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 [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]

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Message [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Lun 8 Fév - 16:45


Le cheval boiteux. C'était leur repère à Rodorio, la taverne dans laquelle Silas et Childéric avait leur QG de loisir et de beuverie. C'était ici qu'ils avaient rencontré Ainia pour la première ici. C'était ici que le Gold Saint en était tombé amoureux. Clétus , le patron de l'enseigne était devenu un ami pour les Golds Saints, sympathique et bon vivant, il acceptait les extravagances de la garde dorée. Après tout il savait parfaitement qui ils étaient et ce qu'il faisait et pouvait se permettre quelques dépassements de leurs parts. Silas et Childéric rentrèrent dans la taverne sur le coup des dix huit heures, Silas ne portait pas son armure sur lui, il pouvait l'appeler à tout moment si une menace arrivait, elle serait alors la en quelques secondes, fusant telle une étoile. Les deux compères saluèrent le patron et les habitués qui se trouvaient déjà la. Il y avait par exemple Jostof, l'un des forgerons du village qui venait se détendre d'une éreintante journée. Il y avait encore aussi Vialdh le petit troubadour qui venait dépenser son argent gagné en chantant dans la rue la journée, échangeant sa précieuse monnaie contre une assiette et des des pintes de cervoises...

Silas et Childéric allèrent s'assoir à leur table, les vieilles habitudes bien-sur et passèrent commande de suite, deux gros brocs de cervoises. La journée avait été chaude et lourde et le liquide brassé vint vite rafraichir la gorge de Silas. Cela faisait un moment qu'il n'était pas venu ici en fait. A vrai dire il n'était venu que deux fois depuis le départ de celle qui lui avait pris son coeur. Il en comprenait toujours pas ce départ et avait décidé de tenter d'oublier tout cela pour se concentrer sur sa mission. Il ne put s’empêcher de penser à Kiev et un léger frisson lui traversa alors l'échine. Le souvenir d'Arès et Thanatos était une chose tenace et il tenta alors de chasser ce souvenir en avalant encore plus de cervoise. Une bière fut bue puis une deuxième.

_ Je crois que cet endroit me manquait un peu mon ami pour tout te dire, mais sans toi ou Ainia ce n'était plus pareil...

C'est alors que le Gold Saint remarqua une blonde à l'autre bout du débit de boisson, était-elle rentré il y a peu? Elle parlait justement avec Vialdh le troubadour qui comme à son habitude n'était pas venu leur dire bonjour. Silas sourit à son ami le lion, la blonde lui plaisait, surtout sa paire de seins. Le vieux Silas de l'avant Ainia refaisait surface. En vérité, Le Gold Saint voulait noyer ses pensées dans l'alcool et le sexe, c'était une chose qu'il avait peut être trop fait mais c'était l'une des seules qui marchait, même si le lendemain matin le même malaise était de retour.

_ Faut se remettre en selle des fois non?

Il éclata de rire en faisant un clin d'oeil à Childéric et alla à la rencontre de la blonde. Il commença alors à lui sortir son baratin durant plusieurs minutes et en lui payant un verre. Le rapprochement physique s'était déjà fait et l'homme avait sa main sur la cuisse de la blonde qui portait le doux nom d'Irsis. Il savait qu'il allait l'avoir dans la poche, elle ne pouvait dire non à sa belle petite gueule...







Lorsque j'engage un combat, il ne me vient pas à l'idée que je puisse le perdre.




Dernière édition par Silas le Mer 10 Fév - 9:57, édité 1 fois
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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mar 9 Fév - 17:06
    Le Mérovingien était encore en pleine convalescence de son combat difficile à Kiev. Il s’était retrouvé seul contre l’un des oracles d’Apollon et un des cardinaux d’Arès et n’avait pas réussi à soutenir les assauts combinés des deux guerriers. Les miasmes que lui avait laissés Thivan lui cuisaient encore, mais il se savait hors de danger. Mais son corps avait grandement souffert, ainsi que son esprit. La volonté guerrière d’Arès s’était immiscé en lui comme de l’eau. Ne souffrant d’aucun barrage et d’aucune retenue, et en dépit de tout bon sens, il s’était lancé corps et âme contre Aedan, plutôt que de neutraliser son véritable ennemi.

    Heureusement pour lui, Silas avait eu plus de chances que le lion et avait pu ramener son ami. Il avait beaucoup dormi depuis son retour et s’était entrainé avec encore plus d’ardeur, il ne commettra plus la même erreur de débutant que celle qu’il avait faite là. Il avait plié devant la volonté d’un dieu certes, mais il ne le ferait pas de fois de suite ! Il avait accueilli l’idée de Silas avec une joie non dissimulée. Ainsi les deux amis se rendirent dans leur quartier général, le cheval boiteux, l La taverne où ils passaient de nombreuses nuits de beuverie dont ils ne se souvenaient que trop peuvent ! L’atmosphère familière de l’établissement détendit instantanément le corps encore souffrant du lion d’or.

    Il avait ses cheveux attachés le long de son dos, avec un ruban de lin noir. Il n’avait pas revêtu son armure ni la chemise de mailles qu’il passait en dessous le plus souvent. Mais une tunique de lin simple, jaunâtre, avec des chausses de la même couleur. Le tout serré au ventre par une ceinture de cuir travaillé. Il salua le patron d’un signe de tête, qui le lui rendit bien. Pour lui, voire deux chevaliers fréquenter régulièrement son établissement, c’était signe de prestige et souvent, il laissait les deux guerriers boires à l’ardoise, qu’il savait du coup, fort longue, mais qu’ils rembourseraient un jour.

    Les deux amis commencèrent rapidement à enchaîner les verres de cervoises, qui faisaient du bien au lion d’or et l’aidait à se détendre encore plus que le réconfort de cet endroit familier et charger de souvenir. Il n’était pas au mieux de sa forme et son rire puissant ne fendait pas le bruit omniprésent dans la taverne. Mais battait du pied la mesure donnée par le petit troubadour. Il sourit quand il vit son ami se diriger vers une jolie blonde qu’il avait repérée. Si les sorties des deux comparses se terminer au bordel bien souvent, il n’y était pas retourné, ensemble du moins, depuis que Silas s’était mis avec Ainia et depuis que cette dernière était partie sans rien dire ou presque. Le lion d’or était bien parti pour s’enivrer et rentrer en titubant dans son temple, pour s’écrouler lamentablement sur son lit, s’il arrivait à aller jusque-là, ce qui n’était pas gagné… Il sourit en retour à son ami et lui souhaita bonne chance d’un petit clin d’œil discret. Il n’aurait aucun mal à jouer de son charme et à voir où sa main était déjà, il était déjà en bonne voie de succès…

    Oui, il faut se remettre en selle mon ami, il faut se remettre en selle… Le lion demanda pendant ce temps, une nouvelle chopine, il en était déjà à trois et avait bien l’attention de voir leur nombre augmenté de plus en plus !


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mar 9 Fév - 18:35





J'étais de retour. Auprès des miens. Tout du moins pour le moment. Moi qui avait hâte de rentrer, je me demandais à présent quel accueil me serait réservé. Soudainement prise de doute, j'avais mis un pied sur la première marche menant au temple du Bélier avant de me raviser. Rajustant ma capuche sur la tête, je fis volte-face pour me cacher parmi les ombres et observer. Un soupir s'échappa de mes lèvres. Couarde, lâche, je ne l'avais jamais été. C'était particulièrement la réaction d'une personne que j'appréhendais. Même si j'avais hâte de le retrouver. Non il ne s'agissait pas de Belisaire. Lui était au courant de la tâche que je m'étais vue confier. Et il n'avait pas contesté le moins du monde la décision de celle qui allait devenir mon Maître, comme s'il la craignait, ce qui m'avait fait sourire intérieurement.

Je me décidai de repousser les retrouvailles au lendemain, et pris le chemin de la taverne que mes deux comparses et moi-même avions l'habitude de côtoyer. Un petit pincement au cœur en constatant leur absence à notre table habituelle, j'allais prendre place un peu plus loin, dans un coin de la pièce, ce qui me permettrait d'observer avec la plus grande attention ce qui se passerait autour de moi. Et puis surtout, j'avais une vue parfaite sur la table que nous occupions habituellement tous les trois. Une serveuse au visage inconnu prit ma commande et après avoir ramené celle-ci, je jetai un coup d'œil par la fenêtre de l'établissement et plongeai dans mes pensées.

~°~°~°~

"- Concentre-toi Ainia! On a très peu de temps devant nous!"

Une tape derrière la tête me fit sortir de mes pensées et je lançais un regard sombre à la femme qui m'avait porté ce coup.

"- Et sans me regarder ainsi jeune fille tu sais parfaitement que j'ai raison."

Je baragouinais quelques mots dans ma barbe, tout en massant mon crâne.

"- Tu as de la chance que je t'apprécie Hélène."

"- Je le sais petite. Allez, remets-toi au boulot."

Hélène était un véritable phénomène. Un vrai tyran. Alors que tout semblait indiquer qu'elle avait une vingtaine d'années, nous savions tous qu'elle était bien plus âgée que ça. L'âge d'une dame ne se disant pas, je tairai donc celui-ci, mais pour vous donner une idée, c'est elle qui a enseigné son savoir à mon maître Aslam. Elle était venue au Sanctuaire il y a de cela un mois, en pleine nuit. On m'avait alors exhorté de la suivre à Jamir pour une mission de la plus haute importance, m'obligeant à abandonner mon armure, et dans la précipitation, je n'avais pu qu'écrire un simple billet à Silas pour l'informer de mon départ précipité.

Après une profonde inspiration, je me concentrai à nouveau sur ma tâche. Cela faisait quinze jours que j'étais ici à présent, et je peux vous dire que nous n'avions pas chômé elle et moi. Hélène m'avait mise à l'épreuve des le premier jour et ne m'avait pas épargné depuis. Je savais qu'elle avait entièrement raison. Nous avions peu de temps devant nous, et j'étais la seule à être capable de faire ce qu'elle m'enseignait. Réparer les armures un certain nombre le pouvait, les reconstruire à partir de poussière, c'était déjà plus difficile, mais les reconstruire à partir de rien, là c'était une autre paire de manche. La Roue du Destin était en marche, et le mien ne faisait plus parti de la chevalerie d'Athéna, mais je n'en demeurais pas moins étroitement liée à elle. Même si je ne disposais plus d'armure, mon pouvoir lui, demeurait, et l'aide que j'apporterai alors serait des plus utiles.

