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 [MD1] Sur les traces du Père

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Message [MD1] Sur les traces du Père   Lun 7 Déc - 2:48

Région de Kiev.
La Hyène s’était séparée du reste de la délégation depuis quelques temps, conservant son manteau de fourrures après avoir constaté que le climat n’était guère plus familier que précédemment, même si un brin plus tolérable. Des flux glaciales parcouraient toujours les plaines, cette fois-ci sans agacer la cavalière dont le sérieux l’emportait à plate couture sur tout désagrément ; les berserkers touchaient bientôt au but, et derrière ce souffle glacial se ressentait une force d’attraction particulièrement motivante.
Néanmoins, il s’agissait d’un ressentiment personnel car des troupeaux constitués de diverses peuplades environnantes et plus lointaines encore se déplaçaient mollement vers l’Est, d’où venait Ludmila. En apercevant ces derniers celle-ci s’était permise de les accoster et ainsi s’enquérir de cet étrange phénomène. On lui avait rapporté plusieurs versions concernant maléfices ou décrépitudes plus loin à l’Ouest… des récoltes soudainement stériles, la désertion d’une grande partie de la faune et un sévère changement climatique étaient les citations les plus fréquentes. A cela s’ajoutait parfois des témoignages de maladies ou morts plus soudaines, et autres histoires parfois trop longues ou alambiquées pour retenir l’attention de l’éclaireuse… De mauvais augures, elle savait déjà qu’il y en avait : Ce n’était pas pour rien que le Pontifex les avait envoyé. Toutefois, apprendre que cette région possédait un climat moins déplorable par le passé la forçait à grommeler quelque peu contre son Dieu, comme si elle lui reprochait d’avoir usé d’artifices vraiment contre-productifs !

Quoiqu’il en soit sa destination se confirmait et se précisait. Mais à ce sujet, les cardinaux devaient déjà en savoir bien plus qu’elle… Ils n’étaient par ailleurs pas si loin que cela, mais leur rôle à eux consistait à se rendre à l’essentiel alors que le sien impliquait des rondes routinières afin de détailler plus précisément les présences quelconques des environs. Et elle faisait ce qu’elle pouvait.
Parce qu’elle le devait.
Mais sa perception cosmique restait assez pitoyable comparé à bien d’autres combattants divins et elle peinait grandement à ressentir les auras alentours. Il y avait même de fortes chances que malgré sa distance et sa vue perçante, Zvezdan et Thivan ressentaient les choses au-delà de son propre périmètre. Si ça se trouve, ils en rigolaient - Enfin si la Pestilence était du genre à rire. Quant à la Guerre… se poser la question s’avérait inutile : Que sa soldate s’essaye - et se cantonne «  d‘après les ordres » ! - à la tache d’éclaireuse devait déjà être assez amusant comme ça dans les faits.

Voilà pourquoi en vérité Ludmila prenait le temps de discuter avec certains migrants. On ne lui avait pas non plus rapporté la présence d’individus louches ou armés récemment qui se seraient intéressés de plus près à cette affaire avec l’idée de « la régler »... Cependant tout cela commençait à l’ennuyer et elle doutait réellement de l’intérêt de ses efforts actuels ; ne croyant pas une seconde à la possibilité d’effectuer une embuscade en pareil lieu ; n’étant pas confiante en sa nouvelle fonction de radar ; se lassant des témoignages répétitifs des autochtones ; ne souhaitant pas se perdre dans le cas où ses supérieurs gagnaient trop de terrain ; ne... enfin il y avait tout un tas de raisons qui commençaient à s’entasser dans son esprit tumultueux, et l’appel d’Arès participait certainement à cette impatience renouvelée qui lui intimait de rejoindre ses camarades.

    Bon sang... Je perds mon temps ici !
    Autant gagner les lieux et consolider notre position si l’on ne peut repartir aussitôt... Je m’expose pour rien.
    Chuchotait-elle, agacée.

A l’arrêt à côté de sa monture, elle réfléchissait encore en tapotant ses doigts sur le tissu qui cachait sa hache rougeâtre tout en observant quelques mètres plus loin les nomades. Finalement elle se décida à retrouver les siens, se lançant sur le dos de son cheval et… tomba lamentablement dans son entreprise. Plaquée au sol après avoir griffé la croupe de la bête qui avait effectué quelques pas en avant comme pour se désolidariser complètement de sa cavalière, elle pesta en se redressant progressivement. Un homme avec qui elle s’était entretenue quelques minutes plus tôt se rapprochait, lui décochant un large sourire, une main tendue vers l‘avant.

    Un petit coup de pouce, peut-être ? Je vous l’échange contre votre nom, belle étrangère.

    Tirez-vous je m’en tire très bien merci, c‘est la faute à cette fichue mule. Grogna-t-elle sèchement dans sa mauvaise foi, en lançant un regard furieux à son cheval.

