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 L'Hospitalité Atlante [PV Liao]

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Message L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Sam 12 Déc - 17:14
L'Hospitalité Atlante







Ce fut le cœur un peu lourd et la tête pleine de pensées contradictoires que Nimuë avait été conduite dans « ses appartements », enfin, au Pilier du Général Liao, au sein de sa demeure. Le Grand Prêtre et lui s'étaient montrés magnanimes et compréhensifs en acceptant qu'on lui offre l'hospitalité pour la nuit. Cette décision n'était sans nul doute pas au goût de tout le monde, d'aucun s'accorderait à dire que montrer tant de sympathie avec un ennemi était tout bonnement aberrant. Mais qui contesterait l'autorité du Grand Prêtre ? La fille O'Bannon elle-même se l'avouait secrètement, il était homme qu'elle suivrait aveuglément, jusqu'aux confins du Monde s'il le fallait. Cette idée finit par la déranger, elle, la Sainte qui avait juré allégeance à la Déesse de la Sagesse. Seulement, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de penser qu'on l'avait forcé à se placer sous sa bannière, d'une façon ou d'une autre. La vérité énoncée lors de la réunion avait fini de la conforter dans cette idée.

Les gardes qui l'accompagnaient pour la mener à sa chambre finirent par ouvrir une porte, dévoilant une vaste pièce décorée avec goût, une décoration somme toute très atlante, avec ces frises, ces mosaïques colorées représentant Poséidon et son cortège, sa femme, son fils, son peuple et quelques animaux fantastiques qu'elle ne reconnaissait pas. Non sans lui lancer un dernier regard peu amène, ses chaperons la laissèrent sans un mot, refermant soigneusement avant de s'en aller. En posant une oreille contre le bois, les Poissons s'assura qu'ils s'étaient tous éloignés mais nota, non sans une certaine déception, que deux d'entre eux veillaient qu'elle ne sorte pas. Elle s'éloigna, un peu agacée par ce manque de confiance. Après tout, c'était légitime, et bien normal. Potentiellement, la Sainte pouvait être dangereuse, même sans armes et armures, elle leur avait démontrer cela tantôt, en se laissant happer par une colère soudaine qu'elle ne s'expliquait pas. Liao avait eu raison d'agir de la sorte.

Ses yeux détaillèrent le bijou à son cou : il était tiède entre ses doigts et ne faisait plus naître ce drôle de sentiment. Dans un soupir de soulagement, elle commença à faire le tour de la pièce, y trouva un lit et de quoi se restaurer. Derrière un voile opalin qui s'agitait doucement au gré d'une légère brise, elle devina un petit balcon où elle se rendit, pour observer la cité. De là où elle se tenait, Atlantis offrait toute sa splendeur et Nimuë resta parfaitement immobile, s'accoudant à la balustrade en pierre pour mieux apprécier le spectacle. Absorbée comme elle l'était, elle ne remarqua pas les gardes postés non loin à l'observer. Une précaution utile, surtout quand on connaissait la jeune femme, et ses soifs d'aventure. Le Général Lytès avait pu en avoir un petit aperçu, il y a quelques temps de cela. À peine quelques heures, mais une petite éternité pour cette jeune femme qui était immédiatement tombée sous le charme de la ville atlante. Le Monde sous les eaux.

Une phrase du Grand Prêtre lui revint alors en mémoire. La sirène est un monstre, pour les gens de la surface. Vous trouverez votre place. Ces mots l'avaient troublé bien plus qu'il n'y paraissait. Elle trouverait sa place, c'était une certitude pour lui, pas pour elle. Ces souvenirs ravivaient en elle une certaine mélancolie qu'elle fit taire dans un mouvement de tête. Sa fatigue se rappela à son bon souvenir et, avec l'espoir de trouver un peu de repos, la jeune femme alla trouver refuge dans les bras de Morphée.

La jeune femme se réveilla en sursaut, un cri au bord des lèvres. Chaque fois, c'était le même cauchemar, cette même sensation douloureuse, là, au creux de sa poitrine. Le front en sueur, elle l'essuya d'un revers de la main et replaça hâtivement le masque sur ses traits. Le corps encore tremblant, elle tenta de calmer les battements erratiques de son cœur et, tout à coup, elle s'immobilisa. Ça recommençait. On frappait à la porte. Nimuë eut un coup d’œil vers l'extérieur, il n'allait pas tarder à faire jour.

Elle alla donc ouvrir, sans se rendre compte qu'elle n'avait sur elle, qu'une simple chemise d'homme qui dévoilait une épaule, en cachait à peine une autre. À peine réveillée, débraillée, ses cheveux de feu épars, la jeune femme leva son visage masquée vers son visiteur.

- Oh c'est toi … Entre, je t'en prie. Hm ... Qu'est-ce que je dis, après tout tu es chez toi, c'est moi la gêneuse, ahaha !





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Dim 13 Déc - 0:12
:: Rencontre informelle

L’entrevue entre l’émissaire du Sanctuaire et le Grand Prêtre avait pris la tournure la plus inattendue possible. Des découvertes sur le passé de Nimuë avait été faite pour le meilleure comme pour le pire. Un homme avait traversé le plafond interrompant tout simplement la discussion. Cet enchaînement d’évènement avait conduit à un report de la rencontre officielle. De nombreuses choses devaient être réglées, et des sujets allaient nécessiter des éclaircissements. Des gardes avaient été désignés pour accompagner la Saint dans un lieu pour la nuit. Liao avait offert sa propre demeure afin de pallier à tout débordement ou menace pesant sur la jeune femme. Aucun de ses hommes n’oserait s’aventurer dans sa demeure pour mener une quelconque vengeance. L’Hippocampe était connu pour la justesse de ses décisions, mais aussi pour son intransigeance aux manquements à l’honneur. Resté dans le temple, le général avait nommé d’autres gardes pour conduire le prisonnier en prison. L’intrus ne pouvait se déplacer librement sur Atlantis. La salle se vida très rapidement, et il ne resta plus qu’Hassan et le chinois. La voix de Poséidon prit alors la parole offrant de plus amples explications concernant le bijou autour du coude l’émissaire. Stella Rubius. Ce que le général apprit ne fut guère de bon augure, et il comprit alors les intentions du Grand Prêtre lors de la discussion. Les deux hommes s’étaient alors rendus dans les prisons afin d’interroger l’étranger afin d’en apprendre plus sur son origine, son identité et les raisons de sa présence. Des informations qui resteraient en possession des trois hommes pour le moment. Il en avait été décidé ainsi par les interrogateurs.

Finalement, ce n’est que tard dans la nuit que Liao put regagner sa demeure. En arrivant à son pilier, le chinois n’aurait su dire si la nuit était bien avancée ou si le jour n’allait plus tarder à poindre. La journée avait été compliquée et éprouvante pour l’intéressé. La visite s’était transformée pour prendre des proportions bien plus impressionnantes. L’Hippocampe renvoya les deux gardes devant l’entrée de sa demeure. Une précaution inutile à ses yeux connaissant suffisamment son invité pour ne pas douter de sa bonne conduite. Peut-être qu’il se faisait tout simplement des illusions ou placer sa confiance dans la mauvaise personne. Cependant son instinct le poussait à suivre cette impression sur la demoiselle. L’Hippocampe aurait pu pénétrer tout simplement dans sa demeure sans faire le moindre cas de son invité. Cependant ses bonnes manières le poussèrent à frapper à la porte avant de pénétrer dans les lieux. Le chinois attendit alors une réponse de la part de son invitée. Nimuë lui ouvrit dans une tenue plutôt simple. Son regard dévia malgré lui sur le corps de la jeune femme. Son épaule dénudée, ses cheveux en bataille et ses jambes dévoilées en dessous de la chemise.


_ « Tu es une invitée tout simplement, et cette demeure est la tienne le temps de ta visite. C’est ainsi que l’on conçoit la courtoisie là d’où je viens. » Il sourit simplement. « Merci de m’autoriser à entrer. »

Nimuë avait ce don de rendre le chinois bien plus expressif. Connaissant les lieux par cœur, il partit de préparer un peu de thé et en proposa à la jeune femme. Il avait besoin d’un peu de calme après une telle journée, même si le repos ne serait malheureusement pas pour tout de suite. Son armure avait libérée son porteur pour rejoindre sa box dans un coin de la pièce. Elle ne l’avait pas quitté de la soirée, ni durant l’interrogatoire. Indiquant du doigt une armoire à proximité de la jeune femme, il reprit la parole.

_ « Si tu veux te couvrir, il y a des vêtements que tu peux emprunter dans cette armoire derrière toi. »

Liao devait bien admettre qu’il se sentait un peu mal à l’aise. Ce n’était pas dans ses mœurs ce genre de situation, et il n’avait pour ainsi dire jamais expérimenté ce genre de situation jusqu’à présent. Sur Atlantis, son devoir passait avant tout même si il s’était accordé des moments de détente. Et dans sa précédente vie, il s’était contenté de rendez-vous chaste avec de futures épouses choisies par son père adoptif. Prenant place à la table avec sa boisson, son regard se perdit au loin par la fenêtre et un soupir s’échappa simplement de ses rêves.

_ « Toutes mes excuses pour t’avoir réveillé, mais la situation m’a tenu occupé jusqu’à présent. Pardonnes la rudesse de notre Grand Prêtre, c’est un homme direct et honnête. Il ne mâche jamais ses mots pour notre plus grand malheur. »

Liao laissa échapper un léger rire cristallin. Probablement le contrecoup de sa fatigue après tous ses évènements. Les révélations du Grand Prêtre l’avaient troublé et il observa quelques secondes le bijou autour du cou de Nimuë. Ou en tout cas sa marque sur le vêtement. D’une certaine manière, il jugeait la jeune femme plus à sa place au Sanctuaire sous-marin que dans domaine sacré d’Athéna. Il repensait à certaines paroles. Un monstre. Elle se définissait ainsi et il ne comprenait pas pourquoi. Evidemment la malédiction des Poissons était une rumeur bien présente même pour les marinas. Certains l’avaient expérimenté pour leur malheur. Plutôt que de remettre sur le tapis un sujet épineux, l’Hippocampe conserva le silence laissant le loisir à Nimuë de répondre ou de retourner se coucher. Elle était maître de la suite des évènements pour le moment.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Dim 13 Déc - 10:56
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La jeune femme rousse s'effaça pour laisser le Général entrer dans les appartements qu'elle occupait pour la nuit. Sa réponse la fit rire légèrement, d'où elle venait elle, elle n'aurait pas eu ce luxe de pouvoir occuper une telle chambrée. La courtoisie était un art qu'elle ne connaissait pas. S'étant fait passer pour un homme pendant de longues années, Nimuë avait perdu ce genre de notion, comme la bienséance de ne pas se retrouver à moitié nue devant un jeune homme. Si elle, n'en faisait pas grand cas, elle avait bien noté ce regard furtif qu'il lui avait porté, lui, en revanche, paraissait de plus en plus mal à l'aise et le fit savoir. Sur le coup, elle fit mine de ne pas l'avoir entendu, hésitant à pousser le vice un peu plus loin, par jeu, par taquinerie. Mais sa mine, un rien marquée par la fatigue, ainsi que ses mots dissuadèrent Nimuë d'entrer dans un tel manège. Les occasions pour cela ne manqueraient pas, assurément. Aussi se tourna t-elle dans la direction désignée, se demandant ce qu'elle pourrait bien enfiler. Tout en avisant des habits dans l'armoire, elle avait commencé à déboutonner sa chemise à jabots, par habitude. Fort heureusement pour le Général, la fille O'Bannon s'en rendit compte et s'esclaffa, se tournant à demi vers son hôte.

