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 [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre

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Message [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre   Jeu 26 Nov - 23:58
L’aube pointait à peine le bout de son nez que Thivan était déjà sur le pied de guerre. Les ordres de Xanthe avaient été donnés la veille et le Cardinal n’était pas du genre à faire attendre ceux-ci. Moins encore lorsque l’on considérait l’importance de la mission qui lui avait été confié, à lui et aux deux autres Berserkers qui l’accompagnaient. En tant que chef de l’équipe, il avait laissé la nuit passer pour donner à chacun le temps de régler ses affaires, compte tenu que lui même avait dû s’entretenir ensuite en privé avec le Pontifex. Mais le jour s’était levé et plus question de perdre du temps. Arrivé au village Daces le plus proche de la Citadelle avec Roach, il avait terminé de prendre des vivres et d’installer la selle ainsi que les différents harnachements sur sa monture. Toujours aussi sale et aussi maigre, l’animal ne semblait guère capable de supporter un tel poids sur lui, ni de maintenir le rythme. Mais beaucoup ignoraient réellement ses capacités et trop étaient ceux à le sous estimer. La célérité de Roach n’avait rien à envier à aucune autre monture de meilleur aspect, il distançait sans aucune difficulté quiconque le défiait. Flattant affectueusement son encolure, il entendit vaguement quelques pas derrière lui. Se retournant sans trop se presser, il fit face à l’un de ses confrères pour cette mission qui venait d’arriver. L’autre ne tarda de toute façon pas à suivre le pas.

Ludmila et Zvezdan. Avec lui en plus, cela formait un groupe assez inattendu. En soit ça ne dérangeait guère Thivan de faire équipe avec les autres, il acceptait les ordres que Xanthe lui donnait, quels qu’ils soient. Même s’il s’agissait d’œuvre avec d’autres. Et même si l’on ne pouvait nier que le Cardinal de la Pestilence n’était pas du tout un habitué du travail à plusieurs et qu’il était lui même un piètre compagnon de route. Il ne serait surement pas le meilleur à animer durant le voyage. En attendant, il restait le chef d’équipe. Et c’est avec une certaine satisfaction – si l’on pouvait dire, aucune trace ne le montra sur son visage – qu’il les vit arriver à l’heure convenue. Le départ était donc imminent. La cuirasse sur le dos, la bride dans la main, les sacoches remplies du stricte nécessaire, Thivan laissa un instant passer le silence avant de demander, plus pour la forme qu’une réelle question.

« Vous êtes prêt ? Nous allons bientôt partir. »

Lui en tout cas n’attendrait pas si les autres ne se pressaient pas ou annonçaient un quelconque contretemps. A ce qu’il avait compris, Ludmila qui ne possédait pas de monture était allée en quémander un aux habitants du village qui avaient gracieusement répondu en lui offrant un cheval lors de la mission. Quant-à Zvezdan… hé bien il n’avait aucune idée de ce que celui-ci avait bien pu faire le reste de la nuit. Sans doute comme chacun, se reposer avant le voyage qui les attendait. Ils montaient vers le Nord et tournaient vers l’Est, les chemins n’étaient pas tous sécurisés, et qui sait quelles rencontres ils pouvaient faire… oui, cela pourrait être long s’ils ne faisaient pas attention.

« Des questions avant ? »

En disant cette phrase, le Cardinal avait posé un pied à l’étrier et était monté sur sa monture avec une certaine souplesse et agilité. Il avait clairement l’habitude de chevaucher. Son regard neutre se posa sur les deux autres en attendant qu’ils répondent.
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Message Re: [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre   Ven 27 Nov - 1:29
Content de voir que ça bouge enfin.

Ainsi, la divine grâce matinée avait pris fin. "Il" se réveillait. Et avec sa renaissance, c'est également toute une armée qui reprenait vie. Les Berserkers, jusqu'ici passifs et - aussi triste que ce soit à dire - quasi soumis, allaient pouvoir renaître de leurs cendres.

Du moins c'était sur trois paire d'épaules que cela reposait, dont la mienne dans le lot. Guider l'hôte d'Arès jusqu'au Dédale et le mettre en sécurité des éventuelles influences extérieures, telle était la mission. Thivan pour guider le petit convoi, et Ludmila de présente également. Les ordres avaient été donnés par Xanthe dès son retour, et le départ était prévu pour l'aube. Le plus tôt sera le mieux, ainsi, il s'agissait de préparer le nécessaire aussi rapidement que possible. Une poignée de provisions, quelques babioles ici et là, le tout en petite quantité. Si j'ai toujours aimé vivre avec un minimum de confort, je suis tout de même plus que capable de me débrouiller lorsqu'il faut se contenter de peu. Si ça n'était le cas, je n'aurais jamais survécu à ces années de vagabondage par le passé.

