, jusqu’à ce que je m’arrête en finissant par mes tonfas que j’avais toujours en main. Les sensations que j’avais éprouvées étaient bonnes.

- « Bon, je ne voudrais pas plus te déranger. J’étais venu faire ta connaissance à la base, mais tu travailles dur. A bientôt. Merci encore, héhé ! »

Sans perdre plus de temps, je claquai des doigts pour que les armes reviennent se rattacher à l’armure, puis je pris la direction de la maison du Taureau dans le but de remonter jusqu’à la mienne.
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