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 [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige

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Message [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Ven 23 Oct - 22:42
Un paysage immaculé. Du blanc à perte de vue orné de reliefs lointains. Et du vent. Un vent froid et sec qui vient entremêler ma chevelure que je peine à dompter. Elle se fait flamme écarlate alors que j'avance, recherchant dans cet amas pâle ma route. M'arrêtant de nouveau, je laisse mon regard venir embraser le décor qui me fait face, magnifique, endormi, et malgré la situation dans laquelle je me trouve, je ne peux m'empêcher d'offrir à cette nature silencieuse un sourire admiratif. Malgré le froid qui m'enserre et cette absence de vie flagrante, je profite de cet instant en dehors du temps avec la naïveté de l'enfant découvrant un monde nouveau, étonnant. Tout est si vaste, l'opale s'étendant tout autour de moi et se faisant manteau d'argent, agrémenté de ci et de là de quelques cimes verdoyantes... C'est différent de là bas - de chez moi. Dans mes yeux brillent un éclat émerveillé qui d'une brise fraiche, vient disparaitre derrière mes paupières malmenées. Il fait froid, assurément, et je replace correctement ma cape de voyage sur mon dos avant de reprendre ma... route. Il n'y a nul chemin pour l'heure, tout ayant disparu sous une couche de neige, mais j'ose croire que mes pas m'entrainent dans une direction favorable. Mon cosmos me permet au moins d'amoindrir l'effet du gel. « Il fait quand même froid par ici... » Quand bien même le vent est sec, il pénètre dans les os et malgré mon cosmos, j'en sens la morsure sur ma peau pourtant bien couverte, emmitouflé mais sans doute pas assez. Je n'ai pas l'habitude d'utiliser mon énergie pour me réchauffer, tout du moins, pas autant que ce n'est le cas à présent. Mon regard se lève sur ce ciel cotonneux qui dissimule l'éclat du soleil à ma vue, tout autant qu'à cette terre que je foule à présent. Ses rayons auraient été bien utiles pourtant. Un frisson vient m'ébranler, et c'est en passant mes mains sur mes bras que je reprends ma route avec plus d'entrain, réchauffant mon corps en accélérant ma marche.

Combien de temps me reste t-il avant que le soleil ne se couche finalement ? Ce dernier semble disparaitre bien plus rapidement par ici que ce n'est le cas chez moi... « J'aurai peut-être dû rester au dernier village... » Si je fais demi-tour, il me faudrait probablement une ou deux heures pour le rejoindre... Et si la nuit tombe avant, je serai bien avancé. Soupirant, je laisse un sourire léger venir glisser sur mes lèvres en réajustant la lanière de mon sac de voyage. Autant continuer, je finirai bien par trouver une route ou un autre village - voir pourquoi pas des âmes plus vivantes avec qui continuer ma route ou qui pourront me guider. Et si ce n'est pas le cas, je n'aurai qu'à me réfugier à l'abri du gel dans la forêt. Ici, les conifères sont nombreux, s'élancent vers le ciel comme autant de lances verdoyantes recouvertes de neige. L'odeur qui s'en dégage m'apaise, me rassure presque, ils sont familiers, bien plus que ne l'est tout le reste à vrai dire. La neige crisse sous chacun de mes pas, cède et me ralentit surtout. Peut-être qu'il serait préférable que j'aille m'abriter... J'ai l'impression que la nuit tombera bientôt, la température parait décroitre, tout autant que ça ne semble être le cas de la faible lueur se dégageant des cieux. « Je ferai mieux de trouver un endroit dans lequel me reposer... Je suppose. » Je n'aime pas vraiment voyager seul, je me sens obligé de parler à voix haute pour meubler le silence. Pourtant, je ne suis pas vraiment gêné par ce dernier, juste que des fois c'est un peu trop... silencieux. Ce n'est pas comme si beaucoup d'oiseau chantait à cette période de l'année, toute la vie est encore endormie. Il n'y a que le merle qui, doucement, semble s'éveiller, réagir.

Je sens quelque chose, là, à l'orée de mes sens. Un éclat de vie. Projetant la flamme de ma conscience au delà de la plaine enneigée parsemée d'arbres se faisant solitaire, j'en déduis la direction. Autant s'y rendre. Mon entrain se fait plus prégnant alors que je reprends ma marche active, en oubliant la fatigue qui se fait pourtant plus présente. Il n'est pas si aisé de marcher dans un tel froid, dans un tel environnement en réalité. Je n'y suis pas habitué... Mais il le faudra bien. Mon voyage ne fait que commencer après tout, ce n'est là rien de plus qu'une première étape sur un chemin bien plus long, alors, autant faire preuve de persévérance. Enfin, ce n'est pas comme si j'en manquais réellement. Mon sourire se raffermit alors que je m'élance avec plus d'entrain, bien décidé à rejoindre cette flamme, et avec un peu de chance, un chemin qui me mènerait à un autre village. Je dois rejoindre le Sud, c'est par là que continuera mon voyage. Engoncé dans ma cape brune recouvrant tout mon corps, je m'approche au rythme du soleil déclinant. Si ce n'est un village rien qu'un peu de compagnie me suffirait, pourtant... En est-ce réellement ? Une impression me tenaille, m'arrête un instant alors que je peux sentir la vie se faire flamme au plus près. Quelle est cette impression ? D'où vient ce sentiment ? Je n'ai pas le temps de plus y réfléchir alors que je sens une ombre fondre sur moi. Avec agilité, je parviens à m'en éloigner en laissant échapper une expression interloquée. « Qu'est ce que...?! » Mes appuis sont vacillants sur cette neige, mes doigts pourtant viennent étreindre la lame dissimulée sous ma cape sans pour autant la sortir de son fourreau.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Dim 25 Oct - 13:16
:: Une rencontre enneigée

Après de très nombreuses années loin de sa terre natale, Ulrick était de retour chez lui pour retrouver d’une certaine manière ses racines. Elles ne lui avaient pas réellement manqué jusqu’à présent, et cette décision avait surtout été motivée par la nécessité de disparaître de Constantinople pendant une période plus ou moins longue. Tous ses proches étaient morts ou avaient disparu tout simplement. La peine avait été moindre, et une simple larme avait coulé devant la tombe de sa mère et de son époux. Plus que de la tristesse c’était du soulagement qui avait entraîné cette réaction. L’homme avait été accepté tout simplement par son peuple, et ses années d’absence n’avaient pas étiolé ses connaissances de sa culture. Il n’avait pu se résoudre à les oublier lorsqu’il avait pris la décision de partir, bien qu’il ait souhaité s’éloigner de ses racines à cette époque. Toutes ces années loin de sa patrie, Ulrick avait continué à honorer ses Dieux et à accomplir les rites de son peuple tout simplement. Plus par habitude que par réelle envie dans le fond. Malheureusement retrouver ses origines ne s’était pas fait sans difficulté. Ses compétences ne s’avérèrent finalement que peu utiles sur ces terres, et l’assassin s’était transformé en mercenaire et protecteur pour assurer sa subsistance. Cela lui permettait de voyager et d’obtenir diverses informations sur le monde extérieur. L’épreuve la plus rude fut de s’habituer au froid et à la neige, qui se faisaient plutôt rare dans son ancienne demeure baignée régulièrement par le soleil et la chaleur. Ses premiers achats furent pour des vêtements plus chauds, freinant un peu son agilité et son habileté au combat. Des ajustements avaient été nécessaires.

Finalement Ulrick avait trouvé sa place, et commençait à se faire une petite réputation parmi les voyageurs. Son comportement étrange fut rapidement oublié au profit de ses compétences particulières. Ses employeurs étaient toujours très satisfaits de son efficacité, même d’expérience, l’intéressait savait qu’il leur faisait probablement plus peur qu’autre chose. Cette situation l’amusait fortement. L’homme aimait voir la crainte dans les yeux de ses interlocuteurs, cette méfiance mut par le doute quant à ses réactions. Après tout Ulrick restait un homme très imprévisible, et ses menus larcins des derniers jours confirmaient cet état des choses. Il s’était comporté trop cordialement et de manière trop conforme depuis son retour dans ses terres natales, et il avait à présent besoin de retrouver un peu de cette adrénaline si familière. De ce fait il se retrouvait autant berger que prédateur en fonction de ses envies et des opportunités. Cette fois-ci il était le gardien et non l’agresseur. Ulrick marchait toujours un peu à l’écart ou en retrait de la caravane oscillant entre l’avant et l’arrière garde. Il veillait généralement la nuit, perché dans un arbre ou dissimuler dans une ombre. Seules ses pupilles jaunâtres trahissaient sa présence. La caravane sous sa garde s’était arrêtée pour la nuit. Les voyageurs avaient allumé un feu pour se réchauffer et se protéger des intempéries. Ulrick s’était contenté de manger avec eux dans le silence avant de rejoindre les ombres. Son domaine. Ses pensées vagabondaient souvent vers l’avenir, et il ne se voyait pas s’éterniser plus longuement dans ces contrées offrant trop peu de travail pour un homme comme lui.

Perdu dans ses pensées, son instinct s’éveilla avant même que ses sens ne perçoivent l’approche de cet intrus. Le protecteur se mit sur le qui-vive et observa attentivement les alentours comme si ses pupilles perçaient l’obscurité ambiante. Puis il vit cette silhouette se détacher de la pénombre avançant avec assurance vers le feu de camp. Ulrick ne ressentit aucune animosité provenant de cet homme, mais sa présence et son comportement étaient plutôt étranges de son point de vue. La méfiance l’avait maintenu envie jusqu’à présent. Tel un prédateur, l’assassin se fondit dans les ombres et suivit cet étranger pendant quelques secondes cherchant le moment propice pour intervenir. C’était mal le connaître que de croire qu’il se montrerait courtois dès les premiers instants. Ulrick prit alors sa décision et se rua vers l’étranger la lame au poing, prêt à agir selon ses pulsions du moment. L’étranger s’éloigna avec agilité. Un sourire carnassier s’afficha sur son visage, qui se dégageait à peine des ombres pour le moment.


_ « Joli réflexe… pour un voyageur. »

Ulrick parla dans un goth amusé et légèrement provocateur. Si ses mots n’étaient pas compris ses intentions le seraient sûrement. Une lame dans chaque main, Ulrick se redressa et s’approcha de son interlocuteur afin de se montrer complètement à présent. Il leva ses bras tout simplement comme si il se contentait de hausser les épaules. Son regard restait fixé sur cet étranger derrière ses mèches.

_ « Si tu la sors, tes intentions seront très claires voyageurs. »

Cette fois Ulrick avait parlé en saxon, une autre langue connue de son registre. Son interlocuteur n’était clairement par de cette partie du pays, et probablement même pas de ces terres d’ailleurs. Il pouvait le sentir cette envie de se défendre, et surtout cette capacité à le faire. L’homme représenterait sûrement un adversaire intéressant… Mais pour le moment, l’homme se contentait de rester immobile dans une attitude totalement décontractée. A présent que cet étranger avait esquivé, son intérêt l’avait emporté sur son envie de le tuer.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Lun 26 Oct - 18:54
C'est dans les ombres que se dissimulent le danger. Un frisson m'étreint alors que ma main demeure posée sur la poignée de mon épée courte, bien dissimulée des regards. Pourtant, l'intention elle n'en est pas moins claire alors que les deux lames de cet homme viennent capter un rayon de lumière. La voix est clairement masculine, pour autant, quand bien même est-ce l'amusement qui parait être premier, je me doute qu'une menace plane. Plus encore lorsque les paroles suivantes viennent étreindre ma conscience. Mon cœur se fige et sur mon visage vient se perdre un trouble. Je connais cette langue, elle fait partie de celle que j'ai étudié, au contraire de la première où seul le mot voyageur me parait familier - sans doute un dérivé d'une langue que je connais déjà. Inspirant profondément, j'ôte ma main de mon arme, venant relever lentement mes deux paumes vides vers cet homme, l'air aussi inoffensif que possible. Je n'ai de toute façon pas besoin d'une lame pour me défendre, et c'est là dessus que je vais devoir compter... Là dessus et sur la possibilité que mon agresseur ne m'attaque pas, tout simplement. Ce que j'espère vraiment, quelque chose me dit qu'il possède bien plus d'expérience que moi dans ce domaine. Sans doute n'est ce pas qu'une impression d'ailleurs, je peux le voir dans sa manière de se mouvoir entre les ombres, dans son attitude même. Il a l'air d'être plus redoutable que moi une lame à la main - et il en possède deux. Une brume blanchâtre s'échappe de mes lèvres alors que le ciel couvert ne laisse que peu de place à la lumière. Ce n'est pas très pratique pour identifier un homme, j'aime bien voir à qui je parle... Mais on va faire sans.

« Je m'appelle Aedan. Et en effet, je ne suis qu'un simple voyageur qui se rend vers le sud... » Ma voix est aussi claire que possible, reprenant cette langue dans laquelle il a parlé avec un accent plus riche, plus étranger. Ce n'est peut-être pas suffisant... Un sourire entre embarras et crispation vient ourler mes lippes. « ... et qui pourrait se défendre lorsqu'il est attaqué. » Je l'avoue sans mauvaise attention, seulement pour ne pas paraitre plus suspect que ce n'est déjà le cas. Je ne sais pas si j'y suis bien arrivé, honnêtement. Mais c'est plutôt normal qu'un voyageur comme moi sache se défendre seul... non ? Je suis jeune, certes, mais je ne suis pas impuissant. Enfin, je l'espère en tout cas quand bien même cet homme face à moi possède une nature différente. « J'ai été attiré par votre présence, comme je voyage seul je me suis dis que ça pourrait être plus intéressant d'être à plusieurs. » Je ressens la vie non loin, et entre les arbres, la lueur d'un feu vivace se fait ressentir. Comme un papillon l'aurait été par la lumière, la chaleur a tendance à attirer les hommes. Ceux comme moi en tout cas, qui se plaise à vivre en communauté. La solitude est parfois pesante, quand bien même est-elle une compagne plaisante. Les mains toujours clairement levées afin de ne pas inquiéter mon opposant, j'attends quelques secondes, cherchant ce que je pourrais dire pour ne pas rendre plus méfiant encore mon interlocuteur. Je dois faire en sorte qu'il ne m'attaque pas, et pour cela, rien de tel que la diplomatie... non ? En tout cas, ça ne coûte rien d'essayer. Je sens tout de même les battements de mon cœur demeurer quelque peu effrénés, mais les mots se fraient un chemin jusqu'à mes lèvres, fort heureusement.

