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 [MD1] Salut voisin, on fait que passer !

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Message [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Lun 30 Nov - 19:51
Cela faisait maintenant un certain temps que nous avions commencé notre route vers Kiev.

Le chemin est long et sinueux, certains dirons difficile, mais je suis au final assez habitué à ça, donc ce n'était en soi pas un souci de mon côté. Une chose le devint ceci dit assez rapidement. A coups de raccourcis et de chemins rapides, on a fini par se retrouve exactement de là où je viens : Le Nord. La potentielle misère ou rudesse de vie des coins que l'on peut croiser ici et là en Germanie ne m'heurte pas réellement, encore une fois, les températures auxquels on a droit sur ces terres, elles... Oui, ça, très précisément ça, ça peut en effet me déranger déjà un peu plus. Je ne m'étais encore jamais aventuré si loin dans les Terres de glace avant ma dernière expédition, et j'osais espérer ne pas avoir à y remettre les pieds de sitôt. Espérons ne pas avoir à s'y éterniser...

Un peu tremblant, plus pâle, un petit nuage qui s'échappe de ma bouche à chaque respirations, je soupire de temps à autre sur le chemin, maugréant sur le climat. Un "ces températures, franchement" par ci, un "on a pas idée de s'installer dans une région si froide" par là. Ah oui, s'il y avait bien quelque chose de susceptible de rompre le silence jusqu'ici seul maître des lieux nous entourant, c'était moi en train de me plaindre. J'avais heureusement prévu des affaires lourdes pour l'occasion, ainsi, lorsque les degrés commencèrent d'un coup à chuter, j'eus vite fait d'enfiler ma lourde cape de voyage au dessus de ma plus légère tenue de base.

En soi, les nuits étaient calmes, il s'agissait surtout de ne pas baisser sa garde. Aussi Berserkers que nous soyons, nous ne sommes pas à l'abri d'une faune hostile, d'un groupe de brigands organisés ou autre. Et si là comme ça, ce genre d'encombres peut difficilement faire office de réelle menace, on a tout de même tendance à mieux se porter sans ce genre de désagrément. On trouvait des coins tranquilles pour monter le camp. A chaque fois, je m'éloignais quelques temps, juste histoire d'aller chasser du gibier. J'ai vécu de la chasse durant de longues années, y avait rien de nouveau ni d'inhabituel dans tout ça. Je sais pas ce qu'il en est du côté de mes deux comparses, mais j'ose espérer qu'ils savent se débrouiller en ce genre de conditions.

Finalement, c'était là une des soirées où le camp était monté. Je revenais, apercevant à peine le feu au loin tant on s'était assuré de trouver un endroit à l'abri des regards. Une fois arrivé, je m'annonce d'un sifflement pour rameuter tout ce beau monde autour de moi. je dénoue les liens autour du grand sac en toile pendouillant à ma taille pour le poser devant le feu et l'ouvrir. Son contenu : Deux lièvres fraîchement tués. Dans ma main gauche, une cruche d'eau remplie de l'eau du lac avoisinant. Menu du soir, avec les compliments du chef.

Je propose de presser encore un peu plus le pas lorsque nous en aurons fini ici. D'une, puisque plus tôt nous arriverons sur place, moins nous aurons de chance d'avoir à gérer de quelconques imprévues, de deux, puisque plus tôt nous nous serons extirpés de ce coin perdu, mieux ce sera. Ils ont jamais dû voir plus de 25 degrés s’aligner dans les environs, sauf en négatif, j'imagine...

C'était clair autant de ma gestuelle, dans mes expressions que dans mes mots : Je n'aimais pas cette région du monde. Oh, c'était beau, hein, le paysage immaculé blanc, le ciel qui s’illumine de tout part à l'occasion de quelques aurores boréales... Mais il y avait autre chose de bien moins agréable. S'il y a bien une chose que m'a apprise mon voyage plus tôt ici, c'est ça : Je n'aime vraiment, vraiment, VRAIMENT pas les basses températures.

Dites, vous n'auriez pas plus de bois pour le feu, à tout hasard ?

Pitié, vois à renaître dans un coin un peu moins paumé pour la prochaine fois, Arès.
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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Mar 1 Déc - 18:05
Le froid était glacial et mordant. C’était à peine si le jeune homme pouvait sentir ses doigts pourtant cachés sous une épaisse cape de voyage faite de fourrure. Plus tôt, alors que le vent s’était levé pour souffler les voyageurs de ses cristaux gelés, Thivan avait fait en sorte de se couvrir le mieux possible à l’approche de cette terre hivernale qui était sans conteste loin de ses préférences. S’il n’était guère particulièrement attiré vers les temps chauds et cléments du sud, il était certain que le froid était l’un de ses pires ennemis. Et il n’était pas difficile d’en trouver les raisons. Déjà, parce que c’était franchement désagréable. Le Cardinal avait beau ne pas se plaindre de grand chose, ce genre de température était bien une des seule à pouvoir le faire tirer une tronche de six pieds de long. Puis d’un point de vu plus pratique, le froid engourdissait grandement ses membres et donc sa mobilité, rendant ainsi tous mouvements plus lents et plus longs à mettre en place. Il remarqua ne pas être le seul dans cette situation, puisque son homologue ne manquait pas de grogner et d’exprimer son mécontentement assez régulièrement à mesure que la marche avançait. Cela faisait quelques jours qu’ils avaient quitté les montagnes des Carpates et la bonne nouvelle, c’était qu’ils avançaient assez vite vers Kiev. Une poignées de jours encore, et ils seraient sur place pour mettre en exécution leur mission, en espérant ne pas croiser les chevaliers d’Athéna si tant est qu’ils étaient au courant, ce que Thivan ne doutait pas une seule seconde.

