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 [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]

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Message [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Jeu 29 Oct - 20:10

L'empoisonneuse n'avait pas perdu un instant pour les quitter, se détournant d'un grand mouvement de cape pour s'engager sur le chemin de la sortie. Soulagée. Nimuë était soulagée de pouvoir enfin fuir cette assemblée, aussi glorieuse fusse t-elle, pour regagner les ombres de sa tanière, son refuge improvisé avant qu'elle ne s'installe dans sa demeure. Son Temple. L'idée même d'investir les lieux ne l'enchantait pas. La pirate trompait alors cette réalité en regagnant les bois qui bordaient Rodorio. En son cœur, là où les ténèbres étaient les plus denses.

Il y avait dans toute cette noirceur, quelque chose de rassurant. Et la Rose du Sanctuaire était au moins assurée que personne ne viendrait troubler sa petite retraite. Nécessaire.

La fille O'Bannon était blessée, d'où ses réactions parfois abruptes, ces mots qu'elle avait eut pour le Bélier. Son prompt recul quand elle s'était approchée d'elle sans se méfier de sa fragrance qui aurait pu, sur l'instant, lui être fatale. Si les Poissons regrettaient un peu son comportement, elle se félicitait d'avoir réagit de la sorte. Tuer par inadvertance un chevalier d'Or aurait été fâcheux. Et du plus mauvais effet. Déjà qu'elle avait dû susciter curiosité et amusement – en témoignait l’œil narquois qu'elle avait surprit chez la Balance, cette vieille connaissance – la Sainte avait préféré écouter son instinct et faire … ce qu'elle faisait toujours dans ces moments là. Tutoyer la solitude.

S'être présentée blessée durant le Crusos, quelle folie !

- T'es une idiote ma fille, m'enfin, t'avais pas franchement le choix. Un petit rire. - Je me serais pris une avoinée par le vioque sinon. Ah ! Ah ! - elle imita la voix du Grand Pope - «  … Je vous présente le Chevalier d'or des Poissons, une jeune femme qui mérite tout mon respect … bla bla bla, la belle affaire ! Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre, ah il me fait marrer ce con.

La jeune femme, sans s'en rendre compte, parlait à haute voix, grommelant tout en disparaissant sous les frondaisons des arbres. Au détour d'un vieux chêne qui ployait sous le poids de son propre âge, la voilà qu'elle stoppa ses pas près de son flanc. Une petite cabane se dressait contre ce dernier, un peu bancale, abandonnée puis occupée par ses soins. L'intérieur était chichement éclairé, pauvrement aménagé aussi. Nimuë s'empara d'une grande bassine et s'enfonça un peu plus dans les fougères.

Le chant de l'eau l’accueillit et, avec calme, elle alla récolter de l'eau directement à la source. Un trou dans la roche laissait s'écouler un peu de ce liquide qu'elle avait besoin pour laver ses plaies. Se baigner directement dans le courant de la rivière un peu plus loin était trop dangereux pour les autres. Aussi s'arma t-elle de patience.

Une fois débarrassée de son armure dorée, la Sainte constata non sans contrariété, que son sang empoisonné avait souillé ses vêtements d'une manière plus importante qu'elle le croyait. Elle fit une grimace sous son masque de fer quand elle retira sa chemise en lin, révélant du même coup une peau d'une blancheur immaculée, ainsi que de larges bandages souillés d'écarlate qui enserraient sa taille et sa poitrine.

Nimuë poussa un juron quand elle frôla à peine des doigts, une plaie terriblement douloureuse à son flanc gauche. Il était temps de panser ces vilaines blessures, seule. Enfin … non. Sans se retourner, offrant ainsi son dos où dansait la tourmente de sa chevelure de feu, la jeune femme lança, d'un ton qui ne laissait aucun doute à son humeur :

- Qui que tu sois je te conseille de faire demi-tour fissa et de décamper si tu veux pas crever dans la seconde.



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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Ven 30 Oct - 21:44
    Cette réunion avait apporté son lot de révélation et de surprise. Si le lion d'or s'était préparé à voir des choses sortant de l'ordinaire lors de cette rencontre exceptionnelle, il ne s'attendait pas à ça. Voir la déesse en personne, tous les chevaliers d'or réunis, même ceux dont l'armure était censé être vacant, il avait en tête mystérieuse arrivante porteuse de l'armure d'or du poisson. Au final, ses liens avec le cercle d'or étaient encore trop restreints. La guerre à venir, il devait être capable de fonctionner en équipe avec chaque chevalier d'or. Même ceux qui ont l'air plus antipathique, comme ce fameux chevalier d'or de la balance.

    Toujours est-il, qu'après avoir échangé quelques mots avec les autres chevaliers, Ainia & Silas particulièrement, le chevalier d'or du lion se mit alors en route vers son temple, mais il ne voulait pas rester là. Il savait qu'il tournerait en rond pour le reste de la nuit et qu'il pourrait faire autre chose. Il pourrait aller donner des coups de houe dans le jardin du temple du zodiaque qui est à sa charge. Mais le cœur n'y était pas, il avait besoin d'air frais, d'un nouveau décor. C'est ainsi qu'il se mit en route vers le village de Rodorio. Peut-être finirait-il dans une taverne, mais il ne se sentait pas de se mettre la tête dedans, il devait être au mieux de sa forme le lendemain matin.

    Il passa donc par les bois, en pleine nuit, quand une voix de femme attira son attention et le força à faire un léger détour. Non pas parce qu’il s'agissait d'une voix féminine, mais à cause des quelques mots qu'il avait réussi à capter. Et surtout, l'imitation d'une personne qu'il connaissait assez bien au final et que, pour parler de ça, il devait s'agir de quelqu'un de présent au cursos. Or, il aurait reconnu la voix d'Ainia entre mille, ne restait donc que la possibilité de la mystérieuse guerrière du poisson. Intrigué donc, le chevalier du lion continua sa route vers l'endroit où il avait entendu le son de sa voix.

    Cependant, il ni avait rien sur place. Mais il remarqua quelques traces sur le sol. Et il se mit alors à les suivre, assez difficilement. Il n'était pas spécialement doué pour le pistage mais c'était surtout les ténèbres qui rendaient la chose assez difficile à faire. Il finit donc par arriver sur place, aider par la lumière qui perçait les ténèbres et avait attiré le chevalier d'or du lion comme une luciole vers l'endroit qu'il cherchait.

    Il vit alors dans un premier temps la jeune femme de dos, fut frappé par le contraste de la pâleur de sa peau et de la couleur flamboyante de ses cheveux. Oui, il avait un faible pour les rouquines. Mais il détourna alors bien le regard, pas respect pour son corps dans un premier temps, mais surtout, il ne savait pas si la demoiselle avait ou non, revêtu son masque et ne voulait pas l'exposer aux problèmes que comporte le fait de montrer son visage. Mais il remarqua avant ça, une nouvelle tâche d'écarlate, qui cette fois, n'était pas liée à ses cheveux, mais bien le carmin du sang.

