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 [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]

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Message [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Sam 12 Déc - 17:42
Constantinople







Le moins que l'on puisse dire, c'est que Constantinople n'était pas au goût de Nimuë. Un fourmillement persistant de gens, d'échos insondables, de brouhahas incessants montaient inlassablement d'entre les hautes murailles de la cité d'Or. Le faste de cette dernière se voyait de jour comme de nuit, avec ces dômes dorés, illuminés tantôt par les feux de l'Astre du Jour et, chaque soir, par la bonne garde de la Lune et de ses bras d'argent. Quelques fois la Sainte des Poissons s'y était rendue pour aller y chercher ses missives, ses ordres de mission. Chaque fois qu'elle décachetait le sceau du Grand Pope, le plaisir de découvrir ses prochaines pérégrinations était intact. Mais cette fois-ci, elle avait été obligée de passer les portes de la glorieuse ville, ce qui entachait quelque peu sa bonne humeur. Se mêler à la cohue, devoir arpenter ces rues bondées, tout ceci ne l'enchantait guère. De plus, elle savait que la garde d'Argent régnait ici sous les ordres de Narsès et la perspective de le revoir la faisait crisser des dents. Non pas qu'elle n'aimait pas cet illustre personnage, ce Général qui avait mené les troupes de Bélisaire avec brio lors des campagnes maritimes les ayant opposés quelques années plus tôt, aux forces marinas … mais … cela soulevait trop de mauvais souvenirs qu'elle tentait de taire.

Mais même quand elle s'abandonnait entre les mains du Dieu des Rêves, le Cauchemar se penchait sur elle, l'empoignait avec une violence rare. Ce fut donc d'une franche mauvaise humeur que la Sainte d'Athéna se risqua à braver son aversion pour les bains de foule. Elle constatait -toujours avec agacement- que même une fois la nuit tombée, Constantinople grouillait encore de vie. La plèbe s'agitait toujours autant, les marchands vantant leurs marchandises, les soudards déambulant comme des coqs devant ces demoiselles à la peau d'une blancheur virginale. Comment faisaient-elles avec un soleil pareil ? Une nouvelle mode dont Nimuë n'entendait rien toute vêtue d'habits d'homme, coiffée d'un chapeau à large bord surmonté d'une unique plume d'un bleu profond, comme l'éclat de ses yeux que l'on devinait sous son masque de fer.

Elle arriva à destination. Dans une petite garnison où était entraîné les chevalier d'Argents, ainsi que quelques aspirants que l'on destinaient à revêtir l'une de ces armures. On lui avait dit que son contact se trouverait dans la taverne la plus proche du bâtiment de guerre, alors, elle bifurqua pour se retrouver devant un établissement, propre à première vue et visiblement pas mal fréquentée. Un nouveau soupir s'échappa de ses lippes et elle pénétra dans une vaste pièce bruyante, remplie de quidams et Saints, occupés à jouer aux dés ou à se saouler pour oublier les douleurs de leurs muscles trop sollicités lors des entraînements. Intérieurement, la jeune femme riait : beaucoup n'avaient, à ses yeux, pas l'étoffe de vrais guerriers. L'un de ces hommes tituba devant elle, manquant de s'étaler de tout son long devant ses compagnons hilares. Elle avait dû pester un peu fort car l'intéressé se tourna vers elle, l’œil torve. Il leva un doigt dans sa direction pour la désigner.

- Hey, hey les gars regardez un peu ce qu'on a là ! Une aspirante ! Tu t'es perdue ma jolie ?

Nimuë l'ignora superbement en le bousculant quelque peu pour passer. Sous le regard étonné des autres, elle prit place devant le comptoir et commanda au tavernier, un lait de chèvre. Derrière elle, quelques rires moqueurs retentirent. Le fanfaron aviné revint à la charge, alla s'accouder à un pas de la jeune femme, la toisant de toute sa hauteur. Même si il n'était pas très grand, et pas très futé, de ce qu'elle en constatait.

- Ah tu veux la jouer comme ça hein ? Je te retirerais bien ton joli masque, petite garce, j'suis sûr que t'as une sale gueule, cette loi est bien pratique pour toi, hein ?

Un parfait silence lui répondit, silence qui eut raison de sa patience. Il s'apprêta à lever la main qu'en un éclair, Nimuë s'était déjà redressée, enserrant les bijoux de famille du pauvre hère qui hoqueta sa surprise. Médusés, les autres ne réagirent pas.

- Essayes donc pour voir. Eh beh ? On a perdu sa langue ? Je te ferais bien valser, juste pour t'apprendre un peu à l'ouvrir sans réfléchir.

Le rouge montait aux joues de l'imprudent qui, en balbutiant, s'excusa. En relâchant sa poigne, l'autre fit un pas en arrière, se concerta du regard avec ses petits camarades et tout à coup, leurs cosmos explosèrent. Un autre soupir.

Quelques secondes plus tard, quatre hommes traversèrent l'un des murs de la taverne avec force et fracas, achevant leur course dans une flaque d'eau croupie dont l'odeur, nauséabonde, soulevait le cœur. En s'extirpant de la poussière, la belle ne tarda pas à les rejoindre et les toiser à son tour. En se penchant légèrement, elle se moqua ouvertement d'eux, frappa ses mains l'une contre l'autre pour se débarrasser des salissures et dégaina sa rapière en ivoire qu'elle pointa vers eux.

- Eh bien ? De grandes gueules mais pas de couilles ! C'est tout ce qu'on vous apprends sous le commandement du Général Narsès ? Foutez le camp bande de cons, ou je continue la leçon.






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Dernière édition par Nimuë le Dim 13 Déc - 9:42, édité 1 fois
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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Dim 13 Déc - 0:48
:: En visite chez la Vierge...

Un an après la fin du conflit contre les marinas et les Berserkers, auquel il n’avait pas participé de manière active. Aymeric avait été envoyé à Constantinople. Il était chargé de former quelques Silver, et de vérifier la bonne marche de ce rang des Saints afin d’assurer la sécurité de la cité. La prudence de Bélisaire étonnait un peu le Taureau. Mais c’était probablement la raison laquelle il était l’avant-garde et le Grand Pope le dirigeant. Son voyage s’était passé sereinement. Sa prise de fonction s’était passée sans encombre. Son physique dissuadait généralement les plus enhardis à répondre ou réagir, d’autant plus lorsqu’on apprenait qu’il était le gardien du second temple depuis près de quinze ans. On le traitait avec déférence et curiosité. Malheureusement pour les apprentis, il n’était pas le modèle même de la patience et de la tempérance. Mais c’était un formidable formateur pour le plus grand plaisir de ses élèves et apprentis. Ses méthodes n’étaient guère orthodoxes bien qu’efficaces. Evidemment dès que le service était terminé, le Taureau n’hésitait pas à écumer les tavernes de la cité causant quelques troubles au passage. Sa carrure semblait motivée certains à tester leur force et leur courage, malheureusement pour eux, ce n’était pas que de l’apparence dans le cas d’Aymeric. Après avoir sué à grosse goutte sous le soleil de Constantinople avec des apprentis, le Saint s’apprêtait à partir se reposer et boire un coup lorsqu’on l’arrêté. Il fut informé de la venue de Nimuë, Saint des Poissons, fraîchement nommée. Une jeune femme rousse de mémoire, dont il connaissait à peine les traits pour n’avoir fait que la croiser jusqu’à présent. Un hochement de tête distrait puis il disparut dans les méandres de la cité.

