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 Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]

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ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
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Message Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 1:41
Zvezdan Nebojša
Qui est-il ?


    Nom : Zevzdan
    Date de naissance : 524
    Âge : 25 ans
    Sexe : Homme
    Armure demandée : Cuirasse de la Guerre


Comment est-il ?


    Physique

    L'on s'attend à beaucoup de faciès différents lorsque l'on évoque le Cardinal de la guerre. Un vieux vétéran endurci, le visage balafré et le corps bien bâtit, un jeune guerrier fougueux et rageur à la soif de sang communicative, un monstre de puissance sans finesse, l'air renfrogné en permanence, une sauvagerie sans nom qui émane partout de lui... La liste des archétypes est longue. Mais rares sont ceux à s'attendre à Zvezdan. Vingt-cinq années de vie, mais des traits fins et juvéniles qui tendent à le rajeunir. Pas plus du mètre soixante-dix, mince, muscles maigres mais présents et bien dessinés, petites mains délicates, longs doigts raidis, jambes élancées, le tout pour une silhouette vaguement athlétique lorsque l'on s'arrête pour la détailler, mais pas comme celle d'un guerrier, plus comme celle d'un jeune homme actif.

    Et malgré ça, malgré ce manque de masse musculaire, malgré cette très, trop petite taille, le regard lourd et pesant que Zvezdan pose sur chacun, lui, se veut celui d'un géant. D'un géant qui, de tout son poids, de toute sa puissance brute, vient écraser le monde, trop insignifiant pour mériter quoique ce soit d'autre. Ces yeux d'un noir insondable qui viennent transpercer quiconque a la malheur de les croiser, ces yeux que beaucoup préfèrent éviter. Ces yeux, et ce regard qu'il réserve en tout cas aux inconnus. Ces yeux qui trônent sur un visage somme toute agréable à regarder. Le port-altier sied bien à ces traits délicats. Une bouche fine, un nez mutin, une parfaite dentition, d'épais sourcils à la forme sauvage, venant dénoter avec le reste. Des cheveux dans la même veine, noirs jais, vaguement bouclés, libres sans que le tout manque d'harmonie. La peau plus mate encore que ce dont on s'attend d'un Méditerranéen, la teinte sombre que prend celle-ci se serait progressivement installée une fois la Cuirasse de la Guerre placée entre les mains de Zvezdan. La peau anciennement hâlée a laissée place à cette teinte sombre, fièrement arborée par le jeune homme, sans aucun autre artifice pour atténuer la chose ou dénaturer la pureté de ce teint.

    Toutes ces premières impressions que l'on peut se faire sur lui ne sont que renforcées par les vêtements qu'il a l'habitude de porter. Des tissus légers, ornés de motifs exubérants, souvent, de larges pantalons de soie, ainsi qu'aux pieds, une paire de sandales dont l'apparence change tous les jours. Parfois ici et là, quelques bijoux. Bracelets en or, aux poignets comme aux chevilles, colliers incrustés de pierres précieuses, boucles d'oreille en argent... La liste peut être aussi longue qu'inexistante, selon l'humeur. Le noir, l'or et le grenat comme couleurs de prédilection, au moins une de ces couleurs vient orner ses habits, en toute occasion. Lorsque le climat se fait plus inhospitalier, une préférence pour les longues capes épaisses de fourrure sous lesquels il garde un accoutrement léger.

    Tout ceci est ce que peut voir l'inconnu qui pose ses yeux sur Zvezdan. Tout ceci amène à nombre d'interprétations. On s'attend à un homme sûr de lui et imbu de sa personne. On a raison. Et en suivant ce raisonnement, on s'attend à un jeune adulte faible et sans défense une fois sa garde personnelle menée à la déroute.

    Et c'est bien là qu'on se trompe. C'est là que l'on fait une terrible erreur.

    Ceux faisant l'effort de continuer à creuser une fois confrontés à la première impression pourront voir que ces mains, aussi délicates et fines qu'elles soient, sont abîmées par endroit, parsemées de petites entailles. Que cette bouche fine cache une dentition parfaite mais aussi prédatrice de par son aspect : De longues canines aptes à arracher la viande, autant celle d'un plat cuisiné lors d'un magnifique banquet que celle froide, tout juste arrachée d'un animal sans vie lors d'une chasse dans la forêt. Que cette musculature d'apparence modeste est capable de déployer une force insoupçonnée. Que ce regard lourd et hautain peut perdre sa contenance pour devenir plus menaçant, plus sauvage, ou bien au contraire plus amical. Cultivant une apparence fragile, autant pour s'amuser des à priori sur celle-ci que pour surprendre ses adversaires lorsqu'ils se rendent compte de la supercherie.

    Psy

    Zvezdan est beaucoup de choses. Pas toutes bien roses. Il est arrogant - surtout avec les inconnus à vrai dire -, très, trop sûr de lui. Capricieux, également. Oh, quand il s'y met c'est aussi un emmerdeur de première. à côté de ça, il fait sans doute partie des moins belliqueux des Berserkers. Non, plutôt que d'être le premier à frapper, il est souvent celui qui pousse l'homme en face à bout pour le forcer à céder. Jouer avec les nerfs d'autrui, il aime, sans aucun doute. Rarement méchamment, souvent avec bienveillance.De manière générale, il essaie de rester positif le plus clair du temps. La vie est déjà assez rude sans qu'on rajoute une couche de pessimisme par dessus. D'un naturel enjoué, d'une franchise parfois touchante, parfois gênante, lui arrive d'adopter un ton plus acerbe et d'employer des mots plus crus lorsque l'on en arrive à épuiser sa patience. Mais comme dit plus haut, dans une conversation avec lui, c'est souvent l'autre qui perd patience en premier.

    Difficile à mettre en boule, peu de choses l'énervent réellement. Mais quand quelque chose l'énerve, il vous le fait savoir, clairement. Autant est-il partisan de l'utilisation de la violence qu'en dernier recours, autant quand il faut effectivement l'utiliser, il n'y va pas de main morte. Pas mal porté sur des principes que nombre de ses semblables pourraient trouver désuets ou ridicules, il déteste tuer qui n'est pas prêt à combattre. Il conçoit que les victimes innocentes sont légions en guerre -bien trop, même- et sait que c'est inévitable, mais en ce cas, il déléguera toujours à autrui. si ça doit être fait, tant pis, il est capable de mettre son éthique de côté si le jeu en vaut la chandelle.En réalité, pour la faire courte, il possède nombre de principes peu communs chez les Berserkers. Contre les violences envers les civils, contre la violence inutile... Oui, en fait vous pouvez le dire, le Cardinal de la Guerre déteste la Guerre. Plus que de la célébrer, il en est l'une des nombreuses représentations. Il est ce jeune adulte qui, malgré son âge, en a déjà trop vu. Cet homme qui a trop connu la guerre sous trop d'angles différents pour l'apprécier.