« Excusez-moi, je ne voulais pas vous surprendre ou faire preuve d'impolitesse. Mais si j'avais voulu vous attaquer... j'aurai agi différemment, vous ne pensez pas ? » Je ne lui reproche nullement son approche, quand bien même je peux encore sentir mon cœur battre plus férocement qu'il ne le devrait. Un peu trop. Je parle peut-être trop moi aussi, je vais peut-être finir par me noyer dans mes propres paroles... je vais espérer que non. Si il me prend pour un voleur ou un brigand, il risque d'être au combien déçu - ou rassuré, c'est selon. Mais quelque chose me dit que ce ne serait pas si aisé. Trouble. Il possède tout comme moi, cette essence spirituelle, naturelle, je le sens mais c'est plutôt... brouillon ? Le terme me déplait, mais je n'en trouve pas d'autre qui me plaise davantage. De toute façon, là n'est pas la question, pas pour le moment en tout cas. « Alors est ce que vous pouvez... ranger vos armes ? Je cherche juste un peu de compagnie pour rendre mon voyage moins monotone, rien de plus. » J'accompagne ces quelques paroles d'un sourire. Je ne sais pas si ma parole a beaucoup de valeur pour qui que ce soit, mais ma demande n'en est pas moins sincère. Bon, je ne sais pas vraiment si ça va marcher, dans tous les cas... je n'ai pas l'air d'être un dangereux guerrier, non ? Ni d'un brigand... Même si, les apparences sont souvent trompeuses à vrai dire. Dans tous les cas, il est clair que je ne souhaite pas me battre. Il fait tout de même froid.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Lun 26 Oct - 21:13
:: Une rencontre enneigée

Ulrick commençait à trouver cette escorte de plus en plus ennuyeuse. Le temps était long et les conversations inintéressantes de son point de vue. Les hommes parlaient de la vie quotidienne et de futilité. Des frivolités peu habituelles pour le guerrier. Sa vie à Constantinople lui manquait souvent dans ces instants-là qu’il jugeait trop calme. Perché sur un arbre, son esprit vagabonda sur ses perspectives d’avenir et les décisions à prendre dans les jours à venir. Son temps à l’écart de son ancien métier lui paraissait long, et les choses avaient dû se calmer à présent. Retrouver ses racines avait été très agréable, et pourtant il lui manquait quelque chose. Son attention fut attirée par l’arrivée d’une autre personne. Finalement l’homme le sentit plus qu’il ne le vit ou l’entendit. Son instinct s’était considérablement développé depuis son retour sur les terres nordiques, comme si quelque chose s’était éveillé en lui. Ulrick se mit en position de chasse, et tenta de prendre par surprise cet étranger. Son premier coup fut évité de justesse, ce qui le frustra autant que cela l’intéressa. Il avait loupé le coup fatal, un fait rare dans son cas, mais il avait peut-être trouvé un adversaire valable dans ces contrées. Pour le moment les guerriers étaient souvent trop centrés sur leur force et leur puissance et représentaient des proies aisées pour l’assassin. Il frappait avant même d’être vu, et il ne pouvait être esquivé par ces combattants un peu balourds parfois. De temps en temps, un adversaire valable se présentait comme aujourd’hui et éveillait l’intérêt du combattant.

Ulrick parla dans un premier temps en goth, la langue de la région, avant de reprendre en saxon. Son interlocuteur sembla plus sensible à cette langue, et cela évita à l’homme d’utiliser le grec. Il préférait que cette information reste confidentielle pour le moment. Son passé restait entouré d’un voile de mystère, important à ses yeux. Son regard carnassier se posa lourdement sur l’homme en face de lui, et il le scrutait sous toutes les coutures tentant d’évaluer la menace. Elle était à son avis sérieuse mais pas mortelle pour lui. Peut-être se surestimait-il trop à cet instant, mais il s’agissait de sa conviction profonde. Conservant ses lames dans ses mains, Ulrick les pointa vers le sol lorsque l’homme retira sa main de son dos et que l’atmosphère s’allégea. La diplomatie à présent. La déception put se lire sur le visage de l’assassin, mais il acceptait cette décision. Cet homme avait de l’aplomb et du courage, ou alors de la stupidité à revendre pour se mettre en position de faiblesse face à lui. Sans un mot, Ulrick continuait de l’observer tentant de percer le mystère de son interlocuteur. Il pouvait sentir une énergie chez cet étranger à la chevelure rousse, comme celle qui sommeillait en lui. Le nordique se contenta de retenir les informations fournis par son interlocuteur sans y réagir véritablement pour le moment. Il apprécia sa remarque ses capacités de combat, un fait qu’il faudrait sûrement vérifier plus tard. Son visage se pencha sur le côté, comme le ferait un animal devant une chose surprenante ou digne de son intérêt.

Cet homme parlait saxon, et permettait un échange plus approfondi. Son accent montrait clairement des origines bien différentes. Un haussement d’épaule fut la seule réaction d’Ulrick concernant sa réaction. Chacun agissait selon ses propres convictions et habitudes. Les siennes se dirigeaient vers l’action et la mise à mort sans chercher plus d’informations. Le doute et l’hésitation pouvaient s’avérer mortels dans son emploi. L’homme observa ses lames tout simplement, et se plongea dans une réflexion profonde. Un dilemme naquit en lui. Ranger ses armes ou finalement terminer ce qu’il avait commencé précédemment. Ulrick n’eut pas le temps de mener ses réflexions à terme. Un membre de l’expédition se joignit à eux, probablement attiré par leurs voix. Une discussion se déroula en goth, et Ulrick poussa un long soupir en signe de désapprobation. Il prit la direction de l’homme présent dans le dos d’Aedan, et rangea ses armes. Il prit la parole en passant à côté de lui.


_ « Appelle-moi Ulrick si tu veux un prénom. Ils ne comprendront pas cette langue, et je vais devoir jouer les traducteurs. » Ce mot fut lâché avec dégoût comme si cela représentait un calvaire pour lui. « Il souhaite t’inviter à leur feu de camp et d’offrir un peu de nourriture. Mais attention je t’ai à l’œil. Suis-moi. »

L’homme fit de grands gestes de main et des signes de tête encourageant à l’attention d’Aedan comme pour le convaincre de les rejoindre autour de leur feu de camp. Ulrick pestait dans sa barbe, lui qui aurait aimé voir cette situation et ce jeu durer un peu. Sans même un regard vers le roux, l’assassin continua son chemin tranquillement vers le feu de camp.

_ « Vous vouliez de la compagnie, vous allez en avoir. Et dans ces régions, sachez que la survie passe avant la politesse… surtout lorsque j’ai la charge de la surveillance d’une caravane. » Son regard jaunâtre se porta lourdement sur son interlocuteur. « Et nous aurons peut-être l’occasion de voir vos compétences aux combats. » Son sourire se fit carnassier avant que l’autre l’homme l’interpelle. Quelques échanges de paroles suivirent et Ulrick reprit à l’attention d’Aedan. « Il se nomme Skeld et c’est le chef de cette caravane. Mon employeur. »

Ils arrivèrent au campement, et tous les visages se tournèrent vers eux. Aedan fut le centre d’intérêt du groupe, et des réflexions de reproches fusèrent à l’attention d’Ulrick. Des haussements d’épaule furent ses seules réactions, ainsi que des sourires amusés. Son comportement avait changé. Le combattant avait disparu, et il avait laissé la place à un tout autre type de personnalité. Plus légère et plus décontractée. Il redevenait Ulrick l’illuminé, l’homme un peu étrange dont on ne se méfie pas et dont on s’amuse. Il présenta leur invité et fit un rapide topo de la situation. Pour s’amuser, Ulrick lançait des regards étranges à l’attention du roux… Comme si il sous entendait qu’il racontait des inepties sur son compte.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mer 28 Oct - 12:40
Le silence s'installe finalement, tendu, l'attente me parait interminable. Les mains levées, je ne peux rien faire d'autre hormis... espérer. Prier Lug et Dagda que cette confrontation n'ait tout simplement pas lieu. Je ne souhaite nullement engager la moindre hostilité. Et il faut croire qu'ils m'ont entendu puisqu'un homme vient finalement distraire mon agresseur, visiblement pas pour le meilleur au vu de son expression qui me parait un rien... agacé. Peut être. La lumière déclinante ne m'aide pas vraiment à le déchiffrer. M'écartant de quelques pas avant d'avoir les deux hommes à vu, je les observe en silence. Ils parlent tout deux dans cette langue que je n'ai compris que bien partiellement. J'essaye, assez vainement de comprendre la teneur de leur conversation, mais si ce n'est quelques mots qui me paraissent familiers - peut-être faussement par ailleurs - je n'arrive pas vraiment à en savoir davantage... Néanmoins, je garde mes paumes bien en vue - au cas où - en contemplant les deux hommes, le dernier semblant plus avenant que le premier. Ce qui est plutôt rassurant... j'espère. Finalement, c'est un soupire désapprobateur qui s'échappe des lèvres de mon agresseur qui finit par ranger ses armes. Mon soupir à moi se fait bien plus soulagé et je finis par doucement laissé mes mains retomber de chaque côté de mon corps en offrant au voyageur un sourire reconnaissant. Je suppose sans trop me tromper qu'il a plaidé en ma faveur. « Merci. » Des paroles inutiles, comme le signifie très clairement Ulrick qui, une fois présenté, finit par m'avouer que la langue dans laquelle nous parlons à présent ne lui est pas connu.

Forcément. Glissant ma main dans ma chevelure l'air un peu embarrassé, je dois avouer ne pas trop savoir quoi répondre pour le coup. La crispation demeure, et je sens tout mon corps toujours tendu, prêt à passer à l'action si besoin. Je préfère tout de même cette conclusion. « Désolé pour le désagrément. » Un sourire crispé vient ourler mes lèvres avant que je ne finisse par le suivre, mon sourire se faisant plus naturel en constatant de l'entrain du voyageur qui m'a probablement évité bien des ennuis. « C'est gentil de sa part. » Il ne comprend pas mais il est des gestes que j'espère être universel, un sourire et une légère inclinaison de la tête vers lui, j'espère qu'il comprendra mon remerciement. Cependant, il faut bien avouer que l'homme qui me guide à présent l'est bien moins. « J'y... prendrai garde la prochaine fois. » J'ai sans nul doute fait preuve d'imprudence, je ne voyage pas depuis assez longtemps il faut croire. Je marmonne quelques mots en gaélique lorsque ce dernier parle de mes compétences qui se termine par un « Peut-être. » dans la langue commune que nous employons. Je ne saurai dire si je le souhaite moi même ou non, dans le doute, je préfère cependant laisser cette idée de côté, bien plus attiré par la perspective d'un bon feu et d'un repas que par celui d'une joute. Un instant de partage bien différent de celui dont parle Ulrick. Néanmoins... quelque chose m'intrigue tout de même chez cet homme, que cela soit de par son aura ou bien de par son comportement des plus changeant. Son attitude jusque là méfiante se fait bien plus légère alors qu'il fait face au groupe de caravaniers rassemblé autour d'un feu puissant. Sa chaleur est au combien agréable, et mon énergie jusque là utilisée pour me réchauffer peut lentement s'étioler. La fatigue m'étreint en même temps que le soulagement. Entendre des voix, même si leur langue ne m'est pas connu me fait du bien... bien que je sois obligé de faire plus d'effort, me faire plus attentif lorsqu'il parle afin d'en comprendre des bribes.

C'est donc Ulrick, qui, comme il l'avait dit, fait les traducteurs pour son employeur - et les autres. Il est donc leur protecteur. Un gardien pour le moins étrange, mais dont je ne doute pas vraiment des capacités au combat. Plissant les yeux, je l'observe alors qu'il parle de moi - j'ai entendu mon nom à plusieurs reprise - probablement parce qu'il raconte ce qu'il s'est passé ? Skeld a l'air de le faire également, plus avec un doux reproche qu'autre chose. Ils n'ont pas l'air d'être aussi méfiants que leur gardien... Loin s'en faut puisque c'est des sourires qui se tournent vers moi, m'observent avec curiosité. Une curiosité partagée à vrai dire. Mon soulagement est bien plus visible et mon propre sourire, bien plus franc. « Comment dit on merci dans leur langue ? » Une humble demande auprès de mon traducteur - tout du moins je l'espère. Glissant ma main derrière ma nuque, j'en viens à m'excuser un peu à ma manière pour les quelques problèmes que je parais lui apporter. En tout cas, de ce qu'il disait tout à l'heure, il a l'air un peu moins... agacé à présent. Comme un masque enjoué posé sur ses traits. « J'apprends vite, mais je vais devoir compter sur vous pour l'instant. » Peut-être qu'en échange, je pourrai l'aider moi aussi, pour tout autre chose. Un juste retour des choses, en quelque sorte. Mon sourire se fait plus présent, mon regard un peu plus étincelant. Un éclat chaud. « En échange de ce service, je pourrai peut-être vous aider moi aussi pour quelque chose. Un échange de bon procédé, en quelque sorte. » Je n'en donne pas la teneur pour l'heure, me contenta de ce vague échange de bon procédé qui n'en est pas moins parole donnée. La parole est sacrée. « Jusqu'où allez-vous ? » Ça peut-être intéressant de le savoir, aussi. Curieux, je pose cette question avant tout à Ulrick, quand bien même mon regard se pose sur chaque personne présente. Ça ne me dérange pas le moins du monde d'être le centre de l'attention, bien que ça ne sera probablement pas de tout repos.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mer 28 Oct - 13:20
:: Une rencontre enneigée

Finalement la confrontation n’eut pas lieu. Skeld, le leader de la caravane, vint à la rencontre de l’étranger et de leur gardien probablement attiré par les voix des concernés. Ulrick connait déjà le dénouement de son arrivée, le connaissant parfaitement lui et sa bienveillance. Le guerrier et l’employeur se connaissent depuis un moment maintenant, et s’apprécient malgré les apparences. Ils reconnaissent les qualités de l’autre, et depuis déjà quelques semaines, l’assassin est devenu le protecteur attitré de ces étranges marchands. Cette situation ne lui plait guère. Aedan est un étranger. On peut savoir ce qu’il chercher véritablement, et dans le fond, l’expérience a appris à Ulrick à se méfier des personnes à l’apparence trop douce et trop innocente. En plus il va devoir jouer les traducteurs ce qui ne l’enchante guère, lui qui aurait préféré rester isoler pour le reste de la nuit. La solitude est une habitude chez l’homme, et l’obscurité un domaine qu’il apprécie tout particulièrement. Ulrick guide Aedan vers le feu en compagnie de Skeld, et lance malgré tout quelques recommandations et une petite menace. Son intérêt est toujours piqué au vif par cette personne, et il aimerait tester ses capacités. De plus l’énergie qui les anime tous deux semble bien plus stable et sereine chez ce voyageur. Les excuses d’Aedan et ses paroles furent simplement accueillies par des regards en biais et perplexes. Le protecteur se demandant simplement pourquoi tant de politesse. C’est un pays rude avec des hommes francs et directs.

Finalement ils arrivent autour du feu, et Ulrick prend la parole pour présenter le voyageur. Skeld ajoute quelques détails ainsi que son point de vue. Les autres membres de la caravane majoritairement des hommes se tournent vers le nouveau venu et l’observent tout simplement. Leurs expressions sont curieuses et chaleureuses. Quelques sourires peuvent être aperçu chez certains. L’attitude de l’assassin avait complètement changé. Elle se fit plus douce et chaleureuse, légèrement décalée d’ailleurs. Ulrick s’installa autour du feu et invita Aedan à le rejoindre. Cela serait plus pratique pour les traductions, et il pourrait conserver un œil sur l’étranger pendant ce temps. Sur un ton plus léger, Ulrick répondit aux interrogations d’Aedan et lui apprit à dire merci en goth. Il dut s’y reprendre plusieurs fois pour lui permettre de prononcer correctement ce simple mot. Un hochement de tête accueillit son constat.


_ « Eh bien maintenant que nous sommes là, je vais me charger de faire l’intermédiaire entre eux et vous tout simplement. Ce qui est fait est fait c’est ainsi. »

L’expression d’Ulrick s’était un peu adoucie ainsi que sa manière de parler. Son attitude générale était plus décontractée. Et pourtant ses sens et son instinct restaient parfaitement en éveil guettant le moindre signe d’alerte ou de danger à proximité. Les circonstances ne lui faisaient pas son devoir envers ces hommes. Il reprend à l’attention d’Aedan en réponse à sa proposition.

_ « Je doute que vous ayez quelque chose à m’offrir personnellement… mais rassurez-vous, vous aurez fort à faire pendant le voyage. Et la bonté et la bienveillance de Skeld ne sont jamais gratuites. »

Un sourire amusé s’affiche sur le visage d’Ulrick. Il connait cet homme plutôt bien, et sait parfaitement que l’étranger sera mis à contribution durant le voyage. Pour porter certaines affaires, ranger les chariots ou aider à les diriger dans les sentiers difficiles. Pendant qu’ils parlent entre eux, des rires raisonnent autour du feu. Un sourire s’affiche de temps en temps sur le visage de l’assassin lorsqu’il capte une bribe ou deux des paroles de ses compagnons de voyage. Ulrick fut interrompu au moment de répondre à Aedan concernant leur destination par Skeld, l’homme l’interrogea sur les questions de leur hôte. Ils parlèrent quelques secondes, et Skeld fit des hochements de tête pour approuver les dires d’Aedan et surtout à l’attention d’Ulrick pour l’autoriser à répondre dans le consulter sur certains points.