    Il ne put s’empêcher de rire quand elle le menaça de mort sur-le-champ. Un dragon protégeant son trésor. Et quel trésor ! Enfin, il fallait qu'il réponde à tout ça et son rire, bien qu'une sorte de signature pour ceux qui avaient appris à le connaître, ne voulait rien dire pour elle qui ne l'avait jamais vu et ne lui avait pas parlé.

    « - Tu sais, j'ai plus l’impression que tu vas mourir toute seule en essayant de m'attaquer vu la blessure que tu as... Je serais curieux de savoir ce qui a pu faire sa à un chevalier d'or et surtout, si tu as besoin de mon aide pour te soigner. Je suis venu en paix... en ami ! Et oh fait, tu as ton masque, je peux tourner la tête .»


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Ven 30 Oct - 22:46

Un rire pour toute réponse à son avertissement. Si Nimuë s'en offusqua, elle ne laissa rien paraître, suspendant ses gestes pour se tourner vers cette haute silhouette qui avançait dans la lumière. À bien y regarder, la jeune femme sembla reconnaître l'un des chevaliers présents lors du Crusos. Le seul blond aux allures de noble, tout drapé de prestance et de dignité. Un Franc, elle le devinait. Plutôt curieux ! Nimuë se demandait pourquoi il était là, pourquoi il venait troubler sa solitude.

- Oh, que tu crois ! Ma blessure est bien plus dangereuse pour toi, que pour moi. On ne t'as pas renseigné sur mon compte ? Mon sang est le plus mortel de tous les poisons. Si tu veux t'y risquer …

Un léger rire désabusé s'envola de la barrière de ses lèvres.

- Ce sont mes affaires, je te trouve bien indiscret ! Elle marqua une courte pause, se ravisant tout à coup. Un soupir et elle reprit : Ah … disons juste que l'une de mes missions s'est mal passée, je me suis fais avoir comme une bleue, pah ! Un coup de couteau comme ça, entre les côtelettes. Ce fils de pute m'a eu en traître, je l'ai épinglé bien en évidence à son mât, j'ai réservé un autre sort à sa tête !

Avec une lenteur calculée, la jeune femme se redressa, délaissa sa bassine et ses bandages propres pour faire face à son interlocuteur. Elle portait bien sûr son masque, mais peu de chose recouvrait son buste. Son ton se radoucit, se fit plus mutin.

- Rassures toi, il ne me quitte jamais, sauf quand on me le retire pour faire du zèle ! Je dois dire qu'ils s'amusent à un jeu dangereux, à croire qu'ils étaient suicidaires. Tu peux me regarder, je suppose que tu as déjà vu une paire de seins. Un autre rire sous cape. Le dernier en date à s'être risqué à une telle folie n'était pas mort, et l'avait même vu lors de l'assemblée des dorés. Cependant la pirate s’abstiendrait bien de raconter cette histoire. Shin s'en était probablement déjà chargé. Qu'est-ce que tu fais ici ? T'as voulu voir de plus prêt la bête de foire ? Tadam ! Content ?

D'une manière effrontée, la fille O'Bannon tournoya sur elle-même, allant jusqu'à esquisser un pas de danse, puis une révérence exagérée. Si théâtrale que son corps faiblit sous cette pâle comédie. Elle se mordit la langue pour ne pas gémir, seul un autre juron fut soufflé. Un mince filet de sang dégringola sur sa peau marmoréenne, dont elle tenta, en vain, de tarir le court.

- J'en ai vu d'autres, mais je dois dire que cette blessure là m'en fait voir des vertes et des pas mûres. Bordel, si j'avais eu un peu plus de temps pour la recoudre, je me serai pas présentée comme ça, comme une clodo à jouer les chattes sauvages à chaque fois que l'on m'approche. À croire qu'ils voulaient tous me glisser un petit mot de bienvenu ! Ah … si ils savaient. Je suis sous la bannière d'Athéna sans doute depuis bien plus longtemps qu'eux.

La jeune femme fut prise d'un vertige, et, avant que cela n'aille plus mal pour elle, elle posa son séant dans l'herbe, s'étirant pour attraper la bassine à côté d'elle.

- Désolée, je parle un peu trop pour ne rien dire. D'ailleurs, t'as toujours pas répondu à ma question, du coup, je t'en pose une autre ! C'est quoi ton p'tit nom joli môme ?

Ses doigts se refermèrent sur un bout d'étoffe qui trempait dans l'eau claire et, tout en finissant d'enlever les bandelettes qui soutenaient sa poitrine, elle s'employa à nettoyer une large blessure, profonde, qui mériterait d'être recousue.

Ainsi baignée par les bras d'argent de la lune, on aurait dit une drôle de muse, blanche et écarlate. Une rose plantée au milieu des ténèbres et qui pourtant, s'épanouissait à merveille.


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Sam 31 Oct - 13:25
    La mise en garde de la jeune femme sur le poison composant son sang rappela quelques souvenirs à Childéric. On lui avait déjà dit jadis, que le chevalier du douzième signe du zodiaque avait un rapport très particulier avec le poison, mais le lion d'or n'avait jamais pensé que les porteurs de cette armure avaient poussé le vice jusqu'à faire d'eux-mêmes un poison. Enfin, il en fallait un peu plus pour effrayer le chevalier d'or du lion. De plus, la voir rire juste après amusant également le Mérovingien. Il aurait pu se trouver mal à l'aise dans cette situation, il avait trouvé, par hasard, l'un des puissants chevaliers d'or, couvert de son propre sang, dans la position la plus vulnérable ou presque qui soit. Mais la jeune dame semblait prendre ça bien donc !

    Il l'écouta alors sagement, il éclata d'abord de rire quand elle l'envoya paître de la plus brutale des façons. Mais elle se ravisa bien vite, qui amusa encore plus le chevalier du lion. Décidément, il la trouvait le poisson bien amusant. Elle lui expliqua alors comme elle s'était fait avoir, durant une mission qu'elle avait dû mener, sûrement pour le compte du Sanctuaire. Il se rendit qu'il était vraiment perdu dans la sphère d'or, lui qui pensait que le chevalier du poisson n'était pas encore présent. Et dire qu'elle bossait depuis si longtemps, en solo sûrement. Cela força le respect du chevalier du lion envers la jeune femme blessé.