Puis ignorant le malheureux et sa remarque ennuyeuse, elle se redressa aussitôt, se frotta les mains puis réitéra son escalade pour gagner la selle et quitter ce lieu d’humiliation publique.
Heureusement, Zvezdan n’avait pas vu ça !


~~~~~~

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Bran RuzavatarArmure :
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 7 Déc - 17:50
Bran Ruz
"La Réponse"





Il n'avait pas bougé, pas même quand les Banshee avaient frappé une barrière invisible et qu'une silhouette immaculée avait émergé du néant, à ses côtés. Brièvement, il tourna son regard dans celui, aveugle, de son Roi. Cela était amplement suffisant pour l'heure. Nulle parole n'avait outrepassé la barrière de ses lèvres. Bien qu'il était rare que Bran s'exprime pour ne rien dire. Ils s'étaient tous les deux comprit. Il était temps de partir, de laisser là ce royaume aux mains de leur Monarque Blanc. Seulement, le druide rouge avait attendu, il avait attendu que les deux autres soient partis, pour sentir ce monde s'ébranler de seconde en seconde. La Roue tournait trop rapidement, même pour eux.

Sa main se posa sur l'épaule de Mogh qu'il gratifia d'un geste qui avait tout d'une étreinte chaleureuse. Il n'en était rien, c'était bien plus que ça. L'épervier lui prêtait ses forces, en amputait une infime partie, de même que quelques bribes de souvenirs qui ne lui appartenait pas. Ou si. À eux

Les deux frères se quittèrent sans une parole.

- Restez dans l'ombre, Oracles. Notre mission risque de prendre une toute autre tournure. Je le sens.

Sur ces mots énigmatiques, la « Réponse » commanda à son corbeau écarlate de prendre son envol. Il tenterait de localiser les Berzerker, ainsi que leur objectif. Pourquoi pas leurs probables ennemis. L'homme à la chevelure de feu se fondit dans l'ombre d'un pin, parut ne faire plus qu'un avec l'arbre. Ses yeux se fermèrent au Monde avant de se rouvrir, semblables à ceux de son frère, opalins. L'Oracle voyait au travers des yeux du corvidé qui, attiré par le tumulte, s'était approché d'un rassemblement de gens sans toutefois les survoler. Son œil capta la chute d'une jeune femme à la peau mate du dos de son cheval. Visiblement la belle n'était pas très à l'aise sur une telle monture. L'oiseau de mauvais augure poussa un petit piaillement qui s'apparenta à un rire, qui mourut bien vite sous l'injonction de son maître courroucé par cette liberté.

Les soldats d'Arès s'étaient séparés, probablement pour couvrir plus de terrain. Tout en continuant son petit manège, Bran leur en fit part.

- Ils se sont séparés. Ou bien la guerrière est-elle partie en éclaireur. Ce qui serait plus judicieux.

Bran Ruz continua ses recherches.

Sur les traces du « Père ». Du Carnage. L'écho de la Guerre se faisait de plus en plus retentissant.




    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Mar 8 Déc - 8:24
L'inquiétude. Alors que nous rejoignons la terres des hommes, mon regard vient se tourner vers le portail que j'ai moi même créé, essayant peut-être de déceler à travers lui la présence de mon père - et celle de mon oncle. Setanta a rejoint ma jambe alors que ma main vient finalement relâcher les doigts de la damoiselle que j'ai guidé jusque là. Là. Aucun regard humain ne semble nous avoir perçu, ce qui est pour le mieux, pour autant, l'inquiétude demeure. Le Sidh serait-il en train de s'effondrer ? Un frisson vient secouer mon corps alors que finalement l'ombre de mon oncle se dégage des landes oubliées, laissant le voile reprendre sa place et finir de faire disparaitre la présence de mon géniteur. Les paroles de l'épervier sont égales à elles mêmes, prudences et mesures. Une question vient mourir au bord de mes lèvres, mon visage venant se détourner du sien alors qu'il s'installe dans l'ombre d'un pin. Notre mission n'est pas terminée... Ce sont ses dernières paroles - et les premières depuis près de deux ans. C'est presque étrange. Sa voix non plus n'a pas changé. Pourquoi l'aurait-elle fait ? Mes doigts viennent enserrer le triskel à mon cou, y trouvant un apaisement nécessaire. Il est probablement délétère que je m'accroche autant à ce présent, mais j'ai la sensation que cela me permet de garder le contact avec lui. Un contact faible mais néanmoins présent - ça me suffit. Ça doit me suffire.

Je dois me reprendre. Je ne pensais pas que revoir mon père dans ces circonstances me troubleraient autant, pourtant, comment cela aurait-il pu en être autrement ? Il est si rare que ce dernier ne quitte sa retraite... Aussi, si il le fait aujourd'hui, c'est que ce qu'il a vu l'oblige à le faire. Arrête. Arrête d'y penser. Ça ne sert à rien. Mon père sait ce qu'il fait et moi, je sais ce que je dois faire. Inspire. Expire. Ça va aller. Je suis pas le genre à me laisser abattre pour si peu ou à tout bonnement m'abandonner à la morosité ou à l'inquiétude. Ce n'est pas mon genre. La truffe de Setanta sous mes doigts me l'intime également. M'encourage. M’accroupissant à son côté, j'en profite pour le remercier de quelques caresses alors que mon sourire revient ourler mes lèvres. Ce qu'il se passe dans le Sidh et à Avalon me dépasse pour l'heure, et je ne peux rien y faire... Autant me concentrer sur ce dont je suis capable. C'est sur ces entre-faits que mon oncle se rappelle à nous, glissant quelques paroles au sujet d'une guerrière d'Arès. Seule. L'envie est grande de me retirer et de rejoindre cette fameuse guerrière envoyée en éclaireur - sans doute - mais l'avertissement premier de mon parent m'en dissuade. Pour autant, à quoi bon ? Je veux dire, nous savons tous trois que nous sommes des oracles, mais ce n'est pas le cas de ceux qui nous croisent, comme j'ai pu l'attester avec Scythès un an plus tôt.

Je suppose que c'est la faute à ce genre de pensées que le druide rouge me considère comme imprudent - ce qui n'est pas franchement faux. Je n'ai pas l'habitude de ne rien faire et d'attendre bien sagement que quelque chose ne se passe. « Je vais aller parler un peu avec les habitant de la ville. » Un sourire vient ourler mes lèvres alors que je fais disparaitre ma tresse écarlate sous ma cape qui me permet de passer plus inaperçu. Le filtre de mon oncle fonctionne toujours, aussi cette dernière est en soi inutile, cependant elle me permet de me fondre dans la masse, et c'est la seule chose qui compte. Setanta s'ébranle à mes côtés alors que je m'éloigne du groupe mon capuchon sur ma chevelure, prenant peu cas d'un éventuel désaccord afin de m'éloigner des ombres de la foret dans laquelle nous nous sommes rassemblés. Je ne suis qu'un voyageur, plus qu'un rôle, c'est aujourd'hui ce que je reste - ce que je suis. La sensation est pour le moins sinistre. Des gens qui têtes basses, désertent une vie de misère, des phénomènes étranges qui se font malédiction funeste pour les pauvres hères la subissant. Je ne pensais pas que ce serait aussi... puissant. Saisissant. Je ne peux m'empêcher d'en éprouver une peine certaine et espérer que ce qui nous amène ici nous permettra de les en délivrer. « Tu ferais mieux de partir mon garçon, il n'y a plus rien de bon ici. » J'offre à la vieille femme fuyant la misère un sourire qui se veut encourageant. « J'y penserai. Que le vent vous soit clément. » Un haussement d'épaule fatigué me répond alors que dans ses prunelles se perd la peur. J'ai déjà vu des regards semblable lors de mes pérégrinations. La peur de la guerre - et celle de sa compagne de tout les instants.

Je ferai peut-être bien de retourner d'où je viens - même si j'ai l'impression que le regard de mon parent ne s'est jamais beaucoup éloigné de moi.


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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Mer 9 Déc - 14:39
Enfin. Kiev. Cela aura mit le temps, mais nous y voilà.

Le climat toujours aussi peu enclin à nous faciliter la tâche, nous avions continué notre route vers l'endroit, Ludmila postée quelque peu en avant, que son rôle d'éclaireuse soit mis à profit. Plus loin derrière, moi et Thivan, et tout autour, une terre qui semblait se dépérir un peu plus à chaque pas vers l'Ouest. Et pour fuir cet Ouest vraisemblablement en proie à un Mal sans nom, des groupes entiers de locaux qui s'étaient mis en tête de migrer vers un Est se voulant plus clément. Grisant. Cet horizon, ces visages, ce lent mouvement animant le corps de ceux qui hésitent à regarder en arrière... A cette vision, j'ai comme un arrière-goût rance. J'ai l'impression de voir des gens quitter leurs Terres après que celles-ci aient été ravagées par la Guerre. Quelque chose que je ne connais que trop bien. En soi, c'est presque une bonne nouvelle : Nous approchons du but, sans aucun doute possible. Certains des fuyards semblent surpris de voir quiconque rejoindre l'Ouest plutôt que le fuir, bien que la plupart se contentent d'avancer, tête baissée, l'esprit empli de pensées dont je ne peux que deviner la nature. En un sens, je ne peux m'empêcher de cultiver une certaine empathie à l'égard de ces gens, mais je n'en laisse rien transparaître. Droit, les yeux tout droit plantés dans ce point qui se dessine à l'horizon, les sens alertes, et cette intime conviction d'approcher du but. Comme une énergie, qui si je n'arrive pas encore à en déterminer la location, m'est étrangement familière. Quelque chose de puissant, mais latent, quelque chose de trop étranger pour que je puisse le qualifier autrement que par "quelque chose", mais de trop familier pour que je puisse tout simplement l'ignorer.

Je lance un rapide regard vers Thivan, comme pour voir s'il partage ce ressenti, pour finalement me reconcentrer sur la route. En parallèle, j'essaie de garder un oeil sur Ludmila, une partie de ma concentration consacrée à suivre de prés la Hyène via son Cosmos. Je suis partagé entre l'amusement de la voir batailler avec son cheval dans ce rôle d'éclaireur, et l'inquiétude de la voir isolée dans cet endroit dont nous ne savons que trop peu. Qui sait qui rôde, surveille, file ou je ne sais quoi d'autre dans l'ombre ? L'ombre, elle profuse en ces lieux, plus que de raison, bonne à accueillir de petites araignées chargées de venin, de petites araignées dont je ne veux en aucun cas être la victime.

Paranoïa, peut-être, mais l'excès de prudence me parait tout indiqué lorsque l'on se voit attribuer une mission telle que la notre. Sur mes gardes, je continue mon avancée. Moi comme Thivan devrions sans problème déceler un quelconque changement lorsqu' "il" se manifestera.

Mieux vaut rester sur nos gardes, si le chemin s'est avéré sans encombres, c'est bien ici que l'on risque le plus de perdre cette relative tranquillité.

Je dis ça à Thivan, la voix basse dans un souci de discrétion. Sans doute est-il déjà autant si ce n'est plus sur ses gardes que moi, mais rien n'est à laisser au hasard ici. Pas ici, pas maintenant. Pas pour une tâche si importante.
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Mer 9 Déc - 16:48
Le silence était pesant. Les seuls bruits qui existaient encore sur ces terres désolées à l’approche de Kiev étaient les pas des chevaux dans la neige. Un bruit étouffé, un bruit qui semblait promettre un sentiment de mort, d’abandon. Rien ne semblait mieux représenter l’arrivée du Chaos lui même que la désolation complète. Les gens semblaient fuir, quitter la ville qui prétendait recevoir le retour d’Arès et plus les Berserkers avançaient, plus ils ressentaient ce sentiment de familiarité au fond de leur cœur. Du moins, c’était ce qui traversait celui de Thivan, bien que rien ne vienne en cet instant marquer visage. Il est toujours froid, toujours absent, comme si rien ne le touchait, comme si tout ce qui l’entourait n’avait aucune importance. Et rien n’était plus vrai. Il ne ressentait guère d’allégresse à l’idée de récupérer le dieu de son camp, seulement une satisfaction à la pensée que cette mission allait bientôt se terminer. Mais il ne pouvait s’empêcher de penser que quelque chose n’allait pas se dérouler comme prévu. Un pressentiment, une excitation de son instinct qui avait tendance à s’agiter, sans qu’il ne su définir clairement pourquoi. Mais la Pestilence restait sur ses gardes, avec l’intime conviction que même une fois Arès réapparu devant eux, une chose allait leur tomber sur le coin du nez. Les ennemis séculaires des Berserkers ne s’étaient pas encore montrés, aucune trace des Saints pour l’instant et cela semblait bien improbable qu’ils ne réagissent pas. Il fallait s’attendre à les voir apparaître d’un moment à l’autre. Et puis c’était sans compter sur cette maudite impression d’être suivi, observé, sans savoir par qui ni comment quelque chose avait échappé à son regard. Non vraiment, il y avait quelque chose qui se préparait. Quelque chose qui risquait d’en surprendre plus d’un, même les grands guerriers d’Arès.

