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 [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]

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Message [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Mer 25 Nov - 2:46
Il y avait des jours étranges. A croire que le dédale de Chair était devenu une attraction touristique pour que des étrangers en arrive jusqu’à frapper à leur porte. Et il fallait aussi surement être fou pour choisir de venir sur le territoire d’Arès que l’on disait receler de barbares plus sanglants les uns que les autres. Si pour certains cas ce n’était que des rumeurs, on ne pouvait nier que la plupart des Berserkers étaient des bourrins sanguinaires qu’il ne faisait pas bon d’énerver. Alors deux touristes venus sciemment en moins d’une journée, il y avait de quoi se poser des questions. De graves questions aux vues des informations récoltés et des bleus gagnés. Parce que bien évidemment, les choses ne s’étaient pas passées calmement, malgré toute la bonne volonté qu’avait mit Thivan pour éviter d’avoir à se farcir son adversaire. Bon, ce n’était pas comme s’il était du genre à refuser un combat quand il en voyait un arriver, mais quand il savait – ou devinait – son adversaire coriace et quasiment plus fort, il aimait éviter de risquer sa peau. Pas par lâcheté, mais bien parce que c’était son instinct qui le lui dictait. Ce n’était pas faute d’avoir voulu faire un peu de diplomatie, mais force était de constater que ce n’était pas le fort du Cardinal, et pour cause, deux mots par phrases qui ne se comptaient pas par dizaine, la conversation n’était pas prête d’aller loin. Ce qui était bien évidemment arrivé, puisque la malchance était un peu le lot de consolation de Thivan. Au final, c’était avec des ecchymoses, des bleus et une bonne douleur au thorax que le Berserker s’en était tiré, avec la « satisfaction » d’avoir vu les étrangers se barrer sans plus de cérémonie. Et beaucoup de chance aussi, car il ne se faisait pas d’illusion, mais avec la présence de la Panthère, le combat n’aurait pas été gagné d’avance si le second étranger n’était pas intervenu pour stopper son compagnon. Mais au moins, la Berserker s’était montrée utile. Si l’on peut dire.

Il ne la connaissait à vrai dire pas vraiment. On disait beaucoup de chose sur elle, bien des rumeurs circulaient, et la seule occasion qu’il avait eut vraiment de faire connaissance avec elle, les racontars s’étaient révélés plus ou moins vrai. Une féline maligne doublée d’une putain qui aimait ouvrir les cuisses et se laissait ravager par tout le monde, pour leur bon plaisir et le sien. Il était arrivé une fois à Thivan de finir dans ses bras, sans qu’il ne se souvienne vraiment de quelle manière elle était parvenue à ses fins. Car l’on ne pouvait pas dire que le sexe et l’attrait que ça avait montraient beaucoup d’importance aux yeux du Cardinal. On pouvait le traiter de coincé et de frigide (terme bien plus souvent attribué aux femmes d’ailleurs), mais dans une autre vie, quand il n’était pas encore Berserker et pas encore une machine à tuer, il avait connu des choses qui, on pouvait le dire, n’avaient guère laissé de bons souvenirs à sa mémoire. Et puis très franchement, il n’y trouvait qu’un mince plaisir et peu de réconfort. Il n’était pas fait pour ces choses là, bien trop absent de sa propre tête, le caractère passif à souhait et les envies aussi nombreuses qu’un champ de blé fauché. Autant dire qu’il ne se précipitait pas dans les draps de Li Mei pour y prendre un peu de bon temps. Et celle-ci avait pourtant bien des fois essayée. Il doutait être bon partenaire pour ces choses là de toute façon… Et puis ce n’était pas le sujet. Car toute putain était-elle, la Panthère restait une Berserker d’Arès qui, si elle ne faisait pas partit des plus puissantes, était très utile en soutien, et ne manquait pas de ressources. Il pouvait en attester pour son efficacité un peu plus tôt d’ailleurs.

Une fois qu’ils eurent passé les portes d’Obsidienne en direction de la Citadelle, le Cardinal songea une seconde à congédier la Panthère et la revoir un peu plus tard pour faire le point sur les informations récoltés et les mesures à prendre, au cas où elle aurait quelque chose de plus à dire. Mais comme à son habitude, Thivan laissa planer le doute sans rien ajouter de plus, supposant que maintenant que les événements de la journée étaient un peu tassés, elle irait faire autre chose. Aussi continua-t-il son chemin jusqu’à ses propres appartements, et c’est seulement une fois devant la porte qu’il remarqua qu’elle l’avait suivit. Ce qui ne l’étonna guère à vrai dire, ou alors il ne le montra pas. Il se contenta juste de la toiser de son regard d’azur froid comme les abysses avant de demander, cette voix si neutre…

« Tu compte me suivre jusque dans ma chambre Li Mei ? »

La question était purement rhétorique puisqu’à ses yeux, il n’avait pas particulièrement l’intension de la laisser entrer. Mais qui sait, les choses pouvaient se modifier, et vu la femme qu’il avait devant lui, nul doute qu’elle était douée pour retourner les situations à son avantage.
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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Jeu 26 Nov - 15:15


Barbotage



Feat Thivan


Il m'avait demandé de le suivre et je l'avais fait en silence, sans protester. Pourtant, je n'avais aucune envie de me retrouver enfermée dans les murs du dédale. J'avais de plus en plus la sensation d'être une panthère en cage et je détestais ça au plus haut point. De plus, l'espèce de combat auquel je venais de participer me laisser un sale arrière goût âcre. Celui de la défaite. Même si en soit, on les avait fait dégager, je n'aimais pas les savoir vivant. Tout en marchant, ma cuirasse fini par me laisser libre. Plus nue que vêtu, mais ça, je m'en moquais royalement, il n'y avait pas une personne ici qui ne connaissait pas mon corps. Que ce soit intimement ou de simple vu. Je n'étais pas particulièrement pudique alors bon. Je me perdis dans mes pensées, cherchant à comprendre ce qu'il avait voulu dire. Me creusant la tête avec ce que j'avais appris ailleurs pour tenter de faire un lien mais là, non rien ne me venait.

-Tu compte me suivre jusque dans ma chambre Li Mei ?