    Mais malgré qu'il la déteste, il reste enchaîné à ses conséquences, il reste esclave des conflits et de sa soif de Vengeance. Nourrissant une haine profonde envers les Armées de l'Empire, tout ce qui touche celle-ci fait partie des rares choses capables de le faire partir au quart de tour. Ca et qu'on touche aux siens. Comme de trop nombreuses personnes, Zvezdan a vu la guerre lui arracher tout. Famille, amis, nom. Et il ne veut plus de ça. Si aujourd'hui il continue de mener ses combats,c'est pour ne plus perdre personne, et faire payer ceux qui lui ont enlevé les siens. C'est ce qu'on ne peut lui enlever lorsqu'on sert sous ses ordres : Sous ses airs de jeune insouciant se cache une forte volonté de protéger quiconque il considère comme les siens. Donc les Berserkers. Peu importe qu'on ne partage pas sa vision, que l'on soit une brute sanguinaire et sans éthique, si l'on porte une Cuirasse, on fait partie de ce qu'il s'évertue à voir comme une famille. Chaotique, désordonnée, violente, mais une famille quand même. Toucher à cette famille, c'est s'exposer à sa fureur, lui faire enterrer toute cette discipline avec laquelle il s'impose de n'user de violence que si nécessaire le temps qu'il vous pulvérise.


Son Histoire

    Zvezdan a longtemps été le parfait petit exemple du déclin Vandale. Fils de Nadia et de Plamen Nebojša , vieil aristocrate Vandale. Cet homme, jadis fier guerrier n'a fait que s'effacer encore et encore au fil des années pour se transformer en un riche dignitaire vieillissant qui ne ressort son attirail militaire que lors de parties de chasse et de cérémonies d'apparat. Le reste du temps, sa vie était régie par le rythme des spectacles, des banquets et montagnes de bien d'autres futiles passe-temps. Lui au moins gardait encore de cette fierté guerrière qu'est celle des Vandales d’antan, mais le poids des années ajouté au confort de la grande Carthage ont fini par avoir raison de ce feu intérieur, aujourd'hui réduit à une simple flammèche sur le déclin. Son fils unique fils quant à lui n'a jamais semblé porter ne serait-ce qu'une trace de cet esprit guerrier. Lui n'a pas eu cette jeunesse guerrière, ou ce père autoritaire et sévère. Lui a eu un père décadent, qui plutôt que de former sa progéniture aux affres et difficultés de la vie, a préféré la lui rendre très, trop facile, trop soucieux de son bien-être, trop complice, pas assez parent. Trop peu soucieux des années qui passent, se contentant de prévoir pour les jours à venir, de divertir et amuser sans sécuriser, d'accéder au mille et un caprice de son fils avec le sourire, sûr du bien-fondé de sa démarche, sûr d'offrir à son fils la jeunesse heureuse que lui n'a pas eue. et ça, tout en ignorant les promesses de guerre qui se profilaient à l'horizon. Trop confiant, trop aveugle, il n'entendait pas le bruit des lames qui s'entrechoquent, le bruit de la chair qui cède sous le métal, les cris guerriers et rageurs, les cris de désespoir et de haine, il ne voyait pas ce paysage teinté de sang et de flammes qui s'approchait pourtant plus que dangereusement de la grande cité.

    Ainsi, comme son père, Zvezdan connut les banquets, les fêtes, la compagnie des décadents et des gens du spectacle, le faste de cette Carthage sans limite. Capricieux mais souriant, exigeant mais de bon Cœur, il était d'une bonne humeur communicative qui parvenait même à occulter son côté enfant pourri gâté. C'est là la vie qu'il a connu jusqu'ici, celle de jeune noble insouciant qui vit sa vie au jour le jour, sans se préoccuper des choses du monde. Pire encore que de connaître ça, il ne connut QUE ça. Ça et son éducation, à cheval entre les modèles Vandale et Byzantin, avec un père qui vante les mérites militaires de son peuple sans jamais inculquer les valeurs et la rigueur qui lui sont propres à son fils. Malgré ça, le jeune homme était fort fier de son peuple, et s'il était largement influencé par la culture Byzantine du fait de sa proximité avec l'Empire, il restait - comme son père - extrêmement fier de ses racines. Mais si fierté il y avait, cet héritage guerrier caractéristique des Vandales, lui, ne semblait pas lui avoir été accordé. Fatalement, lorsqu'à l'aube de son huitième anniversaire, les troupes de Justinien se présentèrent aux portes de la ville, il fut de ceux qui se contentèrent de subir. Pas qu'il eut pu faire beaucoup plus à cet âge-ci, certes, mais le reste n'a pas aidé. C'est en ces temps que tout bascula, pour lui comme pour des milliers d'autres personnes. Plamen quant à lui, sûr que ses restes guerriers ne lui feraient pas faux bond sur le champ de bataille, enfila son armure de jeunesse pour se jeter dans la bataille avec d'autre de ces vieilles gloires éteintes auprès desquels il a combattu il y a des années de ça, ce malgré les avertissements de son entourage. Il était décidé, et peu importe les conseils de siens, il irait défendre sa ville. Un dernier entretien avec son fils, qu'il savait peut-être le dernier. Comme nombre de ses compatriotes, Plamen s'était rendu compte à quel point ce trop long repos du guerrier leur avait fait défaut. Trop longtemps, le peuple combattant s'était endormi. Trop longtemps, les nomades s'étaient sédentarisés. Trop longtemps, le confort et le luxe ont remplacé ces nuits dures et dangereuses. Ces sièges mous et moelleux ont fini par ramollir trop de ces hommes d'armes, et maintenant que les lances Byzantines viennent se présenter devant eux, ils se retrouvent trop patauds pour se dépêtrer de ces sièges. Trop long fut le repos, et trop tardive la prise de conscience. Un guerrier déchu, doublé d'un père honteux, telle était l'image que Plamen eu de lui avant de partir sur le front.

