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 "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"

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Message "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Sam 21 Nov - 0:20
Hm, tout cela ne m'avait pas manqué. Encore que, c'était toujours mieux que le climat insupportable plus au Nord. J'espère de tout cœur ne plus jamais avoir à m'aventurer en ces terres froides et inhospitalières. Autant étais-je habitué au confort spartiate et à la vie à la rude, autant ces températures elles étaient tout bonnement invivables. Mais bref, j'ai de plus importantes préoccupations sur le feu.

C'est fou comme les choses bougent vite en quelques mois d'absence. A peine le temps de remplir une mission en dehors des murs du Dédale qu'à mon retour, j'entends parler d'attaques, de combats devant les portes, de visites impromptues... Nos ennemis seraient-ils devenus assez fous pour attaquer un tel endroit de front ? Si ce n'était de la folie, c'était de l'arrogance, une arrogance si forte que même moi je viendrais à m'en offusquer. Hm, 'me parait évident que la rumeur lâchée dans les villages alentours ne me dit pas tout sur ce qui s'est passé. Soit, j'irais grappiller les détails de ces événements moi-même, à la source.

Quelques minutes de marche en direction des portes, jusqu'à arriver à leurs pieds, quelques gardes déjà sur place. Au moins celles-ci semblaient toujours en si bon état. Mais je ne me faisais pas de soucis de ce côté : J'osais bien espérer que l'endroit eut été bien défendu face aux attaques, quelle que soient leur ampleur. Hé, on usurpe pas notre réputation de guerriers, hein. Ou en tout cas je l'espérais. Et ce sera bien ma question au premier Cuirassé qui se présentera devant moi une fois les portes passées.

J'avais bien évidement averti de ma venue quelques jours auparavant, faisant passer l'info chez certaines personnes de confiance à travers les village qu'elle puisse remonter avant que j'arrive sur place. Au bout d'un moment, Les deux énormes pans de pierre s'ouvrent par le milieu pour me laisser pénétrer à l'intérieur du Dédale. Encore une fois, d'autres gardes à l'intérieur, dont un, ou plutôt une qui elle était une authentique Berserker, et pas des moindres puisqu'il s'agissait d'un des éléments de mon armée. Et par la même occasion de ce que j'ai cru comprendre, la personne qui s'est occupée de repousser la menace s'étant présentée à la porte quelques jours plus tôt. Ludmila sait se servir de cette hache, et ceux qui se sont présentés ici ont bien dû le sentir. Reste que ces "ceux", j'aimerai savoir qui sont-ils, et comment s'est goupillée la rencontre avec eux. Démarche assurée, laissant tomber ma lourde cape de voyage pour la confier à un garde, je m'avance vers elle, avec toujours ce petit sourire amusé souvent affiché sur mes lèvres.

Ça faisait longtemps. J'imagine que c'est à Madame que je dois de retrouver les portes en un seul morceau à mon retour ?

Sur le "Madame", mon regard s'était fait plus insistant sur la Hache de la Berserker. Oh oui, pas de doute, l'instrument avait servi récemment, et il avait fourni un travail plus que bon du peu que j'ai réussi à apprendre de la rixe.Mais justement, peu. Trop peu. Curieux, furieux, amusé, je ne savais pas trop quoi ressentir vis-à-vis de cette intrusion. Peut-être mon sentiment se précisera-t-il une fois la lumière faite sur le tout.

Alors comme ça j'ai cru comprendre qu'ils font la queue pour venir toquer à l'entrée ces derniers temps, hm ? dis moi : qui ? Combien ? Pourquoi ? Oh, et bien tu sais quoi, tu vas me dire tout ça sur le chemin, on se passera de tes services ici quelques instants le temps que tu m'expliques. Messieurs, vous allez pouvoir garder le paillasson tous seuls ?

Un signe de tête affirmatif exécuté à l'unisson, voilà les gardes qui ferment les portes derrière nous pour ensuite en assurer la sécurité. Un soupir, las et soulagé à la fois. Enfin chez soi, pour le meilleur et pour le pire.

Donc, ces indésirables ! Que peux-tu me dire sur eux ?


Dernière édition par Zvezdan le Mer 25 Nov - 7:20, édité 4 fois
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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Sam 21 Nov - 2:09

Bien évidemment, Ludmila s'était préparée au retour de son Cardinal.
En fait cela la réjouissait. A moindre échelle que celle concernant le Pontifex, mais tout de même : La citadelle s'agitait entre les visites étrangères, le retour des meneurs et les rumeurs sur la reprise du conflit qui s'intensifiaient. Tout cela inspirait la Hyène dont la victoire récente semblait déjà lui donner des ailes, et puis elle tenait Zvezdan en bonne estime même si le calme des précédentes années ne l'avait sans doute pas poussé à considérer grandement sa soldate au point de l'amener avec lui lors de certaines sorties ou missions. Mais ça elle ne lui en voulait pas, cette impatience qui se glissait auprès de sa motivation ne se manifestait surtout depuis qu'un bon mois. Et puis, bête détail mais ce dernier était un vandale, ce qui influençait grandement son opinion.
Aussi lorsque les portes s'ouvrirent, elle se tenait derrière, fière et droite, un mince sourire sur le visage et une main se reposant habituellement sur le haut de sa hache. Elle salua consciencieusement son supérieur, lui laissant les premières paroles.

    C'est Mademoiselle. Corrigeait-elle d'un air contrarié, les sourcils froncés et les bras désormais croisés. Une petite comédie qui ne dura pas puisqu'elle ajouta cette fois-ci sur un ton léger : Oui, elle n'a toujours pas rencontrée lame-sœur! Alors en attendant elle se fait les dents sur les Cloths pimpantes qui s'approchent de trop près.

    ... Enfin oui, le Sanctuaire nous a envoyé un messager – Un Chevalier d'Or des Gémeaux qui n'a pas tourné deux fois la langue dans sa bouche avant de me défier en comprenant que je ne le laisserai pas entrer. Je crois qu'il s'est décidé à partir en réalisant que même s'il y parvenait, il se ferait tuer par un autre.
    Ou alors à cause du manque de sang ? Teh! En tout cas il a pris la fuite.

La Hyène ricanait gentiment sur ces mots, si elle ne se targuait jamais d'une victoire avant l'heure, elle savait visiblement en profiter pleinement une fois celle-ci acquise. Quoiqu'il en soit Zvezdan souhaitait dores et déjà s'engouffrer dans le bastion, elle ne considéra pas les gardes et se tourna vers deux de ses servantes – anciennes prétendantes à la cuirasse de la Hyène – afin de la relayer au poste et l'avertir au besoin. Sitôt fait, elle se replongea dans la conversation.

    A part ça, deux inconnus sont donc repartis après avoir informés le Cardinal de la Pestilence sur plusieurs points. Dont l'arrivée du fameux Saint. Maintenant nous attendons le Pontifex, je n'en sais pas beaucoup plus à part que nous sommes à nouveau sur le pied de guerre...
    Je ne suis affectée à la surveillance de la porte que depuis peu alors pour les précédents visiteurs, je n'en sais pas beaucoup plus. J'ai demandé à voir le Cardinal pour proposer mes services et voilà !

    Cela dit si ça n'avait tenu que moi je les aurai tous laissé entrer... à l'intérieur, plus de fuites possibles. Je sais que ça ne me regarde pas mais je n'aime pas cette histoire, une information juste n'est pas forcément une information fiable... dans nos geôles, ils auraient eu le luxe de nous en dire plus qu'il n'en faut pour apaiser les doutes.