    Puis, quand elle confirma qu'elle portait bien son masque, le chevalier Childéric tourna alors la tête pour regarder la jeune femme. Et il fut agréablement surpris par ce qui se présenter sur son regard. Et par l'absurdité du règlement du sanctuaire. Il n'y avait rien d’interdit pour une femme de montrer comme ça son corps, mais elle n'était pas autorisée à montrer clairement son visage. Un absurde paradoxe. Mais dans la suite de sa phrase, quelque chose l'interpella... La bête ? Le monstre de foire ? Mais de quoi voulait-elle bien parler . Il n'en avait pas la moindre idée et se demandait s'il devait lui demander ou non ! Enfin, il se demanda si elle était vraiment capable de ce genre de petit pas de danse dans l'état qui était le sien ou si elle tirait sur la corde jusqu'au bout.

    Il éclata une nouvelle fois de rire quand la jeune demoiselle se présenta comme un mélange de vagabonds sans ressource et de chat sauvage agressif. Sûrement à cause de cette histoire de sang. Le Pope ne rigolait pas sur la présentation, et encore moins avec les chevaliers femme. Mais de là à la durée à jouer avec sa vie, et visiblement, celle des autres chevaliers et d'Athéna elle-même, pour assister à une réunion... Non, il ne devait pas savoir qu'elle était blessée comme ça. Sinon, l'image du monarque du Sanctuaire aurait été sali dans l'esprit du lion d'or. Il lui demanderait sûrement un jour, s'il repassait faire quelques passes d'armes avec lui dans le temple du lion comme l'autre fois.

    Il la vit s’asseoir alors, et il ne fallait pas être un génie pour savoir qu'elle allait assez mal à cause de tout le sang qu'elle avait perdu. Aussi fort que sont les chevaliers d'or, ils n'en restent pas moins des humains et sont donc soumis aux mêmes faiblesses que n'importe quel être humain. Et quand elle lui demanda de répondre à sa question, il s'était rendu compte qu'il avait manqué à tous ses devoirs et qu'il ne s'était pas présenté. Il était parti du principe qu'il l'avait déjà fait lors du Cursos, mais elle était arrivée après, elle avait probablement raté cette partie.

    Lui qui était resté fixe depuis tout à l'heure avança de quelques pas, pour se rapprocher de la jeune femme. Il voulait l'aider, vraiment. Mais il ne savait pas vraiment quoi faire avec cette histoire de sang empoisonné. Bah, il trouverait bien. Il s'assit donc en face de la jeune fille et prit enfin la parole.

    « - Childéric, gardien du temple du lion. Et visiblement, chevalier très impoli qui ne se présente pas devant les dames ! »

    Nouvel éclat de rire de la part du Mérovingien et qui ne serait sûrement pas le dernier. La demoiselle l'apprendrait vite, le lion a le rire facile, et le rire puissant. De là à faire le rapprochement avec le rugissement de son animal zodiacal, il n'y a qu'un pas !

    « - N'hésite pas si tu as besoin d'aide pour recoudre ça, ce n'est pas évidemment de se faire ça tout seul et j'en sais quelque chose ! »

    Il souleva alors la maille qui couvrait les flancs découverts de son armure, la demoiselle put donc apprécier un nombre de cicatrices plutôt impressionnant, causé tant par des lames que d'autres armes. On avait de lui un guerrier, on avait forgé ses poings dans le fer et dans le sang, dans son propre sang, alors il n'était pas étranger aux problèmes immédiats de la demoiselle.

    « - A vrai dire, je voulais aller faire un tour à Rodorio, pour ne pas ruminer dans mon temple et j'ai entendu ton imitation du Pope, plutôt ressemblante je dois dire. Et j'ai décidé de passer par là, histoire de... causer un peu ! Par contre, j'ai déjà vu des monstres et des bêtes de foire, et je dois dire que, par rapport aux autres, tu es la plus jolie ! Et tu n'as rien de monstrueux... À moins que sous tes cheveux de feu se cache un démon ou un monstre tentaculaire ? Si c'est le cas, la conversation risque vite de prendre un autre tournant ! »

    Et il termina sa réplique, par un énième rugissement de rire.


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Sam 31 Oct - 14:40

- Tu parles d'un Lion de pacotille ! T'es un sacré goujat oui. Sa main alla trouver le chemin vers sa bouche de fer, froide et immobile où ne sortirait jamais aucuns sons. Par habitude. Nimuë n'avait pas toujours porté un masque. Or elle s'y était faite et s'en était servit bien des fois pour son « travail ». Ahaha ! Te biles pas pour ça, je ne suis pas très à cheval sur l'étiquette. Oh là là, si mon maître pouvait m'entendre, il se retournerait dans sa tombe.

Le rire du Lion était facile et tonitruant, d'une puissance qu'elle appréciait pour cette … once de franchise qu'elle y percevait. Nul doute qu'il cachait bien des choses. Elle-même s'était constitué un rôle, celui de Jack O'Bannon, capitaine pirate sanguinaire et sans pitié, froid et autoritaire craint par son équipage autant qu'il était aimé et estimé. Aujourd'hui on semblait vouloir d'elle qu'elle s'emploie à jouer à autre chose. C'était la première fois que la jeune dame mettait les pieds ici et pour beaucoup, elle était une étrangère, une inconnu drapée d'or et de mystères. Au final peu de monde suspectait son existence.

Mais les Poissons étaient bien là, à œuvrer dans l'ombre.

Un silence s'instaura quand il prit place en face d'elle. Par habitude, son corps répondant de lui-même à des habitudes vivaces et profondément ancrées en son sein, se recula de quelques bons pas. Cela ne l'empêcha pas de l'écouter et de l'observer à loisir au travers les fentes qui laissaient entrevoir l'éclat pers de ses yeux.

- Je ne suis pas coutumière des cicatrices comme visiblement tu l'es. Plutôt impressionnant je dois dire.

Tout en finissant de nettoyer le sang encore frais, la jeune femme farfouilla dans sa poche pour en ressortir une petite boîte toute blanche et nacrée surmontée d'une belle rose rouge peinte à peine éclose dont la tige et les épines venaient ourler d'une belle façon les contours de celle-ci. En l'ouvrant elle laissa à la lune de dévoiler tous ses trésors. Un bijou magnifique d'un rouge éclatant dont la pierre, polie, semblait animée par une sombre puissance. L'espace d'un instant, le rubis sembla vrombir au contact des doigts de sa propriétaire. Armée d'une aiguille et d'un fil de pêche, la Sainte semblait parée à toutes éventualités. Sa main trembla légèrement quand elle s'approcha des chaires rougeoyantes. Elle suspendit ses gestes pour lui répondre, esquisser un sourire mutin sous le couvert de son masque.

- Je sais, je suis une assez bonne imitatrice ! Une comédienne hors-pair. Mais normalement je n'ai pas beaucoup de spectateurs. Seulement quelques oiseaux, d'ordinaire. Pas de lions.

