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 Thafnout - Evêque du Condor de Notos

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ThafnoutavatarArmure :
Condor de Notos

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Message Thafnout - Evêque du Condor de Notos   Mer 10 Fév - 21:05
Thafnout
Thafnout " Silence du Crépuscule "


    Nom : Thafnout
    Date de naissance : 18 Février (Verseau)
    Âge : 20 ans
    Sexe : Homme
    Armure demandée : Chlamyde du Condor de Notos


Comment est-il ?

    :: La Gnose :.


    Journal de bord
    Aout 589

    L'homme est issu des peuplades du sud de l'Egypte, des royaumes que l'on appelait autrefois la Nubie. Avant de parler de ce que je suis, parlons de mon peuple. L'un ne va pas sans l'autre. Cette terre a été pendant des siècles le berceau de l'ancienne Egypte, terre riche et puissante, fière de sa civilisation et de son don pour forger des armes que les "Hommes" du nord ne pouvaient comprendre. Alors que le christianisme progressait sur les rives du Nil, une thèse se fit jour au IIIème siècle, la Gnose : un savoir supérieur au savoir des hommes, une forme de génie qui naissait dans l'esprit des hommes par la bénédiction des Dieux. Cette vision des choses devint un siècle plus tard la cause de bien des discussions théologiques qui furent interrompues par le Credo de l'Eglise de Constantin. En expliquer les nuances serait bien difficile pour ceux qui me lisent, juste que les Ariens rejetaient la nature divine même du Christ. Et inutile de dire que la vision d'Arius ne plaisait pas à Rome ou Constantinople...

    Les Gnostiques ou Ariens fuyèrent les premières persécutions en allant sous la protection des Coptes. C'était là que commençait mon histoire, j'étais jeune à l'époque et avais la faiblesse de ne pas voir la beauté de ce monde. Tout était noir. Obscur. Je n'entendais, autant que je m'en souvienne encore, que les cris des femmes et des enfants face à cette guerre civile qui avait divisé ma patrie. D'un grand et puissant royaume, nous en avions gagné trois petits et faibles. J'écoutais donc. Que pouvais je faire d'autre ? Entendre les professeurs de la grande Bibliothèque ayant fui l'obscurantisme de la "Nouvelle Rome". C'était un de mes rares plaisirs et c'était ainsi que je me construisais peu à peu. Ma nature profonde s'était peut-être révélée à ce moment là. Je ne saurai jamais vraiment le dire.

    "Pacifique, croyant dans l'idée que le Monde est un éternel recommencement, je suis une sorte d'idéaliste. Rêveur peut-être... Je n'aime pas me mettre en avant, je suis celui qui vole le plus haut dans le ciel, silencieux et empêchant les infidèles de voir la beauté du soleil. Ascète, je mange peu et aime la prière au quotidien mais, il ne faut pas se tromper, je reste un combattant. Il existe une chose qui dépasse toutes mes croyances, ma propre Gnose dans ce monde devenu cruel et froid, c'est mon devoir envers cette lumière qui me permet d'avancer. Loué soit Appolon ! Je ne peux le voir mais sa chaleur et sa bonté me réconfortent tous les jours et j'espère qu'il éveille des Hommes à cette illumination qui fait les génies. " Au moment où j'écrivais ces lignes, je me demandais si cela ne concourait pas à une forme d'égocentrisme. Aucune réponse ne me permettait de donner une juste réponse à tout cela, je gardais cela écrit par le frottement encré du fuseau sur le parchemin.

    :: L'Africain :.


    Journal de bord
    Septembre 589

    La noirceur de ma peau est comme ces ténèbres que je ne cesse de voir. Je suis différent, je le sais à écouter les paroles des gens quand je les croise... Cela m'indiffère et m'a appris à apprécier la différence chez les autres. J'ai de longs cheveux noirs tressés selon les rites nubiens, crêpus, nettoyés à l'huilde d'amande tous les jours, une fragrance douce s'échappe de moi sans cesse. Ramassés en queue de cheval avec une cordelette orangée, je fais attention à cette préparation du matin qui implique une pratique qui me permet de retrouver mes marques rapidement. Mon visage est aussi la proie de bien des interrogations, en effet, on constate un étrange masque d'argent qui recouvre mes yeux. Fait dans un métal argentique, il relfète la lumière du soleil quand j'en ai besoin...

