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 Retrouvailles [PV Borya] [545]

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Message Retrouvailles [PV Borya] [545]   Ven 20 Nov - 1:38
Cardinal de la Guerre.

C'était là mon titre désormais. Beaucoup m'enviaient pour. Beaucoup n'ont pas eu la chance de recevoir un tel grade dès leur arrivée au sein des Berserkers. Mais beaucoup n'ont pas eu Goran comme Mentor.

Beaucoup ne sont pas moi.

Que ce soit clair : Je vais faire des efforts pour m'intégrer, prouver que cette armure, je la mérite. Mais j'vais pas faires des ronds de jambe à tout le Dédale de Chaîr pour autant. Ceux qui voient débouler un gringalet en armure, belle gueule, propre sur lui et pas l'air trop sauvage, l'air plutôt innofffensif, et ben ils vont tomber de haut. J'aime pas avoir à tout prouver par la violence, mais c'est hélas l'endroit qui veut ça. Ici, les arguments sont clamés à coup de confrontations, les idées rentrées à force de frappes dans le crâne. Honnêtement, je sais faire. Je connais. J'apprécie pas, mais je peux. Si le deal, c'est de casser deux ou trois bouches pour me faire accepter, très bien, ainsi soit-il. De ce que j'ai cru comprendre, c'est de toute façon par là que j'aurais bien dû finir par passer s'il y avait effectivement eu d'autres prétendants pour l'armure. Ce n'est que justice, donc. Faire se taire les langues les plus venimeuses, et redoubler d'effort pour donner tort à ceux qui pensent que j'usurpe mon grade. Encore une fois, je sais faire.

En attendant, il s'agit de s'installer, de voir le peuple. Qui sait, avec un peu de chance, j'vais faire mon trou ici sans avoir à le faire aussi dans la tête des résidents ? Ce serait bien, oui. Déjà, nous allons avoir besoin de changer beaucoup de choses dans mes quartiers. Énormément de choses. Loin de moi l'idée de remettre en question les goûts de feu Goran, mais j'ai un minimum de Standing. Maintenant que je peux un peu plus jouer la Diva qu'à une époque, du moins. Mais passons, je disais donc : Les quartiers. Le Dédale est bien assez sinistre et sanglant sans qu'on ai besoin d'en rajouter une couche avec cette... Armurerie. Des armes pleins les murs, un confort spartiate, des trophées de guerre... Oui, les trophées. ça et les peaux de bête, ce sont sûrement les deux seules choses de bon goût ici. Exit le reste. Du moins quand je pourrais me le permettre. Pour le moment, il va falloir se contenter de simples menus réaménagements.

Mais regardez moi à ne voir pas plus loin que ces vaines histoire de confort en ces temps si sombres... La mort du Pontifex, la défaite des armées d'Arès, un tribut qui nous est imposé.. Oui, voilà les vrais problèmes, les vraies choses sur lesquels se pencher. La soie et le velours peuvent attendre, ils ont bien attendu quinze années de suite, nous ne sommes pas à la minute prés, loin de là. J'ai d'ailleurs entendu parler d'une potentielle relique de ce passé, de ces quinze fameuses années précédentes. Un colosse tenant plus de l'ogre que de l'homme, ne vivant que pour la guerre et les conflits, une aura de brutalité digne du plus violent des Vandales... Cette description qu'on ma faite, je ne le connais que trop bien. Et je suis curieux de voir si mon impression s'avère bonne.

Quelques minutes de marche à travers le Dédale, à emprunter de ces couloirs organiques pour me frayer un chemin jusqu'à l'une des zones où les futurs porteurs de Cuirasse s’entraînent souvent. Une grande grotte au plafond haut, immense, avec des gradins comme taillés à même la chair en guise de contours. Là, quelques recrues qui s’entraînent. J'en aborde une, décris celui que je viens voir. Un temps d'hésitation, et le voilà qui m'annonce que l'énergumène s'était retiré pour s’entraîner seul dans une grotte adjacente. Hm. Plus ça va et plus ce pressentiment comme quoi j'ai bel et bien à faire à ce grand bœuf se précise. Bien son genre tout ça, oui, et rejoindre les Berserkers, ça changerai pas grand chose à son Train de vie : tuer, encore et encore. Je me rend donc sur place, puis tombe sur la cible de ma venue, alors de dos. Même de dos, il reste reconnaissable entre mille. Je m'asseyais en silence sur un rebord de la grotte, jambes croisées, mains derrière la tête.

Ahlala... Alors comme ça tu as atteris ici toi aussi, hein ? Et les autres alors ? Comment vous vous en êtes sorti durant toutes ces années ?