La suite des mots de Childéric eurent le don de la faire rire aux éclats. Seulement, au fond d'elle-même, c'était différent. Oh si, un monstre était tapi dans les recoins sombres de son âme. Une Bête de sang, dangereuse et cruelle. D'une beauté froide et implacable. Elle ne ressemblait pas à un monstre, pourtant …

… la malédiction qui la frappait la rendait hideuse, inhumaine.

Son hilarité mourut, étranglée par ces pensées.

- C'est ma beauté qui me rends monstrueuse, Childéric du Lion. Visiblement, tu ne connais pas la malédiction qui me frappe. Je ne suis pas comme les autres chevaliers, non. C'est pour cette raison que vous ne m'avez jamais vu, jamais soupçonnée. J’œuvre dans l'ombre et j'aurais voulu que cela continue ainsi. Le Vieux ne semblait pas de cet avis. J'vais devoir aller me terrer au fin fond de mon Temple. Et je sais que personne n'osera s'y aventurer. Ah … mon navire va me manquer.

L'aiguille mordit dans sa peau à la blancheur virginale et elle, grimaça. D'un geste plus sûr, Nimuë se concentra pour refermer cette blessure, faisant appel à son cosmos pour accélérer le processus de guérison. Bientôt, il n'y avait plus rien, pas même l'ombre d'une balafre. Sa peau était parfaitement lisse, exempt de défaut. Fatiguée par le processus, la belle récupéra sa chemise qu'elle enfila à la va-vite avant de se laisser tomber en arrière. Un temps elle observa les étoiles.

- Tu devrais aller passer ta soirée avec tes camardes dorés. Je ne suis pas d'une très bonne compagnie, sauf pour lever le coude. Mais je ne sais pas si ce serait raisonnable de prendre mes quartiers avec une gueule de bois. Ou de fer ahaha !

Sur ce trait d'humour, son esprit vagabonda.


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Sam 31 Oct - 21:52
    La première réplique du poisson, en réponse à son auto-critique humoristique amusant une nouvelle fois le chevalier du lion, qui, encore une fois, rit à plein poumon. Il avait l’impression de ne faire pratiquement que ça depuis qu'il avait commencé à parler avec la jeune femme ensanglantée. Il fut surpris de la voir se retirer quand lui s'installa en face d'elle. Décidément, ce poison devait être assez violent et terrible. On dirait que son corps s'est entraîné à fuir la proximité, le contact. Si son entraînement à lui avait été dur, ses poings et son corps forgé comme du métal. Chauffé donc est martelé par le marteau. Quel genre d'entraînement change votre corps en armes et votre sang en poison ?

    Elle se dit comme n'étant pas habitué à voir son corps marqué par les lames. Et d'après ce qu'il avait sous les yeux, le lion était sûr de ce qu'elle venait de dire. Mais là, elle en avait gagné une belle. Oui, ce coup de lame, elle en garderait la trace toute sa vie, comme une leçon, lui rappelant, chaque fois qu'elle posera les yeux dessus ou chaque fois qu'elle se réveillera, lancinante et douloureuse, l'erreur qu'elle avait commise. Oh, des erreurs, dans son entraînement, il en avait commis des tas ! Beaucoup trop même, à ses propres yeux, et son corps était un témoin de ses problèmes et chaque cicatrice lui rappelait ce qu'il avait fait de mal.

    Elle avait sorti de sa boîte en nacre une pierre rouge qui attira les yeux du chevalier du lion. Il ressentait quelque chose d'étrange venant de cette pierre, mais il ne savait pas bien quoi. Il savait juste, d'après ce qu'il avait ressenti, ce caillou, n'était pas un simple caillou précieux mais sûrement quelque chose d'autre. Il ne pipa mot de ce qu'il avait senti et regarda dans le calme, il savait ce qu'elle allait faire et ça réveilla quelques-unes de ses propres cicatrices. La tension s'était faite plus palpable, ce n'est pas agréable de voir l'aiguille passée d'un bout de chair pendante à un autre, et encore moins à faire soi-même.

    Il fut surpris donc de voir la jeune femme continuée de parler avant de passer à l'action. Il fut frappé par la façon dont le rire du poisson mourut rapidement dans sa gorge. Avait-il, sans le faire exprès, tapé sur la corde sensible et réveillé chez la demoiselle de douloureux souvenir ? Il écouta donc attentivement ce qu'elle avait à dire après ça. Ainsi, elle préférait l'ombre et voulait rester isoler. Une histoire de navire aussi interpella le chevalier du lion. Il n'avait pas relevé mais elle avait parlé un peu plus tôt d'épingler quelqu'un sur un mât. Elle avait donc passé du temps sur mer, mais à faire quoi exactement . Plus il parlait avec cette femme et plus elle intriguait le chevalier du lion.

    Il voulut répondre de suite, mais il retient son souffle et ses mots dans sa gorge quand il vit l'aiguille danser d'un pan de peau à un autre, faisant la jonction. Il imaginait le visage contorsionnait de douleur sous le masque. Mais il n'avait comme interlocuteur, qu'un masque de fer inexpressif. Assez troublant dans la situation. Il voulut répondre quand elle eut terminé, mais elle lui vola la politesse. Et il ne fut pas déçu, cette dernière réplique, en plus du lui avoir pris le droit de parole, lui arracha un énième rire. C'était cette fois, à lui de parler et il ne s'en priva pas.

    « - Oh ne t'inquiète, je pense avoir fini au meilleur endroit possible ce soir. Enfin, tant qu'un monstre haut de plusieurs pieds de long ne m'attaque pas, je passe plutôt une bonne soirée ! Tu es de meilleure compagnie que ce tu penses, petit poisson-globe! »

    Il marqua une pause délibérée. Si donner des surnoms aux gens ne le dérangeait pas, il était bien souvent amusé par la façon dont les gens le percevaient et il se demandait bien quel genre d'expression avait pu traverser le visage de son interlocutrice à ce moment précis.

    « Et puis après tout, tu es un camarade doré non . Enfin, pour ce qui est de lever le coude ! Je retiens la proposition et ne t'en fais, on ira s'en jeter à se faire sonner un pic-vert dans la tête un de ces quatre ! Enfin, si mon corps ne fini pas perdu dans un glacier d'Asgard... Sinon, tu parles de navire depuis tout à l'heure ! Tu étais capitaine ou simple marin . Il n'y a pas une croyance populaire stupide qui dit que les femmes portent malheurs sur les navires ? »


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Dim 1 Nov - 18:26

Childéric ne pouvait le deviner, mais sous ce masque d'un blanc immaculé, l'expression de Nimuë changea du tout au tout. Ses traits jusqu'ici d'un sérieux et d'un calme à toute épreuve, se muèrent en une mine joyeuse, amusée par le surnom qu'il venait de lui octroyer. Sa main droite, encore une fois, se posa contre les lèvres froides creusées et joliment dessinées dans le métal, mimant un rire contenu, discret mais bel et bien présent. Légèrement, son visage inexpressif se tourna vers le Lion.