    Esclave soldat de l'armée des Wizigoths pendant mon adolescence, je porte toujours une lame de mon pays sur le côté. Légèrement recourbée comme le totem qui me définit, il représente le crépuscule de la vie, quand les os et les chairs disparaissent sous le pouvoir du soleil. Etant un lettré, je m'habille fréquemment d'une robe de burre blanche et sans manches, j'aime sentir l'air frais sur mes bras, me donnant la sensation de pouvoir m'envoler quand je le désire. A mes pieds, des sandales à ailettes cuivrés sont de mises...



Son Histoire

    :: Faras, gardienne du Nil :.


    Un léger vent fit voler le sable. Seule la réverbération des crépitements se faisaient encore entendre, les flammes se mourraient lentement. Un simple village dans un état de cendres. Les murs noircis par la volonté des seigneurs de guerre de ce royaume. Une troupe de cavaliers entra alors dans les lieux pour assister au spectacle. La Nubie n'était plus ce qu'elle était, le berceau de l'ancienne Egypte était désormais une terre en proie aux divisions et aux haines recuites. Le capitaine fit ordre de faire halte afin de reprendre un peu de force. La guerre attendrait quelques minutes dans cet endroit reculé des frontières. Soudain, un bruit éveilla son attention. Il ordonna le silence, il s'approcha alors du puits pour voir un enfant sur le sol. On lui avait arraché les pupilles de ses yeux mais il vivait encore... Le Capitaine le prit entre ses bras et entra dans une maison encore à peu près debout. D'un coup de pied, il vira les cadavres encore fumants pour allonger le petit. Il hésitait. Dois je le laisser aux Dieux ? La question vint avec sa réponse. Du ciel, un immense oiseau paré d'un plumage noir et rouge venait de se poser sur une des poutres chaudes de la demeure. Le Capitaine ne savait pas si cela était la volonté des Dieux mais cet enfant méritait au moins une chance, aussi faible soit-elle de survivre avec une telle faiblesse dans le futur.

    Faras. Capitale d'un royaume vassal de l'Empire d'Akshoum.

    Un jeune garçon de neuf ans avançait en ayant entre ses bras les fruits de sa récolte. Il pensait en tirer quelques menus pièces pour sa journée. Deux années étaient passées et il s'en sortait assez bien, en effet, le Capitaine qui l'avait sauvé lui donnait un entraînement assez rigoureux pour tenter de survivre dans ce monde injuste. Il était devenu esclave dans une bonne maison et cela était mieux que la mort selon lui. La guerre résonnait encore par moment comme un bourdonnement sinistre, mais, la journée était belle pour une fois, autant en profiter. Alors que sa canne frappait le sol, il sentit un bruit différent dans son voyage habituel. Une armature métallique ? Oui, un bruit de métal venait de s'opposer à l'extrémité de ses yeux, enfin de cette canne.

    - Tu fais quoi là ? Hurla un homme dans une langue inconnue. Mais le sens en était des plus clair il fallait le dire.

    - Veuillez m'excuser Monseigneur, je ne savais pas... D'habitude...

    - Tiens, tu es aveugle.
    Interpellait l'inconnu en Nubien. Rares sont les gens qui survivent à cela et cette étrange plaque argentée sur tes yeux... Tu sembles être le serviteur d'une personne importante dans la ville. Je me présente, Caius Alberich, envoyé du roi Théodoric ! Désolé si je me fais mal comprendre dans ta langue, pas l'habitude ! Tu te débrouilles bien pour te balader dans une telle ville avec...

    - Merci et encore désolé de vous avoir importuner.


