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 [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]

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Message [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Mer 21 Oct - 18:04
Le temps était d’une grande clémence en ce début de printemps. Les terres de Germanie, pourtant balayées par les vents, offraient un air agréable à l’aube de cette saison. Le soleil, haut dans le ciel mais pas encore à son zénith réchauffait un peu les cœurs tandis que les oiseaux, charmants messagers annonçant la fin de l’hiver, chantaient déjà dans les arbres. Du moins, ils auraient dû. Car dans cette région reculée où peu de personnes n’osaient mettre les pieds hormis les voyageurs égarés et les paysans de la zone, nulles créatures ne gazouillaient ou dansaient les louanges du printemps. A vrai dire, un silence pesant semblait même régner au point d’en était imposant, voire lourd et étouffant. Ce n’était pas là l’affaire d’une journée malchanceuse où la Nature avait décidée de se taire, mais bien une situation qui durait, encore et encore, jours après jours. La joie avait cessé de parcourir les champs en friche et d’embellir les grandes forêts d’épines, et seul la lourdeur ambiante et malsaine souillait les quelques beautés que l’on pouvait attribuer à ces terres sauvages et reculées.

Voilà quelques années maintenant que la situation durait. Si les villageois des environs tentaient de rester eux même, de sombres légendes perduraient. Des rumeurs macabres qui étaient au final bien trop vraies pour être ignorées. L’on disait qu’un monstre, un démon même pour les plus effrayés, régnait en maitre dans les montagnes, habité d’une rage peu commune et descendait dans la vallée pour annihiler sans vergogne des villages entiers. Les morts ne se comptaient plus, ils étaient brulés, simplement. Et l’aube était rouge des flammes des buchers funéraire que l’on s’empressait d’éteindre pour éviter d’attirer le mauvais œil. Mais les faits étaient là, régulièrement, les fumées des massacres s’élevaient sur quelques coins d’horizon, et l’on savait alors que la mort avait de nouveau frappé. Pourquoi ce monstre venait, pourquoi attaquait-il, quelles étaient ses raisons, personne ne le savait, mais pour ceux qui avaient survécu, les mots manquaient pour définir l’horreur de la vision. Cela commençait souvent par l’arrivée d’un jeune homme aux yeux vides et bleu, entouré d’un halo sombre qui faisait se faner sur son passage l’herbe et la verdure. Et en moins de temps qu’il n’en faut pour hurler, les premières âmes malheureuses étaient fauchées. Si survivants il y avait, la bénédiction de leur Bonne Etoile pouvait être louée, car en aucun cas ce démon semblait être pourvu de pitié. Des femmes et surtout des enfants avaient péri par sa lame, dans les hurlements infernaux de la Terreur.

Dans les sombres bosquets, quelque part dans les montagnes attendait Thivan. Attendant un quelconque signe de ses envies barbares, il s’était assit à même l’herbe jaunit qui mourrait peu à peu à ses côtés. Le regard vague, il semblait s’ennuyer, mais il n’en était rien. Il pensait, simplement, par phases étranges, où son esprit ne faisait que vadrouiller dans l’immensité de noirceur que représentaient ses souvenirs. Parfois il levait les yeux, observait les branches qui fléchissaient face au vent dans un craquement discret, puis reprenait sa méditation. Autour de lui s’amplifiait son cosmos, pâle et maladif, nauséabond même, comme un brouillard épais, peut être trop. Puis l’instant suivant, il sauta sur ses jambes, comme prit d’un mal fou. La seconde d’après, son corps bougeait seul, comme porté par le vent. Son regard, cet azur profond et insondable semblait s’être animé d’une lueur, faible mais bien présente.

L’envie était revenue. Et il avait besoin de se rassasier.