_ « Skeld dit que vous le rembourserez très rapidement durant notre voyage, et que vous êtes le bienvenue si vous souhaitez les accompagner. Il se propose même de faire un léger détour si nécessaire. » Il marqua une pause et tendit une gamelle contenant un bouillon encore chaud avec des morceaux de viandes. « Tenez. Mangez cela vous réchauffera… Donc je disais vous êtes le bienvenue. Nous nous rendons à Lödöse. Vous devriez y trouver des bateaux vers les pays plus au Sud si vous souhaitez continuer votre voyage. »

Le changement d’attitude d’Ulrick devait l’étonner autant que cela amusait le premier concerné. L’assassin aimait désarçonner les personnes le rencontrant, et puis il y avait différentes situations demandant des comportements parfois opposés. Les voix se font plus bruyantes, et certains sont à l’attention d’Ulrick pour le nouveau venu.

_ « Ils se racontent des histoires sur les villes qu’ils ont visité et les histoires qu’ils ont vécu… Certains aimeraient savoir d’où vous venez exactement, et ce que vous faites sur les routes. Ces contrées sont dangereuses en cette période de l’année, on s’y perd facilement dans le meilleur des cas et les prédateurs sont nombreux et affamés. »

Ulrick posait la question autant pour assouvir la curiosité des membres du groupe que la sienne. Des regards avides fixaient Aedan, et l’assassin se préparait à traduire en même temps que les réponses. Ce n’était pas une tâche qu’il appréciait particulièrement, mais personne ne parlait suffisamment bien le saxon pour échanger avec l’étranger.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Jeu 29 Oct - 7:59
Invité à m'assoir auprès du feu par celui qui fut mon agresseur, je viens le rejoindre alors qu'il me fait plusieurs fois répéter le mot merci dans cette langue que je ne connais pas. Il me faut plusieurs essais pour y parvenir, ou tout du moins, pour que mon professeur improvisé ne semble suffisamment satisfait de ma diction. Ulrick se fait plus doux qu'il ne l'était une poignée de minute auparavant, ce qui n'est pas pour me déplaire. C'est une chaleur que je préfère, quand bien même le contraste est-il toujours quelque peu déconcertant. L'est-il tant que cela ? Les hommes ne possédaient que rarement une seule facette, moi même, je cache en parti mon jeu, ce que je sais, ce que je suis. Non pas que cela soit fait sciemment. « Qui sait ? Vous seriez peut-être surpris. » Mon sourire se fait plus énigmatique à ces quelques mots sans pour autant être plus clair, plus précis. Pour l'heure cependant, ce n'est pas ce qui importe et un simple acquiescement satisfait vient répondre à ses propres propos. Je me doute que rien n'est gratuit, je l'ai appris bien rapidement au cours de mon voyage, et ce, même si il n'a commencé qu'il y a peu, en fin de compte. Je n'ai guère le temps d'en dire davantage puisque mon traducteur est amené à parler avec son employeur, alors je me contente d'écouter d'une oreille attentive - bien que inutile - tout en contemplant les autres personnes présentes. Mon sourire demeure sur mes lèvres, avenant, quand bien même je suis quelque peu perdu au milieu de l'inconnu. Ce n'est nullement de l'angoisse qui m'étreint mais une curiosité certaine mêlé à de l'impatience. J'aimerai les comprendre, même si ce n'est pas là chose aisé, je compte bien me rattraper rapidement.

Les paroles de Ulrick viennent me distraire de mon observation, et l'étonnement laisse place à mon sourire qui se fait usuel, mêlant reconnaissance à un entrain certain. Si l'on m'offre même de quoi me nourrir, je ne compte guère faire le difficile. Récupérant la gamelle que le mercenaire me tend, je commence par le remercier - lui, tout autant que Skeld qui me regarde également - dans la langue que ces voyageurs utilisent. Tant qu'à apprendre, autant l'utiliser. Je continue, cette fois ci, en utilisant le saxon. « Et bien c'est une proposition qui me convient tout à fait. Je n'ai pas de raison de vous faire faire le moindre détour, je cherche seulement à rejoindre le Sud, je n'ai pas de destination plus précise. » Lödöve. Ce n'est pas une ville dont le nom me parait familier, mais pas grand chose ne l'est par ici. Ce pays m'est totalement étranger, ce n'est donc pas anormal, loin de là. Le merle veut juste rejoindre des terres plus clémente, mais faire un détour dans ce pays enneigé est loin de me déplaire. « Et je n'ai pas l'intention de profiter de votre générosité. Un prêté pour un rendu. » Ainsi la roue peut tourner. Donner en échange de ce qui avait été offert, c'est un principe de vie, un principe de druide, même. Ce qui au final, revient un peu au même dans mon cas. « Je compte bien le rembourser pour ça. » Mon sourire continu d'ourler mes lèvres, mon visage est toujours aussi avenant, ravi. Être entouré de vie est tout aussi grisant, et ce, même si je ne comprends pas la moitié des paroles qui sont ici échangées. J'essaye pourtant toujours de décoder en venant goûter la nourriture qui m'a été offerte. Il est vrai cela dit que le bouillon me réchauffe, autant que le feu, presque autant que la vie.

Et la première question se pose. Savoir d'où je viens. Je n'ai aucune raison de ne pas satisfaire leur curiosité, quand bien même les paroles de Ulrick viennent réveiller une tension légère. Des contrées dangereuses... Je n'en doute point. La neige, le froid, les prédateurs... Il est clair que ce n'est pas là les conditions parfaites pour un voyage comme le mien, pourtant... C'est peut-être et sans doute même, la raison même de ma venue ici. Glissant mon bol contre mes jambes en tailleurs, je prends quelques instants pour trouver les mots. Les bons mots, de ceux qui expliquent sans trop en dire. « Je viens d'une ile plus à l'ouest que l'on nomme dans ma langue royaume d'Eire. Je l'ai quitté plusieurs mois auparavant afin d'entreprendre ce long voyage. Je vais là où mes pas me portent, me laisse guider par le vent, dans le seul but d'apprendre et de trouver ma voie. » Cela peut paraitre insouciant mais il serait stupide de s'y laisser tromper. C'est bien plus réfléchis, bien plus important également qu'un simple vœu d'enfant - bien que cela n'en reste pas moins dangereux, je le conçois. Mon sourire demeure sur mes lippes, confiant, tout du moins autant que possible, alors que mes doigts viennent un instant disparaitre dans ma chevelure écarlate. « Je connais bien la nature et je m'adapte plutôt bien. Et puis, je suis plus résistant qu'il n'y parait. » Ne suis-je pas encore en vie pour le prouver ? Et je ferai en sorte que cela reste une réalité jusqu'à ce que j'ai atteins mon objectif. Et il me faudra de nombreuses années pour y parvenir.

Je hausse finalement les épaules, un sourire contrit sur les lèvres, comme déçu de ne pouvoir partager plus. « Je n'ai pas beaucoup plus d'histoire à raconter, si ce n'est les légendes et les récits de ma contrée. » Mon rire se fait léger, moqueur envers moi même, et cette inexpérience tranche avec mon assurance. Nos mondes sont différents. Le mien est fait de récits anciens, de rituels et d'incantations, d'art guerrier et curatif, d'apprentissages divers, et d'un monde dissimulé au commun. Pour autant, leur différence se complète. L'un ne peut exister sans l'autre. Et je me dois d'apprendre, autant sur l'un, que sur son pendant. Réuni, il n'en forme qu'un. Et c'est là ce que mon Père souhaite me voir découvrir. « Je suppose que vous devez avoir beaucoup plus d'histoire à raconter, non ? » Quand bien même je m'adresse au groupe, c'est surtout vers Ulrick que je me tourne. Et le fait qu'il soit seul à comprendre la langue dans laquelle je parle n'est pas la seule raison de ma curiosité - quand bien même je le suis avec tout le monde. Avec le Monde, même.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Ven 30 Oct - 8:44
:: Une rencontre enneigée

Sa proie venait de lui échapper, et Ulrick en était frustré. Un sentiment qui disparut très rapidement dès qu’ils furent installés auprès du feu. Le guerrier était changeant de nature et ce qui était vrai la seconde précédente pouvait ne plus l’être à l’instant présent. Les membres de la caravane commençaient à connaître l’attitude de cet étrange protecteur et s’y étaient habitués. Aedan allait devoir apprendre à en faire de même si il souhaitait les accompagner pendant un temps. Les discussions allaient bon train autour du feu, et le gardien se contentait de traduire ce qu’il jugeait nécessaire. Des questions et des informations passaient un peu à la trappe de cette manière. De toute manière si cet étranger comptait les accompagner, Ulrick avait pris la décision de lui apprendre quelques termes de goth afin de libérer Aedan de sa présence lors de ce type de rassemblement. Il ne releva pas sa réflexion sur l’utilité qu’il pourrait avoir, et quelque chose lui disait qu’il s’adressait directement à lui et non au groupe. Ce n’était pas une certitude mais un sentiment. Cette discussion attendrait un lieu plus propice et surtout moins peuplé. Ulrick avait l’impression que Aedan faisait référence à l’énergie qui les habitait tout deux. Skeld invita officiellement le voyageur à les rejoindre pour le reste de leur trajet, et le traducteur transmit cette proposition ainsi qu’un peu de nourriture. Généralement la caravane n’est pas aussi accueillante et détendue, mais la saison les amène à se montrer plus cléments. Et puis ils ont besoin de bras pour le reste du voyage, puisque dans son contrat, Ulrick est libéré de toute obligation de manutention.

Des hochements de tête accueillirent la réponse d’Aedan. La décision venait d’être prise et ne connaîtrait aucun débat. S’adapter était la clé de la survie, et c’est une notion qu’on apprenait rapidement dans ces contrées. D’ailleurs Aedan semblait avoir assimilé ce principe pour son propre bien. Cette réflexion resterait bien enfermée dans un pan de l’esprit de l’assassin. Ulrick reprit la parole autant pour donner une explication que quelques recommandations… sur demande des membres de la caravane plus que par pure charité. Sa curiosité était autant piquée que celle de ses camarades de voyage. Une île à l’ouest. Chaque parole d’Aedan fut traduite fidèlement, ou autant que possible pour les oreilles attentives et intéressées. L’assassin pouvait comprendre ce sentiment et cette volonté, pour l’avoir déjà éprouvé auparavant à un âge bien plus jeune que celui d’Aedan. Cela faisait remonter un flot de nostalgie dans l’esprit du guerrier.


_ « Heureusement pour vous. Ce sont des qualités nécessaires pour toute personne souhaitant voyager dans ce monde. Après vous devriez être plus prudent quand vous rencontrez des inconnus, tous les voyageurs ne sont pas aussi bienveillants qu’eux. »

Ulrick désigna d’un signe de tête la caravane, et venait de répondre sur le sujet de la résistance et des compétences du voyageur. Il lui manquait encore l’expérience et la méfiance, bien que l’assassin comprenne parfaitement la possibilité que l’expérience d’Aedan lui soit plus agréable. Son voyage n’avait pas été placé sous les meilleurs auspices. Tout aurait pu se passer différemment. Malgré ces réflexions, Ulrick ne regrettait aucune décision ni aucune rencontre. Il avait agi selon sa propre conscience et ses propres croyances. Aujourd’hui encore c’était le cas. Un sourire finit par étirer sincère les lèvres du protecteur.

_ « Oh je pense qu’ils souhaiteront en apprendre plus sur les légendes et les mythes de votre terre natale. Bien que cela attendra probablement un autre jour. » Il marqua une pause et reprit. « Si le but de votre voyage est d’en apprendre plus sur nos croyances, coutumes et mythes. Effectivement nous aurons beaucoup de choses à vous conter. Que souhaiteriez-vous savoir ?... Je préfère vous demander plutôt que de vous transmettre leur histoire de beuverie et de séduction plus ou moins hasardeuse dans les différentes villes qu’ils ont fréquenté. »

Pour le moment les membres de la caravane ne parlait de rien d’intéressant, ou en tout cas de rien qui ne vaille la peine d’être transmis au voyageur. C’était plus des confidences et des mésaventures que des histoires intéressantes de leur culture. Pendant qu’Aedan mangeait, de l’alcool passa de main en main autour du feu de camp. Ulrick en prit plusieurs gorgées avant de le tendre à son interlocuteur.

_ « Tiens ça aussi ça réchauffe. Attention ce n’est pas pour les petites natures. »

Un sourire étira les lèvres de l’assassin pendant plusieurs secondes. Il observait attentivement le voyageur, scrutant sa réaction devant leur alcool particulier. Ulrick avait connu de nombreux alcools, et celui qu’il avait passé à son voisin était l’un des plus forts qu’il connaisse en dehors de toute considération natale.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Ven 30 Oct - 17:48
Mes doigts viennent se perdre dans ma chevelure écarlate, mon expression se faisant quelque peu embarrassée aux quelques paroles de prudence de Ulrick. Je ne sais pas vraiment si c'est là une traduction des caravaniers ou bien simplement un conseil de sa part. Dans tous les cas, je peux difficilement le contredire. Je crois que je ne suis pas assez méfiant, ou bien suis je tout simplement trop confiant en mes capacités ou en la nature humaine ? Je n'ignore pourtant pas que le monde recèle de nombreux danger, souvent invisible à nos regards par ailleurs... Mon père me l'a pourtant bien enseigné. « J'ai encore beaucoup à apprendre pour être un voyageur accompli. » Il faut laisser du temps au temps, et en profiter pour apprendre, faire sien les conseils qui me sont aujourd'hui donnés, dès lors, les leçons finiront bien par être acquises. Après tout, je n'ai pas quitté mon foyer depuis bien longtemps, il est inutile de s’impatienter... Mais faire preuve de prudence, je peux toujours y travailler, bien que ce ne soit pas toujours dans mon caractère de l'être. « Mais je vous remercie pour votre conseil, je saurai me montrer plus prudent à l'avenir. » Dégustant la nourriture qu'ils m'ont offert, je demeure attentif aux paroles de mon traducteur qui me transmet une volonté générale. Parler de l'histoire de ma contrée, de ces récits héroïques est parfaitement dans mes cordes, et savoir que ces quelques hommes avec qui je vais voyager sont intéressés par de tel échange m'enchante tout à fait. Ce sont de ces partages qui me plaise, plus encore depuis le début de mon voyage. Jusque là, je n'avais que rarement eu l'occasion de me confronter aux croyances d'autres peuples, et moins encore de partager les miennes. N'est ce pas pourtant la tâche du druide que de partager son savoir, le transmettre aux autres pour ainsi faire vivre les récits des temps anciens afin que ceux ci ne soient jamais perdu ? Perdure dans les cœurs et les âmes ?