Assis dans un coin, sirotant son cinquième ou sixième pichet de bière, Aymeric était plutôt calme pour une fois. Pas de rire puissant ni de rixe. Il faut dire que l’endroit était fréquenté majoritairement par des apprentis d’Athéna, venu décompressé eux aussi. En sortant quelques piécettes, le Taureau en fit tomber une ce qui l’obligea à se pencher sous la table pour la ramasser. Sa carrure disparut presque entièrement du champ de vision de l’entrée pendant ce laps de temps. Sa main tâtonna pour attraper la monnaie tandis que d’une oreille il écoutait les évènements de la salle. De jeunes apprentis jouaient encore un séducteur bourré. Il leur avait déjà expliqué pourtant de ne pas tenter le diable. Aymeric se redressa avec la ferme intention de les arrêter… Mais il se ravisa lorsque son regard croisa la silhouette du bar. Le Taureau l’a reconnu immédiatement, ainsi que cette aura puissante qu’il avait éteinte pour le moment. Les choses s’annonçaient intéressant. C’est avec avidité et amusement qu’il observa attentivement la suite des évènements. Et il ne fut pas déçu de la réaction de son homologue. Les apprentis passèrent par le mur, suivi de près par Nimuë. Le colosse se leva pour observer la scène, et ne révéla son imposant cosmos que lorsqu’elle dégaina son épée.


_ « Eh bien les gars on vient de se prendre une raclée par un Gold. Je vous avais déjà prévenu de vous méfier des apparences et d’arrêter votre manège. »

Aymeric avait rejoint le quintet de Saint à l’extérieur. Un sourire large illuminait son visage au milieu de sa barbe fournie. Le Taureau jetait un regard lourd de sens aux pauvres apprentis, les invitant à déguerpir d’un signe de tête. Le colosse arriva derrière Nimuë, et lui mit une tape dans le dos pour la saluer. L’alcool et l’enthousiasme l’amenèrent à mal jauger sa force, et le choc dut être rude pour la pauvre demoiselle.

_ « Content de te voir Nimuë. On m’avait prévenu que tu viendrais. » Il se tourna vers le reste des badauds. « Allez ! Allez ! On circule, il n’y a plus rien à voir. » Reportant son attention sur la jeune femme, il fit un grand geste tout en reprenant la parole. « Allez viens je te paye un coup ma grande… Je crois bien que tu leur as fichu la trouille de leur vie, je risque de ne plus pouvoir en faire quelque chose d’à peu près potable maintenant. Tant pis. »

Un haussement d’épaule accompagna la conclusion, et sans laisser le temps à Nimuë de réellement répondre, Aymeric était déjà reparti dans la taverne pour commander des boissons pour eux deux. Les dégâts seraient pour elle. Pour une fois qu’il n’était pas responsable, il ne comptait pas payer quoi que ce soit.


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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Dim 13 Déc - 11:27
Constantinople








La grosse voix d'un homme éclata derrière elle, la faisait se retourner, intriguée par la force qui s'en dégageait. Une ombre immense s'était étirée pour l'avaler toute entière. Elle découvrit un colosse dont la taille l'impressionna sur le coup, ainsi éclipsée par sa stature. Un tel personnage ne s'oubliait pas et pourtant, la jeune femme n'avait pas souvenir de le connaître. Au contraire de lui qui l'appela même par son prénom, lui offrant, par la même occasion, la possibilité de boire en sa compagnie. Assez décontenancée, elle le suivit sans un mot, s'installa à sa table sans faire de manière. Après un moment à l'observer avec curiosité, la jeune femme au masque de fer lui glissa, alors qu'on lui servait leurs boissons.

- J'suis désolée, mais on se connaît toi et moi ? Ce serait quand même un comble que je commence déjà à perdre la boule. Ou alors je suis plus connue qu'il le faudrait. On t'as prévenu que je viendrais ? Putain, je vais tuer Bélisaire.

Elle se rendit compte de ses paroles et s'excusa, quoi que toujours agacée. Nimuë s'expliqua :

- D'habitude je ne rentre même pas dans la cité, je me contente de trouver le gaillard du moment en charge de me délivrer ma prochaine mission et au revoir messieurs dames ! Rideau ! Il avait jamais été question que je foute les pieds ici, regardes le résultat, ça en valait la peine, tient.

Elle s'empara alors de la pinte et le porta à son masque, huma brièvement l'odeur.

- C'est pas du lait de chèvre, ça c'est sûr, qu'est-ce que c'est ? À part la piquette que j'ai sur mon bateau, je ne m'y connais pas trop. Par contre, fait attention, colosse, quand je suis lancée, on ne peut plus m'arrêter, je préfère te prévenir. L'addition risque d'être salée, t'es sûr de vouloir m'inviter ?

À l'attention de l'aubergiste, elle lança une petite bourse pleine d'or qu'il rattrapa en plein vol. Elle lui cria.

- Pour les désagréments de tout à l'heure, et les potentiels autres à venir, soyons prudents. La jeune femme s'esclaffa. Oh et la boustifaille est pour moi ! On va commencer par de la cochonnaille, quelques œufs et … deux poulets chacun ?

Elle avisa d'un coup d’œil furtif au mastodonte installé en face d'elle et rectifia.

- Plutôt quatre pour mon ami.

Après quoi elle fit craquer les os de son épaule qu'il avait rudoyé tout à l'heure. Mais enfin, elle en était peu surprise. L'incident de tantôt semblait ne plus qu'être un mauvais souvenir, l'habitude, sans doute de devoir essuyer de tels débordements entre chevaliers ou aspirants.

- Oh au fait je m'excuse pour tout à l'heure, mais ces petits cons l'ont bien cherché, je pense qu'ils vont au moins retenir cette leçon ahah ! Pas d'bol pour eux … de tomber sur un chevalier d'Or. Quoique, pour leur défense, ils étaient fait comme des porcs et moi, j'me suis bien amusé, ça à calmé mes nerfs.

Une pause.

- Alors et toi ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Cette rencontre fortuite, finalement, serait assez bénéfique pour elle. Elle qui n'avait pas l'habitude de se mêler aux autres, se retrouver en plein milieu d'une taverne bondée en agréable compagnie, assurément, ça changeait de ses soirées solitaires au fond de sa cabine !






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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Lun 14 Déc - 13:58
:: En visite chez la Vierge...

Aymeric avait prévu de passer une soirée paisible pour une fois, évitant ainsi de nouvelles remarques sur son comportement peu digne d’un chevalier d’Or. Il se considérait tout simplement comme naturel, préférant une franchise dérangeante à une attitude calculée et hypocrite. On le connaissait pour cette propension au Sanctuaire, et on l’évitait lorsqu’on ne souhaitait pas avoir de discussions honnêtes sur un sujet précis. Le colosse s’était tenu à cette ligne de conduite, et le premier incident vint par une autre source pour une fois. Un sourire fendit son visage tandis qu’il observait des apprentis se faire rosser par le nouveau Saint des Poissons. Il la connaissait de vue bien qu’il ne se soit jamais rencontré. De toute manière, Aymeric connaissait pratiquement tous les résidents du Sanctuaire et les chevaliers au service d’Athéna au moins de vue. Il faisait partie des murs à présent, comme il se plaisait à le dire. Dans un geste autant altruiste qu’amusé, le Taureau intervint dans la rixe sentant que son homologue ne comptait pas faire preuve de la moindre clémence. Ces apprentis avaient encore leur chance. Ils étaient simplement jeunes, fougueux et trop confiant. A présent, leur entraînement prendrait une tournure bien différente. Soit il en sortirait grandi et plus sage, soit l’abandon et la peur étreindraient leur cœur et il les renverrait tout simplement chez eux… ou alors il leur proposerait un poste de garde tout simplement.