Il était devenu plus massif encore. Quelque chose me dit qu'il était pas devenu bien plus loquace cela dit. Qui sait, peut-être va-t-il réussir à me faire mentir ?
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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Dim 22 Nov - 3:36
Détruire. Détruire, détruire détruire. Ce mot harcelait son esprit, martelait son crâne, embrasant le feu de la haine brûlant en lui. Il avait été mis en échec si sévèrement, défait par un prétendu serviteur d'une divinité qu'il ne connaissait pas jusqu'à récemment. Un Chevalier. L'objet de toute sa colère, de sa frustration accumulée depuis son réveil. Retour au royaume des vivants qui ne s'est pas fait sans une surprise, l'environnement ayant complètement changé de celui où il était tombé les armes à la main. Passer d'une ville ravagée par la guerre à une sorte de chambre creusée dans la pierre, au sein d'une grotte située quelque part dans le monde n'était pas habituel. Ce qui l'était bien moins encore, c'était que le vandale goûte à l'amer saveur de la défaite. Jamais depuis son évasion du navire de prisonniers il n'avait été vaincu et il espérait bien que cela reste ainsi. La bataille pour la reprise de Rome avait contribué à au contraire, et le Borya avait frôlé la mort.

Perdre un duel et rester en vie, jamais il n'avait connu si grande humiliation. Son âme de guerrier l'avait toujours poussé à mettre sa vie en jeu dans chacune de ses batailles. Il ne craignait pas la mort, il avait même appris à l'accepter et lu ouvrir les bras lorsque sonnerait son heure. Il aurait souhaité périr en conservant son honneur que de se voir sauver. Il n'avait à ce propos pas pris la peine de remercier les responsables, mieux valait en ce moment qu'il ne les croise pas. Sur les nerfs, il lui fallait un défouloir, quelque chose, ou quelqu'un sur qui ou quoi déverser sa rage. S'il avait dans un premier temps songé à directement agresser le premier clampin en armure venu, quelques jours d'apprentissage sur le fonctionnement des lieux l'incitèrent à se restreindre à un gros sac de frappe. Sac qu'il avait eu tôt fait de fracasser après un enchaînement de frappes furieuses, l'objet relié à une chaîne valdinguant alors contre la paroi rocheuse. Respiration saccadée, il resta immobile un long moment, réfléchissant.

Une voix perça le silence, provenant de derrière sa silhouette, sur les hauteurs de son aire d'entraînement. Elle lui semblait familière, mais il ne parvint toutefois pas à mettre de visage dessus tant qu'il ne lui faisait pas face. D'un grognement, il fit d'abord comprendre à l'intéressé qu'il n'appréciait pas tellement être dérangé en pleine séance. Suite à quoi il daigna se retourner, et son regard balaya la pièce à la recherche du petit malin. Un maigre et fugace sourire carnassier lui déchira le coin des lèvres, laissant croire que le mastodonte vandale éprouvait de la joie à la vue de ce faciès reconnaissable entre milles. Oh il ne l'avait pas oublié non plus, ce petit être frêle et pourtant si redoutable. Cet enfant au nom imprononçable sans s'y reprendre à trois reprises. Frère d'arme, ami, compagnon d'infortune, il avait été bien des choses par le passé et le retrouver ici à présent n'était pas une mauvaise chose.

Zevz... Zved... 'Chier. Mon frère. Toi ici.

On allait pas lui en arracher plus sur le moment, le pauvre se retrouvait quelque peu pris de court par la situation.

Après ton départ, on s'en est bien tiré. L'empire a longtemps craint l'efficacité de nos lames. Puis, j'ai pris les choses en mains. La bataille de Rome aura eu raison de beaucoup d'entre nous...

Le sang de son peuple avait coulé en abondance cette année, et il n'avait pas encore pris le temps de rendre hommage à tous ses frères qui n'étaient plus. Avec la présence de Zvezdan visiblement enrôlé dans l'armée du dieu Arès, l'occasion se présentait.

J'irais honorer leur mémoire prochainement.

Nulle proposition de l'accompagner, ce n'était pas son genre.

Nous avons beaucoup à nous dire, mon frère, des années déjà que nos chemins se sont séparés.

Il ne pu s'empêcher de soupirer, fatigué à l'idée d'imaginer devoir tenir une longue discussion, cela l'emmerdait déjà.



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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Dim 22 Nov - 4:51
Zvez, ça ira. Toujours autant de mal, hein ?

Ca m'avait presque manqué, tiens. Le voir peiner à articuler mon nom sans s'y reprendre par trois fois. Oh, il n'était pas le seul à avoir du mal avec, mais le spectacle prenait un goût différent lorsque c'était un ami en face. Un ami, oui. Différents en de nombreux points, autant physiquement que moralement. Mais il y a des liens qui surpassent de si superflues considérations, qui vont plus loin. Les liens entre frères d'armes, c'est là l'unes des rares choses que la Guerre m'a apportée de bon.

Puis la suite de la conversation, ce fut à propos de de ces nombreuses choses que la Guerre m'a apportée de mal. Des compagnons à pleurer, des visages que je ne croiserai plus jamais. Des voix qui ne me parlerons plus, des rires que je ne pourrais plus partager. Il ne fallait pas attendre de la part d'un Guerrier Vandale autre fin que celle armes en mains, prêt à en emporter le plus possible dans la tombe avant de s'éteindre. C'est comme ça qu'est parti mon père, c'est comme ça que sont partis mes frères d'arme. Et malgré mon tempérament plus calme et ma plus grande prudence vis-à-vis des dangers du champ de bataille, c'est hélas comme ça que je partirai aussi sans aucun doutes. Lorsqu'annoncée, la mort de ces hommes a effacée ce sourire pourtant quasi constant chez moi en temps normal. A la place, une bouchée fermée, l'expression amère et attristée, puis dans les yeux, un mélange de peine et de rage. Une veine qui se profile au niveau de la tempe, un poing qui se resserre.