La préparation est plutôt rapide, j'en profite donc pour me reposer un minimum. Après tout, je rentre à peine d'un voyage de longue haleine dans les Terres du Nord que déjà, je me retrouve propulsé vers une autre destination. La fatigue est le pire des compagnons de voyage, c'est pourquoi je prends soin de m'en débarrasser du mieux que je le peux durant les quelques heures de répit qui me sont accordées. Une fois cela fait, je grimpe sur Sambor, belle et puissante monture au pelage argenté. ma fidèle monture depuis 5 ans désormais. 5 années durant lesquels il aura toujours refusé de laisser une selle se poser sur lui. Mue d'une volonté propre, il tenait à rester libre et indépendant, et je ne pouvais le blâmer pour ça. Un respect mutuel entre nous, et finalement, une relation qui fait de moi la seule personne autorisée à le monter. Finalement, je me dirige vers le village Daces voisin de la Citadelle pour y retrouver retrouve Thivan, Cuirasse déjà sur le dos, tout aussi peu d'équipement que moi, au côté de sa rachitique monture. Aucun mot tant qu'aucun n'est nécessaire jusqu'à l'arrivée de Ludmila, et à partir d'ici, l'habituel "sommes nous prêts". J'hoche la tête à l'affirmative pour me préparer à y aller. Sans doute que nous ne seront pas les seuls sur cette affaire, et ça, je m'y étais déjà préparé. Prêt mentalement, lame affûtée pour l'occasion, et j'espérais qu'il en était de même pour mes deux comparses. Sur le point de partir, je ferme les yeux un moment, expire un bon coup, puis fixe le point à l'horizon sur la route.

Pas de questions, non.

Pas maintenant. Le temps des questions est passé lorsque nous nous sommes dispersés pour exécuter les ordres reçus. Désormais, il va s'agir d'avancer, encore et encore, jusqu'à destination. Et ce le plus vite possible, sans permettre à quiconque ou quoique ce soit de nous ralentir.
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Message Re: [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre   Ven 27 Nov - 2:23

Effectivement la Hyène n'était toujours pas au point de rendez-vous.
Détail stupide mais de taille, la mission exigeait une monture de dernière minute afin de ne pas affecter trop sévèrement le rythme que tiendraient assurément les deux cardinaux... Bien sûr, cette petite requête ne représentait pas un problème et les villages Daces proposaient de correctes écuries aux berserkers selon les besoins. Néanmoins l'équation comportait bien quelques soucis la rendant râleuse ; si les propos du Pontifex n'avaient pas manqué de la galvaniser dans un premier temps, elle s'était laissée surprendre comme une bleue par ce qui aurait pourtant du lui apparaître comme une évidence.

Car elle n'était pas présente comme combattante mais plutôt en tant qu'éclaireuse. Soudain la dernière discussion partagée avec la Panthère, sa comparse et amie, lui revint violemment à la figure – Xanthe, leur prestigieux chef de guerre, redevenait de plus belle « un fichu gamin » aux yeux de Ludmila dont l'opportunité rêvée s'en voyait presque gâchée par cette directive affligeante ! Bien que deux cardinaux étaient affectés à la mission, lui rappeler son rôle secondaire en la préférant comme espionne potentielle ne manquait pas de la rendre bougonne. Son devoir consistait donc à se tenir à l'écart, collecter des informations pour le duo de grands princes qu'elle accompagnait et une fois proche de leur destination, s'en séparer afin de s'engager sur le terrain de la discrétion...

Bon sang. Elle n'en voulait ni à l'un ni à l'autre des cardinaux, elle aurait accomplie toutes les tâches souvent ingrates mais nécessaires se présentant, elle aurait même pris des distances dans le cadre d'une stratégie... Oui tout ça, elle avait été taillée pour tout autant que dans l'idée d'abattre sa hache sur les adversaires d'Arès. Mais se sentir rabaissée ainsi, elle l'avait encore au travers de la gorge.