Je me plongeais sur ma tâche, laissant mon cosmos m'auréoler, ainsi que l'armure, qui n'était plus que poussière, et que je devais restaurer. Celle-ci était gorgée de mon sang. Je me sentais fatiguée et épuisée. Hélène ne me ménageait pas. Mais j'avais le désir de devenir plus forte pour protéger ceux qui m'étaient chers: Silas, Childéric, et les autres chevaliers. Si je pouvais les aider, améliorer leurs armures, je le ferai. Mes doigts se firent soudainement plus agiles et habiles. Je me laissais porter par ce désir de protection. Je pouvais sentir Hélène qui s'était immobilisée derrière moi, mais j'étais dans mon monde. Je ne sais combien de temps je restais ainsi, lorsque je sortais enfin de ma transe, je me reculais pour observer le résultat. L'armure qui se trouvait face à moi était entièrement intacte. J'attendais le verdict d'Hélène.

"- Parfait! Cette armure est parfaite Ainia. On va passer à l'étape suivante: apprendre à créer une armure à partir de rien. Il faut que tu sois prête, la Tour Noire ne va pas tarder à apparaître."

~°~°~°~

Une voix que je ne connaissais que trop bien m'extirpa de mes pensées. Je portais mon attention en direction de cette table si familière et eus l'heureuse surprise de constater la présence de mes deux compères. Je portais tout d'abord mon attention sur Childéric. Il semblait fatigué, mais il allait bien. J'eus un sourire bienveillant en l'observant, avant de porter mon attention sur l'élu de mon cœur. Lui par contre, semblait plus marqué, plus épuisé. Il y avait quelque chose de changé en lui. Mais il n'en demeurait pas moins que tout deux semblaient s'amuser, se décontracter.

Un éclat de rire, et je vis le Gémeau se lever pour aller vers le comptoir et...Mon sang ne fit qu'un tour lorsque je vis la scène qui se déroulait sous mes yeux. Il ne perdait pas de temps celui-là! Absente depuis un mois et déjà je n'existais plus! Je sentais la colère m'envahir et je me levais d'un bond, poings crispés sur la table.

M'exhortant au calme, je m’avançais en direction de Childéric, me plaçant derrière lui, je passais mes bras autour de son cou pour déposer un baiser sur sa joue.

"- Tu m'as manqué Déric. Je suis bien contente de te revoir, mais t'as vraiment une sale gueule je tiens à te le dire. En tout cas, tu as vu? Je n'ai ni nez de sorcière, ni verrue sur celui-ci."

Je m'inclinais et lui adressais un clin d’œil espiègle sous le couvert de ma capuche, la lumière lui permettait néanmoins de discerner les traits de mon visage...sans masque. Et avant qu'il ne dise quoique se soit, je retirais ma cape et la posais à ses côtés, avant de prendre le chemin du bar, non sans avoir au préalable pris une des chopines vides de celui que je considérai comme mon frère.

Parvenue au comptoir je m'incrustais entre Silas et le mec situé à sa gauche. Posant d'un geste sec le récipient vide, je dardais mes prunelles sur le taulier, tout en lui adressant un sourire. Nul doute que le gémeau aurait remarqué la chevelure carmine.

"- Clétus, tu veux bien resservir la même chose à Childéric s'il te plaît? Mets lui une double ration. Je dois au moins commencer par ça si je veux me faire pardonner d'être partie comme une voleuse, sans avoir pu le prévenir."

Puis je me tournais lentement, et observais la blondinette qui était déjà entrain d'écarter les cuisses pour permettre à la main de MON mec de se frayer un passage. Mes yeux n'avaient plus rien de sympathiques, et le sourire qui ornait mes lèvres s'en était allé. J'en voulais même pas à la fille, elle n'y était pour rien tout compte fait. Mon ton se fit sec et cassant.

"- T'as plutôt intérêt de retirer cette main baladeuse d'entre les cuisses de cette dame, Silas, parce que je te jure que je suis à deux doigts de te refaire ta jolie gueule d'ange."






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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mar 9 Fév - 18:41
Le cheval boiteux








Lentement, avec la douceur d'une maîtresse aimante, la nuit prenait possession du monde. Ce voile d'encre et d'étoiles dont elle s'était parée paraissait plus éclatant que jamais. Nimuë avait trouvé refuge dans une petite auberge, le « cheval boiteux », et, bien contente de trouver un autre endroit pour lever le coude, la pirate s'y était aventurée. Le destrier étant déjà blessé, elle se disait qu'elle ne pourrait pas faire davantage de dégât. Sauf si elle devait l'abattre, mais ça, elle préférait l'éviter. De toute façon la jeune rouquine n'était pas d'humeur à faire de l’esbroufe, aussi s'était t-elle installée au fond de l'auberge alors qu'il n'y avait presque personne. Seuls quelques habitués sirotaient tranquillement en devisant de tout et de rien, d'autres jouaient aux cartes à un jeu qui lui était totalement obscur : le « cul de chouette ». Si de prime abord la Sainte voulait jouer les solitaires la curiosité prit le pas sur tout le reste. Elle passa donc quelques heures à apprendre les règles du jeu en bonne compagnie, entourée d'hommes du peuple et de vieillards, finissant même par les battre à plate couture.

Les malheureux en eurent très vite assez de se voir déplumés et suggérèrent des jeux plus ardus. Nimuë avait l'âme aventurière, aussi se risqua t-elle au jeu du pélican ou de « Gwint » à moins que cela ne soit « Gwent » ?

Elle observait son adversaire par dessus ses cartes qu'elle tenait au niveau de son visage masqué, en éventail. Seuls ses yeux pers étaient perceptibles et l'homme qui lui faisait face put y lire l'ombre d'un sourire, une étincelle mesquine qui eut tôt fait de le rembrunir. À ce jeu-là, il fallait savoir bluffer.

- C'est pas juste, avec ton masque qui cache ta jolie p'tite gueule ! Pas moyen de deviner ce que tu pense. Mais … désolée ma p'tite, je suis pas prêt de me coucher.

Un rire, étouffé par le carcan de fer blanc.

- Je m'appelle pas Mary, je ne m'allonge pas facilement non plus ! Ah ah !

Ce trait d'humour provoqua une vague d'hilarité. La jeune femme tourna légèrement la tête sur le côté. Bon sang les spectateurs se faisaient de plus en plus nombreux ! Elle n'avait le choix, elle devait le faire plier. Son jeu ne pouvait pas être plus mauvais et elle devinait, face aux quelques mimiques que son adversaire esquissaient, que lui non plus n'était pas mieux lotis. Ça allait donc se jouer au bluff, encore.

Quand la main de l'homme fut révélée, Nimuë s'immobilisa. De longues secondes interminables passèrent, un léger silence se fit. La tension était à son comble. La Sainte se leva et déposa ses cartes une à une. Elle garda la dernière carte contre elle, sachant pertinemment l'issue de ce duel.

- Oh allez arrêtes un peu ton cirque ! Montres-moi un peu tout ça !

- Roh, comme tu y vas ! Je savais bien que tu lorgnais un peu trop sur mon décolleté, mais quand même !

L'autre rougit jusqu'aux oreilles, fut un peu rudoyé par ses camarades sous l’œil amusé de la Sainte des Poissons.

- Et …

… elle fut interrompue par un brouhaha de tous les diables. Intriguée, la jeune femme étira son cou dans l'espoir d'apercevoir ce qui se tramait à l'autre bout de l'auberge. Elle dû se résigner à grimper sur la table, faute d'être assez grande pour voir ... et bien, quoi exactement ?

- Une bagarre ? Oh bah non. Bah qu'est-ce qu'il y a ?

En plissant des yeux, elle vit une jeune femme à la chevelure de feu – très similaire à la sienne de surcroît – s'en prendre à une jolie blonde et un homme qu'elle crut reconnaître comme étant le chevalier d'Or des Gémeaux. Elle applaudit des deux mains, hilare en voyant la façon dont elle prit les choses en mains. En voilà une femme au tempérament de feu ! Le moins que l'on puisse dire, c'était que la belle n'avait pas froid aux yeux. Sautant de son promontoire, la jeune Nimuë donnait du coude pour se frayer un chemin parmi la populace avinée et curieuse - peut-être connaissaient-ils le couple ? - mais s'arrêta en reconnaissant la silhouette du géant Childéric.

- Votre Majesté ... je vous offre un verre ? Glissa t-elle en se penchant vers lui, mutine tout en riant. - Je ne vous avais pas vu arriver toi et ton ami.

Avisant un instant du chevalier d'Or.

- Il va passer un mauvais quart d'heure si tu veux mon avis. Ça c'est une vraie femme !

Elle n'avait évidemment pas reconnu l'ancienne chevalier d'Or du Bélier, comme elle ne savait rien de sa disparition soudaine ou de sa relation avec Childéric et Silas. Aussi agissait-elle le plus naturellement du monde, le cœur plus léger de retrouver le Saint du Lion. Elle prit place devant lui et au moment où elle leva les yeux pour le regarder, fut déstabilisée par sa mine un peu sombre, cette marque étrange qu'il arborait et qu'elle n'aima aussitôt pas.

- Oh Childéric, j'en connais un qui n'a pas respecté sa promesse !

Sa réplique se voulait enjouée, mais sa voix trahissait une note d'inquiétude et de mécontentement.





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"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mer 10 Fév - 12:04


L'affaire était dans le sac ou plutôt la main allait entrer dans le panier si on pouvait dire. Silas n'avait pas perdu la main, le cheval cela ne s'oublie pas en fait. Il souriait à la blonde quand une voix vint tenter à son oreille et qu'une ombre acajou passa sur l'un de ses cotés. Il tourna sa tête et ce qu'il vit et comprit lui en fit tomber sa cervoise. Et il en fallait pour faire perdre son alcool à Silas des Gémeaux! C'est alors que la chevelure rousse vint obstruant la blonde qu'il visait pour baiser en fin de soirée avec et c'est bouche bée qu'il la vit. Elle. Non impossible...

Il retira sa main comme s'il lui obéissait et fit un pas un arrière. Pas qu'il avait peur, non la vision d'Ainia était pour lui celle d'un fantôme. Un fantôme qu'il avait essayé d'enterrer en lui pour n’être plus qu'un guerrier. Il s'était dit qu'il ne pouvait être que l'épée d'Athéna, le bras armé de Belisaire. L'amour n'était pas pour lui, elle l'avait fuit et en conséquence il avait rangé son cœur, l'avait enfuit sous le devoir et le combat. Son comportement à Kiev et les événements en étaient la preuve, il s'était lui même fait plus dur et plus sec pour mettre tout cela en arrière. Cela ne fait qu'un peu plus d'un mois qu'elle avait quitté le sanctuaire et pourtant il avait l'impression que cela avait duré des mois. Le temps passe vite, trop vite surtout quand les tensions et les problèmes sont la...

_ Toi... Tu... Ton masque...