Ce qui n'avait été qu'une phrase lancée en l'air devint une proposition fort alléchante pour la pirate. Non pas qu'elle était une alcoolique notoire mais la jeune femme avait toujours apprécié le brouhaha jovial qui rythmait une taverne ou un petit buis-buis à ivrognes. Le plus souvent, elle se prêtait au jeu, s'y laissait glisser pour tromper la solitude et l'ennui qui allaient de pair avec son rôle de chevalier des Poissons. Bien qu'elle restait dans son coin à observer, elle y avait toujours trouvé du réconfort. Une chaleur humaine qui lui faisait souvent défaut.

Ainsi se pensait-elle encore humaine tout compte fait. Cette perspective l'enchantait sans se l'avouer. Comme cette rencontre brisant sa monotonie, sa mélancolie aussi. Ses iris claires accrochées à celles du Franc s'animèrent d'une drôle de façon. La question qui lui avait posé soulevait beaucoup de souvenirs et elle ne savait pas trop si elle devait en parler ou non. Enfin, plutôt qu'elle manière raconter cela sans trop en dire.

Nimuë restait quelqu'un d’expansif, c'était dans son personnage mais en réalité, sous cette banalité, se cachait bien des mystères. Elle se mit sur un coude avant de faire appel légèrement à son cosmos, entrer dans ce personnage qu'elle avait créé de toutes pièces.

Sa voix se transforma en celle d'un homme, grave et claire, presque chantante. Avec de forts accents irlandais, plus prononcés que le sien, en tout cas.

- Une femme ? Quelle femme ! Il n'y a pas de gonzesses sur mon navire sacrebleu ! Non, je suis le capitaine Jack O'Bannon ! Le seul et l'unique !

Il comprendrait ainsi quel genre de personne elle était, devinerait aussi probablement le genre de mission qu'elle avait dû mener à bien. Sous ce patronyme, il était plus aisé pour elle de naviguer à sa guise …

- Nous vivons dans un monde d'hommes. Ce n'est pas facile pour une femme de faire sa place, tu dois bien le reconnaître et le savoir. J'ai trouvé un moyen plus rapide pour parvenir à mes fins. En dehors du Sanctuaire je suis un homme, un pirate qui a sa petite renommée sur les mers et les océans … Jack O'Bannon, l'irlandais ! Et je t'avouerais que l'air marin me manque déjà. Je ne suis pas de ceux et celles à rester bien sagement dans leurs temples en attendant que le temps passe. J'ai toujours œuvré sur le terrain, d'une manière ou d'une autre. Je suis un être empoisonné. Je suis dangereuse pour mes semblables. Je préfère me tenir éloigner de la vie politique et de toutes ces mondanités. Je préfère l'action et le Grand Pope l'a bien comprit et … oui, je pense qu'il respecte mon choix, mon éloignement de votre … Monde. Je ne pense pas être l'une de vos semblables. Non en faite je ne le suis pas, je ne le peux pas.

Je te l'ai dis, j’œuvre dans l'ombre et dans le plus grand secret. Mon sang est mon arme. Je n'ai aucune autre conviction que celle de servir la cause du Sanctuaire. Mais je le fais différemment, à ma façon. J'aime à croire que je ne suis pas totalement enchaînée à cette fatalité que je me traîne.


La jeune femme se rassit complètement, ramena ses genoux contre sa poitrine pour poser son menton contre ces derniers.

- Mais je me rends compte que je parle beaucoup au final ! C'est plutôt finement joué de ta part. À moins … que ce soit autre chose, je ne sais pas. Et toi ? Qui es-tu fier Lion ?


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Dim 1 Nov - 23:24
    Childéric fut complètement surpris par l'utilisation du cosmos qu'avait faite devant lui le poisson-globe ! Il s'attendait à beaucoup de choses mais à ça ! Absolument pas ! Il ne put s’empêcher de rire de bon cœur, vraiment. Un bon four-rire comme il n'en avait pas eu depuis longtemps. Il avait vraiment l’impression d'avoir un homme en face de lui et, si elle avait porté des vêtements, il aurait parfaitement pu être pris au piège et n'importe qui n'ayant aucune conscience du cosmos se ferait avoir de long en large.

    Cependant, malgré son fou rire, il se reprit plus ou moins vite, la suite de la conversation était assez sérieuse et le ton n'était pas propice au rire comme peut l'être la première remarque de la jeune femme. Certes, la voir parler avec une voix d'homme et d'être à moitié nue comme ça avait vraiment de quoi rendre chèvre le chevalier d'or du lion. Mais il but chacun des mots de la jeune femme. Il avait bien conscience qu'il était plus difficile pour une femme de vivre dans ce monde que pour un homme. L'histoire d'Ainia en étant la preuve, sans même aller jusqu'à parler de ce masque idiot dont les femmes du sanctuaire sont affublées.

    Ainsi, elle se faisait passer pour un homme, un capitaine pirate venant des lointaines îles d’Irlande, près de la Bretagne. Mais elle avait un point commun avec les quelques marins que le lion avait déjà rencontrés, dans les tavernes et rond comme des queues de pelles bien entendu. Tous ceux qui y avaient goutté regretté souvent l'appel du grand large et les vents marins chargé d'iode vous fouettant le visage. Le lion d'or préférait le sentier des vaches, mais fallait-il probablement avoir passé énormément de temps en mer pour voir de quoi elle parlait.

    Il n'avait aussi des pirates, que peu de connaissances. Il avait lu quelques vieux textes parlant de comment Pompée le grand les avait littéralement massacrés et avait épuré la Méditerranée au nom de Rome il y plus de cinq cents ans. Tout le monde savait que c'était de la racaille, de voleur, pilleur, violeur, réduisant en esclavage ceux qu'ils avaient capturés et vivant de leur rapine. Le Pope devait avoir un intérêt à la voir pratique ce genre d'activité, mais de là à savoir lesquels... C'était décidément tout un monde qui échappait aux savoirs du lion d'or et il n'en était pas mécontent. Il avait déjà suffisamment de problème avec lui-même pour devoir s'occuper de politique et de gestion !

    Il fut surpris aussi de voir comment cette volonté de rester seule été forte chez la jeune femme, elle voulait vraiment repousser les gens le plus loin possible d'elle. Cherchant toujours l'action, comme un moyen de tromper l'ennui ou de simplement mourir vite et bien. Après tout, si ce sang maudit, comme elle disait si bien la poussait en dehors de tout, elle devait avoir ce point commun avec le chevalier du lion, l’absence total d'attache. Enfin, elle semblait avoir des racines, elle, savoir où elle devait être et connaître sa place dans le monde, un luxe que le chevalier franc ne pouvait revendiquer.

