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 [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]

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Message [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Mer 25 Nov - 21:16
I. SANG FRAIS _____________________________________________________ Hyène/Sarcophyle
Fascinée par cet structure nommée Cathédrale de chair, Adeline en avait retourné les moindres recoins. D’une cathédrale, l’endroit n’avait pas grand-chose : si ce n’est des arches, peut être. Mais « retourné » elle avait pu le faire au sens propre, vu que de chair, tout en semblait fait. Les murs étaient mous et bedonnants, tendres et palpitants au toucher. Ça aurait pu en dégouter plus d’un, mais la jeune fille c’était retrouvée des étoiles pleins les yeux en y voyant une espèce de grosse bête. Ils vivaient tous dans une grosse bête. Leur château, leur citadelle, était un monstre formidable. Que demander de plus ? Folle d'enthousiasme, elle avait donc fait le tour du propriétaire, inspectant, palpant les moindres recoins – jusqu’à y repérer des zones sensibles, chatouilleuses, des murs plus rigides ou tendus que d’autres… L’idée d’en faire une espèce de carte germait en son esprit. Avait-il – elle ?- des organes ? Un cœur, une tête ? Un esprit peut être même ? Était ce la carcasse d'un ancien titan de guerre, ou l'arme secrète enfantée par Arès lui même ? Elle n'en dormais plus la nuit.
A en explorer les lieux, Adeline avait omis de se lier avec ses habitants. Elle était là depuis quelques semaines déjà, mais n’avait pu que se faire discrète lorsqu’elle avait croisé, au hasard d’un couloir ou d’une veine, d’autres Bersekers. Elle avait beau être ravie de son nouveau rôle, tout ces figures –souvent un peu étranges et monstrueuses- réveillaient en elle… une timidité admirative. Comme une fan n’osant passer le pas, elle s'était fait systématiquement discrète.

Pourtant, parmi les autres guerriers d’Ares, il y avait un nombre surprenant de femmes. Adeline s’en était réjouie à son arrivée. Elle voyait dans ce nombre une sorte de coalition contre le statut qu’on leur attribuait, dans la société. Une prise de pouvoir. Et parmi ces femmes, il y avait une, au teint mat, qui avait récemment prit place à l’entrée de la citadelle, forçant passivement Adeline à passer devant elle fréquemment...

La jeune fille avait prit soin en effet, en parallèle de son exploration du dédale, d’inspecter (avec une certaine minutie là aussi) les environs. Elle n’était plus une esclave, c’est vrai. Mais c’était une vieille habitude, qui était devenue une force au cours de ses quelques fugues et à laquelle elle accordait beaucoup d’importance. En plus, elle avait eu vent des guerres divines… Alors comment se permettre de ne connaitre le terrain sur le bout des doigts ? Le leur était celui de la guerre en plus - leurs rangs seraient certainement les derniers à éviter le conflit. Et à s’attirer des ennuis par extension.

Justement - Il y avait eu du grabuge récemment. A l’entrée.
Cela l'intriguait, et il était plus que temps de devenir une vraie Bers. Adeline avait, malgré le temps considérable qu’elle avait consacré à l’exploration, pris le temps depuis son arrivée de s’entrainer, longuement. Elle avait expérimenté ses capacités afin de les cerner, et approfondit sa maitrise comme ses connaissances du cosmos. Bien sur, elle devait encore faire pâle figure par rapport aux autres. Mais elle s'en sentait un peu moins honteuse, et forte de cette nouvelle confiance en elle, elle devait être... prête. À faire connaissance.

Elle arrivait à l’entrée. Prit une grande inspiration –juste au « suffisamment loin qu’il faut», la retint le temps de faire « les pas qu’il faut » - et te dit « Bonjour. »

C’était la première fois qu’elle t'adressait la parole, il n’y avait eu jusque là que des hochements de tête et mimiques légères. La petite Adeline d’un mètre soixante-deux c’était arrêtée face à la Hyène.

« Vous allez bien ? » Il y avait du sang sur ta hache.
Haha j’avais l’intention d’être bien plus bavarde initialement mais, c’est plus rigolo comme ca ? xD Sans rancune !