Comme un animal qui réclamait sa chasse, l’adolescent arriva rapidement aux abords d’un village, aux apparences paisibles et calmes, qui ne demandait qu’à s’épanouir dans la paix et la tranquillité. Quelle importance ces notions pouvaient-elles avoir pour Thivan ? Ils n’étaient que des proies, tous, et rien d’autres. C’est ainsi qu’on lui avait apprit, c’est ainsi qu’il avait toujours vécu. Des proies. Alors, d’un pas lent entra un garçon d’environ quinze ans. Au premier coup, les villageois ne réagirent pas. Mais quand il leva les yeux, un vague de panique prit part dans le regard du fermier qui était à quelques pas de là. L’épée sortie, son bras le long de son flanc, la vision qu’il donnait de lui était tout aussi risible que terrifiante. Un jeune garçon qui attendait là, si innocent dans son regard, si diabolique dans sa forme. Son bras qui tenait l’épée, noircit par la souillure de sa peau laissait apparaître un sang séché, tout comme le reste de ses vêtements, des loques mal rapiécées. Il allait donner le premier coup dans l’air, aurait tranché la tête de cet homme en une fraction de seconde, mais quelque chose le fit changer de voie.

Là, un insecte à l’aura de braise observait. Prêt à le piquer au vif pour se rappeler à lui.
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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Mar 24 Nov - 1:23
Sillonnant les terres du nord à la demande du Grand Pope, le Chevalier d'or du Scorpion avait la tâche de regarder de loin que les frontières soient bien gardés. Les chevaliers de bronze se faisaient rares pour cette missions et il était naturel que ce soit l'un des douze chevaliers d'or qui s'occupassent de cela. Approchant d'un village, la box sur les épaules, il était rentré dans une des maisons à l'orée du village pour se reposer. Au moins, les habitants faisaient bonne impression et la langue germanique apprise au Monastère avait un intérêt qu'il avait pas vu à l'époque. Il se reposait quand il sentit un souffle, non une brise glacée, dans l'atmosphère. Quelque chose se fit sursauté de son repos et il sortit pour voir la raison de son mauvais sentiment.

Ses deux pupilles écarlates observaient les alentours et il le vit, un enfant avec une épée sentant le sang des hommes. Fronçant les sourcils, il se demandait pourquoi il était sur ses gardes, pourquoi il ne le lâchait pas du regard. Lentement, je craquais ma nuque et étirais mes muscles car je le savais, au fond de moi que ce jeune homme était pas celui qu'il pouvait être. Son regard froid, sans émotion, cette impression que rien n'a d'existence entre ses mains... Tout cela faisait penser à une faction que le Sanctuaire surveillait de près depuis des années. Le silence avait pris sa place entre les deux protagonistes, Bélisaire fit signe à l'homme de reculer en s'approchant lentement. S'abaissant, il prit un peu de poussière terreuse entre ses doigts pour humer la force de Dame Nature. Il ne comptait pas laisser ce monstre, aussi jeune soit-il, attaquer cette terre paisible et tranquille des affres de la guerre. Les Germains, les Goths, les ... Enfin les Barbares avaient fait assez de dégats pour cela.

- Je te conseille de ne plus faire un pas jeune homme.

Et encore, il était peut-être pas plus vieux que lui à bien y regarder. Deux assassins, deux fauves oeuvrant dans la nuit et sans donner d'informations sur eux... Cela allait devenir agréable. Quelque part, au fonds de lui, un oeil doré observait la scène. Je suis absolu. C'était la seule phrase qui passait comme une étoile filante dans son esprit.



Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
Tu devras connaître ta place.