Avec un tutoiement très caractéristique et sa familiarité naturelle, Aymeric s’adressa à Nimuë. Sa première réaction le fit éclater de rire. Un rire puissant et sincère. Le Taureau la laissa parler pour le moment, elle semblait avoir beaucoup de choses à dire volontairement ou non d’ailleurs. Il avait déjà pénétré à nouveau dans la taverne. A sa table deux pintes l’attendaient. Le patron le connaissait bien à présent. Toujours souriant et amusé par son interlocutrice, Aymeric prit place casant son impressionnante carrure sur un tabouret.


_ « Pas de souci de ce côté-là l’amie. C’est Bélisaire qui régale… comme chaque soir. Mais chut ! Il n’est pas sensé le savoir le bougre. » Il lâcha un nouveau rire, et reprit. « On peut donc se lancer dans un défi de boisson sans problème, si tu es capable de tenir la distance évidemment. Tu m’as l’air bien fluette quand même… »

Son ton indiquait clairement un défi. Elle était peut-être habituée à boire mais lui aussi, et dans cette taverne ce n’était pas de l’alcool bon marché qu’on lui servait. Une bourse atterrit dans la main de l’aubergiste pour les dégâts. Un geste apprécié à sa juste valeur autant par l’homme que par le Saint. Quand elle passa commande, et se reprit sur la quantité de poulet pour le Taureau, sa main s’abattit sur la table et précéda un nouveau rire.

_ « Ce n’est que l’entrée pour moi ça. Enfin chaque chose en son temps » Il reprit une attitude plus calme et posée. Sa réponse se fit plus posée et plus sage. « Ne t’inquiètes pas pour ses pauvres bougres. Ils l’ont mérité, et si tu ne l’avais pas, je me serais chargé de leur remettre les idées en place. Je les avais déjà prévenus plusieurs fois… mais certains semblent hermétiques à tout conseil malheureusement. L’arrogance de la jeunesse et de l’insouciance. »

Buvant sa pinte d’une traite, Aymeric observa l’assemblée avant de reporter son attention sur la rousse en face de lui. C’était agréable de se retrouver en compagnie d’une personne le traitant simplement sans déférence. Ses séjours à Constantinople étaient particulièrement énervants sur ce point. Finalement Aymeric reprit la parole.

_ « Moi… je suis là pour vérifier que les petits jeunes soient bien formés, et pour consolider les défenses de la ville au cas où… Bélisaire est un peu trop prudent si tu veux mon avis, mais ça ne fait pas de mal cependant. » Il marqua une pause et reprit. « Je manque à tous mes devoirs. Aymeric chevalier d’Or du Taureau. Et effectivement on ne se connait pas, mais j’ai déjà entendu parler de toi. Concernant ta venue, on m’a mis au courant pour la missive qui t’attend tout simplement. Tout se sait par ici. »

Aymeric fit un nouveau sourire, qui s’élargit encore lorsque la nourriture fut servie. Les poulets n’étaient pas encore là, mais il attaque la cochonnaille avec avidité et entrain. Entre deux bouchées, il continua.

_ « Ravi de faire ta connaissance… Tu me parais moins guindée que les autres. Tant mieux ! »


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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Mar 15 Déc - 10:27
Constantinople







C'était la première fois qu'elle rencontrait l'un des chevalier d'Or d'Athéna. D'ordinaire, tenue éloignée des affaires du Sanctuaire par un accord tacite entre elle et leur Grand Pope Bélisaire, Nimuë n'avait jamais eu l'occasion de fréquenter ses « semblables » et, contrairement à ce qu'elle avait pensé, ou s'était imaginé de ses camarades ayant revêtu l'or et la cape blanche, tous n'étaient pas « guindés » comme Aymeric le disait si bien et drapé de fierté, de suffisance. Elle en avait un parfait exemple sous les yeux alors que le géant ne se faisait pas prier pour attaquer sa pinte et les quelques saucissons et jambons qu'on leur avait servit. D'un signe discret dans la direction de l'aubergiste dont le teint blanchissait à vue d’œil de savoir ses stocks sur le point d'être dilapidés, elle commanda les petites sœurs, d'autres victuailles pour sustenter le robuste Taureau. L'armure n'aurait pas pu choisir meilleur hôte que lui, à n'en point douter tant il représentait ses attributs totémique ! Cette pensée amusa les Poissons qui souleva quelque peu le bas de son masque pour faire un sort à sa bière, boisson qu'elle ne connaissait pas et qu'elle découvrait avec ravissement. Elle la vida d'un trait, pour toute réponse au « défi » qu'il lui avait lancé. Certes la jeune femme paraissait assez fluette mais il découvrirait bien vite, à ses dépends, qu'elle avait aussi une très bonne descente. Difficile aussi de voir, au travers de son masque si l'alcool faisait son petit effet ou pas. Verrait-il son regard malicieux sous l'ombre de son carcan de fer ?

- Hey bien sûr que je suis capable de tenir la distance, je suis Irlandaise ! C'est de l'alcool pur qui coule dans mes veine Aymeric ! Ahaha !

Un temps elle regarda l'homme manger d'un bel appétit, elle même ne se faisait pas prier pour faire honneur à ce repas. Combien de temps n'avait-elle pas mangé ainsi ? Elle ne saurait le dire. Quoiqu'il en soit, la jeune femme paraissait se détendre et apprécier la soirée qui allait s'étirer sans qu'ils en aient conscience. Une nouvelle pinte arriva, la mousse s'agitant dans tous les sens comme si elle menaçait de tomber, mais la main du tenancier était sûre et il n'en renversa pas une goutte. La Sainte leva son verre pour trinquer.

- Hm … à Bélisaire alors ! Et à ta santé, puisses-tu torturer longtemps encore les petits bleus ! Certains d'entre eux, encore là malgré l'heure tardive, se firent tout petits, le souvenir cuisant de l'envol de leurs camarades encore bien présent dans leurs esprits les dissuada toute esbroufe. Deux chevaliers d'Or ici ! Une première ! Mais tu dois te faire chier mon pauvre Aymeric, non ? Ça te manque pas ? De partir en mission sur le terrain je veux dire. Faut dire que j'ai un statut un peu particulier qui me tient relativement très éloignée du Sanctuaire et de vous autres, du coup je n'ai pas d'éléments de comparaison mais … merde, je n'aimerais pas être enfermée dans mon Temple, je deviendrait folle, perchée tout la haut !

Un statut particulier. Un secret qui, selon toute vraisemblance n'en était pas un. « Tout se sait » avait-il dit, mais à quel point ? Si la jeune femme n'était pas très heureuse d'être ainsi connue, elle ne voulu pas lui demander à quel point, ce serait ternir l'éclat de cette soirée.

- Moins guindée ? Ah non, j'ai pas un balais coincé dans le … bref, je dis ça, mais tu es le premier chevalier d'Or à qui je cause. Une belle surprise ! Je les imaginais plus … bah avec un balais dans le cul quoi. Suffisants, fiers … pas du tout comme toi, enfin, c'est un compliment Aymeric, dans le cas où tu en doutais. Même si je dois bien avouer que tu es plutôt impressionnant. Je n'aimerais pas me prendre une rouste de ta part. Tes paluches sont deux fois plus grandes que ma tête !

Elle ne s'en était pas vraiment rendue compte, mais à parler, manger et boire de la sorte, la jeune rousse n'avait pas fait attention qu'une partie de son menton et ses lèvres pouvaient être perceptibles dans ce léger clair-obscur. Le masque n'était vraiment pas très pratique, mais elle s'en était accommodée depuis un moment, il faisait partie d'elle, comme une seconde peau même si cela ne l'enchantait pas vraiment.