Sur ses gardes, parfaitement concentré sur son environnement et le chemin à poursuivre jusqu’à Kiev, c’est un peu au dernier moment que Thivan entendit les paroles de son collègue, visiblement tout aussi aux aguets que lui. Il mit du temps à répondre, son regard toujours perçant, observant avec attention les alentours, ses perceptions élevées pour repérer n’importe quelles traces de cosmos à l’horizon. Il pouvait sans problème repérer celui de Ludmila partie plus en amont pour honorer son rôle d’éclaireur et d’autres, qu’il ne connaissait pas. D’une voix tout aussi basse que celle de la Guerre, il répondit enfin après avoir laissé plusieurs minutes s’écouler entre les deux instants.

« J’ai le sentiment que les choses vont s’agiter dans peu de temps. »


Un pressentiment qu’il faisait partager à son collègue, cette sensation que très bientôt, les choses allaient se mettre en branle et que rien ne promettait la félicité des Berserkers. Bien évidemment, chacun d’entre eux ferait au mieux pour mener à bien cette mission, mais personne n’était à l’abri d’un contretemps.

« Rejoignons Ludmila. »


Il n’était plus temps de l’attendre revenir. Sans trop attendre, le Cardinal talonna sa monture pour la faire aller plus vite, vers cette ville où attendait le but de leur mission.
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Sam 12 Déc - 20:20
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Nouveau paysage froid et clairsemé. Ils se retrouvaient semblait-il dans une grande plaine aux abords d'une ville, parsemée d'arbres en petits bosquets et de végétation peu ou pas entretenue. A leur sortie du Sidh, les deux hommes semblèrent troublés. L'apparition blanche signifiait peut-être quelque chose pour eux, quelque chose de troublant. Pour sa part, Célestia se concentrait plutôt sur le présent et les perspectives à venir. Ils étaient d'après leurs mots arrivés à Kiev. Combien de temps avaient-ils mis ? Quelle distance avaient-ils parcouru ? Où se trouvaient les berserkers ? Si Bran et Aedan possédaient les réponses aux deux premières questions, la jolie blonde ne les demanda pas. Les répondes viendraient tôt ou tard. La dernière en revanche constituait le cœur même de leur mission, et c'est pourquoi l'aîné des druides envoya aussitôt son familier chercher des réponses.

"Je ne puis demeurer en votre compagnie."

Aedan s'éloignait, enveloppé dans sa large cape de voyage, avec ses vêtements de couleurs sombres et bonnes pour se fondre dans le paysage. Il alla questionner les voyageurs que l'on pouvait apercevoir. Même loin de là, les yeux des oiseaux pouvaient discerner de nombreuses formes sur les routes, comme une migration humaine induite par l'approche de la mort, de la famine, de la guerre... ou d'autre chose encore.

Laissée seule avec l'oncle Bran, la Princesse aux Mille oiseaux se tourna vers lui et répéta avec plus de conviction :

"Je ne puis demeurer avec vous deux. Bien sûr j'aiderai à résoudre la mission de notre Augure, mais mon apparence est bien trop contraire à celle des gens d'ici, aux vôtres. Je suis une femme qui ne devrait pas voyager seule -selon les Romains-, habillée à la manière grecque légère tandis qu'il neige et que le vent se fait glaçant. Mes cheveux sont blonds quand toutes les personnes que nous apercevons les ont de couleur foncée... Vous ne pourrez demeurer discret si je reste avec vous. Mieux vaut rester en contact mais être séparés."

Elle regarda autour d'elle par quel moyen ils pourraient y parvenir. Appeler un autre oiseau pourrait attirer l'attention à force. L'hiver les poussait plus à rester dans leurs nids bien au chaud qu'à se nourrir. Envoyer trop de messagers signifierait attirer l'attention des plus attentifs -alliés comme ennemis. Or, le maître-mot, encore et toujours, était la discrétion, raison pour laquelle aucun des oracles n'avait encore usé de son cosmos.

"Je trouverai des animaux à envoyer vous prévenir. Je possède le don de double-langue. Et rassurez-vous sur mon silence. Puisque j'attire l'attention, je vais me rendre la première en ville et examiner les alentours. Merci de votre assistance jusque-là."

Elle s'inclina légèrement vers le druide, sa décision prise, et prit son propre chemin avant qu'on ne les repère ensemble.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric

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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Mer 16 Déc - 11:54
    Le lion avait décidé de prendre les choses en main dès lors. Il accepta l’offre d’Haldor, les deux guerriers n’avaient pas le même style de combat, mais il faut dire que le lion aimé aussi la violence de la mêlée. Autant au mieux conjuguer leur force. Autant il avait confiance, relativement, en la personne du guerrier divin, autant il n’en avait aucune pour la servante de dieu de la guerre. Elle ne disait mot depuis leur arrivait, comme si elle se gorgeait de ce carnage et de ce chaos. Comme si elle faisait corps avec ce théâtre de mort et de désolation.

    Le lion lui intima de placer le haut de son manteau pour couvrir son visage et éviter d’être reconnu. La fine équipe toute vêtue d’armure aurait déjà du mal à passer, mais il était fort probable que la troupe rencontre des guerriers de celui qu’il cherche et surtout, des gens qui connaissaient celles qui représentent la défaite des troupes d’Arès et la domination du Sanctuaire. La fine troupe donc ne paissait pas inaperçu. Le Mérovingien aurait aimé reprendre la couverture qu’il avait utilisée lors de sa dernière visite sur les terres des guerriers d’Arès, pour se rendre dans en Asgard.

    Là, pas moyen de cacher les deux armures d’or, la robe du guerrier divin, l’armure de bronze et l’armure du cardinal. Childéric glissa quelques mots à Silas un peu en retrait, il demanda à son ami de surveiller le cosmos de Jehanne. Il soupçonnait un risque, celui d’appeler discrètement ses alliés en ces lieux à l’aide d’un léger filet de cosmos. Le lion d’or aurait pu retrouver ce genre d’indice également, mais sa finesse de la maîtrise du cosmos était moins poussée que celle de son ami. Après tout, lui utilisant la lumière et sa force brute comme son arme, où son ami utilisait des couches dimensionnelles qui lui sont propres. Un pouvoir incroyablement difficile à maîtriser !

    Mais il n’avait pas le choix, l’avenir du monde reposait sur leur épaule après tout. Des soldats en armure complète ne devraient pas trop choquer, seulement la matière de l’armure ferait de Silas et Childéric deux balises pour leur ennemi. C’est là qu’il pensa à l’atout qu’il avait dans leur manche… Haldor, et un plan vient au lion qu’il exposa à ses amis tout en entrant dans la grande ville de Kiev.

    « - Silas et moi sommes soleil dans la nuit noire ici. On ne voit que nous ! Wedge et surtout toi Haldor, pourrait bénéficier de plus de discrétion. Oui oui, malgré ta taille et ton épée géante, tu restes plus discret que deux chevaliers d’or en territoire ennemi ! Nous allons vous offrir une diversion digne de ce nom, tout en nous occupant de cette petite conne ! Je sais que rien ne t’oblige à te battre à nos côtés, nos deux dieux ne sont pas en bon terme mais… je pense que c’est quelque chose sur lequel on peut travailler l’ami ! Il y a des gens bien chez toi, vraiment ! Mais nous en parlerons plus à notre retour autour d’une bonne cervoise non.»

    Et le lion termina sa petite réplique en éclatant de rire. Il avait dans un coin de la tête, le souvenir du combat violent qu’il avait mené avec Hakon, ce guerrier divin lui rappelant étrangement Silas. Cet homme qui, s’il était né sous une étoile différente, aurait pu être un très bon ami du chevalier d’or. Mais que le destin avait fait l’un de ses nombreux ennemis mortels !


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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Jeu 17 Déc - 12:34


Ils étaient arrivés à destination dans cette ville du nord, bordée de prairie glaciale et austère. La ville semblait s'appelait Kiev d'après ce qu'il avait compris et de ce qu'il savait. Mais au final le lieu n'importait pas vraiment. Silas devait juste se dire qu'il risquerait de faire des victimes collatéral s'il y avait bien combat dans ce lieu mais comme il le pensait assez généralement, mieux fallait quelques victimes au lieu d'un amas. Sombre pensée que voila, mais c'était ainsi, quelques vies de perdues pour en sauver des milliers, voila ce que pourrait être son credo.

Jehane la Cardinale de La Famine semblait de plus en plus nerveuse. Nul doute que le petit groupe hétéroclite qu'ils composaient venaient de toucher au but, c'était ici que sommeillait l'âme d'Arès. Le véhicule du Dieu de la Guerre se cachait donc dans les centaines de personnes vivant dans cette cité. Ils devaient le trouver, ils devaient le ramener au Sanctuaire pour le sceller.

Childéric voulait jouer la prudence et avait peur de se faire remarquer, il avait raison sur le point que les armures d'or était tel le phare d'Alexandrie pour les navires, on les voyait de loin, mais jouait trop la prudence était une chose qui pouvait les desservir. Il voulait envoyé Pégase en éclaireur avec le Tribut d'Asgard. Sur le papier cela pouvait s’avérer dangereux. Wedge était moins puissant que Haldor qui pouvait vouloir reprendre sa liberté, quoi que Silas en doutait fortement, l'homme possédait une fierté et de l'honneur qui ferait qu'il ne jetterait pas la pierre pour qu'Asgard se fasse attaquer de plein fouet mais le risque zéro n'existait pas et l'idée de devoir faire exploser la tête de celui qu'il pouvait considérer comme une sorte d'ami ne plaisait guère au Gold Saint.

_ Haldor je sais que ton envie n'est que le combat et que nos histoires ne te regarde pas mais je te dirais personnellement qu'il faut mieux pour nous tous, nous comme ton peuple que le dieu de la guerre reste en retrait. Je t'apprécie fortement même malgré les circonstances de ta présence ici et j'aimerais en faire fi pour voir en toi un véritable allié. Occultant nos camps respectifs et vois en moi un ami qui a besoin de ton aide.

Silas regarda ensuite Childéric, il trouvait qu'il était peut être trop agressif avec Jehane, et son comportement avait fait qu'ils avaient eu des problèmes sur la route. Il lui murmura doucement à l'oreille un petit "doucement avec elle". Il se tourna ensuite vers la guerrière.

_ Je ne sais pas si tu nous voulais nous ralentir par peur de revoir ton camp qui semble vouloir ta tête en vérité ou tu as voulu te séparer de nous mais sache bien que je n'hésiterai pas à utiliser ta laisse pour prendre ta vie si je vois en toi une véritable menace. Maintenant avançons et guide nous vers l'homme qui possède l'âme de ton dieu!





Lorsque j'engage un combat, il ne me vient pas à l'idée que je puisse le perdre.


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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Sam 26 Déc - 14:16
Il voulait croire ce qu'il voyait, ses mains en sang... Comment cela était-il arrivé ? Il se sentait sonné, des reflets de vie passées promettaient des mondes de sang et de chaos. Devant lui, le corps de l'abbé. La flaque de sang. Il n'avait pas pu se retenir, comme un appel au plus profond de lui même. Qui suis je ? Question bien simpliste, il n'avait pas de réponse et les non dits des années passées semblaient enfin trouver une petite lumière dans la lucarne des ténèbres de son âme. Lui qui avait été un jeune garçon fougueux, hargneux à l'âme corrompue selon son père et sa mère. Il avait été amené dans ce monastère dans le quartier sud de Kiev. Sa tête se tournait lentement quand il entendit un cri. Un autre moine, une autre victime... Pourquoi ? C'était mon professeur de latin. Pourquoi avais je envie de le tuer ? Je ne voulais pas, je n'étais pas un homme pur et innocent, il fallait l'admettre mais j'étais un bon gars. Enfin c'était ainsi qu'il se voyait jusqu'ici et là il venait de tuer l'homme qui lui avait donné sa vie sans le vouloir.

- Tu le ressens ?

- Quoi ? Qui cause ?

- Je suis en toi, ton Dieu Chrétien ne te sauvera pas. Cette création d'Apollon et d'Athéna n'est là que pour "civiliser" les peuples, leur apporter une morale mais tu te fous de cela depuis des années n'est ce pas ?

- Oui. Mais je voulais pas le tuer...

- Ton pouvoir se libère, l'homme s'est suicidé en voulant te toucher. Un vulgaire homme. Pfff, allez, réveille toi et va vers l'Ouest. Tu auras ta réponse.

- Mais je ressens...

- Oui, on a lâché les loups contre nous. Laisse moi faire !