    En tout cas le Cardinal Thivan n'a pas l'air très perturbé... façon de parler ! On dirait que la hiérarchie a déjà un plan pour la suite. Hrm. Enfin vous êtes peut-être déjà au courant, et moi, à part supposer...

Pour sûr, la vandale s'était permise au delà du topo conventionnel attendu par son supérieur de l'informer de ce qu'elle avait pu tirer au contact de Thivan et ainsi soulever à voix haute quelques remarques. De quoi mieux connaître le point de vu du Cardinal et la Guerre sur le sujet et surtout éventuellement grappiller quelques réponses au sujet des activités prochaines des troupes d'Arès. Sa curiosité finissait toujours par s’immiscer dans ses conversations après tout... Peut-être que son interlocuteur n'y verra que du feu, il ne la connaissait pas spécialement assez pour remarquer ces petites choses ? En tout cas elle le suivait fidèlement, son retour étant annoncé, Ludmila n'était pas la seule à s'être tenue prête pour l’accueil.


~~~~~~

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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Sam 21 Nov - 3:18


Gloire à Arès



Feat Berserk'


Un cri d'agonie déchira l'air, suivit de près par un rire démoniaque et fou. Le mien. A mes pieds se tenaient des hommes, je ne savais pas d'où ils venaient mais ils m'avaient défiés car j'étais une femme. Car je portais une cuirasse de mon seigneur et maître Arès. Ils avaient perdu. Dans ma main, je tenais le cœur chaud, encore palpitant de l'un d'eux. Celui qui avait parlé un peu trop. Je scrutais l'expression de terreur ancrée à jamais sur son cadavre, me faisant ronronner de plaisir. Oh oui. Il avait souffert. Bien plus que les autres... Et j'aimais ça, avoir le corps couvert du sang poisseux de ses impies couvrant mon corps. Un sourire fou étira mes lèvres alors que je rendais gloire a mon dieu, amenant le cœur encore chaud a ma bouche. Je le dévorais, cru, plus féline qu'humaine. Mon regard parcourra une dernière fois le carnage offert à mes yeux tandis que je me pourléchais les lèvres. Si faible. Si inutile. Je tournais le dos aux cadavres, les laissant aux charognards alors que je m'enfonçais à travers les bois sombres, direction ma douce demeure. Le Dédale.

Je marchais silencieusement, à pas de velours, masquant ma présence et mon cosmos. Aux yeux de tous, j'en étais invisible. Telle une panthère, je me fondais dans les bois et les ombres. J'étais un cauchemar ambulant. Une putain aux yeux de beaucoup d'être vivant, une faucheuse pour la montagne de cadavre sur laquelle je me perchais chaque jour au nom d'Arès. A l'approche du dédale, je grimpais sur mon arbre fétiche pour une sieste bien méritée. Même si on ne m'avait rien demandé, je restais là, inlassablement, jour après jour, me cachant et intervenant en cas de pépin. Comme avec le Crasseux. Si ma douce Ludmila venait a périr sous les assauts ennemis, je n'hésiterais en aucun cas à prendre la suite de son combat. Personne ne passerait les portes de mon vivant. Je ne doutais pas une seconde que mes frères d'armes en arriveraient à bout. Mais nous avions une réputation a conserver.

Alors que je somnolais, un cosmos se fit ressentir. Il n'était certes pas amicale, mais pas ennemi non plus, je le laissais passer près de moi sans me dévoiler pour autant, reluquant délicieusement l'arrière train du cardinal de la Guerre. Zvezdan était canon dans son genre. Et un merveilleux amant. Bien que peu entreprenant. Il n'était jamais revenu me voir, chose que je déplorais grandement. M'enfin. On peut pas dire que le Crasseux était revenu non plus. Ni le gamin. Je lâchais un petit soupir tandis que mister beau cul arriva devant les portes. Là où se tenait la belle. J'avais envie de me la faire, mais pourtant je ne forçais pas les choses, appréciant pour la première fois la compagnie de quelqu'un sans avoir à écarter les cuisses. C'était à la fois étrange et agréable. Je me sentais simplement... Moi à ses côtés.

Je me glissais en silence sur le sol et entrais furtivement derrière eux, avant que les portes ne se referment. Les gardes eux-même ne m'avaient pas vue. Ils méritaient de mourir pour leurs négligences. Mais j'étais de bonne humeur et puis, je n'étais pas là pour punir qui que ce soit, ce n'était pas mon boulot. Toujours cachée dans l'ombre, je les laissais terminer leur conversation. En écoutant. Le Pontifex m'utilisait pour ma capacité à récolter les informations sans me faire prendre, autant exercée non ? Et puis, comme ma petite hyène d'amour, je voulais en savoir plus.

Je souriais en les écoutant. Et moi dans tout sa ? Je fis la moue, bien que personne ne puisse me voir. Puis alors que la hyène se taisait, j'avançais derrière elle, l'enlaçant sans lui toucher les seins pour une fois mais en déposant un petit baiser sur sa joue. Lui faire ça, devant le cardinale, je doutais qu'elle apprécie mais ça ne m'empêcha pas de prendre rapidement mes distance en riant. Puis je me plantais devant eux. Pour une fois que je portais ma cuirasse, on peut dire qu'elle ne couvrait guère plus mon corps que mes tenues habituelles. Mais j'avais au moins fait l'effort, ce qui était à noter. Je ne la portais que très rarement. Même lors de mission, j'étais le plus souvent envoyée dans des bordels qu'aux combats. Mais ce n'est pas pour autant qu'il fallait me sous estimer. Je m'entraînais, jour après jour, pour devenir meilleur. Non pas pour le pouvoir ou autre, mais simplement pour assurer la victoire d'Arès contre cette garce de Déesse vierge. Comment pouvait-on garantir la paix sans sexe ? Folle va.

-Ravis de te revoir Zvez ! Ma belle, tu sembles oublier que j'étais là quand les deux intrus se sont présentés. Si je n'oublis pas tes faits de guerres, évite d'oublier les miens. Même s'ils sont plus rares. Tu m'en verrais presque vexée !

Mais je lui souriais, je ne lui en voulais pas. Presque pas. Après tout, depuis trois ans ici, je n'avais rien fait de bien exceptionnel. Mais j'avais amassé pas mal d'information, sans éveiller de soupçon. Mais il est vrai que je voulais du sang. Celui des saints de cette connasse de déesse. Un sourire mi sadique mi pervers étira mes lèvres.

-Il est dommage qu'ils soient partis ainsi à vrai dire... Je les ai invités à revenir, je compte bien finir avec eux. Mais en attendant... Cardinal, quand entrons-nous en action ?! Non pas que je m'ennuis, mais me taper ses merdes est une chose, il n'empêche que je reste une combattante avant tout. La panthère à besoin de sang. Celui des ennemis d'Arès.

Pour la première fois, je me tenais droite, sans aucune provocation ou connotation sexuel. Je voulais tuer. Tout mon être le criait, hurlait pour la mort. La gloire d'Arès. Mon regard brillait de malveillance, mon cosmos était plein de fureur. Je voulais du sang. Je pris sur moi pour me calmer en sentant quelqu'un approcher, tournant la tête vers le nouveau venu...






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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Mer 25 Nov - 0:36
A ce qu’il paraissait, un Cardinal était sur le point de rentrer à la Citadelle. Une chose qui se faisait rare, quand l’on considérait actuellement les troupes d’Arès qui étaient assez éparses finalement. Beaucoup enchainaient des missions particulières, d’autres disparaissaient pour trouver de nouveaux venus et former des guerriers efficaces, ce qui rendait le Dédale de Chair plus souvent vide que vivant. Bien évidemment, des troupes d’élite restaient sur place au moins pour veiller à la sécurité du territoire, mais quand l’on comparait, c’était bien souvent les mêmes têtes qui revenaient. Aussi, le retour de Zvezdan, Cardinal de la Guerre, avait un peu fait parlé de lui depuis quelques jours, une chose que Thivan avait allégrement ignoré sans pouvoir pour autant esquiver les nombreuses discussions des soldats sous son commandement. La Pestilence ne pouvait pas prétendre le connaître vraiment, il n’était pas bon dans les relations sociales, et s’intéressait somme toute très peu aux autres, sans pour autant en avoir conscience. Il attendait – et encore, c’était une façon de parler – en général que l’on vienne à lui, car à l’inverse, il n’était pas du genre à faire le premier pas. Il n’y voyait pas plus d’intérêt que ça, et c’était donc tout naturellement que depuis bientôt cinq ans, il ne connaissait pas grand monde, et que presque personne ne le connaissait. Au moins de vue, l’on savait son titre. Le reste était laissé sous silence, une vague réputation trainait sur son nom, sans plus. Comme un fantôme, une ombre, un souffle, voilà ce qu’était Thivan. Un poison, une maladie qui s’insinuait sans prévenir, s’installait à l’insu de tous, mais ne manquait pas, quand le moment était venu, de se faire remarquer.