    Pour derniers mots à son fils, des engagements, des promesses de victoire ou sinon de mort glorieuse s'il devait tomber sur le champ de bataille. Des consignes, celles d'apprendre à manier l'épée et à monter le camp, d'apprendre à vivre autre part que dans une luxueuse demeure. Des prédictions, celles comme quoi si cette bataille devait être perdue, la vie du jeune Zvezdan allait changer, très rapidement. Toutes ces mises en garde et paroles articulées en un discours à la fois confus et puissant, clamées avec la voix d'un père, un père qui se savait en train de jouer le dernier chapitre ici, le dernier de son existence comme le dernier de la Carthage Vandale. Quelques larmes déposées sur l'épaule de son fils lors d'une ultime accolade, suivies d'un "pardonne-moi" que Zvezdan ne comprendra certainement jamais. De suite après, le père enfila son casque et s'en alla épée et bouclier en mains vers le reste des troupes, pour la dernière fois.

    Restait le fils et la mère, qui comme tous les autres les non-combattants vandales, ne pouvaient que prier pour la vie de leurs proches et le succès de leur armée - là où les prières des Carthaginois Berbères et Byzantins pouvaient différer -. Appréhension, terreur, doute, incertitude, et pour le fils, incompréhension. En quelques semaines, tout avait basculé, et l'habituellement insouciant et décomplexé Plamen avait adopté cette mine plus sombre, ce discours plus sérieux. Confronté à une image de son père qu'il n'avait jamais eue avant, confronté à l'expérience de la guerre, non pas en tant que soldat mais en tant que victime. Les soldats, il les regardera de loin marcher vers Ad Decimum, armés et décidés à défendre la cité des troupes de Bélisaire. Des semaines comme ça, à attendre entre les murs de Carthage, à se demander quelle armée marchera en ville à la fin de la bataille, à se demander si parmi les hommes qui marcherons, il y aura son père. Peu à peu, se rendre compte que cette accolade, c'était peut-être le dernier contact avec son père. Et commencer à craindre, en silence.

    ***

    Quelques jours, et les portes qui s'ouvrent, non pas pour accueillir les valeureux défenseurs du peuple Vandale mais bel et bien les troupes Byzantines, alors victorieuses. Se posèrent alors mille questions dans l'esprit du jeune Zvezdan. Que va-t'il en être des Vandales ? L'armée a-t-elle été intégralement décimée ? Qu'en est-t'il de son père ? Peu à peu, des réponses qui se forment avec le temps, en même temps qu'au fil des jours, les troupes byzantines s'installent. En ce qui concerne les Vandales de Carthage, ils auront le choix entre la déportation vers l'orient, la réduction en esclavage, ou l'intégration de force aux armées Byzantines. En ce qui concerne les forces Vandales, le roi Gélimer ainsi qu'une partie de son armée se serait retiré en Numidie, parmi quelques alliés Berbères. En ce qui concerne Plamen... La nouvelle passa par l'un des amis du paternel, lui aussi sur le champ de bataille lors des échauffourées - il était de ceux que Gélimer avait fait discrètement entrer dans la cité depuis l'extérieur afin de négocier avec les Huns au service de Bélisaire. Selon son discours, c'est comme réinvesti par toute la fougue de sa jeunesse que le vieux Plamen mena combat, et c'est avec le même panache qu'il rendit son dernier souffle, accompagné de celui des nombreux soldats ennemis qu'il entraîna dans sa chute. Son épée rouge du sang Romain n'aura pas quitté ses mains une seconde, même lorsqu'il tomba. "Une mort glorieuse", que disait le colporteur de mauvaise nouvelle. Mais glorieuse ou pas, une mort reste une mort. Glorieuse ou pas, un fils venait tout de même de perdre son père. Et pour la première fois depuis longtemps, le jeune noble laissa ses larmes couler, sans se cacher, sans honte, sans retenir son cri de rage, sans se soucier des regards qui se tournent vers lui. Rage, tristesse, rancœur, regrets. Trop d'émotions qui se filent et se succèdent, trop de pression pour un si fragile petit être. Hélas, ce n'était pourtant que le début. Quelques mois à attendre les nouvelles, à attendre de savoir si la défaite Vandale était complète et définitive ou si ce qui restait de l'armée de Gélimer allait réussir l'impossible. Des renforts reçus et des préparatifs montés, côté Byzantin comme côté Vandale, et l'arrivée au contact, initiée par les troupes de Bélisaire. Les Byzantins finirons par s'occuper des dernières poches de résistance, par récupérer le butin Vandale ainsi que la soumission de Gélimer. Sa tête coupée, le Royaume Vandale ne tarderait pas à suivre pour s'écrouler face à l'Empire.

    C'était là l'épisode qui marquait la fin d'une vie pour Zvezdan. Et le début d'une autre. Plusieurs voies s'offraient à lui une fois le conflit terminé, et il n'était aucunement maître de son choix en ce qui concerne de décider laquelle suivre. La candeur innocente qu'on lui connaissait s'était peu à peu transformée en une arrogance défiante à l'égard des troupes Byzantines en ville. Son tempérament capricieux prit des proportions improbables, et là encore, les mêmes en payaient les frais. Plusieurs fois, il franchit la ligne, par le biais d'un mot ou d'un geste de trop, et plusieurs fois, il en paya les conséquences. Des hommes en armure qui, perdant patience, finissent par frapper dans ce petit homme criard pour le soumettre, sans jamais franchir la ligne afin de respecter les consignes de Bélisaire quant au bon traitement des civils au sein de la cité. Sa mère, soucieuse de son confort et de celui de son enfant, chercha à bien se faire voir des occupants afin de - comme certaines de ses sœurs - se voir promise à un officier Byzantin. Et si sa beauté comme sa nature docile étaient de ces choses à attirer, le bambin turbulent et féroce à ses côté faisait lui office de grand contrecoup dissuasif. Finalement, trop de défiance à de trop nombreuses occasions à trop forte dose a fini par lui valoir un traitement particulier sur proposition d'un officier retors : L'enrôler de force dans l'armée byzantine comme nombre de ses compatriotes adultes, non pas en tant que soldat étant donné son jeune âge mais plus en tant que petite main au service de ces soldats qu'il déteste tant, en tant qu'esclave domestique. Adoptée, la proposition séparera la mère du fils dans des éclats de larmes et de sang - la gorge d'un Byzantin s'en sera retrouvée mordue par le gosse tant celui-ci était déterminé à ne pas laisser sa liberté lui filer entre les doigts, elle et sa mère par la même occasion. Mais bien évidement, aussi forte soit-elle, cette détermination ne pouvait que peu face à une poignée d'hommes armés ayant pour ordre de le maintenir au sol. C'est comme ça que Zvezdan vécut la guerre dans ses jeunes années. En tant que victime. Il y a ceux qui meurent sur le champ de bataille, et il y a ceux qui payent le prix de l'issue de la guerre tout de suite après. Parfois, c'en et à se demander quel sort est le plus cruel.