Dernière édition par Adeline le Mar 1 Déc - 11:17, édité 4 fois
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Message Re: [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Mer 25 Nov - 22:45

Fidèle à son poste, Ludmila n'avait jamais reçu autant d'attentions que depuis son affectation aux intimidantes portes d'obsidiennes. Toute présence était justifiée par ici mais on ne faisait semble t-il parti de « la troupe » qu'en endossant une responsabilité stratégique au sein de la machine de guerre d'Arès. Or obtenir une fonction représentait un luxe depuis plusieurs années, les forces envoyées à Rome ayant été anéanties et les desseins divins étant remis à plus tard par la force des choses.
Alors on pouvait ruminer, se plaindre même. Elle était passée par là d'ailleurs. Mais ils étaient rares à considérer ce relâchement comme une anomalie dans leur conduite habituelle ; conscients qu'une défaite militaire impliquait souvent une mise à pieds volontaire lorsque l'on souhaitait se redresser dans les meilleures conditions.

Le Dieu de la guerre n'était pas que brutalité. Si ses entreprises dans la grande mascarade divine étaient souvent réputées pour être les plus destructrices qui soient, ce n'était pas pour rien – Les Fléaux englobaient les peines les plus vastes, et de tels calculs originels impliquaient forcément un sens certain de la stratégie. Aussi la confiance l'emportait toujours sur l'impatience pour la Hyène, même si elle s'était permise de profiter de l'absence du Pontifex afin d'obtenir une audience avec son représentant provisoire et ainsi décrocher ce nouveau rôle. Eh, ruser un peu n'était pas interdit : D'autant qu'avec toutes ses années passées dans le bastion, elle s'estimait suffisamment méritante et disposée pour saisir des opportunités au risque de se montrer insistante auprès de certains...

Aujourd'hui, le sens des intrigues avait amené une nouvelle berserker à se présenter à elle. Ses quartiers avaient été déplacés dans les murailles juxtaposant l'entrée du domaine afin de ne pas entamer sa réactivité, ce qui avait aussi fait ses preuves à la venue de Silas. Mais cela lui donnait par la même occasion un statut « public » auprès des autres habitants du dédale qui eux, pouvaient passer toutes les portes – et même les murs organiques – sans avoir à s'en justifier.
Son interlocutrice était une gamine paraissant moins âgée encore que la vandale à son arrivée, de nombreuses années auparavant. Elle l'avait déjà aperçu à plusieurs reprises mais profita de ce premier contact réel pour la détailler du regard en toute neutralité après l'avoir salué d'un hochement de tête. Jusqu'à l'apparition d'un mince sourire.

    En pleine forme ! Répondit-elle en faisant fi des quelques hématomes qui ne lui causaient plus vraiment de douleurs. Hm... Puis constatant que la fillette lorgnait sur la teinte de sa lame, elle en caressa la surface du plat de sa main puis la montra à cette dernière : Il n'y avait aucune trace. J'en prends soin autant que ma cuirasse tu sais. Mais il lui faut du temps pour finir d'absorber le sang de nos ennemis.

En effet derrière le sang séché se cachait un coloris plus uniforme, de bronze rougeâtre.

    Qu'est-ce qui t'amènes ? Moi qui pensais avoir assez parlé de mon adversaire pour que le bouche à oreille prenne le relais... Maugréa t-elle d'abord avant de ricaner doucement, sans doute plus amusée par sa soudaine popularité que par sa petite remarque.


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Message Re: [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Mar 1 Déc - 10:44
Wow, c'était simple. - se dit elle aussitôt. En effet, tu n'avais pas même eu l'air surprise par son rentre dedans soudain. En même temps, il n'avait pas été très agressif, et même assez conventionnel ? Un léger sourire échappa à la jeune fille. Un premier pas est un premier pas. Adeline, un peu plus détendue, relâcha la tension qui avait assaillit ses épaules.
Son regard glissa sur la lames de la femme avec une certaine absence. Il est vrai, l'objet avait attiré son attention : mais en fait, la jeune fille portait peu d'amour pour les outils de la blessure. Le cosmos, et les miracles comme celui qui donnait vie à leur repère, la fascinaient bien plus que les choses forgées par les hommes. Elle n'y voyait, souvent, que des outils de malveillance qui demeuraient très éloignés d'une véritable puissance. Bien sur il en allait un peu différemment de leur cuirasses... Et elle ne savait pas tout à fait, au bout du compte, si elle avait sous les yeux une hache ordinaire.
L'objet était beau en tout cas, et soigné. Tout comme ton apparence générale. Et le métal sombre, dégageant une faible lueur, vierge de reflet, semblait comme habité d'une vie propre. Il y avait autour de toi une aura vibrante qui attirait la jeune fille, et que tu avais, pensa-t-elle en tout cas, transmit à ton artefact.

Adeline releva les yeux vers la hyène à ta question, prise au dépourvu et palissant. "Heu" bafouilla-t-elle, en rencontrant ton regard.