Enfin, voilà donc les dernières nouveautés qui avaient lieu sur le territoire du dieu de la Guerre, le retour de mission d’un Cardinal. Oh bien sur c’était sans compter sur les différents importuns qui étaient venus à leur porte par deux fois. Le premier que le Berserker s’était chargé de faire partir, et le second par Ludmila, la Hyène, à qui il avait confié la tâche de veiller sur les portes. Un Chevalier d’Or qui avait bien vite regretté de s’être montré trop téméraire devant les guerriers barbares. Les murmures sur la victoire de la Berserker s’étaient vite transformés en cris, et impossible alors pour Thivan d’ignorer le talent qu’elle avait mit à le chasser. Même si après tout, c’était la mission qu’il lui avait confié et qu’elle s’était chargée d’accomplir. Rien de plus, rien de moins. Pas de quoi, donc, sauter de joie ou rire d’une telle victoire, car il ne fallait pas être idiot pour comprendre que ce n’était là qu’un avant gout, et que les Saints ne risquaient pas d’abandonner de sitôt. Mais les choses avaient été prévu ainsi, et le Cardinal espérait de tout cœur que son Pontifex revienne au plus tôt à la Citadelle pour mettre en place la suite des opérations. Et il avait comme le sentiment que son retour se ferait dans peu de temps.

Les portes s’étaient ouvertes pour accueillir Zvezdan, et si Thivan approcha de la « troupe » qui s’était formée près de lui, ce n’était pas vraiment pour saluer son confrère, ni les autres d’ailleurs. Vêtu comme toujours de sa cuirasse, celle-ci aussi sale que l’était son visage, il approcha des portes, passa devant les autres sans leur accorder un regard (ou peut être juste un mouvement des yeux, infime) et s’adressa aux hommes qui s’apprêtaient à refermer les immenses battants.

« Laissez les portes ouvertes. »

Une voix froide, glaciale, sans vie sortie de la bouche du jeune homme, comme si rien ne s’échappait de lui, un vide intense, profond. Il résonna comme un écho, et presque immédiatement, les soldats cessèrent leur manœuvre. Lui l’avait senti, cette présence qui dans la forêt approchait. Oh il la connaissait bien, trop même, pour l’avoir trouvé la toute première fois et l’avoir ramené ici. Il l’attendait, ce garçon qui était son chef, tel un alpha. Xanthe, le Pontifex approchait, ça il en était certain, ce qui sonnait alors le glas d’un nouveau jour pour les Berserkers. Les choses allaient enfin se mouvoir. Après un léger silence, c’est d’un léger mouvement de tête qu’il se mit à observer le Cardinal et les deux Berserkers qu’il avait plus ou moins inconsciemment snobé.

« Oh. Te voilà de retour alors. »

Furent les seuls mots qu’il adressa à son confrère, sans aucun ton condescendant, sans aucune marque de supériorité ni ironie, juste ce vide, exprimé dans ses prunelles azurs et gelées.
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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Mer 25 Nov - 4:15



Les branches craquaient sous ses pas, les corbeaux émettaient quelques cris en le voyant, puis s’envolaient dans le ciel, à grands renforts de croassement, comme s’ils semblaient avertir le monde de son retour. La forêt elle-même semblait faire place à la louve qui marchait devant lui, comme si ses branches dépourvus de feuilles s’écartaient lentement de son chemin. Quiconque se serait sûrement perdu dans ses bois sombres, chaque arbre ressemblait à son voisin et la nuit tombante ne faisait que renforcer leurs ombres qui s’étendaient tels des fantômes, empiétant sur le peu de lumière qui restait en vous. Et les corbeaux auraient tôt fait de se moquer de vous, et de vous perdre encore plus.

Combien déjà étaient mort de peur dans cette forêt ? Elle délimitait leur territoire, les isolant du reste du monde, mais il restait toujours quelques téméraires, quelques courageux, pour tenter de la braver. Oh il y avait bien quelques chanceux oui, mais la plupart, s’ils ne finissaient pas atteint de folie après des jours de marche, restaient définitivement parmi eux. En fait, une fois que vous aviez fait l’expérience de cette forêt, vous en sortiez changer, et peu avait envie de recommencer l’expérience, et le charme d’une fille de fermier était bien plus tentant que de confronter encore une fois ces arbres squelettiques. Et quand ce n’était pas les bras d’une fille, c’était leur armée qui leur ouvrait les bras, se renforçant dès lors de guerriers braves, valeureux, courageux ! Certains gagnaient parfois une cuirasse, les autres restaient dans les rangs. Il n’y avait qu’un seul moyen de quitter l’armée d’Arès, et chacun savait par lequel…

Mais déjà il voyait les premières fumées s’élever dans ce ciel aux couleurs encore d’or, qui bientôt laisserait place à une nuit couleur encre. Il n’accéléra pourtant pas son pas, mais il resta assuré, de même que la louve continua paisiblement son chemin. En vérité, il suffisait juste de savoir apprivoisé cette forêt, et d’un coup ses arbres ne semblaient plus aussi effrayant, au contraire, vous pouviez y voir un certain réconfort, ils devenaient synonyme de la proximité de votre maison. Dès lors la peur s’envolait, et ces bois vous accueillaient à branches ouvertes, semblant vous indiquez le chemin à suivre. Et à vrai dire, il n’avait lui-même jamais eut à craindre cet endroit, dès la première fois qu’il y avait posé un pied, il avait su que ça serait chez lui, et puis même, il était un Spartiate, et un Spartiate ne connait qu’une peur : mourir sans honneur en dehors du champ de bataille !

Enfin ! Devant lui se dessinaient les murs abrupts des premières maisons du village en contre bas, des ruines pour la plupart. Des toiles servaient même de toit à certains, tandis que d’autres avaient été rafistolés. Certaines maisons avaient la particularité de posséder des murs de pierres et de bois, et les plus riches réussissaient à s’octroyer un toit fait d’ardoises ! Encore que riche était un mot bien fort ici, car la richesse n’existait pas telle qu’on la connaissait ailleurs. Ici, la richesse était notre force et notre volonté, l’argent n’avait que peu de valeur, et si cela n’engendrait pas de violent conflit entre les habitants, il n’y avait pas non plus d’âme preux chevaleresque. Néanmoins il subsistait une sorte d’union entre chacun qui faisait que personne ne pouvait tomber, à moins d’être faible, et il résultait de cela que les gens vivaient bien malgré tout ce que l’on pourrait penser.

L’armée d’Arès était ici des plus respecté, les hommes qui se battaient pour leur Dieu étaient nourris par ces même gens qui se donnaient corps et âme dans les travaux de la terre pour les nourrir au même titre que leur famille. Aussi Xanthe ne fut-il pas surpris lorsqu’on lui proposa une tranche de pain avec du lard, et ce fut avec plaisir qu’il l’accepta, remerciant rapidement la jeune femme d’un hochement de tête. Et la louve revenue sur ses talons repartis plus loin au petit trot, en direction des portes d’obsidienne, mais s’arrêta avant de passer le pont, se tournant pour l’attendre. Toujours sans se presser, il la rejoignit, finissant son maigre dîner, et tandis qu’il posait un pied sur le pont, il sentit déjà la chaleur caractéristique de l’endroit envahir son corps. Le Dédale semblait déjà accueillir le retour de son maître en l’absence d’Arès.

En face de lui, la Porte d’Obsidienne commença lentement à se mouvoir, et il sortit un petit bâtonnet de sa poche pour se mettre à le mâchouiller. Le goût amer et caractéristique de la régalisse envahit sa bouche, ce qui améliora encore son humeur –il était vraiment accro à ce truc. Derrière la porte, les soldats saluèrent son retour par un salut militaire, et il s’engagea sur le reste du chemin, la louve à ses côtés, marchant au même rythme que le sien, les pulsations de cosmos qu’elle échappait, s’accordaient à son rythme cardiaque, de la même manière que son cosmos sembla entrer en résonnance avec l’endroit, et ils battirent ensemble avec le Dédale, comme un seul être. Et il fut également conscient de qui était là, et où exactement, un sourire venant ourler ses lèvres en les sachant rassembler. Exactement ceux qu’ils voulaient…

Ce furent d’un même pas qu’ils pénétrèrent enfin dans la forteresse, et à cet instant précis où il posa enfin ses yeux sur ses soldats, son cosmos éclata tout autour de lui, la terre se soulevant sous ses pieds. Et le Dédale lui répondit par une plus forte pulsation, accueillant son retour avec joie.

Le Pontifex était de retour.

Lentement, la poussière retomba autour de lui, et le calme revint, de même que son cosmos faiblit pour ne plus être qu’une simple pulsion en accord avec la louve et le Dédale. Puis il porta un regard sur chacun de ses soldats, le bâton toujours coincé entre ses dents, s’attardant sur chacun d’eux, les détaillant, jusqu’à Thivan… Ses yeux plongèrent directement dans les siens, s’attardant, longuement, avant de finalement se détourner.
Le sac qui était jusque-là sur son épaule glissa lentement à terre dans un bruit sourd, et Xanthe laissa un instant ses doigts courir le long des parois rocheuses qui leur servaient de forteresse, de maison. Et porta à nouveau son regard sur la petite assemblée devant lui.


-Un Cardinal fraichement revenu du Nord, commença-t-il de sa voix douce d’adolescent, tellement en contraste avec la puissance dont il pouvait faire preuve. Une Hyène orientale, dont les crocs peuvent se monter plus affutés que ceux de sa hache, continua-t-il. Une panthère dont la discrétion n’a d’égale que l’agilité… Et enfin l’Ombre du Dédale, fidèle bras droit en qui je place toute ma confiance !

Il s’arrêta soudainement et s’adossa alors au mur, croisant nonchalamment les jambes, totalement décontracté. La louve vint à ses côtés, se frottant contre ses jambes, passant derrière, et se coucha finalement à ses pieds.

-Voilà qui devrait amplement suffire pour la suite, dit-il de façon énigmatique. Mais avant cela…