La nuit n’allait pas tarder à tomber et comme à chaque fois, là où Zvezdan s’occupait de ramener le gibier, Thivan lui se chargeait d’allumer le feu et faire en sorte que leur campement soit le plus discret possible. A côté, il avait été demandé à Ludmila de s’occuper des bêtes. Une organisation assez sommaire, qui convenait fort bien au Cardinal qui était capable de se contenter de très peu de choses. Il avait vécu de très longues années comme brigand assassin et vagabond, cela dans une profonde solitude, alors il n’avait guère d’inquiétude pour ces bivouaques à la pleine étoile. D’autant que les créatures de ces terres n’avaient pour l’instant pas encore décidé de s’attaquer à eux, ce qui présentait un certain avantage et surtout une chance d’éviter des désagréments. Au final les seules créatures rencontrées étaient les bêtes que ramenait la Guerre une fois qu’il finissait sa chasse. Chose qui fut à nouveau le cas ce soir là alors que Thivan attendait silencieusement à côté du feu, sans adresser ne serait-ce qu’un mot à la Hyène qui devait trouver le temps long. Mais depuis ces quelques jours, elle s’était sans doute habituée au caractère taciturne du Cardinal, un trait qu’on lui connaissait déjà avant de toute façon. Et si elle ne s’y était pas encore faite, ce n’était pas son problème. Ou du moins un problème qu’il ne percevait absolument pas.

Quand Zvezdan arriva en s’annonçant d’un sifflement, le jeune homme ne bougea à vrai dire pas et se contenta d’observer de sa place, l’air détendu et indifférent à ce que ramenait son compagnon de voyage. Ma foi, il trouvait cela pourtant fort bien et efficace, mais il n’était guère capable de le montrer. Attendant que les deux autres reviennent s’asseoir pour dépecer les bêtes et les préparer, Thivan écouta d’une oreille attentive les paroles de la Guerre et ne tarda pas à y répondre, cette voix toujours aussi monocorde comme si rien ne semblait l’intéresser.

« Je suis d’accord. Rester plus longtemps ici ne nous servirait à rien. Dans à peine quelques jours nous serons à Kiev. Deux tout au plus je dirais. Et je dois bien avouer que ces températures me déplaisent également. Quand penses-tu Ludmila ? » Oh, une concession et une question de la part de Thivan, et même une révélation de son propre cheminement de pensée ? Une chose bien surprenante, lui qui ne parlait jamais de ce qu’il pouvait ressentir tant le nombre de ses émotions était faible. « Espérons que nous allons bientôt quitter ces terres. »

Il eut un vague soupir avant de reprendre la contemplation du feu et de prendre un lièvre pour lui retirer la peau. Le silence s’installa pendant quelques secondes avant que Zvezdan ne reprenne pour une remarque assez digne de peu d’intérêt. En haussant les épaules, Thivan releva le visage et indiqua du regard une pile de bois un peu plus loin, au sec, à l’abri de cette foutue neige.

« Si tu veux plus de bois, tu peux aller en chercher. »

L’évidence, certes, mais la finesse n’était pas non plus le point fort du Cardinal, ses compagnons pouvaient penser ce qu’il voulait, ce genre de chose continuait de lui passer au dessus de la tête.

« Et n’as tu pas une histoire à raconter pour une fois Zvezdan ? Toi qui nous en gratifie si souvent depuis notre départ. »

Curieuse demande, à nouveau. Qui sait, le contact avec les autres pouvait changer quelque peu Thivan, au moins l’espace de quelques heures avant qu’il ne retombe dans ce qui semblait être une torpeur de silence et d’absence. Ma foi, il avait bien apprécié ces quelques histoires, parfois drôles, que le Cardinal de la Guerre contait, souvent sur des faits humiliant pour les Saints, ce camp qui leur était diamétralement opposé. Puisque la discussion semblait à son point mort, pourquoi pas la lancer dessus après tout ?
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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Mer 2 Déc - 1:24