    ***

    C'est à la suite de tout ça qu'il se retrouva chargé dans un de ces grands bateaux, cap sur l'Arménie. Une cale humide et inconfortable, tassé avec des dizaines de ses compatriotes. En d'autres circonstances, le jeune noble aurait passé le trajet à se plaindre de ces conditions indignes de son rang, réclamer de la nourriture, à demander sa mère... mais il n'en était plus là. Cette arrogance, ces caprices, ce ton hautain et condescendant qu'il aimait prendre du temps de son ancienne vie, il sait qu'il n'y aura plus droit. Et que la seule façon d'y ré-accéder, c'est en faisant comme ses ancêtres ont fait pour s'approprier Carthage : Par les armes. C'est à peu prés en même temps que les prémisses de la mutinerie qu'est née cette volonté de s'engager sur la voie de la guerre. Suffit d'être celui qui subit, d'être du camp de ceux qui plient genoux. Fini de vivre dans un confort précaire et affaiblissant. Comme son père le lui aura conseillé, il apprendra à utiliser une épée, à monter le camp, à vivre en dehors d'une villa. Et ça, ça commencera par briser ces chaînes que l'Empire tente de placer à son cou. Lorsque la tension commença à monter dans le bâteau, Zvezdan était prêt, alerte. Il ne serait pas le premier à agir, mais il s'assurerait d'agir tout de suite après l'instigateur des hostilités.

    Et le Chaos s'engouffra dans la cale.

    Des ordres braillés dans la mêlée, le fracas des armes, le cri des combattants, d'un côté celui autoritaire des gardes, de l'autre celui empli de rage, de détermination et de volonté des Vandales. Et pour faire écho à ces hurlements, le bruit du sang qui vient se répandre sur les murs du navire, du liquide carmin qui coule entre les planches pour s'infiltrer à l'étage inférieur, le son sec des corps qui tombent d'un seul mouvement, et les corps, eux, comme un nouveau sol au dessus du bois de la cale tant ils sont nombreux dans un si petit espace. Et au milieu de tout ça, Zvezdan. Lorsqu'il se jeta sur son premier garde, ce fut les yeux teintés de peur, de rage et d'horreur. Mais aussi et surtout, de détermination. D'une détermination à occulter la peur, à canaliser la rage, à oublier l'horreur. Un garde déjà en combat avec un frère Vandale, qui voit sa gorge soudainement saisie par une mâchoire puissante. Accroché au dos de sa cible, ses longues dents fichées dans la carotide, Zvezdan ne lâchait pas prise, enchaînait les coups de mâchoire dans cette chaîr si fragile lorsque nue. Il continuait jusqu'à ce qu'un autre garde vienne lui asséner un puissant coup de pied.

    Projeté contre un mur, la tête qui tape sur le bois. une petite période de semi-inconscience, les sens embués, la vision flouée, l'oreille bourdonnante, complètement désorienté, le jeune homme tentait de se ressaisir dans cette boucherie. Le premier bruit que son ouïe distingue une fois rétabli : Les consignes de navigation braillées d'un autre bout du navire. Première odeur : Le sang, partout, omniprésent. Première image : Ses frères qui s'affairent à diriger le navire. Premier contact : Lui, sur une couche, un bandage fait à la va-vite sur le crâne. Mal de tête carabiné, difficile remise sur pieds, mais voilà qu'à peine debout, on lui hurle d'aider à manœuvrer le navire. Un moment d'hésitation, une mine perdue, puis bien vite, commencer à s'exécuter. Il était loin de l'autonomie et de la débrouillardise qu'il sait nécessaire à la vie vers laquelle il semble se diriger, et plus tôt il prendra le pli, mieux ce sera.

    Ainsi, direction la Terre la plus proche, Navires byzantins au cul et promesses d'exécution s'ils étaient rattrapés en supplément.. Le tout avec la peur au ventre, la peur et rien que la peur tant il manquait de provisions. C'est pourquoi la peur a vite muée en instinct de survie, instinct de survie bon à faire oublier tout principes moraux, à éveiller de ce sang barbare qui sommeille en chacun des hommes de cette petite cinquantaine de vandales libres. Même chez Zvezdan, pourtant si jeune et innocent.

    ***

    Jeune et innocent, mais pourtant là, au milieu de la mêlée, sur les Terres de l'Empire, à piller, à voler, longue dague en main. On lui aura donné une arme et quelques pièces de métal solides à porter malgré son jeune âge, car lorsqu'il est question de survie, toutes les paires de bras comptent, aussi inexpérimentées et faibles puissent-elle être. Mais plus que d'expérience et de force, il lui manquait aussi et surtout la volonté du tuer. C'était sa seconde attaque ici, et si à la première il n'avait pas fait d'histoires vu la faim qui lui tiraillait le ventre, ici, c'était différent. Certains parmi les siens n'hésitaient pas. D'autres semblaient peser le pour et le contre, puis finalement agir. Lui, non. Il était entré dans une maison, seul, et en face de lui, une mère et son enfant, tandis que le père descendait les escaliers, épée rouillée en mains. Tremblant sous sa légère armure, en sueur, Zvezdan ne savait quoi faire, et restait là au pas de la porte,la mine déconfite. Le père de famille en face lui hélas ne semblait pas habité des mêmes réticences , et ce malgré que l'homme en face soit un enfant. il était avant toute chose un homme protégeant sa famille, après tout. C'est là pourquoi c'est sans hésitation qu'il se jeta sur le Vandale, dans un geste dénué de toute technique. Épée levée au dessus de la tête, cri rageur, tandis que Zvezdan recule au rythme de l'avancée de l'homme, finalement, il trébuche en arrière, son agresseur perd pied dans le mouvement, et tombe à son tour, venant s'empaler tout droit vers la dague du gamin.