A Rome, hein ? Tu m'étonnes qu'ils sont morts. C'est là-bas que Goran a lui aussi mené son dernier combat, et si lui n'en est pas revenu, eux n'avaient aucune chances. Borya lui, je ne sais pas... Non, on ne peut pas dire que je sois surpris qu'il en ai réchappé. Sa force physique comme mentale, sa rage de vaincre et tout ça ajouté au Cosmos qui sommeille en lui... Oui, tout ça, ça fait quand même un potentiel survie plus qu'honorable. Même si le connaissant, il n'est pas impossible qu'il eut préféré tomber avec les siens plutôt que de leur survivre, ajoutant par la même occasion une défaite à son tableau de chasse. Lui comme moi préférerons certainement gérer notre deuil chacun de notre côté, ainsi j'irais également présenter mes respects aux morts en temps voulu. Aussi bien que plus tard encore, là aussi en temps voulu, j'irais présenter ma lame en face des saints et des armées de l'Empereur. Il s'agissait ici d'un énième coup du sort tout droit venu de ces chiens, une énième braise pour alimenter cette flamme qui sommeille en moi depuis des années. Ce feu, calme en temps normal, qui à chaque affronts de l'Empire, à chacun de mes camarades enlevés à la vie, ne fait que grandir. Le jour où ces flammes me dévorerons de l'intérieur pour me transformer en une bête avide de guerre et de sang de l'acabit de Borya est encore loin, mais peu à peu, il s'approche. Mais là n'était ni l'endroit ni le moment pour déchaîner telle fureur.

Je... Je vois... Nous savions tous que notre fin viendrait vers nous entourés des corps de nos camarades et de nos ennemis, mais un tel massacre... Rome, tu dis ? Oui... En un sens, je ne suis pas étonné. Le Carnage que l'on m'a rapporté de cette bataille ne semble rien en comparaison des faits, ça alors que les on-dit sont déjà révélateurs... Mais oui, laissons les morts là où ils sont pour l'instant, le temps de les saluer une dernière fois n'est pas encore venu. D'abord, le temps des retrouvailles

des années, effet... Des années où j'ai vagabondé, à vivre de la chasse, de la mise au service de mon épée et du vol. A tenter de m'intégrer, de laisser ces guerres et leurs conséquences derrière moi... Mais non. Ca te suit, cette saloperie, et ça ne te lâche pas si facilement. Cette envie de céder quand tu croises ces soldats, avec les mêmes armures, les mêmes armes et la même démarche que ceux qui t'ont tout pris, partout où tu allais et de tout temps...

Et au fur et à mesure que ma tirade se poursuivait, mon poing qui se serrait. Encore, encore et encore. La veine à la tempe qui en venait à presque doubler de volume, et mon regard qui se perdait dans une expression de colère figée. Les traits lisses et immobiles, sans rien sur mon visage pour trahir la haine qui monte si ce n'est ces deux pupilles brûlantes. C'est jamais facile de revenir en arrière quand ce qu'il y a par-dessus son épaule donne tant envie de céder à ses pulsions. Mais je tenais bon. Se calmer, se décontracter, puis reprendre une expression neutre. Un sourire qui se veut identique à celui que j'arbore habituellement, mais en plus crispé.

Mais tu sais au moins aussi bien que moi ce que c'est, n'est-ce pas ? Tout ça pour dire que plus d'une fois j'ai craqué. Plus d'une fois j'ai répondu aux assauts des gardes Byzantins, déchaînant mon Cosmos, et plus que de raison. Ce qui a vite attiré l'attention du Cardinal de la Guerre de l'époque, Goran. Des années d'apprentissage pour faire de moi un futur Berserker. Puis un jour il part, vers Rome, comme toi et nos frères d'armes. Pour ne plus en revenir lui aussi. Pour me laisser sa place, persuadé que je serais apte à reprendre le flambeau.

C'est jamais facile de reprendre ce qu'ont laissés les morts mais... Pour ce que ça vaut : Zvezdan, fraîchement promu Cardinal de la Guerre.

C'était le résumé de ces années entre aujourd'hui et le jour où j'ai quitté la troupe. Du moins la version courte, car je connais l'amour de Borya pour les longs discours, et nuls doutes que même ici, ce devait être un peu trop. Mais hé, il sait aussi que j'aime m'entendre parler.

Et toi alors ? Je dois bien avouer ne pas être si surpris que ça de te voir ici. Toi vivant, il fallait que tu finisses par rejoindre les Berserkers. Mais justement : Toi vivant. Comment t'as pu survivre à Rome ? Et trouver cet endroit ?