Soudain la Hyène releva la tête. Thivan venait de lui adresser la parole, lui poser une question même.
Elle lui dégaina un regard noir et particulièrement renfrogné qui en dévoilait suffisamment sur son avis à propos de ce lieu maudit. Trop occupée à ruminer en boucle et en boule dans son manteau de fourrure, « l’éclaireuse » transie de froid n’était pas aussi attentive que d’ordinaire ; d’ailleurs elle n’était pas certaine d’avoir entendu les propos lui étant destinés tant la situation lui déplaisait. Démotivée par les brises glaciales qui risquaient de lui embraser la peau si elle cherchait à se nourrir via quelques gestes, elle préféra lâcher un grognement en guise de complément à sa réponse précédente - Espérant sans doute que cela suffirait pour qu’on la laisse tranquille encore quelques minutes.
Jusque là on ne pouvait pas réellement dire que son rôle d’éclaireuse ou d’aide de camp avait été grandement mis à contribution. Jusque là habituée à un climat plus tolérant, la Hyène ne relevait pas le niveau du régiment des Flammes concernant l‘endurance en terrain hivernal… Son zèle en avait pris un sérieux coup, assurément.

Finalement, peut-être profitait-elle un peu de ses camarades. Se serait-elle dévoilée sous un jour si vulnérable auprès du Pontifex ? Certainement pas. Peut-être qu’elle commençait à prendre de mauvaises habitudes faute à la taciturne Pestilence ou à la légère complicité qu’elle entretenait avec la Guerre. Cette pensée la poussa à se remuer un peu, non sans afficher une grimace alors qu’elle sentait le souffle glacé des steppes se faufiler à travers les ouvertures qui apparaissaient dans son cocon protecteur au fur et à mesure de ses mouvements. Cette désagréable sensation la fit d’abord grincer des dents, puis elle s’exclama:

    ...Raaah je le savais! Maudite Toundra!!

Roulant des yeux jusqu’à ce que le vent eut terminé sa course vivifiante tout le long de sa silhouette, Ludmila constatait par la même occasions que les regards étaient désormais braqués sur elle. Peut-être en faisait-elle trop. Ou pas assez, selon le contexte.

    Bon, je suppose que c’est à moi de m’y coller.

Marmonnait-elle en se redressant péniblement puis empruntant le bref chemin vers la pile de bois, ramenant de quoi attiser plus encore la flamme salvatrice qui servirait bientôt à cuire les lapins rapportés par Zvezdan. Peu encline à se rasseoir aussitôt, elle rejoignit les montures dont elle s’était occupée un temps plus tôt afin d’attraper la lanière de son cheval, celui-ci lui emboîta donc le pas jusqu’à se voir contraint de se courber de plus en plus bas, chacun de ses genoux touchant finalement terre. Maladroitement assis, il vit bientôt sa cavalière se loger contre son flanc ; satisfaite de cette petite source de chaleur servant également de coupe-vent, elle attrapa le second lièvre afin de ne pas laisser plus de corvée au bon soin des cardinaux.

Etrangement, Thivan semblait de « bonne humeur ». Comme si, dans son cas, le froid n’avait jamais été qu’un sujet de conversation offert par le ciel afin de lui délier la langue… Pour cause, il semblait en redemander en lançant son confrère sur le terrain de la discussion. Thivan la pipelette ? Décidément ce climat engendrait de drôles de répercussions...
Mais pourquoi pas. La vandale souhaitait s’extirper de sa mauvaise humeur de façon à ne pas trop entacher sa réputation ni se montrer tout bonnement agaçante… son souhait consistait uniquement à « aller de l’avant », or ce n’était pas en faisant la douillette qu’elle trouverait grâce auprès de ses supérieurs. Elle appuya donc les propos de la Pestilence d’un léger ricanement et enchaîna sur une remarque destinée à Zvezdan. Un peu directe, mais à dire vrai le sujet l’intéressait et l’occasion d’en discuter ne s’était jamais réellement présentée jusqu’ici. Il fallait dire que cela n’éveillait pas vraiment de bons souvenirs pour elle, mais de l’eau avait coulé sous les ponts et sa curiosité avait donc tout loisir de s’exprimer.

    D’ailleurs, Cardinal, ça me fait penser...
    La prise de Carthage... vous y étiez ?






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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Mer 2 Déc - 16:32
Au moins, nous étions fixés : Personne ici ne supporte ce foutu froid.

J'avais beau être le plus enclin à m'en plaindre, le froid nous touchait à vrai dire tous. Chacun voulait au plus vite quitter les lieux, gagner ces quelques degrés de plus salvateurs, voir cette neige fondre, mais si ça doit se faire au profit d'une terre désolée et aride. Même, nous voulions tous tellement oublier ce froid que Thivan me lançait sur une histoire à conter. Ce n'était pas la première, oui. Pas que je sois un barde émérite ou quoique ce soit du genre, mais c'était là ma façon à moi de mettre le froid au second plan. Parler, conter, et ça jusqu'à ce que les crocs glacials paraissent comme fantomatiques. Parler, conter, et ça jusqu'à ce que les crocs glacials paraissent comme fantomatiques. Parfois, prendre pour cible les Saints, parfois, parler de tout et de rien. Tout pour que le flot de mots ne cesse. Et s'il est possible d'ajouter à cela quelques rires ou sourires de temps à autre, ça n'est que plus prompt à faire disparaître les engourdissements.