Il allait l'attirer à elle pour cacher son visage mais il repensa alors à sa lettre et à son abandon d'armure, elle n'était plus une Gold Saint. Elle n'avait plus à respecter cette règle alors. Silas la regarda l'observa et tourna rapidement son visage vers Childéric qui semblait lui aussi tout autant sur le cul. Une rousse venait de se placer derrière lui, à croire que c'était un rassemblement. Silas reconnut la longue chevelure auburn et le masque du Saint des Poissons. Le Gold des Gémeaux retourna aussi vite son regard sur celle qui occupait son cœur, cœur qu'il avait enterré sous une certaine couche de hargne. Le destin était capricieux et semblait l'ennemi de Silas aujourd'hui. Le jour où il allait rompre son serment d'amour et reprendre ses vieilles habitudes, voila que celle à qui il avait fait ce serment se repointer dans sa vie.

_ Tu n'arriveras pas à me démolir la tronche autant que tu l'as fait avec mon coeur Ainia...

Le ténébreux, tel était le surnom qu'elle lui donnait lorsqu'il n'était que des amis faisait son retour et elle devait bien comprendre que le Saint était meurtri. Bien sur il y avait son départ mais aussi d'autres choses, oui plein de choses...

_ Si tu reviens pour ton armure, sache que quelqu'un l'a déjà sur le dos à ta place.

Une part de lui était heureux de la revoir et voulait lui sauter au cou et déposer ses lèvres sur les siennes pour un langoureux baiser. L'autre part était en colère et ruminait de mauvais sentiments qu'il mélangeait avec de la tristesse. La dualité des Gémeaux n'avait jamais été aussi forte. Silas avait glissé sur une sombre pente depuis Kiev et il pouvait glisser encore plus si cette part de lui-même faisait trop pencher la balance. C'était en elle qu'il aurait son salut, elle était la clef de cette énigme, mais le savait-elle?







Lorsque j'engage un combat, il ne me vient pas à l'idée que je puisse le perdre.


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mer 10 Fév - 12:56
    Le sang du lion d’or ne fit qu’un tour quand il fit le visage de la jeune femme. La colère se disputa à la surprise et à la joie. Il ne savait pas trop sur quel pied danser. Il avait envie de mettre une gifle à la jeune femme pour être partie comme une voleuse mais aussi de la prendre dans ses bras. Indécis, il ne fit rien et ne dit rien. Mais encore une fois l’iris de ses yeux avait laissé place à la fente féline qui y prenait place quand des fortes émotions traversées le corps du lion d’or. Il ne répondit donc simplement rien du tout. Entre-temps, son poing c’était resserrer sur la hanse de sa chope de cervoise. C’était difficile à voir, mais elle n’avait pas résisté à la poigne du lion…

    Il se détendit légèrement quand il vit arriver le masque qui lui était maintenant familier. Celui de la gardienne de la dernière maison du zodiaque. Il esquissa même un sourire de bienvenue à la jeune femme mais il était encore sous le coup de l’émotion. Il ne bougea pas de suite quand la nouvelle chopine qu’on lui avait commandée arriva. Il avait déjà perdu le compte de celle qu’il avait déjà bu et n’avait pas l’attention de les compter. Tout ce qu’il avait en tête, c’était d’en boire en grande quantité ! Trop grande quantité, il le regrettera demain matin, quand il aurait probablement la tête prise dans un étau et la bouche pleine de plâtre, mais pour le moment, c’était la meilleure idée à laquelle il pouvait penser !

    « - Un sale quart c’est peu dire, tu n’as même pas idée de ce qui va lui arriver ! Et je ne serais pas contre un verre de plus petit poisson ! J’ai comme projet d’être ivre, vraiment ivre… si ça te dit de m’accompagner !»

    Il ne put retenir une grimace de douleur à cause des marques de Thivan. Son corps ne c’était pas encore pleinement remis de son combat à Kiev et c’est sûrement comme ça que la jeune femme devina les marques sous la tunique de lin jaune du lion. Ou bien, une autre partie d’elle-même avait été présente dans ce terrible combat, peut-être… Il était vrai qu’il n’avait pas tenu sa promesse, celle de venir là voir si jamais il avait besoin de soin. Mais le lion avait légèrement surestimé ses forces. S’il s’était débarrassé sans mal des miasmes de la pestilence, il n’avait jamais pensé que les cicatrices lui feraient aussi mal. Sinon oui, il serait venu la voire plus tôt. Mais il avait une blessure plus immédiate à s’occuper et il pouvait sentir la chaleur du sang dans sa propre main. Ainsi, il l’ouvrit, desserra son étreinte, laissant une petite pile de sciure de bois se former où il avait ouvert sa main. Néanmoins, quelques petits éclats de bois avaient résisté à son étreinte et s’étaient plantés dans sa dextre.

    « - Je ne pensais pas que ça me minerait autant, sinon je serai venu te voir sans faute oui. J’ai une blessure plus immédiate qui nécessite ton aide et peut-être que tu pourrais regarder mes nouvelles cicatrices oui… pour le reste, rien que beaucoup d’alcool ne pourront aider à faire passer, pour la soirée du moins... »

    C’était sûrement la première fois que la jeune femme voyait le lion si morose. Et son cœur était déchiré entre la colère et la joie, plus que jamais. Il aurait une conversation avec l'ancien guerrier du bélier, et pas forcément une conversation plaisante ! Mais maintenant, il allait profiter du spectacle de son ami pris, littéralement, la main dans le sac. C’était aussi à lui que revenait la primauté des explications. Heureusement que la maîtresse des roses était là, sinon l’humeur du lion aurait fortement empiré… Il commanda alors à l’aubergiste un demi-poulet. Sur ce, le voisin de derrière se retourna pour lui dire qu’il ne fallait pas le faire, car c’était gâché l’autre moitié… Le lion poussa un profond soupiré et lui expliqua rapidement que l’aubergiste aller la réutiliser et que ce n’était pas gâché. L’autre semblait avoir compris, il avait répondu d’un «ce n'est pas faux » sûr de lui. Le lion avait donc reposé son attention sur la jeune fille masquée.


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mer 10 Fév - 14:40



Voilà ce qui s'appelait être prit la main dans le sac. Je m'étais sentie pousser des cornes d'un coup tiens, comme si je reportais l'armure du Bélier. Et s'il n'en était pas à son premier essai? Le salaud. J'étais vraiment en colère, mais ne laissais rien transparaître, demeurant impassible. J'attendais simplement. Guettant ses réactions. En tout cas pour être surpris, il l'était. Mais sa réaction tenait plus du mec qui se trouvait face à fantôme qu'autre chose. J'aurais pu rire de voir la vivacité avec laquelle il avait retiré sa main, mais non. De le voir de face, je prenais conscience que l'homme que j'avais laissé il y a un mois avait changé. Je ne savais ce qu'il avait vécu depuis, mais le fait de l'avoir laissé n'avait certainement pas dû aider.

Mon cœur se serra, tandis qu'un sentiment de culpabilité m'envahissait. Lorsqu'il m'a perçu sans mon masque, il eut ce geste de vouloir me protéger, avant de se rétracter. Je ne faisais plus partie de la chevalerie, certes, mais je restais liée à celle-ci. Ses prunelles me scrutaient et me détaillaient. Pour ma part, j'avais croisé les bras sous la poitrine. La blondinette avait compris qu'il valait mieux ne pas insister et s'en était déjà allée chercher son bonheur ailleurs. La petite remarque acerbe de Silas me fit tiquer. Oui mon armure était déjà reprise. Cela j'étais on ne peut mieux placée pour le savoir. Je levais les yeux au ciel, tout en lançant un:

"- Oui et? Je suis satisfaite du choix du nouveau protecteur de la première Maison. Tu voulais me blesser en me lançant cette petite pique à la gueule Silas? Loupé."

Une explication était on ne peut plus urgente. Mais je n'avais pas envie de me donner en public ici. Sans laisser le temps aux Gémeaux d'en placer une, je me plaçais à ses côtés et jetais un coup d'œil en direction de Childéric qui se trouvait en compagnie d'une demoiselle, ou plutôt une Sainte, à la chevelure semblable à la mienne. La douzième gardienne? Possible. Comment s'appelait-elle déjà? Arf ça me reviendrait.

"- Childéric! Je te l'emprunte! Promis, j'en prends soin!" Avant de marmonner. "Enfin je vais essayer".

J'attrapai la main de Silas et pris le chemin de la sortie, non sans buter contre quelques clients au passage, leur adressant un "Désolée" accompagné d'un sourire. Ce qui fonctionnait plutôt bien. Une fois dehors, je pris le chemin de la ruelle à côté du "Cheval Boiteux". Là je lâchais la main de mon amant et me retournais vers lui.

"- Vas-y, je t'écoute, je pense que t'as pas mal de venin à me cracher à la figure donc je vais attendre et m'expliquer ensuite."







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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mer 10 Fév - 15:35
Le cheval boiteux








Il était surprenant de voir le Lion dans cet état. Lui d'ordinaire si joviale, n'avait esquissé qu'un pâle sourire en comparaison de son rire-rugissement dont la sonorité, lui était désormais familière autant qu'agréable. Pourquoi une telle mélancolie ? La jeune rousse l'observait avec gravité, se demandant si ses maux ne prenaient pas leur origine dans ces blessures, plaies qui méritaient soin et attention. Le brouhaha mélodieux de la taverne supplantait tout le reste et la Sainte dû se pencher légèrement pour pouvoir capter les paroles, lourdes de sens, de son compagnon. Il avait mal. Ce n'était pas uniquement physique, de ce qu'elle pouvait en juger, son âme souffrait de quelques événements récents qui se seraient déroulés. L'appel de l'ivresse n'était pas anodin, Nimuë le savait pertinemment. L'homme noyait son chagrin dans l'alcool, c'était ce que comptait faire Childéric. Son compagnon accaparé par la jolie rouquine, elle allait essayer de lui être agréable, en commençant par commander une bonne bouteille de vin byzantin, celui-là même qu'elle avait apprit à connaître avec Lesath du Scorpion.

Avec stupéfaction, Nimuë découvrit la blessure du franc qu'il venait de se faire lui-même, sous le coup de la colère. Beaucoup de sentiments se bousculaient dans l'éclat de ses yeux devenus mordorés. Non, jamais encore la Sainte l'avait vu dans cet état de nerf. Elle l'aurait bien questionné sur le sujet, mais elle préféra ne pas en faire mention, de peur de remuer le couteau dans la plaie. S'il désirait s'ouvrir à elle, elle savait qu'il le ferait.

Autant l'écouter pour l'heure, et s'occuper de cette plaie.

- Tu penses pas avoir assez de cicatrice comme ça ? Fit-elle en le rabrouant gentiment, avançant ses mains vers la sienne. - Fais moi voir ça.