    Elle reprit alors sa voix normale et se recroquevilla sur elle-même, comme si, évoqué tout ça lui avait mal, avait évoqué de nombreux souvenirs. Le lion d'or se sent alors un peu bête de l'avoir mise dans cet état sans le vouloir. Ou bien était se simplement de la nostalgie et le regret de l'air marin ? En tout cas, il était vraiment content qu'elle ait repris sa voix normale.

    « - S'il te plaît, n'utilise plus jamais cette voix dans cette tenue ! Je ne sais pas si je dois trouver ça sexy ou terriblement flippant ! »

    Sur ce, le chevalier d'or du lion éclata encore de rire, pas autant que tout à l'heure, mais presque. Puis, essuyant la petite larme qui parlait du coin de son œil, il reprit finalement après s'être calmé.

    « - Je n'ai pas d'histoire grandiose à raconter tu sais. Je suis le fils d'un roi, mort il y a longtemps, dont les oncles ont voulu récupérer les terres. Bébé que j'étais, on a voulu m'envoyer rejoindre mon père, mais l'ancien propriétaire de cette chose-là m'a sauvé et élevé. Il a fait du moi une machine à tuer plutôt efficace. Enfin, si j'ai tout compris, il ni à que ton sang donc, qui est nocif, alors bon, là, il y en a beaucoup, mais à moins que ton souffle soit aussi mortel, je vois pas le problème! Tu n'as pas besoin de te gonfler quand je suis là le poisson-globe ! Je suis venu en ami je t'ai dit ! »


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Mar 3 Nov - 19:30

- Quoi ? Tu n'aimes pas ma belle voix de mâle ? C'est dommage ! Pourtant c'est terriblement séduisant ! Ahahah !

Tous les deux riaient de bon cœur depuis le début de leur rencontre. Jamais les Poissons n'auraient pensé qu'elle passerait un si bon moment, au moins, toute trace de contrariété s'était envolée. Le ton était plus léger, propice aux confidences. Même si ce n'était pas dans les habitudes de Nimuë de converser avec autant de facilités. Peut-être que le rire franc du Lion l'y aidait, à moins que cela vienne tout simplement de sa sympathie naturelle. Lui n'était pas passé par les routines de politesse ronflantes oscillant entre le vouvoiement et le « ma Dame », tout ce dont elle avait une sainte horreur. Ironique, quand on savait que la jeune femme avait été éduquée tout autrement par son maître. Élevée en petite princesse aux bonnes manières. Mais les habitudes étaient tenaces et Lucius n'était jamais parvenu à lui faire changer son verbe qu'il qualifiait souvent de grossier. Bien souvent il l'affublait du surnom de « lavandière », preuve pour la jeune fille qu'elle avait poussé le seigneur dans ses derniers retranchements et que sa patience arrivait à son terme.

Fort heureusement, maintenant qu'elle était « libre », la fille O'Bannon pouvait s'exprimer comme elle le souhaitait. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle avait oublié les enseignements de son maître.

Puis vint l'histoire du Lion d'Or. Comme on pouvait s'y attendre, bien qu'il la disait peu grandiose, pour elle, la rose empoisonnée, il y avait quelque chose de terriblement tragique mais d'aussi … profondément commun. Ainsi donc était-il un prince ! Rien que ça ! Son visage inexpressif tourné vers son frère d'arme, Nimuë le regarda avec gravité, elle comprenait mieux que quiconque cette fatalité qui l'avait touché tout jeune déjà.

- T'es un Prince, et bien, pardonnez mon langage votre Altesse ! Il ne pouvait le voir mais la jeune femme souriait de toutes ses dents, pleine d'effronterie dans la voix, quoique sage. Et c'est quoi ce surnom que tu me donnes ! Tu pouvais pas trouver autre chose de plus … je sais pas … flatteur ?

Avec lenteur elle se redressa, épousseta ses vêtements tout maculés de poussière et de sang avant de s'étirer comme un chat, réveillant quelques douleurs au passage.

- Je ne me « gonfle pas », comme tu dis si bien, je suis prudente. Et même si ma peau ou mon souffle ne sont pas mortels, je ne préfère prendre aucuns risques, j'en ai suffisamment prit et …

Elle ne termina pas sa phrase, soudainement rattrapée par son passé. Songeuse, la Sainte d'Athéna sembla se perdre un instant. La rose était insaisissable, sous bien des points de vues.

- Viens, je vais te montrer ma tanière et j'en profiterais pour me changer. Même comme ça, le sang qui imbibe mes habits sont nocifs.

Nimuë le regardait droit dans les yeux.

- S'il te plaît, n'oublie jamais ça : quoiqu'il arrive et dans ces cas là ne m'approche pas, ne me touche surtout pas. Jamais.

Pourquoi une telle déclaration ? Si froide ? Qui mettait tout à coup un gouffre entre les deux jeunes gens ? Sans ajouter quoique ce soit ou donner une once d'explication, la pirate alla ramasser ses affaires, prendre la bassine pleine d'une eau souillée de rouge et revint sur ses pas, écartant sans difficulté les quelques fougères qui barraient sa route. En vue de sa petite cabane branlante, elle stoppa tout à coup ses pas, cessa de respirer.

- Childéric, pousses toi !

Hurla Nimuë en faisant volte-face. Une ombre s'était glissée tout près d'elle mais elle avait eu tout juste le temps de se reculer, de lancer ce qu'elle avait dans les mains avant de sauter en arrière. Déjà une chose toute habillée de noir remontait au contact, extirpa d'entre les ombres de sa cape, une lame d'argent qui scintillait de mille feux. Nimuë eut tout juste le temps de s'esquiver, de décrire une parade souple et agile en tournoyant sur elle-même pour attraper le bras de son agresseur et le briser d'un coup net. L'individu ne gémit même pas, au lieu de quoi il lui octroya un coup de pied qui l'envoya valser contre le tronc d'un arbre quelques mètres plus loin. Le choc fut grandiose et chargé de cosmos. Surprise mais furieuse, la rose du Sanctuaire revint à la charge tandis que l'ombre au bras pendant, se gaussait de la situation. Vive comme l'éclair, si véloce qu'on la distinguait à peine et ivre d'une rage mal contenue la pirate fondit sur les ténèbres faites homme et libéra son aura empoisonnée qui explosa littéralement. La fragrance était douce et entêtante. Ceux qui respiraient ce nuage empoisonné vacillaient, luttaient contre l'inconscience et l'envie de vomir. La vue se troublait, le corps était prit de spasmes incontrôlables … Nimuë se déchaînait et n'avait pas conscience du danger qu'elle représentait.