C'était dans l'air. Le moine ne criait plus à côté de lui. Cruauté. Calomnie. Apreté. Infâmie. Tout cela ne le dérangeait pas plus, les opprimés mourraient de la main des forts, les calamités sont nées du Chaos le plus pur et il en était le bras armé. C'était dans l'air. Pivotant sur lui même, les yeux devenus rouge sangs, il marchait sur les cadavres des moines, un simple couteau à la main. Félonie. Fatuité. Tyrannie. C'était cela le plaisir de la vie aussi, il était celui que les Humains ne pouvaient reconnaître en eux mais il fallait leur démontrer qu'il était de retour, cette ville en serait les témoins, les premiers. Soudain, il chancela légèrement. Il s'avançait et sentit qu'il était encore faible pour libérer toute sa puissance comme il l'aurait voulu. Pourquoi n'avais je pas pris mon corps sacré ? Ah oui, c'était l'Olympe qui le gardait, satané père qui ne faisait pas confiance à ses enfants... Un sourire aux lèvres, il allait se rendormir et laisser une partie de son pouvoir à son hôte, mais, avant cela, ses chasseurs allaient découvrir que la nature est assez drôle quand elle se retournait contre eux...

La nature se mit à changer. Non. Pas cette nature là, celle de l'Humanité. L'ombre ravageuse de l'âme s'emportait comme un torrent dans tous les habitants de la vie, fonder des empires, conquérir par la force le pouvoir, faire l'amour sans le demander, être fort et rester le plus fort, c'était cela qui se répandait dans la ville. La nature innocente de la Psyché humaine était si simple à faire chuter, faire de leur vie un empire de sang et de chaos. Un dernier sourire, un dernier soupir, le cosmos du Dieu de la Guerre et de la Destruction se répandait comme une peste. Faites l'amour et la guerre.

Devenez l'ombre que vous détestez. Respirez votre nature rejetée par la raison.

Un tourbillon se levait au dessus du monastère, un orage s'approchait et pourtant, aucune explosion dans le ciel, aucun grondement. L'élégance d'une main traversant le corps d'un homme. C'était tout ce qu'il verrait dans son "empire", pour quelques heures, cette ville serait la sienne, le temps qu'il fuit face à ses Loups envoyés par ses frères et soeurs. Soudain, il le ressentit au loin, Eris, Phobos, Deimos et Enyo étaient proches et loin en même temps, prisonniers certainement par la volonté de sa "Famille". Le temps du retour sa fratrie approchait. Il discuta quelques instants avec son hôte et lui laissait donc le pouvoir, le temps que son réveil son complet. Cet homme lui ressemblait tellement après tout, c'était un bon choix...

Il quittait le monastère.

MJ a écrit:
Une vague de cosmos liée au chaos, la brutalité et la destruction traverse toute la ville, les Eveillés le ressentent comme les Humains. Des combats de rue commencent et au détour d'une ruelle, d'une rue, des personnes vont se rencontrer dans des alliances aussi imprévues que brutales.

Nous vous laissons répondre à ce topic une fois et dans l'ordre que vous voulez, y'a pas d'ordre de posts vu le chaos. Après, vous pouvez ouvrir chacun votre combat dans un nouveau topic et l'introduire comme bon vous semble. Libre à vous d'expliquer comment tout cela s'engage.

  • Silas et Ludmila VS Zvezdan et Celestia
  • Aedan et Thivan VS Bran Ruz et Childéric

Les Gagnants auront alors le loisir de participer à la fin de la MD #01. Les Perdants seront considérés comme inconscients. C'est 72 Heures pour répondre ! N'oubliez pas cela.

Aucune récupération ne sera permise d'une manière ou d'une autre à la fin des combats

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Épervier du Zéphyr

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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Sam 26 Déc - 15:33
Bran Ruz
"La Réponse"





Il était devenu un arbre, un pin fendant le ciel de ses hautes ramures d'argents où s'accrochaient les rares éclats d'un soleil timide. Il était la neige et le vent qui alourdissaient sa danse, faisaient s'agiter les quelques aiguilles qui lui restaient encore. Il mourrait, il deviendrait autre chose. La Réponse sentit comme un murmure, bien au delà de cette réalité, un trouble qui le fit devenir un moineau. L'oiseau, pas plus gros que le poing d'une femme s'était envolé de sous le couvert de l'arbre pour piailler, tenter de prendre contact avec Elle. Mais les portes de l'Entre Monde étaient fermées, le vaste et caché pays des pommes disparaissait dans une brume plus épaisse encore. L'oiseau chuta des cieux quand une vague de cosmos le percuta de plein fouet.

Il devint alors une silhouette noire et difforme qui prit vie, petit à petit sous la main du Carnage. Dans un tourbillon de plumes écarlates la Réponse rugit cette haine bien trop longtemps contenue en lui, couvée, patiemment pour éclore dans toute sa bestialité.

Le silence puis un tremblement firent s'interrompre la marche des voyageurs perdus dans la neige. D'entre les arbres qui s'écartèrent subitement dans un terrible fracas, une immense chose s'en extirpa, allant faucher ces quelques pauvres hères qui n'avaient pas eu le temps de comprendre et crier. La neige et le chaos qu'il apporta avec lui ne fut qu'un prélude, une note de musique qui bien vite, s'évanouissait pour laisser place à un requiem. Un chant amer et sanglant. La peur accrochée dans les yeux des malheureux, ils virent que cette « chose » revenait. Un enfant pointa du doigt le monstre qui fendait les cieux au dessus de leurs têtes.

Un gigantesque corbeau rouge qui, en ouvrant grands ses ailes, occulta la lumière du Soleil, comme pour s'en nourrir. Terrifiant était son cri, l'enfant ferma les yeux quand il senti ses serres se refermer sur son ventre.

Tout prêt d'Aedan, le Bran Ruz s'était posé, finissant d'arracher de son bec, la tête de son repas, le gobant en jetant la tête en l'air. Son œil sombre se posa sur son neveu et ses plumes se hérissèrent sur son dos.

Un autre corbeau au plumage écarlate, d'une taille « normale » en comparaison de son maître, se risqua à descendre des nuées, vers la ville où il avait été attiré par quelque chose ou plutôt quelqu'un. L'animal se posa non loin de deux gardiens de l'humanité, en apostropha un – le plus grand des deux – avec force de croassements, l'exhortant à le suivre. Il avait apporté avec lui une fragrance capiteuse de sang et de malheur.

- Lion, tu dois combattre aux côtés du Corbeau Rouge ! Fit le corvidé en s'immisçant dans la tête de Childéric.




    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Sam 26 Déc - 16:15
Les cieux se couvrent de ténèbres, c’est le chaos qui murmure et qui chantonne. Comme un appel, le Cor de la Guerre et de la Destruction résonne dans l’air, appelant à lui la folie de la nature humaine enfouie. Il peut la voir, oui, cette agitation qui peu à peu entraine le cœur des hommes, la soif de sang qui s’épanche, les cris et les hurlements qui chantent comme une symphonie harmonieuse. Ah comme Thivan ne l’avait pas entendu depuis longtemps, cette mélopée qui faisait vibrer son cœur, la seule qui arrivait encore à réveiller sur son visage les quelques sentiments qui résidaient encore en lui. Les traits si vides de la Pestilence se courbe d’un sourire non feint, le premier qu’on ne lui eu jamais vu. Sans raison apparente il illumine ce visage, c’est la Terreur qui l’appel, qui lui demande de continuer son œuvre. Alors elle vient à lui, la cuirasse des Maux de ce monde, qui avance et qui sur son passage détruit tout, sans le moindre discernement.

Blanche et pâle Pestilence, maladive et indifférente…

Thivan descend de sa monture, lame à la main, les premiers coups de ses attaques pleuvent sur les innocents voyageurs qui fuient et qui hurlent. Comme par le passé, le démon revient hanter ses pas. Les têtes tombes, les gorges se tranchent et le sang repeint de son écarlate couleur la neige pure, témoin des massacres. Et il avance, appelé par le désir barbare et sauvage de sa nature. Il se révèle alors comme avant, animal violent qui tue sans s’émouvoir, sinon s’abreuver de la Terreur qui se lit sur les visages de ses victimes. Pour certaines il se penche sur les cadavres, accueille les derniers souffles de vie qu’il arrache d’un étranglement rapide, d’un mouvement de la nuque qu’il fait craquer. Oh quel son harmonieux et plaisant, il continue son œuvre, son dessein. C’est la Destruction et le Chaos que le demande… alors pourquoi ne pas y céder. Il est si bon parfois de laisser la nature profonde s’épancher.

Là parmi les hurlements et les mares de sang, il les voit encore debout, bien vaillant à s’élever dans l’horreur. La Pestilence avance, insidieuse, vers les Oiseaux qui tombent du ciel et le Lion qui grogne. Charogne, il sera là pour leur arracher ce qui reste de leur vie, mais avant, il n’a qu’une envie, combattre ceux qui brillent et sont éveillés. Du plus jeune des Oiseaux, du plus petit il s’approche, frôle son corps élancé, souffle à son oreille d’une voix sombre et dénuée de toute vie :

« Petit Oiseau viens. Chante petit Merle les exploits du Chaos, vient combattre le Lion et le Corbeau. »

Déjà il s’éloigne et s’éclipse, insaisissable Pestilence, elle continue son chemin. Il n’y a plus de but à poursuivre, plus de course à gagner. Il n’y a plus que les combats et le sang qui promet une récompense digne de ce nom.
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Sam 26 Déc - 19:03

Interrompue dans sa chevauchée par la puissance bourrasque cosmique qui ne tarda pas à envahir l'ensemble de la ville, la Hyène s'accrocha furieusement à la crinière de sa monture après que les rênes lui échappèrent des mains. La course de l'animal s'était momentanément interrompue, celui-ci se cabrant et s'agitant afin de déloger sa cavalière, avec succès. Chutant au sol, Ludmila se redressa vivement puis assista à la fuite hystérique du canasson ; ni une ni deux, sa hache quitta son ceinturon puis voltigea de façon circulaire pour trancher net le cou de la bête à plus d'une dizaine de mètres. L'arme imbibée de cosmos revenait maladroitement vers sa propriétaire, ricochant au sol en provoquant sur son passage des fracas métalliques et des traînées de sang frais jusqu'à tournoyer de plus en plus lentement jusqu'aux pieds de la berserker, qui la ramassa.
Cette action instinctive l'enthousiasmait étrangement, ravi du sort réservé à la fichue bestiole qui ne risquait plus de l'agacer ni la discréditer désormais. Une bonne chose de faîte, assurément ! Son arme empoignée avec légèreté en demandait plus, elle le sentait à travers la tension qui ne cessait de résonner depuis sa rencontre avec la vague de cosmos déployée par ce qui ne pouvait qu'être Arès, leur Dieu en personne. La Hyène ressentait toutes les âmes déchaînées dans le périmètre – La ville entière était atteinte d'une frénésie sans pareil, et cet écho gagnait dangereusement la combattante aux joues rougies par une certaine extase. Ses pensées s'effaçaient ou se mélangeaient, au point que l'instant présent et les sentiments forts qu'elle rencontrait demandaient toute son attention. Déboussolée, son regard se porta plus loin sur une troupe d'habitants qui se déchiraient : Une poignée rampait ou fuyait alors que la majorité s'affairait au cours d'une rixe amateur mais acharnée, des combats plus inégaux apparaissaient également via des hommes s'en prenant à des femmes avec des idées tout aussi bestiales. Sa colère explosa. Sans même penser à son récent meurtre de canasson, elle se dirigea avec hâte vers ces derniers, ses pas bruyants car lourds du port de sa solide cuirasse qui s'imposait parmi tous. Relayant l'influence du Dieu de la Guerre.

    Arrêtez-ça ! Hurlait-elle en abattant aussitôt les bougres les plus agités, se surprenant à laisser danser sa hache avec fluidité, causant plus d'une dizaine de morts faciles à son compteur. Les violeurs meurent. Les autres suivent ou meurent.
    On y va !

Un décret bref et quasi-surréaliste en cet instant. La Hyène ne se contrôlait pas mais agissait selon quelques bribes de ces principes ; faire couler du sang ne lui causait plus aucun problème, toutefois certaines choses au milieu de tout ce chaos ne lui convenaient pas. Elle jouissait d'une force supérieure à tous les lambda de Kiev et souffrait de la proximité d'Arès au point de ne craindre aucun obstacle. Ses paroles venaient de rallier une petite troupe compréhensive à défaut d'être docile, qui la suivait désormais sur sa route. La vandale progressait dans les rues. Ses pensées étaient semblables à des bourrasques et elle se surprit même à penser à son amie Li tout persévérant dans son massacre dès que quiconque s'interposait sur son chemin. Le sol rendu poisseux par le mélange de la neige et du sang s'étendait partout et ne cessait de s'étendre – Telle était la volonté d'Arès.
Puis elle se rappela qu'elle devait rejoindre Zvezdan. Un regard en arrière lui suffit à se rendre compte que la petite troupe s'était complètement dispersée au gré des affrontements ou des distractions, ce qui intensifia sa rage. Tant pis, elle ne s'entêterait plus à faire le tri. Puisqu'il en était ainsi, tout le monde y passerait.

Rapidement, le climat et l'attraction exercés par le cosmos d'Arès absorba ce qui demeurait de Ludmila. Celle-ci fondait à travers les rues à la recherche du Cardinal, l'esprit furieux et les scrupules rangés dans le tiroir. Pourtant derrière la sévérité affichée dans le feu de l'action on pouvait l'apercevoir à d'autres moments, la mine comblée par cette sinistre situation.