    Un accident comme il en arrive des milliers. Et c'est bien là les morts les plus terribles, bien plus que celles que s'offrent des soldats qui s’entre tuent sur le champ de bataille, celles de ces hommes qui consentent à donner leur vie dans ces guerres sans fin. Les plus terribles morts sont celles de ceux qui subissent la guerre plus qu'ils n'y participent, et ça, Zvezdan ne le savait que trop bien. C'était là sa pensée, alors que petit à petit, le sang chaud de sa victime se répandait sur son torse. Pas le courage de se lever, de mettre le corps sur le côté, et de continuer. Pas le courage de regarder le visage du mort, yeux révulsés, sans à la bouche. En levant la tête, il pouvait voir le fils approcher, larmes aux yeux, trombine déformée par la colère, couteau de cuisine en mains. Voilà, là. Une mort convenable. De la main d'un qui aurait pu être moi, de la façon dont j'aurais tué le meurtrier de mon père si j'avais pu être là . Trop de pression, pas assez de force de caractère, un vécu trop longtemps placé sous le signe de la facilité et de l'oisiveté, et même si la guerre s'est invitée depuis maintenant plusieurs années dans la vie de Zvezdan, il a toujours autant de mal à s'y habituer. Trop radical, trop soudain, trop marqué. Cette Guerre a déboulée aux portes de Carthage et n'a depuis jamais plus quittée le fils de Plamen. Et c'en était assez. Là maintenant, sur l'instant, le fils de Plamen voulait en finir, oubliant ses désirs de vengeance et son envie de vivre. Mais le Destin ne voulait pas que les choses se passent ainsi. Un Vandale, Un coup de poing, et le gosse vengeur qui approchait tombe au sol en une giclée de sang. Sans même faire attention à Zvezdan, le barbare enjambait le cadavre du père, s'emparant déjà de la femme et déchirant ses vêtements. La suite, le futur Cardinal y assista sans même y porter attention. Il restait là, couvert de sang, le corps refroidissant sur lui, tandis que gémissements et lamentations se faisaient entendre quelques mètres plus loin.

    ***

    C'était entre autre ce gosse trop frêle et trop peu impitoyable que la troupe devait former. Peu de ces Vandales n'avaient pas de formation militaire, mais Zvezdan et d'autres, de par leur âge ou pour d'autres raisons, étaient de ceux qui ne savaient pas manier une lame. Ainsi, les années qui suivirent furent consacrées à changer cela. Cela, et aussi la question de la survie lorsque l'on vit en nomade. Telle était la volonté du père, sa dernière volonté. Il le devait au moins pour son père, et aussi pour lui-même, pour sa survie. C'est pour cela qu'au fil du temps, ses muscles, bien que toujours aussi fins, se firent plus puissants. Ses mains, bien que toujours aussi petites et délicates, commencèrent à arborer quelques entailles propres à ceux qui vivent du combat. Sa lame, bien que toujours aussi prompt à rester dans son fourreau, est aujourd'hui plus assurée, maniée avec plus d'aisance. Au fil du temps, son aversion pour les pillages qu'ils menaient se transforma en une marche résignée vers les villages. Sa peur de tuer elle était devenue une volonté de limiter le sang sur ses mains sans pourtant rechigner à s'occuper de la basse besogne lorsque'aucune alternatives n'étaient envisageables. Avec les années, la troupe Vandale s'est agrandie, les têtes ont changé, les gradés avec. Certains de ceux qu'il a connu à peine adulte du temps de la révolte du bateau dirigent aujourd'hui des centaines d'hommes. Mais lui, du fait de sa propension à limiter les violences ne pouvait prétendre à tel poste. Bien qu'il soit devenu un guerrier digne des plus grands éloges, "un pacifiste" n'a pas à diriger cette bande de barbares. à vrai dire, il doit de sa survie en sein du groupe au respect dû à la mémoire de son père. la vieille gloire de Plamen pour lui accorder un peu de crédit, il aurait certainement été exclu de la troupe pour son laxisme.Malgré ça, il considérait cette troupe comme une famille, puisque c'était là la seule chose qui pouvait y faire substitution étant donné les circonstances.

    Mais encore une fois, il allait devoir partir loin de sa famille. aujourd'hui Adulte, combattant accompli et homme autonome, l'ancien noble pouvait se débrouiller seul, et il entendait bien le faire. Coupant les ponts avec le groupe Vandale - qu'il tenait en haute estime malgré tout, ne serait-ce que pour leur aide -, il continua le chemin en solitaire, à vagabonder là où les vents le mèneront. Désireux de s'éloigner de la guerre et de ses horreurs, de ne plus être ni victime ni auteur, telle était la motivation de ce départ. Dans le meilleur des mondes, il aimerait pouvoir dire partir à la recherche de sa mère, mais seul au milieu de l'empire avec aucune pistes... Non, l'idée, si elle lui était passée par la tête, en était sortie aussi rapidement. Ne restait que son désir de vengeance : A la veille de Carthage, grand et brûlant, aujourd'hui réduit à une simple étincelle qui parfois s'anime, au rythme de ses souvenirs. Lorsqu'il repensait à l'horreur, à sa mère, à son père, à tout ce qu'il a dû surmonter au nom de ces conflits incessants. Une haine envers l'armée byzantine, envers ces hommes qui lorsqu'ils bougent leurs pions condamnent les vies de milliers de gens par la même occasion. une haine suivie d'un triste constat : Ce sont eux, ce sont ces gens qui ont le pouvoir qui peuvent imposer leur vision au monde. De là, pour le changer à son tour, il fallait se hisser à leur niveau, mettre ses propres pions sur l'échiquier, et vaincre. Jouer le jeu pour le détruire de l'intérieur. Il pensait à ça plus sur le ton de l'utopie qu'autre chose, et savoir ça ne le rendait que plus amer encore. Son nom jadis important, ce nom qui imposait le respect chez le peuple Vandale, il ne vaut plus rien. Les Nebojša ne sont plus, ils n'existent plus, si ce n'est à travers une femme sans doute devenue esclave après Carthage et un jeune guerrier vagabond sans but et sans direction à suivre.