Cette perspective me ravi, pour autant, je saurai faire preuve de patience. Ce soir, c'est à moi de poser des questions, d'assouvir ma propre curiosité. En voilà des paroles bien courtoises qui ravive mon sourire qui se fait plus amusé. Amusé par les dernières paroles. Des histoires de beuveries bien plus frivole, je n'en doute pas. « Ce sont d'autres histoires qui méritent sans doute d'être vécu, tout autant que d'être entendu. Mais je suppose que ce n'est pas forcément intéressant à traduire pour vous. » Il est vrai que pour Ulrick, condamné à tout me traduire pour que cela me soit compréhensible, cela ne doit pas forcément être amusant. Je ne suis pas intéressé que par les croyances, tout m'inspire, attise ma curiosité. La vie ici est si différente de chez moi, étrangère, proche et en même temps si lointaine ! L'expression de mon visage se fait un peu plus lointaine, réflexive. « Il y a beaucoup de chose qui m'intéresse. Je ne sais pas vraiment par quoi commencer... » Ma voix se fait murmure pensif alors que je pose ma main sur mon menton, laissant quelques secondes s'étioler en me plongeant dans mes pensées. Par quoi commencer ? Je ne sais pas vraiment, tout cela est si vaste et également, totalement inconnu ! Ou presque. Je crois me souvenir de quelques détails, de paroles éparses, de noms murmuré... Un rire vient un instant secouer mes épaules alors que je me détourne sur le protecteur attentif. « Je m'excuse, mais je ne sais pas vraiment, vous n'avez qu'à commencer par ce qui vous parait le plus important à vos yeux ? Ou bien ce avec quoi vous êtes le plus à l'aise vous-même peut-être ? » Je ne dois pas beaucoup l'aider avec ces quelques questions plutôt vagues, en fin de compte.

Me tendant une gourde, mes paupières se plissent alors que la curiosité de nouveau vient l'emporter. Aussi naïf je peux être, je me doute que le liquide reposant dans cette fiole doit être de l'alcool. Et un alcool plutôt fort d'après les dires de mon voisin. Récupérant l'objet tendu, je l'observe un instant comme si j'estimais son degré, mon odorat me faisant parvenir des effluves plutôt forte. Je dois avouer que je n'ai que rarement bu de l'alcool, et cela fait donc parti de ces quelques nouveautés que le monde a à me faire partager. Ma nature curieuse me pousse à tout tenter, et en l’occurrence, c'est ce que je fais tout en gardant les conseils de prudence de mon comparse. Prudence. Une seule gorgée vient s'écouler dans ma gorge, et y laisse une trainée de feu. Une quinte de toux secoue mes épaules, mes paupières s'éteignant vivement devant cet assaut violent. L'alcool parait m’étouffer et c'est d'un geste maladroit que je rends l'objet à Ulrick, laissant les rires s'écouler tout autour de moi. On ne peut pas dire que je sois très coutumier de ce genre de boisson, et à vrai dire, je ne suis pas sûr d'en apprécier la saveur non plus. A vrai dire, j'ai juste l'impression que ma gorge est en feu. « Il faut croire que je suis une petite nature. » Je me moque de moi même, alors que de mes paupières plissées, je viens observer le traducteur. J'ai l'impression que l'alcool me monte directement à la tête, la sensation est pour le moins... inhabituelle. « Je vais plutôt boire de l'eau et me réchauffer auprès du feu. C'est... plus prudent. » Le terme roule un peu sur ma langue irritée par l'alcool avec un rien d'amusement. Et je vais me contenter de terminer la nourriture qui m'a été donnée afin d'ôter ce goût plus âpre que l'alcool a laissé.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Dim 1 Nov - 11:08
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Les discussions autour du feu allaient bon train, et l’animation était toujours de mise parmi les membres de la caravane. Les histoires étaient intarissables… même si certaines revenaient régulièrement. Ulrick ne put retenir quelques conseils. Cet Aedan éveillait son intérêt et sa curiosité, mais lui était finalement plutôt sympathique. Il possédait une sorte d’innocence qu’il avait perdue depuis longtemps, et il espérait dans le fond que ce jeune homme n’aurait pas à la perdre. Les hommes pouvaient s’avérer bien plus dangereux que des animaux malheureusement. Lui-même en était un exemple des plus probants. Certes le voyageur avait encore beaucoup à apprendre, mais il suivait une voie intéressante et plutôt juste. Cela amusait beaucoup l’assassin de jouer les protecteurs et les conseillers, alors que sans l’intervention de Skeld, il aurait probablement tenté de tuer Aedan ou de le blesser dans le meilleur des cas. La nourriture et l’alcool coulait à flot. Et pourtant, le lendemain matin à l’aube, il serait tous frais et en pleine forme. Tout était une question d’habitude dans la vie. Cette caravane voyageait déjà depuis longtemps, et elle possédait des rituels bien précis. Ce genre de soirée autour d’un feu de camp était l’un d’entre eux. Généralement l’assassin évitait ce genre de réunion, et se contentait de rester à l’écart en écoutant les histoires d’une oreille distraite. Ses propres histoires n’était pas pour les oreilles de tous, et il doutait que ses camarades apprécieraient d’en apprendre plus sur son passé.

Plutôt que de décrire ses connaissances en piochant au hasard dans ce qu’il pensait devoir transmettre, Ulrick préféra proposer à son interlocuteur de poser des questions. C’était plus simple de cette manière. Un haussement d’épaule accueillit la réflexion d’Aedan sur l’utilité de traduire les histoires des hommes autour du feu. Certaines étaient plutôt salaces. Cela ne le dérangeait pas vraiment vu qu’il avait accepté de jouer les traducteurs sur demande de Skeld. Il avait du mal à refuser des choses à cet homme qu’il appréciait. Une certaine forme d’amitié était née entre eux. Ulrick poussa un soupir en écoutant son interlocuteur, et il sentait que le voyage jusqu’à leur destination allait être très long vu la curiosité d’Aedan. Le plus important à ses yeux. Vaste question que cela. Il s’imaginait difficilement raconter les rites et rituels de son peuple. Les Dieux semblaient être le premier sujet de valeur, et contenir certaines informations qui intéresseraient le voyageur. Il n’eut guère l’occasion de développer le sujet vu qu’une gourde d’alcool était arrivé jusqu’à lui. Par amusement et curiosité, Ulrick tendit la gourde à son voisin après avoir pris quelques gorgées. Il exprima quelques recommandations au préalable. Quand Aedan but une gorgée et réagir de manière assez importante au breuvage, l’assassin ne put contenir un énorme fou rire accompagné rapidement les hommes ayant compris la situation. L’autre voisin d’Aedan lui donna une violente tape dans le dos.


_ « Il faut croire effectivement. » Réussit à dire Ulrick entre deux fous rire. « Je pense que c’est préférable effectivement. »

Ulrick mit quelques secondes à retrouver son calme, et reprit quelques gorgées avant de faire passer la gourde à son tour. Ses entrailles se réchauffaient doucement mais sûrement. L’homme resta quelques secondes silencieux, puis tout en regardant les flammes il reprit la parole et exposa le panthéon nordique à son interlocuteur. L’assassin présenta les différents Dieux, certaines légendes associées à leur existence ainsi que d’autres éléments des croyances de son peuple. Ses paroles étaient calmes et posées. Il glissait évidemment un peu de son avis personnel au milieu de ses explications, et il allait falloir qu’Aedan apprenne un peu de goth pour entendre les versions des autres membres de la caravane.

_ « Vous savez le principal. Comme toute croyance, les informations sont très nombreuses et complexes… Certaines contrées aux alentours ont différentes versions de certains mythes évidemment. Vous apprendrez au cours de vos voyages que les mythes varient d’un peuple à l’autre, et que vous devrez rester fidèle à vos croyances si elles sont importantes à vos yeux. »

C’était probablement ce qui l’avait frappé le plus au cours de son voyage quelques années auparavant. Ulrick avait découvert d’autres cultures, d’autres croyances et des mythes différents des siens tout en ayant une base commune. Cela pouvait être perturbant en premier lieu. Son regard se perdit dans le feu pour le moment, et son instinct sentit la présence de quelques créatures aux alentours… Il prit la parole à l’attention de Skeld et lui conseilla de conserver le feu allumé pendant la nuit et de mettre un gardien pour veiller dessus. Lui-même se retrouverait sûrement à l’écart du camp, à l’abri dans la cime des arbres.

_ « Nous risquons d’avoir une nuit mouvementée » Il sourit à l’attention d’Aedan et reprit. « Est-ce que vous souhaiteriez apprendre d’autres choses ? D’ailleurs demain, nous allons travailler sur votre apprentissage de la langue. »

Un sourire malicieux s’afficha sur le visage de l’assassin tandis qu’il observait Aedan. L’assassin aimait ce genre d’adrénaline, et il allait apprécier cette petite nuit à veiller et chasser des créatures. Il espérait que le danger ne serait pas uniquement animal, et quelques malandrins auraient la mauvaise idée de tenter d’agresser la caravane. Ulrick était resté sur sa faim lors de sa rencontre avec Aedan.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mar 3 Nov - 18:41
Heureusement pour moi, je n'ai nul problème d'orgueil, sans cela, j'aurai été particulièrement vexé par les moqueries des caravaniers nous entourant, s'amusant de ma bien piètre prestation. L'alcool n'est pas de ces breuvages que j'ai coutume de consommer, et à vrai dire, je n'en porte pas beaucoup d'attrait. Pas de là cependant à refuser d'essayer. Ma curiosité a toujours eu tendance à me jouer des tours, ce ne sera ni la première fois, pas plus que la dernière. Au moins, cette petite incartade aura amusé mes compagnons de voyage, et si l'embarras est venu s'insinuer sur mon faciès, il s'est bien vite envolé face à ces éclats. La nourriture a le bon goût - réellement qui plus est - d'apaiser la morsure du feu. Moi qui en suis pourtant un fervent utilisateur, j'ai plus coutume de le manipuler plutôt que de l'ingérer... Terminant mon repas, Ulrick en profite dès lors pour l'égayer des récits de sa contrée. Les divinités et les croyances, des mots que je ne connais pas et d'autres qui me paraissent un peu plus familier. Mon père m'en a déjà parlé, tout du moins, de certains de ces récits, de certains de ces noms. Odin. Thor. Loki. Thyr. La voix du protecteur est très calme, très juste, pas exactement comme un conteur mais ça s'y rapproche un peu, et dans tous les cas, cela ma passionne. Je l'écoute, attentif, glissant une fois ou deux une question afin de comprendre un peu mieux un concept, une idée que ma traduction peine parfois à assimiler. J'aime écouter, comprendre et apprendre, et je pense qu'à cet instant, tout dans mon attitude le laisse bien supposer. Finalement, les légendes se terminent par un dernier conseil, un de ceux qui relève la commissure de mes lèvres en un sourire franc. Je comprends facilement ce dernier. « Mes croyances sont précieuses, en effet, puisque mon devoir est de les conserver et de les transmettre. Je m'en souviendrai. » Pas besoin d'en dire plus pour l'heure, mon regard vient se tourner sur le feu alors que sur mes genoux, la gamelle vide que l'on m'a donné repose encore un peu.

Je laisse mes pensées vagabonder un instant avant que ma voix ne vienne de nouveau s'élever. « Il y a des croyances pourtant qui rejoignent les miennes. Votre arbre-monde par exemple... Yggdrasil ? » J'hésite. Le terme est complexe, difficile à prononcer et je ne suis pas très satisfait de la manière dont je le dicte, il faudra que je m'y entraine un peu plus pour que cela me soit plus aisé. Tout comme il me faudra du temps pour assimiler tout ce que je viens d'entendre, mais je ne me fais pas trop de soucis pour ça - ni même pour le reste. Je suis d'une nature confiante. Je n'ai guère l'occasion d'en dire davantage puisque le gardien se détourne sur son employeur, afin de lui transmettre je ne sais quelle parole - cela ressemble à des conseils, mais je n'en mettrai pas pour autant ma main au feu. Silencieux, j'observe ce qui m'entoure, laisse mes sens se faire caresser par le vent. Des flammes vacillantes dans la nuit noire, comme autant d'étoiles qui doivent tapisser le ciel, invisible à notre regard. Les présences sont plutôt rares par ici, je n'en ai croisé que bien peu hormis ceux avec lesquels je me trouve à présent. Rien d'anormal là dedans, de ce que j'ai pu moi même constater, l'hiver est rude par ici, les villageois préférant se terrer dans les habitations plutôt que de rejoindre de lointaine destination. Le brouhaha incompréhensible des voix m’apaisent, me soulagent presque. Voyager seul n'est pas aussi facile qu'on le croit, et pour moi, moins encore il faut croire. Pourtant, ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude d'être seul. Distrait par les paroles du traducteur, je me détourne sur ce dernier en lui glissant un regard un rien étonné. Une nuit mouvementée.

Je laisse quelques secondes s'écouler avant de répondre finalement d'une voix un peu plus enjouée. « Je n'attends que ça ! » Apprendre cette langue pour pouvoir me débrouiller moi-même, et ne plus avoir besoin d'accaparer le protecteur, ce sera déjà une bonne avancée. Qui plus est, les langues renferment de précieux savoirs qu'il serait idiot d'ignorer. « J'assouvirai ma curiosité et ma soif d'apprendre demain alors. Je ne vais pas accaparer tout votre temps, je suppose que vous avez bien d'autre chose à faire. » Les caravaniers allaient sans nul doute se reposer, déjà certain s'y prépare, et je ferai certainement de même... Un peu plus tard. Un léger sourire sur les lèvres, je me redresse finalement en récupérant la gamelle à présent vide que l'on m'a donné. « Et tant qu'à étancher une soif, autant le faire avec de l'eau. » C'est avec un rire léger que je délaisse les caravaniers, m'éloignant du groupe et du feu pour me rendre auprès de la fine rivière qui s'écoule non loin du camp. La prudence voulait que ces derniers s'installent toujours non loin de l'une d'elle, quand bien même la neige pouvait faire l'affaire pour y puiser de l'eau. M'accroupissant à son côté, on aurait presque pu l'ignorer tant cette dernière s'avère être dissimulée sous la glace et le givre. Pourtant, je peux l'entendre s'écouler faiblement. Mes doigts glissent sur la surface glacée laissant la gangue disparaitre, fondre sans que je ne semble rien y faire. Rien si ce n'est utiliser la force qui m'anime subtilement. Plongeant mon écueil dans l'eau afin d'en nettoyer le contenu, je finis par en récupérer un peu pour la porter à mes lèvres. Désaltérant bien que particulièrement fraiche, le contraste avec l'alcool n'en est que plus saisissant.

Un instant, je demeure ainsi, accroupi devant le cours d'eau à moitié gelé qui s'écoule paisiblement, la rumeur des conversation agrémentant le silence. Le soulagement se transforme en fatigue, l’excitation laissant place au simple épuisement d'un corps tendu. Il me faut me reposer moi aussi, comme tout à chacun, et je suppose qu'être ainsi entouré ne m'y aidera que mieux. Prudence. Un sourire glisse sur mes lèvres alors que je me redresse finalement, étirant mes bras au dessus de ma tête pour soulager mes muscles avant de retourner vers le campement qui se fait plus calme. Le repos est précieux dans ce genre d'expédition... je m'en suis rendu compte rapidement. C'est vers Ulrick que je me tourne finalement, ce qui va devenir une habitude très certainement. « On dirait que tout le monde se prépare pour la nuit. » Mes propres bagages m'attendent juste là, un feu et une couverture épaisse, c'est ainsi que j'ai dormi ces dernières semaines, lorsque je ne pouvais parvenir jusqu'à un abri. Ce soir, la différence est notable : je ne suis pas seul, et ce détail change beaucoup de chose. « Je suppose que vous allez être sur le qui-vive, vous. » Moi aussi à vrai dire. Même si je suis seul à l'entendre, le merle sait prévenir des changements, ce qui m'a toujours été d'une aide non négligeable depuis le début de mon voyage. Même la nuit, Lug demeure attentif. « Si je peux vous être utile, n'hésitez pas à me le faire savoir, en dédommagement, en quelque sorte. » Mon regard contemple un instant le feu, si précieux pour les voyageurs au cœur de la nuit qui s'installent, se préparent au coucher. Il aura encore besoin de plus de bois que je vais récupérer après avoir laissé de coté ma gamelle et mon bagage. Quelques minutes pour en récupérer des monceaux brisés que la nature a bien voulu nous donner. Cela suffira pour cette nuit, et quand je reviens auprès du feu, les voix se sont déjà bien taries. Du bois et du souffle, je l'alimente, ses flammes rougeoyantes s'élevant un peu plus alors que je dépose en son sein, le précieux combustible. « Un feu vivace éloignant les esprits qui rodent. » Ma voix se fait souffle, les mots pouvoirs alors que mon murmure se fait étranger. Une langue ancienne qu'aucun ne peut connaitre mais que leur importe, puisqu'ils s'endorment, sombre dans les songes et mon murmure n'est que trop bas pour qu'il n'attire les regards. L'odeur qui se dégage des flammes apaise, calme l'esprit et appel à un repos salvateur. Le pouvoir du druide noir. Je leur dois bien ça.