Souplement, il prit appui sur la roche derrière lui et hissa sans difficulté ses fesses sur un petit promontoire juste derrière lui. Laissant une jambe pendante, il ramena l’autre contre lui, appuyant son bras dessus, l’autre le soutenant en arrière.

-Thivan ! Les dernières nouvelles ! ordonna-t-il.

Son regard se fit plus dur, mais aussi plus lointain, et dans sa tête l’ébauche d’un plan commençait à voir le jour.

-De sombres rumeurs courent les plaines, reprit-il d’une voix légèrement plus grave, et le vent gronde sourdement à l’Est. Les affres de la Guerre se préparent…, susurra-t-il.

Et sa voix se fit soudainement plus forte alors que ses yeux d’un marron chaud, brûlant, se concentraient à nouveau sur les silhouettes face à lui.

-Répondez ! tonna-t-il. Et j’ordonnerais…


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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Mer 25 Nov - 7:09
Toujours aussi énergique, Li.

Et avenante, aurais-je pu ajouter. J'ai toujours eu du mal à comprendre cet étalage de luxure. Ou plutôt, à comprendre son intensité. Aimer les plaisirs de la vie est une chose, en être presque comme dépendant en est une autre. Mais peu importe, au moins était-elle aussi énergique sur le terrain que dans une couche, si j'en crois ses mots, et c'est là le plus important. A sa présentation, je réponds d'une simple main levée. à ses revendications...

A vrai dire, ce n'est pas exactement à moi de décider cela. Du moins pas seul, et pas avec si peu de données en mains. Je vois bien que les choses se mettent en marche, et ça, les affaires qui me retenaient à l'extérieur n'ont fait que me le confirmer. Qu'on le veuille ou non, le sang aura l'occasion de couler d'ici peu. Il ne tient qu'à nous que ce soit en effet celui des ennemis d'Arès et non celui de ses enfants.

Mais comme c'était perceptible dans mon ton, j'étais relativement confiant là-dessus. Si Guerre il devait y avoir, qui d'autres que les enfants de la Guerre pour se placer parmi les gagnants ? Oui, je suis confiant. J'aime éviter l'issue des armes, mais lorsqu'elle s'impose à moi, j'aime en sortir vainqueur. Et si tous ici ne partagent pas ma réserve face à la violence dispensable, je pense ne pas me tromper lorsque je dis qu'ils partagent cependant mon désir de victoire. Certes pour des intérêts différents, mais au moins avions nous cela pour nous rassembler, ce trait commun seul capable de rallier tous ces tempéraments différents : La rage de vaincre.

Et pour en revenir à plus tôt, Ludmila, je ne suis pas plus au courant que ça, non. Ce qui me retenait en dehors du Dédale a été mon absolue priorité pendant de longs mois, je suis assez peu informé sur ce qui s'est décidé et fait récemment, de fait. Cela dit j'en sais désormais plus grâce à toi.

Quant à savoir s'il aurait fallu faire rentrer ces gêneurs ou bel et bien leur laisser porte fermée comme nous l'avons fait, il est désormais trop tard pour en débattre. M'est avis qu'ils auraient dû se contenter d'apprécier cette chance qu'est celle de ne pas s'être fait battre à mort dès leur arrivée devant les portes pour tourner les talons tant qu'il leur était possible de le faire sans perdre deux-trois bouts dans le processus.

Cette arrogance qui a été leur en croyant pouvoir venir ici en Pachas sans en payer les conséquences était de trop. C'est là l'une des rares de choses aptes à faire bouillir mon sang plus que de raison, surtout venant de Saints. Pour sûr, tout cela ira plus loin que là où ça s'est arrêté - quelque part sur le bout de la hache de Ludmila -. Et tandis que je pensais ça, un Cosmos que j'avais perçu déjà plus tôt approchait. Thivan. Sans connaître plus que ça l'énergumène, j'en sais assez pour être surpris de sa venue. Venir simplement me présenter les salutations d'usage ne lui ressemble pas. Hm... Laisser les porte ouvertes ? Nous n'attendons personne d'autre, que je sache. Quoiq-.. Ooooooooooooooh. Je vois. Oui, je ne peux pas dire que je sois réellement étonné qu'il ait ressenti ça en premier. J'ai secondé de peu, mais du fait de "leur" relation, il est normal qu'il l'ai perçu plus rapidement. Et bien. Il semblerait que mon retour tende à bien vite se faire occulter par celui de notre bon Pontifex. Ce qui n'est pas plus mal : Comme je l'ai dit, les choses bougent autour de nous, et que l'on y touche ou non, elles finirons par venir à nous. autant prendre l'initiative et agir, et pour ça, recevoir nos ordres.

Oui, en effet. Et selon toute vraisemblance, je n'suis pas le seul.

Toujours cette distance entre Thivan et... Quasi le reste du monde ? Oui, il a toujours cultivé ça. Je connais le genre, et je sais comprendre et respecter pour ce que ça dit souvent sur le passé des gens. Peut-être un jour, tenter de briser cette glace pour mieux comprendre l'homme derrière, si l'envie m'en prend. Peut-être oui, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui et maintenant, se retourner vers les portes, désormais grandes ouvertes. Le Soleil qui tombe lentement pour bientôt laisser la lune s'élever en fond, Xanthe posait pieds sur le sol du Dédale. Pas loin de lui, celle qui lui est associée tout naturellement tant ils sont quasi inséparable, sa louve et Cuirasse. Son regard qui se pose sur l'assemblée devant lui, et son Cosmos qui bat un coup, fort, et pour réponse, le même battement émit par la Citadelle. L'endroit est connu pour être comme une entité à part entière, et ici, il reconnaissait son maître alors de retour. Toujours, ce contraste entre la puissance ressentie et la candeur qu'il dégage. Je ne connais que trop bien, puisque souvent je joue de mon physique frêle pour tromper les moins prudents. Quoiqu'il en soit, les ordres et les promesses d'action à venir étaient dictés par le Pontifex, ça, et les demandes sur la situation actuelle. J'attends quelques secondes le temps que Thivan fasse son compte rendu, puis une fois celui-ci terminé, je m'approche d'un pas, inclinant légèrement la tête de façon respectueuse avant de prendre parole :

Plus qu'à l'est, il semble que le vent se fasse grondant sur tout l'Empire et bien au-delà de ses frontières. Ce que j'ai appris au terme de ma visite dans les contrées du Nord comme ce que j'ai entendu sur ce qui se trame ailleurs semble confirmer cela. Ce répit auquel nous avons eu droit semble prendre fin dès maintenant, et si nous voulons tirer notre épingle du jeu, il va nous falloir être parmi les premiers à agir.

S'il me faut user de ma lame, c'est alors avec plaisir que je la mettrais à disposition de tes ordres. Quels-sont ils ?

S'il parlait de "suite", Xanthe avait sûrement plus d'informations que nous, et déjà, il voulait passer à l'action. Soit, faisons ça. Nous avons assez subit notre défaite de Rome, il est maintenant temps de se relever et de changer la donne.


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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Mer 25 Nov - 18:57

Les servantes affectées à la Porte un temps plus tôt n'eurent pas le luxe de faire parvenir à la Hyène l'arrivée d'une autre personne, car un cosmos propre à l'élu d'Arès envahissait de façon fulgurante les moindres recoins du bastion puis entrait en résonance auprès de toutes cuirasses animées par la volonté divine qui leurs était associée. Un phénomène qui attisait la furie combative présente chez chaque berserker et forçait une réponse cosmique digne des intenses prestations spartiates dont pouvait légitimement se targuer le Pontifex.

Ainsi lui aussi recouvrait son domaine ? Décidément un grand jour – Ludmila ne l'avait pas vu venir mais cette surprise la remplissait d’allégresse puisque synonyme de tambours de guerre d'après les précisions apportées par la Pestilence lors de leur ancienne conversation. Les a-priori s'estompaient à la vision du leader qui, bien que particulièrement jeune ou encore connu pour certains traits de caractère par forcément plaisants aux yeux de certaines femmes, se voyait accompagné d'une majesté certaine en l'instant présent.
Par ailleurs, la vandale fut une fois encore frappée d'étonnement lorsque celui-ci appela sa fierté en la citant, à l'instar de Li – et des cardinaux même si les concernant, ça allait de soi – au sujet de ses derniers faits d'arme. De quoi gorger son cœur de promesses longuement attendues et la contraindre au respect.

Suite à quoi elle répondit d'un hochement de la tête silencieux, sa poigne féminine se refermant sur la tête de sa lame fétiche dont les dents ne manqueraient pas de s'imprégner d'encore plus de sang à l'avenir – Elle n'en doutait plus. Toutefois répondre n'était pas de son registre, d'autant plus que Zvezdan était lui aussi rentré et représentait le régiment des Flammes dont elle n'était qu'une soldate affiliée. Attentive bien qu'en second plan car placée derrière ce dernier, elle ne relâcha pas son attention, toujours trop intriguée par les affaires concernant les siens pour passer à côté du moindre détail lui permettant de se divertir en travaillant les idées qu'elle se faisait sur son futur.

Ses yeux violacés se baladaient donc entre les cardinaux et le Pontifex à la posture décontractée mais à la mine impliquée ; il les dardait tous du regard, perché sur son estrade improvisée et la tête débordant de desseins devinables uniquement par une fougue apparente.
Oh oui, tout cela était exaltant !