    ***

    Sans direction si ce n'est celle imposée par le vent, comme il se l'était promis au début de son voyage. Voilà quelques autres années de plus qu'il arpente l'Empire en solitaire, cherchant de quoi vivre là où il le trouve. En lieu et place du pillage, la chasse. De quoi se nourrir, et s'il en reste, de quoi revendre. Ci et là, quelques boulots de mercenaire pour qui a besoin d'une épée à son service. Quelques autres fois, la réquisition à durée indéterminée de la bourse des mieux lotis, lorsqu'il s'en sentait capable. Et avec ce train de vie, le regain de cette arrogance passée, d'un peu de cette joie de vivre qu'était celle de son enfance. S'il n'avait plus son nom en guise de bouclier pour lui permettre d'afficher cet air goguenard et ce ton hautain, il avait à la place les capacités martiales au cas où ses mots devaient faire se dégainer certaines armes. Se contentant le plus souvent de ridiculiser ses adversaires en leur laissant la vie sauve pour disparaître et continuer son chemin, il finissait même par se faire une petite réputation. Au final, seules les troupes de l'Empire parvenaient à rouvrir cette cicatrice jamais vraiment refermée, et à faire monter cette colère qu'il garde pourtant si bien enfouie. Parfois, lors de ses rares échauffourées avec ceux-là, lorsque c'est le cœur et ses pulsions qui parlait, il lui arrivait de luire d'une aura qu'il ne remarquait pas. Son naturel enjoué et plaisantin à peine retrouvé qu'il disparaissait totalement lors de ce genre d'affrontement, ne laissant place qu'à une boule de rage acculée par les visions de son passé. L'armure Byzantine avait ce don de réveiller ces pulsions en lui, ça car il l'associait à tous ses malheurs. Sa ville, son père et sa mère, ce sont des hommes avec cette armure qui l'ont prise. Lorsqu'ils pillaient les villages, ce sont des hommes habillées de ces armures qui intervenaient. Lors de ses vols, c'est eux qui s'amusaient à lui courir après. Partout où il allait, le soldat byzantin était là, il le suivait, il le hantait, il le malmenait. Jusqu'ici, il avait combattu cette armée pour garder la vie sauve. Mais plus ça allait, et plus il ressentait l'appel de la vengeance, moins il respectait cette philosophie de vie qu'il s'était imposé : ne sortir l'arme qu'en dernier recours, ne tuer que si nécessaire. Lentement mais sûrement, l'étincelle reprenait de sa force, le feu commençait à reprendre vie.

    ***

    Et ce feu, magnifié par l'énergie latente que cachait Zvezdan en lui, ne manquait pas de faire beaucoup de fumée pour qui savait ressentir ce genre de choses. Ce "qui", c'était Goran, un vieux colosse large et bourru transpirant la sauvagerie, plus encore que le plus violent des Vandales qu'à eu l'occasion de rencontrer le Nebojša. Peau d'ébène, longue barbe noire, traits tirés par l'âge et les cicatrices de guerre. La rencontre entre les deux hommes, ce fut à la fin d'une énième altercation face aux troupes byzantines. Un vol repéré, et cette fois-ci, au lieu de fuir, il aura décidé de les attirer dans un endroit à l'écart. à partir de là, laisser exploser de cette rage, sans se retenir, sans se soucier des éventuels dommages collatéraux. Faire preuve de cette violence qu'on aurait pu attendre de lui à l'époque de la troupe de réfugiés Vandales. Cette fois-ci, il ne s'agissait pas de tuer des villageois sans défense. En face, c'était des soldats, des hommes prêts à mourir, entraînés, et aptes à combattre. Plus de réserve, plus de ce petit sourire moqueur. Juste de la haine. De la haine vieille de plus de 10 ans, de la haine gardée trop longtemps prisonnière. Ne plus se contenir, lâcher la valve. C'est peut-être injuste, c'est peut-être mal, mais le fait est que cette poignée de gardes de ville vont payer pour les fautes de leurs collègues. Leur seule erreur : être - par le port de cette armure, par leur allégeance - la représentation même de l'objet de la haine du Carthaginois.

    Un combat, si l'on peut appeler ça un combat. Le sol comme le mur, auparavant pavé de dalles grises, désormais repeint du rouge caractéristique. Les visages figés en une expression de peur et de douleur, les corps froids, désarticulés. Et le silence. Des traces de pas rouges qui remontent jusqu'à un ruelle étroite. Il était là, tout au fond, tête dans les bras, coude sur les genoux, couvert de son sang comme de celui des soldats sans vie plus loin. Et toujours le silence. Jusqu'à ce qu'une série de lourds applaudissements vienne le rompre, suivie d'un rire gras et sans honte. Une ombre qui qui se projette du bout de la ruelle vers l'ancien noble, qui relève alors les yeux. Devant lui, l'homme cité plus haut : Goran. Toujours en train d'applaudir. S'étouffant brièvement dans son rire, il tousse; se tape un peu sur le torse, puis reprend de sa contenance, pour ensuite clamer ces mots de sa voix puissante et gutturale :

    Alors c'était toi, hein ? Rhhhhhhm... Je m'attendais pas à un tel gringalet.... Mais soit, nabot ou pas, j'ai vu ce que tu as fait plus tôt, et ça fera amplement l'affaire. Ton nom, gamin ?

    Sans trop savoir pourquoi, le Vandale se sentait obligé de répondre. ça allait au delà de la simple aura intimidatrice d'un colosse à la voix puissante, c'était comme s'il y avait autre chose... Il sentait quelque chose en cet homme. quelque chose de semblable à ce qu'il ressent lorsqu'il relâche la bride en combat. Comme s'ils avaient quelque chose en commun.

    ... Zvezdan.
    Dis moi, Zvezdan, que dirais-tu de donner un sens à ta vie ? J'ai quelque chose à te proposer. Quelque chose d'autre que le vagabondage et les crises nerf face à la garde. J'ai une cause à défendre et la puissance qu'il faut pour à te proposer. Tu as le potentiel, c'est évident. Maintenant, j'demande devoir si tu vas réussir à l'exploiter... Mais je m'égare. Alors la crevette, tu me suis ou tu restes accroupi dans ta marre de sang ?