- Je viendrais voir votre entraînement demain matin, enfin, tout dépend de l'heure, je ne suis pas très matinale, surtout avec de l'alcool dans l'nez. En parlant de ça, le défi tient toujours ? Je ne t'ai pas vraiment attendu faut dire …

Elle esquissa un sourire à peine perceptible sous l'ombre de son masque à demi relevé avant de s'emparer d'une autre choppe et de la vider à la vitesse de la lumière sous le regard curieux des chevaliers d'argent qui se faisaient toujours aussi petits que des souriceaux, se demandant bien quelle tournure allait prendre cette singulière nuit.





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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Mer 16 Déc - 9:12
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Aymeric était heureux de rencontrer un autre chevalier d’or, avec lequel il pouvait se comporter tout naturellement. Les autres Saint semblaient toujours très guindés ou trop sérieux à son goût. Il faut dire que son expérience et son âge le rendaient probablement plus ouvert… ou moins protocolaire selon certains. Son attitude avec Nimuë était une preuve supplémentaire de cette situation. Le Taureau était connu pour sa rudesse et sa force. Cette femme était intéressante, et en plus, elle lui proposait un défi de boisson. Le colosse était heureux dans ce genre de situation, même si il ne pouvait nier qu’il doutait de sa résistance. Mais c’était ce qui rendait la situation si intéressante justement. Un rire accueillit cette réponse. Aymeric la rassura sur le sort des apprentis. Ses paroles pouvaient paraître dures mais son attitude l’était généralement beaucoup moi. C’était un excellent formateur dès que l’on passait outre la rudesse de son comportement et sa familiarité. Tout en mangeant, le Taureau écouta attentivement la demoiselle prendre la parole. Un haussement d’épaule fut sa première réaction, bien que ce geste semblait inapproprié sur une telle carrure. Un sourire illumina son visage. Ses paroles pouvaient paraître justes mais elle en prenait en compte que certains aspects. De plus, cela ressemblait surtout à un avis fondé sur sa propre expérience et non un avis objectif de la situation.

_ « Hum… ça fait presque 20 ans que je porte l’or. J’ai déjà eu mon lot d’aventure et de batailles, c’est à vous les jeunes de mener cette vie. Qui sait combien de temps Athéna jugera ma présence nécessaire. Après il faut savoir s’amuser et même au Sanctuaire c’est possible. A l’occasion passe me voir dans mon temple je te montrerais deux ou trois petites choses qui pourront t’intéresser. » Il marqua une pause pour manger un nouveau morceau. « Ce que tu appelles temple, je l’appelle maison. J’ai vécu toute ma vie au Sanctuaire, et je ne connais que cette vie. Comment quelque chose que je ne connais pas pourrait me manquer. »

Un nouveau sourire accueillit la conclusion de son discours, tandis qu’il dévorait littéralement la nourriture présente sur la table. Aymeric n’avait pas été totalement honnête. Il savait beaucoup de choses évidemment, parce que c’était un ancien et qu’on lui confiait de nombreuses choses. On comptait sur lui, et beaucoup lui transmettait des informations qu’il n’était pas sensé connaître. Finalement Aymeric exprima sa joie de rencontrer un autre chevalier moins guindé et plus simple comme lui. Sa réponse entraîna un nouveau fou rire du colosse, et certains clients exprimèrent quelques remontrances à son égard. Elles furent effacés par les quelques apprentis présents et l’aubergiste. Ce dernier espérait pour une fois garder son établissement en un seul morceau. Aymeric regarda ses mains quelques secondes, et ajouta simplement dans un sourire.


_ « Tu n’as pas une si petite tête que ça… » Il éclata de rire. « Ne t’inquiète pas je le prends pour un compliment. Après ne t’attends au même accueil de la part des autres, même si certains sont plus abordables que d’autres évidemment. Et rassures-toi pas de combat entre nous. Tu es une camarade, de la famille. »

Aymeric continuait de dévorer sa nourriture, prenant plus que sa part. C’était un ogre en règle générale, et cette discussion lui ouvrait l’appétit. Les bières s’enchaînaient sur la table, et les réserves du tavernier allaient en prendre un grand coup. Il sourit à nouveau avant de reprendre.

_ « Je ne t’attends pas non plus… On fera les comptes à la fin. Et pour l’entraînement tu seras la bienvenue. Quelques conseils ne leur feront pas de mal » En voyant l’expression de certains apprentis, un nouveau rire retentit dans la pièce. « Je crois que certains seront malades pour le coup… tu les impressionnes ma chère. Si tu veux, je te conduirais auprès de la personne possédant ta missive. Comme ça tu pourras accomplir ta mission, tandis que j’accomplirais la mienne. » Il ajouta plus bas. « Quand tu passeras au Sanctuaire, n’hésites pas à te servir dans la pièce derrière le four. J’ai une bonne réservé, ne te gêne pas. »

Une tape vint atterrir sur l’épaule de la demoiselle dans un geste amical, et un peu plus mesuré que la fois précédente. Aymeric appréciait ce petit moment en compagnie d’une personne à la hauteur de son enthousiasme.


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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Mer 16 Déc - 15:36
Constantinople







De la famille. Le mot l'étonna, la fit tiquer. Ses sourcils se rejoignirent au milieu de son front. Une bien drôle vision des choses selon elle. Nimuë ne considérait aucuns chevaliers d'Or comme un ami, alors comme sa famille ! En même temps, elle ne les avait jamais côtoyé et n'en ressentait pas véritablement l'envie. Sauf en cette rare occasion où elle avait été obligée de franchir les portes de la citadelle d'or pour récupérer un ordre de mission. Sa rencontre avec le Taureau remettait les choses en perspective et peut-être qu'en fin de compte, elle pourrait se raviser et apprendre à les apprécier. Mais se mêler de la sorte resterait probablement un fait exceptionnel. Rare. Peu habituée, peu encline aussi à approcher les autres, Nimuë, sous bien des aspects, pouvait paraître sauvage, mais jamais véritablement inaccessible. Son attitude, la manière qu'elle avait de parler, tout semblait indiquer qu'elle avait une certaine facilité à forger des relations. Ce ne fut qu'à force d'habitude et grâce au rôle qu'elle s'était elle-même incombé que la jeune femme n'agissait pas comme elle devrait. Froidement, avec peur et crainte.

Cette soirée était pleine d'une promesse de tranquillité, de quiétude comme elle n'en avait jamais connu jusqu'à maintenant. Se détendre ainsi, bercée par le brouhaha persistant de la plèbe, avait une certaine musicalité qui, en fin de compte, elle apprenait à apprécier. Cette soirée était assez éloignée de ce qu'elle connaissait d'ordinaire donc, elle qui d'habitude, s'enfermait dans sa cabine, seule, avec ses pensées, à peine perturbée par les allers et venues de « Old John » toujours aux petits soins pour elle. Son ami d'enfance devait se demander dans quel guêpier elle s'était fourrée encore !

Elle se recentra sur l'instant présent, portant son regard dans la direction du géant dont l'appétit et la soif, ne semblaient pas se ternir. Nimuë ne mangeait pas beaucoup, picorait par ci par là des morceaux de poulet maintenant que sa faim s'était tarie en revanche pour ce qui était de la boisson … Sa main reposa le pichet de bière sans douceur aucune, fit un autre signe à l'aubergiste. Elle eut un bref coup d’œil pour les apprentis encore présents. Elle lâcha, sur un ton mutin.

- Les malades, j'irais les chercher dans leurs piaule et les traînerais par la peau du cul. C'est sûr que j'intimide avec mes quarante kilos tout mouillé ! Ahaha ! Mais certains ont pu apprendre à leurs dépends, qu'il fallait se méfier des apparences. Pas de bol, j'aime en jouer. Contrairement à toi je n'en impose pas. Mais bon, ce sont certainement les rumeurs qui doivent courir sur mon compte qui leur foutent les miquettes !

