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 La dernière des Berserkers [Belisaire - 545]

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Message La dernière des Berserkers [Belisaire - 545]   Dim 11 Oct - 4:51
    - De nouveau la galère, pas vrai ?


Jehane tenta de rester de marbre, mais ne put s'empêcher de lancer un regard autour d'elle. Personne n'avait bronché. Pourtant, ce n'était pas comme si elle avait encore besoin de s'en assurer : elle était bien la seule à entendre la voix de son frère. Sans doute le stress de la situation. Si un seul d'entre eux percevait ces paroles, comment le prendraient-ils ? Non. Il ne fallait pas qu'elle oublie. Elle était la seule à l'entendre, et pourtant elle mourrait d'envie de lui répondre. Faustin se plaisait même à en rire, la narguer un minimum comme seul un frère peut se permettre de le faire.

    - Comment tu vas te sortir de ce merdier maintenant ? Ah, j'te jure, tu verrais ta tête...


Mentalement, elle hurlait. « Faustin ! » Comme si cela aurait le moindre effet sur lui. Son rire retentit de plus belle. Jehane sentit une sueur glaciale perler sur son front, ses joues, sa gorge. Il y a peu encore, les siens avaient été décimés. Un rapport de nombre totalement écrasant. Ce serait mentir que de dire qu'elle n'en restait pas marquée, choquée. Être Chevalier, même Cardinale, n'empêchait pas qu'elle était avant tout un être humain venant de voir tous ses frères d'armes tomber sous ses yeux. Et elle se retrouvait maintenant face au Grand Pope, des gardes l'entourant. Sans doute ici qu'elle devrait apprendre le sort qui lui serait réservé.

    - T'inquiète pas, tu ne vas pas mourir. Enfin, si, un jour ou l'autre, on le doit tous. Mais pas aujourd'hui. Pas encore.


Elle en était déjà venue à la même conclusion. Si elle avait dû mourir, pourquoi le Grand Pope aurait-il fait cesser le combat dans lequel la Famine était plongée ? Pourquoi ne pas rediriger ses troupes sur elle pour ne lui laisser la moindre chance ? Non, elle ne mourrait pas aujourd'hui. Pas encore.

Faustin avait une voix de jeune homme désormais. Comme si la mort ne l'avait pas empêché de grandir, de prendre en maturité. Pas sur tous les points cependant…

    - Si c'est pas l'exécution, alors quoi ? Au pire, ils te mettent à la diète, c'est ça ?


Riant derechef à sa blague vaseuse – la Famine à la diète, ahahah – il était très clairement en train de la pousser à bout. Pourquoi lui faisait-il ça, maintenant ? N'était-elle pas déjà dans une situation assez compliquée pour qu'il ne vienne pas chercher à en rajouter ? Grinçant des dents, Jehane commençait à avoir du mal à contenir ses émotions.

Non, elle doit se reprendre. C'est juste dans sa tête. Juste dans sa tête, rien d'autre. Il suffirait qu'elle respire lentement, qu'elle reprenne ses esprits, et...

    - Oh… oui, j'oubliais, c'est vrai qu'il pourrait bien t'arriver autre chose de plus grave...Mais bon, n'oublies pas, ce sont des grecs… Même à d'autres niveaux, tu ne risques rien. Enfin, c'est ce qu'on dit en tout cas.


...et il venait de très franchement dépasser les limites de l'acceptable. Que ce soit lui qui lui rappelle ce genre de possibilité… La Calamité eut l'impression que son cœur se déchira lentement. Une chaleur, une douleur dans la poitrine, alors que sa peau se glace. Faustin parvint avec brio à faire imploser sa volonté. Ses mâchoires se desserrèrent alors pour laisser s'exprimer son brutal désarroi.

    - AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !



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Message Re: La dernière des Berserkers [Belisaire - 545]   Dim 11 Oct - 17:38
La mort. Tout autour de moi, la mort avait pris ses droits. Combien de Chevaliers venaient de se sacrifier pour abattre les Berserkers ? Alors que le sang de l'ancien Grand Pope coulait encore de mes mains, je fis signe aux garde de s'arrêter. Cette femme, ces restes de Cuirasse. C'était cette furie qui était parvenue à créer bien des soucis aus nôtres et je ne comptais pas la laisser mourir aussi facilement. Mon masque s'était brisé et mon visage apparaissait pour la première fois au grand jour devant mes soldats, moi, l'ancien chevalier d'or du Scorpion, j'étais devenu le Grand Pope par la volonté d'Athéna. Je savais que bien des hommes avaient été critiques sur mes plans mais je n'en avais cure à ce moment là. Froid, glacial même, je n'éprouvais aucune pitié pour les faibles et les Berserkers n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils avaient été. Ma pupille droite laissait miroité un cercle doré sur sa rétine depuis quelques heures et cela m'épuisait passablement. La guerre ésotérique était finie à Rome, les troupes de l'Empereur Justinien pouvaient déferlées sur Rome maintenant.

Mais elle, qu'en faire ? Alors que je m'approchais d'elle, à nouveau un lourd manteau doré enveloppait mon corps pour me protéger des attaques d'une souris prise dans le coin d'un mur. Je savais que les bêtes acculées pouvaient mordre plus que quiconque et je ne comptais pas faire de cadeau.

- Voici une bien belle petite souris. Une femme ne devrait pas porter les armes, elles sont faibles, inconstantes, maladroites et puériles. Arès baisse dans mon estime. Alors réponds ! Qui es-tu ?

Mon regard vairon se posait sur elle avec une morgue que je ne pouvais dissimuler. Elle était rien. Elle était misérable. Cependant, il me fallait un moyen de bloquer toute vengeance d'Arès fusse pendant un temps et cette dernière m'en offrait peut-être la possibilité. La vue de cette Cuirasse ne cachait pas son rang mais j'en étais pas sûr soyons honnête ! En attendant, je voulais veiller à bien me faire comprendre de cette créature faible qui se tenait devant moi. D'un signe de la main, j'ordonnais à mes gardes de la frapper à coups de pilum si elle n'obtempérait pas de la meilleure des manières. Un sourire sadique transparaissait sur mon visage et je savourais l'instant.

- Seigneur !

- Oui ?

- Nous devons déplorer la mort de nombreux des nôtres. Et selon nos sources, les Ases et les Marinas...

- Je sais.


Ainsi donc ceux là sortaient de l'ombre, ils nous croyaient affaiblis ou alors ils voulaient aider les Berserkers encore débout. J'ordonnais d'un signe de la main d'aller prévenir les autres qu'ils allaient bientôt repartir. Seule une sizaine d'hommes continuaient d'entourer le Cardinal et je ne la quittais pas des yeux, trop heureux de ma proie.



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Message Re: La dernière des Berserkers [Belisaire - 545]   Lun 12 Oct - 2:42
Ce mépris très nettement affiché volait bien bas. Si le Grand Pope disposait d'une puissance assez phénoménale pour avoir pu se débarrasser personnellement du plus puissant des Berserkers, sa répartie par contre ne contribuerait certainement pas à son mythe. Jehane dut alors réprimer sa furieuse envie de le remettre à sa place. Ce serait assez aisé pour elle qui n'avait jamais eu sa langue dans sa poche et qui avait appris à argumenter dans la rue face à une multitude d'individualités. Cependant, elle ne pouvait pas juste se laisser aller. Ne pouvait se permettre de laisser son fiel se déverser. Il s'agissait d'une question de dosage. Faire le tri entre ce qui doit être dit et ce qui doit juste être pensé. Non pas qu'elle le craigne – il n'y a plus matière à nourrir de craintes particulières lorsque l'on se sait prise au piège – mais qu'il est préférable de ne pas le provoquer assez que pour perdre la vie. Mourir au combat est une chose, mais se faire abattre comme un chien serait une injure même à son existence toute entière, mais surtout au Seigneur Arès.

La Calamité ne baisserait pas les yeux en tout cas. Elle continuerait de le fixer de son regard d'améthystes, sans s'émouvoir de la lueur dorée qu'elle percevait dans l'œil droit de son interlocuteur. S'il s'attendait à la moindre sorte de déférence, il pouvait toujours courir. Prise au piège, oui, mais certainement pas soumise. Jamais.

    - Je me demande bien ce que vos hommes ont pensé de cette faiblesse dont vous m'accablez. Oh, c'est vrai… la plupart de ceux qui y ont fait face ne pourront pas en témoigner.