~~~~~~

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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Dim 27 Déc - 10:06
Évidemment. Une divinité, celle de la guerre qui plus est, ne pouvait se réveiller qu'en grande pompe. Et lorsqu'un Dieu acte, c'est l'ensemble des témoins qui en assument les conséquences. Sa progéniture comprise. Voire, surtout sa progéniture.

Cette vague d'énergie, aussi soudaine que violente. Un Cosmos reconnaissable parmi tant d'autres. Sans jamais l'avoir expérimenté par le passé, j'ai tout de même l'impression qu'il a toujours été là. Ce parfum de guerre et de désolation, le tout teinté de cette folie propre aux hommes qui se laissent dominer par leur soif de sang. Cette impulsion, quelques secondes de suspens, où le temps semble s'arrêter. Puis d'un coup d'un seul, Chaos. Chaos comme peu de choses peuvent causer le Chaos. Chaos dans sa forme la plus primaire. Les bêtes cèdent, et les humains font de même, gouvernés par rien d'autre que pulsions et émotions fortes. Que ce soit fureur, perversité ou simple envie de meurtre, tous cédaient. Les éternels sages laissent leurs préceptes aux vestiaires, les colériques explosent en une rage sans commune mesure, les déviants voient leur esprit régis par leurs lubies respectives.

Puis il y a moi.

Moi qui maladroitement, parviens à me laisser tomber au sol sans m'y ramasser suite aux trop nerveux mouvements de ma monture. Moi qui lance un regard vers devant, pour constater. Pour percevoir l'Homme tel qu'il est dans sa nature la plus sauvage. L'homme qui occulte raison, bon sens, civilité et toutes autres brides bonnes à inhiber ses plus profonds vices. Le spectacle, bien qu'il ait à ma bouche un goût de déjà vu, se veut ici plus brutal que jamais. Brutal, insolite, unique. L'enfant se jette à la gorge du parent, le parent étrangle son conjoint, les yeux imbibés d'une rage furieuse, parfois fondée, parfois guidée par la seule folie. Les meilleurs amis s'entretuent, les vieilles rancunes se réveillent et explosent à la surface des esprits fragilisés. Dans la mêlée, quelques visages paraissent extatiques, un sourire trop franc et trop ravi, un sourire caractéristique de celui qui se complaît dans le sang. D'autres se font plus contrit, ceux-ci, s'ils frappent avec autant de violence que les autres, n'y trouvent pas la même joie. Ils frappent car leur esprit les y force.

Puis il y a moi, encore. Moi, entre les deux cas cités plus haut. Moi, qui bien avant d'avoir à résister au Cosmos d'Arès, ais à résister à mon moi intérieur. Mes, moi intérieurs. Des visions du passé qui se bousculent dans mon esprit à la vue du carnage, et le souvenir des pillages, des gorges tranchées et des derniers souffles soupirés à quelques centimètres de mon visage, de ces expressions de peur figées sur le visage des morts une fois que toute vie finit par s'en aller de leur corps malmené. Ces souvenirs, puis les sentiments qu'ils amènent. Et là, le conflit intérieur. Un peu de ce dégoût que j'ai du massacre guidé par la seule motivation du massacre, un peu de ces pulsions refoulées, de ce Cœur qui s'accélère lors des combats. Mon esprit qui hésite entre maudire Arès mille fois ou le remercier à genoux.

Mis en face de mes contradictions, je reste là, un temps, au milieu des échauffourées, incapable de me sortir de cette lutte interne. Puis rapidement, arrive ce qu'il doit arriver lorsque l'on se perd dans ses pensées au milieu d'une telle mêlée : L'arrière de mon crâne, frappé par je ne sais quoi, puis moi qui chute lourdement au sol. Et avec le choc, le déclic. Comme si la frappe avait remis en place un engrenage récalcitrant, quelque chose se débloque puis s'actionne. C'en est assez. Assez de se brider. De se mentir. Assez de faire taire ces mille voix qui appellent toutes au même tribut : celui du sang. Assez d'entretenir cette façade calme et mesurée, de teinter le véritable moi d'une mascarade, de cet être souriant et enjoué qui n'est qu'un imposteur. Assez. Ainsi, céder. Céder et laisser ce masque de civilité lentement s'effriter, pour finalement éclater en mille morceaux. L'esprit encore submergé des images du passé, celles-ci finissent par se mêler au réel, pour se superposer à lui en une fresque surréaliste marquée par le Chaos. Mais nulle lucidité ne me permettrait de saisir ça. C'est pourquoi lorsque je me retourne et que je vois ce soldat Byzantin s'approcher, goguenard et confiant, je ne laisse aucune place au doute. Trop de cette place est désormais occupée par Folie, Rage, Rancœur et Destruction.