La réflexion du cardinal me fit lever tête vers lui avec un son avoisinant le « hum ? ». Puis je compris. Je regardais autour de moi avant de reporter mon regard sur le cardinal. Puis un sourire amusé et quelque peu taquin naquit sur mes lèvres.

-Tu m'as demandé de te suivre non ? Alors me voici. Tu veux que je te laisse tranquille ? Soit. Mais à une condition. Prend un bain avec moi. Ca ne t'engage a rien n'est-ce pas ?

Après un clin d'oeil, je fis demi tour, marchant de façon chaloupée, comme le félin que j'étais, non sans mettre mes courbes en valeur aux yeux ininteressés de ce cardinal. Je pris la direction des bains, ne doutant pas qu'il me rejoindrais. Quand bien même son cerveau n'en ressentait pas spécialement le besoin, son corps lui, répondrait a l'appel de la luxure. Et pour un combattant, ignorer les alertes de son corps pouvait être dangereux. Je filais dans les dédale de couloir menant aux bains, silencieuse comme la mort.

Cet endroit était vide a cette heure-ci. Parfait. D'ailleurs en y réfléchissant bien, je ne venais jamais quand il y avait du monde. Ou presque. J'aimais bien trop ma semi solitude pour partager ce genre de moment avec les femmes de mon entourage. Et puis j'étais mal vu. Alors pourquoi créer des liens ? Je donnerais ma vie pour eux, c'était bien assez.

Je me mis nue, balançant les vêtements dans un coin ou des servantes viendraient les prendre et me glissa dans l'eau en soupirant de plaisir. Parfaite. Brûlante. Elle apaisait les quelques douleurs causée par le combat. Je m’immergeais entièrement en fermant les yeux, profitant du silence et calme sidérale qui régnait sous l'eau. Je rouvris les yeux lorsque mes poumons en feu me suppliaient de leurs donner et de l'air et je fendis la surface lisse de ce liquide transparent en rejetant mes cheveux en arrière, me mettant a fredonner doucement. Femme et non plus berserk d'Arès, je commençais à prendre soin de moi en attendant mon cher cardinal...








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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Dim 20 Déc - 15:47
C’est un regard parfaitement impassible qu’il lance à la jeune femme. Elle ne perd vraiment aucune occasion pour obtenir ce qu’elle souhaitait. Est-ce que Thivan le lui donnerait pour avoir la paix ? Rien n’était moins sur, mais il avait l’intime conviction que s’il n’acceptait pas cette fois là, elle reviendrait à la charge bien assez tôt. Et puis après tout, il ne s’agissait que d’un bain et rien de plus, ça ne l’engageait effectivement pas à grand chose et les douleurs qui rugissait dans ses côtes après le combat demandaient bien un peu de repos. Il soupira quand elle s’éloigna, le corps ondulant, l’air félin. Sans doute cela se voulait-il attirant, mais c’est à peine si le Cardinal y porta les yeux. Et s’il le fit, c’est sans la moindre émotion, ou peut être juste la patience qui s’épuisait. Mais soit, il n’avait rien de mieux à faire de toute façon, Xanthe n’était pas là, ce n’était pas comme s’il avait moyen de lui faire un rapport.

Laissant sa Cuirasse dans ses appartements, Thivan referma la porte de ceux-ci quelques minutes après que Li Mei lui ait demandé de venir avec lui. N’étant guère quelqu’un de pressé quand les choses n’avaient que peu d’intérêt, il se dirigea tranquillement vers les bains, vides à cette heure de la journée (quoique l’on trouvait bien quelques extravagants). Une pièce qu’il n’avait pas l’habitude de côtoyer. Ce devait même être une des premières fois où il y mettait les pieds, et la sensation ne lui était guère agréable. Ce n’était pas tant qu’il n’aimait pas l’eau… quoiqu’il n’en fût pas fan, mais le principe de se nettoyer n’avait pas beaucoup d’importance à ses yeux. Les fois où il y pensait étaient bien rares et c’était souvent dans le lit d’un ruisseau qu’il se débarbouillait et retirait la crasse qui avec les mois s’accumulait. On ne pouvait donc pas dire que l’apparence réelle de Thivan était connue. Personne d’ailleurs ne devait l’avoir vu réellement propre et lui même ne s’en souvenait pas. En ce jour, une épaisse couche de sang séchée recouvrait encore ses mains jusqu’aux coudes, des traces de boues un peu partout et le visage poussiéreux, lui donnant un teint de peau caverneux. L’état de ses vêtements n’était guère mieux, l’on aurait dit des frusques trouées.

Arrivant au bord du bassin où Li Mei barbotait tranquillement sans se soucier de rien, le Cardinal hésita un instant à franchir le pas et aller dans l’eau. Non vraiment il n’aimait pas ça, c’était bon pour le rendre mal à l’aise. Ce n’était pas sa faiblesse, du tout, mais se nettoyer… quelle idée. Un genou bien au bord, il toucha rapidement l’eau de sa main pour juger de sa température, mais il n’y couperait pas. Pas avec la panthère prête à lui sauter dessus à tout moment pour le trainer dans l’eau. Retirant enfin ses vêtements, il se glissa dans le liquide brulant et sembla presque frissonner. Mais toujours rien ne marquait son regard, cet éternel visage neutre en toute circonstance. Son corps nu n’était pas différent de ce à quoi l’on pouvait s’attendre. Malgré la crasse l’on y voyait les nombreuses cicatrices et surtout… surtout on ne ratait pas ces tâches qui s’étendaient sur toute la longueur de son bras et qui donnait l’impression que la maladie suintait de sa peau. Ce n’était pas le cas, mais cette marque aux couleurs brunâtres, tâches maudites semblaient parfaitement immonde. Et maintenant ? Il était dans l’eau qui déjà se teintait un peu de la souillure qu’il portait sur lui. Passant instinctivement de l’eau sur son visage, la noirceur de la poussière commença peu à peu à disparaître pour laisser entrevoir la nacre de la peau du Cardinal. Si étrange de le voir… normal ? Peut être. Pour lui ça ne changeait rien.