Je savais quand, qui et pourquoi, restait à apprendre comment.
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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Ven 18 Déc - 16:24
Il grimaça, retenant un grognement face à la petite pique lancée par le Cardinal à l'allure juvénile. Il n'aimait pas franchement que l'on se moque de lui, mais cela passait beaucoup mieux lorsque la personne concernée était un de ces rares amis. Et puis, c'était au fond quelque peu mérité, le bougre n'arrivait toujours pas à articuler correctement son nom au bout de tant d'années. Il n'y arriverait probablement jamais, à la réflexion faite. S'en souciait-il réellement ? Non, à priori. Un être humain plus proche de l'animal que de l'homme n'attache que peu d'importance à ce genre de choses. Le seul inconvénient dans toute cette histoire était les possibles railleries qui déboulaient éventuellement derrière à chaque fois qu'il se risquait à l'exercice. Sa concentration retourna bien vite à la conversation qui avançait déjà vers le sort subis par leurs camarades vandales, dont la plupart avaient péris lors de la bataille de Rome. Un autre épisode qui avait pour effet de faire grincer des dents le colosse.

Je suis fautif. Je nous pensais de taille face à l'Empire, j'étais aveuglé par ma rage. Une erreur que je ne me pardonnerai pas.

Il ne changerait pas d'avis là-dessus, il était responsable de la disparition de ses frères. Il avait pris la tête de leur armée, les avait mené à Rome et poussé sur le champs de bataille. Certes, il n'avait pas la moindre idée de l'ennemi qu'ils affrontaient véritablement. Jamais il n'aurait imaginé que des êtres approchant plus de la divinité que de l'humain seraient envoyé reprendre la ville. Zvezdan n'avait pas combattu cette fois, leurs chemins s'étant séparés bien avant. Une bonne chose, qui sait s'il n'aurait pas trépassé également face à la puissance des Saints. Ce qu'il avait vécu à la place se révélait-il meilleur ? Fuir sa vraie nature ne permettait pas d'apprécier la vie. Combattre ce feu brûlant avec ardeur dans la bataille, tenter de se soustraire à cette soif de vengeance que rien n'apaiserait, ce n'était pas bon. Pas pour lui, pour eux. Zvezdan pouvait crier le contraire, Borya en restait persuadé, tous deux avaient besoin de leur dose de violence, de brutalité, de sang quotidienne.

Des fauves bâtis pour la guerre, par la guerre, dans la guerre.

Toi, t'intégrer ? Conneries. Nous ne sommes pas de vulgaires cul-terreux Zvez', j'espères que le temps ne te l'a pas fait oublier.

Autrement, il connaissait le remède miracle pour recouvrir la mémoire. Une bonne beigne dans la mandibule pour lui remettre les idées en place.

Ils t'ont tous pris, à moi aussi. Ils nous ont chassé de Carthage, jeté en fond de cale pour nous utiliser comme des esclaves, leurs clébards. Et tu espères te mélanger à eux ?

Il montait en pression, le ton grondait au fur et à mesure qu'il parlait, le regard frappé de colère. Il aurait pu exploser de fureur, si son compagnon n'avait pas su trouver les mots pour l'apaiser. D'un naturel à rapidement s'emporter, il ne lui avait pas fallut entendre la fin du récit de son interlocuteur pour en tirer les conclusions finales. Déchaînement de violence, de Cosmos, morts. Voilà qui sonnait mieux à ses oreilles, voilà ce qu'il aurait souhaité entendre dès le départ. Voilà comment devait se comporter un véritable Berserker, un véritable Vandale. Goran avait-il dit ? Malheureusement, il n'avait nul souvenirs d'un guerrier répondant à ce nom, mais aurait apprécié connaître le maître de son frère d'arme. Goran, ancien Cardinal de la Guerre, une autre des victimes des Saints...

J'aurais apprécié éventrer quelques byzantins aux côté de ton mentor, sa mort est regrettée.

La Guerre en avait fini de narrer son histoire, venait alors tout naturellement autour du Tigre de partager la sienne, d'histoire. Combler par le récit les années les ayant séparés n'était pas chose aisé, et encore moins ce qu'affectionnait le mastodonte au sang chaud. L'effort devait être fait, au moins pour cette fois. Dans un premier temps silencieux, il marcha jusqu'au sac de frappe percé auparavant qu'il ramassa d'une main. Il l'examina brièvement avant de le laisser tomber dans un râlement quasi inaudible. Faisant alors volte-face, ses yeux s’attardèrent sur l'environnement les entourant, uniquement de la roche en grande quantité. Et lui, fraîchement promu comme il le disait si bien. Soit, il ferait amplement l'affaire des souvenirs qu'il avait de leurs entraînements passés. Son bras se leva, son gros doit se dressa en direction de l'intéressé, et sa voix grondant dans la grotte.

Tu cognes toujours comme une gonzesse ?

Qu'il quitte son perchoir échanger quelques coups avec un vieil ami, cela rendrait le calvaire de la narration moins pénible.



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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Lun 4 Jan - 12:30
Un long soupir résigné qui s'échappe de ma bouche. Certaines choses ne changent pas, j'imagine.

Toujours souple comme un hippopotame ?