    L'aveugle reprit son chemin dans un silence. Il n'aimait pas parler plus que de raisons et il n'était rien dans ce monde, son nom n'avait pas d'importance. C'était ainsi qu'il se définissait dans ce monde sans lumière. Pendant ce temps, l'ambassadeur regardait l'esclave. Depuis son arrivée dans ces terres lointaines au nom de son Roi, il avait vu des choses bien singulières mais une voix en lui exigeait de ne pas perdre des yeux cet enfant. L'enfant continua son chemin juqu'au marché, frappant le sol de sa canne il trouva les quelques marches habituelles. Près de cette église ancienne que les Egyptiens avaient construits à leur temps. Il s'asseyait et posait les fruits devant lui. Les premiers clients, toujours les mêmes, venaient et ils achetaient le maigre produit de ses recherches. Ici, pendant ce temps, il se sentait bien. Personne ne venait l'importuner. Enfin, habituellement...

    :: La promesse d'un Romain :.


    Tournant lentement la tête, machinalement, il tentait de voir l'impossible. C'était une chose si étrange de réagir ainsi mais, on disait que c'était la façon de faire des personnes qui avait autrefois le droit de voir la beauté de ce monde. Enfin, fallait bien avouer que le peu qu'il en avait vu... Feu, destruction, chaos, guerres. En quelques mots, tout était dit. Il revint à ses pensées à la sensation de cette présence près de lui. Une odeur musquée, certainement un homme et aussi le bruit lourd d'une armure à cerceaux. L'ambassadeur de tout à l'heure ? Oui. La réponse était simple après tout. Que vient-il faire ici ? Là, aucune réponse évidente. Pourquoi un homme de ce rang viendrait parler à un simple esclave ? Soutirer des informations sur la famille qui l'avait sauvé ? J'attendais donc qu'il amorçasse la conversation, après tout, c'était lui qui s'invitait dans son moment de tranquillité.

    - Servus Salutem !

    L'aveugle ne comprenait rien au sens exact de ses propos. La latin était une lanque totalement inconnue pour lui. Par habitude, il baissa alors la tête par respect mais restait dans son mutisme. Ses sens étaient tout de même en alerte. Il ne savait pas quoi penser de cette rencontre improbable pour lui, donc, signe d'un potentiel danger pour lui et pour la famille qu'il servait.

    - Je vois que tu n'es pas un grand causeur. Reprit l'étranger dans la langue du cru. Je te saluais tout simplement dans ma langue d'origine mais il est vrai que tu ne peux la comprendre. Dis moi, je viens pour te poser une simple question ? As tu déjà ressenti quelque chose en toi ? Quelque chose que tu ressens malgré ton infirmité ?

    Etrange question. Alors qu'il touchait le sol avec l'extrémité de son bâton, il tournait la tête dans la direction de la voix. Ressentir quelque chose ? La question pouvait surprendre les gens, surtout lui, mais il se contentait d'opiner de la tête dans l'affirmative. Il ne voulait pas donner plus de détails, il n'en avait pas d'autres après tout. Tout cela s'était manifesté depuis la destruction de son village, la perte de ses pupilles avaient engendré une autre perception des choses. Les sons donnaient une image des choses, chacun de ses sens étaient portés à son paroxysme depuis lors. Le Romain continua alors la discussion sur le sujet et pour la première fois, le jeune esclave pouvait comprendre de quoi il causait...

    :: La compréhension des sons :.


    Rome. Cela faisait combien d'années était-il ici ? Trois, quatre, cinq ? Il ne savait plus vraiment. Chaque jour, il était auprès de son mentor pour continuer à appréhender la source même de son pouvoir. Selon ce qu'il savait, son animal totem était cet oiseau gigantesque qui volait haut dans le ciel. Silencieux. Chaque battement d'ailes était capable de produire un son capable d'assommer l'esprit de sa proie. Il savait manier les vibrations dans le vent pour porter des attaques sur ses ennemis mais c'était un art encore très peu facile à manier.