Satisfait et mon rituel terminé, je viens me caler contre un arbre, ma couverture venant recouvrir une partie de mon corps, ma cape faisant le reste. Pas trop près, ni trop loin. Juste la distance idéale. Les murmures, rumeur de conversation bientôt se tairont puisque le temps du sommeil viendra. Ce feu protégera les âmes endormies, à Ulrick de faire le reste.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mer 4 Nov - 0:29
:: Une rencontre enneigée

L’alcool ne semblait pas réussir à Aedan, et cela amusa autant Ulrick que les caravaniers. Malheureusement pour le voyageur, savoir boire ce genre de breuvage était un signe de virilité dans ces contrées et particulièrement pour ses hommes. Cela prouvait sa robustesse et sa résistance. L’assassin n’était pas forcément de cet avis, mais il avait quand même plus confiance en une personne supportant ce type de breuvage. Afin d’assouvir la curiosité de son interlocuteur, et surtout par soucis de pallier à d’éventuelles différences de croyance, Ulrick reprit la parole et entreprit d’exposer les légendes et mythes principaux concernant les divinités de ces contrées. Ses divinités en somme. Son discours se fit plus long et plus détaillé qu’il ne l’aurait cru, montrant à quel point l’homme aimait sa culture et respectait les enseignements de son enfance. La curiosité d’Aedan apaisa le conteur plutôt que de l’énerver comme précédemment. C’était un intérêt neutre et sincère. Son interlocuteur cherchait la compréhension et ne jugeait pas. Finalement cet homme commençait à trouver grâce aux yeux d’Ulrick, qui se dit finalement que l’intervention de Skeld avait été une bonne chose. L’intéressé surprit alors un regard du leader de la caravane à son attention. Un acte plein de sens signifiant clairement – tu vois –. Un simple sourire accueillit cette expression de la part de son employeur. En conclusion Ulrick se permit un petit conseil à l’attention du voyager, et des découvertes qu’il ferait probablement au cours de ses pérégrinations.

Un léger silence s’installa le temps probablement pour Aedan de réfléchir à certaines questions ou certaines notions encore abstraite pour cet étranger. Un hochement de tête accueillit les conclusions du voyager, mais les détails attendraient un autre jour et une autre discussion. Ulrick sentit son instinct lui murmurer la proximité d’un danger. Des créatures probablement attirées par l’odeur et la chaleur du feu s’approchaient un peu trop du camp. Ignorant pendant quelques secondes Aedan, le gardien prit la parole à l’attention de son employeur dictant des recommandations qui seront suivies à la lettre. Une fois son intervention terminée, l’assassin reprit à la parole à l’attention d’Aedan pour le prévenir d’être vigilant cette nuit. A sa manière. Pour sa propre tranquillité, il proposa au voyageur de lui apprendre quelques rudiments de goth. Si l’élève s’avérait attentif et doué pour l’apprentissage, il serait en mesure de tenir une conversation simple une fois arrivé à destination.


_ « Alors nous commencerons demain. Et rassurez-vous mes occupations sont bien plus nocturnes… »

Un sourire carnassier s’afficha sur le visage d’Ulrick, qui salua quelques caravaniers en partance pour une nuit de sommeil. Tous se préparaient à dormir à présent, car ils allaient se lever à l’aube… Au moment où le gardien irait se reposer dans l’une des charrettes de marchandises. Le gardien se leva quelques secondes après le voyageur, et l’observa de loin surveillant ses faits et gestes. Quelques discussions continuent de manière plus silencieuse autour du feu. Ulrick comptait bien interroger Aedan sur sa technique pour atteindre l’eau, n’ayant vu aucun geste ni aucun outil dans sa main. Peut-être était-ce là l’aide qu’il pouvait lui apporter dans le fond. Il conserva cette information dans un coin de son esprit. Ulrick resta immobile lorsque Aedan fut de retour, et il l’écouta avec un sourire sur les lèvres.

_ « Effectivement je vais veiller… Rassurez-vous pour votre sécurité. » Il lui fit un clin d’œil et ajouta nonchalamment « Par contre ne vous éloignez pas du camp pour votre propre sécurité. Au cœur des ténébres, tout se ressemble un peu. Pour le reste, nous nous chargeons de tout. »

Ulrick ne pouvait s’empêcher de joeur ce rôle de méchant et de provocateur, qui l’amusait fortement. Le gardien sentit l’influence du feu lorsqu’il s’éloigna, mais réussit à y résister bien plus que d’autres. Ce voyageur avait finalement quelque chose d’intéressant à lui apprendre, et il n’hésiterait pas à le solliciter. Ses sens captait la force de son énergie, et surtout el fait qu’il sache parfaitement s’en servir. Ulrick lança un dernier regard vers le camp, et ses étranges pupilles se fondirent dans les ombres pendant que le gardien retournait à sa tour de guet. Il comptait bien surveiller le camp avec attention pour protéger les siens… Le lendemain matin, Ulrick fut celui qui réveilla Aedan en même temps que d’autres membres de la caravane. Un coup de pied léger dans ceux du voyageur. Le gardien observa l’homme et lui lança.

_ « Et voilà une nuit sans histoire… ou presque. » Quelques gouttes de sang tâchaient les vêtements usés d’Ulrick. « Pour la journée, vous resterez avec cet homme Rethel » Il pointa un homme de taille moyenne à la barbe fournie un peu plus loin. « Il vous montrera quoi faire pour les aider pour la matinée. » Il s’étira et bailla fortement. « A mon tour de me reposer. »

Ulrick avait tué quelques créatures, autant pour la sécurité du camp que pour le plaisir de surprendre ces bêtes sauvages. L’odeur du sang l’apaisait plus sûrement qu’un bon feu ou tout autre chose. D’un pas lent terminé par un bond agile, le gardien grimpa dans une charrette et se roula en boule sous une couverture prévue pour lui. Il avait ses habitudes, et il sombra rapidement dans le sommeil pendant que les hommes terminés de se préparer pour le voyager de la journée. Il retrouverait Aedan plus tard.



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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Ven 6 Nov - 18:05
« Reposez-vous maintenant. » Mes doigts viennent glisser sur le front de mon patient d'un instant, y laissant mon cosmos venir soulager en parti le mal. Les plantes de ma décoction feront le reste, lui permettront de reprendre des forces qui lui manque cruellement. La chute de ce caravanier aurait pu lui coûter la vie. Dans d'autre circonstance, cela aurait été probablement le cas mais fort heureusement, cela n'était pas aller jusque là. Il s'en était plutôt bien sorti pour amoindrir les coups, tant et si bien que mise à part sa jambe et son bras gauche sur lesquels il s'était finalement réceptionné, il n'avait rien de plus que des égratignures. Mon cosmos avait soigné les plus gros dommages, mes décoctions soulageront ses maux et le réchaufferont. Ce sera suffisant. Me redressant, je sors de la caravane qui a été mise à disposition pour le blessé. Ce n'est pas le premier qui se retrouve dans ce genre de situation, d'après ce que j'ai compris, ce sont mêmes des menaces courantes quand bien même ces voyageurs sont coutumiers de ces dangers. Les connaître ne signifie pas pouvoir toujours les éviter, malheureusement, mais au moins parviennent t-ils à faire face aux conséquences... Et puis je suis là pour réparer les pots cassés, ce qui ne me déplait pas forcément. J'ai toujours été plutôt à l'aise dans l'art curatif, autant que cela puisse servir mes compagnons de voyages. Skeld d'ailleurs vient me voir pour me demander comment va le blesser. Il utilise du goth mais je parviens à le comprendre avec un peu plus d'aisance grâce à Ulrick qui, durant ces derniers jours, m'a un peu enseigné. Cela doit faire une dizaine de jour à présent, le temps passe beaucoup plus vite lorsque l'on est accompagné.

« Il va bien. » Je cherche à préciser avec d'autres termes, réfléchis quelques instants avant de reprendre d'une manière encore un peu malhabile - et avec un accent qui doit être détestable. « Il est pas en danger. » Au moins semble t-il comprendre puisque un sourire vient étirer ses lèvres, visiblement rassuré par mes dires, et il vient me remercier dans sa langue tout en me demandant ce que j'ai fait. Un peu embarrassé, je laisse mes doigts glisser dans ma chevelure écarlate en haussant les épaules, signifiant par là que ce n'est pas grand chose - un prêté pour un rendu, n'était-ce pas ce que j'avais dis lorsqu'il m'avait accueilli ? Certes, j'aide chaque jour les caravaniers, ne ménageant pas mes efforts pour que la dette demeure remboursée, mais ça me convient bien ainsi. Je ne pense pas en faire trop. Je préfère laisser de côté le comment, y laissant une part de mystère - ou parce que ma maitrise de cette langue n'est pas complète non plus. Difficile de lui expliquer tout ça simplement, alors autant le laisser de côté. Nous nous sommes installés pour la nuit, le crépuscule tombant, les caravaniers évitent tout risque, surtout avec l'accident dernier. Autant ne pas trop tenter la chance, les dieux risqueraient de nous abandonner, ce que la majorité conçoit bien. Si la plupart de leur croyance sont semblables, il y a malgré tout quelques disparités entre les voyageurs, de ce que j'en ai compris en tout cas pour l'heure. Des détails bien souvent, mais je trouve ça intéressant à entendre. Je ne suis pas bien difficile à contenter à ce niveau là.

« Je vais m'occuper du feu. » J'offre au chef un sourire et un signe de main avant de me diriger en trottinant vers l'espace qui sera alloué au feu. Ce dernier est toujours soigneusement choisi, suffisamment large pour pouvoir accueillir chacun des voyageurs et réchauffer le repas. Je me porte toujours volontaire pour m'occuper de ce dernier, et si la première fois, cela a paru étonné, on me l'accorde aujourd'hui de bonne grâce sachant que les flammes que je fais naître ont tendance à se faire plus vivaces - une qualité bien utile en ce rude pays. M'exécutant avec assurance, je fais rapidement apparaitre le feu qui vient offrir une chaleur qui se fait bien déclinante. Le soleil se couche et les ombres s'allongent. Le crépuscule est là. Ma mission menée à terme, je laisse celui s'occupant de la nourriture prendre place alors que mon regard vient chercher une silhouette familière. Les ombres sont son domaine, je m'en suis bien rendu compte. Ulrick reste un homme difficile à appréhender, mais qui s'avère plutôt sympathique dans son genre, et dans tous les cas, suffisamment patient pour m'enseigner un peu la langue usuelle de ce pays. Et en échange, moi, je lui en apprends un peu plus sur la force qui sommeille en lui, qu'il utilise inconsciemment. Je suis le merle après tout, c'est également mon rôle. M'avançant jusqu'à lui qui demeure à l'écart, je lui offre un sourire. « Il va bien, si tu veux tout savoir. Je m'en suis occupé, il devrait pouvoir marcher à peu près correctement demain, il ne devra juste pas forcer. » Je ne sais pas si ça l'intéresse vraiment, mais je me dis que si Skeld lui demande, il pourra lui en dire plus que moi. J'ai plus de facilité avec le Saxon malgré tout. Cela l'étonnera peut-être de savoir qu'après une telle chute et de telles blessures, il se remettra aussi aisément mais il doit se douter de ce que j'ai utiliser.

« Prêt pour ta leçon du jour ? » Mes yeux se font rieur alors que je viens poser la question usuelle. Un petit rituel, les questions qui ont été formulé se sont transformées petit à petit en leçon pour lui permettre d'apprendre à maîtriser cette force qu'il possède en lui. Elle est encore brouillonne, mais sa conscience n'en demeure pas moins éveillée, et inconsciemment, il l'utilise. Mon rôle à présent est de le guider jusqu'à cette prochaine étape. « A moins que tu n'ai de nouvelles questions à me poser. » Lui aussi a le droit d'être curieux.



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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Dim 8 Nov - 10:03
:: Une rencontre enneigée

Les jours passaient et se ressemblaient pour le plus grand malheur du gardien, et la plus grande joie des voyageurs. Chacun avait ses propres préoccupations dans ce genre de situation. A part le voyageur, rien n’était venu troubler la caravane et son quotidien. Ulrick avait conservé son attitude légèrement solitaire, même si il avait dû jouer les professeurs. Heureusement Aedan était un élève motivé et plutôt doué. Dix jours avaient été suffisants pour cet étranger afin de maîtriser les rudiments du goth, et en échange, l’assassin apprenait à utiliser cet énergie intérieure de manière à devenir un meilleur guerrier. Ce n’était peut-être pas un bon calcul du roux, mais les choses étaient ainsi. La routine s’était installée et les habitudes avaient rapidement pris le dessus. Et avec elles, l’imprudence et la décontraction. Des comportements dangereux lorsqu’on voyage dans ce pays. Un homme avait été blessé lors d’une chute. Aedan avait joué les guérisseurs sous l’œil distrait d’Ulrick et intéressé de ses compagnons de voyage. L’assassin l’aurait purement et simplement laissé mourir en l’absence de cet homme étrange. Leur vision de la vie était radicalement différente, mais il avait appris à respecter Aedan et son comportement au cours de ces quelques jours. A l’écart, Ulrick avait assisté à l’échange entre Skeld et le guérisseur avec un sourire sur les lèvres. L’aisance du voyageur était impressionnante, mais loin d’être complète lorsqu’il parlait le goth. Il aurait pu intervenir pour l’aider, mais il avait trouvé bien plus amusant de se contenter d’observer et d’écouter l’échange.

Aedan éluda les questions sur ses capacités curatives, dans la mesure où il était difficile de leur expliquer la provenance de ses capacités. Ulrick allait cependant devoir lui conseiller la prudence et le mensonge vis-à-vis de ces facultés. Dans d’autres pays, il serait considéré différemment et risquerait d’être tué pour cet aspect mystérieux de sa personnalité. L’assassin fut impressionné par la force de caractère de son professeur improvisé, et par les efforts qu’il fournissait au quotidien. Des éléments qu’il tairait évidemment. La journée passa tandis que le blessé profitait d’un repos bien mérité dans une charrette. Le soir venu, Ulrick fit le tour de la zone choisie pour le bivouac. Une petite inspection nécessaire pour repérer les lieux à la lumière du jour, et prévoir ses futures actions en cas d’attaque ou de danger. Aedan s’occupait du feu comme régulièrement. L’installation fut rapidement terminée et les caravaniers prirent place pour se préparer pour la nuit à venir. Le gardien était encore dissimulé dans les ombres pour le moment, se contentant d’observer et d’attendre le repas pour se joindre aux hommes. Aedan vint le surprendre dans son refuge avec un sourire, et Ulrick lui rendit son sourire tout simplement sans forcément quitter son domaine.


_ « Merci pour lui. »

Ulrick ne voyait rien à ajouter pour le moment, et préférait se contenter d’opiner simplement aux réflexions du jeune homme. Ses yeux toujours dissimulés sous ses cheveux, l’assassin observait son interlocuteur tout simplement. Son expression restait impénétrable pour le moment. La leçon du jour. Ce petit rituel devenait un peu dérangeant, non par l’intérêt des cours mais par la manière dont les aborder son professeur. Un peu trop de discussion à son goût.