« Et maintenant ? Tu as eu ce que tu voulais, un bain avec moi. »

Même s’il n’y voyait là non plus pas l’intérêt. Prendre un bain seul était déjà en soi surprenant, mais avec une autre, cela le dépassait complètement. Il s’adossa simplement le long de la paroi du bassin, attendant de voir ce que Li Mei elle même attendait, sans la quitter un instant des yeux. Si elle espérait quoique ce soit de sa part, un geste ou autre chose, elle était bien mal tombée.
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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Dim 27 Déc - 2:07


Mise au point



Feat Thivan


Je me laissais flotter à la surface de l'eau alors que mon esprit vagabondait. Je repensais à tout ce que j'étais, ce que je faisais. Me donner ainsi au premier venu m'aiderait-il vraiment à trouver ma place ici ? Ou encore une fois était-je en plein rêve ? Si c'était le cas, le retour sur terre ne serait que plus violent. Mais au fond que savais-je faire d'autre ? Je souris un peu. Non, je savais que je faisais ça pour satisfaire les hommes d'ici. Beaucoup baisait et finissait par tuer les femmes, je n'étais pas aussi faible. Mais cela enlevait le peu de crédibilité que les hommes pouvaient m'accorder. Mais au fond qu'en avais-je à faire ? J'avais un but, je vivais pour mon seigneur et maître. Je serais l'une des lance qui traceraient l'avenir du monde sous le règne d'Arès. Même si cela devait passer par le saccage de mon corps par les coups de boutoir des hommes.

Le fil de mes pensées fut interrompu par l'arrivé maussade du cardinal. Il n'avait guère heureux d'être là et je ne pouvais l'en blâmer. J'avais été plus que garce de lui donner rendez-vous ici. Mais plus que mon envie de lui, c'était la curiosité de voir ses trait qui m'avait poussé à cela. Car si l'on pouvait les discerner, le voir serait bien plus amusant. Je le regardais d'un œil distrait alors qu'il dénudait son corps... Dans un état lamentable de crasse. Enfin, je ne pouvais pas y faire grand chose ni en dire beaucoup hein ? Et puis ce n'est pas comme si il ce souciait de ma présence ici. Je me demandais tout de même ce qu'il faisait ici. Pourquoi avait-il donc accepté alors qu'un simple ordre aurait suffit pour que je dégage ou qu'il aurait pu m'achever ? J'étais faible, soyons honnête. Et je ne servais pas à grand chose.

Une fois Thivan dans l'eau, je pris un flacon sur le rebord, comprenant une décoction de saponaire et m'approcha de lui. J'ouvris le flacon et versa un peu au creux de ma main avant d'entreprendre de me laver devant lui, sans gêne aucune, après tout pourquoi être pudique quand on vend son corps comme je le fais ? Et puis, mes courbes ne l'attiraient en aucun cas alors bon... C'était très frustrant mais que pouvais-je bien y faire ? Le plante aux propriétés lavantes ce mis a mousser sur ma peau alors que le cardinal me parla, m'arrachant un sourire en coin. Une fois propre, je m'immergea à nouveau avant de lui prendre la main et de le mettre debout face à moi. Même si une part de moi hurlait pour que je m'occupe de ce superbe corps, je n'en fis rien. Je lui signe de ne pas ce dérober et revint avec les main enduite de produit. Dans son dos, je commençais à le laver, telle une esclave. Mes mains volaient sur son dos, le massant en même temps, retirant les touches de crasse sans émettre le moindre son. A quoi cela aurait-il servit de parler ? Il n'aimait pas ça et je ne lui offrais pas expressément mes services de putain. Je le remerciais d'une certaine façon d'avoir fait partir notre ennemi.

Une fois le côté pile de son être propre, je vins faire de même avec le côté face, sans jamais croiser son regard si vide de tout. Alors même qu'avec Ludmila ou tout autre je me serais mise à fredonner ou même a me chamailler, avec celui là... il n'y avait rien à en tirer de toute façon. Puis vint le moment où je m'occupais de ses cheveux. Il me fallut pas moins de deux shampoing pour réussir à virer toute la crasse et à les rendre soyeux à nouveau. Devant moi ce tenait un jeune homme d'une beauté incroyable et mon bas ventre ce tordit d'envie et d'impatience.Mais je ne lui sauterais pas dessus, à quoi bon ? Je l'avoue, j'aimerais qu'il vienne de lui même, mais cela semblait impossible...

-Je voulais simplement te laver. Même si je sens bien que tu as cela en horreur... Ou presque. Je ne te retiens pas plus longtemps. Je ne nie pas que j'aimerais que tu me fasse tienne là, tout de suite, mais franchement ? Je te cours après depuis assez longtemps et j'ai ma fierté. Lorsque tu voudras, si tant est que tu le veuille un jour, tu sais ou me trouver.

Puis je sortis de l'eau,sans un regard en arrière. Je pris un linge propre pour me sécher et envelopper mon corps dedans. Certes, il était l'un des hommes qui me plaisait le plus ici, a part le Pontifex et... Ouais, bon, il faisait partie de mon top cinq. Mais j'en avait franchement ras le bol de chercher a l'avoir en moi à nouveau. Il ne voulait pas, ne semblait même pas me remarquer, pourquoi me ridiculiser encore plus ?






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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Dim 27 Déc - 3:26
L’eau n’est pas aussi désagréable qu’il veut bien le faire croire. Mais il n’aime juste pas ça, sans pouvoir donner plus d’explications. Il ne s’y sent pas à sa placer et il trouve ses mouvements largement trop bloqués. Un peu comme dans la neige qu’il exècre. Cependant cette eau là est plus agréable, elle est chaude et visiblement il n’a pas besoin de son agilité dans un instant comme celui-ci. Quel instant d’ailleurs… si l’ennui pouvait se lire sur son visage – et s’il était capable de le sentir surtout – il serait surement clairement visible. Pourtant, le Cardinal attendait presque sagement dans le bassin, adossé à la pierre chaude de celui-ci. Son regard allait ça et là sur le décor envahi par une certaine vapeur jusqu’à se poser sur le corps de Li Mei qui semblait se baigner et se nettoyer allégrement sans aucune pudeur. Chose qui ne toucha pas plus que ça Thivan qui n’en avait pas vraiment plus à vrai dire. Il regarda ça d’un œil parfaitement indifférent, les courbes pourtant superbes ne réveillaient rien de particulier, ni cette poitrine au demeurant fort belle. Sa seule réaction se fit enfin quand elle décida de s’approcher de lui sans un mot. Elle n’avait pas répondu à sa question, il s’en moquait à vrai dire. Se laissant guider, il se leva à la suite de la jeune femme, pas vraiment gêné de laisser son corps ainsi pleinement visible. Etait-il beau ou laid, il n’aurait su le dire ni en jurer. Quelles étaient réellement ces notions et leurs forces… là était la question.