Elle attira l'attention d'un serveuse en lui demandant d'aller lui chercher un pichet d'eau et un linge propre tandis que son ami commandait directement auprès de l'aubergiste, un demi-poulet.

- Un demi seulement ? Oh toi, tu es vraiment pas dans ton assiette. J'en mange deux à moi toute seule tu sais … Sur ce trait d'humour la fille de tout à l'heure à qui elle avait demandé de lui apporter de quoi le soigner, revint. Sa vitesse d'exécution était impressionnante ! Elle lui glissa une pièce d'or pour l'en remercier. Si votre Majesté veut bien se donner la peine de m'offrir sa p'tite mimine. Enfin ! Façon de parler hein.

Sa dextre était plus grosse que sa tête ! D'ailleurs, cela la conforta dans son idée qu'il valait mieux avoir le guerrier de son côté plutôt qu'en ennemi. Elle ria de bon cœur quand il expliqua à un homme un peu benêt, l'histoire des demi-poulet. La Sainte en profita pour s'occuper de cette main, retirant avec précaution et patience, les éclats de bois qui s'étaient fichés plus ou moins profondément dans le cœur de sa paume. Le sang retiré et après un rapide examen, la Sainte soupira.

- Tu ne t'es pas loupé dis-moi. Tu as de la chance que je sois là. Normalement, ça aurait mérité quelques points.

La jeune fille au masque se concentra, libérant dans ses doigts, une énergie chaleureuse, rappelant le Printemps, sa douceur, la renaissance des choses endormies par la neige et le froid. Rapidement, la blessure s'effaça, laissant sa peau parfaitement lisse et rose, indolore. Il ne lui avait fallut qu'un simple effleurement pour accomplir ce miracle. Miracle qui n'avait pas échappé au gaillard « demi-poulet ». Avec des yeux ronds comme des billes, il observa la jeune femme bouche bée, mais se tourna vers le troubadour quand ce dernier commença une nouvelle chanson : « à la volette ». Malgré elle, Nimuë se prit à fredonner cet air si simple à retenir et si compliqué à faire disparaître.

- Oh Childéric, vient, on va les espionner ! Je suis curieuse de voir comment la rouquine va moucher ton copain.

Sans attendre son accord, la jeune femme se redressa pour se faufiler jusqu'au fond de l'auberge, vers la seule fenêtre donnant sur la rue adjacente. Sa silhouette se glissa dans les ombres mais il était fort à parier que le Lion la verrait grimper avec agilité pour atteindre le rebord de la fenêtre, là où elle aurait une vue imprenable sur leur scène de ménage.





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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Mer 10 Fév - 17:22


Ainia l'avait pris par la main pour le tirer vers le dehors. Au passage Silas choppa une bouteille de gnôle à un mec lambda qu'il fusilla du regard lorsqu'il commença à gueuler. Le mec comprenant vite la menace du Gold Saint ferma aussitôt sa gueule et Sils se laissa alors extraire de force de la taverne. Il avait frémit au contact de la main d'Ainia, elle semblait un peu plus rugueuse qu'avant son départ. Arrivé dans la ruelle adjacente, le tirage féminin fini, il porta la bouteille à sa bouche pour en finir le reste d'une traite. Il regarda alors la demoiselle des pieds à la tête, elle n'avait pas changé, elle était toujours aussi magnifique. Le chevalier d'or l'écouta et balança le récipient par terre sur le coté et il se brisa.

_ Du venin? Tu sais bien que je ne suis pas ce genre d'animal. Que veux-tu que je te dise?

Il marqua une pause, la regarda, croisant son regard carmin et le défiant du sien azur. Il était en colère, oui toujours et cette colère bataillait avec l'amour qu'il avait enfui durant les dernières semaines. La pause fut interminable durant de longues secondes qu'on aurait pu croire être des heures et il reprit enfin alors.

_ Tu veux vraiment savoir? Crois-tu que revenir comme un cheveu tombant dans la soupe va effacer ce que tu m'as fait?

Il sentit clairement les regards des curieux et surtout celui d'une rouquine tout aussi pulpeuse que celle devant lui, si l'une était un volcan prêt à exploser, elle n'était que vague s'amusant à bouger. Il avait marquer une autre pause. Ainia voulait qu'il vide son sac, il allait le faire.

_ Tu es parti comme ça, pouf disparu sans aucune véritable explication. Ah oui tu m'as laissé une lettre, une lettre! Comme si tu ne pouvait pas venir m'en parler? Après oui il était plus facile de fuir le Sanctuaire, de me fuir sans regarder en face celui que tu disais aimer non?

Il fouilla dans une poche intérieur de se veste de lin noir et d'une double couture, il en ressortit la dite lettre pliée. Il l'a déplia devant elle et lui lança à ses pieds avec un certain dédain. On pouvait clairement voir qu'elle avait été pliée, dépliée de nombreuses fois. Elle en était même usée. Elle avait même une tache de sang, son sang sur le dos, petit souvenir de Kiev.

_ C'est bien ce qui est marqué la dedans non? Tu as quitté le Sanctuaire, ton armure, ton serment envers Athéna... Et tu m'as quitté aussi en faisant cela, tu m'as abandonné, à peine trois jours après mon retour alors que tu m'avais à peine soigné! Pourquoi? C'était l'état dans lequel j'étais qui t'as fait comprendre des trucs? Mieux fallait me laisser la que me voir un jour revenir mais mort ou ne pas revenir du tout? que crois-tu que j'ai pensé et ressenti devant les mots que tu avais écrit? Tu n'as même pas dis au revoir à celui qui te considère comme sa sœur. Comment a-t-il réagi en apprenant ceci de ma bouche alors qu'il revenait à peine d'Asgard?

Nouvelle pause, il détourna son regard d'elle, il se demandait lui même ce qu'il cherchait à faire en lui disant tout cela. Embrumé était son esprit, tortueuses étaient ses pensées et meurtri était son cœur qui pourtant battait pour elle. Il était perdu, oui il se perdait en lui même. Silas se sentait comme lorsqu'il était enfant, ce manque lui bouffait carrément la vie et les actes insensés qu'il avait commis en était la preuve.

_ Je t'aimais... Je t'aime toujours mais j'ai du me résoudre à enfuir tout cela, car j'ai eu trop mal. Tu ne sais pas ce que j'ai, ce que j'ai du faire après...

Il commença à faire un pas en arrière, il voulait se détournait d'elle car il avait peur d'entendre la vérité sortir de sa bouche et qu'elle ne soit plus jamais contre la sienne...





Lorsque j'engage un combat, il ne me vient pas à l'idée que je puisse le perdre.


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Jeu 11 Fév - 0:06
    La seule réponse à la phrase d'Ainia fut un signe de la main encore valide du lion d'or, il ne prit même pas la peine de lever la tête de sa chopine et encore moins de sa conversation avec son amie du poisson. Il n'avait pas encore vraiment décidé de comment il allait répondre à la jeune femme. Puis, il se concentra de nouveau sur sa main. Il répondit par un simple clin d’œil quand on lui fit comprendre qu'il avait peut-être déjà trop de cicatrice. Mais chacune de ses cicatrices lui rappelait quelque chose d'important, une leçon qu'il ne devait jamais oublier, sous peine de se voir retirer la vie plutôt qu'un peu de chair. Cependant, une cicatrice ne guérit pas une blessure, elle l’empêche juste de saigner...

    Oui, l’appétit n'était pas encore revenu pleinement chez le grand fauve il commanda seulement un demi-poulet. L'homme derrière lui l'avait énervé et il avait envie d'écraser sa tête avec le rebord du bol là. Mais il n'en fit rien, ce qu'il disait, c'était systématiquement débile, mais toujours inattendu, et ça faisait du bien à l'humeur maussade qu'avait le guerrier en ce moment. Il sourit néanmoins à Nimue, c'est vrai que voir la frêle jeune femme se goinfrer de poulet comme le plus épais des hommes avait quelque chose de drôle, même lui, en pleine forme, n'était pas sur de pouvoir en manger autant alors... En temps normal il aurait rit mais il n'avait vraiment pas envie de rire en ce moment. Le retour d'Ainia comme si rien ne c'était passé lui faisait plus mal qu'il ne l'aurait pensé....

    L'énergie que libéra Nimue pour le soigner réchauffa aussi son corps endolori et pas seulement sa main. Il n'aurait pas eu besoin de point, dans tous les cas, d'ici quelques minutes, son corps aurait résorbé le saignement. Il guérissait vite, très vite de toute façon. Son corps avait acquis cette capacité de régénération dans le sang et la souffrance de son entraînement. Il n'était plus à quelques éclats de bois dans la main près. Ses yeux avaient repris leur forme d'origine et l'éclat félin avait disparu. Il s'était légèrement clamé, à quoi bon justement se faire autant de mal. Ses ennemis s'en chargé déjà. Il vit la gardienne de la dernière maison filé comme un poisson voulant échapper à un pécher mal habile et il poussa un profond soupir. Il n'avait pas trop envie de la suivre et ne voulait pas déranger ses amis en pleine conversation.

    Il suivit néanmoins la jeune femme vers la fenêtre, si elle avait choisi un poste d'observation en hauteur, le lion d'or lui ne voulait rien voir. Il s'installa donc confortablement allongé dans la niche en dessous de la fenêtre. Sorte de petit renfoncement qui servait pour laisser mieux entrer la lumière dans la pièce. Il avait du mal d'ailleurs à tenir dedans il était à moitié plié, mais malgré tout, il se sentait bien installé. Ça choppe à la main, qu'il vidait par petite lampée doucement, au rythme de la musique.

    « - Tu devrais les laisser tranquille petit poisson ! Il y a des affaires qui ne regardent que deux personnes, même si au final nous sommes tous liés par le serment sacré... c'est quelque chose qui ne regarde qu'eux. Mais plus que ça, on ne trahit pas l'esprit de la meute aussi facilement ! C'est un peu comme ma famille, un frère et une sœur et puis pouf, plus qu'un frère ! Sans rien, sans au revoir ! Alors je noie mon dépit dans l'alcool pour ne pas m'énerver, c'est à eux que revient ce moment, tu devrais vraiment leur laisser ! »

    Le lion termina alors sa boisson d'un long trait ! C'est ce moment-là que le ménestrel choisit pour changer de registre, reprise par une grande partie des membres de l'assemblée, il se lança dans la chanson, belle qui tient ma vie, que Childéric reprit en cœur la voix qui commençait à être marqué par les relents d'alcool. Mais une idée vient lui traverser l'esprit. Si le lion avait longtemps régné en solitaire dans la savane, il commençait à s'entourer d'une vraie meute. Et puis, le petit poisson en faisait partie au final, une pensée qui redonna le sourire au lion et le fit rire de façon assez inexplicable. Rire puissant comme un coup de tonnerre et il couvrit presque l'ambiance de la taverne et aurait sûrement été entendu de dehors...