Une allusion … subtile pour savoir à quel point elle était « connue » ici. Puis, elle se pencha vers le Taureau quand celui ci, sur le ton du secret, lui dévoila l'une de ses cachettes au Sanctuaire. Elle ria de bon cœur en se promettant d'y faire un tour à l'occasion.

- Très bien Aymeric, c'est vrai que je ne serais pas contre dormir dans un vrai lit, en ville. Pour une fois … J'suppose que vous avez des lits dans votre caserne ? Je prends pas beaucoup de place, au pire je virerai l'un des p'tits gars là bas qui nous regarde avec des têtes d'ahuris.

Un grand signe de la main leur fut adressé, le tout accompagné par un rire sorti tout droit du cœur. Les intéressés firent volte face pour faire mine de s'intéresser au contenu de leur verre. Sa langue claqua contre son palais.

- Tellement peu de courtoisie dans ce bas monde. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'apprenties femmes dans les parages, je me trompe ? Ou alors elles doivent en avoir plus dans le pantalon que ces messieurs …

De nouvelles boissons apportées à leur table, Nimuë ne se fit pas prier pour leur faire un sort honorable. Elle ne comptait plus, de toute façon, elle en avait cure … de plus, elle ne montrait aucuns signes qui laisseraient à penser qu'elle était saoule.

- Je te porterais jusqu'à ta chambre si c'est nécessaire Aymeric ! Elle gloussa. Et je viendrais sans doute te rendre visite si mes pas me traînent jusqu'au Sanctuaire.

La soirée s'étira, quelques heures filèrent sans qu'ils ne s'en rendent compte. Les verres s’empilaient et même en ayant cessé de manger, Nimuë n'avait pas bougé d'un iota. Elle finit par lui avouer sa botte secrète, avec un immense sourire accroché aux lippes.

- J'peux pas être bourrée Aymeric ! Désolée j'ai pas joué très franc jeu avec toi mais à chaque fois que l'on me défie de la sorte je ne peux pas faire autrement … ça me fait rire. Tu m'excuseras. Mon sang empoisonné y est sans doute pour beaucoup.

Elle avait lâché l'info sans se rendre compte de la gravité de la chose. Comme si tout était normal. Or, la jeune femme s'était figée en réalisant sa bêtise. Aussi n'ouvrit-elle plus la bouche, pas avant un long moment où elle annonça finalement :

- Merci pour cette soirée Aymeric, je suis pas prête de l'oublier. Je te raccompagne ?





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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Jeu 17 Déc - 13:18
:: En visite chez la Vierge...

Aymeric avait une vision bien particulière du Sanctuaire, issue de son entraînement et de son expérience. Le Sanctuaire était sa demeure, et les autres Saints ses frères. Il concevait la chose de cette manière depuis de nombreuses années. C’est pour cette raison qu’il agissait tout naturellement avec son interlocutrice, et se permettait cette familiarité dérangeante pour certains. Il prenait la parole entre deux bouchées, dévorant littéralement la nourriture qu’on mettait sur la table. Son appétit était ouvert et alimenté par son propre enthousiasme pour cette rencontre. Le Taureau aimait rencontrer ses compagnons d’arme, se faire une opinion sur eux et apprendre à les connaître. Ils seraient amenés à combattre ensemble un jour. Nimuë lui plaisait. Elle était simple tout en étant rude comme lui, et au vue de son comportement, elle ne devait pas faire dans la délicatesse au cours d’un combat. Ce serait intéressant de la voir un jour. Et puis il était curieux de voir à l’œuvre cette étrange malédiction des poissons. La discussion dévia sur l’entraînement des apprentis, et c’est dans un rire franc que l’homme annonça sa prévision de maladie à venir pour le lendemain. Certains semblaient doués pour développer certains symptômes, et c’était principalement sa manière de définir ceux qui viendraient à reculons.

Ah les apparences. C’est bien ce que tentait d’inculquer le Taureau à ces jeunes apprentis. Ne pas se fier aux apparences, que le cosmos changeait bien des paramètres. Un adversaire frêle pouvait posséder une force dévastatrice et inversement. Evidemment un discours difficile à concevoir devant son carrure et sa puissance. D’ailleurs Nimuë abonda dans ce sens. Il en imposait cela représentait un atout autant d’un défaut finalement. Oubliant ces sujets pour le moment, Aymeric offrit l’emplacement d’une de ses cachettes pour son alcool. Elle pourrait ainsi se servir à l’occasion, même si il n’était pas présent. C’était aussi l’occasion de l’encourager à venir le déranger si elle passait par le Sanctuaire. Son attitude et ses paroles soutirèrent un rire puissant de la part du colosse, qui réveilla quelques clients par la même occasion. L’alcool commençait à faire son effet, et ses joues rosirent un peu. Pourtant sa lucidité n’était pas entamée. Loin de là. Aymeric réfléchit longuement avant de répondre.


_ « Non pas beaucoup de femme effectivement… le port du masque en décourage certaines. » Il marqua une pause et reprit. « Certains apprentis sont plus prometteurs que d’autres dans le lot. Ceux que tu as rencontrés font partie de ceux que j’appelle les opportunistes. C’est juste la gloire qui les intéressé… »

Le ton du Taureau indiquait clairement son dégoût. Pour lui ces hommes n’avaient pas leur place dans ces lieux, mais c’était les ordres et il tenterait de les former. Il n’était pas beaucoup de cœur, et les martyrisait presque lors des entraînements. Un nouveau rire accueillit son intervention.

_ « T’inquiètes pas ma grande… Je peux encore marcher et même te mettre une raclée si j’en ai envie. »

Aymeric se redressa trop rapidement, et vacilla quelques secondes avant de retrouver ses appuis. Il était à la limite de l’homme bourré, mais s’était arrêté à temps. Ou elle l’avait arrêté à temps. Il laissa quelques piécettes pour le service, sachant que le reste serait mis sur sa note. Puis le colosse posa une main sur l’épaule de la jeune femme.

_ « Je comprends et ne t’excuse pas. Ce n’était qu’un prétexte pour faire la fête, sans toi j’en aurais trouvé un autre. » Il se massa les tempes d’une main avant de reprendre. « Ainsi donc les rumeurs étaient vraies. Impressionnant et bien pratique ce truc… Allez suis-moi, je vais t’accompagner jusqu’à une chambre. »

Aymeric prit la direction de la sortie. Sa démarche était solide bien qu’un peu hasardeuse par moment. Il avait du mal à suivre une ligne droite. Les gens s’écartaient sur son passage. Finalement c’est par le trou dans le mur qu’il s’engouffra.

_ « Pratique cette sortie. Allez c’est par là. »

Le Taureau avait attendu Nimuë, et l’aurait presque fait valser en l’invitant à le suivre. Il existait des chambres pour les Saints dans la ville, et le Taureau comptait l’emmener dans celle voisine de la sienne. C’était le plus pratique, et le moins gênant vu l’heure avancée.


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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Jeu 17 Déc - 17:52
Constantinople







- J'aimerais bien voir ça glissa t-elle en se relevant, faisant racler le tabouret sur lequel elle était assise depuis plusieurs heures maintenant. Un peu courbaturée, la jeune femme s'étira comme un chat avant de suivre le géant. Je te suis, Aymeric.

À sa grande surprise, le colosse, un peu éméché – plus qu'il ne l'avouerait – s'extirpa de la taverne non pas par la porte principale mais par la trouée, béante, qu'elle avait créé tout à l'heure, en envoyant les imprudents à travers le mur. Cela la fit rire et, en se faufilant à son tour, elle jugea de la démarche hasardeuse de son compagnon de beuverie. Mi-amusée, mi-inquiète de le voir dans cet état, la jeune fille alla à sa rencontre, lui proposa de se reposer sur elle, malgré la différence de taille et de force évidente entre eux. Qu'il s'y essaye et le Taureau serait surprit par sa poigne !