Et tandis que Ludmila s'occupait de notre gibier sur le feu précédemment attisé, je répondais d'un sourire en acquiesçant lentement de la tête à la requête du second Cardinal présent. Vint alors la question de la Hyène. A celle-ci, mon sourire se fige une seconde, alors bien moins naturel, le regard tournée vers la seconde vandale, un peu vide, comme pensif, comme si plus qu'elle, je regardais surtout un défilé d'images qui passait devant moi. La Prise de Carthage. Le point de départ. Souvenirs qui fusent dans mon esprit. D'abord, une vision de ma jeunesse. Jeunesse dorée, heureuse, où le moindre de mes caprices était exaucé, ce au sein de la plus aimante - et riche - des familles. Puis ensuite, le reste. La suite. L'attaque, mon père qui part au front, lui et des hordes des miens avec. Pour ne jamais en revenir. La défaite, l'occupation, le bateau, la rébellion, la troupe Vandale, Borya, les massacres partout dans l'Empire, village après village, les années à vagabonder... Puis là. ici, maintenant, dans ce camp de fortune. Tout qui refait surface. Il m'arrivait de repenser à tout ça, et à chaque fois, le même cheminement de pensée. à chaque fois, ce même Maelström de sentiments : nostalgie, colère, ressentiment, tristesse, regrets. Un peu de joie, par moments, puis le souvenir de cette sensation de liberté lors de mon épisode vagabondage. Et bien, j'imagine que nous allions pouvoir concilier les requêtes de mes deux compagnons, en un sens. Exit les anecdotes teintées d'humour, l'histoire de ce soir prendra une tournure différente. Reprenant de ma contenance, je pousse un soupir résigné, un rictus désabusé aux lèvres.

Oui, j'y étais, en effet. Toi aussi j'imagine, sinon la question ne te serait pas venue.
C'est là ce que la Guerre fait de mieux : se présenter à ta porte, l'ouvrir d'un grand coup de pied pour te prendre proches et famille, tout chambouler chez toi, y rester en parasite plus ou moins longtemps, puis partir, laissant un avant-goût de l'apocalypse dans son dos. Pas tant par les dégâts matériels que par les séquelles sur l'esprit et l'âme. Ça, c'est ma Prise de Carthage à moi. Ce qu'elle m'a laissé, ce qu'elle m'a pris. Ce qu'elle m'a dessiné en guise de futur. C'est en grande partie les événements de l'an 533 qui ont fait que je suis ici devant vous aujourd'hui. En fait... Hm...

Un instant d'hésitation. Je restais nébuleux, peu enclin à déballer de si intimes détails sans voir à préserver une retenue. Parler de tout ça trop longuement et trop en détail aurait tendance à rouvrir de vieilles blessures qui se portent très bien comme elles sont : semi-fermées. Ça, puis aussi qu'on a déjà assez l'occasion de se prendre les aléas de la vie en pleine face au présent sans en plus se mettre à de ressasser ceux du passé.

Mais hé, je pense qu'on a assez tiré notre plus belle gueule d'enterrement comme ça à cause du froid pour ne pas avoir à en rajouter une couche avec l'instant "mon passé triste", n'est-ce pas ? Nous aurons l'occasion de reparler de tout ça, Ludmila. Ici, je ne pense pas qu'il soit bon de s'encombrer de telles pensées et des émotions qu'elles amènent par la suite, pas avec la tâche qui est la nôtre à accomplir.

La Colère est bonne à déchaîner la puissance, mais c'est alors dans sa forme la plus brute et désordonnée, facilement détournée pour nuire à elle-même. Je n'ai pas besoin d'elle qui me monte au nez en tels lieux, pas plus que je n'ai besoin de sa lointaine cousine Tristesse.

En parlant de cette tâche, je suis bien curieux de savoir quels genres d'embûches autres que ce mur de givre pourraient se présenter devant nous. Qui sait, le Sanctuaire va peut-être nous envoyer un apprenti. Ils ont déjà été assez fous et sûrs d'eux pour envoyer un seul des leurs à nos portes, ce serait bien là une énième preuve de leur bêtise. Mais ne nous mettons pas à débattre sur la bêtise de Saints, c'en serait si long qu'on en viendrait sûrement à voir le bois manquer avant d'en finir.