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Jeu 11 Fév - 0:10



Je m'étais assise sur un baril de bois, attendant que mon aimé prenne la parole. J'appréhendais les mots qui allaient être prononcés, mais je sentais qu'il avait besoin de me dire ce qu'il avait sur le cœur. Le mien, lui, se serra au fur et à mesure de ses paroles amères. Je ne portais certes plus de masque, mais mon visage, lui demeurait parfaitement impassible. J'encaissais. Lorsqu'il eut terminé, un long silence s'installa entre nous. Je l'observais faire un pas en arrière prêt à repartir pour la taverne.

Un instant, je fus tentée de le laisser aller d'un côté, et de partir l'autre. Silas était amer, et au fond de moi je lui en voulais. Je lui en voulais oui, même si je pouvais comprendre ce qu'il ressentait. Avait-il si peu foi en moi pour avoir une telle image de ce que je pourrais être? Même s'il ne le disait pas clairement, ses mots indiquaient clairement qu'il me prenait pour une lâche. Une couarde, qui avait déserté la chevalerie et qui avait détalé tel un lapin. J'étais blessée oui.

Même si je leur tournais le dos, je pouvais sentir la foule des badauds qui nous observait à travers la fenêtre de la taverne. Lentement je tournais mon faciès dans leur direction pour y voir une chevelure carmine, et l'autre blonde qui nous scrutait. Je relevai crânement la tête avant de me détourner pour plonger mes prunelles rubis dans celles azurées du chevalier des Gémeaux. La colère commençait lentement à monter en moi. J'avais beau chercher à la retenir, la vague menaçait de tout emporter. D'un mouvement gracieux et vif, je me laissais aller pieds joints par terre. L'impact, créa une petite onde de choc.

"- Alors c'est ainsi que tu me vois hein? Après tout ce qu'on a vécu ensemble, c'est cette opinion que tu as de moi? Lâche! Couarde!" De rage, je chassai d'un revers de la main le baril vide qui alla exploser contre la façade de notre QG. Je disparus de la vue de tous avant de réapparaître face au Troisième gardien. " Regarde-moi dans les yeux et dis le! DIS-LE!"

Je préférais ne pas le toucher. En effet, en cet instant, j'ai une folle envie de me battre. De lui faire ravaler ces non-dits.

"- De toute ma vie, on ne m'a jamais fait pareil affront! Tu oublies ce que j'ai été et ce que je suis! J'ai combattu! Toute ma vie j'ai combattu pour survivre! Et tu crois que je serai partie comme ca, que j'aurais abandonné mon poste par...LACHETE!?"

Je me détournais vivement, me mettant à faire les cents pas. Serrant mes poings jusqu'à en rendre les jointures blanches.

"- Je ne suis pas partie de gaieté de cœur. J'ai été réveillé en pleine nuit trois jours après ton retour. Hélène de Jamir, tu connais? Dis toi que même le Grand-Pope la craint. Elle a demandé à ce que je rentre expressément là-bas, et de laisser mon armure, car une tâche bien plus grande m'incombait. Tout s'est fait dans la précipitation. En à peine une demie-heure, je n'étais plus là. Je voulais te prévenir, de même que Childéric, mais je ne pouvais pas. L'urgence de la situation tu comprends." Je me penchais pour ramasser le billet que je lui avais fait parvenir, et l'époussetais avant de le garder en main. " J'ai à peine eu le temps de t'écrire ces lignes. Alors écrire à Childéric? Hélène m'aurait trucidé sur place."

Je m'arrêtais près de lui et portais mon regard sur mes mains abîmées et meurtries par des heures de travail acharné.

"- Je ne fais peut-être plus partie de la chevalerie, mais je reste étroitement liée à elle, contrairement à ce que tu sembles penser. Tu veux savoir ce que j'ai fais au cours du mois écoulé? Je suis devenue la disciple d'Hélène. Je suis capable de réparer les armures à l'état de poussière mais j'ai plus de mal avec l'étape suivante, à savoir créer une armure à partir de rien. Voilà ce que j'ai fais Silas. Je n'ai ni fui, ni abandonné mes convictions, ni quoique ce soit d'autre. J'ai juste travaillé avec acharnement, afin de rentrer au plus vite pour aider, mais surtout pour vous revoir Childéric et toi, car vous me manquiez. Aux vues de ce que j'ai pu voir toute à l'heure, ce n'était pas le cas de tout le monde. Je vous souhaite à tous les deux une bonne fin de soirée."

J'étais soudainement las. Las de me battre. Je n'étais pas la bienvenue. Finalement j'avais eu une mauvaise idée de venir ici. Et à présent, je voulais simplement rentrer, et peu m'importait que ma cape soit restée à la taverne. Rentrer et dormir pour oublier, et demain, oui demain, me remettre au travail de façon encore plus ardente. Alors oui, en cet instant, je fis demi tour. Moi qui n'avait jamais baissé les bras, je rendais les armes. Me rendant compte que je tenais encore en main le petit parchemin, je déchirais celui-ci et laissais s'envoler au gré du vent ce qu'il en restait. Puis sans un mot de plus je m'éloignais, m'arrêtant juste un instant pour lancer par dessus mon épaule.

"- Moi, je n'ai jamais cessé de t'aimer. Et si je t'ai fais souffrir j'en suis désolée."








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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Jeu 11 Fév - 0:52
Le cheval boiteux








Une divine tragédie se jouait sous ses yeux. Elle avait attiré les foules, mais tous finirent par se retirer quand vint la silhouette géante du Lion à ses côtés. L'humeur maussade de son compagnon ne s'arrangeait en rien avec la boisson. Même sa compagnie n'y changeait pas grand chose. Elle le regarda prendre place, elle écouta ses paroles avec attention, se détournant de la fenêtre. Il avait raison, ça ne la concernait en rien. Sa curiosité retomba comme un soufflet. Un peu déçue, la jeune femme redescendit de son perchoir, prit place à ses côtés en se faufilant dans le peu de place qu'il lui laissait. Ainsi donc la jeune femme qui était en prise avec les Gémeaux, était une amie de Childéric et l'amante de Silas. Il n'était pas difficile de percevoir dans ses mots, rancœur et tristesse. Le grand Lion d'Or se sentait abandonné et trahi. Voici donc la raison de son acrimonie. Avec délicatesse, la jeune Sainte se pencha pour récupérer la pinte qu'il tenait dans sa main et la délaissa à ses côtés, vidée de son contenu. À ce rythme, il se rendrait malade avant que la douceur de l'ivresse ne l'étreint. Il ne put le voir, mais la jeune femme lui offrit un petit sourire de connivence. Elle le comprenait.

Elle chanta avec lui, reprenant le refrain avec entrain, de sa voix de cristal. Nimuë était une bonne chanteuse et elle se laissa prendre au jeu l'espace d'un instant car elle aimait beaucoup cette chanson, triste, mais qui avait toujours su résonner en elle. Son cœur se serra brièvement dans sa poitrine. Se laisserait-elle prendre par la main de dame mélancolie ?

L'entendre rire à nouveau lui réchauffa le cœur. Quand bien même elle ne comprit pas l'origine de cette brusque hilarité. L'alcool parlait-il pour lui ? Nimuë se risqua à le lui demander.

- Qu'est-ce qui fait rire votre Majesté ? J'ai quelque chose sur le visage ?

Tout à coup, le troubadour perché sur sa chaise entama une musique plus entraînante, invitant les hommes et les quelques femmes à se lever pour danser. Nimuë, dont le pied battait la mesure, ne semblait avoir d'yeux que pour ces débauches de couleurs qui tournoyaient dans un bruit de tissus et de froufrous. De vagues éclats au dehors faillirent bien la détourner de ce spectacle, mais elle ne voulait pas se faire une nouvelle fois rabrouer par Childéric.

- Bon allez ! Hauts les cœurs ! On arrête de broyer du noir et on lève son p'tit cul royal d'là, votre Majesté. Je suppose qu'en votre qualité de Prince déchu, monsieur, vous savez fort bien mener la danse !

C'était sur ce dernier coup de théâtre qu'elle espérait faire de nouveau rugir le Lion d'allégresse. Le voir ainsi lui était pénible, et pour la première fois de sa vie, Nimuë invitait quelqu'un à danser. Jamais encore la belle rouquine s'était livrée à un tel jeu, surtout devant autant de monde. Fort heureusement son masque, quelque part, la rassurait. La faisant entrer dans ce monde de l'être et du paraître, si important, même à leur époque. Non pas qu'elle se souciait de l'avis des autres, disons simplement qu'elle faisait une entorse à ses principes.

Sa main alla capturer celle du Mérovingien, l'entraînant à sa suite non sans user d'une réelle force. Elle avait une sacrée poigne, la petite rousse ! Arrivée sur la piste, la jeune femme marqua un temps d'arrêt. Et maintenant ? Que devait-elle faire ? Perdue et un peu honteuse, Nimuë leva son masque de fer blanc vers le visage de son ami.

Sa poigne sur sa dextre se raffermie …





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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Jeu 11 Fév - 10:48


Silas avait senti la présence de son ami le lion venir rejoindre la rousse des Poissons. Il ne resta pas longtemps, repartant vers l'intérieur de la taverne après que de la musique et des chants se firent entendre. Le grand costaud allait-il se mettre à beugler un chant franc comme il l'avait déjà fait en grand état d'ébriété? Peut être pas encore, surtout si le retour d'Ainia le mettait dans un état comme celui de Silas. S'il venait de déballer son sac, la belle fit de même et on sait tous que les sacs des femmes sont bien chargés.

_ La peur d'une autre personne, cela ne te ressemble pas. Même le Pope aurait peur d'elle tu me dis? Serait-ce plus un dragon qu'une femme en fait?

Silas eut un petit rire moqueur qu'il laissa éclater quelques secondes. Quelques fois, l'homme ne se reconnait même plus, ce comportement, ce Silas était celui des champs de bataille, celui qui se moquait des ennemis par fierté. Mais qui était-il en ce moment pour faire le fier comme cela? Il fit un pas en avant, un pas vers elle. Ce pas signifiait quelque chose, ce simple geste montrait qu'il allait vers elle, un mouvement inconscient mais lourd de signification en fait.

_ Tu es une guerrière et comme tu l'as dit tu as toujours combattu, on ne change pas comme cela d'un claquement de doigt. Tu ranges tes armes pour en créer d'autres, tu es maintenant un forgeron, qu'il en soit ainsi. Mais pour moi ta place était au sanctuaire, ta place était dans ton temple. Ta place était avec moi!