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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Lun 30 Nov - 0:48
Son bras se figea dans le temps, arrêté par sa propre conscience, son instinct, sans qu’il ne sut réellement pourquoi. Le vide de ses yeux se déplaça alors lentement, très lentement, pour se poser sur l’homme qui venait d’arriver. Un enfant, comme lui, le visage juvénile et le corps encore si petit. Mais comme lui aussi, il était animal, il était puissance, il pouvait le sentir au plus profond de son cœur. Et pour la première fois depuis bien longtemps, le bras de l’enfant retomba contre son flanc, épargnant à cet homme la triste perte de sa tête. Comme un fauve, une bête cachée sous la face humaine, il se recula de quelques pas et tendit son corps dans une posture prête à riposter à tout instant. Mais il ne tournerait pas le dos, il ne fuirait pas. Car il avait encore l’envie de sang, l’envie d’un démon qui ne pourrait se calmer tant qu’il n’aurait pas assouvit sa pulsion. Alors il continua d’observer, l’œil semblant si vide mais pourtant animé de cette infime lueur qui grandissait peu à peu. Une forme d’excitation l’étreignait, la perception d’un plaisir à assouvir, différent de la terreur qu’il aimait percevoir chez les autres, mais pourtant si semblable. Un combat qui promettait de grande chose…

Je te conseille… l’enfant pencha légèrement la tête sur le côté, telle une forme d’incompréhension. Le reste des mots fut plus clair, mais il ne comptait pas obéir. Car déjà il se fichait complètement de ce village, l’intérêt avait changé, le sang qu’il voulait était celui de l’insecte doré. Soit, il ne ferait pas encore un pas de plus… pour l’instant. Sans le quitte un instant du regard, comme un poids lourds qui s’affaissait sur le dos de son futur opposant, Thivan observait chacun de ses mouvements, analysait les gestes, prenait garde à ce qui pouvait à chaque instant arriver. Car malgré l’excitation, il ressentait aussi au fond de son cœur son instinct hurler de faire attention.

Pas un mot, pas une parole, il brisa l’attente, il brisa la distance. Un pas après l’autre, son bras se releva pour défier du fil de son épée l’homme devant lui. Drôle d’opposition qui se profilait là, un tableau qu’on avait du mal à croire. Le vent se leva, plus glacial que jamais, et alors, Thivan laissa doucement enfler son cosmos, comme preuve qu’il ne comptait pas lâcher l’affaire. La bête avait trouvé sa nouvelle proie. Non, la bête avait trouvé un semblable. Et c’était au plus fort de gagner son territoire.

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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Lun 30 Nov - 2:43
Ainsi donc, il osait me défier. Je devais dire que j'étais surpris et en instant mon armure recouvrait mon corps en sortant de sa Pandora Box. La lumière était aveuglante pour mon regard toujours en proie à ne pas quitter cet ennemi si particulier. Je m'avançais vers lui et ne quittais pas des yeux l'arme qu'il portait à ses côtés. Soudain, je me sentais mal. Cette terre nauséabonde n'était pas mon truc finalement, mais, je ne me laissais pas impressionner par ce "fantôme" qui n'aspirait à exterminer toute vie autour de lui. Son regard de défi avait quelque chose que je ne pouvais accepter. Ma pupille droite, aussi ambrée que le soleil, luisait d'un cosmos doré et menaçant. Je ne disais rien non plus mais je savais que je ne pouvais user ici de ma carte maîtresse en la présence d'un tel homme, pas le temps, pas les moyens de protéger mon corps de tout cela.

Mon oeil droit explosait soudainement en des vagues concentriques qui frappèrent mon ennemi. Il pouvait sentir devant lui que j'étais son maître et que tout mouvement physique était devenu inutile. Reculant brusquement mon pied droit en arrière, je semblais concentré une énergie rouge et malsaine à l'extrémité de mon ongle qui prit la teinture de l'écarlate. Mon doigt pointa alors mon ennemi pour propulser des sphères entropiques qui frappaient mon ennemi dans des douleurs redoutables. En quelques instants, j'étais derrière lui mais me remettais en garde, cela n'avait été que le début et alors que le vieil homme n'était pas encore parti. D'un geste de la tête, il était intimé de quitter les lieux sans plus attendre, puis, hochant la tête froidement vers le dos de mon adversaire.

"Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas. Tu devrais connaître ta place."

Mon aura était totalement négative, aucune émotion, juste cette assurance que tout cela ne pouvait terminer que d'une certaine manière. Mon aura ne cessait de croître et j'espérais que le préambule lui plairait, car ce regard déterminé, oui, je comptais bien lui faire ravaler et lui rappeler qu'un insecte restait qu'un insecte face à moi. Aucune compassion, est ce que l'absolu demande la compassion ? Non.