Ma bouche qui se fend en deux d'un sourire presque prédateur, je lançais ça, le ton de la plaisanterie perceptible ma voix. J'abordais la chose de façon légère, mais l'idée derrière la manœuvre était aussi de mettre en évidence la possible intervention de nos si chers ennemis. En soi, leur seul réel moyen de pression sur nous, c'est notre Tribut. La seule bride pour retenir les chiens des enfers, et lorsqu'elle cédera, d'une manière ou d'une autre, nous serons libres. Libre de mordre ces imposteurs qui se pensent nos maîtres pour nous museler. Je ne suis pas passé loin de devenir esclave par le passé. Je n'ai pas fait tous ces sacrifices afin d'éviter ça pour voir un collier se resserrer sur ma gorge en fin de parcours, ça non.

Finalement, j'allais repartir sur une anecdote quelconque, bouche grande ouverte, quand mon ventre décida de lâcher son plus beau gargouillis, tandis que mon regard se faisait de plus en plus lourd sur la carcasse des deux lièvres. La faim, oui. A peine avais-je réussi à me sortir le froid de la tête que la faim elle s'immisçait dans mon estomac à grands renforts de complaintes sonores. Un rire gêné, je lâche un rapide "Désolé" pour ne pas réussir à détourner le regard du précieux gibier pour autant.

Je n'ai jamais été quelqu'un de très patient.
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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Jeu 3 Déc - 17:43
A croire que le froid était l’ennemi juré des Berserkers. Sur les trois envoyés de cette mission, les trois étaient à leur manière touchés par les étendues glacées de la toundra boréale. Un instant le Cardinal espéra vivement que personne ne vienne à les attaquer dans ces conditions, les conséquences auraient pu être particulièrement fâcheuses. Même s’il était tout autant touché que ses confrères, Thivan était clairement le moins grognon dans l’affaire que ne l’étaient Zvezdan ou Ludmila. Cette dernière d’ailleurs ne manquait pas de l’afficher non seulement dans son attitude mais aussi dans le mutisme dont elle faisait preuve depuis qu’ils avaient traversé les montagnes. A croire qu’elle avait refilé sa tendance à trop parler à la Pestilence qui lui même faisait preuve de plus de paroles. Mais il ne fut pourtant pas le seul à plus ou moins apprécier l’idée d’écouter à nouveau une énième histoire dont la Guerre était capable de conter les divers faits. Mieux encore, Ludmila lança sur un sujet un peu plus précis, chose que Thivan ne releva pas, se moquant à vrai dire de quelles histoires l’on pourrait le gratifier. Retournant sa concentration sur le lièvre à dépecer, il attendit que Zvezdan prenne la parole, et c’est à peine s’il remarqua le sourire figé et l’air de nostalgie et de tristesse qui s’affichait sur le visage de l’autre Cardinal. Il releva un peu le regard, nota que ce n’était de toute façon pas à lui qu’on s’adressait et se replongea sur sa tâche, sans pour autant laisser la discussion à venir de côté. Il n’interviendrait pas, mais il écoutait, poussé par une légère curiosité.

La guerre. Elle semblait être la cause de la venue de bien des Berserkers aux points où ils en étaient maintenant. C’était ce que la Pestilence avait entendu dire pour beaucoup d’entre eux du moins, et cela semblait se confirmer pour Zvezdan et sans doute Ludmila aussi. Une histoire que Thivan ne partageait pas avec eux, il y avait derrière lui un aspect beaucoup moins glorieux et beaucoup moins noble, avec beaucoup moins de convictions fortes. En fait, c’était tout le contraire. Le Cardinal n’avait rien de véritablement beau ou honorable, même à sa manière, derrière lui. Et c’était à peine s’il s’en inquiétait. Non, il n’en avait même rien à faire, ça ne le touchait pas. Le passé était le passé, il faisait certes le futur, mais il n’y avait nul besoin d’y revenir, nul besoin d’y repenser. Pour peu qu’il le fasse parfois, il n’en ressentait nulle haine, nulle tristesse, nulle colère… pas un sentiment, seulement un vide noir d’abord et ensuite de longues scènes qu’il regardait d’un œil spectateur. Ce même œil neutre qu’il affichait toujours, à chaque instant ou presque. Rien dans son passé ne donnait à Thivan de l’espoir ou un but à suivre. Pas comme ce pouvait être le cas chez ses deux confrères qui semblaient plus poussé par un désir de vengeance ou de revanche. A se demandait ce que la Pestilence faisait ici, à cette place, alors que ses convictions pour le dieu de la Guerre étaient bien peu nobles… il était là, seulement là... pour faire ce pour quoi il était le plus compétent : tuer et détruire.

Le sujet dériva alors, changea pour ne plus aborder ce qui faisait le passé du Cardinal de la Guerre. Thivan termina alors de retirer la peau de la bête qu’il jeta derrière lui. La carcasse, chair à vif, avait un peu de viande, assez pour les nourrir tous les trois si l’on comptait en plus la seconde bête. Prêt à le mettre sur les braises, la Pestilence suspendit son mouvement quant-à la remarque de Zvezdan.