- Ahaha ! Je suis désolée, je manque de délicatesse, il faut dire que la pudeur n'est pas l'une de mes qualités. J'ai été élevée chez les nonnes mais même elles ne sont jamais parvenues à m'inculquer cette « règle élémentaire »
acheva t-elle en prenant le timbre de la « Mère », imitant la bonne sœur d'une manière assez comique. - Qu'est-ce que j'ai pu me faire taper sur les doigts.

Piochant un vêtement au hasard, elle disparut derrière un paravent posté non loin, dans l'obscurité de la pièce, proche de la box où reposait l'armure de Liao. Sa voix s'éleva pour répondre au jeune homme, non pas pour lui faire part de son sentiment envers leur Grand Prêtre, mais pour tout autre chose.

- Je crois que c'est la première fois que je t'entends rire, j'en suis ravie, je … elle cessa de parler tout à coup, étouffant un juron. Liao, je sais que tu as de bonnes manières, mais si tu te moques, je te tue.

Dans ce clair-obscur, la jeune femme se dévoila. Affublée d'une longue robe aux tons bleu nuit, à la mode romaine, elle ressemblait à l'une de ces femmes qu'elle croisait à Constantinople, à ces poules écervelées qui évitaient le soleil comme la peste pour que leur peau reste d'une blancheur immaculée. La sienne en comparaison était bien plus dorée, mais, alliée avec la flamboyance de sa chevelure, cela créait un contraste saisissant quoi qu'assez harmonieux. Elle se sentait ridicule, triturant nerveusement les manches vaporeuses de cette robe en soie.

- J'ai pris le premier truc qui m'ait tombé sous la main, je suis d'ailleurs étonnée de trouver de telles choses, ici, enfin, j'en sais rien, vous êtes sans doute moins barbares que chez nous. Un soupir. J'ai l'air ridicule, je peux pas remettre ma chemise plutôt ?

Elle eut une petite moue sous son masque. En fin de compte elle prit place en face du Général et observa la tasse de thé qui fumait devant elle. Le parfum qui s'en dégageait était doux amer, elle se laisserait bien tenté, mais avant …

- Ce n'est pas grave, je faisais un cauchemar de toute façon. Tu es bien tombé, en quelque sorte. Il y eut une pause durant laquelle elle se prit à regarder fixement le liquide qui tournoyait dans sa tasse. Tu sais, je préfère des hommes tels que lui plutôt que l'inverse. Sa franchise m'a déstabilisé sur le coup, je ne le nie pas … enfin, il m'a carrément foutu la frousse oui, mais j'avoue qu'il ne manque pas de présence. Je comprends pourquoi il a été choisit par Poséidon.

Un instant elle s'immobilisa, son regard perdu dans le vague.

- Je suis sans doute allée trop loin, mes mots ont dépassé ma pensée et je m'en excuse une fois encore. Mais ces révélations sur mon compte … Je ne les aurais jamais soupçonnées. Et je reste profondément troublée par elles, je me sens même un peu perdue. Oh et l'autre là qui tombe du ciel et traverse le plafond ! Je te le dis Liao, je suis un aimant à problèmes, c'est peut être mieux pour vous que je sois devenue une Sainte ahaha !

Avec précaution, les Poissons porta la tasse vers son visage, souleva légèrement le bas de son masque pour tremper ses lèvres dans le breuvage. Elle fut agréablement étonnée par le goût.

- Me dire que j'aurais pu vivre une toute autre vie ici, auprès de vous, ça me rends un peu triste. M'enfin, c'est comme ça je présume, je trouverais peut-être ma place, un jour ou l'autre comme le dit si bien votre Grand Prêtre. Ah, je n'aurais pas été embêtée par ce masque par exemple, comme la jolie demoiselle qui était avec toi tout à l'heure, comment s'appelle t-elle ? Arellys ? Oui, c'est ça. Je l'envie.

Sous l'ombre de son masque, ses yeux furent allumés par un éclat malicieux.

- Vous sembliez assez proches tous les deux, je me trompe ?

Vraiment, Nimuë ne perdait pas une occasion pour l'embêter. Restait à savoir si il allait entrer dans son jeu, ou non. Le connaissant, il ferait sans doute preuve d'un calme et d'une retenue à toute épreuve, pour son plus grand malheur …





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Lun 14 Déc - 13:54
:: Rencontre informelle

Cela faisait des années, depuis son arrivée au Sanctuaire sous-marin, que Liao n’avait pas partagé une demeure avec une autre personne. C’était une sensation agréable. Et puis Nimuë était de charmante compagnie. L’Hippocampe l’appréciait malgré son allégeance ennemie, et il appréciait la manière dont elle le traitait et discutait avec lui. Le chinois fut un peu gêné et mal à l’aise face à la tenue de son invitée, mais il préféra en dissimuler les effets pour le moment. Le général ressentit le besoin de justifier son comportement, et son attitude face à la jeune femme dans sa demeure. Son éducation et sa culture différaient en de nombreux points de la plupart des atlantes, et encore son père lui avait inculqué des valeurs déviant légèrement des coutumes de son propre peuple. Par habitude, le maître des lieux partit se préparer du thé et en proposa à la jeune femme. Cela apaisait l’esprit autant que le corps. Les herbes de cette boisson étaient rares, et Liao les négociait à prix d’or sur le port d’Alexandrie. Parfois même c’était contre des services qu’il les obtenait. Comme répondant à l’une de ses demandes, Liao l’invita à se couvrir en utilisant des vêtements de l’armoire se trouvant derrière elle. Sa réaction se fit attendre, et l’hôte sentit bien qu’elle se tâtait sur son attitude. Devait-elle continuer à le taquiner ou devait-elle répondre à sa requête toute simplement. Les joues du général rosirent lorsqu’il remarqua qu’elle commençait à déboutonner sa chemise au milieu de la pièce. Effectivement la pudeur semblait être une notion absente de son comportement. Heureusement elle s’en rendit compte.

Tandis qu’elle se changeait, son regard se porta sur Atlantis et le lointain. Le général se plongea dans ses réflexions, comme pour faire le tri des évènements de la journée. Nimuë se changeait derrière un paravent à proximité de la box de son écaille. Les yeux sombres du chinois ne dévièrent pas de la fenêtre. Il ne tenta pas un regard dans la direction de son hôte. Préférant tromper le silence pendant qu’elle se changeait, le général reprit la parole pour s’excuser au nom du Grand Prêtre. Hassan l’aurait probablement fait lui-même si elle n’était pas une Saint. Un léger rire s’échappa de ses lèvres à la fin de sa phrase. Un geste qu’il ne faisait que rarement. Finalement Nimuë se libéra de sa cachette après quelques recommandations. Bien malgré lui, Liao fut soufflé par son invitée. Cette tenue lui allait parfaitement bien, et sans ce masque dissimulant son visage, elle aurait été magnifique. La beauté était généralement un avis très subjectif, mais l’Hippocampe ne doutait pas qu’elle soit l’une des plus belles femmes de cette partie du monde. Un sourire accueillit sa remarque.


_ « Je ne connaissais pas exactement le contenu de cette armoire. Elle appartenait à mon prédécesseur, et je n’avais pas le cœur de jeter de si belles étoffes. N’ayant aucune connaissance à qui l’offrir, j’ai préféré en conserver le contenu tout simplement. » Son ton était très doux, et tout en mélangeant son thé, il ajouta. « Je trouve que cette tenue te sied à merveille, et tu n’as aucunement l’air ridicule. Bien au contraire. Après je ne t’obligerais pas à porter des vêtements qui ne te conviennent pas. La décision t’appartient. Je peux te prêter mes propres vêtements si tu le souhaites. »

Sa garde-robe se composait de tenues traditionnelles de sa terre natale. Un pantalon ample, un haut à manche longue et entrouvert sur le devant. Peu convenable pour une femme aux formes marquées, mais c’était à Nimuë de décider. La proposition resta en suspens dans la mesure où elle prit place face à lui. Des cauchemars. Il ne put s’empêcher de faire le rapprochement avec son discours tenu dans le palais de Poséidon, sur ses souvenirs de la guerre. Lui-même en était victime parfois. C’était le lot de tout guerrier et soldat malheureusement. L’attention du général était portée sur la jeune femme face à lui, tentant de décrypter son attitude et ses intonations. Un hochement de tête approbateur fut la seule réaction du chinois, qui préférait laisser le temps à son interlocutrice d’exprimer clairement ses idées. Nimuë goûta enfin au thé, que lui-même avait déjà bien entamé.

_ « Les problèmes sont le lot de toute personne ayant une vie remplie et animée. Ne crois pas que mon existence soit dénue de tout défi ou de toute complication. C’est notre lot à nous pauvre mortel de devoir supporter ce que le destin ou le hasard place sur notre chemin. Et ne t’en fais pas. Tu n’as fait que parler avec ton cœur, et personne ne t’en tiendra rigueur. Le Grand Prêtre aurait eu une réaction bien plus violente, et des ordres bien plus durs si tel avait été le cas. » Il marqua une pause et reprit. « Tes doutes sont compréhensibles et légitimes. Mais tu as une vie à mener et des décisions à prendre tout simplement. »

Nimuë reprit la parole, et Liao continua de l’écouter attentivement. Elle semblait avoir besoin d’une oreille attentive et amicale, ce qu’il était disposé à lui accorder pour l’heure. La Saint restait une personne étrange. Le chinois l’appréciait alors qu’elle représentait deux choses qu’il abhorrait depuis des années. Les Saints et les pirates. Les premiers avaient pris ses frères d’arme dans un combat sanglant et impitoyable, et les seconde lui avait volé sa famille et ses amis alors qu’il n’était qu’un enfant. Et pourtant la rousse ne lui inspirait que respect et sympathie. C’est dans une expression sobre et nostalgique que Liao répondit à la question de Nimuë.

_ « Arellys effectivement. Général de la Sirène maléfique. Nous nous connaissons très bien et depuis de longues années. Son maître a été la personne ayant permis mon intégration. Quand je suis arrivé, je ne connaissais ni la langue ni les croyances de ces contrées. Poséidon m’était un nom inconnu. Son maître a trouvé un moyen de communiquer avec moi, il m’a appris la langue, les légendes et toutes les informations dont j’avais besoin pour vivre parmi eux. Je lui en suis reconnaissant, et j’ai une dette envers lui. Quand il a disparu il y a cinq ans, j’ai pris la décision de reporter cette dette sur son disciple. Arellys. Je veille sur elle et m’assure que tout se passe bien afin de rendre la gentillesse dont on avait fait preuve à mon égard lors de mon arrivée dans ces lieux. » Il prit une gorgée de thé, et reprit. « Tu trouveras ta place en ce monde, j’en suis convaincu. Une place qui te plaira et qui ne sera dictée que par tes envies et convictions. Concernant ce fameux masque, tu peux le retirer dans ces lieux si tu le souhaites. Personne ne le saura. »

Liao avait parlé avec franchise et sincérité. Il ne voyait aucune raison de dissimuler ces informations, et d’une certaine manière, il tentait de justifier la froideur d’Arellys en expliquant la disparition de son maître. Les détails avaient été restreints pour ne pas accabler inutilement son interlocutrice. Sa dernière proposition partait d’un bon sentiment et d’une incompréhension totale. Les raisons du port du masque au Sanctuaire lui étaient inconnues, et il ne connaissait simplement que le fait qu’elle ne pouvait l’enlever. Il but à nouveau son thé. La sérénité et le calme étreignaient complètement ses traits, même si la fatigue se lisait encore dans ses yeux pour le moment.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Lun 14 Déc - 18:19
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- Je suppose que ça ne me fera pas de mal de troquer mes habits d'homme et mes mauvaises manières. C'est qu'avec tout ça, j'ai presque oublié que j'étais une femme. Et sans vouloir te froisser, Liao, je doute de pouvoir entrer dans tes vêtements ahaha !