~~~~~~

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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Mer 25 Nov - 23:08
I. TOC TOC ____________________________________________________________________ Sarcophyle/&co
Adeline, depuis son entrevue avec la Hyène, s’était montrée encore plus attentive aux ouïes-dires. L’évolution de la situation, qu’elle pressentait elle aussi, éveillait en elle une excitation nouvelle. Elle ne savait pas encore bien comment réagir – mais elle voyait en cette agitation le début véritable de sa vie de « guerrière divine ». Dont elle n’avait vécu, jusqu’ici, que l’épilogue.

Elle avait donc tendu l’oreille, et eu vent du retour de membres importants des troupes d’Arès qu’elle n’avait encore jamais rencontré jusqu’ici. Pour la simple et bonne raison qu’ils ne s’étaient pas présentés en la citadelle depuis son arrivée. La nouvelle avait parcouru les murs et fait frémir le sol. On parlait de personnes importantes, s’émoustillait, se rassemblait. Entre personnes importantes. C’était à l’entrée, et Adeline se tenait dans un couloir voisin. Elle avait repéré un endroit ou la paroi était légèrement plus fine, et pu constater que lorsqu’elle posait sa main sur un mur et tendait son attention vers ce qu’il se passait à son verso, elle était en mesure d’entendre très distinctement au delà. Même de sentir, parfois, les soubresauts de la citadelle, les déplacements au sol... Les murs étouffaient souvent les émanations cosmiques d’un couloir à un autre, mais plus avec cette méthode. Quelques détails parmi tant d’autres…
La jeune fille avait un peu hésité à se présenter. Mais elle était une Berseker au même titre que les autres, et c’était sa curiosité qui l’emportait sur ce que cette occasion pouvait avoir d’impressionnante. Depuis quand se laissait elle impressionner, d’abord ? Elle avait connu maitre sur maitre, avec des grandes maisons de marbres, des dorures, des draperies… Et elle allait se trouver intimidée devant des muscles et des sourires en coin ? Oui à vrai dire, un peu.