- C'est ça que tu cherches, Nimuë ?

L'intéressée gronda en voyant l'éclat marmoréen de sa boîte de nacre où étaient cachés ses trésors. Quelques roses s'épanouissaient sous les faveurs de la lune et, hurlant sa haine, les Poissons, armées d'une rose blanche, se rua de nouveau au contact. Plus les secondes filaient plus les deux adversaires faisaient montre d'une puissance remarquable, égale aussi. Mais, et farouchement, Nimuë parvint à le prendre en tenaille, empoigna directement d'une main la lame qui n'avait eu de cesse de danser et, de son autre main, planta la tige de sa rose immaculée en plein milieu du front de son ennemi. Ce dernier continuait de rire comme un damné tandis que de blanche, la rose avide de sang se teintait de vermeil. Avec rage, Nimuë l'acheva en lui brisant la nuque, le laissant retomber dans des gargouillis dégoûtants.

La scène s'était passée si vite.

La pirate se retourna vers le Lion. Toute recouverte de sang -encore- elle semblait être, en cet instant, ce qu'elle clamait être : une bête de sang. Froide et implacable.

- Voilà ce que je suis. -Sa main se porta à son masque qu'une large fissure barrait en deux, à la verticale. Maudite par la main d'Aphrodite, je suis Nimuë O'Bannon, un monstre dans le corps d'une femme que la beauté rend dangereuse. Tu comprends maintenant ?

Elle commençait déjà à s'éloigner pour trouver refuge dans les ombres. Là où était sa place.


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Mer 4 Nov - 12:36
    Il éclata de son rire qui avait sûrement fait fuir tous les animaux sauvages alentour depuis le temps qu’il n’arrêtait pas de s’esclaffer ! Son Altesse ! Il lui en donnerait tiens des altesses ! Il était sur au fond de lui, qu’elle avait été habitué à une vie, du moins une partie, plus proche de la vie de château que lui. Qui l’avait passé dans les lames, la terre et son propre sang, pour forger le croc du lion. Il s’amusa aussi quand elle lui demanda pourquoi il avait choisi le poisson-globe comme surnom.

    « - Ça ne te plaît pas . Pourtant, c’est un poisson venimeux qui ne paie pas de mine mais se gonfle et là, ressemble à quelque chose de dangereux, sinon, il est tout mignon, un peu comme toi en fait ! Mais sinon, je peux trouver autre chose, genre morue ou hareng ! »

    Et encore une fois, il éclata de rire. Il rigolait souvent certes, mais a presque chacun réplique, c’était quelque chose qu’il ne faisait qu’en confiance avec les gens, autant dire qu’il ne rigolait autant qu’avec Silas et Ainia. Mais il trouvait cette jeune femme étrange et bizarrement, lui faisait directement confiance, plus qu’autre chevalier d’or. Elle était franche, direct et il faut le dire très amusant, ça aide quand on veut rigoler. Car, même s’il appréciait le chevalier du scorpion également, ce n’est pas avec lui qu’il rirait autant. Oui, il était content de l’avoir trouvé là ce soir et de tailler bavette avec le poisson d’or.

    Il hocha donc la tête quand elle lui expliqua pourquoi elle était si prudente, décidément, plus elle lui en parlait et plus il avait envie de voir ce qu’il en retournait vraiment, le véritable monstre caché sous le masque d’acier et sous ce corps si charmant. Il se leva alors quand elle lui proposa de venir à l’intérieur de la cabane… Il haussa les épaules en réponse à ses mises en garde, il sentait son regard figé dans le sien et fixait lui aussi le masque vide d’expression de la donzelle. Et c’est à ce moment que la conversation tranquille vira au drame ! Enfin, par pour le lion d’or, mais pour la demoiselle et le mystérieux bonhomme qui avait fait irruption alors.

    Il bondit en arrière quand elle lui cria après. Il s’était fait avoir comme un bleu et s’était complètement relâché ! Jamais ça n’aurait dû arriver et il le savait. Il se mordit l’intérieur de la lèvre alors, dépité de sa propre incompétence. Il admira la technique martiale de la jeune femme, qui malgré sa blessure et la lame entre les mains de son agresseur, s’en sortait admirablement bien. Il sent alors sa vue se troubler légèrement et ses jambes ont brusquement eu du mal à le porter. Il ressent alors un cosmos violent émaner de la jeune femme et il se douta donc qu’il s’agissait de l’une de ses techniques. Il se déplaça donc encore plus en retrait, pour quitter le nuage de poison, mais il avait été exposé et souffrait de quelques mots. Il aurait bien voulu aider la jeune femme, mais son corps devait d’abord assimiler et éliminer ça de son organisme.

    La jeune femme se débarrassa rapidement de son adversaire en lui plantant une rose blanche dans le front. Technique plutôt spectaculaire, il faut le reconnaître et assez efficace. Mais plus que les pouvoirs de la jeune rouquine, c’était ce qu’il y avait dans la boîte qui intriguait le lion. Il avait compris, que son corps était noyé dans le poison et qu’elle utilisait ses roses vénéneuses, causes de ces maux, pour le combat. Même couvert de sang, il en fallait beaucoup plus pour impressionner le chevalier d’or du lion. Il vit son masque se fissurer, mais contrairement à tout à l’heure, ne tourna pas la tête. De plus, il avança vers elle quand elle recula vers l’ombre où, visiblement, elle se sentait si bien et pensait appartenir !

    « - Et alors petit poisson-ballon ! Tu tues des gens avec des fleurs et du poison ? La belle affaire ! Je les tues avec la foudre et la lumière ! Et crois-moi, c’est beaucoup impressionnant que quelques pétales de roses ! Bon, je t’avoue que j’ai la gueule de bois sans les avantages, c’est carrément cruelle comme poison ça ! Mais, monstre ? Oh que non ! Par contre, savoir ce qu’il y a dans cette boîte et pourquoi on t’en veut à ce point, si tu veux le partager avec moi, je suis tout ouïe !»


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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Ven 6 Nov - 18:59

- Bordel ! Arrêtes de prendre ça à la légère ! La jeune femme stoppa ses pas sans se retourner, lui présentant son dos en même temps que l'éclat d'une nouvelle rose, rouge, prête à écorcher ses mains tant elle en serrait la tige épineuse. Ce ne sont pas tes affaires, ça ne regarde que moi. Childéric.

Le ton était dur et froid, très éloigné de ce qu'il fut quelques minutes plus tôt quand ils devisaient joyeusement de tout et de rien. Elle venait de replacer son masque de dureté et de stoïcisme, dans un seul et unique but. Se préserver. Et préserver les autres de sa présence. Cet incident aurait pu tourner au drame et qu'un autre Saint ait pu être spectateur de ses déboires l'ennuyait profondément. Solitaire, Nimuë l'avait toujours été, bien que souvent entourées par ses hommes, son équipage qu'elle avait abandonné.