_ « Que comptes-tu m’apprendre aujourd’hui ? Niveau question, j’en ai des tonnes à te poser sur les mystères de cette force et tu le sais. J’en perçois certains mais d’autres me paraissent impénétrables. Hâte de voir ce que tu vas m’apprendre ce soir » Il marqua une pause et fit un sourire amusé. « Mais je pense que ce soir c’est moi qui vais t’apprendre quelque chose. »

Ulrick sortit enfin des ombres, et se dirigea vers le feu de camp. Le gardien s’installa tout simplement après avoir salué quelques hommes. Son regard se perdit dans la lumière des flammes pendant quelques secondes, avant qu’il ne reporte son attention sur Aedan. La nourriture mijotait déjà, et quelque chose lui disait que ce soir le repas allait être moins bon compte-tenu du cuisinier. Il se tourna vers son professeur, et reprit enfin la parole.

_ « Tu devrais être plus prudent concernant tes dons. Dans d’autres contrées les gens sont moins tolérants, et tu risquerais de ne plus pouvoir voyager très longtemps… Ne fais pas tant de mystère, et inventes simplement une histoire plausibles et passées sur des connaissances que tes interlocuteurs ne peuvent avoir. »

Quelques conseils pour son bien-être et son avenir. Son expérience de voyageur était plus grande, et il connaissait le mysticisme et le comportement de nombreux autres peuples.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Dim 8 Nov - 15:41
Quoi lui apprendre. La question est vaste à vrai dire, l'important étant de procéder par étape. Chaque chose en son temps, on ne peut passer à la suivante que lorsque la dernière a été correctement assimilée. Je pense... que je ne suis pas un très bon professeur. J'aime apprendre, pourtant, enseigner ce n'est pas tout à fait la même chose, je trouve ça autrement plus difficile même si ça n'en demeure pas moins intéressant également. Et puis, en tant que druide, c'est là également mon devoir. Le devoir de transmettre à autrui, mais c'est là un exercice plus difficile que de simplement assimiler les informations qui me sont transmises. Je ne désespère pas pour autant de m'améliorer, notamment, avec l'aide de Ulrick. Pour l'heure, il a surtout appris à comprendre cette force, à la sentir et quand bien même est-ce rébarbatif, il n'empêche que c'est primordial pour l'utiliser. Ce n'est qu'une fois cette base acquise que le reste peut être développé. Et ce soir, quelle sera cette fameuse leçon ? Je crois que je vais devoir encore y réfléchir, et c'est en haussant un sourcil curieux à son adresse que je viens le suivre jusqu'au feu vif autour duquel le camp s'anime. Une nouvelle leçon de vie pour moi également. La prudence est visiblement ce qui me manque le plus, depuis le début de notre voyage, c'est bien ce mot que Ulrick répète le plus. J'ai compris que ce dernier l'était excessivement. Rien que dans sa manière de se mouvoir, il parait faire preuve d'un discernement certain que je suis bien en peine de copier. Croisant mes bras sur mon torse alors que je demeure assis à ses côtés, je réfléchis à mon propre ressenti. Ce n'est pas facile de m'adapter à ces cultures différentes... Pourtant, je devrais le savoir. « Je suppose que tu as raison. » Mon sourire s'éteint un instant alors que le feu danse devant mon visage, projette de sinistre image.

Ce fut le repas servis qui vint me distraire de mes pensées, et c'est avec un remerciement de circonstance que j'accepte ma maigre pitance. Ce n'est pas mon genre de me laisser bercer par les images du passée pourtant. « Si je dis que je suis un herboriste, ça pourrait aller tu penses ? » C'est la meilleure idée qui me vient à l'esprit pour l'heure. Les herboristes utilisent des plantes pour soigner toute sorte de maux, un peu comme ce que nous réalisons nous aussi, non ? Le terme druide n'est pas très connu par delà mes propres contrées, tout du moins, je ne le pense pas. Et puis certain pratiquant ne nous aime pas beaucoup. Laissant de côté cette histoire, je viens avaler mon repas, faisant peu cas du goût plutôt particulier du ragout de ce soir. Tant que ça se mange, je ne vais pas m'en plaindre, bien que ça mériterait probablement un peu plus de cuisson... « Tu sais... j'ai été élevé loin de tout ça. Loin du monde, à l'abri, j'oublie souvent que je ne sais pas grand chose malgré tout ce que mon père m'a appris. Je connais les propriétés des plantes, le cycle des vies, et peux te conter un nombre impressionnant de légende sur mes dieux, pourtant, je n'ai rien vécu. » Mon regard vient un instant se poser sur la voûte céleste. Mon père a toujours souhaité me protéger. Me protéger de ses propres ennemis - des notre en réalité. Enfin, c'est ce que j'ai toujours supposé. Mes prunelles finalement viennent se détourner sur le gardien d'ombre. « Enfin, je n'ai pas vécu grand chose plutôt. Pas encore tout du moins. » N'est ce pas l'une des raisons pour lesquelles je suis là aujourd'hui ? Ça, et plus encore. « Tout ça pour dire que je suis bien content d'être tombé sur toi - sur vous même. » Je ne crois pas en la chance. Rien n'est dû au hasard dans ce monde, ma rencontre avec Ulrick et avec ses employeurs en est une parmi tant d'autre. Un léger éclat de rire vient secouer mes épaules alors que je me souviens que ce dernier avait bien faillit me découper lors de cette fameuse première rencontre. Heureusement, tout c'était plutôt bien terminé, en fin de compte.

Me redressant en abandonnant mon repas terminé et mes compagnons de voyage, j'offre à ces derniers quelques paroles maladroites pour signifier que je vais accompagner Ulrick lors de sa garde. Ce n'est pas forcément anormal à vrai dire, surtout pas ces derniers soirs. Il nous faut juste nous éloigner du camp, pas trop cependant, puisque malgré tout, mon élève a un travail à accomplir. Pour l'heure, je ne ressens rien autour de nous mais moi aussi je dois être prudent. « Tu as appris à éveiller cette force qui est en toi, maintenant, il faut l'utiliser. » Mes doigts viennent s'avancer face à lui, la lueur éclatante de mon cosmos venant y luire telle une flamme ardente mais paisible, maitrisée. « Il y a plusieurs manière de faire, comme les flammes qui éclaire peuvent également détruire. » Mon poing se serre, laissant la flamme s'éteindre sans un bruit. Mon essence est solaire, ce qui n'est pas le cas de celui qui me fait face. Est-ce que mon idée est bonne ? Je n'en suis pas convaincu. « Attaque-moi avec cette force. Pense que ce n'est qu'une extension de toi. Pas besoin d'arme, l'arme est en toi. » Commençons comme ça et advienne que pourra.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Lun 9 Nov - 11:43
:: Une rencontre enneigée

Avec le temps passant, Ulrick commençait à mieux connaître Aedan et à l’apprécier. Il possédait encore cette innocence qu’il avait perdu des années auparavant, pour son propre bien ou son plus grand malheur d’ailleurs. Son aide était précieuse pour les caravaniers, et ses soins s’avéraient extrêmement efficace. Un peu trop compte tenu des mystères qu’il faisait autour d’eux. La caravane s’installa pour la nuit et le feu fut rapidement allumé par le voyageur. Le repas mijotait dans un coin, et Ulrick retint un soupir d’exaspération lorsqu’il reconnut le cuisinier. L’assassin était curieux de voir ce qu’allait lui apprendre son instructeur lors de leur séance du soir à venir. Pour le moment, après sa question, il se permit de distiller quelques nouveaux conseils à Aedan. Son voyage l’amènerait sur des terres extrêmement pieuse et croyante, jugeant toute nouveauté comme hérétique et dangereuse. Sa bienveillance et son innocence ne joueraient pas en sa faveur dans ces circonstances. Le gardien n’aimerait pas le voir être tué de la sorte. D’une certaine manière, il espérait qu’ils se retrouveraient un peu plus tard et auraient l’occasion de mener à son terme l’opposition de leur première rencontre. Il ne doutait pas de sa capacité à développer sa connaissance et sa maîtrise de son énergie intérieure, et même de surpasser Aedan le moment venu. Le conseil d’Ulrick sembla troubler le voyageur, pour sa plus grande surprise. Il laissa le temps à Aedan de digérer l’information, et la nourriture fut servie entre temps.

_ « Ce serait parfait… précises que les plantes viennent de ta terre natale. Cela couvrira certaines choses. »

Ulrick répondit avec un sourire réconfortant, une expression qu’il n’arborait que rarement. Il dévora sa gamelle, non par faim mais pour diminuer le temps à supporter ce goût fade. D’une oreille attentive, le gardien écouta les explications d’Aedan. Leur enfance avait été radicalement opposée. Le voyageur avait été soutenu et protégé à l’extrême, tandis qu’Ulrick avait choisi d’être seul et isolé tout en se débrouillant seul. Ne compter que sur lui-même était la leçon qu’il avait retenue de ses années, ainsi qu’une grande difficulté à accorder sa confiance à autrui derrière une attitude avenante. Ulrick laissa échapper un léger pouffement en entendant la dernière phrase de son interlocuteur.

_ « Tu as surtout eu de la chance que Skeld soit arrivé au bon moment mon ami. » Il observa Aedan et sourit. « Avec le recul et ce que je sais maintenant, je pense que j’aurais regretté de t’avoir tué… mais sans l’intervention de Skeld, je l’aurais fait. N’en doute pas. Ne te trompe pas sur moi et ma nature profonde. » Le regard d’Ulrick se perdit dans les flammes lorsqu’il posa sa gamelle sur le sol. « Mais peut-être effectivement tu as eu une certaine chance d’être tombé sur moi. Cela te permettra de te montrer plus méfiant et plus prudent. Les dangers peuvent venir des sources les plus improbables et étonnantes, tu l’apprendras rapidement… espérons que ce ne soit pas tes dépens. »

Ulrick s’étira et se redressa à son tour prêt pour leur petite leçon du soir. Pour les autres caravaniers, Aedan suivait des cours de survie sous la supervision du gardien, alors qu’en réalité c’était l’inverse qui se passait. Mais ce qu’ils faisaient était difficilement explicable à des non-initiés. En s’éloignant du camp, l’assassin laissa ses sens vagabonder pour surveiller les alentours. L’un de ces dons acquis de façon naturelle en utilisant son énergie. L’instinct était une force impressionnante chez lui. Ulrick se tourna vers son professeur et l’écouta attentivement. Les explications d’Aedan étaient plus ou moins claires selon les cas, mais elles contenaient surtout l’expérience et les notions du druide. Ulrick prenait le temps de les analyser à sa manière, pour les incorporer et les développer à sa manière. Leur style était radicalement différent. La déception se lut sur les traits d’Ulrick lorsqu’il reçut l’ordre de ne pas utiliser d’arme. Passé quelques secondes, il se mit en garde et ferma les yeux préférant laisser ses autres sens l’aider. Son esprit s’enfonça dans les méandres de l’énergie sommeillant en lui. Grâce à Aedan, il était en mesure d’en contrôler l’intensité approximativement. A sa manière brutale et brouillonne, Ulrick laissa son énergie exploser et l’envahir complètement. Sans qu’il ne s’en rendre compte, son aura sauvage augmenta le faisant ressembler un peu plus à un prédateur. Les ténèbres semblèrent grandir autour de lui comme happées par son cosmos.

Dans un geste sec, et visant la direction opposée à son professeur, Ulrick lança son poing. Le mouvement ressembla plus à une attaque à l’aide d’une épée qu’un véritable coup de poing. L’habitude d’utiliser ce mouvement. Son énergie fut expulsée de son corps sous une forme étrange. Il avait agi d’instinct, laissant sa réflexion bien loin de cet exercice. Ulrick avait été à peine conscient de ce qu’il faisait. Contrairement à Aedan, il préférait l’aspect pratique et guerrier de l’utilisation de cette énergie. Ses yeux s’ouvrirent sur le même spectacle que précédemment.

_ « Eh bien quel exploit… »

Ulrick haussa les épaules, et son ton indiquait clairement le dépit. L’homme frappa alors du pied sur le sol dans un geste de frustration, et n’ayant pas remis son énergie en sommeil, un choc se produisit sur le sol et se répandit sur quelques mètres. Un craquement se produisit et un arbre s’écroula comme coupé en deux. Un sourire satisfait s’afficha sur le visage du gardien, et il se retourna vers Aedan.

_ « Je me demande ce que ça donnerait avec une arme. »

Pendant qu’il parlait, son arme se retrouva dans sa main et il l’observa longuement. Quelque chose lui disait que canaliser l’énergie à travers la lame l’aiderait. Mais ce n’était finalement qu’une impression.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mar 10 Nov - 22:25
« Je ne crois pas au hasard. » Ce sont les seules paroles que j'offre au protecteur à la fin de son monologue. Pas besoin d'en dire plus je pense, c'est là ma conviction profonde, ma propre croyance comme nous nous plaisons à le dire. Je ne méprise pour autant pas ses mots, loin s'en faut, tout comme je comprends ses mises en gardes, mais l'intervention de Skeld était inscrite sur une toile invisible à nos regards mais que nous suivions malgré tout. Malgré nous peut-être même. Je ne cherche pour autant pas à ignorer la dangerosité de celui qui m'accompagne aujourd'hui, son aura est sombre, elle est ombre. C'est tout du moins ce que j'ai ressentis jusqu'ici, pourtant... Tout comme le soleil laisse place à la lune, il en est de même pour les âmes. Elles sont changeantes et leurs essences, bien plus subtiles. Tout est un cycle. Un cycle qui se répète sans cesse. Ne suis-je pas moi même un être du seuil ? Les druides sont à la limite, ils sont gardiens et font le lien. C'est également mon devoir, quand bien même je peine encore à en comprendre toute la finesse. « Cela dépendra de la volonté des dieux, je suppose. » Je m'amuse à deviser, ne sachant pas ce que l'avenir m'offrira, et sachant cela inutile. Ce savoir ne m'appartient pas, je n'ai pas ce pouvoir et ne suis pas sûr d'en vouloir à vrai dire. Souvent, je me suis posé la question, observant mon père avec fascination, cet homme qui parvenait à percer les voile de l'avenir. Et alors que son regard aveugle se tournait vers moi, je ne pouvais qu'observer l'absence d'éclat dans ses iris voilées.

Voir l'avenir n'est ce pas un fardeau ?

Enfin, la question n'est pas là pour l'heure, je préfère de loin ne rien savoir et apprendre, voir de mes propres yeux l'avenir qui se profile et m'attend. Et puis il y a bien plus important à l'instant. La leçon qui commence. A vrai dire, je sais bien que mes explications sont pour le moins énigmatique, malgré tout, Ulrick joue le jeu et tente de faire appel à cette force enfouie. Une force sombre, aussi profonde que les ombres, révélatrice également d'une part de ce qu'il était. Un prédateur à n'en point douter. Ce n'était pas aussi paisible que la flamme que j'ai fait apparaitre face à lui, c'était au contraire, bien plus sauvage, indomptable. Il ne maîtrise pas sa force, mais quelque chose me dit que même une fois parfaitement maîtrisée, cette dernière gardera cette empreinte. C'est lui. Simplement lui, et cela, rien ni personne ne pourra le changer. On ne change pas la nature d'un loup. Le parallèle m'amuse alors que mon élève brandit son poing, l'envoie vainement dans une direction sans que rien ne paraisse se passer. C'est le cas à vrai dire, pourtant, mon pressentiment demeure - celui de rester sur mes gardes. Et je fais bien. La terre parait trembler d'un simple pas faisant s'écrouler un arbre probablement centenaire. Mon expression se fait fâchée alors que je m'approche du vénérable effondré. Mes doigts viennent glisser sur son écorce avec un rien d'affliction. « Ce pauvre arbre n'avait rien demandé, il était plus vieux que toi. » Un soupir s'échappe de mes lèvres. Je suppose que c'est également de ma faute, je n'ai pas été très clair dans mes explications, mais comment l'être ? J'ai dès le plus jeune âge été bercé par cette énergie. Ma main vient se perdre dans la chevelure, signe évident que je suis quelque peu désappointé.