C'est ainsi que toute conversation trop longuette doit tourner, lorsque l'on converse avec Borya. Le combat. Encore et toujours le combat. Il le clame, et même s'il ne le clamait pas, il le transpire : Il est de ceux fait pour la guerre. Selon lui, moi aussi j'en suis, mais je reste sceptique quant à ça, même aujourd'hui avec la Cuirasse de la Guerre sur les épaules. Oh, j'ai senti cette colère quand je parlais d'intégration. Mieux que de la sentir, je l'ai même prévue. Mais ça aussi, nous avions eu l'occasion d'en parler par le passé : Si j'ai moi aussi tracé mon chemin au travers des cadavres et des tueries, ce n'est pas avec le même entrain que lui. Le sang Vandale qui sommeille en moi a tendance à s'éveiller à l'annonce d'un combat, à s'emballer, à battre plus fort. Mais jamais autant que nombre de mes camarades. Car il y a quelque chose qui sommeille encore plus profondément que les instincts que m'impose le sang en moi. Il y a le trauma de la Guerre, assez fort que je ne la souhaite à personne. Du moins était-ce ma pensée en temps normal. Il est vrai que celle-ci en tendance à changer lorsqu'il est question des armées Byzantines.

Mais il n'était ici pas question de ça. Ici, il était question d'un énième combat avec cette grosse masse. C'est entre autre à lui que je dois mon abnégation face à la douleur. Nos combats ont toujours été semblables à un affrontement entre un frelon et un éléphant. de mon côté, de petites frappes rapides et chirurgicales, une grande mobilité et une prudence extrême. Du siens, de lourds assauts puissants et dévastateurs, bons à broyer l'adversaire et le sol tout autour avec, ça couplé à une endurance hors-norme. Heh, peut-être monsieur a-t'il envie de voir si les choses ont changé de ce côté en quelques années.

Soit, je savais bien qu'on finirait par y arriver de toute manière. Sois prévenu, contrairement au sac de frappe, je rends les coups.

Un petit sourire confiant qui se dessine à mes commissures, tandis que mon regard se fait plus féroce. Avec la vélocité qui a toujours été mienne, je me propulse d'un sprint vers la montagne de muscles Vandale, avalant la distance qui nous sépare en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Une fois arrivé à à peu prés huit mètres de lui, je stoppe net ma course pour ancrer mes pieds dans le sol, plier mes jambes, m'abaisser et obtenir le plus de détente possible. Je force sur mes mollets un temps, pose mes mains sur mes genoux, puis en un éclair, je déplie mes jambes en une puissante enjambée bonne à me faire décoller de quelques mètres du sol vers Borya, et ce à vitesse grand V, genou droit pointé droit vers le menton. Le coup porté, je j'agrippe l'une des perles géantes de ce collier qu'il porte autour du cou pour m'en servir d'appui. Dans le même temps, je place la jambe qui a décochée le coup de genoux sur son épaule gauche, l'autre sur la droite. debout au dessus de sa tête, j'appuie doucement sur mes deux pieds pour me laisser tomber en arrière, les mains toujours accrochées à son collier. avec ça pour diriger ma chute, je me laisse tomber au niveau de sa jambe droite pour y mettre un coup d'épaule retentissant, aidé par la vitesse de la chute. Avec pour idée d'affaiblir les fondations du géant, je profite de la position pour mettre un coup de pied à l'arrière du genoux gauche, puis conclue finalement en reculant hors de son allonge d'un pas en arrière, non sans tenter de lui asséner une droite dans la tempe dans le mouvement. Rapide et acrobatique, comme à mon habitude, voire plus encore qu'à l'accoutumée, pour mieux mettre en difficulté le mastodonte qu'est Borya. C'était là notre manière à nous d'entamer les festivités, nos salutations. Nul doute que lui aussi me réserve quelque chose d'assez costaud, dans sa façon de me dire bonjour.
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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Sam 6 Fév - 0:49
Fais en sorte de pas finir dans le même état que le sac.

Il fallait bien qu'ils se vannent un peu, il n'y avait rien de plus sain avant un échange de coups que de titiller l'égo de son opposant. Lui mettre la haine. Ce qui n'était pas bien difficile chez notre Berserker taillé comme un bloc de pierre. Zvezdan ne mettrait guère plus de temps à entrer dans la danse, et foncer dans le lard du mastodonte histoire de venir se faire décoller quelques-unes de ses belles dents. Le désormais Cardinal devait avoir perdu l'habitude maintenant de se faire abîmer son joli minois d'adolescent rebelle. Borya tacherait de lui rappeler quelles sensations l'on ressentait lorsqu'un poing abattu avec rage vous percutez la chair pour y laisser une trace de son passage. L'entraînement dans la douleur, la meilleure façon d'apprendre pour un Vandale. Surpasser le mal pour surpasser l'adversaire, endurer la souffrance pour ne pas la subir au combat, apprendre à la dominer. Ainsi, lorsque vient l'ennemi, que le déluge de coups vous tombe sur le coin de la trogne sans que vous ayez le temps de réagir, vous endurez.