Bien des hommes auraient surement réagit au passage des mains agiles de Li Mei sur le corps. C’était prétendre à un mensonge que de dire que Thivan n’appréciait pas. Mais comme toujours, il n’y avait que le premier degré qu’il était capable de percevoir et en l’occurrence ici, seulement le bon plaisir d’être massé agréablement par des mains expertes. Un instant ses yeux se plissèrent alors que les mains se baladaient sur lui, retirant les couches de crasses qui avec les semaines s’étaient accumulées. D’autres Bersekers auraient profité de la situation pour acculer la jeune femme, telle une esclave et profiter de ses charmes sans aucun état d’âme. Mais c’est bien parce que lui même n’en avait pas, ainsi qu’un profond manque de sentiment, qu’il n’y réagissait pas outre mesure. Et sans doute aussi parce qu’il avait beaucoup de retenu et de self contrôle… sans doute oui. Il se laissait faire comme un enfant, le corps et ensuite les cheveux, jusqu’à se retrouver parfaitement propre. Curieux, à se regarder dans son reflet dans l’eau, il aurait cru voir quelqu’un d’autre. Seul ses yeux demeuraient les même, bleu comme l’azur, mais glacé comme le vide.

Il la sent s’éloigner, seul le bruit de l’eau transporté résonne dans le silence. Lentement, il se tourne vers elle alors qu’enfin des mots sont prononcés, après ces longues minutes. D’aucun pourrait traiter Thivan d’idiot, mais ce n’était pas vrai. Certes, il n’avait pas réellement songé à ce que Li Mei souhaitait en vérité, bien que la pensée l’eut effleuré, mais ce n’était guère sa faute, il n’était pas capable de comprendre les autres. C’était bien souvent ce qu’on lui reprochait sans que le Cardinal ne pu y faire quelque chose. Pourtant, malgré cette impossibilité à comprendre les sentiments de ses semblables, il savait écouter. Et si ce n’était pas un ordre ni une demande parfaitement explicité, il saisissait le sens des paroles de la jeune femme. Il avait bien souvent entendu la Panthère proposer ses services, donner son corps à tout va et au premier venu, mais jamais de cette manière là. Elle se proposait sans le faire, et au fond, c’était plus pour son plaisir non feint qu’elle espérait partager un moment avec le corps de Thivan. Bien sur, la Pestilence ne comprenait toujours pas vraiment l’intérêt de ces choses, le plaisir que pouvait apporter le sexe, lui qui l’avait déjà vécu une fois avec elle… mais il semblait bien que quelque chose lui manquait. Non… à vrai dire bien des choses manquait au Cardinal. Et peut être… oui peut être qu’elle pouvait l’aider ?

Ses pas franchissent la distance qui le sépare du bassin. Avec moins de pudeur que ne l’a fait la Panthère, il se glisse derrière elle, leurs deux corps se touchant presque. Il ne sait pas trop comment il doit le dire, comment le faire comprendre. Thivan n’a jamais demandé, Thivan n’a jamais compris ce genre de chose, mais peut être peut-il l’apprendre ? Sa main, sans violence aucune, peut être même un semblant de douceur, vient prendre le bras de la jeune femme pour l’arrêter, puis la tourner vers lui. Son regard, presque toujours aussi neutre ne semble pourtant plus dénué de curiosité. Un instant passe, il prend enfin la parole.

« Je n’ai pas ce talent de comprendre ce que souhaite les autres… Ni de ressentir les plaisirs qui vous plaises tant. Je… ne connais pas ces choses là. Je ne les comprends pas, Li Mei. » Il l’appelle par son nom, fait preuve de moins de froideur. Oui, la curiosité du Cardinal est éveillée. Et plus encore, prêt à tenter de saisir ce qu’il n’a jamais ressenti. Ou du moins jamais pleinement. « Me l’expliquerais-tu ? Et je te donnerais ce que tu souhaites, avec le plaisir que tu voudrais, non ? »

Plaisir. C’est vrai, il utilisait ce mot, mais sans en comprendre toutes les subtilités. Il savait ce que cela signifiait, apprécier quelque chose avec passion, ce genre de chose. Mais en vérité, il n’en savait guère plus… La question pouvait paraître stupide et Ô combien ridicule. Cela, il n’en avait une nouvelle fois pas conscience. L’humain après tout connaît naturellement ce genre de chose… ce qui fait surement la différence entre Thivan et les autres, lui qui manquait cruellement d’humanité.
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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Ven 15 Jan - 13:21


Je t'aide si tu m'aides



Feat Thivan


Mon honneur était touché. Blessé même. Il ne voulait pas, je n'insisterait plus. Je ne chercherais plus à l'avoir. J'en avais marre de chercher a lui plaire ou autre. J'agissais comme une idiot. Pas comme une berserker. Même si mes confrères avaient tendances à violer quand on leur résistait, je n'étais pas faite de ce bois là. Mon corps le laissait froid, mes gestes insensibles. Peut être aimait il les hommes. J'avais un peu mal au cœur en soit mais rien qu'un bon carnage ne me ferait oublier. C'était décidé, aujourd'hui je sortais, je tuais et je serais de meilleur humeur. Peut être. Je l'entendis bouger mais ne me retournais pas. J'avais envie de fuir, d'être seule et de... Pleurer ? Moi ? Non, ce ne pouvait être ça. Je ne pleurais jamais. Pourtant cette douleur qui me comprimait le cœur, qui me donnait envie de tout détruire autour de moi...

Mes sens s'éveillèrent, en alerte alors que mon supérieur prit place dans mon dos. J'étais prête a me battre. Par habitude sans doute. Je fus plus que surprise lorsque se main m'obligea a lui faire face, avec une certaine douceur. Je le regardais, lisant sur ses lèvres pour être certaine que ne me trompait pas. Lui, la pestilence, le bras droit de notre chef, me demandait de l'aide ? A moi ? La vulgaire putain de bas étage ? L'entendre avouer qu'il ne savait pas éveilla e moi un échos. Il lui manquait quelque chose. Autant qu'il m'en manquait. Je compris enfin qu'il ne savait pas comment agir et qu'il était ainsi a cause de ça, non pas à cause d'un air qu'il se donnait. Pas plus que je ne savait agi autrement qu'en me vendant et tuant. Au final, même ici, au cœur de la demeure d'Arès, nos passés nous poursuivaient et nous hantaient...