« Ne sous estimons pas nos ennemis non plus, ils auront surement apprit de leur erreur pour ne pas renvoyer une seule personne. Si Xanthe nous a envoyé tous les deux ainsi que Ludmila, c’est qu’il s’attend à ce qu’on se batte. »


Même si cela semblait assez évident en soi, le Cardinal trouvait que son homologue prenait trop à la légère la force de ses ennemis, et si Thivan n’était en aucun cas stratège, il ne préférait pas tenter le diable et estimer cette mission comme d’ores et déjà gagnée. Ce n’était peut être pas la pensée de Zvezdan, mais c’était ainsi que l’on pouvait l’interpréter. Ce dernier allait visiblement reprendre la parole quand un bruit sourd, tel un gargouillis se fit entendre. L’air qu’eut Thivan en regard l’autre Cardinal fut assez indescriptible et aurait pu se traduire de blasé si ce n’était pas le regard qu’il lançait constamment. Il s’apprêtait à répondre à son tour quelque chose quand un nouveau gargouillis se fit entendre, cette fois de son propre ventre…

« Hé bien, il est grand temps de préparer ces lièvres.. » Il se tourna vers Ludmila qui était en charge de s’occuper du second, puis mit le sien au dessus du feu pour commencer à le cuir, laissant s’échapper dans l’air une douce odeur.
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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Jeu 3 Déc - 18:31

A peine Zvezdan s’étendait sur le sujet qu'il le remettait à plus tard, forçant son interlocutrice bien que compréhensive à lui répondre au tac au tac et à demi mot.

    Je préfère m'encombrer de n'importe quelle pensée plutôt que de maudire encore et encore cette satanée région...

Heureusement pour elle la conversation ne tourna pas court puisque à nouveau les manœuvres des Saints reprenait sa place favorite dans les paroles des berserkers. Pour le coup la Hyène était de l'avis de la Pestilence – Sous estimer un ennemi qui s'était jusque là imposé avec brio était probablement une erreur... Cela dit la Guerre ne devait pas ignorer ce détail, ses propos sonnant bien plus comme une provocation lointaine à l'égard de ces derniers mais aussi comme un moyen de gonfler l’orgueil et la hargne des combattants. Si cela n'avait évidemment trouvé aucun écho chez Thivan faute à son tempérament rationnel et taciturne, Ludmila, quant à elle, fut gagné par un sourire railleur. Après tout, sa retenue n'avait pas lieu d'être lorsque l'on évoquait un adversaire vaincu ; aussi chaque citation de la maladresse effectuée par Silas à son encontre gonflait délicieusement sa petite fierté personnelle. Toutefois lorsqu'elle se décida à répondre, ce fût d'une moue pensive et d'un ton visiblement affecté.

    Hélas s'ils ont senti la même chose que notre Pontifex alors ils se débrouilleront certainement pour couper court à nos projets... sans être radin sur les moyens mis à disposition. Loin de moi l'idée de contester les ordres mais quelques armes de plus à nos côtés, ça aurait été appréciable non ?

En effet, l'objectif de cette mission n'apportait pas qu'un simple « bonus » à leurs plans. Il s'agissait d'une menace bien plus sérieuse pour le Sanctuaire et l'avorter dans l’œuf ne devait pas seulement être tentant mais primordial. Ils savaient déjà que les servants d'Arès entraient en rébellion et ne risquaient pas d'attendre que celle-ci se développe à un seuil réellement délicat pour se décider à avancer leurs pions.
Sans prêter plus d'attention à la faim qui s'exprimait à travers l'estomac de son supérieur, elle s'occupa à son tour de cuire le lièvre. Maigre repas. Cependant le sommeil comme l'appétit étaient particulièrement restreints lors de voyage, la petite délégation avançait au plus vite et n'accomplissait que le strict minimum pour maintenir sa forme puis continuer dans sa progression. Une fois la chair des innocentes bêtes ingurgitées, il n'y avait pas besoin d'engager le moindre pari pour deviner que la digestion aurait lieu sur le dos de leurs montures.


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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Jeu 3 Déc - 19:23
Pas d'inquiétude, je reste conscient de l'importance de la mission et des risques qui vont avec, ça peu importe le débit de moqueries à l'égard des Saints qui peut sortir de ma bouche.

Quant à savoir si nous aurions dû être plus généreux sur la quantité de Cuirasses à assigner à cette mission... Peut -être un mouvement de troupes trop important aurait attiré une attention que l'on ne veut pas attirer sur nous. S'il est plus que probables qu'ils aient senti "qu'il" se réveille, ils ne savent pas nécessairement que nous sommes déjà si proches du but, pas plus qu'ils ne savent combien nous sommes. Si confrontation il doit y avoir, nous pourrons utiliser ça à notre avantage. En groupe réduit, nous sommes plus rapides et plus discrets, peut-être assez pour ne pas avoir à subir quelconque imprévu dans notre manœuvre. Autrement et bien... Advienne que pourra.