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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Lun 7 Déc - 0:29
Il la sent venir, cette attaque. L’instinct cri, il hurle, il gémit. Fuit fuit, sa piqure te tuera ! Mais il ne bouge pas, il ne parvient pas à le faire, car c’est là un adversaire que l’on ne fuit pas. Il ne lui tournera pas le dos et ne lui laissera pas le droit de disposer de sa vie. Même si il sait que devant lui le danger rode, l’enfant ne s’en ira pas. Son bras est armé, sa volonté est enfuit pour n’être plus qu’un pâle regard de survit. L’instinct lui dicte sa conduite, tel l’animal qui traque et qui chasse. Son regard ne fléchit pas, il continue de l’observer, il les voit, ces deux pupilles dissemblables qui le toisent, qui le font frissonner, imperceptiblement. Mais la lueur ne vacille pas, la glace de son regard ne fond pas. Il est là, prêt à porter le premier coup, il est sur le point de le faire, son bras veut frapper. La force en lui veut tuer.

Il ne peut bouger. Il le veut, mais chacun de ses mouvements sont comme bridé. Même ses yeux ne peuvent détacher de l’or brillant de l’œil droit. Comme happé, il voit l’attaque venir à lui, impuissante. Il lutte, il force, mais il ne peut que subir. Et elle vient, la douleur, par multiple endroit, comme le dard d’une aiguille qui se plante dans sa peau et y déverse son venin. L’enfant ne peut que s’écrouler, la douleur et la souffrance semblent comme le terrasser, et toujours ses mouvements sont bloqués. Le souffle de ses poumons se bloque à l’orée de sa gorge, il pourrait hurler, il le devrait, mais aucun son ne s’échapper, seulement une respiration roque qui va et qui vient au gré du poison qui coule dans ses veines. Un instant il renifle le sol, la boue envahi son champ de vision. Si il ne hurle pas de sa propre souffrance, il n’en ressent pas moins tous les effets, des piques acérés, sans cesse qui se plantent. Non, il ne peut pas abandonner, il ne laisserait pas la chose se faire. Dans un éclat d’énergie, la force de son cœur, qui brille et scintille comme des étoiles mourantes lui rende ses mouvements. Vif, le premier coup percute le flanc de son adversaire. Il touche l’or, il touche la matière, mais il sent la force se déverser dans son poing. Mais cela n’est rien. Non. Rien.

Le mal rode. Le mal ronge. Il avance, il s’élève.

Il ne donnerait pas sa chance à cet homme de le tuer. Le sang coule des plaies qu’il lui a infligé. Son sang pourri, ce sang maudit. Il crache au sol le liquide carmin qui envahi son palais, et il prépare son poing, il concentre sa force. La première vague peut arriver.

« …insecte doré…insecte doré… »

Il le répète, telle une litanie maudite. Son cosmos se propage, tel un nuage que l’on ne peut voir, mais que l’on ressent. L’air pèse, l’air s’alourdit. Il semble que la vie s’échappe de ce monde, comme un autre visage que l’on ignore. La Pestilence gangrène, le sol se pourrit. Premier mouvement, il fonce vers son adversaire, ce poing emplie de putride cosmos, prêt à percuter celui qui menace sa survie. L’insecte doré doit être écrasé. Il frappe, il pourrit, les chairs ne doivent pas survivre, la matière doit disparaître.