Avec une douceur que je n'avais encore jamais montré à qui que ce soit, je vins joindre mes lèvres à celle du cardinal, lui offrant un baiser doux et léger. Mes mains vinrent l'enlacer , une dans ses cheveux et l'autre dans son dos. Je fermais les yeux et entrouvris la bouche pour lui faire découvrir la véritable douceur qu'une femme peut avoir envers un homme, titillant et jouant avec sa langue, la caressant. Lui apprenant comment faire. Puis je me reculais, un peu a contre cœur et le regarda avec tendresse.

-Que ressens tu ? Décrit moi les sensations de ton cœur, ce qui c'est passé en toi lorsque je t'ai embrassé... Décrit moi en détail tout ce que tu a ressentis, même si ça te paraît insignifiant d'accord ?

Je me faisais penser à une maîtresse. Ou une mère. C'était très étrange. Je lui pris la main et le guidait vers le sauna, rustique mais pratique pour rester au chaud. Une fois installée, mon corps toujours couvert du linge de bain, je ramenais mes genoux contre ma poitrine. Puis j'inspirais avant de me lancer.

-Je ne sais pas être autrement qu'une putain. Je ne sais pas comment agir avec les autres, comment créer des liens avec les gens. Je ne sais même pas prouver ma valeur. Je ne sert qu'a récolter des informations... Rien d'autre... Si je t'apprends ça... apprend moi a être forte... s'il te plait...

Révélation pour révélation, nous nous ressemblions beaucoup en fait. Nos histoires, bien que différentes, se rejoignaient à un moment et le parallèle entre elles était évidents... Nous étions plus formater qu'autre chose. Je ressentais les émotion mais j'étais incapable de lier un véritable contacte avec quelqu'un. Sauf Ludmila. Je m'étais ouverte a elle, sous le coup de l'alcool et elle avait fait de même. Depuis... Un lien étroit m'unissait a elle même si je ne savais pas lequel...






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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Sam 30 Jan - 1:04
La froideur ne se voit presque plus dans son regard, seule la curiosité persiste, cette curiosité qui le pousse pour une fois à demander. Il sait qu’il ignore des choses, il sait qu’il ne comprend pas. Mais cela pourrait peut-être changer ? Il ne sait pas comment, il ignore ce que cela lui apporterait réellement, mais Thivan n’avait que trop conscience que son incompétence avec les relations humaines ne lui permettait pas de saisir pleinement les nuances de chaque caractère. Il avait beau être particulièrement observateur, il ignorait complètement comment aborder les gens. C’était ce qui était arrivé avec Li Mei. Il comprenait en soi le sens de sa demande, mais il ne saisissait pas le pourquoi ou l’intérêt, ni ne savait pourquoi la fierté de la Panthère venait en cet instant de se retrouver entacher.

Combien auraient eu honte de demander une telle chose, combien auraient eu peur de froisser leur honneur et leur égo ? Thivan n’avait justement rien de tout cela. Les moqueries humaines, les regards de ses congénères… tout ça lui passait au dessus de la tête. On le trouvait hermétique, on pensait qu’il avait beaucoup de recule, c’était peut être le cas. La vérité était qu’il s’en fichait parfaitement. Aussi, demander à Li Mei quelque chose de ce genre là, qui pouvait attiser le rire de sa part, ne lui causa aucun souci. Il attendit seulement que celle-ci réponde, sans se formaliser d’un possible refus.

Il doit bien le reconnaître, la douceur de la Panthère le surprend. Un instant, ses yeux s’écarquille, seulement l’espace d’une seconde avant de reprendre cette neutralité qu’on lui connaissait toujours. Pourtant, alors que les lèvres se pose chaleureusement contre les siennes, d’une tendresse qu’il n’a jamais connue, il laisse son instinct prendre le dessus, oubliant toutes formes de pensées pour se laisser seulement bercer par la légèreté du baiser. D’abord calme, il laisse Li Mei lui montrer les subtilités de ses talents, se faisant presque dominer pour un acte somme toute banal. La langue du Cardinal d’abord presque timide finit par venir à la rencontre de celle de la jeune femme, et la chaleur semble presque s’insinuer dans son cœur, émotion qu’il n’a jamais cru ressentir. Baissant sa garde, il ferme à son tour les yeux, quelques secondes après la Berserker déjà perdue dans les méandres de l’échange. Ses mains, encore humides après l’eau du bain se posent sur la courbure des hanches de la jeune femme, sans pour autant y apprécier plus que ça le touché. Ou plutôt, sans prendre conscience du plaisir qu’il pouvait en tirer rien qu’en palpant la peau douce et chaude. Pour l’instant, il a bien trop à faire avec cette langue qui titille la sienne et vrille peu à peu son esprit. Enfin elle se détache, laissant le Cardinal sans autre réaction qu’un immense silence et un regard toujours aussi… neutre. Quoique… il avait en cet instant l’air perdu, et bien vite son regard se baissa devant la demande de la Panthère.

Ce qu’il ressentait après ça ? Il n’en savait rien. Il n’avait pas de mot pour l’exprimer, pas de sentiment à donner. Etait-ce une forme de plaisir ? Il ne pouvait nier qu’il avait aimé cet échange charnel, le premier qu’il eut avec quelqu’un et qui ne s’apparentait pas à la pure violence sexuelle. Cela ne lui rappelait pas quelques travers du passé qu’il avait eu à subir, et au fond, ce n’était pas plus mal. Perdu dans les songes de ses pensées, il laisse la main de la Berserker guider ses pas jusqu’au sauna, trouvant ainsi un lieu empli de tranquillité. Encore en réflexion sur la question qu’elle lui avait posé, il laisse cependant ses pensées de côté quand elle reprend la parole. Observateur silencieux, il ne rate pas la posture renfermée qu’elle adopte tout à coup, comme semblant gênée par quelque chose. Et bien qu’il n’y aurait pas mit sa main à couper, les paroles de la jeune femme n’étaient pas si éloignées de l’idée qu’il avait eut.