C'était quitte ou double sur ce coup-ci, et selon les potentiels effectifs envoyés par de potentiels ennemis - Sanctuaire ou autre, le monde est vaste - nous pourrions regretter le choix de l'équipe réduite. C'était un risque, nous l'avons pris, reste à voir s'il va effectivement s'avérer payant ou non.

Reste que là, tout de suite, maintenant et pendant toute la période qui séparera mon estomac de son précieux carburant, tout ceci va être relégué au statut "cadet de mes soucis". J'ai. Faim. Et je suis visiblement pas le seul. Quand j'entends le gargouillis de Thivan faire écho au mien, un énième sourire qui se dessine au coin de mes lèvres, là où déjà commençait à couler un peu de bave. La viande qui prenait de la couleur au feu, le doux crépitement de la cuisson, l'odeur qui monte aux narines... C'est sûrement le moment le plus difficile lorsque la faim te tiraille le ventre : L'attente. L'attente alors qu'à quelques mètres, tout se met en marche pour éveiller tes sens, les exciter. Finalement, encore un petit temps à attendre comme ça, avec le monstre enfoui dans mon estomac qui rugissait de nouveau encore une ou deux fois. Eeeeet voilà. Cuit. Cuit, prêt, et dans mes mains. Les yeux qui pétillent, le froid comme occulté devant tant d’appétit, et les premières bouchées. Maladroitement, je mâchouille un "bon appétit !" à moitié incompréhensible entre deux coups de crocs dans la viande. Et très, trop vite, presque sans m'en rendre compte, me voilà qui ingurgite la dernière parcelle de viande encore présente sur ma part.

Rah. Bon, au moins avais-je assez mangé pour chasser la faim pendant les prochaines heures à venir. Mon côté gourmand crie au désespoir, mais bien assez vite, il se retrouve muselé par mon côté frileux qui lui hurle de ne pas se plaindre. Il y a pire : il y a le froid. Car oui, aussi vite la faim fut-elle apaisée que le froid revenait à la charge, toujours plus fort. Le vent qui se fait plus insistant, le froid qui acère ses griffes pour nous les planter directement sous la peau. Et pourtant, il était déjà temps de dire Adieux à la dernière barrière entre nous et le zéro absolu : Le feu. Nous avions fini de manger et comme prévu, nous allions par conséquent lever le camp dès maintenant. Le sommeil s'il était présent ne se faisait pas trop pressant pour le moment, on pouvait donc pousser un peu plus jusqu'à Kiev. le temps nous est trop précieux pour cracher sur la possibilité d'en gagner encore un peu plus. J'attends que tout le monde ai fini sa portion - puisque morfal que je suis, j'ai bien évidement fini ma part en premier - pour amasser un petit tas de neige et le balancer sur le feu. Prenant soin de bien effacer toutes traces de notre passage, j'effectue une dernière petite routine de vérifications pour finalement me tourner vers mes deux compères.

Bien ! Nous reprenons la route, donc ?
Mon regard se posa enfin sur Ludmila. Comme il le faisait à chaque fois qu'il était question de remonter sur le dos de nos montures. Je suis là, à guetter la moindre chute potentielle, prêt à allègrement m'en moquer si elle tombe belle et bien. Et elle le sait. Le sourire habituellement présent à mes lèvre prend alors une teinte de défi, presque l'air de dire "vas-y, monte sur ce cheval, je t'en prie !". Je dis pas le contraire : bon gré mal gré, elle avait fait des progrès avec son cheval. Mais la tant attendue glissade était probable, et je tiens à être au premier rang si elle survient.

Oui, il m'en faut peu. On se diverti avec ce qu'on a, quand on voyage au milieu des plaines du Grand Nord.


Dernière édition par Zvezdan le Dim 6 Déc - 22:41, édité 1 fois
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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Dim 6 Déc - 20:22
« Je partage l’avis de Zvezdan, trop de bras armés n’auraient pas forcément été très discret et rapide. Or notre but est de réaliser au plus vite cette mission. Ce n’est pas une affaire de force mais de vitesse. »

Si les Saints avaient envoyé des hommes, nul doute qu’eux aussi avaient préféré rester discret et faire preuve de rapidité. Aux yeux de Thivan, si le but était de récupérer le Seigneur Arès, ce n’est pas avec la force que cela devait se faire, mais bien le plus rapidement possible. Car celui qui récupérerait le dieu gagnerait un avantage non négligeable sur l’autre et les Berserkers ne pouvaient pas décemment être privé de leur divinité à l’aube d’une nouvelle guerre. La revanche qui devait être prise sur les Saints d’Athéna se ferait avec les plus grandes forces armées possibles et si Arès revenait en ces jours, c’était bien le signe de changement à venir. Pas question de rater une occasion d’humilier les Saints. Et bien que tout cela passait parfait au dessus de la tête de Thivan tant il n’avait guère grand chose à faire de ces affaires, il prenait peu à peu conscience de l’importance de cette vengeance et de son rôle dans l’histoire. Bien sur, il avait plus d’affection à combattre que de rendre la monnaie de sa pièce à des hommes et des femmes qu’il ne connaissait pas et dont il se moquait éperdument. Les notions de vengeance et revanche étaient bien flou à l’esprit du Berserker. Au fond, il n’était peut être même pas réellement capable de haine, peut être juste de rancune. Et encore, surement d’une manière bien passagère.