La dague cachée dans mes vêtements se retrouve en mes mains à la vitesse de l'éclair, tout comme moi-même je me retrouvais à cette pareille vitesse sur mon ennemi. Jeté sur lui, mes pieds se posent sur son torse en un saut et il tombe, tandis que ma lame s'enfonce plusieurs fois d'affilé au creux de son cou. Une fontaine carmin vient m'éclabousser le visage, et mes yeux rouges de ce même rouge mais aussi de celui initié par ma rage se retournent vers la foule. Des soldats. Partout. L'armure Byzantine partout autour de moi, et ces mêmes soldats qui s'attaquent à des frères Vandales. Mon Cosmos qui explose en une fureur non-contenue, je me jette sur eux, et commence alors à danser le ballet des gorges tranchées. Dans mon sillon se dessine un chemin marqué de pourpre et de corps pâles et figés. A travers les yeux d'un esprit lucide, nul soldat byzantin, en vérité. Hommes, femmes et enfant, morts au nom de la folie. Ça, et rien que ça. Hélas, je n'en savais toujours rien. Hélas donc, mon combat continuait, et encore et toujours, et les fantômes du passé tombaient un à un sous mes coups. Trop confus pour savoir si j'éprouvai ou non le moindre plaisir dans tout ça, je n'étais ici que Fureur, la fureur concentrée à en effacer tout autre sentiment. Un cri informe et inhumain, puis pour y faire écho, ce rythme qui se joue dans ma tête, ce chant sinistre et sibyllin psalmodié par cette voix qui incite à répandre de cette poudre, cette pourdre qui verra s'élever les Flammes dans la ville.
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Dim 27 Déc - 23:00
Vingt-trois minutes. C'était très exactement le temps qui s'était écoulé avant que la situation ne devienne incontrôlable. Le temps qui s'était écoulé depuis qu'elle avait quitté Bran et Aedan pour s'aventurer seule en ville, au milieu de la populace qui observait sa chevelure blonde avec inquiétude. Le temps pendant lequel les réactions des gens étaient restées aussi "normales" que Célestia en avait l'habitude.

Et puis il y avait eu cette vague de pouvoir extraordinaire qui avait traversé la ville dans un souffle. La Princesse aux Mille Oiseaux en était restée pétrifiée : c'était un cosmos qui incitait à la violence et l'anarchisme, dangereux et barbare. Elle s'estima heureuse de ne pas être tout à fait humaine, de ne pas ressentir les émotions de la même façon que les Hommes qui venaient brusquement de s'arrêter autour d'elle. Et puis, sans prévenir, un paysan saisit sa fourche et l'enfonça dans le ventre de son voisin. Une marchande de pain alla mordre la personne la plus proche d'elle. Des cris de ragèrent éclatèrent de tous les côtés, à tel point que la Romaine se demandait si elle n'était pas au beau milieu d'une illusion tant la scène semblait illogique, impossible.

La violence gagna en intensité quand des cosmos explosèrent, dans et autour de la ville. Ils n'appartenaient pas à un oracle pour sûr, du moins pas tous, pas les plus proches. Le carnage n'en fut que plus sanglant, les étoiles de habitants de Kiev tombant en pluie continue. Le fracas des épées et des armes blanches commença à résonner dans l'air, des traits sifflèrent même depuis les remparts de bois entourant la ville, directement sur les villageois. La guerre était déclarée : tous contre tous. Même les bêtes perdirent la raison. Des chiens attaquèrent leur maître, les chevaux ruèrent, les bœufs piétinèrent, des corbeaux grappillaient les charognes et se mettaient à attaquer des enfants, lesquels s'emparaient de cailloux pour bombarder tous ceux qui passaient à portée.

Tout à coup surgit d'une rue l'un de ces fameux éveillés. Son cosmos grondait à tout rompre et il coupait les gorges comme un paysan qui faucherait le blé. Une pluie de sang sur son sillage. Il passa près de l'évêque, encore une victime, dont le sang chaud et encore gorgé de vie éclaboussa la dame. Choquée, elle baissa le regard sur sa robe désormais teintée de rouge, sur ses mains souillées, sur la gorge responsable de cette coulée soudaine. A chaque second des cycles prenaient fin brutalement. Certains avaient de l'avenir, d'autres le méritaient car n'évolueraient plus jamais.

La créature vint à sa rencontre, pour prendre sa vie. Et il était hors de question qu'elle meure ainsi. Mieux valait vivre au su de tous que cachée et morte dans une rue. Elle fit appel à son essence de gardienne et tenta de neutraliser les pulsions meurtrières du guerrier d'Arès pour éveiller en lui ce qu'il y avait de meilleur, toutes les vertus en puissance qu'il gardait scellées en son être. Elle comprit rapidement que son geste serait vain car cet homme ne voulait pas être délivré, ou était persuadé de ne pas le vouloir par une personne d'un niveau bien plus haut que le sien. Célestia prit sa décision à ce moment-là, en sondant le cœur de cet homme : les morts ne pouvaient être évitées. Il fallait désormais les rendre utiles. Elle bloqua son assaut en dressant un mur de cosmos invisible entre eux et planta ses iris émeraude dans son regard de bête folle.

"Si nous devons nous battre, faisons-le dans le but de trouver l'auteur de tout ceci."

Et par ces paroles elle ne trahissait aucune de ses promesses puisqu'elle ne révélait pas son identité, ni la divinité qu'elle servait. Si cet homme servait Arès, alors il était un allié de circonstances. S'il agissait pour quelqu'un d'autre, il pourrait tout aussi bien l'aider, à la fin, à mettre un terme aux agissements de celui qui croyait pouvoir déchaîner la guerre impunément sur le monde. S'il était là simplement pour tuer comme ces villageois ignorants, son aide serait précieuse jusqu'au moment de devoir l'éliminer, à son tour.

Ne bénéficiant pas du pouvoir de calmer la totalité des badauds alentours, elle se concentra sur lui, autant avoir un éveillé dans son camp. D'autres seraient sans doute attirés par cette alliance subite, d'où l'intérêt de ne pas rester seule.


Ma couleur : #009900
Ma plume de bord : ici
Diei vidi : Thanatos, Phantasos, Hadès, Arès, Poséidon, Athéna, Apollon, Odin
J'ai câliné : Lykeios, Asclépios, Aedan, Childéric



Dernière édition par Célestia le Mer 30 Déc - 11:33, édité 1 fois
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 28 Déc - 15:13
Une vague de cosmos. Puissante. Tonitruante. Je la sens s'étendre telle une brume viciée dans la ville, frapper de plein fouet chaque personnes présentes, des habitants aux soldats, des animaux aux enfants, du commun aux éveillés. Les pensées éclatent, se font bribes éparses alors qu'une rage insidieuse vient glisser dans mon âme. Je me sens... mal. Un étourdissement qui se répand dans mon corps alors que la violence éclate de toute part. Le carmin danse devant mes prunelles voilées par une folie indicible. De la peur ? De la rage ? De la démence ? Les corps et les armes s'entrechoquent aux rythmes des tambours de guerre. La brutalité fait face à une bestialité amère. J'ai l'impression d'étouffer. J'ai l'impression de me perdre. Réveilles toi. Réveilles toi. Réveilles toi. Ce n'est pas un cauchemar. Cette scène n'est pas issue d'un rêve ténébreux souillé de carmin. Ces hommes qui égorgent. Ces femmes qui éventrent. Ces hurlements qui se font cacophonies insupportables. Bestiale. Non. Ce n'est pas ça. Pourtant, même les bêtes se joignent au carnage. Ce n'est pas un cauchemar. Tout ça, ce n'est rien de plus que la réalité d'un monde sombrant dans la démence. Réveilles toi ! Mon regard pour la première fois parait s'illuminer d'un semblant de raison. Et je me tiens là, debout au milieu d'une mare de sang, l'épée à la main. A quel moment l'ai je dégainé ?

Un battement furieux. Du rouge, poisseux qui glisse sur une lame au clair. Je... Ma respiration est chaotique, troublée alors que je me raccroche à la réalité - à cette affreuse réalité. Pourquoi ? Cette folie... Mes doigts glissent sur mon front douloureux. La brume se lève. Je dois... Calmes toi. Calmes toi. Reprends toi. Une inspiration alors qu'un grondement furieux vient me distraire de ma réflexion maladroite. Hésitante. « Setanta ! » Le chien blanc est maculé de sang, les babines retroussées, il s'attaque à un homme qui s'approchait, pioche à la main. Non. Ma main se crispe sur ma lame alors que je viens désarmer l'homme d'un simple coup d'épée. Ne réfléchis pas. Pas tout de suite. Pas maintenant. Où sont ils ? Mon oncle ? Céléstia ? Ne penses pas au sang sur tes mains Aedan. Ma gorge est serrée. Mon odorat saturé par cette fragrance de sang et fer. J'ai déjà senti ça par le passé mais jamais encore je ne m'étais retrouvé en son cœur. Qu'est ce que je peux faire ? N'ai je pas le pouvoir de contrer cette folie ? « Calmes toi Setanta. Ça va aller. » Un murmure. Un éclat de cosmos. Protège le de l'ombre de la folie. Une branche fine. De l'écorce blanche. Je lui entoure le cou avec cette dernière avant de le laisser reprendre ses esprits.

Nous devons nous échapper. Non. Plutôt les trouver, continuer cette mission, sauf que... Un corbeau rouge. Monstrueux. Difforme. Si semblable et si différent au corbeau de mon oncle. C'est lui. C'est lui. Mon regard s'écarquille alors que je contemple la créature se repaitre de sa victime se mourant entre ses serres. L'horreur se répand dans tout mon être, plus encore que ce que ce carnage et cette folie attise en moi. Ma main libre vient enserrer celle tenant encore mon épée alors que Setanta grogne férocement contre le monstre. Mon oncle. Non. Comment est ce que nous avons pu en arriver là ? Comment est ce que... La panique s'insinue dans mon cœur. Qu'est ce que... je peux faire...? J'ai envie... Dans ma bouche s'attarde un gout âpre. J'ai envie de vomir. « Mon oncle qu'est ce qu'il vous est arrivé...? » J'ai peur. Ma main tremble alors que sur mon visage vient s'attarder une expression oscillant entre tristesse et frayeur. Si seulement père était présent. Que ferait-il ? Il saurait ce qu'il était arrivé à son frère, moi, je n'en ai qu'une vague idée que les fragments de démence laisse s'échapper.

Une ombre sinueuse. Un murmure révélateur. Un sursaut alors que je me détourne vivement sur la silhouette élancée et glaciale de l'homme à la chevelure d'encre qui s'avance. Encore. Combattre ? Savait-il qui j'étais ? Qui nous étions, même ? Cette pensée pourtant s'échappe de mes pensées alors que la silhouette tortueuse de mon oncle se révèle plus encore. Le combattre ? Un battement sourd accompagné du grondement canin de mon compagnon souillé. Combattre mon oncle... Mes doigts se crispent sur ma lame. « Je crois... que je n'ai pas beaucoup de choix. » Qui mieux qu'un druide pour en affronter un autre ? Je dois le ramener. Et je m'élance, au devant de ce danger. L'imprudence n'existe plus désormais. Ma main libre enserre le triskel de mon père pour m'offrir sa force - sa raison.


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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 28 Déc - 18:34
    Le lion d'or n'écouta pas la remarque de Silas, qu'il trouva particulièrement déplacée. Surtout après les mots qu'il allait dire à la guerrière d'Arès. C'était une chose de lui d'y aller doucement, c'en était une autre de la menacer de mort juste après. Les deux saints se comportaient de la même façon avec celle qui semblait vouloir leur mettre des bâtons dans les roues et n'avait rien de commun avec le comportement du guerrier divin. Certes, ce n'était pas d'Odin qui était le but de cette mission, mais ce dernier faisait contre mauvaise fortune bon cœur et mettait au moins un peu du sien dans cette mission. Pas comme l'autre....