Tachant de ne rien dévoiler à ses supérieurs en revenant sur le dos d'un cheval – et après avoir refoulé de façon cinglante l'autochtone qui à travers un si bienvenu trait d'humour avait jugé acceptable de lui proposer une mule – , elle se contenta de répondre un brin sèchement.

    Oui, quel est notre itinéraire ?
    C'est que je n'ai pas vraiment l'habitude de voyager...

Et je devrai certainement « m'estimer heureuse » pour cette fois-ci, pensa t-elle.
Cela dit son mauvais caractère se retourna vers son infidèle destrier qui trottait aléatoirement malgré elle. Enfonçant ses ongles dans le cuir insensible de la fichue bête qui ne tenait pas en place, la Hyène serrait les dents en constatant que ça n'y changeait rien puis en réalisant qu'un vilain coup de pieds n'arrangerait absolument pas les choses. Avant toute chose, elle allait avoir besoin de le prendre en main...


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Message Re: [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre   Sam 28 Nov - 3:55
Pas vraiment de surprises. Si question il devait y avoir, elles auraient surement été posées plus tôt. Pour les importantes du moins. Il est vrai que Thivan s’était entendu à des remarques sur l’itinéraire et le chemin à emprunter et de toute évidence ce n’était pas son collègue Cardinal qui y pensa mais la Hyène qui arriva assez difficilement sur sa monture. Sans exposer de réflexions, la Pestilence observa la jeune femme tenter tant bien que mal de tenir sur l’animal qui sembla un peu grand pour elle aux yeux du Berserker et il n’avait pas besoin d’être fin connaisseur pour voir qu’elle n’était pas habitué à ce genre de moyen de transport. Il sembla d’ailleurs à Thivan que la bonne humeur de la Berserker devant lui était entamée non seulement par ses maladresses avec son cheval mais aussi à cause des ordres que Xanthe avait donné la veille. Pour avoir discuté un peu avec lui ensuite, il savait parfaitement de quelle manière le Pontifex percevait le rôle des femmes dans la guerre. Et s’il n’était pas celui qui démentirait son autorité, Thivan n’avait pas particulièrement la même vision que celui-ci sur le sujet. Du moment qu’Arès avait choisi Ludmila comme l’un de ses soldats, il estimait qu’elle pouvait se battre et ce au même titre que les hommes, avec les avantages mais aussi les inconvénients. Son combat avec le Chevalier d’Or du Gémeaux avait bien prouvé, selon le Cardinal, que la place de la Hyène était parfaitement sur le champ de bataille à user de sa hache. Si la situation se présentait, peut être bien qu’il n’obligerait pas la jeune femme à rester derrière… après tout, un bras de plus pour combattre n’était pas négligeable, surtout pour une mission de cette envergure. Lorsqu’elle posa sa question et le sous entendu qui suivit, c’est comme à son habitude que Thivan répondit. Par un grand silence d’abord, ses yeux sondant avec un profond vide son interlocutrice avant de répondre de cette voix particulièrement monocorde.

« Nous voyagerons vers le nord par les forêts et les montagnes. C’est le chemin le plus court, les seuls risques seront surement quelques groupes de brigands, mais je doute que cela inquiète quelqu’un. » Ce n’était là même pas une question, ce genre de contretemps n’était rien pour les Berserkers d’Arès et il valait mieux pour les potentiels brigands de s’abstenir d’attaquer. « Ensuite nous continuerons par quelques routes assez peu empruntées jusqu’à Kiev. On ne peut se permettre d’être retardé par quoique ce soit. »

Et il ne doutait pas que si le Pontifex avait senti la réincarnation d’Arès arriver sur cette terre, le Sanctuaire et donc les Chevaliers d’Athéna en avaient fait de même. Cela n’aurait pas surpris Thivan de voir ces misérables Saints barrer leur route et tenter de s’emparer du dieu fraichement réincarné et presque éveillé. Le Destin des Berserkers dépendaient de la réussite de cette mission, car sans leur divinité protectrice, les combats risquaient d’être difficiles et désavantagés. Plus encore même, des scenarios que personne n’avait envie d’envisager.

Pensif l’espace d’une seconde, le Cardinal reprit bien vite une certaine concentration sur la situation. Et puisqu’aucune autre question ne semblait prête à être posée, il estima qu’il était temps de prendre la route. Un coup de talon sur les flancs de Roach, il entama la marche d’un pas plutôt lent d’abord pour permettre à la Hyène de suivre le rythme dans un premier temps. Mais il ne comptait pas lui permettre de retarder cette mission par ses maladresses. Soit elle apprendrait sur le tas, soit elle serait en retard.