- Pas mal pour une petite maigrichonne hein ?

Ils déambulèrent un moment dans les rues sombres de Constantinople, appréciant l'air plus frais de cette soirée bien avancée, des parfums épicés qui flottaient dans l'air et titillaient les narines de la Sainte qui se surprit à apprécier le moment. En tapotant le dos massif du Saint, la jeune femme ne se rendit pas compte qu'elle agissait de la même façon avec lui qu'avec les membres de son équipage. Cela l'amusa, faisant flotter un petit sourire derrière son masque. Quand elle devina les pourtours de la caserne, Nimuë se rappela tout à coup qu'elle pourrait très bien croiser le Général Narsès. Dans un nouveau murmure elle se tourna vers Aymeric.

- 'tain, on se prendrait une sacrée chasse si le Général Narsès nous voyait comme ça. Les chevaliers au bistrot, le déshonneur !

Elle partie dans un rire léger, cristallin avant de pénétrer, ensemble, dans le bâtiment. Ils traversèrent une cour déserte, baignée par la lumière de l'astre de la nuit. En son centre trônait un magnifique olivier, symbole de leur Déesse Athéna. En le regardant, Nimuë crut sentir une forte émanation de cosmos. Pur, apaisant. Un peu intriguée, elle avait marqué un temps d'arrêt.

- C'est ici que vous vous entraînez je suppose, l'arbre là bas doit vous offrir une belle ombre quand le soleil tabasse. Pratique. Oh et n'hésite pas à venir me chercher dans ma chambre si tu ne me vois pas demain matin. Je te rappelle que je suis pas très matinale.

Il y avait de grande chance pour que la jeune pirate oublie sa promesse de donner quelques conseils aux apprentis. Enfin, conseils … Elle s'amuserait sans doute à les taquiner. Pour finir, les deux chevaliers se quittèrent pour la nuit. Nimuë nota avec amusement que le colosse l'avait conduite dans une chambre assez spacieuse, à côté de la sienne. Sans faire de manière, les Poissons s'installèrent. Elle se débarrassa de ses bottes puis de ses vêtements pour fouler le parquet en bois massif dans son plus simple appareil, se glissant finalement dans ses draps, n'omettant pas d'enlever son masque qu'elle déposa à côté d'elle.

Très vite la jeune femme s'endormit.

Et pour la première fois depuis très longtemps, elle plongea dans un sommeil sans rêve, sans le moindre cauchemar.






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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Jeu 17 Déc - 22:23
:: En visite chez la Vierge...

Aymeric était sur le fil du rasoir, entre la sobriété et l’ébriété. A un verre prêt son sort aurait été scellé, et nul doute que la taverne aurait connu d’autres remous. Le Taureau aurait alors eu droit à un nouveau sermon concernant son attitude peu digne pour un chevalier d’Or. Ce n’était guère important pour lui ce genre de chose. Il agissait toujours comme il l’entendait et le souhaitait tout simplement. Nimuë l’amusait fortement, et elle répondait toujours aux moindres défis qu’il lui lançait. Un jour ils devraient s’entraîner ensemble. C’était l’un des privilèges d’être un chevalier d’or. Il avait tout le loisir de défier les plus puissants chevaliers et tester ses propres capacités, dans la limite du raisonnable pour un exercice sans réelle conséquence. Pour le moment il n’était pas en état. Il risquait de détruire la moitié de la cité par erreur. Choisissant le trou plutôt que la porte, Aymeric indiqua la direction à suivre pour rejoindre la caserner et trouver une chambre digne de ce nom. Nimuë s’approcha et invita le Taureau à prendre appui sur elle. Il devait bien reconnaître que sa force était impressionnante compte tenu de son gabarit, mais elle n’avait pas encore expérimenté l’intégralité de la sienne pour le moment. Il fit un large sourire à sa question, préférant éviter une réponse pouvant créer plus de problèmes que de solutions.

Ils marchèrent longuement dans les rues. Etrange duo attirant les regards. Une rousse pratiquement écrasées sous la carrure du colosse. Le Taureau se concentrait simplement pour ne pas errer dans la rue comme un pauvre hère. La caserne fut rapidement en vue, et le chevalier se contenta de sourire satisfait de leur arrivée. Nimuë reprit la parole, et c’est avec un regard amusé que le colosse l’observa un moment. Son rire accompagna celui de la demoiselle, réveillant ceux qui ne dormaient pas encore. Il tenta de se rattraper bien vite, et mit la main sur la bouche.


_ « Oups… on va vraiment les avoir ses problèmes. Ça ne me changera pas de mon quotidien. Je crois que le général déprime à l’avance quand il sait que je suis ici. » Il marqua une pause et s’étira. L’air frais l’avait revigoré un peu, et redonné un élan de lucidité. « Et puis le déshonneur je le pratique tous les soirs. »

Parlant d’une voix plus basse, Aymeric fit un signe de la main à Nimuë pour l’inviter à le suivre jusqu’à leur chambre. Cette fois le colosse fit le reste du chemin tout seul, épargnant son poids à son acolyte. Ils traversèrent une cours servant à l’entraînement. Un olivier trônait en son centre comme un gardien silencieux veillant sur les futurs chevaliers au service de la Déesse. Nimuë s’arrêta et prononça quelques paroles.

_ « Effectivement c’est bien ici. Mais je vais te contredire sous ma tutelle pas question de se mettre à l’abri sous cet olivier. » Le regard d’Aymeric se fit plus profond. « Un chevalier doit être capable de faire face à tous les environnements et toutes les difficultés. Et promis je passerais te chercher pour que tu nous briefes tous ces jeunots. »

Une nouvelle ce fut Aymeric qui reprit la tête pour la mener à destination. Un nouveau signe de la main lui indiqua la direction. Ils avancèrent dans un couloir menant à quelques chambres, elles n’étaient pas occupées pour le moment… ou presque. Le Taureau posa ses doigts sur ses lèvres, et indiqua la chambre du fond. Puis son doigt la désigna et montra une chambre juste à côté de la porte qu’il ouvrit. Un signe de tête l’invita à se reposer pour la nuit. Lui-même pénétra dans sa chambre, et fit un sacré bruit en renversant quelques meubles qui terminèrent en charpie. Puis on entendit une masse tomber dans un lit, suivi de près par des ronflements audibles sans pour autant être réellement gênant. Un nuit reposante bien que courte. Aymeric se réveilla aux aurores dès qu’il entendit les premiers apprentis se diriger vers la cour. Il s’étira avant de s’extirper de son lit. Le Taureau s’approcha d’un récipient plein d’eau et s’en passa sur le visage. Avant de sortir de sa chambre, il donna un coup puissant contre le mur.

_ « Debout là-dedans. On va bientôt commencer. »

Puis sans attendre de réponse, le colosse sortit du bâtiment et prit la direction de la cour afin de rejoindre les apprentis. Certains l’attendaient déjà, d’autres s’échauffaient. Pour le moment, le Taureau s’occupait des nouveaux arrivants et ne leur apprenait que les gestes de bases. Des exercices pour prendre conscience de leur corps et de leur cosmos.

_ « Salut les jeunes. »

Aymeric mit une ou deux tape dans le dos de quelques étudiants, tandis qu’il baillait à pleine bouche. Lui-même commença à étirer ses muscles. Il ne portait qu’une tenue simple de soldat, dévoilant sa musculature puissantes et prononcée. Des cicatrices couturaient l’intégralité de son corps. Tandis que les apprentis s’entraînaient devant lui, Aymeric s’assit en tailleur sur le sol et commença à méditer. Son cosmos puissant se répandit dans la cour, écrasant de sa puissance certains apprentis. C’était un exercice qu’il affectionnait particulièrement. Cela mettait l’endurance des jeunes à rude épreuve.