    En avançant dans la ville, le lion d'or perdu de vue le tribut des Ases ainsi que le chevalier de bronze de Pégase, mais ça ne l'étonna pas beaucoup, après tout, c'est l'idée qu'il avait proposée. Il avait avec son ami chevalier d'or et le tribut du dieu de la guerre resté à leurs côtés. Mais leur avancé dans les rues de ville fut brusquement stoppé par une violente vague de cosmos qui laissa le lion sur le carreau quelques secondes... Et durant ces quelques secondes il s'est perdu dans les pensées d'une autre réalité ! Une réalité où son armure ne serait pas d'or mais d'un rouge sang et son poing frappant indistinctement hommes, femmes, enfants, vieillards, bébés, guerriers ou civils. Ne laissant que mort et désolation sur son passage ! Se vautrant dans le sang de ceux qu'il a tué gratuitement, au nom de son simple plaisir et du fait qu'il soit capable de le faire !

    Mais il revient à lui et il était maintenant tout seul. Devant ses yeux il voyait quelque chose de bien semblable à sa vision et faillit s'abandonner à ce chaos et cette violence. Mais il reprit le contrôle de son corps, l'or de son armure agissant ainsi comme une balise vers le bon sens ! Du moins, ce qui s'y rapprochait fortement ! L’empêchant de s'abandonner à ce besoin bestial qui avait pris possession de son corps. Celui qui lui aurait commandé de balayer d'un simple coup de poing la totalité des gens qui se trouvaient devant lui, déjà victime de cette même soif de sang que celle qui voulait s’engouffrer dans son cœur. Arès devait sûrement être la source de cette scène de guerre civile. Il avait fait se lever les pères contre les fils et les fils contre leurs mères. Le lion ne pouvait laisser faire ça et contrôla cette volonté guerrière pour la diriger vers cette la source de cette haine : le dieu de la guerre !

    Il se lançant dans la ville, à la recherche de quelque chose ou bien de l'un de ses camarades. Mais il ne croisait que des combats de rue, des cadavres démembrés, des têtes plantées là sur des piques, symboles d'une victoire violente et sans réel but. Cruauté pure. Il déglutit et avait du mal à soutenir un tel spectacle de rage et de chaos. Il ne faisait attention à rien d'autre à sa progression. Il devait absolument retrouver Silas ou au moins l'un des deux tributs. Il avait confiance en son ami et savait qu'il saurait faire avec ce cosmos vicié rongeant leur âme. Haldor, se laisserait sûrement envahir par cette rage guerrière, devenant alors le Berserk des légendes nordiques. Jehanne, par contre, le lion n'avait aucune idée de comment le cosmos de son dieu allait réagir avec la jeune femme. Il ressentait aussi d'autres cosmos étrange qu'il ne connaissait pas...

    Il reteint un juron quand une femme armée se posta devant lui pour l’empêcher de passer. Elle voulait simplement embrocher le chevalier d'Athéna de sa pique déjà souillée par le sang. Le chevalier d'or pivota alors sur lui-même rapidement et sans réfléchir frappa... Au moment où il se rendit compte ce qu'il venait de faire, la femme qui ne devait pas avoir plus d'une trentaine d'année était déjà étendu sur le sol, son cou arborant un angle aussi improbable qu’écœurant. Les choses devaient être rapidement solutionné ! Le lion finit par arriver sur une petite place où il pouvait observer un corbeau se mourir sur le corps d'un être humain visiblement sur le point de se faire attaquer par un étrange être humain...

    « - Comme si j'avais le temps pour ces conneries ! »


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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Jeu 31 Déc - 14:00


Un cosmos sombre et violent se répandit violemment dans tous la cité juste après la séparation du petit groupe. Rempli de haine et d'envie de sang, le cosmos frappa de plein fouet Silas qui en tomba à terre. Son esprit se rempli alors de vision malsaine et d'envie nauséabonde. Son cosmos d'or éclata sans qu'il ne puisse le controler et l'écho du développement de son pouvoir frappa alors le bâtiment à coté de lui qui s'écroula sous l'impact. De rapides éclairs rouge sang parsemaient le voile d'or du Gold Saint qui devait plus ressembler à un Berserker vu le rictus qui éclairait son visage. Un homme armé d'un glaive lui sauta dessus, le pauvre ne put rien faire que déjà le Gold des Gémeaux l'avait happé dans une dimension parallèle où il ne survivrait pas longtemps. Silas n'avait alors qu'une envie en tête à ce moment la, retrouver Jehane et lui faire sauter la tête en activant l'artefact du Grand Pope.

La ville n'était que chaos et desordre. Des combats éclataient dans chacune des rues, mes cadavres commençaient à joncher les rues et les plus pervers des hommes s'en prenaient aux plus faiblex des femmes en les violant à mort. Devant tout de haine et de violence, Silas réussit à reprendre un peu de conscience de soi et commença à combattre sa part d'ombre. Ce qui le sortit un peu plus fut la vision de son jumeau qui lui indiquer de venir à lui en lui souriant tendrement et au détour d'une rue, il tomba alors sur une connaissance. Cette connaissance n'était autre que Ludmila de la Hyène et une voix en lui, celle de son frère lui demandait de s'allier à elle pour combattre deux autres guerriers qui se présentait à lui alors.

_ Ludmila... Si je pensais que je te retrouverai dans un tel chaos...

La force divine n'était qu'autre que celle du belliqueux Arès, il était éveillé, ils étaient arrivé trop tard pour empêcher cela. Un groupe d'assaillants arrivait sur sa gauche et il ouvrit alors un passage dimensionnelle pour les faire sortir de la ville, il avait assez de conscience maintenant pour ne pas tuer les pauvres victimes collatérales de tout cela. Il allait combattre car cela était l'envie du Dieu de la Guerre, son éveil avait déclenché une réaction en chaine et ce drôle de combat qui se profilait en était la preuve. Il se demandait bien où était les autres membres de son groupe...





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Dernière édition par Silas le Mar 26 Jan - 10:14, édité 1 fois
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 25 Jan - 10:33


Arrow Après le combat

Celestia était à terre, vaincue, morte... Silas aurait espéré ne pas devoir en arriver la mais elle l'avait choisi. Il lui avait offert la liberté de partir sauve et pourtant l'Oracle avait préféré lui cracher à la gueule et l'attaquer lui et Ludmila. La Berserker et la Saint avaient donc répliqué. Elle avait choisi son sort en ayant connaissance de toute cela, la Hyène était dans un accès de rage hallucinatoire et le Saint l'avait prévenu et il avait alors rendu la justice que sa déesse lui avait demander de rendre. Il venait de faire lors de ce "combat" la démonstration des valeurs de la déesse de la sagesse et de la guerre et ce que cela importe. La justice pouvait être expéditive, la force devait souvent être employé pour combattre des personnes tout aussi forte. Oublier cela c'était vraiment se mettre des œillères et ne pas comprendre le monde dans lequel on vivait. Silas pensait que c'était le cas de Célestia, son discours n'avait pas de sens, elle était trop prude pour comprendre le monde dans lequel elle était.

Le chaos qui embrouillait Ludmila semblait se dissiper ou du moins, elle reprenait un peu de conscience et redevenait humaine et non la hyène assoiffée de sang qu'elle avait été. Ses paroles étaient acerbes, vraies dans un sens mais elles cachaient aussi quelque chose. Chaos ou non après tout, elle était la cause de défaite d'un cardinal et n'avait rien pu faire contre la mort d'un autre.

_ Ludmila... Peut être que le destin en avait choisi ainsi ce jour, la. Que je ne rentre pas à la citadelle a peut être fait qu'en ce jour, deux de vos cardinaux gisent à terre dans leur sang.

Si le sort de Jehane était résolu, on ne survit pas avec une tête en moins, celui de Zvezdan était sur un équilibre précaire, bien plus mort que vivant. Il ne devrait sa survie quà Ludmila ou à son dieu. Il aurait pu allait l'achever à terre, lui trancher la tête tout comme sa camarade mais cela n'était pas une chose que Silas aurait fait, loin de l'honneur et de la fierté du guerrier qu'il était.

_ Tu sais pourquoi je suis ici, la même raison que toi... Tu parles de plan? Alors que votre dieu vous a poussé à vous entretuer et au final, vous êtes peut être maintenant en infériorité. Ne fais pas ta Célestia à essayer de comprendre les volontés du Pope et d'Athéna sans les connaitre, puis la justice n'est pas vraiment une chose que vous respectez. Et ne viens-tu pas de déclarer que le semblant de paix entre nos deux camps est rompu. Tu sais très bien ce que cela veut dire si personne ne vient remplacer le tribut.

De toute façon, tout ceci il le savait déjà tout comme Belisaire et Athéna. Le retour d'Arès voulait dire que le temps de la paix était finie. L'heure de la guerre avait sonnée, c'était indéniable. Une nouvelle guerre sainte était sur le point d'arriver et les forces du Sanctuaire serait au centre de tout ceci.





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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 25 Jan - 15:05

Elle fronça les sourcils, agacée par la tirade incompréhensive de son interlocuteur. De quoi parlait-il ? La Hyène balaya la zone dévastée du regard ; la destruction possédait et hanterait les lieux encore un long moment au vu des maints dommages collatéraux, mais ce constat l'importait peu. Ce fût plutôt la présence de deux corps qui la frappa de plein fouet – L'un décapité d'une sale manière, portant la cuirasse de la Famine, l'autre tout aussi inerte possédait celle de la Guerre. Elle déglutit.
Que signifiait donc ce bordel ? Quelques sueurs froides saisirent Ludmila dont l'esprit, loin de s'apaiser, reformait certaines connexions essentielles à la compréhension de cet improbable épisode.
La silhouette cuirassée de Zvezdan était tailladée de toute part.

Que répondre au Gold Saint ? Le désarroi de la vandale transpirait de sa moue contrite. Elle n'en serra pas moins fermement son arme entre ses doigts usés avant de lui répondre, froidement.

    Ce chaos était nécessaire. Commença t-elle de mauvaise foi, l'auto-conviction demeurant son seul rempart face à la logique de Silas. Combien êtes vous ? Et qui c'est, ça ? Marmonna t-elle en pointant brièvement son menton vers la dépouille de Celestia. Purger cet endroit était sans doute une solution de choix pour son Altesse Arès au vu du nombre d'intrus... T'as su sauver ta peau une fois encore, très bien. Quand est-il de tes frères d'arme ?

    Mon maître arrive. Tu penses l’arrêter seul ? Teh! Peu importe ta mission, ton Pope n'aura à se mettre sous la dent que des contrariétés !

Elle le narguait. Soufflant une dernière fois avant d'employer ses quelques forces dans le but de se relever plus fièrement, la combattante reprit de plus belle après avoir jeté un coup d’œil plus précis vers ses alliés à terre.

    Et dire que je pensais enfin avoir pris revanche sur Farkas... même cinq ans après sa mort, il me torture encore... Tu n'emporteras pas mon Cardinal, Gémeaux. Il faudra d'abord t'occuper de mon cas...

    Et ça, c'est Jehane n'est ce pas ? Tss... Décidément, je n'aurai jamais eu l'occasion de mettre un visage sur la propriétaire de la Famine. Pour beaucoup elle est déjà morte depuis Rome. Ne la compte pas comme une perte... surtout si vous devez votre présence à cette misérable garce !
    Son sort est mérité.