- Nous ne sommes pas des amis, nous ne sommes rien d'autres que des … frères d'armes.

Pourquoi dévoilerait-elle ainsi ses secrets ? Elle qui avait toujours fait en sorte de les garder pour elle ? En faisant un manteau d'ombres et de poison, une protection qui se voulait infaillible. Si elle avait su érigé autour de son cœur une muraille infranchissable, ce n'était que pour mieux se leurrer. Une bien triste comédie, en définitive. La jeune pirate toucha du bout des doigts son masque de fer esquinté par une grosse balafre. Elle serait un rappel perpétuel pour elle. Un avertissement. Non, elle n'avait pas sa place ici et Nimuë se faisait violence pour ne pas disparaître tout simplement comme elle l'avait toujours fait.

- Je savais bien que ma venue au Sanctuaire serait le début de la fin ... Oui ! Je me demande bien pourquoi le Grand Pope ne s'en est pas tenu à ce que nous avions convenu ! Vous êtes ! - Elle fulmina, donna un coup de poing dans un tronc d'arbre sans y mettre de force. - Trop curieux, trop plein de bonnes attentions, tout drapés dans vos idéaux et votre lumière ! Tu ne peux pas me comprendre, Lion, ta maîtrise du cosmos le prouve ! Tu es un homme bon. Je ne peux pas en dire autant !

Immobile telle une statut de sel, la fille O'Bannon tâchait de se calmer tandis qu'elle sentait son cœur sur le point d'exploser, la laissant toute pantoise. Son armure répondit à une appel silencieux et fila à travers le ciel d'encre pour rejoindre son Temple. Bientôt, elle irait la rejoindre. Son visage se tourna vers le Saint. À travers les fentes de son masque, on pouvait deviner l'éclat de ses yeux clairs.

- J'aurais beau me conduire comme l'une des vôtres, ce ne serait que me mentir, vous mentir. Je ne suis même pas humaine.

C'était la conclusion qu'elle en avait tiré de son enseignement auprès de son maître. Le souvenir de sa mort était encore bien présent et douloureux pour elle, à jamais, sa vision d'elle-même avait été altérée. Lucius avait eu raison. Elle aurait dû l'écouter au lieu de se fourvoyer de la sorte. Sa main armée d'une belle rose trembla légèrement. Cette main qui était encore recouverte du sang de sa victime.

- Tu m'excuseras, Childéric. Sa voix s'était quelque peu radoucit. Si ça ne te fais rien, je vais me retirer, il le faut. Adieu et ... bonne chance pour ta mission, essayes de ne pas mourir.

Ce fut avec un certain empressement qu'elle s'en alla, sa silhouette avalée par les ténèbres.



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Message Re: [Avril 550] - Le Prince et la Rose [PV Childéric]   Mar 10 Nov - 11:52
    Le chevalier d’or du lion fit un pas de retrait quand il entendit la colère percée dans la voix de la jeune femme. Oui, il prenait ça à la légère, il était persuadé qu’elle prenait trop de précaution et s’infligeait une souffrance qui n’était pas nécessaire. Elle avait semblé gentille et ouvert les quelques minutes de leur conversation et visiblement, cette ouverture laissée à ce mystérieux agresseur l’avait brutalement rappelé à sa triste réalité. Il était vrai aussi qu’il avait poussé la confidence un peu loin et aurait dû laisser à la jeune femme son jardin secret. Sa question était déplacée et il s’en excusa de suite.

    Pas ami hein ? Elle n’avait pas tort dans le fond. Les deux protagonistes venaient de se rencontrer, et si le courant passait visiblement plutôt bien entre eux. Il n’était rien d’autre que des collègues s'étant croisés à la faveur de la lune. Une amitié se construit, se crée. Il savait qu’il pourrait bien s’entendre avec la jeune femme. Et de manière générale, le lion s’entendait bien avec tout le monde, il était assez jovial et bon compagnon. Mais des amis au final, il n’en avait que deux, des frères, 87 au total. Et s’il était prêt à donner sa vie pour chacun d’eux, il le ferait deux fois s’il le pouvait, pour ses amis. Il était en quelque sorte, le gardien du bonheur du bélier et des Gémeaux, sa vie n’ayant pas de valeur autre que son poing.

    La pique sur la maîtrise du cosmos le perturba un peu. Il était vrai que ça n’avait jamais été son point fort. Ce n’était pas sa façon de combattre. Il maîtrisait bien entendu le septième sens, comme tous les chevaliers d’or, mais n’avait pas la finesse de son ami Silas, peut-être qu’il demanderait de l’aide à ce dernier pour qu’il lui explique ce qu’il avait raté ou si ce dernier avait senti quelque chose sur la jeune femme au poisson. Enfin, si tous deux revenaient vivant de leurs missions respectives. Ce qui était loin d’être assuré.

    Il n’avait rien à dire et ne voulait pas en rajouter à l’énervement de la jeune femme. Il en avait déjà assez fait comme ça et il la regarda pesté. Renvoyé son armure et s’affubler encore une fois du titre de monstre. Chose que réfutait complètement Childéric. Son corps était une arme, mortelle et dangereuses, mais pas tellement différente du poing que le lion d’or avait forgé. Il lui montrerait peut-être un jour, que lui aussi pouvait être un monstre parmi les hommes. C’est l’apanage des chevaliers, et encore plus pour le zodiaque d’or, de renoncer à leur humanité suffisamment pour pouvoir la transcender, sans jamais l’oublier. Il la regarda donc partir, le ton étant redevenu un peu plus cordial sur la fin de leur conversation. Il mit alors les mains en porte-voix et hurla à plein poumon :

    « - L’invitation tiens toujours poisson-ballon ! Si je rentre en vie, c’est moi qui invite ! Sinon, tu viendras boire sur ma tombe ! »

    Il ne savait pas du tout si elle l’avait entendu, il l’espérait en tout cas. Toujours est-il que maintenant, le lion d’or avait donc d’autre chose à penser. Il n’osa pas forcément toucher au corps qui était abandonné là, mais il devait faire quelque chose. Il alla donc chercher du bois dans la forêt, enterrant le cadavre sous le bois mort. Alla chercher un peu d’huile qu’il finit par trouver dans la petite cabane. Huile qu’il versa sur le bois. Il mit ensuite le feu à tout ça et contempla les flammes un petit moment, perdu dans ses pensées, avant de se remettre en route, vers un endroit où il ne s’était pas rendu depuis quelque temps… La tombe de son maître, il avait beaucoup de choses à lui dire !
Spoiler:
 


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