Il ne le savait pas, mais rares étaient ses rires, ceux qui lui venaient naturellement, vrais, dénués de faux semblants. Comme ses sourires, occultés par ce masque de fer si froid, si inexpressif qu'il donnait souvent une fausse opinion d'elle. Elle s'étonnait toujours du fait que certains trouvaient cela tout à fait normal, nullement dérangeant, l'habitude sans doute, mais comment deviner les véritables pensées d'un interlocuteur masqué ? La tricherie était souvent de mise, salutaire dans bon nombre de situation, mais profondément dérangeante. À ses yeux, il ne revêtait rien d'autre qu'un code sous lequel elle s'était volontiers soumise, par praticité, pour devenir quelqu'un d'autre. Jack O'Bannon. Depuis de bien longues années elle s'était fait passer pour un rustre forban, pas commode, au caractère libre et bien trempé. Libre de ses idées et aspirations, d'aller là où le vent la portait. Mais tout ceci n'était qu'un odieux mensonge, une illusion que le Grand Pope pouvait balayer à sa guise. Seul demeurait le masque. Mais Jack était mort, seule restait Nimuë. Nimuë des Poissons, Nimuë l'empoisonneuse. Cette monstruosité.

Liao reprit la parole, elle, délaissait son thé pour se perdre dans ses pensées. Sur l'instant elle se trouva bien égoïste. Bien sûr, elle n'était pas la seule à souffrir d'une telle vie. Le Général de l'Hippocampe devait probablement vivre sous le joug permanent de sa propre divinité, et pire encore, celle d'une Déesse conquérante et victorieuse. Non, elle ne devait pas oublier sa position vis à vis des marinas, même si elle leur avait tant promis. Ses doigts se crispèrent sur la tasse.

Nimuë fut légèrement déçue. Non pas tant par la réponse du jeune homme à sa bravade, mais plutôt par le manque de réaction qu'elle souleva. Peut-être n'avait-il tout simplement pas saisi le sous entendu, ou s'il l'avait comprit, avait conservé un calme et un sérieux à tout épreuve qui éveilla, évidemment, sa nature mutine. Seulement, la conversation s'y prêtait-elle ? Elle n'était pas une sotte, le ton de cette dernière avait un arrière goût de confession. Quelque part, elle lui était reconnaissante de lui prêter une oreille attentive, et de se livrer à son tour à ce petit manège. Un mince sourire ourla ses lippes.

- Je vois, tu es un rescapé toi aussi ? J'ai moi-même eut un maître qui m'a apprit tout ce qu'il savait, et bien plus encore. Les liens de sang. Furtivement elle regarda vers son poignet, là où trônait un signe étrange, indéchiffrable mais d'un rouge éclatant. Elle redressa vivement la tête quand il lui proposa d'enlever son masque. Oh, comme je le disais au Général Lytès, je ne sais pas si je le pourrais, en réalité. Même si j'en meurs d'envie, je … quelque chose m'en empêche.

Il y eut un petit silence durant lequel elle tritura nerveusement les manches de son habits. Sa voix de fut plus qu'un murmure amusé quand elle reprit, fière de sa petite mise en scène.

- Et puis, si je le retire, je devrais t'épouser, ou te tuer. Ce qui, dans les deux cas, ne pourrait t'enchanter...

La jeune femme se renversa sur sa chaise pour partir dans un rire joyeux. En fin de compte, elle poussa un long soupir, faisant mine d'essuyer une larme prête à couler le long de sa joue.

- Être libre hein ? Je doute de pouvoir un jour y prétendre. Je ne suis pas … Nimuë cherchait ses mots, secoua sa tête en se ravisant. Oh oublies ça … Alors, qu'est-ce que je dois faire de ce masque selon toi, hm ? Tu serais prêt à me l'enlever ?

Fit-elle d'un ton badin en se penchant légèrement vers lui.

- J'y repense mais, nous n'avons pas répondu à ma question de tout à l'heure … Comment me vois-tu Liao ? Une amie ? Une ennemie ? Ni l'un ni l'autre, sans doute ! Oh je ne t'en voudrais pas, je suis un animal étrange, dans mon genre !





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Mar 15 Déc - 13:55
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Nimuë se changea, utilisant les vêtements laissés par son prédécesseur dans la demeure. Liao les avait fait nettoyer sans avoir pris le temps de les observer, préférant ne pas simplement jeter des étoffes d’une telle qualité. Aujourd’hui, en voyant son invitée dans cette tenue, l’Hippocampe s’interrogea pour la première fois sur son prédécesseur. Etait-il marié ou était-ce une femme. A l’époque, le chinois maîtrisait à peine la langue et partageait son temps entre la bibliothèque afin de parfaire ses connaissances sur cette partie du monde et les entraînements à la maîtrise de son cosmos. La Saint préféra conserver cette tenue. Un simple hochement de tête accueillit sa réponse, et un sourire accompagna sa remarque sur ses propres vêtements. Certes il doutait aussi qu’elle puisse entrer dans ses tenues. Et puis elle était bien plus charmante et agréable à regarder dans une tenue féminine de ce type, plutôt que dans des vêtements masculins. Une remarque qu’il conserva pour lui-même l’observant simplement prendre place face à lui. Son rire fut agréable et le marina fut heureux de l’entendre, se sentant privilégié d’une certaine manière. Liao trouvait la présence de ce masque dérangeante pour la première fois, il aurait aimé voir ses traits gênés ou embarrassés par la tenue. Voir son sourire. Seuls ses yeux étaient visibles, et pétillaient de malice la plupart du temps. Le chinois reprit la parole pour rassurer la jeune femme sur ses troubles, indiquant sans aucune critique ni jugement face à son comportement que chacun avait son lot de difficulté à surmonter dans la vie. Il fallait simplement faire avec et l’accepter.

La conversation suivit simplement son cours, et dévia rapidement des sujets douloureux pour aborder des points plus personnels. Liao avait saisi l’allusion de la jeune femme, mais il ne la releva dans la mesure où elle n’avait aucun fondement. Le général s’était contenté d’être présent pour sa camarade à la mort de son maître, d’abord par devoir puis par attachement. Elle était comme un membre de sa famille à présent, au même titre que les autres marinas… quoi qu’un peu plus importante malgré tout vu leur passé commun. La franchise et l’honnêteté étaient la voie choisie par l’Hippocampe pour cette conversation. Ils étaient dans l’intimité de sa demeure, et il considérait cette discussion comme un échange entre Liao, l’homme, et Nimuë, la femme. Non comme une conversation entre un marina et un Saint. De toute manière, le chinois n’avait strictement rien à cacher sur sa vie et ses convictions. Rien qui ne puisse servir d’arme à d’autres. Il connaissait ses propres faiblesses et avait appris à les maîtriser. Un rescapé ou un sauvé. C’était selon comment l’on voyait la situation, et le général préférait choisir le second sens surtout quand il repensait aux circonstances précédant son arrivée. Liao remarque des marques sur les poignets de la jeune femme, mais ne put distinguer clairement la forme. Un souvenir quelconque de son maîtres sûrement. Plissant les yeux d’incompréhension, Liao attendit de plus amples explication sur le masque. Le rire de Nimuë raisonna dans la demeure, et Liao se contenta d’un simple sourire partagé entre l’amusement et l’incompréhension.


_ « Quelle étrange coutume… avilissante à mon avis. »

Ce fut sa seule et unique remarque pour le moment, puisque Nimuë reprit presque immédiatement la parole. Encore une fois Liao se demandait quel mystère elle pouvait encore dissimuler, ce qui la poussait à avoir une si mauvaise image d’elle-même. Son attitude naturelle revint par la suite, accompagnant un ton mutin qu’il reconnut parfaitement. Sa proximité ne le gênait pas… ou plutôt même si il n’en montra aucun signe il appréciait qu’elle soit si familière avec lui et si proche d’une certaine manière. C’était une agréable compagnie. Liao avait envie de rire et de s’amuser, mais leur humour était différent. Même dans ce cas de figure, il restait sérieux et sobre. Il ne pouvait se montrer aussi expressif que son invitée sur ce point.

_ « Répondons dans l’ordre si tu veux bien, puisque le dernier point me semble le plus important. » Il marqua une pause, but une gorgée de thé et reprit tout simplement. Un léger sourire tentait de flotter sur ses lèvres sans pouvoir s’y accrocher. « Concernant le masque… je vais te retourner la question, voudrais-tu que je tente de te l’enlever ? Bien que les solutions offertes après ce geste soient bien étrange. Je le redis cela me parait bien avilissant pour toi. Pour te répondre, je n’ai aucune envie de mourir ni de devoir te tuer. Ensuite le mariage se révèlerait être une situation complexe. Toi en tant que Saint, moi en tant que marina. Je ne pourrais pas rejoindre les rangs d’Athéna. Plus maintenant. »

Lors de son arrivée, Liao aurait pu modifier son allégeance ne connaissant rien aux divinités de cette partie du monde et n’ayant aucun lien particulier avec Atlantis. Mais après la guerre, il avait vu des amis tomber sous le coup des Saints et s’imaginait difficilement auprès d’eux. Ensuite, même si la philosophie de Poséidon n’était pas totalement à son goût, il la préférait à celle d’Athéna. De son point de vue, certains hommes méritaient de mourir… probablement moins que ce que son Dieu prévoyait. Chassant ses pensées, il reprit.

_ « Et je ne pense pas que tu accepterais de nous rejoindre… Quoi que tu serais la bienvenue. Même si je gage que certains verraient cela d’un mauvais œil. Nous formerions un couple des plus étranges. Après je n’ai aucune obligation envers le Grand Pope ni aucun devoir de transmettre notre entrevue au Grand Prêtre. Je n’adhère pas à cette règle du masque et je ne la comprends guère. Nous pourrions très bien considérer cette pièce comme un lieu particulier, ou les lois du monde extérieur n’auraient pas court. »

Liao sourit simplement tout en terminant son thé. Il posa sa tasse et observa Nimuë intensément, tout en réfléchissant à sa prochaine réponse. Son attitude indiquait clairement qu’il n’avait pas fini son discours, mais qu’il demandait simplement un temps de réflexion avant de continuer. Il se leva pour poser la tasse vide, et revint à sa place précédente tout en prenant la parole.

_ « J’espère pour toi que tu seras libre un jour… La liberté dont tu souhaites. Ensuite je ne t’ai pas répondu tout à l’heure, car il m’est difficile de me placer définitivement. Si tu étais une marina, nous serions amis sans aucun doute. Mais même en tant que Saint, je ne peux te considérer comme une ennemie. Tu es une ennemie à cause de notre allégeance respective, mais je te considère comme une amie. Je serais peiné d’avoir à t’affronter, et je pense que je ne pourrais combattre l’esprit serein. Bien que je doute avoir le loisir de retenir mes coups face à toi, cela serait impossible et un manque de respect. » Il marqua une pause pour réfléchir quelques secondes. « Finalement nous nous connaissons que très peu, mais mon instinct me dit que je peux te faire confiance. Nous nous ressemblons sur certains points, et je t’apprécie. De cela je suis certain… ou plutôt j’en suis convaincu à tort ou à raison d’ailleurs. Mais je préfère faire confiance à mes impressions te concernant. »

Liao n’avait pas quitté la jeune femme des yeux, tentant de capter son regard au travers de son masque. Ses paroles étaient sincères et honnêtes, elles ne cachaient aucune arrière-pensée ni aucun but secret quelconque. C’était son analyse de la situation, aussi étrange qu’elle puisse paraître… même à lui d’ailleurs. Ce n’était pas dans ses habitude d’agir de la sorte, même si son comportement se modifiait à chaque instant qu’il passait sur Atlantis. Il oubliait l’homme qu’il avait pu être, cherchant encore celui qu’il allait être. Le chinois était une personne lente dans ce domaine, prenant beaucoup de temps pour la réflexion et l’analyse avant de prendre une décision et s’y tenir. Nimuë bousculait ces habitudes de manière surprenante. Son comportement et son attitude étaient probablement les causes de cette attitude du général, elle le poussait peut-être à se montrer plus spontané et impulsif. Ou peut-être était-elle le déclencheur d’un changement attendant de se mettre en place depuis des années.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Mar 15 Déc - 14:49
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- Tu ne manques pas de répartie, Liao. À ta façon, tu sais retourner mes armes contre moi. Je dois bien avouer que ça me plaît.