La solution, je suppose que c'est celle qu'il donne lui même. Le merle a toujours été mon animal totem, Lug n'a fait que me le révéler. Je ne peux pas dire si c'est une facilité, mais mon énergie a toujours été aisée à manipuler. Mais ce qui est vrai pour moi ne l'est pas pour les autres. C'est vraiment difficile d'enseigner, Père. Je suppose que je n'ai pas le choix. L'arme est en moi, mais peut-être que pour lui, c'est plus aisé avec des armes plus réelles. Mes doigts viennent enserrer ma propre lame que je viens dévoiler pour ce qui doit être la première fois. Une lame simple vient se dévoiler à mon adversaire, brillant d'argent, elle demeure simple, presque banal pourtant, à la faveur de la nuit, elle parait scintiller d'un éclat délicat. « Je ne suis pas le plus à l'aise avec une épée, mais je sais me défendre. Tu comprendras peut-être mieux comme ça - et ça t'évitera de frapper des arbres innocents. » Je me mets en garde, laissant un sourire venir fleurir sur mes lèvres. Je me concentre, inspire avant de m'élancer en avant. Mes passes d'armes sont simples mais néanmoins habiles, mon père a toujours été un redoutable adversaire et quand bien même je n'ai pas son expérience du combat, il a fait en sorte de m'apprendre tout ce qu'il savait. Autant que possible. Le fer contre le fer. Ou presque. Le cosmos m'auréole, se fait voile éthéré. C'est cela que je dois éveiller en lui, vers cela que je dois le guider...


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Jeu 12 Nov - 12:37
:: Une rencontre enneigée

Le hasard ou le destin. Chacun croyait en ce qu’il préférait et ce qu’il trouvait le plus adéquat. Pour Ulrick, la chance était concept plus intéressant que le destin. L’idée que quels que soient sa vie et ses choix il se retrouverait au même endroit était difficile à accepter. Evidemment tous les êtres finissent par mourir, et c’est un endroit où tout le monde se rend un jour. Mais pour le reste, il préférait croire qu’il était le maître de sa destinée. Aedan était bien trop innocent et insouciant d’une certaine manière aux yeux de l’assassin, et c’était un aspect de sa personnalité qui l’irritait régulièrement. Ulrick doutait de pouvoir le supporter sur le long terme, mais le temps du voyage, il pouvait faire un effort surtout que le voyageur lui apprenait de nombreuses choses intéressantes. Ses prochains combats seraient encore plus intéressants et spectaculaires. L’homme se délectait déjà de la tête de ses adversaires lorsqu’il les frapperait avec cette énergie, contre laquelle il serait dans l’incapacité de lutter. Détail qui restait profondément enfouie dans les méandres de l’esprit du protecteur. Ce genre d’idée n’était jamais exprimé à haute voix, et cet aspect de sa vie restait un secret farouchement gardé. Même si certains se doutaient de l’origine des capacités d’Ulrick. Les deux hommes s’isolèrent pour la leçon du soir, comme d’habitude. Le professeur improvisait se donner du mal, et l’élève passait beaucoup de temps à interpréter les explications à sa manière. Leur fonctionnement était très différent ainsi que leur mode de pensée.

Cette fois, Ulrick fut heureux de constater qu’il passait à un exercice plus pratique et plus utile, ce qui diminua sa déception de ne pas pouvoir se servir de ses armes. La concentration de l’assassin était brouillonne comme l’utilisation de son cosmos, et il lui fallut un certain temps pour parvenir à révéler sa puissance. Ce fut un acte plus inconscient que conscient, un geste instinctif tout simplement. Ce dernier n’avait eu aucun impact sur le paysage, et pourtant il était persuadé d’avoir réussi l’exercice. Dans sa frustration, un coup de pied chargé d’énergie fut donné sur le sol. L’onde produite fit s’écrouler un arbre centenaire probablement. Laissant le druide à sa tristesse pour la végétation, Ulrick se réjouit du résultat et se posa la question à voix haute concernant l’utilisation de ses armes. Peut-être pourrait-elle aider à canaliser cette énergie, après tout cela faisait des années qu’elle était baignée dans celle-ci sans qu’il en soit conscient. Aedan sortit sa propre lame, qu’Ulrick voyait pour la première fois. Dès que l’arme fut sortie, l’assassin se mit immédiatement en position de défense, prêt à attaquer avec ses propres armes. Un réflexe conditionné dès qu’il apercevait une arme. Une sécurité nécessaire dans son métier et son quotidien. Quand le professeur reprit la parole, Ulrick se détendit un peu et se redressa lentement toujours aux aguets. Un sourire carnassier s’afficha sur le visage de l’assassin lorsqu’il comprit les intentions d’Aedan.


_ « Oh… c’est que ça devient de plus en plus intéressante. » Il marqua une pause, prit une position de combat et reprit. « On s’arrête quand ?... Dès qu’il y a un membre coupé ou avant ? »

Son expression était jubilatoire, presque folle. Il commençait à être enivré par la perspective d’un bon combat, et surtout par l’idée de pouvoir terminer d’une certaine manière leur première rencontre. Sans réellement chercher à le tuer, ses intentions étaient clairement belliqueuses voire meurtrières. L’assassin retrouva son élément de prédilection, et s’enfonça dans les profondeurs de cette part animale à l’intérieur de lui. Son cosmos bouillonna et explosa régulièrement de manière inconstante et grossière. Son aura était celle d’un animal comme précédemment. Ulrick se redressa alors et se relâcha comme si il hésitait ou réfléchissait... Puis sans prévenir, il s’élança vers son adversaire. Ses deux lames traversèrent l’espace restreint le séparant de son adversaire, et furent suivies par le pied du combattant. Son style était très acrobatique et rapide. Une fluidité et une imprévisibilité acquises par l’expérience unique. On ne lui avait jamais rien appris ou enseigner, et n’avait donc aucune notion martiale digne de ce nom. Son cosmos commençait à recouvrir ses lames, tandis que son esprit était totalement focalisé sur son adversaire. Le cours n’avait plus aucune importance, ainsi que sa maîtrise du cosmos… Et pourtant sa maîtrise se révéla meilleure que jamais dans ces circonstances.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Sam 14 Nov - 17:39
Ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça en fin de compte. Alors que je vois l'attitude de Ulrick changer, visiblement ravi à l'idée de prendre les armes, je m'interroge. Je ne suis pas forcément le plus à l'aise avec une épée. Non pas que je ne sais pas utiliser une arme, je serai un bien piètre élève si je ne savais me défendre avec une lame, néanmoins, je ne suis pas aussi à l'aise que je le devrais probablement. Comparativement à mon père en tout cas. Enfin, me comparer à lui n'est pas forcément la meilleure chose qui soit, mais c'est malheureusement la seule personne que j'ai affronté avec une certaine régularité, celui qui m'a tout appris également. J'inspire, laissant mon souffle venir étioler mes pensées alors que les paroles de mon traducteur laisse planer une menace qui ne me plait pas vraiment. Je suppose qu'il plaisante. On va dire qu'il plaisante, ce sera mieux ainsi. « On va dire avant plutôt, je ne peux pas vraiment soigner ce genre de blessure, tu sais. » Mon sourire est un peu plus trouble, mais j'essaye de faire bonne figure, de prendre cela avec amusement. C'est inutile de s'angoisser de toute façon, vu que le combat allait commencer. Enfin, ce n'était normalement qu'un entrainement mais au vu de son regard, je préfère rester sur mes gardes et mon cosmos se fait déjà soutien. Il combat à deux lames. Je n'ai jamais eu l'occasion de combattre contre ce genre d'adversaire. Mon père n'a toujours utilisé qu'une seule épée lors de nos passes d'arme, et c'était déjà bien suffisant pour éprouver des difficultés à lui faire face...

Heureusement, mon propre instinct est loin d'être mauvais. Je me décale d'un pas pour éviter l'une des deux lames qui cherche à m'atteindre, la seconde vient frapper le plat de mon épée qui résonne en réponse. Un tintement métallique qui me surprend presque. Rapide. Agile. Le style de mon adversaire est bien différent de celui beaucoup plus habile de mon père. C'est totalement différent. Indéniablement. Cette danse est bien plus vive, bien plus mortelle également, plus sauvage. Là où le style de mon professeur fut toujours contrôle, celui de Ulrick est beaucoup plus... pas brouillon. Impétueux. Imprévisible. Il tourbillonne et attaque, frappe et s'échappe avant de revenir à l'assaut sans prendre une minute pour s'écarter. C'est un style plus rude, plus brut. Et moi, j'essaye de ne pas me laisser prendre. J'analyse. Observe en évitant parfois - pour ne pas dire souvent - un éclat d'argent à la dernière minute. Bien vite, ma respiration se fait plus anarchique alors que je m'écarte d'une roulade, me redressant tout aussi vivement pour accueillir le plat de sa seconde lame. Son cosmos flamboie. Se délivre et se libère d'un carcan apposé sur lui. Ce n'est plus aussi brouillon, concentré dans les lames, ces dernières se font catalyseurs de son pouvoir. Donc c'est ainsi qu'il fonctionne. J'ai tout de même l'impression de jouer au chat et à la souris... et je ne suis clairement pas le chat. Je me débrouille avec mon épée, mais très honnêtement, mes coups sont bien faibles comparativement, et le peu d'attaque que je porte s'avère bien souvent inutile. Au final, je passe plus de temps à me défendre de ses assauts vifs et répétés plutôt que d'attaquer. Mon cosmos m'aide à alléger le poids de ses coups.

Contre un homme normal, je suppose que je pourrai maintenir un semblant d'illusion, mais là, c'est plus difficile et seul une certaine prescience me préserve de blessures fatales. Ça et la maitrise de mon énergie spirituelle, bien plus fine que celle de mon adversaire qui me permet de me défendre avec plus d'efficacité. Si il parvenait à contrôler avec plus d'aisance cette force enfouie... il serait encore bien plus redoutable, ce qui est déjà peu dire. Cependant... Assez de fuir. Alors que je me jette en arrière, sentant la lame mordre ma chair, je sens qu'il est l'heure de contre-attaquer avant que cette plaisanterie ne devienne une réalité. Mon cosmos flamboie un instant, un murmure se perd entre mes lèvres, étranger. « Reo anáil na gaoithe, an olc sin roimh ré. » Le vent vient enserrer le corps du guerrier et vient déposer sur son corps une gangue de terre, figeant les membres de mon adversaire désigné. Le souffle des druides. Celui qui transforme en pierre celui qui en subit la morsure. Qu'il utilise le sien propre pour s'en protéger, ce sera une bonne leçon - et me permettra de souffler un instant. Je me recule de plusieurs pas, laissant une certaine distance nous séparer alors que je demeure en garde, la respiration quelque peu hachée. Pour autant, je suis loin de fanfaronner. J'observe, attentif.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Lun 16 Nov - 13:57
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Avec ses armes dans les mains, Ulrick se sentait plus à l’aise pour gérer son énergie. C’était plus habituel et plus naturel pour lui dans ces conditions. L’assassin ne put contenir sa joie de pouvoir combattre son adversaire, et une pointe de folie destructrice transpira au travers de son sourire. Presque malgré lui, l’élève se retrouva en position de combat et prêt à le mener à son terme cette fois. Cette sensation était enivrante et lui avait manqué depuis son arrivée sur sa terre natale. Ses attaques furent soudaines et précises. Son style était anarchique et imprévisible, une nécessité dans son domaine d’activité. Aedan tenait son arme et résista au premier assaut. Il avait de l’expérience, mais il était évident que son style était académique et que ses entraînements avaient dû se dérouler dans un cadre précis et discipliné. Son expérience du combat était minime. En tout cas c’est les conclusions qu’Ulrick tira de ce premier échange. Profitant de ses atouts et du malaise de son professeur, l’assassin reprit ses assauts tout en souplesse et agilité. Il frappait, se retirait, revenait à la charge tout en virevoltant autour de son adversaire. Son cosmos commença à s’éveiller et recouvrit presque complètement ses lames. Inconsciemment il le sent vibrer en lui, tel un prédateur tapis attendant son heure. Ulrick mit Aedan sur la défensive. Ses attaques n’étaient guère fairplay, et il cherchait simplement la victoire avant toute chose. Il profitait pleinement de ses atouts et de son expérience pour le moment.

Aedan fut frappé au cours d’un geste léger. Ulrick ne s’était pas attendu à toucher avec cette attaque, et fut surpris. Son instinct lui dicta de se retirer pour le moment, mais il tenait la victoire. Et il le sentit le cosmos de son professeur. Son attaque fut rapide, soudaine et surtout improbable aux yeux de l’assassin. Sur le moment, il ne comprit pas ce qu’il se passait. Ses membres se figèrent coupant son arme principale. De la pierre. Ce fut sa première sensation en ressentant l’attaque. Il avait l’impression de se transformer en pierre. Ses gesticulations ne servirent à rien. La défaite le tenait… Ce qu’il avait toujours considéré comme étant pire que la mort. Sa rage augmenta alors et son cosmos libéré dans ses lames explosa à son tour. L’homme fut libéré des effets de l’attaque du druide, mais il était épuisé. Toute son énergie avait servi à sa libération. Trop en un seul coup. Ulrick tomba à genou sur le sol tentant de retrouver son souffle. Son regard se posa sur Aedan, et au milieu de la colère, on pouvait y lire le respect. Son adversaire venait de gagner son respect. De son point de vue c’était une égalité. Il avait touché, et il l’avait bloqué.


_ « La vache… Comme tu fais ça ? » Son ton était clairement interrogateur. « Tu veux bien me montrer, ça pourrait être utile et amusant. »

Ulrick commençait déjà à envisager les utilisations possibles de cette attaque si il pouvait la reproduire. Et de toutes ces personnes qu’il pourrait torturer pendant ce temps. Cela serait des plus intéressants à vivre. Son regard se porta par la suite sur ses lames. Son cosmos vibrait encore en elle, et il pouvait le sentir. Peut-être était-ce ce qui avait permis de toucher Aedan. Une espèce de surépaisseur d’énergie. Ulrick se redressa et prit place sur la neige tout simplement. Il observait avec attention ses armes, et son regard se reporta alors sur son interlocuteur.