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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Sam 19 Déc - 14:54
Insidieusement, ce nuage nauséabond entrait dans chaque parcelle de ma peau. Je posais un genou à terre alors qu'un coup s'approchait de moi à grande vitesse, respirant lourdement, je bondissais en arrière pour éviter de perdre la tête dans cette affaire. Cette brume me paralysait lourdement, chacun de mes muscles se pliait sous la douleur de cette attaque tenace. Le temps n'effacait pas les marques qui apparaissaient les unes après les autres sur ma peau. Infâmie que voilà ! Mon humeur était toute concentrée sur cet enfant qui dansait avec la mort comme l'innocence qui venait de mourir. J'étais encore debout, mon armure m'avait en partie protéger mais je ne pourrais survivre à une technique aussi étrange pendant très longtemps. Fermant les yeux, baissant légèrement la tête, mon aura entourait mes épaules pour me permettre de repousser cette fourberie mais rien n'y faisait... Quand une nouvelle estocade s'approcha, je reculais en gardant mes paupières baissées.

Soudain, mon casque volait dans les airs. Ce gosse était parvenu à me toucher de si près ? Mon assurance n'était pas remise en cause mais cela excitait l'assassin qui était en moi. Je n'aimais pas tuer gratuitement mais la survie de ce village était entre mes mains pour les heures à venir. Brusquement, toute mon aura se condensa sur on index pour former une orbe écarlate, je l'envoyais sur lui à une vitesse remarquable. Antarès n'avait pas été porté pour le coup de grâce, c'était trop tôt, non, là, je poussais le poison dans son corps pour faire exploser son sang. A chaque attaque, il perdrait encore plus de vie et il se viderait lentement de ses forces. C'était ironique mais je savais que j'avais une grande chance que cet Eveillé ne portasse pas d'armure sacrée. Qui est-il ? Cette question me dévorait dans mes pensées, une insomnie longue venait de commencer et je le craignais au fonds de moi. Pourquoi ? Je n'en savais rien. Mais je devais le vaincre pour le bien du village.

- Ton sang va couler de plus en plus. Lâche l'affaire ! Je ne veux pas te tuer, enfin pas encore ! Je suis absolu et je ne comprends pas pourquoi un homme comme toi a décidé de faire cela, une telle folie destructrice pour un simple village...

Oh je savais bien qu'il n'avait rien fait ! Mais son regard était tellement éloquent que toute personne aurait compris où il prenait son plaisir. Enfin plaisir. Il semblait même être indifférent à cette simple expectative... Il était comme un fantôme à qui on avait arraché toute Humanité, toute volonté d'oeuvrer pour la construction d'un monde meilleur. Mon instinct me trompait rarement et je me demandais dans quel état j'allais finir... je portais mon armure depuis peu de temps, est ce que j'allais y arrivé ? Aucune réponse pour l'instant.


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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Dim 20 Déc - 15:44
Il l’a touché. Le casque vole, le corps de l’ennemi s’éloigne, comme brulé par l’ardeur sauvage et animal qui se dégage de l’enfant. Il retombe alors sur ses deux jambes après avoir porté son attaque, l’observe tel un fauve, appréciateur des blessures qui se dessinent peu à peu sur la peau de l’ennemi. Le brouillard épais et poisseux se dissipe, mais reste le cosmos nauséabond et putride du jeune garçon. Il l’entour comme un halo de lumière sombre, un voile de maladie qui ne semblent pourtant pas l’affecter. Il se sent bien là dedans, plus fort, il semble que son sang coule moins le long de ses plaies. Oh mais comme il s’en contrefiche, ce n’est pas le sien qui l’importe mais celui de son adversaire. Mais voilà qu’il fait preuve de bien d’orgueil et de vanité, un ou deux coups portés et voilà qu’il perd un peu de son attention. L’orbe écarlate éclate dans la main du guerrier doré. La vitesse et la force sont telles qu’il ne parvient même pas à les voir arriver.

Cette douleur. Insondable et inconnue. Thivan se sent tomber, pour la première fois un grognement et un gémissement étouffé sortent de ses lèvres. Genoux à terre, encore, il accuse le coup… son sang semble bouillonner, le poison le parcours, impossible à supporter. Il tremble il a si mal qu’il ne parvient pas à se relever. Le tissu de ses habits se poisse de son sang impie, il coule à nouveau, abondamment sans vouloir s’arrêter. Pour se donner de la force, l’enfant souffle, comme un animal il tente de se reprendre, et il entend les mots, il les comprend. Un peu. Il répond, entre deux entrechocs de sa voix branlante.