Et ne chutez pas. Qu'importe le mal et l'efficacité de l'enchaînement, vous ne heurtez pas le sol. Même ici, alors que vos appuis solides sont mis à mal, qu'un genou touche la roche. Le coup de genou porté au menton s'est heurté à une défense mis en place par les avant-bras du colosse. A l'impact, le rouquin se rendit immédiatement compte de la progression de son frère d'arme. Fort, bien plus fort. Et foutrement plus rapide ! Il ne comprit rien à la suite de l'assaut et encaissa sans parvenir à contrer ou esquiver quoique ce soit. Résultat, ses jambes n'en ressortiraient pas indemne. Le tigre soupçonnait son ami d'avoir en tête de réduire sa mobilité pour mieux l'abattre sans risquer de revers qui lui serait fatal. Secouant une jambe après l'autre, comme pour chasser l'engourdissement qui le chatouillait à ce niveau du corps, il accorda un signe de tête au gamin. Il en avait fait du chemin depuis leurs adieux, perfectionné son style de combat à tel point qu'il surpassait sans doute le sien.

Deux oppositions de styles, l'un versant dans la brutalité pure et dure et l'autre alliant la vélocité à l'exécution de mouvements techniques. Zvezdan avait su faire la démonstration de ses talents, il était tout naturel à Borya d'en faire de même. Petit roulement d'épaules, ensuite la charge. Ce n'est certes pas aussi rapide qu'un jeune Cardinal de la Guerre, mais il y a de l'envie dans la course. Bondir, lui aussi il sait faire. Quelques mètres de hauteur, pour mieux retomber de toute sa masse, mains liés qui frappent à l'emplacement de son ami. Et de hurler, parce qu'un combat sans beuglement, ce n'est pas un vrai combat. Après le coup de marteau, un coup de genou direct dans le bide. Hacher la viande, avant de la retourner. Agripper l’intéressé par la taille, hisser son adversaire sur les épaules, avant de violemment le claquer sur la surface rocailleuse à ses pieds, sans oublier de gueuler un coup. Zones principalement touchées, le cou et les épaules. De quoi remettre les compteurs à zéro.



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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Ven 12 Fév - 0:20
Les coups portent. Un à un ils percent la défense solide mais peu mobile du colosse Vandale. Un genoux à la mâchoire, et le sien qui touche le sol. Pour le reste, ce ne fut que s'engouffrer dans une garde grande ouverte. Porter les coups, reculer, constater. Toujours d'attaque, le Borya, comme je pouvais m'y attendre. Je ne m'inquiète pas de savoir si mes coups vont porter ou non, mais plutôt de savoir combien il va en falloir pour réellement l'entamer. Il est la roche, immuable et invulnérable, je suis le vent, rapide et insaisissable. Au signe de tête, je réponds d'abord d'un sourire fier, bien vite transformé en un rictus prédateur, le regard teinté de défi. Viens, vieux frère. Viens donc me montrer ce que tu as appris durant toutes ces années. Ce que tu as perdu, ce que tu as gagné. Ce qui a évolué, ce qui est resté inchangé.

Et il vient. Lent, mais décidé. Ma course fut légère et rapide, la sienne se fait lourde et puissante. Je laisse arriver, sûr de moi. Les jambes qui se plient, et le saut qui se fait de son côté cette fois-ci. L'ombre projetée plus bas m'englobe totalement, mais je ne bouge pas. Je plante mon regard dans le siens, une arrogance assumée qui l'habite, presque palpable. « Vas-y, grosse masse, cogne-moi dessus si t'y arrives ». Voilà ce que crient mes yeux. Les deux mains jointes en un marteau de fortune, il frappe là où je suis. Ou plutôt, là où j'étais il y a de ça un battement de cil. Onde de choc, la chair au sol qui s'affaisse sous la puissance du coup, puis moi, debout sur les deux poings du géant, la tête haute, mes pupilles noires baissées vers lui, presque méprisant. Je sais comment amorcer la machine, et cette tonne de petites mimiques agaçantes sont bonnes à l'aider à donner le meilleur de lui-même. D'un petit saut, je me déporte au niveau du sol, ça alors que déjà, l'ogre enchaîne avec la suite. Je vois venir le genou, hélas un peu tard. D'un rapide pas en arrière, je tente d'accompagner le coup, d'aller en son sens pour l'atténuer. Malgré ça, le choc, et l'intense douleur qui s'en suit. Plié vers l'avant sous la puissance de l'assaut, je crache un peu au sol, puis ne relève la tête que pour mieux voir ces deux bras gigantesque m'empoigner comme une poupée de tissu.

Merde.

Il m'a agrippé. S'il y a bien quelque chose que moi, combattant agile, frêle et rapide, veut éviter dans un combat face à lui, lourd, imposant et puissant, c'est que son étreinte se referme sur mes petites épaules. Un peu de salive passe dans ma gorge, visible en une petite boule qui descend le long du cou, grimace maladroite à l'appui. Ça, oui, très précisément ceci, ça va faire mal.