Sa confusion commençait à se dissiper. Faustin semblait même être parti, ou bien attendait tout simplement à l'orée de sa conscience. Jehane reprit confiance en elle, et sut qu'il serait préférable de ne pas faire de commentaire plus personnels que ce qu'elle venait de faire. Prétendre que « la petite souris » devait certainement être plutôt le nom de la petite chose qui se trouvait sous les robes du Grand Pope ne serait pas des plus avisés, même si cette pensée parvenait à l'amuser même dans une situation aussi tendue que celle-ci. Ses lèvres fines s'en étirèrent d'ailleurs, avant de consentir à répondre à la question posée : que cela pouvait-il bien faire désormais, de toute manière ?

    - À ceux qui ne succomberont pas, vous pourrez dire que leurs cauchemars à venir portent un nom. Celui de Jehane, Cardinale de la Famine.


Elle consentirait volontiers à dire que ses répliques ne se démarquaient pas non plus par une grande finesse, mais au moins estimait-elle mieux manier l'arrogance que celui qui lui faisait face. Tout aussi dépourvue d'humilité, mais ne se contentant pas de bassesses basées sur des généralités boiteuses. Athéna n'était-elle pas elle aussi de sexe féminin ? Cela rendait réellement les paroles du Grand Pope d'un ridicule à s'en étouffer de rire, si seulement elle pouvait se le permettre...



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Message Re: La dernière des Berserkers [Belisaire - 545]   Lun 19 Oct - 1:37
Les paupières du Pope se serrèrent en entendant les paroles de la demoiselle. Le sang coulant sur sa Cuirasse, sa fatigue, tout cela forçait le respect tout simplement et l'ancien Chevalier d'or du Scorpion était assez surpris de penser cela de par lui même. Dans un sens, elle avait montré un courage bien plus grand que ses propres guerriers, Rome n'était plus entre les mains des Wisigoths mais il restait une femme pour les protéger, c'était puéril et amusant en même temps.

- Gardes. Allez voir ailleurs si j'y suis.

Froid. Glacial même, il ne comptait pas la laisser vivante dans un premier temps mais voilà qu'une idée germait dans son esprit. Depuis des années, des siècles même, il était évident que les Empires avaient assis leur autorité en prenant une force à leur ennemi. Voilà que les choses s'annonçaient de la sorte et le nouveau Pope avait là une opportunité qu'il ne comptait pas laisser passer. En soit, cette jeune femme, un des Cardinaux d'Arès, était la clé de voûte de ses futurs projet pour mettre en place l'Hégémonie à venir.

- Heureux que tu aies une si grande faim ! Je ne compte pas te tuer, tu es trop précieuse pour cela. Tu as donc deux choix : le premier, te battre contre moi et mourir certainement vu tes blessures... La seconde, accepter de devenir le tribut de ton peuple et éviter que j'ordonne à mes troupes de fondre sur le Dédale de chair...

Le ton avait gagné en apaisement. D'une certaine façon, le Pope offrait une opportunité de paix mais avec le sacrifice nécessaire à cela, elle était ce sacrifice, il ne s'en cachait pas le moins du Monde. Autour d'eux, des ruines de l'ancienne Rome, le colysée au loin, manifestement, le temps de la bataille était terminé mais cela était encore le point de vue du moment. Soufflant un peu, sa voix reprit le fil de la conversation.

- Ton Pontifex est mort. Cette terre est maintenant sous l'influence de l'aura d'Athéna. Tu n'as pas beaucoup de solutions et survivre est parfois la meilleure des solutions, gage aussi de la paix pour les tiens...

Soudain, une explosion se fit entendre au loin. Comme si les cosmos aux alentours continuaient à démontrer que les combats n'étaient pas tous terminés. Bélisaire s'agaçait un peu de ce manque d'efficience mais bon, la question n'était pas là pour l'instant. Il allait tenter de terminer cette petite transaction dans le calme mais il n'était pas dit que cela se passe comme il l'avait prévu... Les derniers reliquats de Berserkers n'étaient pas achevés ou à terre, il fallait veiller à ne pas laisser une chance d'espoir pour la jeune femme. Son regard se posait sur elle quelques instants, une nouvelle explosion dans le lointain fit trembler un pilier qui tombait sur le sol...

Allons bon...






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