L’odeur de cuisson laissa Thivan comme à son habitude sans le moindre sentiment de satisfaction ou d’envie. Ce qui n’était peut être pas le cas de son estomac qui grondait de plus en plus. Zvezdan fut le premier à sauter sur sa part, la plus grosse à celui qui avait ramené le trophée, et le reste pour lui et Ludmila. Il grignota dans le silence, moins goulument que ne le fit son homologue de la Guerre, et resta de marbre à son appétit insatiable. Pour autant, il pressa un peu le pas, jeta les reste des os dans le feu avant que celui-ci ne soit éteint. L’heure de repartir sonnait déjà le gong et c’est l’air aussi dépité que ses camarades que la Pestilence rejoint sa monture et resserre le harnachement qui la musèle. Un vent froid vient s’insinuer sous les pants de sa cape, il échappe un frisson, serre les poings. La morsure est tenace, elle gèle tout sur son passage. Bon sang, vivement la frontière pour passer à une autre terre et espérer un climat plus clément. Exit ce froid bien trop fort qui rendait les mouvements lents et douloureux !

Un dernier tour du campement de fortune pour vérifier que rien ne manque et que rien ne révèle leurs pas, Thivan remonta assez vivement sur sa monture pour prendre à nouveau la tête du groupe. Bientôt Ludmila repartirait en avant, tel que l’incombait le rôle d’éclaireur. D’un coup, ses yeux bleus s’animèrent d’une certaine vivacité, plongeant vers l’horizon et les quelques forêts que l’on y percevait. Là, un instant il ne bougea pas, ne quitta pas sa position, comme semblant chercher, comme semblant percevoir… il était certain que quelqu’un ou quelque chose les observait. Une intuition, son instinct hurlait. Il savait reconnaître ce genre de sensation qui le perçait dans tout le corps. Oui. Il était certain que quelque chose les avait vu. Peut être un animal, car déjà il ne sentait plus rien, il lui semblait n’avoir vu qu’une illusion. Comme si rien n’avait eu lieu, ses pupilles perdirent de cet éclat de vivacité pour ne redevenir que ce puits profond sans aucune vie. D’une voix monocorde alors il reprit.

« Bien, partons. »
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Message Re: [MD1] Salut voisin, on fait que passer !   Lun 7 Déc - 1:39

La Hyène s’inclina face aux explications de ses supérieurs, forcée de reconnaitre que la rapidité l’emportait sur le reste dans cette situation. D’ailleurs en y réfléchissant à deux fois, elle doutait que les berserkers soient gagnants dans le cas d’un étalage de puissance reposant sur la supériorité numérique - Les Saints jouissaient d’une base bien plus solide dont l’organisation n’avait souffert d’aucune défaite conséquente depuis bien longtemps.
Elle se contenta donc d’acquiescer, consacrant plutôt sa bouche à la dégustation de la viande cuite afin de ne pas perdre plus de temps. La petite troupe ne manquait pas d’occasions pour discuter et il y avait assurément mille et un lieux plus propices à cela que cette fichue toundra ! Après s’être débarrassé de leur doux mais provisoire allié qui n’était autre que le brave feu de camps, chacun s’en retournait à sa monture… à l’exception de Zvezdan qui semblait désireux de profiter d’un dernier petit spectacle avant d’en faire de même. Après avoir senti le poids de son regard la vandale s’exclama vivement en balayant l’air d’un geste de la main :

    Arrêtez donc de m’envoyer le mauvais œil!… Je ne vous ferai pas ce plaisir.

Redoublant d’efforts pour escalader - avec succès - son cheval malgré les quelques engourdissements insufflés par le froid, elle défia ensuite le cardinal avec fierté avant de se rendre compte que la brave bête l’emmenait dans le mauvais sens. Elle batailla donc un instant avec les rênes afin d’amener celle-ci à rejoindre Thivan sans manquer d’être dépassée par la Guerre, les deux cardinaux se déplaçant avec définitivement plus d’aisance qu’elle.
Lorsqu’elle se plaça enfin à leur côté en maintenant le rythme jusque là encore calme, elle s’exprima à nouveau, bougonne.

    Teh! De toute façon s’il y a un problème, c’est à pieds que je me battrai.

Voilà qui lui assurait le dernier mot !
Car l’heure n’était plus aux palabres, et neiges ou non, il fallait forcer l’allure ; entre la vitesse et les brises agitées, le son ne tarderait plus à se voir étouffé et la moue de Ludmila complètement engourdie…


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