    Encore une fois, "sans trop savoir pourquoi". cette sensation, ce pressentiment. Et pour appuyer ça, un fait simple : Oui, Zvezdan commence en effet à accuser le coup en ce qui concerne son train de vie. Plaisant, sans attaches et sans obligation, mais sans cause à défendre, sans passion, sans objectif. Sans rêve - ou en tout cas aucun qu'il ne se permet pour le moment de fantasmer -. Il n'est pas des marcheurs qui rêvent d'aventure, il est de ceux qui marchent pour marcher. Et il a fait son temps en tant que tel. Il est temps qu'il marche au gré d'autre chose que le vent, qu'il marche droit vers ce qu'il veut. Et ça, seul Goran peut le lui permettre. C'était en tout cas une impression. Jouer autant sur une impression, un instinct, un petit murmure de l'esprit, c'est risqué. C'est même inconsidéré. Ce fut pourtant sa décision. Et il ne la regretta pas.

    ***

    Il accepta donc de suivre Goran. Dès que leur marche commença, le géant demanda son histoire au Vandale. Écoutant attentivement, sans sembler plus affecté que ça pour autant, le colosse semblait comme noter, comme chercher à faire un lien. Puis lorsque Zvezdan eu fini, il pris parole à son tour. Et expliqua les choses de "l'autre monde" à son désormais disciple. Arès, les Berserkers, les Cuirasses. Les autres Dieux, les Saints, le Cosmos. Toutes ces choses qui composent ce monde, dont le Nebojša n'aura entendu parler que rapidement avant ça. En sa qualité de Cardinal de la guerre -Concept qu'il a également expliqué -, il en savait plus qu'assez sur ces choses-ci. Et donc, cette sensation qu'avait parfois Zvezdan et cette force surhumaine qu'il avait lors de certains combats, c'était le Cosmos. Et le sien était particulièrement puissant selon Goran. Maintenant, il fallait le maîtriser, l'affiner, le faire grandir. Apprendre à s'en servir.

    C'est comme ça qu'a commencé leurs périple jusqu'au Dédale, plusieurs années de route avec plusieurs détour au gré des envies et des missions de Goran, un entrainement permanent, autant sur le plan physique que spirituel. Goran était de ces professeurs que l'on écoute sans poser de question pas si elle n'est pas primordiale du moins. Dur et autoritaire, impitoyable et parfois même injuste, il restait un excellent professeur. Grâce à lui, on apprend la vie. Dans le souffrance certes, mais on apprend la vie. Zvezdan aimait à penser que c'est sûrement le genre d'éducation à laquelle il aurait eu droit si son père ne s'était pas encroûté dans le luxe et la décadence. Et s'il avait bien rattrapé son retard épée en main auprès de la troupe Vandale, sa maîtrise du Cosmos laissait à désirer. Trop discret le plus clair du temps, cette énergie ne faisait surface que lors de ses coups de colère, comme souvent avec les débutants. Avec l'entrainement, il arriva petit à petit à l'invoquer sur commande, et à la manipuler. En ça, son éveil au Cosmos et sa progression dans maîtrise s'est faite de manière assez commune.

    Cela dit, Il ne saisissait pas trop le pourquoi du comment de "pourquoi lui". Eeeenfin, on lui donnait l'occasion d'acquérir une puissance que peu sont capables d'atteindre, de dépasser les limites normalement imposées à l'Homme. Et très franchement, il y a une part d'appât du gain dans la démarche du Vandale. Il n'a pas exactement accepté de suivre ce parfait inconnu à l'air menaçant sur une simple intuition. La promesse d'une puissance sans limite a jouée aussi. Cette puissance, elle pourrait rendre des projets jusqu'ici à peine esquissés possibles. Comme par exemple une vengeance plus concrète sur l'Empire. Secrètement, une part de lui aime à lui sussurer qu'il aurait même une chance de retrouver sa mère en s'y prenant bien. Et ça aussi, ça jouait. plus de 10 ans était passé depuis la dernière fois qu'il l'a vu, et il n'a que peu d'espoir de la revoir, peu espoir de vouloir voir sa réaction quant à ce qu'est devenu son fils. peu d'espoir, mais juste assez pour peser dans la balance. Puis, il y avait son père. Il s'était mis en tête de racheter son nom, de refaire de Nebojša un nom face auquel on montre crainte, respect et déférence. Tout ça, bien plus qu'une quelconque allégeance au Dieu de la Guerre, étaient ses motivations. La Guerre, il la déteste. C'est une part de lui oui, mais il la déteste. Il ne peut l'effacer de la surface du monde, donc il compose avec. Plutôt que de lutter contre la machine, aller dans son sens, que le processus soit moins douloureux, voire, qu'il soit profitable. C'était bien l'idée.

    ***

    545, alors que maître et disciples continuent le périple, que les progrès de l'élève ne cessent d’impressionner le professeur, Goran est appelé en Italie. Un conflit couve à l'horizon, et il n'en faudra pas trop du Cardinal de la Guerre pour remporter la victoire. Selon lui, "T'as atteint le 7eme sens, et c'est bien là le principal, et surtout le plus impressionnant. Ce n'aurait pas été le cas je t'aurais peut-être amené avec moi le temps que ça vienne, mais ça n'est pas nécessaire, maintenant". Laissant Zvezdan continuer le chemin vers le Dédale seul, le vieux guerrier lui prit la direction de Rome - Tout comme la troupe Vandale que Zvezdan fréquentait jadis, bien qu'il n'en savait rien -, lâchant un "Ils décideront de la Cuirasse à te refiler une fois sur place, de ce que j'ai vu, tu en mérites amplement une. Puis qui sait, avec un peu de chance je vais casser ma pipe là-bas et tu vas pouvoir me piquer la mienne, Mrahahaha ! ". Autant c'était dit sur le ton de la plaisanterie, autant le Vandale ne pouvait s'empêcher de revoir son père partir sur le champ de bataille pour ne plus jamais en revenir lorsqu'il regardait Goran s'effacer à l'horizon. de son point de vue, c'était presque plus dur que l'annonce du décès, cette période d'incertitude où l'on ne sait si l'homme envoyé au front va un jour revenir.

    Quelques mois de trajet pour y arriver, à ce fameux dédale. Dédale de chair. Réput' de guerriers sanguinaires, dédale de chair... Ouais, je vois l'idée. L'endroit et les gens étaient fidèles à l'image qu'on se fait d'eux sur leurs noms respectifs. Le Dédale de chair est sinistre et plutôt... Organique dans son composition, tandis que les Berserkers sont pour la plupart des enfants de la Guerre incapables de résoudre leurs soucis autrement qu'avec le choc des lames et des coups de poing. Ce en quoi ils excellent cela dit.