Un immense sourire s'était esquissé derrière son masque de fer, terriblement amusée par ses manières, sa façon très personnelle qu'il avait de reprendre chaque chose avec détachement et pragmatisme. Il était très différent des autres hommes qu'elle avait côtoyé jusqu'alors. La plupart étaient tempétueux, agressifs, ne juraient que par leurs poings, ou leurs esprits calculateurs. Habituée à vivre dans un monde fait pour les hommes, mais dans son cas des hommes qui faisaient peu cas du sens du devoir ou de l'honneur, Nimuë s'était forgée une opinion sur eux, malgré les rares rencontres qui avaient ébranlé son ressenti les concernant. Les hommes n'étaient que des brutes, avides de trésors pouvant se montrer cruels, barbares. Elle ne les estimait pas beaucoup. Seulement, elle devait bien avouer que devant le Général de l'Hippocampe, son avis vacillait. Il ne répondait en rien au schéma classique, toujours drapé dans sa tempérance un peu froide, mais que elle, savait mesurée, polie, calme. La jeune femme était le feu, quand lui représentait à merveille l'eau, l'élément que revêtait à merveille les atlantes.

Cependant elle ne doutait pas un seul instant qu'il pouvait faire montre d'une vindicte redoutable quand la situation l'exigeait. Elle devait se l'avouer : elle serait curieuse de le voir combattre. Tout du long de ses tirades, la jeune femme n'avait eu de cesse de le regarder en face, droit dans les yeux, seule fenêtre ouverte – des deux points de vues – sur leurs sentiments respectifs. Liao était tel un livre dont il était malaisé de lire entre les lignes, tant ses traits demeuraient inexpressifs, malgré ses sourires sincères quoique troublés. Avait-il l'habitude de se livrer autant ? Patiemment, bien que d'une manière inexpliquée son cœur s'était prit à battre plus fort dans sa poitrine, la Sainte l'avait écouté jusqu'au bout, l'avait suivit du regard quand il s'était levé, appréciant cette démarche aérienne qui prouvait là encore, une certaine maîtrise qu'elle, ne possédait pas. Elle se souvint alors d'une chose. Une proposition qui pourrait faire taire les murmures étranges de son cœur. Il fallait les chasser ! Pourvu qu'il ne lise pas son trouble dans ses prunelles claires.

- Je ne suis pas contre le fait que tu t'y essayes, mais quelques uns s'y sont cassés les dents, je préfère te prévenir. Je n'aime pas perdre.
Elle marqua une courte pause, savourant les dernières gouttes de ce thé au parfum et aux notes étranges. Je te taquine Liao. Ne prends pas mes mots aussi sérieusement. Et puis … je … je ne pourrais tout simplement pas. Je ne veux plus que d'autres souffrent par ma faute.

La jeune femme semblait s'être recroquevillée tout à coup. Elle ajouta dans un murmure plaintif.

- Je suis une malédiction, je fais mourir tout ceux que je touche.

Puis, plus fort, redressa sa tête rousse vers le Général en face d'elle. Ses yeux brillaient davantage avec ce voile de tristesse qui les paraient :

- Je te le répète, qui voudrait d'un cadeau empoisonné ? Non, c'est vrai, tes pensées sont fondées, je ne pourrais tout simplement pas vous rejoindre, j'ai trop d'estime pour vous pour vous attirer le malheur de ma présence. Alors la liberté … je ne pourrais pas y songer. Pas avant que la Mort me fauche.

Sous son masque elle se mordait la lèvre inférieure presque jusqu'au sang, retenant ses émotions pour ne pas créer de catastrophe. Même ainsi, il ne lui était pas permit d'agir comme … une simple mortelle, ou comme une autre Sainte. Chaque seconde était à surveiller, elle n'avait pas le droit à l'erreur, ou la Bête sortirait de sa tanière.

- Je ne suis pas tout à fait humaine, ou comme vous tous. Avoua t-elle à demi mot. Mais avec toi, j'en oublierais presque ma nature, et c'est bien trop dangereux, même pour toi. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'être ravie par tes mots. La confiance est le plus beau cadeau que tu puisses m'offrir, Liao. Je m'en montrerais digne.

Un instant, elle releva la tête vers le plafond, se perdant à contempler quelque chose qu'elle seule pourrait voir.

- Tout aurait pu être si différent. Mais le Destin à voulu que je rencontre mon maître pour qu'il me façonne à son image. Dans les larmes et dans le sang. Dans ce vaste champ de roses empoisonnées. Où je suis morte.

Finalement, elle n'avait osé lui rappeler cette proposition qu'il lui fit, lors de leur première rencontre, celle qu'il l'instruise et l'entraîne. Les révélations faites laissaient place à un profond silence, grave, tourmenté.





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Mer 16 Déc - 9:43
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La réponse de Nimuë concernant ses remarques sur les règles associées au masque amusa fortement le chinois, même si encore une fois il n’en montra que peu de signes. Finalement comprendre le général c’était se concentrer sur de petits détails, un rictus au coin des lèvres, un regard, une attitude… plutôt que d’attendre une expression claire et honnête de la part de l’homme. La répartie. Liao comprit ce qu’elle souhaitait dire, mais plus que de la répartie, il voyait simplement ça comme une attitude calme et posée. Il réfléchissait honnêtement à ce qu’elle pouvait lui dire sans chercher à la convaincre de quoi que ce soit, ou à tenter quoi que ce soit. Ses intentions étaient d’une certaine manière pure. Il ne cherchait qu’à apprendre à la connaître un peu, car elle éveillait sa curiosité autant que ses sens. C’était une femme étrange et intéressante. Ce masque représentait une énigme pour l’Hippocampe. Il pouvait concevoir les idées derrière cette mise ne place, mais n’arrivait pas à comprendre pourquoi une femme comme la pirate acceptait cette situation tout simplement. Et puis cette idée de tuer ou épouser cela ne laissait que peu de solutions, surtout lors d’un combat acharné. Si ils s’affrontaient vraiment, le masque pourrait faire partie des dommages collatéraux sans réelle volonté de le détruire de sa part. De toute manière, Liao ne comptait pas affronter son invitée et espérait ne pas avoir à le faire dans l’avenir. Il comprenait à présent ce que son père voulait dire quand il parlait d’ennemi respectable, que l’on pouvait considérer avec une plus haute estime qu’un allié. Ces paroles prenaient tout leur sens à présent. Son thé terminé, l’hôte se leva pour mettre la tasse de côté avant de reprendre sa place.

Pendant ce temps Nimuë sembla l’observer attentivement comme impatience d’entendre ses paroles et ses conclusions. Un sourire s’afficha franchement sur son visage. Qu’il s’y essaye. Cela se transformerait en combat où l’un et l’autre prenait le risque d’être blessé. Ne pas perdre. Le général aussi détestait cette notion, même si il concevait parfaitement cette possibilité en démarrant un combat. Une nouvelle fois la conversation dévia sur son statut de monstre, de son point de vue. Silencieux, mais n’en pensant pas moins, Liao écouta les paroles de Nimuë tentant de comprendre ce qu’elle souhaitait dire en lisant entre les lignes. Ce n’était guère aisé dans la mesure où il ne possédait que peu d’informations sur son passé et sa nature. Le général aurait aimé pouvoir faire quelque chose pour elle, et il se prit à souhaiter qu’elle rejoigne les marinas. Il était sûr de pouvoir lui apporter la paix de l’esprit et l’aider, même si ses notions de formateurs n’étaient qu’abstraites pour le moment. Un hochement de tête accueillit ses remerciements, qui lui semblèrent superflus. Le silence s’installa quelques secondes, durant lesquelles le regard du général ne quitta pas la jeune femme. Se redressant sur son siège, le chinois finit par reprendre la parole sur un ton très doux.


_ « Tu te définis comme un monstre, et j’avoue que cela m’intrigue au plus haut point. Des rumeurs courent sur le chevalier d’or des Poissons, mais je n’y prête guère attention. Je préfère me faire ma propre opinion sur les choses, et je sais d’expérience que la rumeur a tendance à transformer un chat en lion de Némée. » Il marqua une pause avant de reprendre plus gravement. « Si le cœur t’en dit, peut-être pourrais-tu m’expliquer pourquoi tu te considères comme un monstre… quelqu’un qui n’a pas le droit de vivre et de se lier avec d’autres personnes. Ne réponds pas tout de suite. »

Liao leva la main pour l’arrêter, car il eut l’impression qu’elle souhaitait réagir. Mais pour le moment, il souhaitait continuer son discours. D’une certaine manière, et sans qu’elle ne s’en rende compte, Liao l’instruisait et l’aidait. Son père l’avait formé de cette manière. Aiguiser l’esprit avant d’entraîner le corps était selon lui la meilleure méthode de devenir un guerrier accompli, et non une bête sanguinaire assoiffé de sang et de violence. Il finit par reprendre.

_ « Tu me donnes l’impression de te façonner à l’image que l’on a de toi. Ce que je trouve dommage. Tu devrais toi-même déterminer ce que tu souhaites être, et tendre vers cet objectif. Façonnes-toi à l’image que tu souhaites renvoyer. Tu es maître de ton destin et de ton chemin. Vois-tu j’ai décidé d’une route à suivre, et je m’y attèle chaque jour. Et pourtant l’on me dit froid ou insensible parce que je ne fonce pas tête baissée et que je sympathise avec l’ennemi. » Il fit un signe de tête envers son interlocutrice. « Mais peu m’importe car ce ne sont pas eux qui doivent justifier de leur décision, ce ne sont pas ces autres qui doivent se regarder dans la glace tous les jours. Ce n’est pas facile mais c’est ce qui représente la recherche de la perfection à mes yeux. » Il lui sourit avec chaleur et douceur avant de reprendre. « J’aimerais bien savoir ce que tu aimerais faire et ce que tu aimerais être… D’ailleurs cela concerne aussi le masque. On t’a obligé à le porter, et je ne te forcerais pas à l’enlever. Ce choix t’appartient selon moi. Tu dois faire confiance à ton instinct et ton cœur. » Son regard se porta vers la fenêtre lorsqu’il continua son discours. « Le Destin n’est pas une chose immuable. Il se manifeste de bien des marnières mais il ne tient qu’à nous de choisir la route que nous souhaitons emprunter »

Liao se perdit dans le vide et dans le paysage d’Atlantis tout simplement. Ses souvenirs vagabondaient entraînant une vague de nostalgie dans son regard et son expression. Lui-même avait connu son lot de douleur et de difficulté au cours de son existence. Mais il n’avait jamais laissé ces choses décider de sa conduite ou de son avenir. On l’avait sauvé deux fois, et c’était ce qu’il considérait être le destin. Finalement l’attention du général se porta sur son interlocutrice et il reprit tout doucement la parole.