Elle avait vu dans les événements récents une bonne occasion d'instaurer le contact. Mais face à ton dédain concernant le sujet, elle se retrouvait paralysée, et déstabilisée dans son offensive. "Je suis ici depuis peu !" s’exclama-t-elle un peu brusquement, "et je porte la cuirasse du Sarcophyle." ajoutât elle, comme pour se justifier, comme une information cruciale, mais pour signifier simplement le sens réel de sa présence. Ha. Faire connaissance avec une paire, quoi. Les représentants d'Arès avaient ils même pour habitude de se rencontrer ? Ou ne le faisaient ils que sur le champ de bataille ? Comme tu gardais les portes, il pouvait se révéler utile que tu connaisse l’identité de tes pairs, non ?

Se sentant contrainte de rebondir et dire quelque chose de constructif, forte de ses habitudes de grande gueule, Adeline continua avec plus d'assurance.
"J'ai effectivement eu vent de votre victoire, Ludmila - de la hyène." Une pointe d'interrogation en ces derniers mots - tu t'appelais bien ainsi, n'est ce pas ? Quand à son fait d'arme, il l’intriguait, en fait... Mais soit, oui, elle passerait par les racontars. D'une manière ou d'une autre. Il fallait y voir un petit défi, et Adeline avait toujours su les relever et trouver l'information là ou elle se cachait. Cette décision passait sur son visage, et son esprit dérivait au delà sur la pente du sujet.

Elle avait entendu, en tout cas, que le Saint qui s'était présenté aux portes avait détournés ses pas et échappé aux guerriers d'Arès. Que serait il advenu, s'il avait pénétré la cathédrale ? Pouvait on donner les prisonniers en pâture à la forteresse une fois interrogés ? La question lui démangeait les lèvres.

"Dites, est ce que la Cathédrale a des organes ?"
Elle avait cédé un peu. Et ses grands yeux ambres se posaient sur les iris sombres de son interlocutrice avec insistance, soudain animé d'un vif éclat d’intérêt.



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Message Re: [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Jeu 3 Déc - 23:17

Une rencontre attendrissante.
... Anormale en ces lieux ? Possible. Mais quiconque connaissant la Hyène pouvait néanmoins deviner à son visage que la gentillesse avait bel et bien pris le pas sur sa sévère façade de soldate pourtant entretenue quotidiennement. Ce n'était peut-être pas le genre de la maison mais quoiqu'on pouvait entendre sur ces lieux, ils étaient habités – jusqu'à preuve du contraire – par des humains.
Or la vision de cette nouvelle recrue ne laissait pas insensible la vandale dont l'esprit s'agitait alors au gré des souvenirs de son arrivée ; de la solitude jusqu'aux liens tissés avec les autres « apprenties de Farkas », de la peur jusqu'à l'émerveillement, de la faiblesse jusqu'à l'assurance. La plupart des âmes présentes en cette arche organique avaient été victimes de divers mauvais sorts... et s'épanouissaient en apprenant à les combattre voire même à les dispenser aux autres. Nombreux étaient ceux à d'abord percevoir cet endroit comme un refuge, ne comprenant qu'il s'agissait en fait d'une délicieuse prison qu'au moment où leurs caractères étaient suffisamment trempés pour souhaiter en sortir que dans un but unique : Dévaster l'ennemi. Quel qu'il soit.

Cette petite, peu importe son passé, découvrait tout cela. Lui mener la vie dure ou simplement l'ignorer afin qu'elle se renforce soi-même ne faisaient pas partis des concepts régissant l'esprit de Ludmila, si bien que le simple fait d'assister aux premiers pas du Sarcophyle la poussait à lui offrir une autre image moins sordides que celles affichées un peu partout.
En revanche, elle n'avait pas prévu d'être prise de court par une question si invraisemblable qu'elle en rigolerait presque. Visiblement, son interlocutrice, elle, n'avait pas perdue son âme d'enfant avant de pénétrer le domaine d'Arès.

    ... Tu veux parler des parois, je suppose.
    Je serai tentée de te répondre que oui, sinon on ne sentirait pas la vie parcourir nos murs. Sans avoir la moindre certitude à ce sujet, on raconte que cet édifice serait aménagé au sein même d'une créature issue du bestiaire de son Altesse Arès. Si c'est le cas, peut-être qu'elle en souffre.
    Où est-ce son châtiment pour s'être autrefois dressée face à notre dieu ou ses hérauts ?

Elle n'inventait pas. La gamine ne devait pas être la première à se questionner car des rumeurs ou hypothèses circulaient parfois – La vandale ne fit que citer sa préférée plutôt que de répondre par une zone d'ombre assurément décevante.