« Bien, nous y allons. Tâche de bien observer Ludmila, la route va te paraitre longue. »

Et sans plus de paroles, il prit la tête du groupe. Il ne serait pas le bon samaritain conseillant une alliée, tout bonnement parce que l’idée ne lui était même pas venue à l’esprit. Ce n’était ni mesquin ou méchant, à ses yeux, tout le monde devait apprendre sur le tas, puisque c’était la seule réelle solution en l’instant. Ah Thivan, quel charmant compagnon de route il allait être.
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Message Re: [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre   Sam 28 Nov - 8:35
Ah. Oui. Je dois dire que je ne m'attendais pas à ça.

L'expression impassible que j'avais adoptée pour l'occasion reprenait de ce sourire que j'arbore habituellement, pour finalement devenir un grand sourire peinant à ne pas exploser en un fort rire sans retenue. Oui, la scène avait de ce petit zeste de comique prompt à égayer ce qui s'annonce pourtant comme la plus sérieuse des missions. Première fois sur un cheval, hein ? Heh, surprenant, je dois l'avouer. Ce qui l'était moins, c'était cet air quelque peu dépité, piètrement dissimulé, mais clairement visible, et il était facile d'en deviner la cause. Ce n'était pas en tant que Guerrière, mais en tant qu'espionne, qu'éclaireuse qu'elle se joignait à nous. Du moins était-ce là l'assignation qui lui avait été attribuée par Xanthe. C'était dans ces moments que, Pontifex ou non, messager d'Arès ou non, chef des Berserkers ou non, on se rappelai qu'on avait aussi à faire à un jeune homme à peine adulte. C'est une chose de considérer la femme bonne qu'à rester à la maison, balais en main, prête à cuisiner, et à écarter les cuisses de temps à autre. C'est un point de vue, un point de vue auquel je n'adhère pas, mais un point de vue tout de même. Mais l'on ne confie pas une Cuirasse à un être sans attendre de sa part qu'il combatte, qu'il monte sur le front, prêt à batailler. On envoie pas des hommes et des femmes à la Guerre, on envoie des soldats. On envoie pas un sexe, on envoie deux bras, deux jambes, un torse et une tête. Dans cette tête, l'intuition du combattant, dans ces bras, sa force, dans ces jambes, sa vélocité. Et dans ce torse, un Cœur qui bat au rythme des affrontements, toujours plus assoiffé de sang, toujours plus avide de victoires.

Et si les femmes n'ont de toute façon pas vocation à combattre, nul besoin de leur confier une Cuirasse. Non ? Non. Tout simplement parce qu'elles ont à combattre. Je n'ai personnellement pas l'intention de voir la Citadelle s'effondrer sur elle-même dans les flammes parce qu'on aura interdit aux femmes de la défendre. Tout comme je n'ai pas l'intention de voir Arès arraché à ses enfants parce que la seule Cuirassée encore capable d'intervenir aurait eu pour ordres de ne pas combattre. On a pas le luxe de la misogynie sur un champ de bataille, et quiconque peut tenir une épée DOIT tenir une épée.

Mais ça, j'en parlerais à l'intéressée du moment bien assez tôt. Peut-être même que j'en parlerai aussi à notre jeune Pontifex, lorsque nous reviendrons. Mais avant de penser au retour, penser au présent. Se sortir ces pensées de l'esprit pour mieux se concentrer sur l'immédiat. Je laisse Thivan éclaircir le point du chemin à suivre, tout en lançant un dernier regard mi-inquiet mi-amusé à une Ludmila bien trop peu assurée sur sa monture. Puis déjà, nous partions. J'allais me joindre à l'avancée pour passer à côté de la Hyène un court instant, juste le temps de lui glisser ces quelques mots.

Éclaireuse ou non, agis si nécessaire. Je n'ai pas l'intention de voir cette mission se solder par un échec sous prétexte que toutes les lames n'auraient pas le droit d'être tirées de leur fourreau lorsque combat il y aura si combat il y a.

Peut-être ne suis-je pas le chef d'équipe, reste que je mets le succès de cette expédition avant le respect d'une consigne aussi absurde. Ma main qui passe sur le pelage de la monture de la Hyène, apaisant un peu la bête alors plus calme, pour finalement m'éloigner un peu, que les chevaux circulent sans se marcher sur les sabots.