« Des proies, ils ne sont que des proies. Il faut les chasser, prendre le butin… » Insensée paroles, lui même ne sait vraiment ce qu’il est censé dire. Il répète ce qu’il à connu, il répète ce dont il se souvient, le passé des pillards, les morts par milliers, la chair qui se déchire et le sang qui explose autour de lui. « Pourquoi arrêter la mort qui doit venir ? » Son visage se relève, ses yeux apparaissent clairs malgré la douleur qui s’y lit, premières émotions que l’on perçoit sur lui. Il questionne, réellement, mais veut-il une réponse ? Il n’en sait trop rien.

Il s’adapte malgré la souffrance. D’un pas vif il se relève, saisit l’épée colorée de rouge qu’il avait laissé tomber. Oh incertain, les attaques qu’il lance sont variées, il ne le laissera pas le percer à jour, et surtout pas gagner. Cette fois il comprend que l’adversaire est de taille, coriace et mortel. Tu devrais fuir. Son instinct continue de hurler, mais sa lame elle tombe, concentrée de son cosmos pour frapper l’insecte qui brille. La vague frappe violemment, il ne laisse pas le temps à l’autre de réagir, sa vitesse est certes réduite mais toujours grande. Il se retrouve derrière lui, frappant un nouveau coup l’armure dorée qui le protège. Maudite soit-elle…

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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Dim 20 Déc - 16:39
Mes sens en éveil, ma pupille droite apercevait chaque coup de mon ennemi et me permettait de les contrer assez facilement. Le jeune homme était rusé, malin et avait du sang froid mais il devait bien constater que malgré son talent... son adversaire n'en manquait pas non plus. Brutalement, une lame voyagea dans les airs pour me frapper. Mes avant bras croisés en avant, je bloquais en partie l'assaut cosmique. Du poison. Je sentis un mal de tête qui me faisait trembler, mes mouvements devenaient plus saccadés, plus imprécis. Après m'avoir perdu dans son brouillard de merde, je me retrouvais avec son poison dans les veines. Mon regard se portait vers lui en le dévisageant. Quelque chose coulait de mes lipes et ma main s'y posait par réflexe. Du sang. Je perdais de mon sang. Mon aura devenait subitement plus meurtrière, ma pupille droite concentrait beaucoup plus de cosmos qu'à l'accoutumée. Le Scorpion sortait les pinces et son dard.

- Une proie. Tu es la mienne maintenant...

A la vitesse de la lumière, il ne pouvait voir que des sphères rouges partir de mes vertèbres. Dans le silence, chaque aiguille penétrait dans la chair de mon ennemi. Il pouvait tenter de se défendre, cela ne servait plus à rien après tout. Ma pupille droite libéra alors son poison destructeur en tentant de fragiliser ses muscles et ses nerfs. Un flux continu de vagues circulaires fendaient l'air pour le paralyser. Je ne comptais pas le laisser partir. Mes pinces allaient lentement le posséder pour en faire mon repas.

- Alors, vas tu arrêter la mort qui va venir ?

Le sarcasme était visible. Je me moquais de cette faiblesse, de cette peau fragile qui se maculait lentement de sang. Chacune de mes aiguilles perforait son corps avec un plaisir certain. Je ne comptais pas le laisser partir d'une manière ou d'une autre de toute façon. Cependant, la menace me faisait toujours face et elle était de nature étrange, son étrange brume continuait de m'asphyxier sans que je puisse faire quoi que ce soit pour l'instant. Je restais sur mes gardes quand même en me disant que les choses ne seraient pas si simples.