Ainsi donc, c’était un échange de bons procédés. Cela ne le dérangeait pas, mais une nouvelle fois, il n’était pas certains de saisir la demande de la Berserker. Elle disait ne pas être capable de prouver sa valeur, mais n’était-ce pas là complètement faux ? Il y a quelques minutes à peine, elle aidait Thivan à repousser un intrus aux portes de la Citadelle, quel était donc le problème ? Le Cardinal songea à Xanthe à cet instant, et la tendance qu’avait le Pontifex à traiter les femmes comme… hé bien des femmes, et non des guerrières. Point de vue qu’il ne partageait pas. Bien plus pragmatique, le jeune homme voyait en chaque bras la possibilité de tuer, que cela soit celui d’un homme, d’une femme ou même d’un enfant…

« Être forte ? » La question n’en était pas réellement une, mais il pencha légèrement la tête en prononçant ces mots, puis repris bien vite. « Je ne crois pas que tu aies besoin de ça Li Mei. Tu m’as déjà prouvé que tes capacités n’étaient pas inférieures à celle des autres. Que veux tu réellement de plus pour être forte ? Dis moi, et je t’apprendrais. Cela ne me dérange pas. »

S’il s’agissait de l’entrainer, de lui montrer des techniques de combat ou des méthodes pour parfaire son cosmos, Thivan s’en accommoderait. Il n’était pas bon pédagogue, mais puisque Li Mei lui offrait une chance de l’aider, la logique voulait qu’on le rende par une autre faveur. Sans grande transition, il reprit, revenant à la question précédente de la jeune femme posée quelques minutes plus tôt.

« Le rythme cardiaque de mon cœur a changé de vitesse de pulsation lorsque tu m’as embrassé. Je dirais qu’il s’est mis à battre un peu plus vite. La chaleur corporelle s’est elle aussi modifiée… » Des termes légèrement techniques sur ses ressentis, bien loin d’une forme réelle de sentiment. Mais lui qui ne savait les exprimer, il pouvait peut être les expliquer physiologiquement pour que Li à son tour lui donne une idée de ce qu’il avait vécu. Néanmoins il continua, cette fois bien moins certain. Son regard dériva vers celui de la jeune femme. « Je crois que j’ai été déçu que tu… arrêtes ? J’ai ressentit comme si… quelque chose se serrait dans mon cœur. » Cela semblait parfaitement idiot, mais une fois encore, la honte n’avait pas beaucoup d’influence chez le Cardinal, aussi s’exprima-t-il maladroitement, mais sincèrement. « Recommencerais-tu à me faire sentir ce genre de sensation ? » C’était si perturbant, il avait l’air d’un enfant en soif d’apprentissage… Mais si ces sensations pouvaient s’approcher du plaisir, alors pourquoi ne pas continuer ?
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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Sam 30 Jan - 2:18
Un long silence suivit ma demande, j’étais un peu honteuse mais il m’avait demandé de l’aide, peut être pourrait-il m’aider à être… Plus qu’une putain. Mais comment expliquer ça au cardinal ? Comment lui faire comprendre que si je comprenais les sentiments, je ne savais pas les utiliser. Manipuler ceux des autres oui, mais les miens ? Au final, en avais-je seulement ? Ses paroles me touchèrent, preuve qu’au final, j’avais des sentiments mais cela ne me fit que baisser la tête un peu plus. Je finis par jouer avec une mèche de cheveux, perdant tout de cet air de chaudasse que j’arborais avec une fausse fierté face au monde. Je paraissais bien plus jeune, mes gênes asiatiques me donnant un air presque juvénile lorsque je levais mon regard, relativement vide, vers celui du jeune homme. Comme un écho a sa propre incapacité à comprendre le monde. Un écho de nos passés troublés. Brisant ce masque que le monde me voyait porter sans cesse, je me dévoilais réellement aux yeux de quelqu’un d’autre que mon simple reflet dans un miroir.

-Je… En fait à part la jungle, je n’ai connus que les maisons de passe depuis mon enfance. Là-bas, on tue ce que nous sommes, on nous brise pour être certains que jamais nous aimeront qui que ce soit, ce n’est pas bon pour les affaires. Mais à contratrio, on nous apprend à jouer avec les sentiments des hommes, à comprendre et savoir ce qu’ils veulent. Je ne suis pas plus capable que toi de montrer des sentiments ou des émotions. C’est pour ça que j’agis comme on me l’a apprit : séduire, échauffer l’imagination des hommes… Mais je ne sais pas comment agir comme je le devrais. Théoriquement, je le sais… De même que je ne peux t’apprendre que cette foutue théorie… J’aimerais être plus forte en perdant cette habitude de vouloir combler tout les hommes…Quand bien même j’aime avoir des relations, les trois quart du temps… Je le fais parce que je ne sais faire que ça… Tu es incapable de créer des liens avec les gens, je suis incapable de faire autre chose que d’être remplis pour leurs bons plaisirs…

Je secouais la tête, en dire plus était inutile. Que pouvait-elle ajouter ? Qu’elle avait commencé violée par des hommes pour être formée ? A quoi bon ? Elle ne voulait pas qu’il est pitié d’elle. Mais qu’il comprenne. Je revis des scènes que je pensais perdues à jamais. De cet homme. Ce grec qui avait fait d’elle une femme de force. Il l’avait souillée et humiliée, elle lui avait arrachée le cœur avec cette énergie divine qui faisait d’elle une berserker d’Arès. Les paroles du cardinal me laissèrent dans le flou quelques secondes avant que je ne comprenne qu’il me parlait de son ressentis. Un vague sourire étira mes lèvres, il avait aimé ça, je ne m’y étais pas vraiment attendu. Ca façon d’expliquer la chose était véritablement terre à terre et manquait de charme mais je m’en fichais. Cela me réchauffait le cœur qu’il est aimé mon baiser. Je chassais bien vite cette sensation dérangeante pour me concentrer sur la suite de ses paroles, continuant de jouer avec mes mèches de cheveux humides.