La carapace du guerrier se fendillait, comme si derrière l'armure du grand guerrier se cachait en fait un enfant geignard. Peut être qu'elle conclurait cela mais oui, Silas avait mal pris ce départ, était-ce son inexpérience de l'amour qui le rendait comme cela? Il tendit la main droit et agrippa la sienne, ce simple contact lui fit un bien fou.

_ Et toi que crois-tu? Comment on a réagit? J'étais blessé quand tu es parti, j'étais en convalescence. Childéric lui est revenu une dizaine de jour plus tard, porteur de lourdes nouvelles d'Asgard. Puis vint la mission pour Kiev. Sais-tu ce qu'on a enduré la haut? Comment te sentirais-tu si le chaos s'engouffrait en toi et venait réveiller tes pires instincts. Childéric et moi sommes des guerriers et que font des guerriers sans scrupules, ils tuent! Ils massacrent! Voila ce qu'Arès à engendrer avec nous, des meurtriers!

La pression sur la main d'Ainia se fit plus grande, plus forte. Le Gold Saint était en colère, il l'était contre lui en vérité. Il ne supportait pas ce qu'il avait fait, un dégout de lui même s'était créé, il se sentait souillé d'un coté et se réjouissait de l'autre d'avoir commis cela. Il se punissait, oui c'était cela, et l'amour ne devait pas être connu par des personnes comme lui. Non il ne méritait pas de vivre ce bonheur...

_ Arès et sa volonté nous a souillé, nous avons été faibles, j'ai été faible... Je suis la cause de la perte d'innocents manipulé eux aussi. J'ai tué Jehane, je lui ai fait explosé la tête et cela m'a fait plaisir! Elle le méritait bien, mais qui se réjouit d'une telle mort? J'ai combattu, je me suis retrouvé devant Arès et Thanatos en personne! Et tu sais quoi? Je n'ai même pas reculé et une partie de moi voulait se jeter sur eux, voulait combattre deux divinités en même temps! Un fou, oui je suis un pauvre fou qui n'avait plus de raison de se retenir...

Silas tira sur le bras de la jeune femme pour qu'elle se retourne, il l'agrippa alors au niveau des deux bras, son regard remplit de fougue, de tristesse, de colère et d'amour mélangé dans un maelstrom fou de sentiments confus. Il la fit pivoter pour la plaquer contre un mur.

_ Bélisaire, Hélène de Jamir, Athéna ou n'importe quelles autres dieux! Personne ne serait à nouveau m'imposer sa raison sans mon consentement! Il n’existe qu'une personne qui le peut et cette personne c'est toi!

Silas l'a serra contre lui, et posa son visage dans le creux de son cou, elle put alors sentir les larmes de son ancien amant couler contre sa peau. Il n'avait qu'une envie, qu'elle l'embrasse à nouveau, il voulait que tout redevienne comme avant son départ...







Lorsque j'engage un combat, il ne me vient pas à l'idée que je puisse le perdre.


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Ven 12 Fév - 11:40
    À la question de son amie, le lion se contenta de répondre par un mystérieux sourire, il lui dirait plus tard, pourquoi il venait de rire si fort et ce qu’il venait de réaliser. La colère était toujours présente en son cœur, mais était-ce l’alcool ou bien la réalisation qu’elle ne servait à rien de l’exprimer si ouvertement. Elle allait rester en son cœur, comme une mer calme et terriblement froide. Se changeant en énergie pour son cœur quand il en aurait besoin. Et de la colère, il en avait à revendre, que ça soit contre lui-même ou le monde entier. Elle faisait partie de lui et de sa façon de se battre et elle avait fait ses preuves à Kiev. Si seulement Arès n’avait pas brouillé sa raison, il aurait sûrement pu emporter l’un ou l’autre de ses adversaires !

    Il fut surpris par l’invitation à danser de la gardienne de la douzième maison et il ne réussit pas à la cacher. Il se laissa donc bien volontiers trainer sur la piste de danser par la jeune femme. Oh, il n’était pas bon danseur de cour, loin de là. D’un prince, il n’avait que le sang. Mais il avait passé suffisamment de temps dans les tavernes pour savoir comment se débrouiller dans ce genre de situation. C’est donc lui qui mena la danse, plutôt endiablé, au rythme enjôleur du barde. Tapant du pied sur le sol, battant le rythme, il adressa à son amie un petit clin d’œil complice et commença donc à danser. Les deux guerriers d’Athéna n’étaient pas le seul couple présent, hommes et femmes étaient nombreux à danser et du coin de l’œil, Childéric vit la blonde de Silas danser de près avec un autre homme. Il adressa un petit coup de tête à sa partenaire de danse pour qu’elle constante la chose d’elle-même, et ça ne manquerait pas de l’amuser.

    Le lion eut par contre, après quelques minutes de cette sorte de gigue collective, le plus grand mal à ne pas se laisser marquer par la douleur de ses cicatrices. Peut-être l’alcool aidait…sûrement même. Il avait appris à catalyser la douleur qui de toute façon, ne lui laisser que peu de répit depuis son retour de la guerre. Il faudrait qu’il s’intéresse à ça bientôt de toute façon. Il sentait son corps se remettre et il sera bientôt tranquille, mais il faudrait faire avec. Après donc encore quelques longues minutes dedans il fit par sortir de la piste, attrapant au passage une nouvelle choppe de cervoise et alla s’installer à la table qu’il venait de quitter quelques minutes avant. Une fois aussi, ses muscles se détendirent et si la jeune femme l’avait suivi elle aurait vu et aurait pu facilement deviner que la douleur était encore forte dans les plaies que lui avait laissées le cardinal d’Arès. Il poussa donc, après avoir bu quelques douces gorgées de son breuvage alcoolisé, un soupir de contentement !

    - Il semblerait que le destin s’échine à te mettre sur ma route quand les choses ne vont pas bien pour moi petit poisson. Une petite fée capable de tout arrangée ou presque ! C’est de la poudre magique qui remonte le moral que tu as mis dans mon verre ou bien celle qui fait dormir ? »

    Le rire de lui détonna alors dans le bruit ambiant de la taverne et le sourire qu’il arborait constamment était de nouveau sur ses lèvres. La vie continue après tout et les gens vont et viens, les aimer, c’est aussi parfois savoir les laisser partir ! Puis, il se sentait moins seul qu’avant au final, peut-être avait-il une place dans ce mon après tout… peut-être…


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Ven 12 Fév - 16:41



J'étais prête à me téléporter. Prête à partir loin d'ici. Mais pour aller où? J'avais une mission à accomplir au Sanctuaire. Belisaire était informé de mon retour. Tant pis, j'irai demandé à Saadyr de m'héberger pour la nuit. Après tout, nous n'aurions aucun mal à échanger lui et moi étant donné que nous nous connaissions. Et puis j'aimais bien converser avec lui. Mais c'était sans compter l'intervention de Silas. Moi qui pensais que nous en resterions là, je m'étais lourdement trompée. Lorsqu'il prit la parole, je m'attendais déjà à une autre série de reproches, et savais cette fois-ci, que s'il allait trop loin, je ne le supporterais pas et n'hésiterais pas à lui rentrer dans le lard.

L'image d'Hélène en dragon se manifesta dans mon esprit, et si la situation n'était si grave, j'en aurais certainement rigolé. Hélène n'était pas le genre de femme à se laisser faire, et elle disposait d'un caractère bien trempé. J'eus un petit soupir tout en écoutant les propos de mon amant. Un forgeron. Il ne se rendait vraiment pas compte de ce qu'impliquait mon nouveau statut. Ma place était auprès de lui? Certes, mais nos statuts de chevaliers ne nous le permettaient pas toujours, alors que là je le serai plus facilement. Je...

Le cours de mes pensées fut interrompu par la main qui venait de se refermer sur la mienne pour l'emprisonner. Mon cœur manqua un battement, mais je continuais à lui présenter mon dos de façon obstinée. J'écoutais la suite, car je savais qu'elle serait pleine de révélations. Qu'il m'en voulait d'être partie ainsi, oui cela je le comprenais. Mais ce qui vint ensuite, je ne m'y étais pas préparé. La folie destructrice d'un Dieu, entraînant la manipulation des esprits.

Je me crispais en entendant Silas me parler de la mort de Jehane, alors que sa poigne se resserrait sur moi avec davantage de force encore. Le plaisir qu'il y avait prit, et qu'il ressentait encore à évoquer cet épisode. Qu'avait fait Arès à l'homme que j'aimais. Un sentiment de rage me gagnais. Non pas contre mon amant et les actes qu'il avait commis, mais contre le dieu de la Guerre lui-même.

Il finit par me forcer à lui faire face. Nos regards se cherchèrent et se trouvèrent, et ce que je lus dans le sien n'était qu'un maelstrom d'émotions. Acculée contre le mur de la taverne, je retenais mon souffle. Nous n'étions qu'ombres parmi les ombres. Le visage du troisième gardien reposait contre mon épaule, et je pouvais sentir la chaleur de son souffle sur mon cou. Si je partais maintenant, je le briserais. J'aimais cet homme, plus que tout au monde, et je ne pouvais le laisser ainsi, ni ne pouvais lui en vouloir bien longtemps. D'eux-même, mes bras vinrent l'enserrer, mon cosmos nous enveloppa tout deux, comme pour l'apaiser, et je murmurai.

"- Silas écoutes-moi. Cette culpabilité de tuer des innocents, je ne la connais que trop bien. Je l'ai côtoyé pendant des années lorsque je combattais dans les arènes. Ce n'était pas ma faute, tout comme aujourd'hui, ce n'était pas la tienne. Tu n'étais pas toi-même. Tu comprends? Je suis désolée d'avoir dû partir. Désolée que tu aies pensé que je voulais te quitter. Mais la tâche qui m'a été confié, je suis la seule à pouvoir le faire. Réparer des armures encore en état, quelques uns peuvent le faire, à partir de poussière, c'est déjà plus difficile, mais créer une armure à partir de rien, là c'est une autre affaire. Tu te rappelles de cette discussion que nous avions eu sur notre possible avenir? J'y ai réfléchi. Longuement. Et j'en suis venue à la conclusion que j'avais assez combattu tout au long de ma vie. J'étais fatiguée, mais je ne voulais pas abandonner le Sanctuaire. Alors quand Hélène est venue me trouver pour me former, j'ai vu là une occasion de continuer à aider. Bien entendu, je dispose toujours des arcanes du Bélier pour combattre et me défendre si nécessaire. Juste que je n'ai plus d'armure, c'est tout."