    Même si hélas, les Saints aurons réussi à faire mentir cette réputation de parfaits guerriers lors de la bataille de Rome. Fiasco, mort présumée de quasi tous les Berserkers sur place, Pontifex inclus. Une fois de plus, retour quinze ans en arrière, le gosse de riche qui apprend la défaite des siens, et le décès de son père envoyé sur le champ de bataille. Et là encore, la rancœur d'après. Envers les Saints, envers l'Empire. Goran et Zvezdan étaient unis par une relation maître-élève où certes, l'élève était un jeune con arrogant et capricieux et le maître un véritable tortionnaire sans pitié à l'éthique plus que discutable, mais tout de même une relation où il existait un certain respect, voire une forme d'affection. Pour la faire courte, assez pour justifier des désirs de Vengeance. Car comme si ce véritable renvois vers l'enfance et ces événements ne suffisait pas, un Tribut était imposé aux Berserkers. Un peu plus, et Zvezdan s'attendait à voir des Chevaliers d'Or passer les portes du Dédale pour occuper l'endroit. L'histoire se répète, à un détail prés : Cette fois-ci, le Vandale ne va ni s'enfuir ni se cacher, il va combattre.

    Les choses auraient pu et dû être plus compliquées que ça, mais Goran se serait arrangé pour que son disciple récupère l'Armure sans qu'un affrontement face à de potentiels autres prétendants ai lieu. Sûrement la phrase la plus sage jamais sortie par un Berserker, il aurait dit "On a pas besoin de s’entre-tuer lorsque l'ennemi est si puissant, chaque homme compte, j'veux pas de ce genre de conneries étant donné le climat du moment". Ainsi, avec Goran pour se porter garant de lui à titre Posthume, Zvezdan devint Cardinal de la Guerre, Général de l'armée du Feu. Général. Ca en fait un chemin depuis le temps. Mais ce poste, cette armure, c'était deux choses qu'il allait devoir garder, et ce ne sera pas tâche facile. Contrairement à la plupart de ses désormais collègues, il n'a pas récupéré sa Cuirasse dans le sang, et il n'a aucun faits d'armes parmi les Berserkers, d'une façon, le passé se repétait : une fois encore , c'est grâce au nom d'un autre qu'il obtenait son bien. Mais il allait s'évertuer à se faire son propre nom. A devenir plus que "le Disciple de Goran", à devenir Zvezdan Nebojša, respectable et respecté Cardinal de la Guerre.

    Et ce fut ce à quoi il s'est attelé pendant 5 ans. 5 années de bons et loyaux services. Bon chef militaire, bon combattant, et - pour les rares fois où cela lui a été utile - bon diplomate. 5 années à étendre son influence, et à se préparer. Se préparer pour quand les puissants vont commencer à bouger leurs pions.

    Se préparer pour maintenant.




Et vous, qui êtes vous ?

    Age : dizuipij'
    Quelle est votre expérience des forums RP : Deux bonnes années, peut-être trois, ça dois tourner autour de ça. En tout cas pour ce que je considère comme vrai premier forum - BBS -, puisque je ne prend pas en compte les fœtus de prez bien vite avortés que j'ai tenté quelques années auparavant. °°
    Comment avez-vous connu le forum : La propagande est partout. SURTOUT SUR SKYPE, EN FAIT.





Dernière édition par Zvezdan le Jeu 19 Nov - 14:17, édité 16 fois
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 7:45
Bienvenue sur le forum, et bon courage pour ta fichette.


" We all have inner demons to fight, we call these demons, fear and hatred and anger.
If you do not conquer them then a life of one hundred years is a tragedy.
If you do, then a life of a single day can be a triumph. "
lumos maxima
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 8:27
Bienvenue et bon courage pour ta présentation ^^
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InvitéInvité
Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 8:53
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche Very Happy
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 10:05
Ouais encore un poto Berserker Very Happy

Bienvenue à toi ! J'ai hâte de voir ce que tu nous réserve collègue Smile
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 11:26
Coucou ! Bienvenue !



Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
Tu devras connaître ta place.


Dialogues : Doré = le Sage | Bleu = l'Absolu
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 14 Oct - 16:57
Bienvenue Daskalos !
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Ven 30 Oct - 21:16
Cette présentation est-elle encore d'actualité ?


'cause I am a lion born from things you cannot be.

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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Sam 31 Oct - 14:55
Elle l'est, je passe juste par mon habituel épisode "changements d'avis intempestifs". J'essaie de boucler ça au plus vite !

Edit 11/11/2015 : Ca avance toujours aussi doucement, si tout se passe bien c'est plié pour ce week-end. o/
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Mer 18 Nov - 15:30
Ou en est cette présentation ?



Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
Tu devras connaître ta place.


Dialogues : Doré = le Sage | Bleu = l'Absolu
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Jeu 19 Nov - 3:44
J'ai le plaisir de vous annoncer qu'elle est enfin TERMINÉE ! ça aura mit le temps mais c'est fait, désolé pour l'attente et bonne lectures à vous o/
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Jeu 19 Nov - 11:09
Ah ben, il en aura fallut de temps pour que cette fiche soit terminée, hein What a Face Mais bon, l'attente valait le coup j'ai envie de dire ! Personnage intéressant, j'aime beaucoup ce côté "je ne tue que si c'est vraiment nécessaire", ça rend les Berserkers un peu moins bourrin dans l'ensemble Laughing
Je te demanderai une seule petite modification : le passage du bateau, tu parles d'explosion, de poudre et de canon. Ca n'existe pas à l'époque, et si prémices il y a peut être, c'est exclusivement en Chine ^^

Voilà, j'attends la petite modification et je valide cette fiche Wink
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Jeu 19 Nov - 14:18
Bordel, je m'emmerde niveau précision historique pour tout le reste sauf pour ce passage, quel con. xD
Passage viré o/
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Message Re: Zvezdan, Cardinal de la Guerre [En cours]   Jeu 19 Nov - 14:22
Hé ouais, l'erreur arrive même aux meilleurs What a Face

Aller, parce que tu as bien fait ton travail, je te valide coupain ! 18 points et 5 en éveil, file faire ta FT et va rp !

Amuse toi bien parmi nous !
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