Comme je le peux, je tente de me défaire de la prise, via quelques coups de pied lancés à droite à gauche, sans trop de succès. Enfin, si. Finalement, je me défaits. Mais pas comme je l'aurais aimé. Au lieu d'un atterrissage tranquille, sur mes deux pieds, exempt de tout os cassé, me voilà écrasé au sol de la plus violente des façons : façon Borya. A la rencontre avec le bitume, mon torse se porte en avant tandis que je rebondis une première fois, assurément touché par la puissance du coup. Sonné, quelques étoiles qui me montent à la tête, puis l'impression d'avoir plus que mon propre poids sur les épaules, l'espace de quelques secondes. Pas sûr d'avoir tout gardé en place après ça, je ne peux qu'entendre le craquement sinistre venu de je ne sais où.

J'aimerais pouvoir rester là un temps, étalé au sol, sans bouger. Mais ce serait inviter le tigre à finir son œuvre à l'aide de je ne sais quel coup de grâce don la seule perspective me motive à réagir. Sans même me relever complètement, je me remets sur mes jambes, prend appui sur le sol de mes mains puis pousse de toutes mes forces pour entamer une rapide glissade entre les jambes de Borya. Arrivé à leur niveau, mes bras jusqu'ici le long du corps se déplient en deux coups de coudes simultanés dans l'intérieur des deux genoux du fauve. Tel un serpent, je continue ma glissade au sol, puis me relève finalement dans son dos, le mien lui faisant face.

Et quitte à se retourner, autant en profiter pour faire mal. Rapidement, le demi-tour, et pour l'accompagner, ma jambe levée, qui vise à s'écraser à tout vitesse dans les côtes de l'autre Vandale. Sans regagner le sol, ce même pied vient doucement se poser sur l'arrière de son genou gauche, puis s'écraser dedans d'une puissante poussée vers en face, dans le but avoué de faire une seconde fois s'agenouiller le Berserker. Mais cette fois-ci, autre chose pour accompagner la mise au sol, pour en profiter. Le pied qui vient de frapper par deux fois se pose sur le mollet, et d'une seconde poussée, je me hisse sur son dos. De là, m'assurer d'avoir sa tête juste au niveau du pectoral, passer ma main au cou, puis la faire glisser sous sa mâchoire, la verrouiller sur le biceps de mon second bras, tandis que de mon autre main, je pousse son crâne vers l'avant. La gorge piégée entre mon bras et mon torse, je plie le bras, puis commence alors la lutte. Pour ajouter en pression, mes jambes s'enroulent autour du torse du Tigre. J'ai l'avantage de la position dominante, il a celui de la force brute.

Alors, vos pronostics. Le sang arrête de lui arriver à la cervelle jusqu'à inconscience, ou alors il réussit à s'en sortir avant ?


Dernière édition par Zvezdan le Jeu 10 Mar - 13:25, édité 1 fois
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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Mer 9 Mar - 19:14
Le guerrier aux allures d'enfant souriait, féroce. Il incombait la tache au colosse de lui faire disparaître, de le défigurer un bon coup, modifier ses traits juvéniles et y ajouter une touche sanguine. Et l'attitude arrogante du Cardinal ne fait que renforcer sa motivation, faisant naître l'intense désir de prouver qu'il était, est et restera le meilleur des deux. Un fait qui était vrai à l'époque, mais qu'il sait avoir été remis en cause depuis qu'il s'annonçait comme l'un des généraux de guerre du Pontifex. Cette position avantageuse, prestigieuse, ne s'obtenait pas seulement par le biais de douces caresses et de grotesques flatteries. Pas ici, pas au sein de cette armée où seule la puissance importait. La jalousie n'était pas un sentiment nouveau pour le vandale aux allures bestiales, bien au contraire. Il avait longtemps jalousé l'ancien meneur de l'armée d'esclaves au sein de laquelle il avait grandi. Chaque nuit, dans son sommeil, il faisait le rêve qu'il tuait son frère de clan et s'accaparait son pouvoir, son influence.

Il était parvenu à le faire. Avait gagné son autorité et en avait joui certes durant une courte durée, mais mémorable. Certes, ce souvenirs s'achevait de la plus tragique des manières, mais son début suffisait à satisfaire Borya. La question qui subsistait dans la tête du Tigre était la suivante, fallait-il faire couler le sang une fois de plus pour parvenir à ses fins ? Tuer Zvezdan, celui qu'il considérait comme un frère de sang pour s'accaparer sa cuirasse, seulement pour apaiser ce sentiment frustrant de jalousie ? Ne pouvait-il pas supporter pour une fois être inférieur ? Ce n'était pas dans ses habitudes. Et tandis que son camarade se remet du choc subis par son violent assaut, il tente de repousser son questionnement, il aurait bien le temps d'y songer plus tard. Pour l'heure, il n'y avait qu'une chose dont il fallait se préoccuper, prouver sa domination. Et pour y parvenir, il fallait priver son adversaire de cette vélocité qui doucement commençait à l'emmerder. En plus de le mettre dans des positions délicates.

'Chier.