Mes doigts glissèrent dans la longue chevelure du Ténèbreux, et je lui adressai un sourire bienveillant. Puis, mue par mon instinct, je parsemai délicatement ses lèvres de baisers. Ce contact m'avait tellement manqué. Mes bras se nouèrent autour de son cou et j'approfondis celui-ci. Je ne sus combien de temps nous restâmes là dans les bras l'un de l'autre, mais ce temps là était salvateur.

"- Tu m'as terriblement manqué tu sais?"
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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Ven 12 Fév - 16:48
Le cheval boiteux








La danse lui fit oublier ce qu'elle dissimulait dans son cœur. Comme le faisait Childéric. Se perdre rien qu'un instant dans une joie toute simple lui faisait oublier ses facéties. Sa chute, inéluctable. Bientôt elle devrait se plier à son jugement, bientôt elle allait déposer aux pieds de Bélisaire et d'Athéna, des vérités honteuses, sa vie, son cœur gonflé de doutes et de peurs. Peut-être aurait-elle dû ne pas marquer une pause ici, suspendre le cours du temps juste pour quelques heures. Mais la Sainte ne regrettait pas. Non, elle dansait avec le sourire aux lèvres, son masque dissimulant ses traits vacillants, s'essayant à faire oublier au Lion tous ses maux à défaut de pouvoir faire taire les siens. Le prince déchu se débrouillait plutôt bien, ils évoluaient avec une certaine aisance tous les deux, entourés de cette populace joyeuse. Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas donné pour être l'une de leur semblable. Comme cette jeune femme blonde, celle qui avait attiré l'attention des Gémeaux avant que le Destin ne lui rappelle que son cœur était déjà convoité par une autre et qu'une seule et unique personne y demeurerait. Elle leur enviait cet amour-là. Amour qui lui était parfaitement interdit. Son cœur en avait déjà que trop souffert pour qu'elle s'y risque de nouveau. Surtout maintenant.

La Sainte continuait de rire, elle voulait oublier.

Quand le Lion se retira, et qu'elle s'en rendit compte, Nimuë suivit le mouvement. L'enchantement venait de cesser. Elle allait boire à présent. Aux côtés de Childéric qui lui énonçait une vérité plus légère. Mais une vérité quand même. Même si … ce n'était pas vraiment véridique.

- Si c'était vrai alors tu n'aurais pas à souffrir comme maintenant. Dit-elle, subitement grave. Elle se reprit très vite, lui adressa un petit clin d’œil à peine visible sous l'ombre de son masque. Peut-être les deux ?

Elle le laissa boire tout son soul, ne toucha rien à son assiette, n'osa même pas relever un peu son masque pour boire une lampée de cette bière qui pourtant, lui faisait envie. Cette belle mousse finirait pourtant par disparaître, comme le reste. Son humeur s'assombrissait, comme un ciel recouvert par des nuages d'orages.

- Tu as mal ? Viens là-haut deux minutes, je vais regarder ça.

Prenant dans sa main une chopine pleine d'une cervoise fraîche et parfumée, Nimuë entraîna le Lion d'Or -une fois n'est pas coutume- à l'étage, là où il n'y aurait personne pour les déranger. La porte de sa chambre s'ouvrit dans un grincement. Elle rangea la clef dans sa poche, invita le géant à prendre place sur le lit, près de la fenêtre. Il faisait sombre, mais la lumière blafarde de la lune serait suffisante pour dévoiler de qu'il y avait à dévoiler.

- Installe-toi Childéric, ne soit pas timide. Tiens, bois ça.

Elle ria à ses propres mots. Il était loin de l'être, le fier Lion au cœur d'Or. Elle farfouilla un temps dans ses affaire pour en ressortir trois pots en terre cuite, sombres et qui dégagèrent une forte odeur de plante une fois ouvert. La jeune irlandaise attendit que le guerrier franc ait enlevé son haut pour examiner rapidement l'ensemble des dégâts. Il ne fit fort heureusement pas sa mine contrariée. Ce n'était pas très beau à voir. Elle le houspilla gentiment.

- Vraiment, tu n'aurais pas dû hésiter autant à venir me trouver au lieu de courir les tavernes avec ton copain doré. Je te préviens, ça va piquer un peu.

Elle appliqua un mélange des trois mixtures directement sur la peau infectée sans se soucier des risques de contamination. Son poison tuerait tout de toute manière. Comme il le faisait toujours. Ses gestes étaient sûrs mais doux et bien vite elle acheva son petit manège. Peut-être ne l'avait-il pas sentit sur le coup mais Nimuë avait injecté un peu de son poison pour accélérer le processus. Elle recouvrit le tout avec de larges bandelettes, les mêmes qu'elle utilisait pour bander sa poitrine.

- Heureusement que j'en prévois toujours trop. Et voilà ! La petite fée a encore frappé ah ah ! Comment tu te sens maintenant ? Tu vas pouvoir aller rejoindre tes amis maintenant. Ils doivent avoir fini de se réconcilier ! Allez, rejoins-les et laisse-la s'expliquer. Les femmes peuvent être cruelles, mais je suis sûre qu'elle avait une bonne raison. Elle devait faire ce qui devait être fait.

Cette toute dernière phrase désignait-elle la jeune rousse aux yeux de braise ou elle-même ? Son cœur se serrait dans sa poitrine.

- Au revoir, Childéric.





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"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Sam 13 Fév - 18:54


il resta dans ses bras durant quelques minutes, ne bougeant pas d'un poil. Il s’imprégnait d'elle, de sa présence, de ce contact qui lui avait tant manqué. Cela ne dura que quelques minutes et pourtant il aurait cru que cela avait été des heures, des journées. En lui, des portes se rouvrirent, les paliers des différentes couches de profondeur derrière lesquels Silas avait enfermé ses sentiments pour Ainia, il les laissa s'échapper à nouveau pour revenir à lui. Leur cœur se synchronisèrent et se mirent à battre à l'unisson et la jolie rousse dut alors sentir un certain changement chez son compagnon, un retour plus à la normal, vers le jeune homme qu'elle aimait et connaissait. Malgré tout cela, il restera une trace de ce Silas, celui de Kiev. On ne pouvait pas rester indemne d'une telle expérience.

_ Je t'aime.

Ce fut la seule phrase qui sortit de la bouche du Gold Saint pendant leur étreinte. Pas besoin de fioritures ou de superflue, ces trois mots étaient suffisant. Il s'écarta d'elle, pas qu'il ne voulait plus être avec mais parce qu'ils ne pouvaient rester ici et comme a indéfiniment. Il pris ses deux mains dans les siennes et plongea son regard bleu dans le sien ambré.

_ Si je comprends bien, tu ne subit plus certaines règles de la chevalerie. Le port du masque obligatoire par exemple. Et concernant notre couple? Cela doit changer des choses non? Sommes nous libre de le vivre normalement, ou du moins le plus possible? Tout du moins si tu veux toujours d'un chevalier d'or comme compagnon.

Silas approcha alors ses lèvres des siennes et déposa sur la bouche d'Ainia un tendre baiser de quelques secondes. Il recula ensuite et lui sourit.

_ Et si tu avais dit cela bien plus tôt?

Il était peut être temps pour eux de retourner dans la taverne. Childéric les attendait surement et peut être aussi Nimuë et c'est main dans la main que le couple rentrait à nouveau dans l’établissement. Ils se dirigèrent vers Childéric et Nimuë qui était à l'étage. Le petit malin avait-il emmené une conquête dans l'une des seules chambres de la taverne? Silas se posta derrière et parla à la porte.

_ Nous nous sommes expliqués. Childéric, Ainia te parlera aussi mais je pense qu'il y a eu une certaine incompréhension à l'époque... Soit! Fêtons le retour de notre chère Ainia comme il se doit. Je propose qu'on parte de ce pas pour Constantinople. Nimuë accompagnes nous, j'aimerai bien faire connaissance plus personnellement avec toi, si tu le veux bien sur. Je vous attends dehors, j'ouvre un portail.

C'est ainsi que le Gold Saint se retrouva dans une ruelle adjacente, ouvrant une brèche dimensionnelle pour destination la Capitale de l'Empire.







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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Lun 15 Fév - 13:57
    Le lion éclata de rire à la réponse de la jeune femme sur les poudres qu'elle aurait pu glisser dans sa boisson. Il se sentait d'un coup terriblement fatigué, contrecoup de la dépense d'énergie physique en dansant tout en étant encore affaibli, de la trop grande consommation d'alcool qu'il avait déjà fait et qu'il comptait bien continuer de faire, ou bien simplement les cicatrices que lui avait laissées Thivan le rongeaient encore un peu plus. Il suivit donc sans discuter la jeune femme quand elle l'invita à monter à l'étage pour s'occuper de ses plaies. Il n'aurait pas dû attendre, il savait que son corps se remettrait de ces avaries. Mais il avait trop à gérer en un seul coup pour être aussi efficace que d'habitude. Une nouvelle leçon que ses cicatrices lui rappelleraient.

    Que demander de plus pour le lion pour le moment? Il savait que la suite allait être beaucoup moins plaisante que ce à quoi ressemble ce genre de rendez-vous nocturne dans les chambres, mais il s'en contenterait. Il en avait assez de ses douleurs qui battaient ses flancs et voulaient vraiment s'en débarrasser. De plus, il faisait entièrement confiance à la douzième gardienne pour ça ! Il saisit donc la choppe qu'elle lui tendait et put dedans à grande gorgée. Un être humain normal aurait déjà eu du mal à marcher avec tout ce qu'il avait bu, mais le géant franc avait de la contenance, en plus de l'entraînement. Et pour le moment, il ne ressentait qu'une euphorie joyeuse. Endormant légèrement ses perceptions de la douleur, chose qu'il acceptait avec joie, sachant le programme à venir....

    Le franc rit quand on lui intima de ne pas faire preuve de timidité, ce qui voulait indiquer le début des hostilités contre les miasmes de la pestilence. Il ne se fit donc pas prier et retira d'abord la ceinture de cuire qui cintre la tunique de lin jaunâtre qu'il portait. Une fois donc l'objet de cuir déboucler, il ôta sans aucune forme de précaution et de gêne ladite tunique. Dévoilant ainsi un corps tout aussi musclé que cicatrisé que la jeune femme avait déjà pu voir dans son propre temple, quand il avait discuté dans la nuit du retour du lion dans les bains chauds de la gardienne des poissons.