La Hyène lui avait déjà répondu à propos de Jehane devant les portes d'obsidienne, et la voir aujourd'hui en même temps qu'un régiment du Sanctuaire soulevait une déplaisante évidence. Une otage détournée comme guide – Une traîtresse dont l'échec lui avait coûté sa loyauté envers Arès, vivante avec comme pour seule finalité de vendre son maître le jour de son retour. Méprisable.
Mais comme Thivan ou Zvezdan, son lien avec l'essence d'Arès restait parmi les plus forts présents sur terre. Assurément, elle avait été utilisée, puis jetée.
Bien fait.


~~~~~~

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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Sam 30 Jan - 17:27




Une porte s'ouvrait lentement à quelques rues du monastère. Une ombre en sortait avec une aura de froid qui balayait toute forme de rage. Les cadavres autour de lui se teintaient d'une aura violacée, comme si la Mort s'invitait à son tour à ce bal pour le moins étrange. Il l'avait donc invité, lui, le protecteur du Sombre Monarque en personne. Ses prunelles argentées regardaient de droite à gauche, tous ses morts, tous ses enfants... Une seule personne était capable de l'appeler avec un tel massacre, une gratuité qu'il ne cautionnait pas de toute façon. Lentement, il s'avançait et envoyait les âmes là où elles devaient être, soudain, au détour des restes de cosmos éparses, sa tête se tourna lentement. Une personne était là, allongée dans la neige et le sang, dans les flammes et les cendres, un sourire froid dardait lentement son visage ivoirin.

Il fit reculer les deux autres guerriers en claquant ses doigts. Ludmilla et Silas furent balayés contre les murs adjacents, le choc était aussi brutal qu'une faux tombant sur leurs misérables vies. Ses yeux se baissèrent sur le corps sans vie d'une nymphe, son aura était singulière et il ne pouvait la laisser là parmi les mortels. D'un geste de la main, il leva le corps de la belle et elle disparut, personne ne saurait où elle était. Puis, il se retourna en ne regardant même pas les vivants autour de lui, il s'en moquait, ce n'était pas là son problème après tout. Comme une ombre glissant sur la vie, il arriva enfin devant le Monastère. Une image cosmique du Dieu de la Guerre vint alors à sa rencontre.

- Arès. Tu m'as appelé. Puis je savoir pourquoi ?

- Fils de Nyx. Tu le sais parfaitement mais je suis surpris que tu laisses des Chevaliers d'Athéna debout !

- La Mort est patiente cher ami. Mais tu n'as pas répondu à ma question.

- Je voudrais voir mon Oncle, le plus rapidement possible !

- Bien. Ainsi soit-il. Je vais...

- Attends ! Je dois parler à mes Berserkers avant.


Le Dieu de la Guerre se leva de son trône de cadavres et sortit du monastère avec cet éclat de rage qui cernait toujours son regard. D'un geste de la main, il répandit son cosmos pour prévenir les siens de sa volonté dans les mois à venir. En attendant, il suivrait l'allié de son Oncle. Il vit alors que certains d'entre eux étaient encore vivants, bonne chose que cela ! Il envoyait donc son message en même temps que Thanatos ouvrait un portail vers l'Elyseum. Le temps de l'ancienne alliance était de retour, celle du Fer et de la Mort. Inutile de dire qu'il en était ravi ! Quelques secondes d'attente et Arès quittait les lieux !

MJ a écrit:
Note :

1 - Thanatos met fin aux tueries et aux dépravations avec son aura. Toute volonté de combattre disparait en sa présence. Vous pouvez le défier.

2 - Arès quittera le champ de bataille pour l'Elyseum au prochain post du Conteur. Vous pouvez le défier.

3 - Celestia a été téléporté au même endroit. Un MP lui sera envoyé dans peu de temps et comme cela se passe à un endroit où le temps est relatif, ce sera pour elle en Chronique.

4 - Les Berserkers auront sous peu un message de leur Dieu dans leur zone HRP.

Nous vous laissons deux posts chacun afin de finir la Mission Divine.
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Dim 31 Jan - 12:14


Ludmila semblait reprendre pleinement conscience et comprenait ce qu'elle avait fait. Malgré cela, tout Berserker qu'elle était, elle se devait de se foutre de la gueule d'un Saint et de se faire passer pour un être supérieur. Malheureusement pour elle c'était un cadavre sans tête d'un cardinal qui se trouvait à terre à baigner dans son propre sang et le corps d'un autre plus mort que vivant qui gisait à terre.

_ Elle a pourtant essayé de nous conduire dans un piège la bougresse, à croire que pour elle, elle avait encore de l'importance pour vous. De toute façon comme tu le dis, elle méritait ce sort. Quand à notre nombre et tout le tralala je pourrais te demander de même et comme toi, je ne répondrai pas.

Silas avait une drôle de relation avec Ludmila, c'était devenu une chose presque intime et comme lors de leur rencontre, le Gold Saint trouvait que la Hyène n'avait pas sa place dans l'armée d'Arès, un petit truc en elle le titillait à dire vrai.

_ Dis moi tu...

Il n'eut pas le temps de finir ou de dire un mot de plus. Un sombre et froid cosmos arriva d'un coup, une ombre noire se planta devant eux et envoya les deux guerriers s'envoler et atterrir contre un mur qui se brisa sous l'impact. il avait l'impression d'être un insecte balayer par un homme. Ce cosmos surpuissant, c'était celui d'un dieu, c'était celui d'une chose que tout le monde connaissait. C'était la présence de la mort, la Mort. Ce cosmos, cet homme en armure noire n'était autre que Thanatos, le dieu de la mort. Malgré le choc, Silas ne perdit pas connaissance, sa vision flouté malgré tout, il entrevit le dieu faire disparaitre le corps de Celestia, la Mort venait récupérer son âme? Un traitement spéciale pour cette blondinette ailée?

Il fallut quelques instants à Silas pour se relever, il ressentait le cosmos de Thanatos, il était en compagnie d'Arès un peu plus haut dans la ville. Le Gold Saint se releva et décida de s'y rendre. Il regarda Ludmila puis avança. Arrivé près de Zvezdan, Silas se baissa pour le prendre par la cheville et il commença à le trainer en direction du monastère. Après une marche lente et dure, les traces du dernier combat. Silas arriva devant les deux divinités. il ne fallait pas croire qu'il n'avait pas peur, intérieurement c'était un méandre de sentiment, mais la fatigue et le sang qui lui couvrait le visage faisait que le Saint des Gémeaux semblait inconscient du danger de tout cela. Il jeta avec nonchalance le corps du cardinal devant Thanatos et Arès.

_ Dieu de la mort, peut être pourriez-vous emmener le Cardinal de la Guerre avec vous, cela serait juste le deuxième Cardinal mort en cette journée.

Il sourit, se moquait-il un peu des Berserkers? A vrai dire un peu, il devait reprendre confiance en lui et la pensée de la mort de Jehane même si c'était par l'action d'un collier béni par Athéna lui en redonnait.

_ Je ne suis point fou à défier deux dieux surtout dans mon état actuel. Arès je me permets alors d'être le messager d'Athéna. Un message pour Athéna peut être? Bien sur Thanatos cela vaut pour vous aussi.

Comment allaient régir les deux dieux, allaient-ils le foudroyer sur place ou le laisser ainsi pour porter un message? Il était après tout l'un des guerriers de leur ennemie, mais il était aussi l'un des gagnants de ces étranges combats voulu par le Seigneur de la Guerre...






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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Dim 31 Jan - 16:49
Un battement de cœur solitaire. Mes prunelles aveugles peinent à déchiffrer l'action, le vent m'auréole, l'eau purifie pourtant, je sens la puissance de mon oncle disparaitre soudainement. Il n'y a rien. Plus rien. Mon corps frémit alors que le vent balaie la souillure ténébreuse que je sens à l'orée de mes sens. Pourtant, il y a une présence. Setanta gronde faiblement, comme pour me prévenir d'un possible péril à venir. « Que se passe t-il ? » Ma voix est murmure. Je ne vois pas mais mon allié d'un instant l'ignore, prendra probablement cette phrase pour une vulgaire question rhétorique. Je l'espère quand bien même ma curiosité me pousse en avant. Mon corps frémit pourtant alors que mes jambes peines à me maintenir debout, seule une volonté de fer et l'adrénaline parviennent à me maintenir à flot. Rien. Il n'y avait rien pour l'heure. Rien si ce n'est l'angoisse et l'inquiétude, et puis l'ombre de la mort. « Mon oncle ? » Un appel presque timide. La babillement du merle vient me répondre à sa place. Le soulagement me submerge et mes jambes flagellantes finissent par me lâcher, me faisant de nouveau choir sur le sol inégale. La douleur s'éveille pourtant je l'ignore, remerciant d'une muette prière notre divinité et la présence ténue de mon père. Pourtant, une autre présence me fait frémir. Une sensation glaciale. Le grondement de Setanta se fait plus présent, plus sourd également.

Un poids supplémentaire à supporter mais au moins la rage semble s'être dispersée. Mon bras vient enserrer l'encolure du chien blanc maculé de sang comme pour l'apaiser - mais surtout me maintenir. Cela parait marcher puisque je sens la truffe de ce dernier venir se loger au creux de mon cou, gémissant doucement en sentant tout ce sang qui doit me maculer. Je ne peux même pas le voir, si ce n'est le sentir. « Ça va. Ça va aller. » Un murmure pour mon compagnon avant qu'un nouveau babillement ne vienne me ramener à la réalité. Je dois encore me redresser. Ou au moins lever le geis apposé sur mon parent pour que ce dernier puisse reprendre la pleine mesure de ses sens. « A sheachadadh dó an ceann a bhíonn a chuid fírinne. » Une brise légère vient l'enserrer, laissant l'ombre d'un animal s'échapper de cette silhouette éthérée, figée. La créature de vent et d'ombre s'élance jusqu'à moi avant de venir reprendre sa place, disparaissant au regard du commun. Je l'entends toujours. Il m'encourage à avancer, à continuer, encore et toujours. C'est mon rôle. Combien de temps encore vais-je pouvoir le tenir ? Plus les minutes passent et plus le poids pesant sur mon corps se fait lourd. Encore un effort Aedan. Ma main glisse sur mon triskel, ma précieuse amulette.

Encore quelques minutes. Une fois encore, je vais devoir faire appelle à mon compagnon à quatre pattes qui accepte de bonne grâce de m'aider à me redresser. Quelques paroles murmurées me permettent de ralentir les dommages. Quelques minutes, probablement guère plus. Juste pour faire bonne figure, pour me maintenir debout et faire face... à quoi ? « Merci pour votre aide. Sans vous, je pense que je ne serai plus là. » Une dernière chance. C'était ce qu'il m'avait offert, une chance qui n'avait pas été inutile. « Je m'appelle Aedan. Je pense que nos chemins se recroiseront. » L'ombre d'un sourire. Je ne vois pas. Toujours pas. Mais je m'en préoccuperais plus tard, j'ai déjà navigué entre les ombres. Lentement, maladroitement, je viens me rapprocher de mon parent. Ce n'est qu'à ses côtés que je m'adresse à lui, sentant sa présence. L'hostilité a disparu. « Mon oncle, est ce que vous vous sentez bien ? » Cette question doit paraitre pour le moins idiote, néanmoins, je me dois de la poser. Je ne peux rien lire sur son visage, pas plus que je ne peux vraiment me préoccuper du reste. Il y a de puissantes aura tout près. Je les sens parfaitement. Frémissante. « Je ne sens plus dame Célestia... » Juste quelques minutes. Seulement...


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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Dim 31 Jan - 17:53
Bran Ruz
"La Réponse"





Sens-tu cela mon bien aimé ? La Mort, dans toute sa majesté, la sens-tu nous écraser ? Quelle seras ta Réponse ?

Une main portée contre son cœur douloureux, l'évêque de l’Épervier éprouvait mille maux tandis qu'un à un, ses sens revenaient. La réalité se fit de plus en plus poignante. Elle l'assassinait, le réveillait de la plus affreuse des manières. Il y avait tellement de sang sur cet immense manteau immaculé. Des marques profondes d'une bataille infondée. Défiguré, le paysage portait les stigmates de sa perdition, des traces indélébiles de coups de serres et de bec. Il avait recommencé. Ça avait reprit, cette violente cavalcade. Il était un fléau pour les hommes et les dieux, et ce triste fardeau, il l'avait supporté seul, avait fait en sorte que l'un des seuls êtres partageant son existence n'en soit affecté. Le Bran Ruz avait échoué. En écoutant le chant de mort de la Guerre, il avait fait resurgir ce pan ténébreux qu'il pensait muselé.

Il avait commis une terrible erreur, et Aedan en avait été le premier touché.

La vue lui était revenue en premier, maintenant, c'était l'odeur du sang et de la putréfaction qui titillait ses narines. Ce champ de cadavres ne l'intéressait pas. Ni même ce goût ferreux contre son palais. Non. Ses prunelles vertes, voilées par un profond sentiment de tristesse, s'étaient aussitôt posées sur son neveu. Il ne tenait plus debout, le peu d'essence qui lui restait menaçait de s'échapper à tout instant. Mais au lieu de s'intéresser à son sort, le jeune druide s'était enquit de l'état de santé de son oncle. L'expression de son visage se durcit. Il se porta à sa rencontre, non sans récolter un grognement agressif de la part de Setanta.

- Je ne lui ferai plus aucun mal.

Sa voix trahissait une vive émotion, ainsi qu'une inquiétude grandissante. Plus loin s'ouvrait une nouvelle tragédie dont ils n'étaient en fin de compte, que des pantins dans les mains des déités de la Mort et du Carnage. Son attention se porta brièvement vers le Berserker à qui il gratifia d'un léger signe de la tête. Il avait offert à son neveu, une échappatoire. Sans lui, il aurait rejoint dame Célestia, ou pire encore … Qu'importe les plans des Dieux, il n'accepterait pas cela sans sourciller.

- Ne le malmenez pas trop. Glissa t-il à l'attention du guerrier d'Arès en lui désignant d'un geste vague de la main, le corps étendu du Saint. Accordez-lui au moins ça, il s'est vaillamment battu. Mais contre quoi ?

Il observa Aedan un instant avant de se pencher vers lui.

- Je veux que tu me promettes de ne rien faire de déraisonné. Je vais aller chercher dame Célestia. Toi, plus que quiconque sait que le Monde des Morts est dangereux.

Qu'avait-il en tête ?

En un battement de cils Bran enveloppa son neveu dans son lourd manteau sombre et ils disparurent sans laisser de trace.

- Nul besoin de message, Saint ! Les faits parlent d'eux même …

Une voix sépulcrale éclata à quelques pas derrière ce petit attroupement de survivants. Une ombre se dessina, s'étendit pour couvrir les feux de l'astre du jour. Soleil noir, mort rouge. Avec douceur, ce qui semblait être un homme se posa sur le sol dans une envolée de plumes carmines. Entre ses bras, un jeune garçon avec la même flamboyance dans cette chevelure pareille à une oriflamme. Deux êtres de la Lumière éternelle si semblables et pourtant diamétralement opposés. La noirceur de cette aura n'avait rien d'impur ou de dangereuse. Elle était comme elle devrait être. Comme l'était chaque chose, comme l'était l'aura quoique plus écrasante, du Dieu du Trépas. Il relâcha son étreinte sur le jeune druide et s'avança, dépassant rapidement tous les autres pour se poster à quelques pas de la divinité.

- La « Réponse » vous salue, Dieu de l'Olympe. Les anciennes voix se sont tues et ternies, vous les avez évincé depuis longtemps mais n'oubliez pas qu'elles ne meurent jamais tout à fait, comme les lois des deux Mondes.

Mort et Vivant. Après une légère inclinaison de la tête, il continua sur ce ton dénué de chaleur et d'agressivité.

- Dame Célestia est sous ma juridiction, elle a traversé ma demeure qui est tout autant la vôtre. Voudriez-vous bien consentir à la rendre à la Lumière ? J'irai bien moi-même, mais toutes les portes du Sidh se sont fermées. Quels sont donc vos projets, Dieu ? La Lumière n'appartient-elle plus à l'alliance du Fer et de la Mort ? Oublierez-vous donc l'ardeur du feu éternel ?

Il fit un pas de plus pour montrer sa résolution, son œil s'allumant d'un éclat iridescent, son corps devenant peu à peu intangible. Comme lorsqu'il s'apprêtait à voyager dans les limbes lumineux de leur royaume où siégeait son Frère.

Soleil noir, mort rouge.




    Merci à mon neveu pour la signature ♥️

    "Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année… nous allons secrètement nous réjouir du retour des longues nuits"
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 1 Fév - 2:36
La douleur persiste un instant encore dans chacun de ses membres. Il aura sans doute sous estimé la force de cette attaque, si bien qu’il ne parvient pas immédiatement à répliquer quand vient son tour d’agir. Il voit pourtant l’Oiseau disparaître, se profiler dans les ténèbres pour mieux esquiver… l’occasion de le frapper à cette suite était trop belle, mais elle était ratée. L’envie ne lui manque pas, mais un cosmos glaçant retient alors le Berserker. Pour la première fois, un véritable sentiment de froid envahi Thivan, gelant tous ses membres et la folie guerrière et sanguinaire qui avaient corrompu son esprit. La force d’Arès avait été éclipsée par les ténèbres de mort qui s’insinuaient sur le champ de bataille. Etait-ce alors la fin des combats ? Cela en avait tout l’air. Devant le Cardinal, l’Oiseau sinistre tire sa révérence pour reprendre une forme plus mortelle. Derrière lui, l’enfant épuisé qui ne tient quasiment plus debout et dont le fil de vie semble sur le point de filer. Cette vie qu’il a sauvée. Une pensée qui lui semble presque improbable, mais telle est la vérité. Il acquiesce simplement aux remerciements de l’enfant, même s’ils lui semblent à vrai dire insignifiants. Thivan ne l’a pas sauvé, il ne le considère pas comme tel. Aussi se contente-il de répondre vaguement, la neutralité de sa voix résonnant dans le silence pesant et mortuaire du champ de bataille.

« Peut être bien. »

Il n’ajoute rien, ne se présente pas comme l’avait fait cet enfant. Il n’en a à vrai dire pas réellement conscience. Le regard du Cardinal, d’un bleu glacé, semble frôler d’une froideur intense les corps qui reposent sur le sol avant de s’arrêter sur l’un, don l’or de l’armure brille encore. La voilà, sa proie. A peine semble-t-il porter une attention aux paroles de l’homme anciennement oiseau, bien que Thivan les ait entendu parfaitement. De la même manière qu’il avait agit avec le jeune Aedan, il répondit de toute la vitalité présente dans sa voix : un profond vide neutre.

« Contre la Guerre. Et il a perdu. »

C’était le moins que l’on puisse dire, et sous toutes les formes. Ce chevalier c’était laissé porter par la folie guerrière qui gangrénait son cœur, Arès n’avait fait que lui en ouvrir les portes. La colère du Lion avait blessé le petit oisillon, mais il s’était bien vite fait rattrapé pour ne laisser place qu’à la faiblesse. La Pestilence avait saisit l’occasion de le détruire. Une bien belle proie oui. Alors non, il le malmènerait comme il l’entendait, même si Thivan n’était ni sadique ni quoique ce soit d’autre.

Les deux autres partis en un claquement de doigt, le Cardinal se pencha vers le corps inerte du Lion. A simplement l’observer, il pouvait encore voir les faibles respirations et entendait les pulsations cardiaques ralenties. Il aurait été si simple de mettre fin aux jours de ce Chevalier, mais l’instinct du Berserker lui intimait qu’il ne valait mieux pas pour l’instant. Ses perceptions redevenues ce qu’elles étaient, Thivan pu se rendre compte que le cosmos de Zvezdan n’était plus présent, et celui de Ludmila passablement affaiblit. Un autre brillait encore très faiblement à ses côtés, une lueur dorée qu’il avait déjà ressenti une fois, aux portes de la Citadelle. Un soupir traversa ses lèvres, il posa le bout des doigts sur la chair non protégée du chevalier. Le ventre de celui-ci, de toute évidence… laissant son cosmos pestilentiel pénétrer les pores de la peau, plusieurs marques commencèrent à apparaître. Un mal qui allait le dévorer à feu doux, qui finirait par suinter de tous les côtés et enfin le tuerait. Si bien sûr personne ne le soignait avant. Mais ces premières marques, elles, ne disparaitraient jamais, comme le signe qu’un jour, ce Lion fut dévoré par la Pestilence. Une belle marque de défaite en somme. Saisissant sans difficulté le corps du Lion malgré le poids mort qu’il représentait, Thivan le passa sur son épaule et partit en direction des multitudes de cosmos qui s’étaient rassemblés. Il pouvait sentir l’aura d’Arès aux côtés du cosmos sombre et glacé.

Lorsqu’il arriva, il capta la fin des paroles du Chevalier des Gémeaux, ce sur quoi il lâcha le corps du Lion à terre sans la moindre douceur. Thivan n’était ni agacé ni énervé de voir le corps de son collègue Cardinal dans cet état, ni véritablement outré par la manière dont le chevalier l’avait balancé en pâture aux deux divinités. Il se contenta de le regarder du vide de ses yeux :

« Peut-être devraient-ils emmener celui-ci aussi, dans ce cas. »

Le Berserker désigna le corps du Lion sans vie à ses côtés, puis, se désintéressant complètement du chevalier d’or, se tourna vers les deux dieux, captant le message d’Arès au cœur de son cosmos. Ainsi donc, telle était la volonté du maitre de la Guerre et du Chaos. Une alliance avec les Ténèbres et la mort. Ça ne semblait pas si mal. Un message que le Cardinal se ferait un plaisir de ramener à Xanthe. Il ne fit guère attention ensuite aux mots de l'homme-oiseau - ou quoiqu'il soit - qui était arrivé un peu avant lui. Quoiqu'il semblait y avoir une forme d'intérêt de sa part pour l'alliance du Fer et de la Mort. Le Feu éternel, la Lumière ? Qui était-ce vraiment... Le Pontifex le saurait certainement.
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Message Re: [MD1] Sur les traces du Père   Lun 1 Fév - 19:40

A l'instar de Silas, la vandale se retrouva plaquée au sol par la soudaine déflagration divine. Décidément les démonstrations cosmiques n'en finissaient plus... ou au contraire, la dernière d'entre elle ne risquant pas de rencontrer un écho à sa hauteur, il y avait fort à parier que les festivités étaient désormais closes.
Elle se redressa tout en maugréant, de plus en plus amochée par les dommages collatéraux qui trompaient sa vigilance de plus belle. Cependant elle demeura en retrait, assistant au regroupement des guerriers s'agglutinant autours des Puissants. La folie s'était tarie et les bien-pensants entamaient sans plus attendre la discussion, visiblement assurés dans leurs démarches. Thivan lui aussi avait survécu, ce qui rassura la Hyène – Un supérieur dans ce type de situation n'était pas de trop. D'autant qu'ironiquement, les vivants ne se préoccupaient pratiquement que du partage des morts, avec culot si ce n'est de l'orgueil... Où voulaient-ils en venir ? Approchant de quelques pas, Ludmila s'écria sèchement, un air narquois animant sa première phrase. Elle visait plus particulièrement Silas du regard.

    J'ignorai qu'on avait affaire à un marchand de tapis.
    ... Et moi qui pensais être la seule charognarde des environs, Teh ! Non je ne m'attendais pas à voir un Gold Saint se montrer si mielleux pour refourguer son bout de viande à un Dieu... un Dieu capable de se servir selon son bon vouloir et autant de fois qu'il le souhaite, d'ailleurs.
    Relâche-le Silas. Ce n'est pas son heure.
    A proximité de son ennemi prioritaire, elle lui murmura à titre personnel : Ne prend pas la grosse tête. Car Demain ce sera peut-être la tienne qui finira en charpie sur le sol...

La main de la berserker glissa jusqu'en haut du manche de son arme, plaçant ses doigts à proximité de la lame et facilitant ainsi son transport tout en abandonnant donc l'idée de s'en servir présentement. Elle n'insista pas davantage au sujet de Zvezdan auprès des Gémeaux, se doutant que la situation demeurerait une impasse jusqu'à la fin de l'incongrue prestation divine. Il n'y avait après tout qu'un seul représentant du Sanctuaire, lui-même, et la Pestilence avait de son côté un autre colis en sa possession en guise de contre-poids si d'aventure le fils de Nyx se montrait assez joueur pour accorder une faveur au saint. Elle observa d'ailleurs brièvement la divinité de la mort, n'osant la regarder dans les yeux simplement le temps de mettre un visage sur celui qu'elle rencontrerait certainement plus tard – Lors de la mort de Silas, par exemple. A cette pensée, elle sourit.
Elle ne chercha pas à converser avec le dieu de la mort. Peu importe ce à quoi consentirait celui-ci, Arès recueillait déjà son attention. La combattante rejoignit donc Thivan, qui était son supérieur direct étant donné l'état de la Guerre. A lui non plus elle ne parla pas, se plaçant plutôt à sa gauche en signifiant d'un hochement de tête sa disponibilité. De toute manière elle avait certainement plus de chance de papoter avec les dieux ou la dépouille de Zvezdan que de s'entretenir avec ce nouvel interlocuteur.
Plutôt rester attentive. Alerte. La mission semblait être un succès, sauf qu'elle n'était pas terminée. Hors de question de se relâcher d'ici là...


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