_ « Nous causons tous du malheur aux autres. Mais je considère que ce n’est pas à toi de décider pour les autres dans ce domaine, ils doivent être libres de choisir de courir ce risque ou non. Et moi aussi je pourrais considérer que je porte malheur à mon entourage. J’ai perdu mes parents et mon village alors que j’étais jeune. Mon père adoptif est mort ainsi que mes amis, mais je suis toujours là. Et j’ai perdu mon seul véritable ami sur Atlantis alors que je suis toujours debout. La vie est ainsi faite tout simplement. Nous sommes tous le malheur et le bonheur de quelqu’un. » Dans un geste d’amitié, il posa sa main sur celle de la jeune femme. « A toi de décider de la voie que tu souhaites suivre, des personnes que tu souhaites voir autour de toi et de la personne que tu veux être. »

Liao serra légèrement sa main en guise d’encouragement avant de la retirer tout simplement. C’était à Nimuë de s’exprimer à présent, et de se livrer si elle le souhaitait. Il espérait qu’elle n’avait pas oublié sa proposition. C’était une offre sincère et toujours présente. Pour lui la formation de la jeune femme était incomplète, et nécessitait encore quelques ajustements. On ne lui avait appris que la violence et le combat, alors qu’elle avait besoin de contrôle et de confiance en elle. Evidemment ce n’était que son analyse au travers de ses phrases. Elle semblait en conflit avec elle, et si elle subissait une malédiction, ces conditions ne favoriseraient pas le contrôle de celle-ci.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Mer 16 Déc - 10:56
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Non, son esprit n'était pas en paix, tourmentée par la marque de sang, ce poison qui filait dans ses veines. À juste titre la jeune femme se voyait comme une arme mortelle et Liao paraissait minimiser les rumeurs qui courraient sur le compte des Poissons. Tout était bien pire, pas que de son point de vue, d'autres avaient pu constater ce fléau qu'elle représentait lors des guerres, quand, au plus fort de la bataille on l'envoyait décimer l'ennemi. Des heures bien sombres elle avait vécut, mais elle avait accepté ce poids sur ses épaules. Mais n'y puisait aucune force, jugeant ce « don » bien trop dangereux pour en faire quelque chose de bénéfique. Comment le pourrait-elle ? Un poison restait un poison et le sien était le plus néfaste qui soit. Childéric, au Sanctuaire, avait pu, bien malgré lui, en avoir un aperçu. Elle l'avait vu vaciller, ce robuste et grand homme, Prince déchu, avant qu'elle ne se rende compte de son méfait. Nimuë se mura dans un étrange mutisme tout au long de la conversation, dérobant son regard face à celui de Liao. Il cherchait à comprendre et à percer ses mystères. Savoir qui se cachait derrière le masque.

Elle voulut parler pour lui répondre, mais il l'en empêcha, l'intimant au silence et à l'écoute. Mais même si ses mots sonnaient avec justesse, la jeune femme secoua légèrement la tête en signe de désaccord.

Qui voulait-elle être ? La jeune femme s'était, plus jeune, accrochée à des doux rêves d'aventure sur le ventre de la mer, découvrir ses merveilles, ses trésors et mener une vie palpitante. Sans faux semblants. D'une certaine manière, elle y était parvenue, mais d'un autre côté, elle avait voulu d'une vie simple, éloignée des heurts d'un Destin trop dur à supporter. Sans avoir eut à supporter tous les maux d'un serment cruel. Quand Liao se livra à son tour, afin de s'essayer à lui démontrer que c'était aux autres de choisir quelle voie ils voulaient emprunter, de se risquer à se lier à elle.

Ô douce solitude, étais-tu, en fin de compte, le choix le plus facile ? Ou une solution parmi tant d'autre. Mais avec son passé, elle, avait décidé, aveuglément, d'y voir son salut. Et celui des autres. Seulement, les révélations que le jeune homme fit sur son compte eut de quoi la faire réfléchir. Ainsi, lui aussi évoluait en compagnie des morts qu'il avait laissé au bord du chemin. Plus que quiconque, la rose du Sanctuaire comprenait ce sentiment et elle sut pourquoi il avait reporté toute son attention sur la jeune Sirène Maléfique. Sans doute voyait-il en elle, le dernier reliquat de son passé qu'il voulait préserver. Plus que lui-même. Quitte à mourir à sa place ? Elle n'eut l'occasion de s'interroger davantage sur ce sujet qu'elle sentit un contact chaleureux contre sa main, la tirant de ses rêveries. Sa réaction instinctive fut celle de vouloir tenter de se dérober. Or, la pirate se ravisa, troublée par l'intensité des dernières paroles qu'il avait eut à son attention.

Au dernier moment, elle le retint, capturant à son tour sa main dans la sienne, nouant avec force ses doigts en une poigne étonnante, soudaine. Instinctive.

- Je suis une Sainte, je suis une gardienne de l'Humanité, j'ai juré de protéger les hommes au nom d'Athéna. Mais en endossant l'armure des Poissons, j'ai accepté mon Destin : je dois protéger les autres et je dois les protéger de moi.


Elle poussa un long soupir.

- Une promesse me lie avec mon maître, c'est lui qui m'a mit en garde contre sa nature, et je ne l'ai pas écouté, j'étais si jeune. Je suis un Lion de Némée, Liao, la pire des créature. Je suis faite de chair et d'os, comme vous, mais mon sang … est une malédiction, un poison terrible. Une goutte suffirait à te tuer. Avec ça, comment pourrais-je pouvoir prétendre à devenir ce que je veux ? Je vis dans la peur permanente... Je fais mourir tout ce que je touche.

Nimuë relâcha son étreinte, se redressa pour contourner la table et faire face au Général. De là, non sans hésiter, la Sainte laissa ses mains se poser sur les joues de Liao, elle le regarda avec intensité.

- Mais tu sais, je ne sais pas comment, rallumer l'espoir qui sommeille en moi. Nous sommes dans un lieu particulier … où les lois du Monde extérieur n'auraient pas cours, c'est bien cela que tu as dis ? Fermes les yeux.

Face à l'hésitation qu'il manifesterait sans doute, elle répéta, avec conviction et douceur :

- Fais moi confiance, fermes les yeux.

Aussitôt qu'il se laissa prendre au jeu, la jeune femme l'imita, projetant sa conscience dans celle du Marina. Des images se succédèrent alors, laissant entrevoir la jeune fille de dix-sept ans prise dans l'étau dangereux d'un Destin funeste, aux côtés d'un homme dont la beauté était si saisissante, qu'on pouvait penser qu'il était un Dieu, tout auréolé de magnificence et de splendeur. Mais d'une froideur qui lui avait fait du mal, trop de mal. Il pu la voir, deviner sa souffrance – elle portait déjà le masque que son maître lui avait transmit – quand, chaque jour elle fut poussée dans ce vaste champ de roses empoisonnées, ce royaume de ronce qui l'avait rendu malade, fait danser aux portes de la mort. Connaître une souffrance comme nul homme n'avait su connaître dans son existence. Lucius revenant chaque matin pour la récupérer, toujours plus brisée. Et puis, l'heure des trahisons, la mort de son maître qui en voulant la protéger des hommes, lui avait offert sa vie. Une ombre l'avait fauché, elle n'avait su rien faire pour se dresser face à elle si ce n'est aller à l'encontre des désirs des Poissons originels : devenir à son tour cette Bête de Sang, chasser les ténèbres. Et découvrir quels pouvoirs terribles elle avait acquis, se faisant.

- Voilà ce qu'est ma vie, Liao. Fit-elle tristement en rouvrant ses yeux, laissant ses mains retomber mollement de chaque côté de son corps. - Voudrais-tu toujours découvrir ce que je suis ? Si c'est le cas, retire mon masque.





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Mer 16 Déc - 13:08
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Le général se disait qu’il se permettait peut-être un peu trop de choses avec son invitée, et qu’il agissait de manière trop moralisatrice. Malgré tout Nimuë semblait l’écouter avec attention, et donnait même l’impression d’aller plus loin dans cette discussion. Liao avait l’impression qu’elle cherchait quelque chose, même si il n’aurait su définir exactement quoi. D’ailleurs lui-même n’était-il pas en quête d’une chose. Ses paroles se voulaient sincères et honnêtes. Elles n’avaient pour but que d’aider et réconforter la jeune femme. Aussi courtois qu’il puisse être ce n’était pas dans sa nature d’agir ainsi. Cette réaction était dictée par un sentiment étrange à l’égard de son interlocutrice. Le chinois se permit de l’empêcher d’intervenir afin d’aller au bout de son argumentation et de son discours, car il préférait exprimer tout ce qu’il souhaitait plutôt que de perdre le fil de ses pensées. Un geste abrupte mais nécessaire de son point de vue. Le geste de désaccord de la Saint sonnait comme une confirmation de la justesse de ses paroles dans l’esprit de l’Hippocampe. Si ses mots n’avaient eu aucun impact, elle aurait simplement attendu de pouvoir s’exprimer. En tout cas c’était ainsi qu’il concevait la chose à cet instant. L’hôte lui faisait comprendre que chacun était libre de choisir sa voie, tout comme elle choisissait de rester seule, d’autres pouvaient avoir envie de se rapprocher d’elle. Une nouvelle fois, Liao se livra un peu plus à la jeune femme pour donner plus de poids à son argumentaire. Bien que selon lui, les peines et souffrances ne pouvaient être comparées. Comme pour l’encourager, il se permit de poser sa main sur la sienne et la serrer légèrement avant de la retirer…

Mais Nimuë stoppa son mouvement pour retenir sa main. Liao n’esquissa aucun geste pour se détacher, appréciant ce simple contact pour le moment. Son regard restait figé dans celui de la jeune femme, enfin autant qu’il pouvait l’être malgré le masque. Des hochements de tête accueillirent sa réponse. Son sens du devoir était aussi important que le sien finalement, et ce n’était pas lui qui allait faire un reproche concernant une promesse. Lui-même était lié par le même genre de contrat à une personne du Sanctuaire sous-marin. Les révélations de la Saint furent accueillies avec la même réserve et la même sobriété qu’affichait le chinois depuis le début de leur entretien. Par contre, il devait la contredire sur un point. Elle le touchait en cet instant et il n’était aucunement en danger. Nimuë relâcha la main du général, qui laissa la sienne en position pendant quelques secondes comme pour prolonger ce contact. Son regard suivit son invitée pendant qu’elle contournait la table pour venir se poster à ses côtés, ses mains se posèrent sur ses joues. Elles étaient un peu froide, et portait les stigmates d’une vie sur un navire. Un signe de tête confirma les paroles de la jeune femme, et il resta dubitatif et interrogatif pendant quelques secondes. Elle prit ce questionnement pour un manque de confiance. Sans dire un mot, l’Hippocampe ferma les yeux comme elle le lui demandait. Des images s’insinuèrent dans son esprit. Liao comprit sa souffrance, sa peine et sa douleur. Il appréhendait un peu mieux ce qui avait pu se briser chez la jeune femme. Les images s’estompèrent, et Liao mit quelques secondes à ouvrir les yeux.


_ « Avant de te répondre je souhaiterais à mon tour te montrer une chose. Puisque tu m’as révélé ce passage éprouvant, laisse-moi te montrer le mien. »

Ses yeux n’exprimaient que de la tristesse et de la compassion pour la jeune femme, et non de la pitié. Ses émotions étaient encore mêlées à celles du général. Si il avait pu il serait intervenu… Aurait balayé toutes ses roses et aurait tué cet homme. Il ne comprenait pas comment la déesse de la justice qui prétendait défendre tous les hommes permettait de telles atrocités parmi ses chevaliers. Ce fut au tour de Liao de se lever. Il allait lui révéler l’un de ses plus grands secrets. Dans le sanctuaire sous-marin, seul Hassan était au courant des capacités psychique de l’Hippocampe ; ces mêmes capacités qui constituaient le cœur de son attaque ultime. Une arcane encore imparable parmi les marinas. C’était probablement ce qui créait autant de respect envers lui. Le chinois posa ses doigts sur les tempes de Nimuë.