C’est pour ca qu’elle les écoutait, d’abord. La jeune fille percevait tout un tas d’Aura, approchant, s’excitant, sans être en mesure de les identifier pour l’instant. Ce Cardinal l’intriguait – elle avait envie de voir son visage. La seconde voix de femme qui s’éleva, par contre, lui fut antipathique. Les sourcils froncés, elle ne dit rien, reconnaissant le timbre de l’autre C, celui qui était venu jusqu'à elle il y a plusieurs semaines de cela… Puis il y eu une grande effusion de puissance, et elle se décida à enfin passer la tête à travers la paroi de chair, vaincue par sa curiosité.


Un visage blanc apparu donc, dans l’angle des trois Berseker qui s’étaient avancés dans le couloir. Elle distinguait désormais la silhouette familière de la hyène, et découvrait celles des deux autres. Une femme gonflée d’atouts, et un homme maigre aux sourire fin. Et, et… La personne la plus importante, cachée par leurs silhouettes lui obstruant la vue. Grmpf. Jetant encore quelques regards furtifs, Adeline se décida à s’extraire du mur d’un petit saut –sans bruit, légère comme une plume-, pour se présenter bien droite et vêtue de sa cuirasse aux autres guerriers d’Arès.
Ainsi, elle découvrait avec surprise la tronche du dénommé « Pontifex » - qui contre toute attente, semblait être le plus jeune de la troupe après elle ?





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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Jeu 26 Nov - 14:13


Retour du gamin



Feat Berserk'


Au final, Zvezdans réussit à me tirer un sourire. Il était vrai de dire qu'hors champs de bataille ou préparation au combat, je ne respectais pas vraiment la hiérarchie. En soit, je respectais tout mes frères d'armes, et surtout, je les aimais. Ils étaient ma famille et les défenseurs de mon seigneur et maître. Si je pouvais, je ne laisserais jamais l'un d'eux mourir sous mes yeux. Quitte a y laisser la vie. Si sa nous permettait de vaincre les misérables insectes présent sur la notre route vers la gloire du puissant que nous servons tous. Alors que tout allait bon train entre les deux barbares, voilà que le Crasseux se ramena me tirant un fin sourire. Je me rappelais encore notre récente... Partie dans les bains. Jamais je n'avais rencontré un homme comme lui. Si... Froid alors même qu'il jouissait. Et j'étais bien incapable de savoir si ça méritait mon respect ou si je devais me plaindre. Je me tâtais encore là dessus.

Toujours est-il qu'un cosmos vibrant et puissant se fit rapidement ressentir. Je soupirais en secouant la tête. Quand bien même notre Pontifex était un être puissant, par moment il agissait comme le gosse qu'il était. Néanmoins, quand il entra, je le salua comme il se devait, l'écoutant attentivement. Un vague sourire étira a nouveau mes trait alors qu'il parlait de moi. Mais la tournure de la conversation se fit plus sérieuse et je reculais, dissipant a nouveau mon cosmos pour me fondre dans les ombres noirs de notre demeure. Si il y avait bien une chose que je n'aimais pas, c'était bien de parler des information que j'avais récoltée en publique. Ainsi, je parlerais au Pontifex en privé. Il lirait mes notes. Mais clairement je ne parlerais pas en publique. Le gamin connaissait mon allégeance a la cause de notre seigneur, pourquoi en parlait à voix haute ? Mon sang bouillait déjà d'envie...

C'est alors que je sentis une présence inconnue. Je glissais parmi les ombres, silencieuse comme un chat, me glissant juste derrière la jeune femme. Elle portait une cuirasse. L'un des nôtres. Je me retiens de lui faire peur et reculait plus loin, la pauvre avait déjà l'air intimidée, pas la peine de la faire flipper. Ce ne serait pas un bon moyen pour elle de se faire remarquer si elle interromprait tout le monde avec un cri de pucelle. Finalement, sans que personne ne puisse le remarquer, réussissant a me faire oublier, je glissais silencieusement jusqu'à mon perchoir. Une poutre bien solide sur laquelle je m'allongeais en croisant les bras sous ma tête, sans pour autant perdre une miette de ce qu'il se disait quelque mètre plus bas. Toute putain que j'étais, je n'aimais pas quand il y avait autant de monde. Sauf lors d'un combat. Mais je n'étais pas forcément la plus aimée et paraissait bien inutile puisque je me battais bien peu au final. Sauf pour mon plaisir...






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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Jeu 26 Nov - 18:13
Non il n’était pas le seul, mais Thivan se garda bien d’en faire la remarque, puisque personne ici ne doutait plus de la présence qui se profilait encore à l’horizon. La relation qui s’exerçait entre la Pestilence et son Pontifex était si particulière qu’il avait été le premier à ressentir les émanations de son cosmos, à en saisir la subtilité avant même que celui-ci ne le laisse éclater pour faire à savoir à tout le monde qu’il était de retour. Comme le guerrier puissant et majestueux qui rentre au pays, en tant que maitre, en tant que chef. Un retour qui plaisait grandement au Cardinal, même si rien, absolument rien ne pouvait se lire sur son visage. Mais son cœur se gonfla d’une certaine allégresse, car le retour si attendu était promesse de changement, synonyme d’action. La Guerre, à sa manière, allait pouvoir commencer. Et il n’attendait rien de plus que d’avoir le gout du sang de ses ennemis sur sa langue, nourrir sa lame de la vie de ses ennemis et apporter la grande victoire que tous attendait ici de reprendre. Car les Berserkers n’étaient pas mort non, ils attendaient encore dans l’ombre. Plus pour longtemps.

Le crépuscule tombe et le sol gronde quand le cosmos du Pontifex se répand entre les murs de la Citadelle, un accueille digne de ce nom qui glisse sur ses fidèles guerriers. La silhouette encore jeune et candide de Xanthe se profila à l’entrée des portes, mais tout aussi paradoxales étaient son apparence et sa puissance, Thivan ne s’était jamais étonné ni questionné sur une telle jeunesse pour un chef d’armée. Il avait été celui désigné pour le tester et le ramener, en cela, il l’avait reconnu depuis bien longtemps comme étant le seul à qui il obéirait. Un léger signe de tête quand celui-ci passa sur lui pour l’évoquer, plongeant comme il l’avait fait son regard d’un bleu profond dans le sien, pendant un instant bien plus chaleureux qu’il ne l’était d’ordinaire. Puis quand il ordonna de sa voix autoritaire, certes juvénile, le Cardinal s’avança de quelques pas, sans craintes d’aucunes sortes, il obéissait.