Il avait bien tenté d'empoigner Zvezdan durant sa petite glissade, mais n'avait pas été assez rapide. Et les coups aux genoux portent, le faisant plier une nouvelle fois tandis que son faciès se crispe sous l’agacement. Il va trop vite le salopard. Son avant bras épais comme un tronc d'arbre a tout juste le temps de s'opposer au pied de l'acrobate, préservant ses côtes. Mais pour une frappe contrée, deux autres encaissées. Et le voilà un genou à terre, sournoisement frappé dans une zone sensible par le Cardinal qui déjà a bondi sur son dos. Le singe habile qui vient se hisser dans le dos de la bête bien moins souple. Un classique qui aurait pu lui arracher un sourire s'il n'avait pas anticipé la tentative d'étranglement qui venait. Forcément, le meilleur moyen pour une crevette de son espèce était encore d'endormir le monstre. Il n'avait cependant pas l'intention d'aller pioncer aussi rapidement. Rassemblant ses forces pour ne pas finir au sol, il se rua droit sur la paroi rocheuse de la grotte.

Va chier macaque !

Et de s'y encastrer de tout son élan le dos en avant, espérant par la même occasion y incruster la silhouette de son frère d'arme. Et s'il avait été trop couard pour encaisser le choc, alors le colosse serait libéré de son étreinte. Il espérait également lui avoir brisé quelques os au passage, de quoi lui rendre les sales coups subis auparavant.



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Message Re: Retrouvailles [PV Borya] [545]   Jeu 10 Mar - 14:50
Peu à peu, la bête cède. Peu à peu, les mouvements se font plus maladroits, la marche hésitante. Le sommeil qui ne tarde pas à poindre le bout de son nez, pour faucher la conscience du monstre. Mais c'était sans compter sur ce dernier sursaut de rage. La rage. C'est là la grande force de Borya. Rager, s'interdire de perdre, puis redoubler d'effort, de puissance. Balayer cette inconscience qui doucement s'emparait de lui, pour charger d'un coup, dos vers le mur, décidé à me faire fusionner avec. Classique. Classique, prévisible, mais efficace.

Tête tournée vers derrière moi, je vois arriver le mur, à trop grande vitesse pour mon intégrité physique. A cette vision, ma prise se desserre, mes mains se plantent dans ses épaules, ongles à l'appui, pour plus de stabilité. Mes jambes quittent sa ceinture pour que me pieds se posent sur son dos, que je puisse l'utiliser pour sauter au dernier moment. Puis le mur arrive. Je pousse de mes jambes, me propulse pour passer au-dessus du colosse d'un salto. Je passe, puis vais pour enlever mes mains de ses épaules, mais trop tard. Trop lent dans l'exécution, mon bras droit reste entre le dos massif et le mur. Impact, craquement, cri de douleur. Maintenu au-dessus du sol par ce bras bloqué, je me débats un moment dans le vide, le mal accentué par ces mouvements vains. Finalement, je tire fort dessus en un hurlement guerrier pour m'extirper de l'étreinte. Un instant dans le vide, à doucement tomber vers le sol, j'en profite pour porter mon pied à sa tempe d'une rapide et violente frappe. Ça de fait, mon bras valide réceptionne ma chute que je puisse m'éloigner de quelques pas de lui plutôt que de tomber au sol à ses pieds. L'autre bras pendouillant, bien amoché, puis mon regard qui se fait plus dur à l'encontre du second Vandale. Bien, bien, point pour toi. J'en attendais pas moins.

Un glaviot de sang craché au sol, suivi d'un sourire toutes dents sorties, un peu de rouge qui se mêle à leur parfaite blancheur lorsque du sang coule de l'interstice entre elles. Doucement, ce tempérament que j'hérite de notre peuple commence à monter. Cette envie d'écraser l'autre, cet appel du carnage, le besoin d'asseoir sa supériorité sur l'autre. Chez Borya, c'est quelque chose de permanent, ça combiné à son attitude bestiale donne l'animal face à moi en ce moment. Des fois j'en viens à me demander comment on a pu tant partager. Je doute l'espace d'une seconde, pour rapidement me rappeler du vécu commun, de Carthage, de la survie. Puis je souris. Je pense que sans tout ça, je pourrais pas te supporter, ma grande. Allez, écrasons cette face déformée par la colère une bonne fois pour toute.

Une profonde inspiration, j'ancre mes appuis dans le sol, pour soudainement me propulser vers lui d'une course endiablée. La vélocité dont j'ai fait preuve jusqu'ici comme décuplée, j'arrive à son niveau, me cambre jambes pliées et saute vers lui comme un ressort, le haut du crâne pointé vers sa mâchoire. Impact, bruit sourd, et je redescends, m'agrippe à son épaule en y plantant mes longs ongles effilés d'un coup sec. Une série de coups de genoux dans les côtes, puis en une feinte d'énième coup dans cette zone, ma jambe qui se lève plus haut pour aller taper sa tempe encore une fois. De là, ma main sur son épaule revient vers mon flanc, bras replié, prêt à frapper. Un ultime coup, droit dans son nez, pour conclure l'avalanche de coups. Sur mon visage, le sourire amusé absent, et à sa place, un regard décidé, une respiration courte et rapide.
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