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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Ven 18 Déc - 10:46
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Le mur s'ébranla tout à coup puis à son tour, ce fut une voix puissante qui acheva de l'éveiller. D'entre les draps un grognement lui répondit, un vague juron avant que la silhouette blanche de la jeune femme ne s'extirpe de cette douce torpeur. Ses cheveux roux en bataille flottaient librement sur ses épaules et ce fut non sans mal qu'elle tenta de les dompter. Avec force de bâillements la belle avisa de l'armoire en face d'elle, s'y servit en piochant quelques vêtements dont elle se drapa rapidement. Le pantalon en lin crème qu'elle avait choisit lui allait parfaitement bien en revanche elle nageait dans cette chemise légère et dû partir à la recherche de son corset qui s'était faufilé sous le lit. Nimuë imita sans le savoir son compagnon d'arme en passant de l'eau sur son visage, effaçant les toutes dernières traces du sommeil. N'omettant pas de remettre son masque, la Sainte des Poissons quitta cette chambre prêtée pour la nuit avant de prendre la direction de la cour extérieure, happée par les ténèbres du long couloir qui la séparait encore des autres.

Le soleil pointait le bout de son nez, déjà chaud il promettait une journée cuisante. Fort heureusement, la jeune femme fut accueillit aussi par une légère brise et elle se dévoila soudainement, l'éclat vif de sa chevelure accrochant les bras lumineux de l'astre du jour. Quelques uns en furent perturbés et tournèrent la tête vers cette inconnue dont on murmurait beaucoup de choses. Tout se savait ici, elle ne l'avait pas oublié. Les bras chargés d'un lourd fardeau, Nimuë envoya trois corps valser au travers de la cour, faisant ainsi se lever un mélange de sable et de poussière d'or dans l'air. Les pauvres hères qui n'avaient pas eu le temps de comprendre ce qui leur arrivaient, se hâtèrent de se redresser, la moitié d'entre eux à demis-nus éveillèrent l'hilarité des autres chevaliers et apprentis.

- Les « malades » fit-elle en frappant ses mains l'une contre l'autre pour se débarrasser des salissures.

Puis, sans autre forme de procès, la dame écarlate fit éclater son cosmos, faisant se lever un voile noir au dessus de leurs têtes. Clairement, l'atmosphère venait de changer et même le Taureau pourrait s'étonner de ce brutal changement chez sa collègue. Sous son masque, son œil étincelait d'un éclat irréel, sauvage et dangereux. Un pas après l'autre, la jeune femme s'approchaient du petit rassemblement et, à mesure qu'elle avançait, beaucoup se sentirent de plus en plus mal. À vue d’œil, tous les malheureux présents furent comme frappés par une malédiction. Dans le meilleur des cas, certains se pliaient en deux pour vomir, alors que d'autres tombaient simplement comme des mouches, au bord de l'évanouissement. Son aura empoisonnée se manifestait, mais pas avec sa force usuelle, Nimuë se bridait, de cela aussi, Aymeric pourrait le ressentir.

Sa voix, tranchante, éclata comme un couperet.

- Dans trois secondes, vous êtes morts. Vite, réagissez. 1 …

Ceux qui étaient encore suffisamment conscients, tout tremblants, s'essayèrent à contrer ce nuage invisible et mortel sans y parvenir. Ils n'agissaient pas de concert et, dans la panique, la fin du temps qui leur était impartie s'acheva. Un silence de mort s'installa. Et lentement, le cœur au bord des lèvres, ils comprirent que tout ceci n'avait été qu'une vaste mise en scène. Déjà ils pouvaient reprendre possession de leurs moyens, se redressèrent avec difficulté, se tournèrent tous pour la plupart vers leur instructeur, le regard hagard, perdu. Nimuë s'exprima de nouveau.

- Sur un champ de bataille, vous n'aurez pas le temps de vous échauffer, ni même parfois de réagir. Il vous faut agir par instinct et ensemble. Vous n'êtes qu'une bande de fillettes, ne regardez pas votre maître, il ne vous sera d'aucun secours ! Vous êtes morts, bande de cons.

L'un des chevaliers eut l'outrecuidance de lui répondre. Son visage masqué se tourna vers lui, brutalement.

- Mais nous ne sommes pas sur un champ de bataille vous êtes fo...

Il n'eut le temps de parachever sa phrase que le poing de la Sainte d'Athéna s'abattit sur sa figure, le faisant tomber sur son céans sous la force du coup.

- Fermes ta gueule, t'es mort je t'ai dis ! Tu croyais quoi ? Qu'on était là pour s'amuser ?


L'effroi se lisait sur chaque visage. Ils s'assombrissaient, baissaient la tête. Un profond silence prit place, mais plus ponctué par les petits gazouillis doux des oiseaux perchés jusqu'alors sur les branche de l'olivier. Ceux là reposaient contre le sol poussiéreux de l'arène, figés à jamais dans cette parfaite immobilité, leurs cadavres jonchant les alentours, pas très loin du colosse qui regardait. Eux n'avaient pas eut autant de chance que les apprentis, ils s'en rendirent compte et leurs visages blêmirent de plus belle.

- Je suis Nimuë O'Bannon, Sainte des Poissons. Vous ne m'avez jamais vu encore, et ça aurait été mieux pour votre cul que ce soit jamais le cas. Manque de bol, on me l'a fait à l'envers cette fois, du coup je vais prendre un malin plaisir à vous torturer un peu. Ça fera les pieds au Grand Pope et au Général Narsès, même pas foutus de me faire parvenir mon ordre de mission. Bien, remettez vous de vos émotions bande de gonzesses.

Après quoi la belle rejoignit le Taureau, se plaça à ses côtés, très fière de sa mise en scène. Elle lui glissa, doucement.

- Alors, j'ai été comment ? Le spectacle t'a plu ? Les pauvres … ils tremblent comme des feuilles. De vraies pucelles.





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Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Ven 18 Déc - 22:06
:: En visite chez la Vierge...

Malgré la soirée bien arrosée, et les effets de l’alcool, Aymeric s’était réveillé à l’aube comme d’habitude. Son corps était habitué à ce rythme depuis des années. D’un coup violent, le Taureau réveilla son homologue des poissons avant de rejoindre les apprentis dans la cour. Le travail de la journée était voué à la constance du cosmos. Le chevalier d’or écrasait les futurs Saints à l’aide de son immense et pesant cosmos tout en les forçant à effectuer des étirements et des échanges. Un exercice simple en apparence, mais qui devenait de plus en plus difficile avec le temps. Aymeric ne s’arrêtait que rarement avant l’effondrement de tous les apprentis. Ses méthodes n’étaient ni dure ni douce, un peu entre les deux. Il souhaitait leur inculquer la persévérance, sachant que seuls les plus endurants trouvaient grâce à ses yeux et bénéficiaient de petits privilèges. Le colosse était assis en tailleur dans sa position habituelle, les yeux fermés préférant sentir plutôt que de voir. Nimuë fit alors son apparition les bras chargés des malades… Un sourire amusé s’afficha sur le visage du Taureau, et immobile, il céda totalement la place à la jeune femme pour la suite des évènements. Cela serait profitable pour elle, et lui permettrait d’évaluer un peu son tempérament et ses capacités. Le cosmos de la jeune femme se répandit créant des illusions bien réelles pour les pauvres apprentis, tandis que le colosse restait entouré de son aura dorée.