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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Jeu 10 Mar - 18:43
La mort vient. Oui. C’est presque ironique, et l’instinct à travers lui le ressent, continue de hurler malgré l’esprit combattif qui ne veut rien entendre. C’est sa proie, son territoire, un adversaire à sa taille… peut être même supérieur, pour l’instant. Car malgré les attaques empoisonnées de son cosmos pestilentiel, l’insecte d’or ne vacille pas autant que lui. Mais le sang qui a coulé commence à peser sur l’esprit du jeune enfant sauvage. S’il en fait abstraction, il peut remarquer que sa vision est trouble par moment. Et si la douleur ne se fait que passagère, quand elle vient se rappeler à lui, il feint de l’ignorer avec toutes les peines du monde. Jamais il n’a ressenti une telle puissance traverser sa chair, c’est bien la première fois qu’un tel mal lui ronge la chair. Pas effrayé pour un sous de ce nouveau regard qui se pose sur lui, l’œil mauvais et l’aura monstrueuse qui s’impose comme un inquisiteur, Thivan attend, tenant ses flancs percé par une plaie et dont le sang ne veut pas cesser de s’écouler.

Une proie ? Il l’était devenue, de toute évidence.

De la même manière que ce scorpion était la sienne. Qui serait le vainqueur ? Cela n’importait que peu à l’enfant. Mais la douleur nouvelle qui franchit à nouveau sa chair lui fit songer qu’il avait peut-être peu de chances d’en réchapper. C’était une pensée froide mais réfléchit. Malgré l’instinct de bête sauvage et l’apparente bestialité primitive, l’enfant songeait sans la mare de sang qu’il venait à nouveau de rejoindre, tordant son corps de souffrance sans esquisser le moindre son. Sa gorge restait vide, sa voix silencieuse. Il ne hurlerait pas, il n’en était plus capable. Un pantin maladif, une proie autant qu’une bête. Peu à peu, un engourdissement apaisa son corps, une froideur pour le maintenir en laisse avant de lui donner l’assaut final. Il l’avait déjà senti quelques minutes avant, mais un instant, il laissa celui-ci l’emprisonner. Toujours à terre, il porta son regard d’un azur quasi pur sur l’homme à l’habit d’or. Si la douleur se lisait sur ses traits, il y avait aussi une forme d’innocence, d’inconscience et d’humanité envolée. Un vide, un néant de vie.

« Non. Elle viendra. Elle vient toujours. A un moment ou un autre. »


Au sarcasme qu’il n’avait pas perçu, Thivan répondit par une sincère neutralité, comme si c’était l’évidence même, comme s’il n’avait que cette certitude au fond de l’esprit. Ce qui en un sens n’était pas totalement faux. Mais s’il avait conscience d’une telle chose, il ne laisserait pas la faucheuse le prendre sans que son instinct ne combatte. S’il devait mourir aujourd’hui, peut être emporterait-il la source de son mal avec lui. L’insecte doré peut être ? Une nouvelle fois, le cosmos de l’enfant explosa avec noirceur, poisseux comme un nuage de brume, lourd et imposant. Il brisa ce qui bridait ses mouvements, puis l’assaut recommença. D’une vitesse prodigieuse, il se retrouva au contact de l’homme pour lui asséner un coup de poing. Sa chair déjà à vif frappa le métal sans vergogne, y laissa une trace de son propre sang. Puis à nouveau, il attaque de toute part, de son poing chargée d’une force sombre et Pestilentiel, qui ne manquerait pas de vite se rappeler à l’esprit de cet homme. Les précédentes marques de son assaut demeuraient toujours sur sa peau, il ne ferait que lui en rajouter.

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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Dim 13 Mar - 23:19
Le poison ambiant devenait de plus en plus violent. Je ne pouvais rester indéfiniment dans cette situation et je comptais en finir. Toussant du sang, je me nettoyais les plaies quand je constatais des tâches noires sur ma peau. Commment ... Mes yeux se levèrent dans la direction de ce gamin pour le moins dangereux et dont la psychopathie n'était plus à démontrer. Ma respiration devenait plus haletante et des migraines s'emparaient de mon esprit, était-ce dûe à cette brume qui se répandait de son cosmos ? Certainement.