_ « Cela sera un peu différent de ta capacité. Pas besoin de fermer les yeux. »

Le décor changea et les deux combattants se retrouvèrent dans un petit village côtier. Des enfants jouaient tandis que les parents s’affairaient à remonter des filets de pêche désespérément vide pour certains. Ils étaient comme des spectateurs incapables d’agir. Les traits des personnes présentes ne laissaient aucun doute sur leurs origines. Ils suivirent un jeune garçon qui s’aventura dans la forêt… jusqu’à ce qu’il entende des cris. Par la suite, Nimuë assista aux côtés de Liao à une scène terrible. La rage du marina était visible sur ses traits. C’était le jour de l’attaque des pirates. Ce funeste jour où il avait assisté au viol de sa mère, et au meurtre de son père qui s’était sacrifié pour le sauver. Les émotions n’étaient pas retransmises de la même manière que dans la vision de Nimuë, mais il suffisait d’observer ce jeune garçon. Le décor changea. Le jeune garçon n’était qu’un corps sans âme errant mû par ses simples instincts et habitudes. Une expression apathique sur le visage, comme si il était déjà éteint à l’intérieur. Puis le décor changea à nouveau pour révéler la scène où il avait accepté la main tendu de son père d’adoption. La pièce de la demeure de l’Hippocampe revint comme image principale des lieux. Les mains du chinois tombèrent à leur tour, et il resta un moment silencieux comme étouffant une colère sourde et profonde mêlée à de la tristesse.

_ « Nos souffrances ont été différentes, à des âges différents. Je n’étais qu’un enfant et tu étais une jeune femme. Je pense que nous pouvons nous comprendre un peu par ce biais. Tu ne sais pas comment rallumer l’espoir qui sommeille en toi… » Il marqua une pause et se permit de poser un doigt à la place du cœur de la jeune femme, évitant ses atouts féminins volontaire. « Il est ici. Tout homme conserve une part d’espoir en lui, et parfois il suffit d’accepter une main tendue venant d’un inconnu. Ton sang est mortelle, mais tu ne l’es pas. La preuve je suis toujours à côté de toi, bien pourtant, alors que nous avons eu plusieurs contacts. Ta prudence t’honore. Mon père disait toujours que nous ne sommes jugés que par nos actes, et non par ce que nous sommes ou disons. En prenant ce postulat, tu m’apparais comme un être magnifique et non comme un monstre. » Il marqua une nouvelle pause et prit les mains de Nimuë dans les siennes tout simplement avant d’ajouter. « Par contre ce qui vient de se passer reste entre nous s’il-te-plait. En dehors du Grand Prêtre, tu es la première personne à qui je montre cette capacité ; je ne la maîtrise que depuis très peu de temps. » Il porta les mains de Nimuë mêlées aux siennes sur son masque. « Enlevons le ensemble si tu veux bien. »

Liao attendit l’accord de la jeune femme avant de continuer son geste. Ce simple masque prenait une symbolique des plus étranges au vue de leur conversation. C’était un peu comme un rempart aux autres et à l’espoir qu’ils peuvent donner, et l’enlever revenait à accorder sa confiance à Liao d’une certaine manière. A accepter qu’elle ne soit pas qu’un monstre. Il espérait qu’elle le verrait dans ce sens. Le général repensa à la proposition faite deux ans plus tôt, et il avait l’impression d’être devenu comme un professeur en cet instant. Non sur la maîtrise du cosmos mais plus sur la manière d’appréhender la vie offrant une forme de sagesse née de sa propre expérience.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Mer 16 Déc - 14:05
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Il ne la jugeait pas, ne portait pas ce regard emplit de dégoût qu'elle avait pu lire dans les yeux des autres en comprenant sa nature. Nulle trace de peur ou de crainte, à la place, demeurait une confiance mutuelle et naissante. Les balbutiements d'une amitié, d'un lien singulier qui les unissait peu à peu. Lors de leur première rencontre déjà, Nimuë avait pu sentir les fils de leurs Destins s'entremêler, ne se l'avouant pas, mettant cela sur le compte du hasard, ou autre chose. Une chose qu'elle avait tenté de balayé avec force. Mais, elle devait bien avouer, qu'en cet instant où il était sur le point de se confier à son tour, que ses efforts avaient été vains. Elle fit taire les protestations de son esprit quand il brisa la distance qui pouvait bien les séparer encore pour ouvrir une connexion mentale entre eux et bien plus dans un même temps. Surprise de voir le décor changer, la jeune femme porta ses yeux partout, découvrant un petit village bercé par la tranquillité de la vie, dans un monde qu'elle ne connaissait pas et ne connaîtrait probablement jamais. La pirate découvrit Liao enfant, tout nimbé d'innocence et de joie qui se manifestait chez lui avec plus de force qu'aujourd'hui. Que s'était-il passé pour qu'il recouvre ainsi ses traits d'un masque de stoïcisme absolu ? Elle n'allait pas tarder à le découvrir, et, la réponse à cette pensée fit naître une nouvelle réaction instinctive chez la Sainte. Se saisissant de sa main, sa poigne sur ses doigts se raffermit à mesure qu'elle devinait l'issue des événements. Comme l'homme pouvait être cruel ! Son cœur se serrait dans sa poitrine de voir cette enfance bafouée dans les larmes et le sang.

L'injustice était si grande, un enfant dépossédé qui n'avait connu que les affres de la Mort. Comme elle. Quelque chose s'alluma dans ses prunelles pers, quelque chose qui rugissait dans son âme.

Eux, élus, étaient-ils tous prédisposés à connaître mille souffrances ? Sans s'en rendre compte, la jeune femme s'était finalement éloignée du Liao adulte, s'approchant de son double désemparé, effacé, tel un spectre. Vide. Elle avait levé la main vers lui, mais tout s'était effacé. Laissant place à cette grande pièce richement décorée, mais d'un silence absolu et pesant. En revenant sur ses pas, les Poissons virent à quel point Liao paraissait encore affecté, faisant taire une ire encore latente, cela, elle pouvait le sentir, si ce n'est le deviner dans ses iris sombres. Étonnée par le timbre de sa voix, de ce doigt lui indiquant l'endroit même où sommeillait cet espoir qu'elle pensait perdu, Nimuë releva son visage vers le sien. Un être magnifique. Voilà toute l'ampleur de sa malédiction et il n'allait pas tarder à le découvrir. Mais avant …

- Je serai muette Liao, tu peux me faire confiance. Tes secrets seront bien gardés avec moi, ils sont bien plus précieux que les trésors que j'ai pu ravir autrefois.

Ne restait plus que ce dernier rempart, ce masque, glacé sous leurs doigts entremêlés. Le souffle court, légèrement tremblante, elle ferma les yeux, fut la première à éloigner ce dernier, mais au dernier moment, parut s'arrêter. À quel jeu étrange se livrait t-elle. S'agissait-il d'un jeu ? Oh, non, toutes ses envies mutines s'étaient envolées depuis longtemps. Mais se livrer ainsi, la faisait hésiter. C'était comme si elle balayait son passé, ce qu'elle avait mit tant de temps à accepter.

Maintenant qu'ils étaient à mi-chemin, elle hésitait. Qu'aurais dit Lucius ? Qu'aurait-il pensé d'elle en cet instant ? Les lois du monde extérieur n'existaient pas ici. En se répétant cet ordre qu'ils avaient tous les deux établis, la jeune femme s'empara à elle seule de son masque qu'elle lança avec force et fracas de l'autre côté de la pièce. Ce mouvement de rage fut libérateur, seulement, son corps tremblait davantage. Comme si … comme si elle avait été frappé d'anathème. Ses traits, elle les conservaient dissimulés sous la tourmente de sa chevelure rousse, occultant à sa vue, ses yeux si bleus – deux saphirs trônant au milieu d'une mer légèrement dorée – voilés de larmes de doutes et de tristesse, encore ébranlée par la vision de ce pauvre petit garçon perdu dans le noir. Pourquoi avait-elle si mal en cet instant ? Bientôt ses mains ne furent plus que des nœuds de phalanges blanchies et, obstinément, elle gardait son visage résolument tourné vers les ténèbres, à ses pieds. Honteusement. De peur de lui dévoiler son ultime vérité à son sujet. Celle qui faisait d'elle tout un paradoxe.

Un monstre magnifique. La créature la plus belle qui puisse être, forgée par la main d'Aphrodite, ses Poissons. Son poison.





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Jeu 17 Déc - 13:20
:: Rencontre informelle

C’était la première fois que Liao se livrait à ce sujet auprès d’une personne. D’habitude son passé restait un voile impénétrable, dont il augmentait l’opacité par des paroles évasives. Mais le geste de son invitée l’avait poussé à se révéler, à lui confier son plus lourd secret. Ils se retrouvaient ainsi sur un pied d’égalité, car le chinois jugeait cela nécessaire pour ce qu’il souhaitait accomplir avec Nimuë. Il souhaitait l’aider à reprendre espoir, à trouver sa place dans ce monde. Une place qu’elle souhaitait et finirait par avoir tout simplement. Ces intentions étaient totalement désintéressées, et il espérait qu’elle n’en douterait pas. Aucun calcul ni ordre ne le poussait à agir ainsi, et de toute manière, jamais il n’aura exécuté de telles actions déshonorantes et insultantes. Des émotions puissantes étreignaient encore le marina pour le moment, et son sang bouillonnait même si cela ne paraissait aucunement au travers de son attitude et de son expression. Liao fut touché de la réaction de son invitée, et de son attitude si impulsive et sincère lorsqu’elle vit les images de son passé. Lui-même avait envie de se précipiter et de venger ses parents, mais ce serait une conduite indigne de ce qu’il souhaitait devenir. Comme elle l’avait fait, son geste n’avait qu’un but de compréhension et d’explication non de justification ou de pitié. Encore une fois, le chinois souhaitait lui montrer qu’il pouvait comprendre sa souffrance, dans un degré différent cependant. Il se permit d’exprimer ses conclusions tout simplement, et de l’aider à retrouver de l’espoir pour le moment. Sa simple demande pour ce geste était de conserver secret cette capacité qu’il avait développé récemment, augmentant ainsi l’efficacité de sa technique la plus puissante.

Après son discours, Liao prit les mains de la jeune femme dans les siennes et les porta autour du visage de Nimuë. Le retrait du masque serait une action commune, et même plutôt unilatérale de la part de la première concernée par celui-ci. L’Hippocampe sentit le trouble de son invitée, et lui offrit tout le temps nécessaire à cette prise de décision. Elle semblait comprendre comme lui la portée symbolique de ce simple geste, dont les conséquences ne seraient que personnelles dans la mesure où ces évènements resteraient un secret entre les deux protagonistes. Nimuë donna la première impulsion pour retirer le masque, mais Liao ne continua pas se contentant de laisser ses mains sur celle de la jeune femme. Il attendait que son esprit s’apaise et que son choix s’arrête définitivement sur l’une ou l’autre des solutions. Quand le moment fut venu, le général retira ses mains et observa son invitée retirer son masque pour le jeter dans un coin de la pièce, dans un geste plutôt théâtral. Le silence s’installa, et seules les respirations des personnes présentes ne pouvaient être entendues. Pour la première fois, Liao hésita sur la conduite à tenir et se contenta de faire face à la jeune femme. Finalement, avec lenteur et douceur, le chinois posa une main sur le menton de Nimuë et releva son visage penchant légèrement le sien afin de capter son regard. Il dégagea ses traits de de sa chevelure à l’aide de son autre main. Un sourire chaleureux et réconfortant apparut sur son visage avant qu’il ne prenne la parole.


_ « Comme je le disais. Un être magnifique. »

Liao avait insisté sur le mot « être » afin de lui faire comprendre que cette vision du monstre était erronée. C’était une femme magnifique, probablement l’une des plus belles qu’il avait pu rencontrer. Mais le sujet n’était pas de cet ordre pour le moment, et il ne perdrait pas le fil de ses pensées. Elle avait besoin de lui. Après une légère pause de quelques secondes, il reprit.