« Deux visites successives et intempestives, il y a quelques temps déjà. Deux étrangers, venus pour des raisons obscures et un Chevalier d’Athéna. Les premiers ont été repoussé par la Panthère et moi même et se sont permis de lâcher des informations qu’on ne peut encore juger bonnes ou mauvaises. Je t’en parlerais plus précisément tout à l’heure, si tu veux bien. L’autre, le Chevalier s’est fracassé sur la défense de la Hyène que j’avais mit en poste. De toute évidence il était venu rappeler aux Berserkers la place qu’ils sont censés avoir aux pieds d’Athéna. »

Il n’ajouta rien de plus, il n’avait que trop parlé à son gout. Le reste de ses informations, les noms qu’il avait entendu des deux étrangers, la description de leur cosmos, les paroles énigmatiques, tout cela Thivan le donnerait en privé à son Pontifex. Ce n’était guère des informations à donner sur le tas, il se contentait de donner les nouvelles dans leur plus simple apparat. Reculant ensuite de quelques pas, il laissa l’occasion à son confrère de rapporter les informations inhérentes à sa mission. Mission que Thivan par ailleurs ne connaissait pas, mais ce n’était pas comme si il s’en était inquiété. Si son air semblait montrer qu’il n’avait guère d’intérêt pour les paroles de la Guerre, il écoutait pourtant attentivement. Il les avait entendu aussi, ces rumeurs qui montaient à l’Est et au Nord. Ainsi donc, leur véracité pouvait être confirmée ? Une chose intéressante pour la guerre qui allait commencer.

Quand Zvezdan eut terminé, à la suite de Xanthe qui tonna d’une voix forte, Thivan annonça aussi d’un ton plus ferme les convictions qui l’étreignaient en cet instant.

« Quels que soient tes ordres, j’obéirai. »

Mais ça, Xanthe le savait déjà. Comme le Bêta qui suit l’Alpha, Thivan suivait son Pontifex avec une certaine abnégation. Et si la guerre qui se profilait à l’horizon le ravissait, ça n’en rajoutait que plus au plaisir.
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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Sam 28 Nov - 20:17



Sans empressement, elle se leva, dardant ses yeux jaunes sur la frêle silhouette face à elle, ni agressive, ni amicale, toujours neutre. Doucement, elle se glissa entre la Pestilence et la nouvelle venue, forçant les deux à se séparer, l’un à reculer l’autre à avancer, et sans arrêter, elle continua à tourner autour de sa proie, l’isolant du reste du groupe, la sortant de l’ombre pour la mettre en pleine lumière, de gré ou de force. Puis ce furent ses yeux à lui qui glissèrent sur le mince corps recouvert d’une épaisse cuirasse, la détaillant sans discrétion, la jaugeant d’un simple regard. Son regard se focalisa sur elle, comme s’il ne voyait plus qu’elle, semblant aller jusqu’à oblitérer les réponses de ses deux Cardinaux, ce qui était certainement on ne peut plus faux.

Son sourire s’élargit alors, amusé, peut-être un brin sadique. Etait-ce parce qu’il découvrait là une nouvelle proie ? Etait-ce parce qu’il avait trouvé un nouveau soldat ? A cause du récit de ses deux Cardinaux ? Autre chose ? Ou un mélange de tout cela ? Allez donc savoir ce qu’il se tramait dans la tête de cet adolescent devenu chef ! En vérité il n’y avait certainement qu’une personne qui saurait parfaitement le déchiffrer, il le regarda un instant d’ailleurs, et son sourire s’élargit encore, découvrant une rangée de dents blanches. Et il partit soudainement d’un grand éclat de rire, rattrapant de justesse la racine qui tombait sa bouche. Son dos vint frapper la pierre alors qu’il s’allongeait, le corps toujours secoué par son rire, et il fixa alors ses yeux sur le haut plafond, tentant de se calmer, les bras croisés sur le ventre.

Il ne se redressa que quelques instants plus tard vraisemblablement toujours amusé, mais à peu près calmé. Ses yeux pétillaient d’une joie sans fond, mélangé à une sauvagerie sans limite, et un sourire en coin, supérieur, lui étirait désormais les lèvres. Nonchalamment, il se remit à mâchouiller son bâton de réglisse, tandis que dans sa tête, le plan finissait de s’ébaucher.


-Voilà ce qu’il en coûte d’être dirigé par une femme, dit-il d’une voix amusée. A avoir réussi quelques tours de force, le sang lui est monté à la tête ! Elle pense pouvoir se targuer de la même force qu’un homme ? Ah ! Je pense qu’il est grand temps de lui rappeler sa place dans l’univers ! Et ses chevaliers ne valent pas mieux semblerait-il…

Il ne fallait déjà pas être bien malin pour se présenter ici, encore moins pour péter plus haut que son cul et se prétendre supérieure, alors que dire de défier une femme protégeant son territoire ? Il ne pensait pas les Saints aussi stupide, mais après tout, ce n’était pas si étonnant, voici tout ce qu’on récoltait à suivre un imposteur, car oui Athéna n’était rien d’autre qu’une fieffée menteuse ! Il n’y avait qu’un seul vrai Dieu de la Guerre et c’était Arès !

-D’ailleurs à ce propose je vois qu’encore une fois je n’ai pas eu tort de te faire une confiance aveugle Thivan…, susurra-t-il.

Et le prénom de son Cardinal avait roulé sur sa langue, prenant un ton beaucoup plus suave dans sa bouche que n’importe quel autre nom. Oui vraiment, mettre une femme en gardien était une idée brillante, il n’avait jamais vu plus féroce et enragé qu’une femelle dans la nature. Dès lors qu’elles avaient quelque chose à protéger, elles pouvaient se révéler plus terrifiantes qu’un homme ! Mais Dieu merci elles ne servaient pas qu’à ça ! Et où irait le monde si demain les femmes prenaient la place des hommes ? Sûrement droit vers l’anarchie et les problèmes ! Enfin, ça ne risquait pas d’arriver de toute façon ! Chacun se devait de rester à sa place.

Bien ! Ses idées étaient désormais claires, et il savait ce qu’il lui restait à faire ! Lentement, il se redressa sur son promontoire improvisé, avec autant de sensualité qu’un chat, et toisa sa petite troupe, avec le même regard qu’un conquérant qui s’apprêtait à faire tomber le monde dans sa main. C’était un chef qui s’adressait à eux, caché sous l’apparence d’un adolescent, un fauve qui commandait à tout aussi terrifiant que lui !


-Vous avez répondu et j’ai entendu ! tonna-t-il d’une vos autoritaire. Alors je vous ordonne d’écouter !

Son regard glissa en premier sur Thivan, ses yeux se plantant un instant dans les siens, tandis que son sourire se fit plus carnassier.

-Thivan, Cardinal de la Pestilence ! l’appela-t-i presque en ronronnant. L’Est sera ton but ! La Guerre sera ton trophée ! En ces lieux tu devras La ramener, tel sera ton devoir ! lui ordonna-t-il

Puis son regard coula sur son deuxième Cardinal et l’ombre qui se profilait derrière lui, silencieuse.

-Zvezdan, Cardinal de la Guerre ! appela-t-il cette fois. J’ai entendu ton récit, et le vent de l’Est et du Nord se joindront pour former une tempête ! Il ne tiendra qu’à nous de la diriger au Sud…, laissa-t-il sous-entendre d’une voix suave. Mais en temps et en heure cela viendra ! Tu accompagneras Thivan, et vous chevaucherais ensemble jusqu’à destination ! Ludmila de la Hyène vous accompagnera également, qui sait si elle ne saurait se montrer aussi utile qu’elle l’a fait ici ! Ses yeux et ses oreilles vous sauront sûrement vous servir !