Je pris position pour bondir dans sa direction. Par un jeu de baffes dans le vent, je repoussais les attaques physiques de mon ennemi. Cependant, je sentais que son étrange pouvoir reprenait de plus belle. Ma situation aurait exigé que j'utilise mon arcane secrète, mais, le jeu demandait de ne pas démontrer ses réels atouts dans la situation présente. Concentrant mon cosmos dans mon index, je propulsais des aiguilles écarlates sur le Cardinal - qui ne l'était pas encore - sans chercher la moindre once de pitié. Chaque aiguille pénétrait sa peau dans une douleur lourde pour lui, c'était comme si cet assaut gagnait encore en puissance.

Ce qui m'agaçait était le visage de marbre de ce gosse !

En effet, il ne dégageait aucune émotion, aucun plaisir ni aucune rage. Cela était insolent ou arrogant, je ne le savais pas mais pour éviter toute surprise de ce dernier, j'usais des yeux de l'empereur pour le déstabiliser quelques instants. Tout guerrier avait des habitudes dans les combats et j'avais appris avec le temps à les voir afin de pouvoir les contrer assez rapidement. Je dépassais donc l'adolescent en espérant que ma dernière aiguille avait fini son travail. Antarès était une technique assez redoutable et je ne comptais pas ménager ma peine, rien qu'en respect de l'insolence ou du courage de ce fou...

Me retournant, j'attendais de savoir s'il était encore debout !

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et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
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Message Re: [Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]   Mer 30 Mar - 14:33
Chaque aiguilles qui traversent sa peau sont comme des milliards de piques chauffés à blanc qui vont et viennent sans jamais cesser leur assaut insupportable. La douleur était telle qu’elle était parvenue à stopper la rage de sang de l’enfant. Il n’avait jamais connu une telle souffrance, ce feu qui brulait en lui était méconnaissable et, incapable de l’arrêter, il posa un premier genou à terre, recrachant de ses poumons enflammés une gerbe de sang qui vint s’écraser au sol en quelques gouttes. Il la sentait s’échapper… sa vie ne tenait qu’à un misérable fil que l’insecte aux apparats d’or aurait pu trancher d’un seul coup, sans y mettre le moindre effort. Il n’avait pas été capable d’arrêter cette attaque, comme bridé une nouvelle fois, il avait seulement vu la mort venir à lui, comme l’implacable fatalité qui écrase l’existence humaine. Ce n’était peut être pas si mal au fond de mourir…

Mais ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Qu’importe la mort, qu’importe la vie, il est le simple émissaire d’un chaos immuable. Il n’avait pas à mourir maintenant, il n’en avait pas l’envie. Et malgré les forces qui semblent l’abandonner, son esprit lui lutte contre la douleur, s’agite dans les profondeurs de ce corps sans âme. Inconscient, incapable de se mouvoir ou de répliquer, se relever et disparaître, une force pourtant vint entourer l’enfant, comme répondant à la soif de sang qui dévore toujours son cœur malgré la mort qui toque à sa porte. C’est une aura embrassé, divine et emplie d’un chaos palpable. Des échos résonnent, comme des milliers d’âmes qui s’entrechoquent dans une valse de lame et d’épées qui se fracassent. La Guerre est là, un fragment de son esprit venu pour protéger l’un de ceux qui deviendrait un de ses généraux. Bientôt. Très bientôt Thivan serait un enfant du Chaos. Mais en attendant, il devait échapper aux pinces de l’insecte doré. Dans une gerbe de cosmos, le corps de l’enfant disparu de la scène, loin des yeux de cet homme… Il s’éveillerait dans les profondeurs de la forêt, quelques heures plus tard. Puis il soignerait ses blessures, renforcerait sa rage et sa soif. Puis reviendrait à lui. Dans quelques années oui, la Pestilence marcherait sur de nouveau cadavres. Les cadavres pourrissants sous son pouvoir de mort.

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[Mars 541] Et l'aube brillera par les flammes [PV Bélisaire]
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