Son approche était un peu radicale et brute. Probablement une reproduction de son propre entraînement. Cette femme était dangereuse, et c’était une certitude à présent même si il l’avait déjà pressenti la veille lors de leurs échanges. Les yeux du colosse ne quittaient pas son homologue ainsi que les jeunes apprentis. Il ne désapprouvait pas totalement ses actions, mais ne souhaitait pas non plus perdre l’un des apprentis ou en voir certains traumatiser. Derrière sa rudesse se cachait un cœur immense et généreux. Son inaction n’était due qu’à la restriction que mettait Nimuë sur son propre pouvoir. L’un comme l’autre possédait une grande force, bien que très différence par nature. L’expression d’Aymeric se ferma légèrement. La leçon qu’elle venait de transmettre était utile et importante, mais elle arrivait bien trop tôt dans leur formation. Sans un mot les yeux du Taureau était rivé sur les pauvres oiseaux morts. Son regard se posa sur Nimuë lorsqu’elle vint à sa rencontre. Son ton se fit plutôt sec lorsqu’il reprit la parole.


_ « Impressionnante… Un spectacle tout en finesse. Malheureusement certains ne sont là que depuis quelques jours, et n’arrivent même pas à maîtriser leur cosmos tout simplement. Tu as été un peu rude si tu veux mon avis. »

Le colosse se leva, et ne prononça aucune parole. Son énervement pouvait malgré tout être perceptible. Il s’approcha de l’olivier d’Athéna, et sans même un regard autour de lui, le Taureau se mit à genou. Il arma son poing et l’abattit sur le sol créant une crevasse au diamètre plutôt grand. Aymeric se leva et prit les corps des oiseaux pour les déposer dans cette tombe improvisée. Ces gestes furent suivis attentivement par toutes les personnes présentes, et aucun mot ne fut prononcé. Lorsqu’il eut ramassé les cadavres, il se redressa et s’adressa aux apprentis un peu plus expérimenté ayant eu le temps de récupérer.

_ « Recouvrez moi ça. » Il retourna aux côtés de Nimuë et reprit la parole sur un ton plus léger. « Je comprends l’objectif de ton geste, mais un formateur doit adapter ses leçons à son élève, et non l’inverse. Certains ne seront jamais chevalier ni même des gardes, et ils le savent tous. Nous devons les aider à grandir, et non les décourager avant même d’avoir à combattre. » Aymeric mit une tape dans le dos de la jeune femme. « Allez t’en fais pas. On n’a pas tous la vocation d’être des professeurs. Et aucun d’eux n’a la trempe d’un gold. »

La colère du Taureau était passée. Il n’était pas contre les démonstrations de force, mais n’aimait pas les victimes innocentes comme ces pauvres bêtes. C’était assez ironique venant de la part d’un homme connu pour son amour de la destruction. Seulement le Saint était capable de faire la part des choses entre une guerre et un entraînement. Nimuë semblait avoir du mal à le faire. Son isolement n’avait pas été pour le meilleur selon le Taureau. Mais bon il l’appréciait quand même.

_ « Je te préfère autour d’un verre ma grande. » Il tapa dans ses mains, et reprit à l’attention des apprentis. « Allez allez… que ceux ayant déjà récupéré emmène ceux à terre à l’infirmerie, et vous revenez continuer vos exercices. Et on se dépêche de remercier Nimuë, chevalier d’or des Poissons, pour sa leçon rude mais importante. »

Son sourire était revenu sur ses lèvres. Nimuë avait dû sentir la colère de l’homme, et la puissance du combattant. Les apprentis n’avaient pas ressentis cette différence. Aymeric n’avait utilisé que sa force brute, et une très faible quantité de cosmos pour creuser la tombe des animaux. A pleine puissance son coup aurait pu détruire tous les bâtiments aux alentours. Contre toute attente, l'attitude du Taureau provoqua une réaction des plus étranges de la part de la jeune femme. Elle soigna les apprentis d'un simple geste de la main, et ranima même les oiseux après avoir prononcé quelques paroles énigmatiques. Trop abasourdi, le colosse ne sut quoi répondre sur le moment et elle était déjà disparu lorsqu'il eut enfin des mots à prononcer.


" Le cosmos désignera toujours le vainqueur.
Ne pas sous-estimer l'ennemi, et considérer toutes ses attaques comme mortelles.
La meilleure défense est une bonne attaque. Elle doit être rapide et efficace.
Ne pas dépendre d'un pouvoir d'emprunt. "
lumos maxima
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NimuëavatarArmure :
Scale de la Sirène Maléfique

Statistiques
HP:
260/260  (260/260)
CP:
320/320  (320/320)
CC:
386/386  (386/386)
Message Re: [546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]   Sam 19 Déc - 10:45
Constantinople







Sur l'instant, la Sainte des Poissons ne comprit pas la colère qu'elle put percevoir chez son homologue. Son regard couva alors les alentours, découvrant peu à peu, les dégâts qu'elle avait provoqué. Ils étaient bien plus importants qu'elle ne l'avait soupçonné et aussitôt, Nimuë cessa de parler, alla jusqu'à baisser la tête et se murer dans un profond silence tandis que le Taureau offrait une sépulture aux cadavres des oiseaux. Un dommage collatéral qu'elle n'avait pas noté et en réalité, l'empoisonneuse en avait cure. Interdite, la rousse ne répondit rien aux paroles du colosse, s'était figée quand il lui adressa un coup se voulant familier en travers de son dos. Elle n'avait pas bougé, et, maintenant que l'on y regardait d'un peu plus près, on aurait pu penser que la belle s'était drapée d'un manteau de froideur, une amertume qu'on ne lui connaissait pas mais qui ne l'avait jamais quitté depuis son initiation. Ceux qui étaient proches de la belle – ils étaient rares, un seul en réalité pouvait se targuer d'avoir ce privilège – savaient que quelque chose venait de se briser, qu'elle reprenait cette attitude d'autrefois, aux côtés de son maître Lucius.

Perdue dans ses pensées, la jeune O'Bannon entendait la voix de ce dernier l'exhorter à tuer. C'était dans l'ordre des choses disait-il, c'est dans ta nature profonde, Nimuë clamait cet être magnifique au regard inquisiteur. Longtemps elle s'était refusée à faucher la vie du moindre petit animal mais à force d'être brisée chaque jour dans ce champ de roses, son instinct avait fini par parler pour elle, s'exprimer de la plus horrible des manières. Tue cet animal, Nimuë ! Des heures durant, elle avait veillé sur le corps inanimé de ce petit chien qui s'était égaré aux abords du château.

Tu es un monstre Nimuë L'ombre de Lucius s'effaça. Elle leva la tête dans la direction des apprentis, s'approcha pour frôler chacun d'entre eux de sa main dans un profond silence et de cette marche aérienne qui intriguait. Les aspirants se sentirent tout à coup bien plus alertes, plus en forme que jamais. Elle avait effacé les dernières traces de son poison, évitant ainsi du travail inutile et laborieux aux guérisseurs de la caserne. Ensuite, elle arriva à la hauteur du géant.

- N'oublie jamais Aymeric, que je suis un poison mortel. Cela t'éviteras d'avoir des mauvaises surprises à l'avenir. J'ai été faite pour tuer, rien d'autre. Une pause. Si cela ne te fais rien, je vais prendre congé, ma mission m'attends, mes hommes aussi.

Son ton était neutre, sans saveur, comme éteint. Nimuë s'inclina légèrement devant le Saint en évitant soigneusement son regard avant de faire volte-face et disparaître rapidement dans les ténèbres.

Puis des piaillements se firent entendre derrière eux. Quelques éclats de surprise furent poussés par les jeune gens qui étaient en charge d'enterrer les cadavres des oiseaux. À tire d'aile, ils fendirent le ciel, faisant éclater leur plus beau chant.






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"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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[546] La clameur de Constantinople [PV Aymeric]
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