Ses yeux évitant mon regard, sa voix mal assurée et maladroite, cet ait enfantin… Je sentis le rouge me monter aux joues en le voyant ainsi, si adorable et incroyablement sexy… Se dernière phrase me fit pousser un petit couinement. Je me redressais, m’approchant lentement de lui, frôlant ses lèvres des miennes, dans un baiser soupire plus doux et romantique que tout ce qu’elle avait pu offrir a quiconque jusque là.

-C’est une infime partie du plaisir. Plus que ça… Tu as aimé…Tu aime que je t’embrasse Thivan… Alors je recommencerais autant de fois que tu voudras… si tu apprend à céder a cette pulsion que de venir m’embrasser aussi, tu aimeras tout autant…

Ma voix n’avait été qu’un murmure mais je ne l’embrassais pas, lui faisant comprendre qu’il pouvait prendre de lui-même ce genre d’initiative, surtout s’il aimait sa. Mais je ne restais cependant pas là sans rien faire, glissant mes lèvres sur la chaire tendre de son cou, l’embrassant, le mordillant, lui faisant même un petit suçon. Je lui demandais à nouveau ce qu’il ressentait en le chauffant lentement, le caressant avec douceur sur les cuisses sans jamais me jeter sur son sexe, restant douce, presque prude, écoutant ce qu’il me disait, lui expliquant ce cela signifiait…


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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Mer 3 Fév - 2:06
Un miroir, un reflet. C’était presque l’impression qu’il eut en voyant le regard vide de Li Mei se poser sur lui. A celui-ci, Thivan ne répondit que par la même, des pupilles dénuées de toute vie. Mais la différence la plus notable était sans doute que pour Thivan, on était habitué à lui voir un tel regard, mais la Panthère, c’était moins sur. D’ordinaire, l’iris taquin semblait manipuler et attiser de flamme les corps qu’elle regardait. Il y avait toujours eu un semblant de vie. Mais ce regard-ci… devait-on supposer qu’il s’agissait de la réalité et que le reste n’était qu’un masque posé pour faire joli ? Li Mei aurait-elle toujours menti en un sens ? C’était bien possible, mais là dessus, le Cardinal ne la jugerait pas. A quoi bon, il avait conscience de la chose, mais nul mal n’était fait. Il ne comprenait peut être juste pas pourquoi avoir caché la vérité aussi longtemps quand il était plus simple d’être soit même. Pour lui, une simple enveloppe charnelle qui ne semblait éprouver ni joie ni peine, ni colère ni tristesse. Rien. Un pantin vide qui obéissait aux lois de l’instinct et de la survie. Une machine qui ne savait que tuer. Et obéir.

D’une oreille attentive, il écouta ce que la jeune femme avait à lui dire, curieux en un sens de l’entendre parler du passé, chose qui arrivait relativement rarement entre les Berserkers, pour ne pas dire jamais. Ce n’était pas le hasard qui poussait l’humain à se retrancher dans les travers extrême de la guerre et du chaos. Bien des choses avaient surement poussés les soldats de la Citadelle à un jour poser le pied sur ces terres. Pour Thivan… il ne s’en souvenait plus vraiment à vrai dire… l’espoir vain d’être peut être autre chose qu’une machine à tuer ? En un sens, cela avait été le cas, il avait cessé ses massacres sans raison sur les innocents. Combien de vies étaient passées sous le fil de son épée par la simple soif de terreur et de sang ? Pas qu’il en ressentait la moindre culpabilité ou regret, il se satisfaisait peut être juste du fait d’avoir changé. Un peu. Mais cette envie, ce mal insidieux qui faisait lui un monstre sanguinaire perdurait toujours dans son être, la seule chose peut être qui faisait encore battre ce cœur desséché de tous sentiments. Qu’était-il vraiment ? Une bête. Un animal incapable de s’exprimer vraiment et qui n’agissait pas sous le coup de la raison, seulement de l’instinct. En vérité, même s’il ne se l’avouait pas car la chose ne lui sautait pas aux yeux, il avait presque intimement la conviction que rien ne changerait. La vie avait fait de lui l’être qu’il était aujourd’hui. Il était sans doute trop tard pour enrayer la machine et la modifier.

Pourquoi ne pas simplement cesser ? La question lui chatouilla les lèvres, mais il ne la posa pas. Car de la même manière, elle pouvait lui être retournée. Pourquoi ne pas cesser d’être une putain ? Pourquoi ne pas cesser d’être une bête ? Car le but de leur vie était défini par ces quelques mots, et que rien, non rien, ne leur avait été inculqué pour trouver de meilleures valeurs. Cette simple notion pour Thivan n’était d’ailleurs qu’un mot, elle ne signifiait rien. Pas plus que la morale, la justice… pas plus que tout ce qui attrayait aux sentiments. Pire qu’un enfant en apprentissage, il n’avait rien de ce qui faisait le fondement d’un humain. Son esprit n’était qu’une pièce noire…

Une si petite pièce noire… vide.

« Je comprend. »

Un ton sombre, peut-être plus expressif qu’elle ne lui eut connu. Les yeux baissés, il observait le sol sans le regarder, comme si ses yeux perçaient les mystères de l’invisible. De bien faibles mots, mais la neutralité avait un instant quitté sa voix pour exprimer quelque chose de plus… vivant. L’acceptation. Le dépit peut être. La déception sans doute. Mais rien de plus. Et rien n’était vraiment certain. Il n’ajouta rien quant-aux mots de la jeune femme, ni ne se donna la peine de raconter les propres pans qui façonnaient son histoire. Qu’y avait-il donc d’intéressant à raconter sur un passé qui n’était que ça, un passé ? Il faisait de lui ce qu’il était, mais en aucun cas Thivan ne gardait rancœur ou tristesse des moments qu’il avait connu. Ils n’étaient que des souvenirs. Parfois clairs, parfois effacés.