_ « Enfin je suppose que c’est comme pour le feu. Je dois trouver ma propre utilisation de cette énergie… En tout cas il est clair que la mienne est plus dirigée vers un but létal contrairement à la tienne. Il t’a fallu combien de temps pour parvenir à créer ses… technique… »

Ulrick avait hésité sur le mot. Il ne savait pas trop quelle terminologie donner. Son souffle était encore haletant, même si il sentait ses forces revenir doucement mais sûrement. Cette nuit il espérait qu’aucun agresseur digne de ce nom ne passe à proximité du camp. Il doutait d’être en mesure de résister à quiconque ni même de mener un combat. Pour une fois il se contenterait de tendre des pièges à des endroits stratégiques, et il préviendrait Skeld de ce détail pour éviter des incidents déplorables.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Lun 16 Nov - 19:51
Mon sort fait son office. Lentement, surement, il atteint ma cible, l'enserre totalement pour en bloquer le mouvement, figer le corps de celui qui m'attaque. L'entrainement continu toujours, et je demeure attentif, observant la réaction du guerrier des ombres dont la rage semble s'accroitre en constatant que sa prison de chair se fait plus pernicieuse encore. Je reste sur mes gardes, mon épée à la main en défense alors que mon souffle demeure encore erratique. Peut-être vais-je devoir briser moi même le sort que je lui ai lancé si il n'y parvient pas lui même, mais j'attends. Pas tout de suite. Pas encore. C'est dans ce genre de situation que l'homme parvient à trouver une solution. Cela m'était moi même arrivé plusieurs fois par le passé, ce sont d'ailleurs les leçons qui sont les plus efficaces et dont on se souvient le plus longtemps. Son énergie explose, rompant ma malédiction qui disparait de ses membres en lui rendant sa liberté. Le contre-coup de cette énergie déployée le fait tomber à terre, genoux au sol, il me détaille un instant. Si la rage est bien présente, autre chose parait y briller sans que je ne parvienne réellement à le formuler. Il faut attendre que sa voix ne vienne s'élever pour que j'en comprenne un peu plus la teneur. Je crois que je l'ai étonné. Un soupir vient s'échapper de mes lèvres alors que je me laisse moi même tomber à genou, soulagé que mon adversaire ne puisse pour l'heure plus m'attaquer. Son cosmos est faible à présent.

Mon sourire se fait quelque peu vacillant en réponse alors que je préfère reprendre mon souffle et faire taire les battements erratiques de mon cœur. Ce n'est pas le genre d'entrainement que j'ai eu l'occasion d'expérimenter avec mon père. Il avait beau être un combattant acharné, je ne pouvais nullement comparer son acharnement à m'apprendre à celui de se battre de Ulrick. Cela aurait été les insulter tous les deux. Me plaçant en tailleur dans une position un peu plus confortable, je laisse ma main glisser sur le plat de ma lame en offrant à mon élève un sourire qui se fait amusé. « Et oui, c'est un sort assez pratique. » Et heureusement que je l'ai utilisé en fin de compte, sinon je crois qu'on y serait encore. D'une certaine manière, la façon dont il dit qu'il serait intéressé pour l'apprendre ne me dit rien qui vaille. Et dans tous les cas, je ne pourrais le lui enseigner. Il n'est pas un druide. Mon visage se fait un peu plus grave à la suite de ses paroles. Nos différences sont flagrantes. J'ai appris à défendre avant tout la vie, là où Ulrick a surtout appris à l'ôter. Nous sommes fondamentalement opposés quand bien même ce n'est peut être pas aussi cloisonné que cela. Sans doute. Et puis ce n'est pas comme si je ne l'avais déjà pas remarqué. « En effet, nous avons tous notre manière de déployer cette force. Cela dépend de notre propre essence. » Mon regard vient se poser sur les lames qu'il garde à son côté, précieusement. Des extensions même de son corps. « Tes armes jouent un rôle de catalyseur par rapport à ton énergie spirituelle. Elles lui permettent de se manifester plus facilement et c'est un appui plus évident, tangible pour ton esprit puisque c'est quelque chose que tu connais suffisamment. »

Je pense qu'il me suivra jusque là. Ulrick est loin d'être un imbécile, même si parfois, il aimerait bien le laisser croire. « Il est plus facile de détruire que de créer. » Dans ma main libre vient naître l'éclat solaire d'une flamme écarlate. Douce, elle jette sur notre petit duo, une étrange impression. Peut-être que cela vient également de moi, de ma manière de parler et d'enseigner, si je puis dire ainsi. Non. Le mot le plus juste serait sans doute guider. Cette pensée fait naître un sourire amusé sur mes lèvres. « J'ai passé ma vie à apprendre ces techniques, comme tu dis. Mon Père me les a enseigné et j'ai du faire mienne ses leçons. C'est un savoir qui se transmet ainsi chez nous. » Fermant les yeux un instant, je laisse mes pensées s'échapper. Je ne peux bien sûr transmettre aucun de ces savoirs à cet homme qui me fait face. Ce n'est pas une question de respect ou de mépris, cela fait parti de nos propres lois. Il n'est pas un druide, il n'a pas à savoir, c'est aussi simple que cela. La seule chose que je peux faire, c'est de le guider dans sa propre voie. « Comme pour toute chose, il faut du temps et de l'entrainement. Tout dépendra après du chemin que tu choisiras. A toi de voir où tu veux aller et jusqu'où. » Je me redresse finalement, rangeant ma lame dans son fourreau, et je viens me rapprocher de mon adversaire avec un sourire amusé. L'éclat demeure dans ma main et se fait lumière tamisée. « Nous ferions mieux d'en rester là pour ce soir. Rentrons au camp. » Et d'aller nous reposer. La nuit sera encore longue après tout. Je garderai l’œil ouvert moi aussi.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mar 17 Nov - 13:19
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Ulrick avait appris beaucoup de choses en compagnie du voyageur, mais cette soirée lui avait mis d’entrevoir beaucoup plus d’éléments concernant cette énergie et son utilisation. Il ne serait jamais un homme bienveillant comme son professeur, et son cosmos était d’ailleurs plus nébuleux et plus sombre d’une certaine manière. Leur manière d’agir et de combattre était probablement à l’origine de l’utilisation de leur capacité. Toute son énergie était passée dans la lutte contre la technique d’Aedan. C’était la première fois que l’assassin se sentait autant vidé et faible. Une sensation qu’il détestait par-dessus tout. Et pourtant son intérêt était porté sur la technique de son adversaire, et son apprentissage. Les questions d’Ulrick ne laissaient planer aucun doute sur ses intentions et ce qu’il comptait faire de son apprentissage. Aedan regretterait peut-être de l’avoir formé et aidé. Un sort assez pratique était un euphémisme aux yeux du gardien. Il y voyait une capacité bien utile et il envisageait déjà les différentes manières de l’utiliser. Et pourtant. Ulrick comprenait que les techniques d’Aedan ne serait jamais à sa portée, en tout cas pas dans un avenir proche évidemment. Il lui faudrait des années pour arriver à sa maîtrise, et encore il n’était pas sûr d’y parvenir. Leur nature était bien trop opposée. Leur vision était trop divergente pour que l’un puisse copier l’autre. Ce n’était pas très grave dans le fond, puisque l’assassin était convaincu que ses propres techniques seraient aussi dévastatrices et utiles que les siennes.

Aedan confirma les doutes qu’il avait exprimés. Ses paroles allèrent aussi dans le sens des sensations d’Ulrick. Ses lames avaient canalisé son énergie. Des hochements de tête accueillirent ses quelques mots. L’assassin contempla ses lames et sut quelle direction prendre lors de ses entraînements. Il allait devoir apprendre à utiliser ses lames d’une autre manière, afin de créer ses propres techniques. La dernière remarque étonna Ulrick. Pendant quelques secondes il observa Aedan et préféra ne rien répondre aujourd’hui. Le débat attendrait un autre moment. Détruire n’était pas aussi aisé si on souhaitait le faire bien de son point de vue. Encore une fois cette divergence n’était que le reflet de l’opposition de leur personnalité et de leur vécu.


_ « Je comprends… Et je ne te demanderais pas de me transmettre des secrets de famille. De toute manière, je pense avoir saisi le fonctionnement dans les grandes lignes et je sais quelle direction prendre à l’avenir. Mon choix est déjà fait depuis longtemps et je m’y tiendrais pour le moment. »

Ulrick se redressa péniblement et ramassa ses armes qui disparurent dans son dos. Ses quelques étirements lui soutirèrent des grognements. La fatigue était perceptible et il avait mal partout. Il avait trop forcé pour s’échapper de l’emprise de son adversaire, et les effets étaient encore perceptibles pour lui. Ulrick porta son regard sur le campement et hésita quelques secondes avant de prendre la parole.

_ « Merci de ta proposition. Une personne ne sera pas de trop. Rentres avant moi, je dois placer quelques pièges pour m’assurer que rien ne se produira. » Il marqua une pause et sourit à Aedan. « En tout cas je te remercie pour ton aide encore une fois. Finalement l’arrivée de Skeld fut plutôt une bonne chose… Et tu devrais apprendre à te battre de manière moins académique. Tous ne suivront pas un code de l’honneur ou le manuel lors d’un affrontement. »

Ulrick bailla longuement après sa petite tirade. Avec un geste de la main, il disparut dans les ténèbres de sa démarche légère et maladroite. Les pièges seraient rapidement prêts et il rejoindrait le feu pour bénéficier d’une bonne nuit de sommeil à présent. Son instinct le préviendrait en cas de danger, et aujourd’hui il faisait confiance à Aedan et savait que l’homme garderait les yeux ouverts pendant la nuit.



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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Mer 18 Nov - 22:25
Se battre de manière moins académique. Cette phrase n'arrête pas de tourner dans ma tête depuis que nous nous sommes affronté avec Ulrick, depuis que nous nous sommes entrainés pour ainsi dire. Je suppose que c'est un bon conseil, quand bien même il n'est pas aisé de remédier à ce problème. Ce qui me manque reste encore et toujours l'expérience, ce que je ne peux pas obtenir simplement en observant ou en apprenant, mais en vivant. Simplement. Ou plutôt en combattant en l’occurrence, en m'entrainant même. Enfin. Le combat n'est pas ce pour quoi je vis, au contraire de mon traducteur dont la présence se fait de moins en moins essentielle au fil de notre périple. Les jours se suivent sans toutefois se ressembler, chaque jour étant différent, étranger. J'aime ces nuances, c'est ce qui rend ce voyage d'autant plus exaltant à mes yeux. Les personnalités des caravaniers sont bien différentes, leurs histoires, maintenant que je maitrise davantage leur langue, tout autant. Un peu comme le disait Ulrick cette première nuit. Le souvenir me fait sourire alors que la fin de ce périple se dessine. Nous avons rejoint Lödöse. C'est ici que nos chemins vont se séparer, c'était ce qui avait été convenu ce jour là, et si j'en éprouve une légère amertume, je ne me laisse pas aller à la morosité. Ce n'est pas dans ma nature que d'éprouver ce genre de regret, qui plus est, j'ai bien profiter de leur présence et de leur savoir, nous avons put échanger et c'est là, la seule chose qui compte véritablement.

« Merci de m'avoir accepté parmi vous. Ce fut un voyage riche en apprentissage à vos côtés. » J'offre à Skeld un sourire qui se veut rayonnant, ravi. Je le suis réellement, tout comme je demeure sincère à son encontre. Mes paroles sont encore un peu maladroite, l'aisance dans cette langue ne viendra qu'avec plus de temps à la pratiquer, mais déjà, j'arrive à m'exprimer avec plus de facilité. J'apprends vite quand je suis intéressé. J'offre à chaque caravanier quelques paroles en guise de au revoir, sachant qu'il est temps pour moi de reprendre ma route en solitaire. Plus ou moins, le merle babille doucement à mes oreilles, me glissant dans sa langue quelques recommandations. Lorsque je me glisse au côté de Ulrick, mon sourire se fait d'autant plus franc - peut-être un peu plus triste également. Une peine relative cependant, quelque part au fond de moi, je suis persuadé que ce n'est pas la dernière fois. Même si le monde est vaste.

« Et bien il faut croire que nos chemins se quittent ici. » L'ambre de mes iris vient briller d'un éclat plus chatoyant. Chaleureux. « Mais ce n'est pas un adieu. » J'en suis certain. Une intime conviction. Une simple impression. Qu'importe au fond, je fais confiance en cet instinct qui m'a toujours plutôt bien guidé jusque là. Le devoir du Merle. Mes doigts viennent glisser dans ma chevelure écarlate pour en dégager quelques mèches alors que je reprends d'une voix toute aussi chaleureuse. « Je vais donc te souhaiter bonne route Ulrick, puisses les vents t'être favorables. » Je me recule de quelques pas, lui offrant un sourire franc. « Et je vais garder tes conseils en tête ! Fais de même avec les miens ! » Un rire vient secouer mes épaules en réponse alors que je m'écarte finalement en réajustant la lanière de mon sac de voyage. Je vais juste trouver un navire qui pourra m'entrainer au sud, par delà la mer, sur le continent. C'est avec le même entrain que je reprends ma route, le cœur un peu lourd de laisser derrière moi de précieux compagnons de voyage. Mais ce n'est pas une fin, bien au contraire, et puis leur souvenir et ce qu'ils m'ont appris resteront gravé en moi. Toujours. C'est ce que j'espère en tout cas, ce que je souhaite. Des histoires. Des vies. Des expériences. Des conseils.

Mon voyage ne fait que commencer.


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Message Re: [Mars 548 - PV Ulrick] L'ombre de la neige   Jeu 19 Nov - 13:28
:: Une rencontre enneigée

Les pensées d’Ulrick étaient tournées vers ses propres techniques et leur mise au point, après l’entraînement contre Aedan. Il avait été pris en défaut par son adversaire, et même si il appréciait la personne, il détestait cet état de faiblesse. Finalement n’existait-il pas des hommes plus puissants et plus dangereux que le voyageur. Cette perspective était enthousiasmante, et l’assassin souhaitait s’y préparer pour ne plus subir de défaite. Au moins son professeur improvisé lui avait fourni des pistes pour développer ses compétences. Le gardien sentait la fin du voyager s’approcher à grand pas, à mesure que le paysage évoluait. Ses intentions pour les mois à venir étaient claires. Il allait s’isoler, s’entraîner et tester. La prochaine fois, Aedan serait surpris et subirait le courroux d’Ulrick. Non par envie de le tuer, mais par fierté suite à sa précédente défaite. Les deux hommes s’étaient un peu éloignés vers la fin du voyage. Ulrick devait apprendre le reste par lui-même, et Aedan pouvait communiquer efficacement malgré quelques lacunes avec les autres membres de la caravane. Lödöse apparut à l’horizon. Et le protecteur ressentit un mélange de soulagement, de satisfaction et un peu de peine de voir ce voyage s’achever. Au moins cette fois il en était sorti grandi, et probablement plus dangereux qu’auparavant. Ulrick avait un nouvel univers à explorer et à découvrir, et il comptait bien le maîtriser et l’appréhender pleinement.

Les adieux furent touchants mais rapides. Les uns comme les autres étaient appelés par d’autres obligations. Toujours un peu à l’écart du groupe, Ulrick observa le voyageur saluer ses compagnons de routes. Son enthousiasme lui manquerait durant quelques jours au moins, et il espérait pouvoir le revoir rapidement. Un peu comme un enfant ravi de montrer ses progrès, il avait envie d’affronter Aedan à nouveau pour lui dévoiler ce qu’il aurait appris… et tester sa propre force par la même occasion. Ulrick serra la main d’Aedan lorsqu’il lui fit ses adieux. Une ultime marque de respect de sa part. Avec un sourire amusé, il répondit simplement.


_ « Tes conseils seront suivis… et tu seras surpris lors de notre prochaine rencontre. Tâche de ne pas oublier les miens, et la confiance n’empêche pas la prudence. » Il fit une courte pause, pencha sa tête sur le côté et reprit en tournant le dos à son interlocuteur. « Bonne route. Que les Dieux t’accompagnent. »

Ulrick ne se retourna pas, et un sourire triste s’afficha sur son visage. Ses pas le menèrent directement vers Skeld. Ils échangèrent quelques mots tandis que l’assassin récupérait ses maigres affaires. Son annonce déplut à l’homme, mais il finit par sourire et lui souhaiter bonne chance. Skeld aurait aimé qu’il fasse le chemin du retour avec lui. Cependant Ulrick avait d’autres obligations à honorer. Les limites de la ville furent rapidement franchies, et c’est en sautillant qu’il s’enfonça dans les plaines toutes proches en direction de la forêt. Un entraînement intensif l’attendait à présent. Ulrick se mit en quête de son cosmos et de ses techniques. L’expérimentation était la meilleure méthode selon lui, l’assassin reprit ses précédentes activités dans ce but.


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