    « - Je pensais que mon corps s'en remettrait tout seul, comme d'habitude. Il avait sûrement trop à faire pour s'occuper de ses marques là tout de suite... Mais oui, je viendrais te voir tout de suite après la prochaine fois... ça sera plus intelligent ! »

    Il eut du mal à ne pas montrer la souffrance qu'il ressentait quand elle s'occupa de ses plaies. Piquer oui, c'était peu dire. Mais ce n'était pas la seule souffrance que le lion ressenti alors. Il avait l'impression qu'elle était lui arracher quelque chose enfoui bien à l'intérieur de lui, avec des pinces chauffées à rouge et qu'elle triturait la plaie avec plaisir. Il accueillit les bandelettes qu'elle lui apposa avec un soupire de soulagement qu'il ne put retenir. La souffrance était encore présente, mais elle semblait plus que sporadique et pas de doute qu'elle diminuerait bientôt pour n'être plus qu'un mauvais souvenir. Il écouta avec attention les mots de la jeune femme. Oui, il devait bien laisser à Ainia l'occasion de s'expliquer. Il garda pour lui le fait que les femmes étaient diablement compliquées et que souvent le lion avait l'impression qu'elle faisait toujours compliquée quand ça pouvait être simple. Mais c'était ça qui les rendait si attirantes ! Oh que non ! Elle n'allait pas lui refaire ce coup-là !

    Il ne lui laissa pas le temps de partir et d'un geste rapide et précis, malgré l'alcool qui embrumait légèrement ses sens. Il fut ravi de constater qu'un mouvement si rapide ne lui avait pas provoqué une violente douleur à laquelle il s'était attendu. Il venait de saisir la main de la jeune femme et délicatement s'en était servi pour ramener vers lui la jeune femme. Il passa ses puissants bras autour d'elle. Et murmura doucement dans ses oreilles, quelques mots seulement pour lui et elle.

    « - Ne me refait pas ce coup-là petit poisson ! Tu as autant ta place qu'eux dans mon cœur tu sais. C'est pour ça que j'ai rit si fort tout à l'heure, j'étais tellement perdu dans ce que j'avais perdu que je n'ai pas pensé à ce que j'avais gagné ! Je n'ai pas peur du poison, au diable la malédiction. Tu es la bienvenue à nos côtés, et je serais content que tu restes, laisse-moi te repayer les soins, je trouverai bien quelque chose va ! »

    Et Silas vient alors interrompre ce moment avec sa finesse habituelle. Le lion poussa alors un profond soupiré quand il entendit la voix de son ami et relâchant son étreinte sur la jeune femme. Il signifia à son ami que les deux chevaliers arrivaient, ne laissant pas vraiment le choix à la maîtresse du champ de roses, prit le soin de se rhabiller et se dirigea vers la ruelle où il sentait l'énergie de Silas. Espérant qu'il avait su trouver les mots pour faire venir avec lui la rouquine du zodiaque d'or !


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Lun 15 Fév - 15:44


Au fur et à mesure que je parlais, je le sentais s'apaiser. La tension qui l'habitait semblait l'avoir quitté. Mais je le savais, c'était une façade. Tout comme je n'avais pu oublier les innocents dont j'avais pris la vie par le passé, Silas n'oublierait pas non plus. Je voulais simplement qu'il comprenne que tout cela n'avait pas été de sa faute. Et mes mots avaient su trouver le chemin de son cœur. J'en étais heureuse. Il m'aimait. Cela je le savais déjà avant même mon départ pour Jamir, mais l'entendre me le dire me fit le plus grand bien. Je lui répondis par un sourire enchanté, me noyant dans le bleu de ses yeux.

"- Je ne suis plus soumise aux règles de la chevalerie en effet, même si, comme je te l'ai dis, je reste liée à elle. Comme tu as pu le deviner, le port du masque n'est plus obligatoire pour moi, et même si l'armure me manque, je dois admettre que cette partie du contrat, elle, me plaît bien. je n'ai plus à me cacher de mes amis. Quant à ce qui nous concerne, nous n'avons plus à nous cacher. Nous pourrons même aller voir ta sœur, comme nous en avions fait le projet, sans avoir à inventer un mensonge quant au fait que je portais le masque. Par contre, je serai amenée, très certainement, à me rendre par moments à Jamir. Je n'ai pas encore fini mon apprentissage et si je perds la main, Hélène va me trucider. Pour le moment, je suis là pour remettre sur pied les armures abîmées. Et je veux toujours de toi comme compagnon Silas des Gémeaux. Même si tu mériterais que je te colle une bonne correction pour t'avoir surpris entrain de faire du gringue à une midinette."

Je lui adressais un clin d’œil espiègle, avant de l'attirer à moi pour lui offrir un ardent baiser, reculant après plusieurs secondes, un sourire plein de contentement ourlant mes lèvres.

"- Ca te fera passer l'envie d'aller voir ailleurs."

Je le suivis ensuite à l'intérieur de la taverne. Là je regardais à notre table habituelle: pas de Childéric. Ayant visiblement une idée de là où pouvait se trouver le Lion d'or, le Ténébreux prit le chemin de l'étage, gardant toujours ma main dans la sienne.

"- Silas, on devrait peut-être attendre. Et si il était occupé. Ca ne se fait pas."

Mais trop tard, le troisième Gardien était déjà entrain de tambouriner à la porte pour inviter le franc à nous rejoindre, de même que Nimue. Ainsi c'était donc elle la fameuse femme chevalier. La sainte des Poissons! Je me la rappelais à présent. Etait-il possible qu'en mon absence, celui que je considérais comme mon grand-frère, avait trouvé chaussure à son pied? Je lançais à un regard plein de questions à mon amant, tandis que nous regagnons la ruelle tous les deux. Lorsque je le vis ouvrir une dimension, je reculai d'un pas. Je n'aimais pas vraiment me balader dans les dimensions de Silas, d'autant plus que je n'avais plus d'armures pour me protéger.

"- Hum je vais y aller par mes propres moyens. On se retrouve à l'endroit habituel c'est ca?"

Je me retournais tout de go en sentant la présence de Childéric. Je ne savais trop comment réagir. Comment prendrait-il les choses? Je prie une profonde inspiration avant de m'élancer vers lui et de l'envelopper de mes bras, le visage contre son torse.

"- Childéric, je suis désolée d'être partie sans avoir pu te prévenir, alors s'il te plaît ne m'en veux pas. En colère tu l'es, je le sais. Et je suis certaine de t'avoir déçu. C'est une des dernières choses que je voudrais. Laisses moi juste te raconter tout ce qui s'est passé avant de m'en vouloir vraiment d'accord?"

Je relevais le visage vers lui pour l'observer de mes iris carmines, affichant un sourire timide. Puis, je me penchais vers la demoiselle qui se trouvait avec lui.

"- Heureuse de te revoir Nimue. Tu ne te rappelles sûrement plus de moi, mais je suis Ainia. Ancienne chevalier d'or du Bélier. Nous avions eu l'occasion de nous voir lors du Krusos."

Je me reculais avant de lancer:

"- Bien pour rejoindre Constantinople, vous avez le choix entre son moyen de déplacement ou le mien. A vous de choisir."


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Message Re: [17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]   Lun 15 Fév - 17:53
Le cheval boiteux







Tu as autant ta place qu'eux dans mon cœur tu sais. Non, c'était faux, pas après ce qu'elle avait fait. Doucement elle secoua la tête en signe de désaccord. Mais piégée entre ses bras musculeux, la belle ne savait pas comment réagir. Son corps s'était raidit face à ce contact. N'apprendrait-il jamais ? Ou bien était-il trop entêté pour l'écouter ? Mais, bercée dans la douce chaleur de cette étreinte, la Sainte faillit bien éclater en sanglots et lui confesser tout d'un bloc. Sa trahison, ses pensées les plus torturées, la proposition des marinas. Le fait qu'elle envisageait de laisser son armure aux pieds du Grand Pope, délaisser ses convictions, se détourner d'eux. De lui, de tout le monde. Les atlantes étaient une anomalie. Les mots de Lesath ne cesseraient donc jamais de la tourmenter ? Comme le reste ?

- Ce que tu avais gagné ? Que veux-tu dire ?

Mais avant qu'ils ne puissent aller plus loin dans cette conversation, quelqu'un frappa à la porte. C'était Silas, le chevalier d'Or des Gémeaux qui était revenu vers son ami pour lui informer du joyeux dénouement avec la belle rousse. Et qu'il désirait partir pour Constantinople pour fêter leurs retrouvailles. Elle était la bienvenue. Seulement la jeune femme ne se sentait pas vraiment d'humeur pour cela. Trop de choses tournaient dans sa tête actuellement pour qu'elle se laisse aller de la sorte. D'un autre côté, la perspective d'une dernière sortie était séduisante pour l'aventurière qui se voyait déjà derrière les barreaux, ou pire, sur l’échafaud. Inconsciemment d'abord, les Poissons suivirent en silence le Lion, rejoignant les deux autres qui les attendaient dans la ruelle voisine. La voix d'Ainia la tira de ses rêveries. Elle secoua la tête, comme si elle venait de se réveiller, avisant d'un coup d’œil surprit qu'elle était déjà dehors. En leur compagnie. L'ancienne Bélier en avait profité pour étreindre son ami se confondant en excuses dans l'espoir que le fougueux Lion lui pardonne. Elle espérait qu'il aurait prêté une oreille attentive à ses propos.

- Si, je me souviens de toi. Désolée, sans ton masque, je n'avais pas fais tout de suite le rapprochement.

Ce qui était parfaitement idiot, à par elle, personne n'avait des cheveux aussi flamboyants que les siens parmi ses connaissances. La belle relâcha Childéric pour leur proposer une alternative au voyage dimensionnel. Elle répondit par un vague haussement d'épaules, avisa du coin de l’œil la réaction du franc. Finalement, la jeune femme opta pour la solution d'Ainia, se rapprochant d'elle pour se poster à ses côtés.

- Eh bien, ces messieurs voyageront ensemble, je vais me charger d'accompagner ma consœur jusqu'à bon port. On se revoit là-bas ! Les derniers arrivés devront payer les consommations !

Elle ne savait pas si elle avait bien fait de les suivre. Sans doute serait-elle de trop parmi eux trois. Ce beau trio, la meute dont parlait le Lion ? Tu as autant ta place qu'eux dans mon cœur tu sais. Comment une traîtresse pouvait-elle y prétendre ? Nimuë commençait déjà à regretter son choix, mais tant pis, il était trop tard pour reculer désormais. Elle avait fait son choix. Celui de jouer à un jeu dangereux auquel elle aurait mieux fait de ne pas s'intéresser. En faisant cela, Nimuë n'était pas tout à fait honnête. En leur dissimulant tout ça. Elle leur mentait ouvertement, par omission. Or elle n'était pas de celle à parler ouvertement de ses problèmes, surtout en public. L'irlandaise était pudique par certains côtés.

Non, elle n'aimait pas leur mentir. Mais elle devait se taire, ça ne les concernaient pas de toute manière. De plus, Nimuë n'allait pas leur faire ces révélations alors qu'ils partaient pour faire la fête …





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[17 juin 550] Le trio reconstitué [PV Déric et Ainia feat Nimuë]
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