_ « Je crois que tu viens de retrouver ton espoir Nimuë. Il était dissimulé derrière ce masque, car ce que je vois sous mes yeux, ce sont les traits et le regard d’une personne à la recherche de cette sensation merveilleuse, de cet avenir radieux auquel nous aspirons tous. Et non un monstre. » Ses mains quittèrent le visage de son interlocutrice, et il continua. « Comme je te le disais, tu as laissé ce masque te définir. Une erreur que de nombreuses personnes font. Tout le monde porte un masque, mais nous ne devons pas le laisser prendre la pas sur ce que nous sommes. » D’un geste tendre, Liao essuya les gouttes perlant sur les joues de la jeune femme. Il reprit la parole. « Je vais te répéter ce que mon père adoptif m’a dit un jour. Tu viens de faire le premier hors des ténèbres de ton cœur, et il te reste un long chemin à parcourir. Tu as accepté une main tendu pour ce qu’elle contient c’est-à-dire rien………… et tout à la fois. Ce que tu y trouveras sera ce que tu y mettras. Tu peux y mettre de l’espoir, du soutien, de l’encouragement, de la force, de l’aide… Tout ce dont tu auras envie. Si ton rôle est de la remplir, le mien est de fournir ce dont tu as besoin. »

Liao avait tendu sa main comme pour symboliser ses paroles. Il se souvenait que ces paroles de son père l’avaient beaucoup touché, mais elles étaient apparues bien plus tard après sa période d’apathie. Le chinois avait alors pu comprendre ce que son père souhaitait lui dire, le message serait beaucoup moins bien passé lors de leur première rencontre. Il ne savait pas si Nimuë comprendrait. Elle avait fait le premier pas, mais il lui en restait de nombreux autres avant de sortir des ténèbres dont elle s’était entourée depuis des années. Le général serait là pour l’épauler et la soutenir, mais il ne pourrait aucunement accomplir ce chemin pour elle… aussi forte que soit son envie de le faire.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Jeu 17 Déc - 14:54
L'Hospitalité Atlante







En écartant les voiles écarlates de sa chevelure de feu, il découvrit une Nimuë dépossédée de son carcan de fer, dernier moyen pour elle de tromper les apparences. Ou de les préserver. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, le rose s'accrochant à ses joues, un feu qu'elle ne pouvait éteindre tandis que, dans un geste doux, il levait son visage vers le sien. La jeune femme se laissa faire sans émettre la moindre protestation, ni même esquisser le moindre geste pour se dérober. Son regard se perdit dans cette sombre immensité que représentait les prunelles du Général, tentant d'y deviner ses sentiments. L'émoi que cette découverte susciterait. Espérant avec force que lui, ne tombe pas dans ce piège fatal qu'elle tendait malgré elle. Sa beauté éveillait bien trop de chose et à présent qu'elle ne portait plus ce masque qui les préservaient de sa nature, Nimuë craignait d'avoir commis une erreur. De longues secondes qui sonnaient comme une éternité à ses oreilles s'écoulèrent sans qu'elle ne cille. Partagée entre fuir ce contact prolongé qu'elle craignait plus que tout autre chose et au contraire, prier pour qu'il dure encore, aussi longtemps que possible. Jamais encore la femme qu'elle était n'avait été traité avec tant d'égards. Liao l'observait comme nul autre l'avait fait auparavant, simplement, sans nourrir autre chose qu'une volonté de l'aider.

Un être magnifique.

Elle l'écouta, là encore sans oser l'interrompre, frissonna quand il essuya les perles cristallines qui glissaient le long de ses joues brûlantes. Nimuë venait de faire un pas en dehors des ténèbres. S'ouvraient devant elle de nouvelles perspectives bien lumineuses, elle n'avait qu'à tendre la main vers l'être qui était disposé à lui apporter toute l'aide qu'elle aurait besoin. Mais bien vite la réalité – la sienne – reprit le pas sur tout le reste, balayant négligemment cette lueur qu'elle avait entraperçu. Une ombre fila sur son visage et, vite, elle chercha des yeux ce masque qu'elle avait abandonné. Elle avait tout à coup l'impression de se trouver à la croisée des chemins. Un choix s'offrait à elle : soit elle s'emparait de cette main offerte, acceptant ainsi de se détourner de ce qu'elle était jusqu'à présent. Soit elle regagnait l'ombre et l'obscurantisme de cette situation. Entre devoir, raison et sentiments, la belle paraissait se perdre. Sa foi envers Athéna ne vacillait pas, pas plus que le port de son armure d'Or. Mais elle avait promis d'abandonner tout ce qui faisait d'elle une femme. Se livrer ainsi, sans condition à un homme, un ennemi de surcroît aux yeux de son Ordre, était assurément une prise de risque considérable. Autant pour elle que pour lui. À moins que la main du secret ne soit sûre.

Finalement, la jeune femme glissa sa paume contre celle du Général, scellant ainsi son Destin. En nouant une nouvelle fois ses doigts autour des siens, la Sainte senti toute sa chaleur, sa sincérité.

- J'ai confiance en toi Liao. Souffla t-elle en faisant un nouveau pas vers lui, allant chercher la seconde main de l'Hippocampe. Mais pourquoi te risques-tu à m'aider de la sorte ? Moi ? Tu sais que je ne pourrais jamais vous rejoindre, comme toi tu ne le pourras pas non plus. Un jour, la fatalité fera que vous, marinas, vous dresserez face à nous, saints. Et notre devoir devra prendre le pas sur tout le reste. Même si je m'en sentirais incapable, nous avons tous les deux prêtés un serment d'allégeance.

Sa tête s'inclina légèrement, tentant d'échapper à ses yeux et ce qu'ils pourraient bien lui souffler.

- J'ai pourtant envie de m'accrocher à cet infime espoir. La paix entre nos royaumes. Et saches que je suis prête à tout pour ça. Ce que je vous ai promis … ce ne sont pas des paroles en l'air. Je parlerais au Grand Pope. Votre tribut sera placé sous ma garde. Je suis prête à en subir les conséquences, à payer cher pour voir se réaliser ce rêve.

À la fin de ces mots, le soleil alla poindre à l'horizon, projeta un rai d'or et de lumière dans la pièce qu'il réchauffa de ses feux. Elle l'entraîna alors à sa suite pour voir ce nouveau jour se lever. Ses pas se stoppèrent un peu avant le balcon, de peur d'être découverts par des yeux trop curieux. Atlantis prenait vie peu à peu sous leurs yeux. Avec douceur, la tête rousse de la jeune pirate alla se poser contre l'épaule du Général, se perdant en même temps dans sa contemplation de la ville. Là où elle aurait aimé vivre. Y trouver un chez soi.

Un beau sourire illumina ses traits. Et elle ferma ses yeux, bercée par cet apaisement soudain qu'elle ressentait dans son cœur. Elle croyait entendre les murmures des vagues et sembla s'y perdre, prête à s'endormir, à s'y abandonner.





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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Jeu 17 Déc - 22:25
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Le masque fut retiré dans un geste violent et plein de rage. Le général ne participa pas à cet acte, préférant laisser la jeune femme totalement maître de ce qui suivrait. Silencieux, il se contenta d’être une simple présence rassurante et apaisante à ses côtés. Un soutien et un encouragement. Après ce geste, Nimuë resta silencieuse et prostrée observant simplement le sol à ses pieds. On aurait dit qu’elle attendait un jugement ou un verdict. Le chinois prit un peu de temps avant d’effectuer un quelconque geste ou de prononcer le moindre mot à son attention. Il ne souhaitait pas gâcher les efforts de la jeune femme, et la renvoyer dans les ténèbres qu’elle venait de quitter. Liao se permit de redresser le visage de son interlocutrice avec douceur, dégageant ses traits de son épaisse chevelure rousse. Son regard se posa alors sur ce visage si doux et magnifique. Elle était magnifique et très séduisante, mais l’Hippocampe s’empêcha de se laisser troubler en cet instant. La tâche ne fut guère aisée, mais elle était indispensable pour elle. Leurs regards se croisèrent et s’aspirèrent tout simplement. Son observation était simple et exploratrice, comme si l’homme cherchait quelque chose de précis. Lui-même n’aurait su dire ce qu’il était censé trouver. Ses paroles furent sincères et chaleureuse. Il l’encourageait lui donnant un peu de sagesse, comme on l’avait pour lui quelques années plus tôt. La lueur d’ombre n’échappa pas au regard du général tandis qu’il tendait simplement la main. La patience était le maître mot pour le chinois à l’heure actuelle.

Finalement après de nombreuses hésitations compréhensibles, Nimuë saisit la main que lui tendait son hôte. Liao la serra doucement mais fermement, car pour le moment, elle avait besoin de conviction pour confirmer sa décision. C’était ce qu’il tentait de lui transmettre. Un hochement de tête fut la seule marque de gratitude qu’il exprima pour se remerciements. Elle lui prit son autre main, et il resta immobile se laissant totalement guidé par la jeune femme pour le moment. Ses questions étaient légitimes. Malheureusement les réponses risquaient de ne pas la satisfaire totalement, car elles n’étaient pas totalement claires même pour le premier concerné. Certes ils se lançaient dans une drôle d’aventure, et risquaient d’avoir des choix difficiles à faire pour l’avenir. Le regard de Liao resta figé dans les pupilles azurées de la jeune femme, alors qu’elles se dérobaient tout simplement. L’étreinte du marina se resserra autour des doigts de la Saint, comme pour lui dire qu’il ne la laisserait pas abandonner cet espoir. Une profonde inspiration accompagna son vœu de les aider, car il jugeait que c’était un risque inutile et trop périlleux pour elle. Le soleil les frappa tous les deux illuminant la pièce. Elle l’entraîna près de la fenêtre, s’arrêtant avant de se dévoiler aux yeux indiscrets. Elle posa sa tête contre son épaule, et Liao se contenta d’appuyer la sienne légèrement contre son crâne. Des bruits parvenaient indistinctement dans les appartements du général.


_ « Ce que l’avenir nous réserve est une chose impossible à prévoir ou à deviner. Nous serons les jouets du Destin, et nous devrons simplement faire des choix le moment venu pour le meilleur… comme pour le pire. Saches que je serais aussi incapable de te faire du mal à présent, et que je préfèrerais disparaître que de te blesser. » Il marqua une courte pause avant de reprendre. « Ensuite pourquoi est-ce que je t’aide ? Pourquoi est-ce que je prends ce risque ? Je considère que je ne prends pas tant de risques que ça pour le moment. Ensuite d’une certaine manière, je me reconnais en toi par certains aspects. Nos douleurs sont différentes, mais les conséquences sont assez similaires. Et je souhaite t’offrir la même main tendu dont j’ai bénéficié à l’époque. Un geste n’ayant aucune raison logique. Disons que j’ai ressenti ta détresse, et que je ne pouvais pas détourner le regard. »

Liao s’écarta légèrement de Nimuë, et lui sourit chaleureusement tout remettant une mèche de cheveu derrière son oreille. Son regard se posa sur la jeune femme pendant quelques secondes. Il l’imaginait entre les mains de Bélisaire, si elle tentait d’aller contre sa volonté. Les rumeurs à son sujet n’étaient guère encourageantes, et le dépeignaient comme un être belliqueux par nature.