Le couinement à la suite de ses paroles fait relever le regard du Cardinal en direction de la Panthère, mais avant qu’il ne put dire quoique ce soit, elle se retrouvait à l’assaut de son espace vital, frôlant avec une certaine taquinerie ses lèvres sans pour autant lui faire grâce d’un autre baiser. Bien qu’il avait demandé à la jeune femme s’il lui était possible de recommencer, plus réellement dans l’espoir de ressentir à nouveau des sensations pour les analyser, il ne s’attendit pas à ce qu’elle lui demande d’agir en premier. Pas que Thivan n’avait pas d’initiative, mais le fait est que son ignorance en la matière, si elle ne le retenait pas particulièrement, ne le poussait pas à agir sans consentement. Il s’agissait après tout de briser presque un interdit, bien que Li le poussait clairement à saisir sa chance. Pourquoi devait-il le faire ? Pour cet infime plaisir qui avait pincé son cœur. Un long frisson parcourus l’échine du Berserker quand les lèvres chaudes de Li Mei se posèrent en traitre sur la peau de son cou. La réaction que son corps eu, parfaitement incompréhensible par son esprit, ne manqua pas de le surprendre. A nouveau il sentait une forme de chaleur monter en lui, et il devait avouer que… ce n’était pas dérangeant. Au contraire même.

Céder à la pulsion. Dire que d’ordinaire, il laissait toujours celles-ci le guider, ses combats n’étaient qu’une succession instinctive d’actions… pourquoi n’était alors pas capable de simplement prendre ces lèvres qui lui faisaient si… si cruellement envie oui. Bien qu’il ne se l’avoua pas, il avait terriblement envie de connaître plus, et les réactions de son corps étaient si incompréhensibles qu’il voulait mettre un mot dessus. Boum. Boum. Il pouvait entendre clairement le tambourinement de son cœur dans l’étau de sa cage thoracique. Plus il attendait, et plus un vague sentiment le tiraillait. Et cette fois, il pouvait entendre son instinct lui crier un mot : plus. Beaucoup plus. Sans attendre, laissant la pulsion prendre le pas sur la raison, il se releva, non sans une certaine fermeté attrapa Li Mei pour la plaquer contre le mur derrière elle, saisissant ses lèvres sans plus de cérémonie. Si ça n’avait surement rien d’exceptionnel – il n’aurait su le dire – le geste ne fut pas maladroit. Il était assuré, fort. Et ça lui plaisait. Détachant doucement son visage de la Panthère, il recula à peine, son souffle frôlant la peau rosie des joues de la jeune femme dans un murmure.

« Donne m’en plus. Montre moi plus. Explique moi. »

Cela pouvait sonner comme un ordre. Mais c’était plus, une nouvelle fois, comme une supplique qui ne demandait que de l’aide. Si elle n’en avait pas la forme, le fond ne trompait pas, tout comme le regard du Cardinal qui, s’il semblait toujours aussi vide, affichait au fond de ses prunelles une légère étincelle. Quelque chose s’était éveillé au fond de lui.
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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Jeu 4 Fév - 3:22
Premier défit ~


Le ton même qu’usa le cardinal pour me répondre me donna des frisons. Il n’était pas monotone comme à son habitude, mais bien plus sombre, dangereux. Une je ne sais quoi qui me fit le regarder avec une certaine appréhension. Allait-il me tuer pour mes révélations ? Pour avoir mentit ainsi à tous ? J’en doutais. Il n’était pas de genre là. Non, quelque chose en lui semblait vibrer de colère. Une colère mêlée à… De la résignation ? Sans doute mais comment réellement savoir ce qui se tramait dans cette jolie petite tête brune ? Puis il me demanda si je recommencerais et un bruit étrange sortit de ma gorge nous surprenant chacun a notre façon.

Je jouais avec lui, la taquinant, le poussant à agir, qu’il arrête de réfléchir. Voix langoureuse, petits gestes provoquant… Il fallait qu’il apprenne à écouter son corps, à comprendre ce qu’il voulait. L’encourageant, parlant mais surtout faisant glisser mes lèvres sur la peau si douce et propre de cet homme avec qui je me sentais si bien. Le silence s’éternisait, je le laissais assimiler la chose alors que ses battements de cœur, d’ordinaire si calme et posé résonnaient dorénavant autour de nous. Je pouvais presque entendre la mécanique de son cerveau ce mettre en route. Levant simplement le regard vers lui, captant ses yeux, j’y décelais ce qu’il n’arrivait pas à comprendre. Il fallait dire que son corps m’aidait aussi à comprendre.

-Envie…

Je venais à peine de finir de lui susurrer la réponse a cette question qu’il se posait, que je me retrouvais plaquée au mur avec une assurance et une force que je ne lui aurais jamais donné pour une chose dans ce genre. Je ne pus que gémir alors que ses lèvres impatientes vinrent prendre possession des miennes, fermant les yeux pour répondre avec ardeur a ce baiser qui me faisait perdre la tête. C’est le souffle court, le cœur battant à tout rompre et les joues rougis que je regardais Thivan alors qu’il me parlait. Ses paroles échauffèrent encore plus mon corps. Je lui souris, un véritable sourire, si différent de ce que j’offrais habituellement, plus charmant, sincère, donnant une réelle vie à mon visage.

-Passion…




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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Mer 10 Fév - 2:41
Le mot finit à peine d’être murmuré à son oreille que la passion dévore son instinct pour l’exciter en un instant. Il n’y a plus de froide raison, les pensées cessent toutes de tergiverser pour se laisser aller au moment présent. Jamais Thivan ne laissait tomber les masques pour une autre situation qu’un combat, le fait était donc assez rare pour être noté. Li Mei avait réussi l’exploit de réveiller l’instinct dormant du Cardinal de la Pestilence qu’il gardait toujours enfouit en lui, laissant alors à son esprit vide et froid le droit de gouverner à sa place. C’était un challenge à double tranchant cependant, puisque la force intérieur du jeune homme n’était pas douce, elle n’était pas romantique, elle était plutôt telle une bête avide et violente. Ce qui se démontra assez rapidement quand, sans prévenir, le Cardinal se leva et plaqua la belle contre la paroi, quitte à l’embrasser sauvagement et fougueusement. Il dévora presque avidement la chair douce et pulpeuse, cala son corps contre le sien sans se soucier de ses pensées qui continuaient de s’interroger. Cela importait si peu, ses sens étaient en feu, son corps réagissait contre toute logique, seul l’instinct le guidait. Le souffle plus court, la pression sembla se calmer un peu lorsque leurs lèvres se décollèrent, laissant à Li Mei l’occasion de parler, expliquant d’un simple mot ce qui venait à l’instant de se passer.


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Message Re: [Avril 550]La chaleur des eaux [Li Mei]   Mar 1 Mar - 23:42


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