Voilà qui était fait pour une première équipe de choc, et il était certain que Thivan aurait compris qu’il lui demandait d’aller Le chercher, pour Le ramener au Dédale, son foyer, comme le leur. Et dès lors rien ne saurait les arrêter ! Mais en attendant il était hors de question de rester les bras croisés, il leur fallait prendre les devants, la passivité n’allait pas aux Berserkers. Et bientôt leurs ennemis comprendront leur erreur de se la couler douce dans leur gloire d’antan, de se reposer sur leurs anciens lauriers. Ils les happeront entre leur crocs et n’en laisseront que des lambeaux !

Ses yeux se dirigèrent alors naturellement vers les hauteurs, dans la pénombre la plus totale, il savait qu’il la trouverait là, à cet endroit précis !


-Li Mei ! l’appela-t-il. Berserker de la Panthère ! Prépare-toi ! ordonna-t-il. Dès demain tu m’accompagneras à Constantinople ! Tes talents nous serons des plus utiles, pour la gloire d’Arès ! Je te donnerais les détails plus tard, coupa-t-il court. Quant à ce qu’il reste…

Et son regard se fixa à nouveau sur la petite dernière, toujours au milieu de la troupe, et toujours isolé par la louve. Souplement, il sauta de sa petite estrade et s’avança vers elle d’un pas félin, tandis que Tala se frottait silencieusement contre sa jambe, avant de s’écarter d’elle pour venir se frotter contre celle de son propriétaire. Et Xanthe s’arrêta face à la petite Berserker, plus jeune qu’elle encore, et pencha la tête sur le côté, amusé, tendant une main qu’il posa sur sa petite tête avant de se pencher vers elle, un sourire presque carnassier sur les lèvres.

-Devrais rajouter une petite diablesse à notre plan ? demanda-t-il. Ou dois-je attendre de savoir ce que tu vaux ? Ah ! Pour commencer j’ai un message à te faire transmettre, trouve Borya et dis-lui qu’en notre absence le domaine est sous sa responsabilité. Jusqu’au retour de Thivan, le Tigre devra défendre notre territoire ! Une fois cela fait, revient me voir, ordonna-t-il, je pourrais bien avoir quelques plans pour toi…

Puis il se redressa, la délaissant, et se tourna une dernière fois vers Thivan, passant juste à côté de lui, il laissa les doigts de sa main courir le long de la cuirasse de la Pestilence. Il en apprécia la texture rendue rugueuse par de trop nombreuses couches de sang séché, et son regard s’égara un instant sur sa gorge, ses yeux se plissant un instant de désir. Elle était certes cachée, mais elle savait qu’elle était toujours là, sa marque. Il passa lentement sa langue sur sa lèvre supérieure, à la manière d’un fauve qui avait une proie appétissante sous les yeux.

Une dernière fois il plongea son regard dans le sien, plissa un peu plus les yeux, et se détourna comme il était venu, se dirigeant vers le fond de la forteresse. Il s’arrête néanmoins quelques pas plus loin et reprit d’une voix forte et autoritaire malgré son timbre d’adolescent.


-J’ai ordonné ! Maintenant agissez ! tonna-t-il. Et l’échec n’est pas permis, susurra-t-il une dernière fois.

Puis alors qu’il reprenait son chemin, il laisse sa voix trainait encore un peu, un sourire continuant à y transpercer, il était plus qu’heureux de la tournure des évènements.

-Thivan, dit-il, je t’attends pour un rapport détaillé…

Et il disparut dans l’ombre du Dédale, la louve sur les talons.


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Message Re: "Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"   Dim 29 Nov - 15:27
Adeline ne s’était pas attendue un seul instant à devenir le centre de l’attention de celui que tous affichaient comme le chef des troupes. La louve c’était approchée d’elle en la faisant reculer d’abord, puis ne lui avait vite laissé d’autre choix que de s’avancer au delà des autres Bersekers. Quittant à regret sa position de retrait…

Elle ne compris pas pourquoi il s’était mis à éclater de rire, et n’aima pas la manière dont il se mit à parler. Adeline avait effacé sur son visage toute crainte, et vite quitté des yeux la louve pour apparaitre le menton haut en présence des autres. Après tout, elle arrivait tout juste et à peu de chose près, il la découvrait tout. Ca n’aurait pas été très important, si elle n’avait pas été portée bon gré malgré sur l’estrade. Elle fronçait les sourcils cependant, sa mâchoire s’était resserrée.
A parler des femmes ainsi, il s’en attirerait les foudres - redoutables. Athena était peut être une menteuse et digne de mépris - la demoiselle n’en savait que peu, mais elle n’avait jamais apprécié cette figure, à ses yeux toujours mensongère au cours d’une vie d’esclave. « De la justice, de la sagesse » keh … Mais il ne fallait, certainement pas généraliser pour autant.

Les ordres fusaient, et Adeline s’efforçait d’écouter avec attention. Elle avait apprit un peu les cartes dans son ancienne maison, quand elle était jeune - mais leur souvenir était lointain et vague. Les troupes, en tout cas, étaient destinées à être disséminées aux quatre coins du continent. Et elle ? Justement.

Il venait vers elle. Entourée de la louve, elle ne bougea pas.

L’animal était grand et doux - il lui était même sympathique. Mais le contexte ne laissait aucunement place aux caresses, et en cet instant, elle se sentait un peu comme elle s’était sentie souvent, face à un maitre. Ses muscles étaient tendus, son esprit sur la défensive. Et lorsqu’il posa la main sur sa tête, elle demeura parfaitement droite, le regard furibond, les muscles tendus. Adeline émit un léger grognement, les dents étroitement serrées comme à sa mauvaise habitude.
Mais justement, ce n’était pas un maitre. « Bien sur. » La main fine de la jeune fille entoura sur le poignet du Pontifex, qu’elle écarta sans violence mais avec une certaine fermeté de sa tête. Puisque je suis là. Elle n’était plus une esclave. Et si elle voulait faire ses preuves, ce ne serait pas en restant à part. Le petit diable hocha la tête aux ordres de son pontifex.

Elle ne rejetait nullement son autorité. Son geste était simplement du à une certaine répugnance au contact : tout son corps s'était tendu, imperceptiblement. Elle en avait horreur, et n'appréciait ni qu’on s’approche de trop près, ni d’ailleurs, beaucoup les garçons. Il était arrivé qu’elle s’entende bien avec certains, et leur faisait confiance plus aisément lorsqu'ils étaient jeunes... Mais ne voulait certainement pas s’afficher comme soumise vis à vis de celui ci. (Ni d'aucun autre, d'ailleurs.) Il devait avoir quoi ? Un ou deux ans de plus qu’elle ? En tout cas elle obéirait aux volontés d'Arès, et transmettrais le message à celui qui était appelé le tigre « Borya ».
Adeline avait déjà aperçu sa silhouette dans les couloirs du ventre, il ne serait pas très difficile à repérer. Sa démarche était lourde et son corps massif… Mais personnellement, la petite demoiselle trouvait que le rôle de gardien des portes seyait bien mieux à Ludmila que ce colosse. Enfin, la décision, sur qui était plus apte à garder les portes, n’était pas de son ressort.

L’animal et le chef des troupes d’Arès délaissèrent la jeune fille, sommant la fin de l’entrevue. Tous allaient se mettre en route, désormais.



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"Parait qu'ils passent trop souvent ces derniers temps ?"
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