_ « Concernant cette paix que tu souhaites. C’est un geste noble de ta part, mais ne prends point de risques inconsidérés. Je ne connais pas ton grand Pope, mais les rumeurs ne semblent guère flatteuses. Je n’aimerais pas que tu te mettes en danger pour cette raison. Si tu peux aider le général des Lyumnades fais-le, même si je doute qu’elle ne ait réellement besoin la connaissant… mais ne pas va plus loin que nécessaire. »

Le général s’écarta à nouveau et prit la direction du fond de la pièce. Son regard cherchait le masque de son invitée, et il finit par le retrouver après quelques secondes de recherche. Il le ramassa délicatement, et ne put s’empêcher de passer sa main à l’intérieur… comme pour trouver une réponse autant pour elle que pour lui. D’un pas lent, Liao rejoignit Nimuë et lui tendit le masque tout en le tenant fermement. Il ne comptait pas le lâcher pour le moment.

_ « N’oublie pas que ce masque ne te définit pas Nimuë. Il dissimule une partie de ton être, mais ne doit pas l’étouffer. Penses de temps en temps à l’enlever dans le privé, et regarde ces traits que tu caches, tu y verras cette lueur d’espoir que tu cherches. » Il lâcha enfin le masque et ajouta. « Saches que quelles que puissent être tes soucis ou tes problèmes, n’hésites pas à te rendre à Alexandrie pour quérir mon aide. Je serais toujours présent dès que tu en auras besoin. Fais-moi la promesse de ne pas t’aventurer seule dans des chemins tortueux et périlleux. Tu peux compter sur moi, et rassures-toi… Tout ce qui s’est dit et s’est passé entre ses murs le restera, et j’y veillerais personnellement. Tu as ma parole. Tu n’es plus seule Nimuë. »

Son regard s’était plongé dans les pupilles de la jeune femme, et son ton était ferme mais amical. Le général attendait patiemment la réponse de la jeune femme, et il aurait préféré ne pas avoir à lui rendre ce masque. Mais leur dévotion était ainsi faite. Elle avait été poussée vers Athéna, tandis que Poséidon lui avait offert une nouvelle vie. Son engagement ne vacillait pas, même si à cet instant, il aurait préféré pouvoir accompagner la jeune femme afin de l’aider et de la protéger. Il ne pouvait deviner ce qu’il se passerait à l’avenir, mais il resterait un soutien indéfectible pour la jeune femme. Elle avait souffert comme lui, et à présent le chinois comprenait mieux la bonté dont avait fait preuve son père adoptif. Les raisons de l’homme lui apparaissaient un peu moins obscures à présent. Son esprit vagabonda vers ses souvenirs. Il se dit d’ailleurs qu’il devrait aller se recueillir sur la tombe de cet homme afin de le remercier et de lui transmettre ses nouvelles connaissances.


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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Jeu 17 Déc - 23:39
L'Hospitalité Atlante






Elle aurait put rester dans cette position des heures durant, s’offrant à la caresse du soleil qu’elle sentait sur sa peau, ce léger vent aux parfums de l’Océan. A moins que ce ne soit la fragrance du Général que Nimuë sentait alors qu’ils se laissaient bercer par cette douce quiétude qui les étreignait. La jeune femme aurait pu s’endormir si la voix de Liao ne l’avait pas ramené à la réalité. Les yeux blessés par cette luminosité trop vive, il lui fallut un moment pour percer le voile d’obscurité que Liao avait traversé en revenant chercher son masque. Sans se l’expliquer, son cœur se serra dans sa poitrine en voyant ce simple morceau de fer, ce visage immobile, à jamais figé par la main de l’artiste qui l’avait confectionné. Mais ce qui la troublait davantage encore, c’étaient les paroles qu’il avait eu pour elle. Il semblait s’inquiéter de son sort, de l’avenir. Nimuë acquiesça. Ô ils n’étaient que des pantins désarticulés entre les mains du Destin. Les Moires toujours penchées sur leurs canevas, elles n’avaient de cesse de tisser sur cette vaste trame.

C’étaient elles qui avaient bien voulu que leurs fils s’entremêlent sur cette complexe tapisserie. Seulement, saurait-elle lui mentir ? Sa nature la pousserait de toute façon sur des chemins escarpés, pourvu qu’elle parvienne à ses fins. Et le but que la belle s’était fixée était honorable. C’était pour pouvoir se construire des moments comme celui-ci que Nimuë était prête à tout. Elle fini par hausser des épaules, capturant son masque qu’elle observa attentivement. La cime de ses doigts frôla les traits immuables du masque, pour ensuite glisser dans sa chevelure, là où, quelques instants plus tôt, l’Hippocampe avait glissé ses doigts pour replacer l’une de ses mèches capricieuse.

- Je ne peux rien te promettre Liao, je suis comme ça, je suis une pirate après tout. J’aime vivre dangereusement. Elle laissa échapper un petit rire qui sonna faux. Finalement, elle le regarda droit dans les yeux. Je te promets de venir te retrouver si le besoin se fait sentir. Mais je ne saurais te détourner de ton devoir.

A contre cœur, la jeune femme replaça son masque sur ses traits, dissimulant par la même occasion, cette vague de tristesse qui venait de frapper les récifs de son cœur. Premiers écueils. Le jour se levait, elle ne pouvait profiter davantage de l’hospitalité des atlantes. De plus Liao semblait de plus en plus fatigué.

- Tu es un homme plein d’honneur et de bonté Liao, saches que je t’en suis très reconnaissante. Mon soutien t’es acquis, ne doute jamais de moi, je serai moi aussi une aide secourable, si un jour … hm … tu es trop malmené par la main du destin. J’œuvrerais pour vous, au Sanctuaire. Le Grand Pope ne m’a pas choisit par hasard pour cette mission, je découvrirai pourquoi.

Avec lenteur, elle se détourna de cette vue magnifique sur la cité d’Atlantis se jurant d’y revenir un jour prochain. En faisant quelques pas dans la pièce, elle s’arrêta.

- Si ça ne te fais rien, je vais garder cette robe et laisser mes habits d’homme derrière moi. Qu’est-ce que tu en penses ? C’est déjà un grand pas en avant ! Ahaha ! S’esclaffa-t-elle avant de reprendre, plus sérieusement. Tu sembles très fatigué Liao, tu devrais aller te reposer, tes hommes vont me reconduire à la porte, ça ne risque rien. Votre Grand Prêtre a été assez clair là-dessus !

Il était temps de se séparer une fois encore. Un moment de flottement s’instaura, elle ne sut quoi faire, que dire. Ils restèrent ainsi, immobiles l’un faisant face à l’autre. Tout à coup, elle décida d’envoyer valser les principes en rompant une fois encore la distance qui les séparait pour aller l’étreindre avec chaleur. Au creux de son oreille, elle lui susurra.

- Oui … Désormais je ne suis plus toute seule. Merci Liao …

Elle lui jeta un dernier coup d’œil avant de se dérober. Prête à quitter la pièce, sa main s’arrêta sur la poignée de la porte.

- Au revoir Général …


Sa silhouette s’évanouit finalement, ne laissant dans son sillage qu’un capiteux parfum de rose. Et tandis qu’elle s’éloignait du Pilier, son cœur lui, y demeurait toujours.






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Message Re: L'Hospitalité Atlante [PV Liao]   Ven 18 Déc - 8:47
:: Rencontre informelle

Le général aurait pu rester dans cette position pour toujours, avec Nimuë appuyée sur son épaule. Malheureusement l’animation d’Atlantis le ramena à la réalité ainsi que le soleil se levant à l’horizon. Ils ne pouvaient décemment pas rester ainsi, et la Saint devait retourner auprès du Grand Pope. De nouveaux conseils furent prononcés à l’attention de la jeune femme, même si le chinois savait pertinemment qu’elle ne l’écouterait pas totalement. Mais peut-être que ces paroles pourraient éveiller une certaine conscience chez elle le moment venu. L’hôte partit chercher le masque de la jeune femme. Elle allait devoir malheureusement le porter à nouveau afin de retourner auprès des siens pour suivre cette règle stupide. Et pourtant Liao ne le lui rendit pas tout de suite, le temps de lui rappeler que l’espoir était toujours présent et que ce masque ne pourrait l’occulter tant qu’elle s’en rappellerait. Il cachait difficilement son inquiétude pour elle. L’Hippocampe ne pouvait espérer que ses mots et ses attentions auraient suffisamment de poids pour conserver une influence sur la jeune femme, même lorsqu’elle reprendrait ses habitudes et sa vie quotidienne. Dans un dernier espoir l’homme lui demanda une promesse. Mais plus qu’une promesse sur ses actions, c’était au moins une volonté de tenter de suivre ses recommandations. Cette petite pensée qui lui offrirait un peu de répit et de réflexion le moment venu. Un sourire accueillit sa réponse tout simplement. Il connaissait sa nature profonde à présent, et s’était douté de sa réaction et de ses goûts. Un hochement de tête accueillit simplement sa conclusion. Le détourner de son devoir. La conception de ce dernier du chinois déviait un peu de la plupart de ses camarades.

Le masque fut replacé, et le cœur de Liao se serra légèrement en l’observant faire ce simple geste. Malheureusement il ne pouvait en être autrement pour elle. La fatigue gagna le général, comme si elle avait été tenue à l’écart jusqu’à maintenant afin de mener sa mission à bien. C’est pourtant d’une oreille attentive qu’il écouta les paroles de son invitée. Un sourire s’afficha sur ses lèvres lorsqu’elle lui assura de son soutien plein et entier. Une étrange relation venait de naître durant la nuit, et elle ne ferait probablement que se compliquer avec le temps. Les dernières paroles le laissèrent perplexes. La vérité qu’elle cherchait pourrait la troubler plus qu’elle ne le pensait, et il s’interrogea longuement sur les connaissances du Grand Pope à propos du bijou autour de son cou. Cet homme le rendait nerveux, et il était clairement dangereux. Elle s’éloigna et il se contenta de rester silencieux pour le moment. Liao profita d’un moment de silence pour reprendre tout simplement.


_ « Tu peux la garder. Je suis ravi de te l’offrir, elle te sied à merveilles. Concernant ta tenue, je pense que c’est un choix personnel que tu dois faire… Même si je te trouve plus charmante dans cette robe. Mais effectivement ce serait un grand pas en avant. » Il marqua une pause et ajouta. « Navré de pouvoir te raccompagner, mais mes pensées seront près de toi. »

Sa phrase fut à peine terminée que Nimuë s’approcha à nouveau de lui très rapidement. Son regard ne la quitta pas, se demandant ce qu’elle pouvait bien vouloir faire. Son cœur battit un peu plus rapidement, et si son masque de sobriété ne s’effrita que très légèrement, il ne put dissimuler ces battements accélérés lorsqu’elle l’étreignit. Dans un geste doux, Liao lui rendit son étreinte. Les mots qu’elle prononça le rassurèrent et le réchauffèrent.

_ « Non tu ne l’es plus. »

Une simple réponse susurrait au vent et à la jeune femme. Un hochement de tête accueillit son salut lorsqu’elle s’apprêta à quitter la pièce. Sa silhouette disparut rapidement suivie de près par quelques gardes. Liao resta un long moment devant la fenêtre, plongé dans ses pensées. Son attention resta portée sur la jeune femme suivant sa progression dans Atlantis, juste au cas où… Il espérait la revoir rapidement en bonne santé, et surtout qu’elle ne prendrait pas de risques inutiles. A cette pensée le chinois esquissa un simple sourire. Elle prendrait des risques car c’était dans sa nature. Il espérait simplement qu’elle n’hésiterait pas à faire appel à lui en cas de problèmes importants. Le général accourrait pour l’aider sans prendre le temps de consulter quiconque… L’avenir s’annonçait des plus compliqués, et l’Hippocampe se demandait ce qu’il allait se passer pour eux. Puis le général partit vers son lit et s'y installa, les flagrances de Nimuë flottaient encore dans l'air et sur les draps. C'est avec un léger sourire qu'il plongea dans le sommeil.


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L'Hospitalité Atlante [PV Liao]
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