    Peut-être que ce qui nous est accessible n'est qu'une maigre partie de ce qui existe vraiment. Je n'en sais rien. Pour ma part je préférerai passer la porte que de rester ici... Et quand on voit où je suis affectée, on peut dire que j'en suis pas loin !

Un ricanement accompagnait sa métaphore. Bien sûr, elle s'était déjà trouvée dans les régions alentours, mais voilà bien longtemps qu'aucun voyage justifié par une mission quelconque ne lui avait été proposé... Elle pouvait en rire, désormais, car sa victoire d'Hier se répandait rapidement dans les entrailles du bastion. Et cela présageait d'agréables perspectives pour l'avenir.


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Message Re: [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Lun 7 Déc - 2:24
Adeline afficha une espèce de grimace. Qu'elle essaya de réprimer, puis qui s'effaça légèrement d'elle même lorsque la hyène suggéra que la bête fut bien plus grande que ce qu'on en voyait - et qui était déjà conséquent. Oui, la Sarcophyle s'était dit cela aussi. Et cette pensée la réconciliait avec les propos précédents de la guerrière. C’était peut être puérile, mais elle n'aimait pas l'idée que la créature souffre... Et de ce fait, ne l’acceptait pas. Une punition ? A son sens, héberger la citadelle d'Arès était plutôt un honneur ! Elle ne se l'imaginait pas autrement. Comment remplir un aussi noble rôle, celui d’une forteresse, d’un château vibrant pouvait se révéler sentencieux ? Et même, si ce rôle était effectivement douloureux… N’était ce pas stratégiquement peu avisé de se réfugier au sein d’un être dont on nourrit la haine ? Adeline imaginait mal le dieu de la guerre mettre une telle situation en place.

Puis, elle n'avait pas compris de souffrance dans les pulsations des murs... L'endroit semblait communiquer avec chacun de ses habitants, comme un cocon. Protecteur, et hostile à l'encontre des intrus. D'après la petite, il (ou elle) était de leur côté. Et en tout cas, si c'était une grosse bête, elle voulait absolument en apprendre d'avantage ! Mais s’abstiendrait de partager ses opinions ou de poser plus de questions, question de décence. Là-dessus, en tout cas.

"Pourquoi, tu veux partir ?" Demandât elle les sourcils légèrement froncés, prudente, comme si son interlocutrice lui intimait qu'elle ne se plaisait pas parmi les Berserker ? Peu probable, vu qu'elle semblait prendre son post très à cœur... peut être était ce seulement l'endroit qui la mettait mal à l'aise. Peut être le percevaient ils tous différemment...

Adeline était contente d'avoir choisit cette porteuse la. Elle dégageait à son attention quelque chose de doux et chaleureux, qui la mettait en confiance malgré ses habitudes. Elle s'était toujours montrée défiante même avec les plus avenantes - mais ici, elle avait envie de changer cet aspect de son rapport aux autres et de tisser des liens... peut être tomberait elle des nues ? Si elle accordait difficilement sa confiance, ça n'était pas pour rien. « Excusez moi si je pose trop de questions. » » Ajoutât elle très fermement, l’air sérieux, consciente que son attitude pouvait paraitre un brin déplacée. Après tout, on ne l’avait pas sonné et elle avait déjà fait un beau premier pas ! Donc même si elle ne percevait rien qui puisse le suggérer, elle préférait prendre le devant.
Je n'avais bizarrement pas vu ta réponse ! Excuse moi si le post est un peu court, j'espère que ca ne gênera pas pour autant ^^



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Message Re: [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Lun 7 Déc - 19:08

    Pourquoi ?
    Eh bien ça fait plus de dix ans que je vis ici. Et moi non plus je ne me suis pas privée de poser des questions, tu vois !

Sa réponse – donnée avec vivacité – ne semblait admettre aucune explication supplémentaire.
Bien sûr elle y avait des repères, connaissances et amis, toutefois cet endroit demeurait une base pour des activités guerrières et n'était pas sensée être une paisible maisonnée. Peut-être que certains parvenaient à mener une vie un peu plus personnelle au sein des villages Daces mais ça n'avait jamais été le cas de Ludmila, celle-ci n'ayant jamais franchi le pas une fois lancée dans sa découverte des secrets divins.
Non ce qu'elle souhaitait dorénavant, c'était un rôle clé dans les desseins d'Arès ou dans les plans de bataille du Pontifex. Tant d'années à se perfectionner... il lui fallait bien décoller un jour ou l'autre. Bien que les effectifs avaient été grandement atteints, la plupart des berserkers voyageaient et cherchaient à influencer les peuplades guerrières ou encore trouver des moyens d'attiser les flammes de la guerre afin de ne jamais laisser le moindre répit aux troupes ennemies. La guerre n'était plus aussi vivace, mais les troubles, eux, demeuraient.