    545. Il était en train de s'entraîner au pilum quand il sentit une présence. L'odeur ne cachait pas le style de celui qui venait d'entrer dans les sphères de ses propres sens. De plus, il portait une armure aussi et son pas était lours et mal assuré. Dans l'air, ses narines pouvaient sentir des effluves d'alcool et d'huiles essentielles. Un Noble ? Difficile d'avoir une réponse claire quand on ne voit pas la personne.

    - Esclave ! Ca te tente de t'entraîner ?

    - Excusez moi Patricien, mais je ne suis plus esclave depuis quelques années par la volonté de mon ancien...

    - Ta gueule ! Ouais, vu ta gueule, tu n'es rien qu'une merde... Je sais pas pourquoi le Comte Caius Alberich t'a accepté dans sa famille. Putain, il a du sang goth aussi, m'étonne pas...

    - Vous avez bu.

    - Et alors, t'as peur que je te foutte ta misère ?

    - Je suis désolé mais il n'y a là aucune justice à frapper un homme qui n'a pas tous ses moyens, même pour un simple entraînement.

    - Ta gueule jt'ai dit !


    Le Patricien sortit donc son glaive de son fourreau, pas une lame en bois. Thafnout avait simplement son pilum à la main et il savait qu'il avait un avantage au vu de l'ébérité de son adversaire, mais, était-ce noble de le combattre ? Soudain, il sentit l'air se vriller autour de lui. Reculant avec un pas chassé, il sentait que le coup de glaive à l'estomac n'avait pas été loin. Manifestement, malgré son état, le Patricien qui lui faisait face était capable de porter des attaques assez redoutables. Ce qui l'embêtait un peu plus, c'était qu'il frappait pour tuer. Plissant le front, Thafnout se renconcentrait pour faire face aux différents assauts qui en suivirent... Pour l'instant, toutes les attaques s'étaient terminées dans le vide. Peu à peu, le Nubien comprit que son adversaire usait d'une vieille technique de l'armée romaine. Ce qui marchait en bataille rangée ne pouvait fonctionner dans un contre un !

    Soudain, faisant danser son pilum dans son dos, il le fit tournoyer avant de l'abattre sur le bronze du glaive du Romain. La vibration émise par le choc fit tomber l'ennemi, il était assommé. Thafnout ne voulait plus aller plus loin dans un combat sans intérêt. Il le laissait alors sur le sol pour décuver de sa journée un peu trop arrosée. Ah ces Romains...

    Marchant dans les rues, j'entendis un bruit. Ou plutôt une explosion dans les vibrations de la ville, aucune trace de chaos, juste du bruit. Une impulsion se faisait sentir. Je le sentais, il m'appelait mais pour quelle raison, je ne savais pas encore. Un son me faisait courir vers le Palatin, tels des grillons lors d'un bel été, je le savais. Il était temps pour moi d'entrer dans l'arène !



Et vous, qui êtes vous ?

    Age : Vieux.
    Avatar : Le nom du personnage de votre avatar, présenté de cette manière :
    Code:
    [b]Bleach[/b] → [b]Kaname Tousen[/b].
    Quelle est votre expérience des forums RP : Triple Compte
    Comment avez-vous connu le forum : Un ami d'un ami d'un ami...




Dernière édition par Thafnout le Mer 10 Fév - 21:59, édité 1 fois
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Message Re: Thafnout - Evêque du Condor de Notos   Mer 10 Fév - 21:36
Rebienvenue avec ce personnage, en espérant que celui-ci te sied mieux que le précédent Smile Si tu pouvais juste remplir la case pour l'avatar, ça m'arrangerait beaucoup ^^' Sinon, rien à redire à la fiche, je la valide, tu obtiens 5 en éveil et 18 PC, tu connais la route Razz

Amuse toi bien !

Edit : et tant que tu y es, va me valider le règlement, même les multicomptes y passent °°
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Thafnout - Evêque du Condor de Notos
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