Tâche de vite prendre le pli, mon petit doigt me dit que tu risques d'avoir plus souvent l'occasion de voyager que tu en as eu l'habitude jusqu'ici, à l'avenir.

C'était lancé de façon sous-entendue, mais l'idée était claire dans mon esprit : je n'aime pas voir une lame pourtant tranchante et affûtée prendre la rouille sur un présentoir là où elle pourrait briller de tout son éclat au service d'Arès. Elle brillera. Je m'en assurerais personnellement. Finalement, je rattrape la dizaine de mètres de retard de prise sur Thivan - à vouloir calmer la monture de Ludmila, j'ai fini par tarder un peu -. Ca y est, la routine de voyage qui se met en marche. Le claquement des sabots qui martèle le sol, le vent qui souffle, la nature qui vit autour. Et à part ça, le silence le plus absolu. Même moi je peux apprécier ça à sa juste valeur. Ce calme avant la tempête, ce n'était pas de trop. Paisible mais alerte, confiant mais prudent, j'appréhende notre arrivée à Kiev.
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Message Re: [MD1] Que résonnent les cors de la Guerre   Sam 28 Nov - 14:00

Ni l'un ni l'autre des cardinaux n'étaient dupes. Ludmila s'en rendait bien compte, sa sincérité naturelle prenant le pas sur cette brève comédie ne trompant définitivement personne ; quelle piètre espionne ferait-elle...
Mais encore une fois l'attitude de ses alliés la rassurait, que ce soit la ligne de conduite monotone de Thivan ou la mince complicité qu'elle entretenait avec son supérieur direct, le commandant du régiment des Flammes. Ce dernier allait même plus loin en glissant une carte blanche sous le nez de la Hyène dont le masque agacé s'évanouissait au gré de ses propos. Après tout il ne remettait pas les ordres du Pontifex en question, il ne faisait que considérer le pire et envisager les solutions – Or pourquoi se priver d'une lame affûtée ayant déjà fait ses preuves contre un représentant du Sanctuaire alors que de nouvelles cloths risquaient probablement de leur barrer la route à un moment ou un autre de leur si primordiale entreprise ?

Gratifiant Zvezdan d'un sourire chaleureux en guise de remerciement lorsqu'il prit également la peine d'apaiser la monture instable, la vandale tâcha par la même occasion de recouvrer son calme et repartir sur de bonnes bases avec le cheval qui devrait la supporter jusqu'à Kiev.

    Bien...
    Je n'ai pas l'intention de me laisser dominer par un vulgaire canasson de toute manière...

Respecter les autres faisait parti de sa nature. Mais les animaux ? Pas vraiment. De toute façon ils ne parlaient pas la même langue alors il y avait peu de risque que la monture prenne la mouche... même si son léger malaise se répercutait certainement chez la bête d'ordinaire docile.
D'ailleurs ce n'était pas la première fois qu'elle montait – Sauf que sa dernière expérience remontait à bien des années auparavant, lorsque son poids-plume se laissait porter jusqu'aux portes de la Citadelle qui deviendrait plus tard son foyer. Au côté de Farkas... Les souvenirs remontaient. De déplaisants souvenirs, pour ne pas dire traumatisants.
Celle-ci essaya de les chasser en reprenant la parole, après avoir asséné un violent revers du talon dans le flanc du cheval afin de franchir au plus vite le retard qui commençait à se dessiner entre elle et les autres cavaliers.

    ... Pour être honnête, si son Altesse Arès est belle et bien apparue à Kiev je me voyais mal tenir mes distances. Silas semblait bien curieux au sujet de notre organisation, ça m'étonnerait qu'une telle goutte d'eau ne fasse pas déborder le vase !
    Si Purpurine reste à mon ceinturon lors de l'apparition menacée de notre maître, à quoi bon la sortir dans d'autres occasions...

Un aveu qu'elle pouvait se permettre au vu du comportement de ses alliés actuels. Du moins d'après son propre jugement et les propos tenus par Zvezdan. Elle entama donc une innocente discussion en s'essayant à un rythme calqué sur les trots accomplis par son cardinal – Ayant plus de facilité avec celui-ci qu'auprès de la Pestilence, évidemment.
Le voyage vers Kiev démarrait donc.


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