    Écoute attentivement et apprend tout ce que tu peux. Renforce toi et ne te laisse pas atteindre par les possibles découragements... si tu t'en sors, alors tu verras qu'un de ces quatre tu voudras toi aussi passer ces belles portes sous ma protection pour mettre en pratique tout ce que tu auras tiré de cet endroit.

    Sinon... Qui sait. Tu portes déjà une cuirasse, c'est déjà ça. Tu ne risques pas de devenir servante si tu échoues à certaines épreuves.

Mais peut-être que tu mourras, pensait-elle.
La citadelle était vaste et les pratiques sanguinaires qui s'y déroulaient parfois afin de mesurer les capacités des nouveaux éléments et en trier les jeunes prodiges des faux espoirs ne pardonnaient rarement les participants. Après tout, la Hyène elle-même avait coupé une main à deux de ses servantes – qui étaient autrefois des « sœurs » mais surtout d'autres prétendantes à sa cuirasse actuelle – pour mettre un terme à leur affrontement sans en venir à ôter la vie.
Ce n'était pas toujours ainsi que les choses se déroulaient.

Son ton avait été un peu brutal par rapport à la simple question de la jeune sarcophyle et la vandale s'en rendit certainement compte car elle reprit avec plus de calme.

    Ici on apprend à voir le monde différemment, puis on s'arme en conséquence.
    Mais c'est dehors qu'est notre place.


PS: Rien ne me gêne moi. °°


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Message Re: [Mai 550] - Sang Frais [Ludmila]   Dim 24 Jan - 14:55
Dans le fond, recevoir ainsi des conseils mettait un peu à mal la fierté trop grande de la gamine. Elle n’en laissât rien paraitre, gravant tout de même les propos de la hyène dans son esprit. Il n’était pas question « d’un de ces quatre » pour elle cependant. Jeune ? Elle allait apprendre tout ce qu’elle pouvait, sur le qui vive, mais comptait bien participer au vif de l’action – même si la forteresse l’intéressait, hors de question de s’y tapir pendant dix ans. Il lui faudrait juste, hum, le temps d’oser un peu plus… Mais plus elle échangeait, plus la confiance gonflait en elle – elle irait parler à d’autres. Elle s’était déjà donné un peu de temps, et ses années de servitudes avaient été largement assez longues pour ne pas en supporter une seule de plus.

Sa mine s’assombrit. Non, elle ne risquerait certainement pas de devenir une servante : en la matière, elle avait déjà donné. C’était un temps révolu.

" Oui. " se contentât elle de répondre, plutôt que « j’ai compris » - mais vraiment, elle avait comprit. Cela ne voulait pas dire qu’elle était consciente de toute la portée des paroles de Ludmila. Elle ne connaissait encore presque rien sur cet endroit et ses pratiques. Ce qui l’attendait pouvait être bien pire que tout ce qu’elle avait vécu jusque la. Mais elle n’en avait cure, ou pas conscience. Elle serait attentive, et ne comptait pas se faire avoir par quelconques mauvais tours ou difficultés. Elle avait connu les mauvais traitements, l’abus et le mépris, elle se sentait prêtre à connaitre la guerre. Son regard se portât vers l’orée, le voyage avoisinant, les arbres. Servir Arès – dans quel but, ca n’était pas très clair dans sa tête. Mais elle se démènerait comme un diable pour le faire, de toute manière.

"Moi aussi, je sortirai. " Bientôt.

Sur ces paroles, elle avait l’impression d’avoir accomplit quelque chose, un peu. Ses yeux se levèrent vers ceux, froids, de son interlocutrice. « J'te laisse travailler. »
Elle estimait en avoir fait assez, et cet échange avait été fécond, pour elle. Elle se sentait plus prête désormais, mais ne lui dirait pas en face – pas maintenant, un jour peut être. Son attitude faisait le reste. Tournant les talons, elle s’enfonçant à nouveau dans le passage de chair. Elle savait avec certitude qu’elles se recroiseraient, et sans doute même, seraient amenées à marcher hors de la citadelle ensemble. Mais d’ici la, elle devait effectivement se préparer. Et elle savait que les occasions de la revoir ne manqueraient pas.
Enfin ! Pour Adeline cet échange semble clos, mais n'hésites pas si tu veux qu'on rebondisse.



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